ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

14-02-13

Indigestion

On peut se demander si une série qui en plagie une autre ostensiblement est coupable d'emblée de haute trahison téléphagique. Parce que, de la même façon qu'un remake peut parfois être de grande qualité, condamner d'avance une série simplement parce que son pitch est très largement inspiré d'un autre semble un peu extrême. Dans le fond, il est tout-à-fait possible qu'un même pitch soit traité de façon différente par deux séries, et il est possible qu'un scénariste, inspiré par une série à succès donnée, se dise qu'il pourrait dire quelque chose de totalement différent à partir des mêmes éléments. C'est, à bien y réfléchir, une question qui nous pousse à nous interroger sur ce qu'est vraiment l'originalité en télévision !
On peut se le demander... mais ça reste purement théorique. Parce que dans la pratique, prétendre qu'une série qui part d'un pitch sans imagination peut faire preuve de trésors d'originalité reste quand même une jolie façon de se mentir : ça ne donne jamais rien de bon.

Le recyclage, c'est honteux, quand bien même on voudrait parfois avoir l'esprit ouvert et donner leur chance aux séries qui semblent le mériter le moins. Et je m'apprête aujourd'hui à vous en donner la preuve par l'exemple avec Nobunaga no Chef.

NobunaganoChef

Si vous avez déjà un peu trainé dans le coin, ou tout simplement qu'il vous arrive de vous intéresser aux séries nippones, vous ne pouvez pas ignorer l'existence de JIN, une série qui, l'espace de ses deux saisons de diffusion, a connu un immense engouement dans son pays natal, et s'est attiré énormément de récompenses et de critiques élogieuses. Méritées, d'ailleurs.
JIN, c'est l'histoire d'un neurochirurgien qui se retrouve soudain envoyé dans le Japon féodal, et qui va rencontrer des personnages historiques, notamment le fameux Ryouma Sakamoto. A charge pour Jin à la fois de survivre dans le passé, et de tenter de trouver un moyen de revenir dans son présent, tout cela en continuant, dans l'intervalle, de pratiquer la médecine telle qu'il la connaît, à la grande surprise de ses nouveaux contemporains. Heureusement, il peut compter sur l'aide de de Saki, une jeune femme qui, bravant les conventions, va l'assister.

Avec ces éléments en tête, voici maintenant le pitch de Nobunaga no Chef, et je vous propose de jouer aux jeu des 7 erreurs.
Nobunaga no Chef, c'est l'histoire d'un chef cuisinier qui se retrouve soudain envoyé dans le Japon féodal, et qui va rencontrer des personnages historiques, notamment le fameux Nobunaga Oda. A charge pour Ken à la fois de survivre dans le passé, et de tenter de trouver un moyen de revenir dans son présent, tout cela en continuant, dans l'intervalle, de pratiquer la cuisine telle qu'il la connaît, à la grande surprise de ses nouveaux contemporains. Heureusement, il peut compter sur l'aide de de Natsu, une jeune femme qui, bravant les conventions, va l'assister.
...Ne cherchez pas sept erreurs, il n'y en a qu'une : l'existence-même de Nobunaga no Chef.

Car non contente de pomper allègrement le pitch d'une des séries japonaises les plus aimées et les plus regardées de son temps, Nobunaga no Chef a aussi résolu de le faire avec aussi peu de finesse et d'intelligence que possible. C'est bien simple : en moins de quatre minutes, Ken va se retrouver dans le passé (en fait ça se produit même en moins de trente secondes), va assister à un combat du grand Nobunaga, devoir sauver sa peau, découvrir qu'il n'est pas le seul à être dans cette situation, réaliser qu'il a perdu la mémoire, apprendre qu'il vient du futur, rencontrer une jeune femme qui va lui sauver la vie, et... et non, quand même, on s'arrête là, ça fait cinq minutes.
La finesse de la succession de ces évènements a de quoi laisser pantois. C'est clair qu'on a affaire à un scénariste qui ignore le mot "exposition", et ce n'est rien de le dire. Et le pire, c'est qu'en fait ils sont deux à avoir écrit ce torchon.

