ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-03-10

Ne riez pas, ça pourrait vous arriver

Je suis une téléphage appliquée, MOI. J'ai bien fait tous mes devoirs, MOI. J'ai regardé le film Parenthood, MOI.
Je devrais avoir droit à un bon point ou une image, non ?

C'est quoi le nom du film ? Parenthood
C'est plutôt quel genre ? Film d'horreur
Qui on connaît là-dedans ? Steve Martin, Dianne West(Law & Order, In Treatment...), Mary Steenburgen (Joan of Arcadia), et bien d'autres, sans compter que derrière la caméra ya un peu Ron Howard quoi (Happy Days).
Ça date de quand ? 1989, c'est presque dommage de lancer la série en 2010 tiens !
En résumé, de quoi ça parle ? Des innombrables et intarissables joies de la vie de parent.

Parenthood___1 Parenthood___2 Parenthood___3 Parenthood___4 Parenthood___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Dans la famille Buckman, je voudrais le parent stressé... euh, c'est forcément bonne pioche. Les enfants de la famille Buckman ont tous des enfants à présent, et dans les quatre foyers qui constituent cette petite tribu, élever des gamins n'est jamais simple...
Et ça finit comment ? Comme dans la plus réussie des propagandes natalistes.

Pourquoi c'est bien ? Ces derniers temps (vous le savez peut-être si vous suivez les tribulations de mon Secret Diary of a Cinephile), j'ai regardé plusieurs films des années 80 ; ce weekend encore, je vous parlais de My Girl (qui date de 91 mais bon, ça va, quoi, on a compris) et son esprit incroyablement sincère et touchant, sans fioriture ou presque. Dans Parenthood, on est dans la même configuration, avec beaucoup de tendresse, un regard lucide mais pas forcément négatif, et, en plus,beaucoup d'humour. On réagit en permanence aux petites touches d'humour (Steve Martin est très en forme, en plus) comme aux petits coups au cœur.
Pourquoi c'est pas bien ? Je l'ai dit et le répèterai jusqu'à mort s'ensuive, je n'ai qu'un intérêt très limité pour les bébés. Vous me donnez le choix entre avoir un bébé ou un vampire à la maison, c'est bien simple : j'hésite. C'est à ce point. Alors franchement, le final... non, ça va quoi, faut arrêter.

Ah, les joies du cinéma ! Je vous jure que Keanu Reaves a DEUX expressions dans ce film. Si vous ne le regardez pas pour la série Parenthood, si vous ne le regardez pas pour Steve Martin, si vous ne le regardez pas pour votre culture générale... regardez-le pour ce fait incroyable et, à ma connaissance, totalement unique.
La réplique qui tue : L'une des perles de sagesse du film (qui mine de rien en recèle quelques unes) vient certainement du personnage dont on attendait le moins de fulgurances. Mais c'est le genre de sortie qui ne peut que ravir mon coeur : "you need a license to buy a dog, to drive a car - hell, you even need a license to catch a fish. But they'll let any butt-reaming asshole be a father". On est bien d'accord.
La scène qui tue :
J'étais pliée de rire pendant cette scène. De toutes façons, beaucoup de très bonnes scènes ont lieu dans ce foyer mais je voulais avant tout vous montrer celle-là. La fille d'Helen, Julie, a fait des photos coquines dans l'intimité avec son petit copain Todd... mais comme vous allez le voir, elles ne tombent pas dans les mains qu'il faudrait.

Parenthood___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
Une de ces fois magiques où divertissement rime avec intelligence. Oui je sais ça rime pas, mais justement là si. Mais je suis sûre que ça aura plus d'impact quand je serai moi aussi devenue l'esclave de ma progéniture.
Bilan : Avec My Girl, je sortais les violons et je vous racontais combien, ah, des films comme ça, on n'en fait plus. Je suis en train de vous préparer la même chanson sur The Breakfast Club qui est un peu ZE film du mois de février pour moi. Eh bien en attendant, je vais vous le dire de Parenthood, même si ça n'est pas un coup de cœur, c'est quand même la vibrante révélation (ou en tous cas, l'indispensable aide-mémoire) que, ah mon Dieu, des films comme ça, on n'en fait plus.
Mais je me demande sincèrement si du coup, une série comme ça, on peut la faire, aujourd'hui. En tous cas je ne m'attends pas à trouver dans le pilote que je regarderai, si le Dieu de la Téléphagie est avec moi, demain soir, la même ambiance un peu naïve... non, naïve c'est pas le mot... un peu innocente... non, innocente non plus... enfin bref, je pense que l'esprit de la série ne peut pas être le même, c'est impossible, on parle d'une génération différente, d'un climat où la fiction repose sur le fait que les gens sont plus blasés qu'ils ne l'étaient, alors qu'ils ont strictement les mêmes soucis, si on y pense.
Cela dit je ne demande qu'à avoir tort, et que NBC me le prouve sans tarder. Mais enfin je n'y crois pas trop.
J'ai aussi l'impression persistante que ce sera difficile pour Parenthood de parler de la famille comme Parenthood en parle, mais en plus moderne, pour la bonne raison que justement Modern Family me semble l'avoir pris de vitesse. Modern Family dont je n'ai vu que le pilote, certes, et donc mon avis vaut ce qu'il vaut, mais enfin, Modern Family est dans la même dynamique, avec juste l'effet de style typiquement XXIe siècle qu'est le mockumentary. La niche de Parenthood se trouve là, dans la capacité à essayer de rester dans le "vrai", dans le "je vais pas vous raconter des cracks, ça va pas toujours être marrant", dans le "de vous à moi, sincèrement", que Modern Family ne peut pas saisir en permanence du fait de son statut de comédie. Mais dans ce cas il faut aussi éviter l'écueil inverse, le trop sérieux. Et tout ça sans oublier que Brothers & Sisters est aussi passé par là, et qu'il s'en est dit, des choses sur les familles, depuis 1989...
Au regard de ce film réussi (et qui finalement n'a pas tellement vieilli que ça), j'ai quelques appréhensions pour Parenthood, mais si le pilote est, disons, moitié moins bon que le film, il y a de l'espoir.
Mais plus j'approfondis le dossier, plus je suis quand même hyper méfiante. Ça, plus mon théorème... c'est pas joué d'avance, on va dire.