Mais non content de balancer leur histoire avec le plus grand des naturels (après tout, ça va, hein, pourquoi se faire chier à mettre les choses en place, puisque tout le monde connait JIN !), on a aussi affaire à des scénaristes qui écrivent avec un bandeau sur les yeux. Ainsi, les personnages sont totalement inconsistants (et le pire c'est que même les autres personnages s'en rendent compte), disant une chose puis son contraire juste parce que comme ça, ça fait vaguement avancer l'intrigue, ça façonne un suspense artificiel, ou ça crée des retournements de situation quand le public commence à s'endormir. Leur réaction n'ont aucune logique, aucun fil rouge, ce qui s'assortit plutôt bien avec leur manque total de personnalité, notamment pour le personnage principal, Ken, qui ne pourrait être plus transparent. A cela encore faut-il ajouter un cast absolument pénible, soit dans le surjeu, soit dans l'apathie la plus totale.

Le pire n'est pourtant pas là. Car outre la question du retour dans le passé, désormais un gros cliché, et le cours magistral d'histoire que cela implique (oui, Nobunaga no Chef se veut pédagogique par-dessus le marché), le pire dans toute cette sombre affaire, c'est que la cuisine s'en mêle.
On assistera donc à un concours entre Ken et le chef de Nobunaga (sans grande raison si ce n'est qu'il fallait meubler dix minutes d'épisode) qui consiste à cuisiner le meilleur plat ; le perdant y perd quand même la vie, hein. C'est absolument ridicule, bien-sûr, mais bon. Alors pendant cette séquence, les personnages secondaires vont commenter l'action un peu comme dans un match de foot : "oh non, il a cuisiné un plat étrange, il va perdre !"/"non, attendez, le seigneur Nobunaga a l'air d'aimer") et l'interprète de Nobunaga va faire toutes sortes de grimaces tout en mastiquant. C'est absolument captivant.
Et c'est supposé être la plus-value de Nobunaga no Chef, visiblement, puisqu'une fois que Ken va faire ses preuves sur un plan culinaire, il devient évidemment le nouveau chef des cuisines du grand Nobunaga (qui n'a visiblement pas grand'chose à penser à part choisir le chef de ses cuisines), et doit réitérer ses exploits culinaires avec un invité de marque, parce que, je cite, cela peut être déterminant pour les affaires de Nobunaga. Punaise, c'est du lourd ! D'après le trailer de fin d'épisode, les conneries continuent sur le même mode dans l'épisode suivant, sauf que cette fois Nobunaga et son armée partent en campagne (...avec le chef sous le bras, donc ; normal).

Vraiment, les mots peinent à décrire le marasme scénaristique que tout cela représente. Et je vous dis ça, sachant que j'ai quand même un énorme biais envers les séries culinaires, quand même ; on a eu le temps de l'évoquer avec dinner il y a quelques jours.
Donc quand je vous dis que Nobunaga no Chef est une poussive merde télévisuelle, je ne le dis pas à la légère. Il n'y aucune excuse pour son existence, et dorénavant j'utiliserai les références à Nobunaga no Chef uniquement pour l'utiliser comme exemple absolu du pitch paresseux, copié sur un succès qui n'avait pas mérité pareil déshonneur, et servi par un scénario honteux. Pour que nous n'oublions jamais qu'une série qui en plagie une autre ostensiblement est coupable de haute trahison téléphagique...

Posté par ladyteruki à 23:58 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-04-11

Qu'est-ce qu'elle dit ?

C'est fou les petites habitudes qu'on a eu du mal à perdre mais dont on se rend compte qu'il faut les reprendre maintenant que Séries du Monde a ouvert ! Notez bien que je ne me plains pas, mais c'est une impression bizarre que de reprendre les choses après trois mois de grève.

En tous cas, voici comme chaque dimanche le récapitulatif de ce qui s'est passé cette semaine dans la rubrique...

Lundi JIN_MEA Démarrage en fanfarre pour JIN
Après quasiment un an et demi d'attente, la série a-t-elle su capter l'attention du public ?
Mardi PaperGiants_MEA Audiences immenses pour géants de papier
C'était l'évènement de ce mois d'avril sur la première chaîne publique australienne : une minisérie historique a captivé le public.

MrYoung_MEA Mr. Young rempile pour une deuxième saison
Renouvelée alors que seuls 7 épisodes ont été diffusés : ça c'est la grande classe !
Mercredi Aibou_MEA Aibou domine le Nikkan Sports Dorama Grand Prix
La série policière ne se contente pas des bonnes audiences, il lui faut aussi des statuettes !
  World En bref : l'actu des télés du monde
Si vous avez la bougeotte, voilà de quoi vous faire voyager un peu...
Jeudi JiYoonPark_4 Oserez-vous mentir à Ji Yoon Park ?
L'ex-chanteuse sera au générique de la comédie romantique de SBS.
Vendredi cbc Des commandes et des renouvellements à la pelle pour CBC
Que prépare la chaîne canadienne pour la saison prochaine ? Un récapitulatif de ses projets s'impose.
  NHK NHK s'intéresse au harcèlement scolaire
La chaîne publique prépare l'adaptation d'un roman particulièrement populaire auprès des jeunes.
  JIN_MEA Audiences japonaises : heureuses retrouvailles
Ce sont, à quelques exceptions près, des séries faisant leur grand retour qui ont le plus attiré de spectateurs ces deux dernières semaines...
Samedi Gullruten Gullruten 2011 : les nominations !
Les récompenses de la télévision norvégienne se tiendront le mois prochain.

Cette semaine, on aura donc voyagé en Australie, au Canada, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, en Israël, au Japon, en Norvège et en Suisse. Pas mal pour une "première" semaine !

Avec l'officialisation des choses qu'est la rubrique, j'essaye d'améliorer les formulations des news, et notamment les news récurrentes comme les audiences asiatiques (puisque désormais les audiences japonaises sont calquées sur le modèle des audiences coréennes) et les "en bref" (avec l'ajout de petits drapeaux devant chaque brève, par exemple).
Si vous avez la moindre suggestion pour qu'elles vous soient plus agréables, n'hésitez pas, c'est aussi à ça que sert ce petit point hebdo, non seulement à faire de l'autopromo mais aussi à avoir vos retours, non sur les news elles-mêmes (pour ça vous pouvez commenter sur place) mais sur leur forme et toute cette sorte de choses... Je suis toutes ouïes !

Posté par ladyteruki à 21:00 - Love Actuality - Permalien [#]

16-04-11

D'façon j'aime pas les surprises

Avec la saison japonaise sur le pas de notre porte (plusieurs dorama ont déjà commencé, beaucoup ont prévus de faire de même dans les prochains jours), il était plus que temps que je vous glisse un mot sur les séries les plus attendues de la saison, parce que d'abord c'est la tradition, et parce qu'ensuite, cette saison, ce classement fait plaisir à voir.

Jugez plutôt :

1 - JIN (saison 2)
2 - BOSS (saison 2)
3 - Hagane no Onna (saison 2)
4 - Rebound
5 - Shiawase ni Narou yo
6 - Umareru
7 - Koukousei Restaurant
8 - Majisuka Gakuen (saison 2)
9 - Inu wo Kau to iu Koto
10 - Good Life

Bon alors, je vous l'accorde, ce classement n'est pas 100% le mien, c'est clair, on en est même loin... mais regardez-moi ce trio de tête !
J'ai l'air surprise ? Ah, c'est une erreur : je voulais simplement montrer que je suis ravie. Mais naturellement, l'impatience des spectateurs nippons autour des retours de JIN ou BOSS n'a rien de surprenante. Rappelons que pour JIN, ce sont les spectateurs eux-mêmes qui l'ont réclamée ! Ah, c'est pas cette saison qu'on va se plaindre de l'invasion des séries renouvelées, ça vous pouvez me croire...

JINisback
Quand même, ça met du baume au coeur. Ah, si seulement il existait un endroit où suivre ensuite les audiences de ces séries !
Restez à l'affût...