Posté par ladyteruki à 23:07 - Comme au cinéma - Permalien [#]

19-01-10

Trop attendue

Ce post s'adresse à vous tous qui, comme moi, avez été adolescents pendant la seconde moitié des années 90... vous vous souvenez ? Ce qu'on a pu ressentir devant Felicity, Dawson et/ou Young Americans ? Pour ma part, je gardais beaucoup de distance avec ces séries pour adolescents (et TF1 ne m'a pas permis d'approfondir la question Felicity qui aurait pu être la seule exception), mais même moi je l'ai perçu à un moment. Oui, le fait est qu'on l'a tous ressenti, à un moment ou à un autre, devant l'une de ces séries ou leurs équivalents, à des degrés divers.
Cette impression de proximité. Quelque chose nous parlait. Quelque chose s'adressait à nous sans (trop) nous prendre pour des crétins. Ne simplifiait pas le monde exagérément. Ne se contentait pas de nous divertir. Ces séries n'étaient pas juste écrites pour que nous les regardions, elles étaient écrites pour que nous y trouvions un petit quelque chose. Peut-être même un peu de nous.

Je pensais sincèrement cette époque totalement révolue. Elle s'est éteinte avec Joan of Arcadia et Everwood, pensais-je. Et pour être sincère, ça ne me faisait ni chaud ni froid, j'avais déjà amplement passé l'âge de me sentir touchée de plein fouet par ces séries, et même quand j'en avais l'âge, elles étaient loin d'avoir sur moi l'impact qu'elles avaient sur mes ami(e)s.

Sont apparues, graduellement, par ordre croissant d'indigence, The OC, One Tree Hill, Gossip Girl, 90210 et autres Hidden Palms, et je me disais : je suis bien contente de ne pas être une ado. Bien contente de ne pas chercher dans le paysage télévisuel quelque chose qui me parlerait, parce que, punaise, qu'est-ce que je serais déçue ! Les années semblaient ne passer que pour apporter moins de sens aux séries pour ados. Qu'est-ce que je les plains, les ados. C'est déjà pas facile d'être ado, mais quand on voit en plus les séries qu'ils se coltinent... pas gâtés, les pauvres. Au mieux, ils devraient être aussi furieux que je le suis de ce qu'on leur fourgue.
Et d'ailleurs, un peu plus tôt cette saison, je m'en étais émue à nouveau avec l'arrivée de The Beautiful Life, qui ne remontait toujours pas le niveau.

Et puis, tout le monde a commencé à parler de Life Unexpected. Et de vous à moi j'ai évité du mieux que j'ai pu ce qu'on en a dit, ce qu'on en a vu, ce qu'on en a espéré. Car de toute évidence, tout le monde en espérait beaucoup. Quand les trailers sont apparus, wow ! Je lisais les réactions et j'avais l'impression que tout le monde attendait l'arrivée de cette série comme celle du Messie. The WB redescendue sur Terre... On pouvait presque entendre les larmes d'émotion et d'espoir rouler sur les joues des gens.
C'est dangereux de trop en attendre d'une série. C'est déjà pas très sain d'attendre grand'chose de la CW, alors...

MuchExpected

Et pourtant, après avoir, ce soir, regardé le pilote de Life Unexpected, je dois reconnaître que je comprends sur quoi repose cet espoir, et qu'a priori il est relativement fondé. Mais que ce poids qui pèse sur les épaules de la série est peut-être trop lourd à porter quoi qu'il arrive. Life Unexpected parvient à avoir ce petit quelque chose de "vrai" qui semblait s'être évaporé mystérieusement des teenageries modernes. Certainement parce que dans le fond, Life Unexpected n'est pas conçu comme une teenagerie. Son personnage principal est une adolescente, certes, mais son discours est plutôt adulte, et surtout c'est à la génération de ses jeunes parents que la série s'adresse (la présence de Kerr Smith, transfuge de Dawson, et de Shiri Appleby, venue de Roswell, sont deux choix de casting assez révélateurs de la véritable cible de la série). Des adultes pas trop adultes, mais résolument plus des ados. D'ailleurs, on comprend avec ce pilote que ce n'est pas l'adolescence de Lux qu'on va suivre, mais bien la façon dont les deux parents vont grandir, enfin, et totalement. Et pourtant quelque chose dans le ton de cette série fait que, si j'étais adolescente aujourd'hui, je ressentirais ce que j'ai ressenti jadis devant Felicity.

Mais voilà le cœur du problème : je ne suis plus adolescente. Et vous, mes camarades qui avez été adolescents au cours de la seconde moitié des années 90, non plus. Et c'est là que le problème se pose finalement. C'est que nous avons passé l'âge. Ça ne nous appartient plus vraiment, cet univers. Les moins téléphages d'entre nous ont gardé Dawson dans un coin de leur cœur et sont passés à autre chose. Les plus téléphages d'entre nous, bien qu'éventuellement passés par des Skins et consorts, ont depuis grandi aussi, et ont découvert des Experts, des Dexter, des Mad Men même, et j'en passe. Nous vivons dans un autre monde et nous aimerions que Life Unexpected nous ramène à notre prime jeunesse, alors que nous ne guettions pas encore nos premiers cheveux blancs et que nous ne payions pas encore d'impôts. Mais c'est un miracle que Life Unexpected, malgré son pilote plutôt solide, ne peut accomplir. C'est trop lui demander.
D'autant que Life Unexpected n'est pas une série épatante. Elle est juste correcte. Quelque part ce devrait être le minimum syndical, mais nous avons tellement baissé le niveau de nos attentes !

Il faudrait pouvoir prendre cette série pour ce qu'elle est : une série divertissante mais pas abrutissante. C'est déjà bien. Mais je crains qu'après les semaines, voire les mois passés, cela ne lui soit refusé. Tout le monde attendait Life Unexpected comme la série qu'elle ne pouvait être. Celle qui nous rappellerait ce que nous avons ressenti il y a une dizaine d'années de ça. Mais même la meilleure des séries ne le peut pas. Alors, une série correcte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:01 - Review vers le futur - Permalien [#]

31-05-09

[DL] Joan of Arcadia

Lentement mais sûrement, nous nous approchons enfin du post dédié à Amber Tamblyn... ça n'aura jamais pris que 6 mois pour tenter de faire le tour de sa filmographie. Et encore, je n'ai sans doute pas tout vu... Toujours est-il que cle générique de Joan of Arcadia, c'est une perle.

JoanofArcadia
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je n'ai jamais été absolument fan de la série, mais à l'instar d'Everwood, j'étais capable de distinguer les différentes qualités de la série. Et le générique, je me dois de l'avouer, était l'une de ces qualités. Simple, sobre, impeccable. Bien que n'ayant jamais investi la série affectivement, je fonds devant ce générique...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Joan of Arcadia de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:34 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Adieu je m'en vais

Eh oui, c'est terrible à dire, mais je quitte ce blog. Aujourd'hui vous ne me verrez pas de la journée, je m'en vais dans le dehors, là-bas, là où il n'y a pas de télé (ou alors s'il y en a une, on n'a pas le droit de l'utiliser...). Oui, je suis au supplice, chez mes parents, toute la journée. Je me nourris de New York Unité Spéciale au moment où ce post apparait, histoire de faire le plein avant une journée anti-téléphagique (gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance, mais je me répète).

Du coup, vous comprenez bien que j'aurai besoin de réconfort en rentrant ce soir. Pour ça, je compte sur vous. Voici donc un nouveau jeu des génériques pour que vous me montriez que vous tenez à ce blog, même quand je ne suis pas là... et pour que vous vous amusiez, aussi !

Le thème du jour est : "des génériques pleins de tendresse". Quand je les regarde, j'ai toujours un pincement au coeur, pour diverses raisons, en général tout simplement par affection, et parce que musicalement et parfois même visuellement, ils dégagent quelque chose de spécial. Une nostalgie, un attachement... vous voyez ?

1 - Une série rétro avec une ado blondinette qui fait ses expériences (mais qui n'est pas un spin-off) > American Dreams
2 - Une série dont j'ai vu le pilote fin janvier
3 - Une série dont je vais vous rebattre les oreilles cet été > Corky
4 - Une série où tout le monde connaît ton nom > Cheers
5 - Une série chamallow > Veronica Mars
6 - Une série rétro avec un ado brun qui fait ses expériences > Les Années Coup de Coeur
7 - Une série morte et bien morte > Six Feet Under
8 - Une série presque militaire > Major Dad
9 - Une série inconnue dans un bus > Joan of Arcadia
10 - Une série avec de l'aviron et des yeux vairon > Young Americans

Évidemment, c'est assez subjectif, mais vous commencez à bien me connaître maintenant ! Et puis au pire, si vous êtes nouveau dans le coin, n'hésitez pas à lire des posts plus anciens, ça vous aidera sûrement. Pis je pense que plusieurs sont faciles, en plus... Et, ah oui : toutes ces séries sont finies ; mais ça ne veut pas dire qu'elles sont forcément toutes vieilles...
J'ajoute que la 5e, une fois n'est pas coutume, figure déjà dans le flacon (c'est la seule de la liste), mais c'est une autre version que je veux vous proposer.

Allez ! Vous avez 24 heures : ce soir, quand je rentre, vous aurez trouvé tous ces génériques, et je les posterai tous ! Mais si, mais si. M'enfin, bien-sûr que si. D'ordinaire vous le faites en 48h, il n'y a pas de raison ! Et je suis certaine que vous pouvez le faire sans indice de ma part, en plus.

Et avant que j'oublie de vous nourir, voilà un cookie pour le jeu des Illustres Inconnus !
Le palmarès fait un peu girl power... dites les mecs, faut se remuer !
Cookie_JoFreeScarlatiine

Posté par ladyteruki à 00:00 - Games On - Permalien [#]

20-12-08

Six choses ne vont guère sans une mauvaise fin

Vous le sentez venir, le prochain acteur qui sera à l'honneur dans A vendre, joli, pas cher ? Non, même pas une petite idée ? Cela va sans doute vous apparaitre de façon plus claire après ce nouveau post à vocation à peu près cinématographique... C'est déjà le quatrième de son espèce, vous vous rendez compte ? Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça m'effraie un peu. Je suis certainement trop influençable cinématographiquement. Il y a plein de films que je n'aurais même pas l'idée de regarder s'ils m'étaient proposés sous la forme de séries (ou alors, hm, bon, le pilote peut-être...!), qui m'impactent bien plus en format long, comme si je pardonnais plus facilement les faiblesses et/ou la médiocrité. Il serait peut-être intéressant de se demander d'où vient cette différence.