Posté par ladyteruki à 08:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-04-11

C'est pas une petite catastrophe qui va nous arrêter...

Aux Etats-Unis, une malheureuse petite grève de scénaristes est capable de mettre à mal toute l'industrie pendant un ou deux ans, minimum. Bande d'amateurs ! En dépit de plusieurs centaines de séismes et répliques de séismes, d'un tsunami et d'une menace nucléaire, la télévision japonaise ne s'est pas arrêtée, ou presque pas ! J'exagère, mais à peine. La meilleure preuve, c'est le nombre de séries nippones prêtes à démarrer en ce mois d'avril...

Allez, on est partis pour un tour d'horizon de ce que la saison printannière japonaise nous réserve. Pourvu que ce soit meilleur que l'hiver, quand même. Mais, au pire, les Japonais ont une bonne excuse, EUX.

En quotidienne


-  Ohisama (NHK)
L'histoire : Une jeune femme qui a survécu à la Seconde Guerre Mondiale, et fait preuve d'un incroyable optimisme, construit lentement sa vie et devient institutrice.
L'avis : Ca fait des mois et des mois que ce asadora est prévu, mais vu les circonstances je sens que c'est un peu un coup de poker de lancer une telle série. A surveiller.
>  Du lundi au samedi à 8h depuis le 28 Mars

Lundi


- Hanchou - saison 4 (TBS)
L'histoire : On imagine mal TBS tuer la poule aux oeufs d'or ! La série policière/dramatique (mais si, souvenez vous !) entame donc sa quatrième saison...
L'avis : ...et à part pour ajouter le générique à ma collection, c'est même pas la peine d'y penser.
>  Le lundi à 20h à partir du 11 Avril

- Shiawase ni Narou yo (Fuji TV)
L'histoire : Un entremetteur professionnel tombe amoureux de sa magnifique et mystérieuse cliente alors qu'il est supposé lui dénicher un mari potentiel.
L'avis : Oh bah ça alors, un triangle amoureux dans la romance du lundi soir de Fuji TV, tu parles d'une surprise.
>  Le lundi à 21h à partir d'Avril

Mardi


-  Namae wo Nakushita Megami (Fuji TV)
L'histoire : Après s'être consacrée à sa carrière, gérant son foyer de loin, une mère de famille est victime des licenciements dus à la crise économique et devient brutalement femme au foyer. Sous la pression des parents d'élèves autour d'elle, elle tente de se fondre dans la masse et finit par pousser son fils à entrer dans la course aux concours d'entrée dans les meilleures écoles.
L'avis : C'est typiquement le sujet qui soit peut être bon, s'il est traité avec intelligence, soit franchement navrant, si... bah, dans la majorité des cas, en fait.
>  Le mardi à 21h à partir d'Avril

-  Tantei X Kara no Chousenjou! - saison 3 (NHK)
L'histoire : Un enquêteur tente de résoudre des crimes.
L'avis : Là comme ça, ça a pas l'air sexy. Et ça ne l'est pas. Mais l'originalité, c'est que la série est interactive et que les spectateurs peuvent suggérer des suspects. Les deux premières saisons datent de 2009.
>  Le mardi à 22h depuis le 22 Mars dernier

-  Madonna Verde (NHK)
L'histoire : Une femme accepte de devenir la mère porteuse du bébé de sa fille, une trentenaire devenue stérile suite à une maladie. Malheureusement, le secret est difficile à garder...
L'avis : On sait qu'on peut compter sur NHK pour parler de sujets pas franchement glamour, et ça fait plaisir. Espérons simplement que le traitement sera à la hauteur sans nous faire sombrer dans le sommeil.
>  Le mardi à 22h à partir du 12 Avril