En attendant, voilà donc le film du jour... Ou plutôt le téléfilm du jour (oui, Lifetime diffuse aussi des films où il n'est pas question de vieille actrice de 50 ans qui ne trouve plus de rôle ailleurs qui gère sa vie de femme mature), mais pour moi, si ça fait plus d'une heure, c'est à mettre dans le même sac. La seule chose qui les différencie, de toutes façons, c'est le budget de départ, et les bénéfices attendus à l'arrivée. Et encore, même ça ne veut plus rien dire. C'est pourquoi je décrète que dans Comme au cinéma, il y aura aussi des téléfilms. Après tout c'est ma rubrique, je fais ce que je veux... Tiens, je vous en remettrai peut-être une couche sur Soldier's Girl, du coup.

C'est quoi le nom du film ? Normal Adolescent Behavior
C'est plutôt quel genre ? Teen movie regardable
Qui on connaît là-dedans ? Amber Tamblyn, vue dans Joan of Arcadia et prochainement The Unusuals, ça, ça change pas, mais aussi ce bon Raviv Ullman vu dans Rita Rocks, dont on parlait il y a peu, ou même, mais moins pour que je n'aie pas trop de spasmes interstinaux, Hillarie Burton de One Tree Hill... Il y a aussi Kelli Garner, je ne sais pas d'où je la connais et ça m'a énervée pendant tout le film ! Ou bien c'étaient ses lèvres qui m'ont tapé sur les nerfs ?
Ça date de quand ? Wikipedia nous dit 2007. IMDb aussi. Je n'ai aucune raison de ne pas les croire.
En résumé, de quoi ça parle ? De six ados qui sortent ensemble. Tous ensemble. Le drame viendra du chiffre impair.

NormalAdolescentBehavior___1 NormalAdolescentBehavior___2 NormalAdolescentBehavior___4 NormalAdolescentBehavior___3 NormalAdolescentBehavior___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Ça ressemble à un pitch de film porno : 6 ados plutôt bien faits de leur personne se retrouvent tous les samedis pour sortir ensemble (= euphémisme). Comme ils sont amis depuis l'enfance, ça dépasse le stade de la partouze : il y a une vraie relation entre eux. Le problème survient lorsque Wendy fait la rencontre de son nouveau voisin, Sean, et qu'il tente de la corrompre : comprenez qu'il essaye de la rendre monogame (ah, le dégoûtant !). La chose est assez compliquée pour Wendy qui ne connait que cette étrange relation à plusieurs, cela dit elle essaye de gérer tout de même car elle tient au petit rouquin (c'est pas moi qui la blâmerais) mais ça va être plus compliqué encore lorsque ses 5 amis vont s'apercevoir qu'elle les trompe.
Et ça finit comment ? Très cliché, cette fin. J'ai pas aimé la fin. Je suis en général bonne cliente mais, là, juste pas.

Pourquoi c'est bien ? En premier lieu, je m'attendais à un teen movie bête et méchant, avec ce qu'on aurait pu imaginer de voyeurisme et de temps de cerveau rendu disponible, et finalement les dialogues étaient plutôt bons, le scénario pas trop linéaire (à part l'acte final, je l'ai dit... l'épilogue était par contre plutôt sympa). L'un dans l'autre, je ne voyais pas trop où le film voulait en venir et c'était assez agréable, cette absence de prévisibilité. Disons que Normal Adolescent Behavior parvient à accomplir le tour de force de parler de sexualité en tombant dans plusieurs clichés, et en nous disant : regardez, c'est cliché, on peut faire différemment. En fait ce film est une ode à l'expérimentation sexuelle et amoureuse : ce que vous faites, c'est bien, bon, pourquoi pas, ça vous regarde, ce sont vos fesses, mais imaginez que ça pourrait être autrement. Les monogames, les polygames, et tous les autres, personne n'a la réponse, l'essentiel c'est de sentir bien. Bon, c'est un sujet comme un autre, pourquoi pas, c'est plutôt bien troussé et pas tellement moralisateur, finalement, on s'y retrouve. Les six acteurs incarnant les personnages principaux ont en plus une bonne compatibilité à l'écran (ça pose la question des répétitions, ahem), et c'est vraiment fun de les voir dans leurs scènes de groupes, c'est très vivant, ça donnerait presqu'envie, pour un peu ! Et puis, enfin, à titre personnel, j'ai aussi beaucoup aimé le film parce qu'il m'a nourrie d'éléments intéressants pour une histoire que j'ai commencé à écrire il y a quelques années, et il y a eu deux ou trois scènes en apparence anecdotiques (notamment quand Price avoue qu'il s'est fait refaire le nez pour plaire à ses 5 amis) où je me suis dit qu'il y avait des idées à creuser...
Pourquoi c'est pas bien ? Il y a longtemps, j'ai eu 17 ans, moi aussi. Ça fait 10 ans, pas 50, cela dit. Donc j'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi tous ces ados ont le slip qui les démange autant, dans tous ces films (et ces séries, mais ce point a déjà été abordé par la râleuse que je suis). Même quand le film est plutôt intéressant, je me pose la question. Franchement, c'est le plus gros inconvénient ici : c'est qu'il s'agit d'adolescents. Alors, bon, je comprends bien, c'est plus vendeur, et puis l'âge de l'apprentissage sexuel c'est une époque toute trouvée, mais en même temps cette soi-disant critique des relations sexuelles à la va-vite que nous sert Wendy à un moment, ou l'idée qu'on peut sortir d'un certain nombre de normes en matière de relations sociales, amoureuses et/ou sexuelles, ç'aurait autant de poids, voire même plus de crédibilité, avec des adultes. Attendez un peu que je finisse mon script, ça va s'arranger. Et puis, franchement, esthétiquement, il est moche, ce film. Une ou deux scènes ont bénéficié d'un certain soin (j'en ai capturé une ci-dessus, par exemple), mais le reste est épouvantablement quelconque, et je dois dire que je trouve ça très redhibitoire, et même, c'est pire vu qu'une ou deux scènes ont justement fait l'objet d'un peu d'attention. D'accord, il y a un certain goût, dirons-nous, mais il n'y a pas de recherche, ni au niveau des éclairages, ni des couleurs, ni des angles... Je comprends que ce soit un téléfilm et que Tim Burton n'était pas libre pour diriger cette merveille pour Lifetime, m'enfin il devrait y avoir un juste milieu.

Ah, les joies du cinéma ! Quand on est acteur, on a souvent des rôles qui permettent de tâter d'autres acteurs pas moches (sauf exceptions), au point que parfois je me dis même que si je devenais actrice, je me ferais une petite liste et je cocherais tous les acteurs que j'aurais à tripoter pour le travail (eh, si c'est pour le boulot, faut bien...). Mais là, ça devait être le festival ! Ca devait cocher des listes, sévère ! Et j'ai comme l'impression que Raviv Ullman s'en est donné à coeur joie, notamment...
La réplique qui tue : Sean a embrassé Wendy une fois et, eh bien, il y prend goût, l'animal. Sauf qu'elle persiste à lui dire qu'elle est déjà prise (pff, comme si elle en était à un mec près !). Il tente donc de la convaincre en lui faisant comprendre qu'ils pourraient être ensemble, "normalement". Sauf que, la normalité, Wendy en a une vision bien à elle...
"I don’t live in that world...
- Oh yeah, and what world is that ! The world of boyfriends ? Of holding hands ? Of first dates ?
- No, you jackass. Of disposable girlfriends and bracelets for blowjobs, and making out and macking and hooking up and going down and text-messaging some guy who will cum all over my shirt. That world."
Dit comme ça, évidemment...
La scène qui tue : Vous voulez un passage juteux ? Bon bah, je vais être honnête, il n'y en a pas vraiment (c'était bien spécifié dés le début du script, en même temps). D'ailleurs, comme je l'ai dit, ce n'est pas le propos du film, qui s'en tire très honorablement de ce point de vue en évitant tout voyeurisme inutile : il n'y a que ce qu'il faut pour ne pas finir dans la mièvrerie et situer les enjeux clairement, mais c'est tout. Alors voilà justement une petite scène pour vous faire un peu mieux voir quelle est la relation de départ entre Wendy et les cinq autres membres de sa clique. Ah, c'est sûr, les samedis soirs chez eux, çane ressemble pas à ceux que je passe chez moi (la preuve, je suis ici à vous faire ce post)... Vous pensez que ça pourrait marcher, une relation comme ça ? Ça me laisse songeuse.
En fait, ce qui est intéressant ici, c'est que même s'il s'agit d'une relation qui peut sembler un peu perverse de prime abord, on nous la présente comme quelque chose de, finalement, beau et tendre, avec une réelle complicité, et chaleureux, et pas juste du sexe pour le sexe (contrairement à la scène qui précède celle-ci, où le reste du lycée batifole dans la luxure à quelques pâtés de maisons de là). Évidemment, on nous expliquera plus tard dans le film que la relation entre nos 6 fringants jeunes ne se limite pas à cette tendresse, mais la scène a le mérite de bien définir cette étrange relation quand même. Et puis, on en profite pour semer les graines de la discorde, l'air de rien, lors d'un petit échange entre les filles...

NormalAdolescentBehavior___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules 'Tain je suis gentille en ce moment, moi, on voit que Noël approche !
Trois cagoules. Faut rien exagérer. Mais avouons-le, le temps que ça a duré, c'était... comment dire ? Divertissant ? Un film pas trop simpliste, mais pas exagérément intelligent non plus, plein de visages connus (je sais pas pour vous, mais je trouve que ça fait toujours plaisir), et puis évidemment Amber Tamblyn au sommet de sa forme, ce qui ne peut pas nuire, mais on en reparlera, de toute évidence.
Bilan : Je vous ai encouragés à regarder The Fall, je vous ai proposé de vous marrer devant H2G2, j'ai suggéré que vous pourriez décider de tomber en dépression suite à Stephanie Daley... Bon, là, j'avoue, si vous ne regardez pas Normal Adolescent Behavior, je n'en ferai pas une crise (je serai mortellement vexée, évidemment, mais ça s'arrêtera là). Cela dit, vu le sujet, je me suis dit que j'allais quand même en parler, ça peut en intéresser certains d'entre vous dont peut-être les samedis soirs seraient aussi captivants que les miens (la preuve), voire même plus ennuyeux encore. Et puis, ça change, quoi. Sans compter que le mot partouze est génial pour mes stats.
Après... après, est-ce que je reparlerai de film dans quelques mois ? Et vous, est-ce que vous m'en parlerez dans les jours qui viennent ? Ce sont les vraies questions que pose ce film, finalement !