-  Good Life (Fuji TV)
L'histoire : Un journaliste carriériste pense que sa vie familiale est sous contrôle, jusqu'à ce que sa femme décide de le quitter. Il se retrouve seul avec son fils et, alors qu'il pense pouvoir gérer la chose, apprend que le petit a une leucémie.
L'avis : Du pathos, yen a un peu plus, je vous le laisse ? Je crois que le seul truc que pourrait inventer Good Life pour être encore plus larmoyant, c'est si un chaton pouvait mourir dans les bras du gamin. Un soir où il pleut, si possible.
>  Le mardi à 22h à partir du 19 Avril

-  Muscle Girl (TBS)
L'histoire : Héritant du club de lutte féminine familial, une jeune femme découvre que l'affaire périclite. Mais le club a peut-être une chance de survivre grâce à l'arrivée d'un lutteur coréen...
L'avis : Des fois j'écris des pitches et j'en crois pas mes propres yeux.
>  Le mardi à 00h55 à partir du 19 Avril

Mercredi


-  Iryuu Sousa (TBS)
L'histoire : Deux jeunes inspeteurs sont nouvellement mutés au sein d'une équipe d'experts légistes.
L'avis : Bruckheimer aurait-il franchisé les CSI jusqu'à Tokyo ? Réponse à la mi-avril.
>  Le mercredi à 21h à partir du 13 Avril

-  Kazoku Hotei (TV Asahi)
L'histoire : Apparemment il s'agirait d'une série judiciaire se tenant dans un tribunal familial.
L'avis : Je vois pas trop d'infos sur cette série à l'heure actuelle, donc j'ai pas trop les détails.
>  Le mercredi à 22h à partir du 27 Avril

-  Rebound (NTV)
L'histoire : La fille de deux restaurateurs, ayant abusé des bonnes choses dans son enfance, s'est astreinte à un régime draconnien où les pâtisseries, notamment, sont interdites. Elle devient donc svelte et éditrice d'un magazine de mode. Manque de chance, son métier lui fait rencontrer l'un des plus grands pâtissiers du pays, et elle replonge dans le glucose.
L'avis : C'est un peu comme si NTV avait commandé un Rude Awakening politiquement correct. Je prefère le voir comme ça, disons. En fait non, je suis pas sûre de vouloir le voir tout court.
>  Le mercredi à 22h à partir d'Avril

Jeudi


-  Omiyasan - saison 8 (TV Asahi)
L'histoire : Policier implacable, blah blah blah, enquêtes insolubles, gna gna gna...
L'avis : Qui n'a pas eu sa dose de poulet ?
>  Le jeudi à 20h à partir du 28 Avril

-  Hagane no Onna - saison 2 (TV Asahi)
L'histoire : Les difficultés professionnelles et personnelles d'une enseignante confrontée à un cas difficile au sein de sa classe.
L'avis : Ce qui signifie que, oui, on pourra voir Michiko Kichise dans deux séries l'une à la suite de l'autre le jeudi (mais pas sur la même chaîne), because attention les yeux, vlà Fuji TV...
>  Le jeudi à 21h à partir du 21 Avril

-  BOSS - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : Alors qu'on pensait le département dissous, l'équipe de bras cassés d'Eriko Osawa revient pour de nouvelles enquêtes.
L'avis : Hiiiiiiiii ! Ils sont de retour ! Pardon, je, euh... pardon. Nan mais comprenez-moi. Il y a de quoi.
>  Le jeudi à 22h à partir du 14 Avril

-  Shitsuren Hoken (NTV)
L'histoire : Professeur le jour, et expert en assurances la nuit. Mais pas n'importe quelle assurance : pour 1 million de yen, les clients que notre expert audite s'assurent contre la peine de coeur.
L'avis : Bon, je vais pas tirer à vue sur ce pitch... original, alors que d'un autre côté je condamne les fournées de flicaille qu'on nous sert, ce serait de mauvaise foi.
>  Le jeudi à 23h58 à partir du 7 Avril

Vendredi


-  Umareru (TBS)
L'histoire : L'aînée d'une famille de 4 enfants doit revoir sa vision de la famille lorsque leur cinquantenaire de mère tombe enceinte, et que cette nouvelle réveille de vieux secrets de famille.
L'avis : Ca doit être la version japonaise de la mode du cougar, je suppose, ces cinquantenaires qui tombent enceintes. Faut voir ce que ça peut donner, il y aura bien au moins une de ces séries pour atteindre son objectif...
>  Le vendredi à 22h à partir du 7 Avril