Posté par ladyteruki à 20:43 - Comme au cinéma - Permalien [#]

17-12-08

Stephanie's Baby

J'avais deux possibilités, aujourd'hui. Soit me plaindre de la disparition de ma pelote de laine avec toutes les séries du monde (moins les DVD dont j'ai déjà parlé ya pas une semaine), soit vous parler d'un film que j'ai vu ces derniers jours (oui, les films, je les regarde en deux fois 45mn, j'ai encore cette faiblesse). Et comme bah, justement, côté nouvelles séries à vous présenter, je suis un peu en galère...
Parce que, oui, en fait, des films, j'en vois 'achement plus souvent maintenant que je me suis lancée dans les posts A vendre, joli, pas cher, et quelque part je pense que c'est une sorte de petite hygiène mensuelle qui me rafraîchit la cervelle, qui fait du bien, limite qui m'est nécessaire. Je n'ai jamais autant regardé de films que depuis cet automne (je veux dire : 26 ans et demi de ma vie d'une part, et les trois derniers mois d'autre part), mais finalement c'est pas si mal. En fait, ça m'offre aussi un regard complètement différent sur les séries que je regarde et que je pensais connaître sur le bout des doigts, pour être honnête.

Comme aujourd'hui, tiens. Juste quand je commence à me dire "Oh, tiens, j'ai loupé un des épisodes de New York Unité Spéciale, ce weekend... et ça me rend même pas un peu triste", je tombe sur un film dont je ne savais rien (j'aime bien faire ça : lancer un film pour une raison obscure, en ignorant jusqu'au pitch...), et je suis bluffée, et je me dis que finalement, non, j'ai ptet pas fait le tour de tout ça, de ce genre de sujets. Et que j'imagine très bien B.D. Wong conduire un interrogatoire de ce genre pendant un épisode à huis clos, par exemple (enfin, sitôt que B.D. Wong pourra tomber enceinte... mais il est gay, pas transsexuel, on ne peut pas être partout).

C'est quoi le nom du film ? Stephanie Daley
C'est plutôt quel genre ? Drame dramatique
Qui on connaît là-dedans ? Amber Tamblyn, vue dans Joan of Arcadia et prochainement The Unusuals, et Tilda Swinton, vue partout sauf à la télé donc c'est déjà bien gentil de ma part d'avoir retenu son nom
Ça date de quand ? Le film date de 2006, mais il a été distribué de façon très limitée... je ne sais même pas s'il est sorti en France !
En résumé, de quoi ça parle ? D'une jeune fille qui, dans le cadre de son procès, est amenée à voir régulièrement une psy. La psy est enceinte, et la jeune fille est accusée d'avoir tué son bébé à la naissance.

StephanieDaley___1 StephanieDaley___2 StephanieDaley___3 StephanieDaley___4 StephanieDaley___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? On dit que 16 ans, c'est le bel âge, mais pour Stephanie Daley il s'avère bien plus sombre, lorsqu'elle est découverte, dans la neige, une trainée de sang derrière elle ; dans les WC de la station de ski où on l'a trouvée, le corps sans vie d'un nouveau-né... Dans le cadre de son procès, Stephanie est amenée à recontrer une psychologue qui doit évaluer son cas pour les services du procureur, et pour ce faire, elles se rencontrent à plusieurs reprises dans son bureau. Autant d'occasions pour Stephanie de raconter comment tout cela s'est déroulé, ou plutôt comment elle suppose que ça s'est déroulé puisqu'elle prétend ne pas avoir su qu'elle attendait un enfant, sous les yeux horrifiés de la psy qui est enceinte et a ses propres questionnements vis-à-vis de la grossesse à gérer... notamment parce que sa grossesse précédente n'a pas été menée à terme.
Et ça finit comment ? Dans les larmes (des deux côtés de l'écran). Mais pouvait-il en être autrement ?!

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est un de ces films empreints d'une infinie délicatesse, ne cherchant pas à faire de la démonstration de moyens techniques, ou même de démonstration sociale de quelque ordre que ce soit. Aussi aberrant que ce puisse sembler être pour un sujet aussi sensible, le film ne juge pas, ne juge rien, pas un seul instant. Le milieu très religieux, le côté mère imparfaite de la psy, la façon dont Stephanie est tombée enceinte, rien, on ne vous livre pas une pensée en kit, faites votre cuisine de votre côté, tirez les conclusions que vous voulez. De même, les rencontres entre Stephanie et la psy donnent lieu à plein de flashbacks, mais sans effet de flashback inutiles, juste un sens aiguisé de la photographie, qui fait son oeuvre tout au long du film. C'est juste beau, et si on ne fait pas attention, ça peut ressembler à n'importe quelle chronique de la vie ordinaire, avec des instants de flottement, des moments de rires ou de larmes, mais en fait on ne cherche pas à nous impacter et c'est pour ça que ça marche. On ne joue pas non plus sur la corde sensible avec de la musique tristoune partout. En fait, tout est d'un suprême doigté...
Pourquoi c'est pas bien ? Bah, du coup, vous comprendrez bien que c'est un tantinet bavard, quand même. Il y a des passages... walou ! C'est long. Mais c'est bon. Mais c'est long. Mais c'est bon...

Ah, les joies du cinéma ! Jamais aucune actrice n'aura offert une aussi impressionnante performance dans des toilettes qu'Amber Tamblyn (à part Pamela Anderson lors de ses castings).
La réplique qui tue : Toute la question qui se pose pour la psy, c'est de savoir si Stephanie savait qu'elle était enceinte. Pour son travail (et pour elle aussi, mais elle ne se l'avouera pas), c'est la seule question qui compte : les autres interrogations trouveront alors leur réponse à partir de là. Lors d'une séance, la psy insiste pour savoir si Stephanie s'était posé la question de la grossesse, et n'obtenant pas de réponse convaincante, elle aboutit au dialogue suivant :
"You could have found out.
- I thought I was being punished.
- Last year I lost a little girl, at 23 weeks. They found out her heart had stopped beating, they induced labour, it took 6 hour and a half to deliver her, she came out looking like her father... What was I being punished for ?
- You tell me."
La scène qui tue : Au début du film, j'étais impressionnée par le premier flashback, doux-amer à souhait et d'un calme à la fois réconfortant, et très éprouvant vu ce qu'on nous laissait comprendre sur l'histoire du film (autant dire : le strict minimum). Cette scène m'a beaucoup touchée, et c'est pour cela que je vais vous la livrer, mais avant, je veux vous  parler un peu plus de l'autre scène, la vraie scène, celle qui marque vraiment, mais que ne vous montrerai pas, il faudra voit le film, et c'est évidemment la scène de l'accouchement. Je vais en faire des cauchemars pendant des années de cette scène. J'ai eu envie de hurler de douleur, non par empathie mais parce que c'est là où le drame se joue, évidemment, et que ça donne la solution à la seule question qui avait de la valeur : Stephanie a-t-elle tué le bébé ? Atroce. Énorme. Déroutant, renversant, brutal, et en même temps, plein de tact... J'en suis retournée pour longtemps.
Mais bon, pour le moment, prenez celle-ci, fameuse scène de la première consultation chez la psy, et du premier flashback... elle vous donnera une bonne idée de l'ambiance du film, c'est déjà ça. A partir de là, vous aviserez.

StephanieDaley___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
Une fois de plus j'ai hésité à mettre une demi-cagoule supplémentaire mais, vous savez quoi ? En fait non, 4 cagoules, c'est bien. C'était très éprouvant et, non, je ne regarderais pas ce film pour le fun, même moi. C'est vous dire.

Bilan : Stephanie Daley, ce n'est vraiment pas le film que vous allez regarder entre amis, un soir où vous vous faites un fond de popcorn. Ça, déjà, c'est clair. Mais si vous vous y risquez, il y a une récompense à la clé. Ce qui est impressionnant avec ce film, c'est que d'une part, il ne cherche pas à se présenter sous la forme d'un thriller (si par exemple, il s'était montré sous la forme d'un procès, on aurait établir clairement que le propos était de définir si oui ou non Stephanie avait tué le bébé, là c'est plus un questionnement tacite qu'autre chose, et pourtant la réponse tarde énormément à venir, et on n'est pas sûrs, pendant tout le film, de ce qui s'est vraiment passé), et d'autre part, il parvient à brosser le portrait de deux femmes, Stephanie et sa psy, avec une donnée essentielle : la place des certitudes dans leur vie. Les certitudes qui s'effondrent, ou qu'on cherche à garder au contraire, ou celles qu'on ne remet pas un seul instant en question... c'est un film qui parle avant tout de certitudes, et pas de la mort d'un nouveau-né. J'ai trouvé ça très fort. Et les deux femmes se renvoient des certitudes l'une à l'autre et c'est ça qui fait la force de Stephanie Daley. Bref, c'est très fort, mais c'est vraiment, vraiment pas marrant.

Je ne me fais pas d'illusion : peu de monde aura vu Stephanie Daley, et je ne m'attends pas à des dizaines de commentaires de votre part commençant par "moi aussi j'ai vu ce film". Mais les plus curieux (et anglophones, hélas) d'entre vous, j'en suis sûre, sauront en faire l'expérience.
Parce que, en fait, après ces premiers posts dans la rubrique Comme au cinéma, il semblerait que je sois mal, très mal partie pour vous parler du Disney de l'hiver, ou du prochain film de Shia LaBeouf qui fait comme si on ne se souvenait pas qu'il était dans le calamiteux La Guerre des Stevens, en fait non, ya peut de chances que je vous parle de tous ces films-là, que tout le monde attend, que tout le monde ira voir. Déjà parce que je ne vais pas les voir au cinéma, pour commencer, et la démarche, du coup, change la donne. Et aussi parce que je suis tellement inculte en ciné, qu'il m'a fallu faire des recherches pour savoir qu'un film avec Shia LaBeouf sortait le 24 décembre : je n'y connais rien de rien, je vous l'ai dit. Je ne sais pas, avant d'avoir lu les critiques de tout le monde, quels sont les films attendus ou non, et je ne les regarde même pas de toutes façons même une fois que j'ai lu les 200 blogs qui parlent tous de tel ou tel film.
Je choisis mes films sur d'autres critères et ça me fera certainement en évoquer plein qui n'éveilleront que de très vagues souvenirs, dans le meilleurs des cas, pour la plupart d'entre vous. Je suis désolée, je pense qu'il faudra vous y faire : je ne parle pas tellement des séries les plus populaires ; ça ne risque pas d'être très différent pour les films, finalement. J'espère que vous serez suffisamment curieux pour me suivre dans ces découvertes-là aussi, malgré tout...? La survie de cette rubrique dépendra de vos réactions.

Posté par ladyteruki à 19:41 - Comme au cinéma - Permalien [#]

03-12-08

lady, ne vois-tu rien venir ?

Vous trouvez pas que c'est la déprime en ce moment ? Moi, si. Plus de pilote, plus rien. Ah, non, là j'ai vraiment du mal. Comment voulez-vous être pilotovore en une telle période de l'année ?! C'est comme être un bonhomme de neige en juillet...

La bonne nouvelle, c'est que dans quelques semaines, la midseason commence, et alors, côté pilotes, les affaires vont reprendre. Je m'en régale d'avance. D'ailleurs, tellement en avance, que j'ai bien envie de commencer à me demander ce que je vais surveiller du plus ou moins près. Vous êtes avec moi ? Allez, on y va.

The Unusuals - ABC : il y a quelques semaines de ça, Amber Tamblyn, je m'en battais un peu l'oeil. Non que j'ai détesté Joan of Arcadia mais, enfin, avouons-le, je ne suis pas ultra-fan. C'est c'est au même niveau qu'Everwood, pour moi : il y a toujours eu un truc qui ne collait pas, même si je reconnais que c'était une série de qualité. Et puis j'ai vu The Sisterhood of the Travaling Pants 1 et 2 (on en a parlé dans le post sur America Ferrera, rappelez-vous) et maintenant j'ai bien envie de voir ce que ça va donner, car l'actrice, en fait, me botte bien. L'histoire largement moins. Ce ne sera pas ma priorité mais je vais garder un oeil dessus.

Castle - ABC : vu que j'ai pour Nathan Fillon une certaine affection (et qu'elle se passe très bien de l'entendre parler), et que oui, de toutes façons, je mange du pilote le matin au petit déjeuner (dans un grand bol de lait), évidemment je vais regarder la série quand elle débarquera. Mais Seigneur, qu'est-ce que c'est encore que ce concept de merde ? Je ne donne pas cher de ma réaction là-devant.

Dollhouse - FOX : franchement, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on nous bourre le mou avec cette série, et je suis déjà lassée. C'est quand même un peu tragique. En plus, je dois dire que le principe, bon... pourquoi pas mais ça fait quand même un peu réchauffé. Faut voir, quoi. Je suis pas acquise par avance, en tous cas.

Courtoom K - FOX : je viens de découvrir l'existence de ce projet sur la liste des nouveautés de la FOX, et je lis qu'il s'agit d'avocats, et que le producteur exécutif en est Paul Attanasio. Stop ! Say no more, je vais jeter un oeil. Mais Naka devait déjà être au courant, Michael Landes est au générique...

Outnumbered - FOX : tiens, un sitcom. Tiens, une adaptation de série britannique. Je réprime un bâillement et je mets ça tout au bas de ma liste.

Lie to Me - FOX : alors, bon, sentiments mêlés sur ce coup. Le côté pour, c'est que j'aime bien l'approche (se baser sur le language non-verbal pour réfléchir, c'est bien, c'est pas trop cerveau gauche). Le gros côté contre c'est évidemment que c'est encore pour des enquêtes (ce serait marrant que tous ces gens-là mettent leurs capacités au profit d'autre chose, pour changer... je sais pas, un assureur ou un employé du service social, enfin, qu'on trouve autre chose que les éternelles enquêtes criminelles, zut à la fin). Je n'en verrai sans doute que le pilote, et il faudra qu'il soit au-delà du brillant pour que je continue ensuite.

The Listener - NBC : première réaction, l'ennui. Le personnage principal peut lire dans les pensées des gens. On redoute les enjeux de type enquête criminelle, encore. L'espoir n'est que faible quand on apprend que pour une fois, le monsieur n'est pas flic, ou détective, ou enquêteur... non, il est ambulancier. Si New York 911 ou Preuve à l'appui nous ont appris quelque chose, c'est que ça n'empêche absolument pas d'être partie prenante dans des enquêtes. Je crains donc le pire.

The Philantropist - NBC : en voilà une idée originale, quand même ! Non seulement un monsieur riche va jouer les Robin des Bois, mais en plus apparemment, il va aller le faire dans le Tiers-Monde ! Il faut quand même les avoir bien accrochées pour proposer une idée pareille (qu'évidemment 1 spectateur sur 100 pourra suivre, pour les mêmes raisons testiculaires). Allez, franchement, ça fait plaisir, voyons ça !

The United States of Tara - Showtime : on va être honnêtes, c'est un projet que je suis du coin de l'oeil depuis un bout de temps (il en était déjà question à la saison précédente mais, vous savez bien comment les choses ont tourné l'an dernier). C'est en tous cas une idée originale, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre au final, le pitch laissant imaginer aussi bien de la comédie facile que du drame copieusement dérangeant. Quand le pilote va passer, vous allez y avoir droit, ça c'est sûr.

Harper's Island - CBS : sur le principe, j'aime l'idée de base : un Dix Petits Nègres moderne pour se donner des frissons faciles. Après, il faut voir ce que ça donne, que ça ne vire pas à la série B voire Z. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne pourra pas rajouter de nouveaux personnages à tuer tout le temps, donc on devrait éviter de trop tourner en rond. C'est ma plus grosse crainte vis-à-vis de cette série : que ça tourne à la mords-moi-le-noeud, sur le modèle LOST.

Concrètement, ce sont les nouveautés qui ont le plus attiré mon attention. J'en oublie peut-être, et peut-être que tous ne verront pas forcément le jour. Mais, bon, voilà à quoi va ressembler la deuxième partie de la saison. C'est pas hyper brillant... mais ptet aussi qu'il faut que j'arrête de rechercher un remplaçant à Pushing Daisies ?

Posté par ladyteruki à 16:20 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


  1