- Inu wo Kau to Iu Koto (TV Asahi)
L'histoire : Ou comment une famille déchirée par les problèmes de chômage, d'argent et de rêves abandonnés, retrouve progressivement la foi lorsque l'un des enfants recueille un chien perdu.
L'avis : Autant ça peut être sirupeux au point d'être déconseillé par l'Union française pour la santé bucco-dentaire, autant ça peut aussi être une petite production humble et tendre. C'est un peu le coup de poker.
>  Le vendredi à 23h15 à partir d'Avril

- Shima Shima (TBS)
L'histoire : Suite à un divorce difficile, une femme frappée d'insomnie a l'idée de mettre en place un service d'escort, où de beaux jeunes hommes viennent tenir compagnie à des femmes pour qu'elles s'endorment. Au contact de leurs clientes, ces hommes vont progressivement mieux comprendre les femmes en général, voire eux-mêmes...
L'avis : Une idée aussi tordue que touchante. Mais non je dis pas ça parce que je suis insomniaque de nature. Chut, taisez-vous.
>  Le vendredi à 00h35 à partir du 22 Avril

Samedi


- Shinsengumi Keppuroku (NHK)
L'histoire : L'arrivée des navires occidentaux au Japon, après 300 ans de fermeture, commence à transformer la société nippone traditionnelle. Mais un groupe de combattants reste fidèle au shogun...
L'avis : Un joli ptit remake d'une série qui date de... 1998. Ah bah ça valait vraiment le coup, tiens.
>  Le samedi à 18h45 à partir du 3 Avril

- Koukousei Restaurant (NTV)
L'histoire : Un chef expérimenté s'essaye pour la première fois à la pédagogie, alors qu'il forme pour des étudiants dans une école de cuisine locale.
L'avis : Oh moi vous savez hein, dés qu'une série parle de bouffe, je l'aime. C'est pour ainsi dire mathématique.
>  Le samedi à 21h à partir du 23 Avril

Dimanche


- JIN - saison 2 (TBS)
L'histoire : Le docteur Jin Minakata est de retour dans une nouvelle saison faite de médecine et de voyage dans le temps.
L'avis : Enfin, nous y voilà ! La deuxième saison d'une des séries les plus sympas de ces dernières années (et avec un final à la con ; rapport ou coincidence ?) débarque enfin sur les écrans nippons.
>  Le dimanche à 21h à partir du 17 Avril

- Marumo no Okite (Fuji TV)
L'histoire : Un quarantenaire, célibataire endurci, prend en charge les deux enfants de ses amis lorsque ces derniers décèdent. Mais plus que ces nouvelles responsabilités, il doit faire face au chien de la famille, un Schnauzer... qui parle ! Et qui lui fait savoir quand il s'y prend mal pour éduquer les deux enfants...
L'avis : Ha ha ha, et ils ont programmé ce truc à la Wilfred face à JIN ! Les fous.
>  Le dimanche à 21h à partir d'Avril

-  CO Ishoku Coordinator (WOWOW)
L'histoire : Le combat de deux responsables médicaux chargés d'organiser les transplantations, confrontés aux demandes des familles et aux complications imposées par une loi qui limite leur champs d'action.
L'avis : C'est du sujet tel qu'on l'attend d'une série de WOWOW, du solide, de l'intelligent, avec une pointe de questionnement sur la politique et la société. Donc évidemment ça sera sous-titré dans 6 mois, si on a de la chance.
>  Le dimanche à 22h depuis le 27 Mars

-  Asuko March! (WOWOW)
L'histoire : Après avoir raté ses examens d'entrée dans les meilleures écoles, une jeune lycéenne atterrit dans un établissement technique, où il n'y a que 3 filles dans tout l'établissement, et où elle est la seule fille de sa classe. Parviendra-t-elle à s'intégrer ?
L'avis : Zavez qu'à voir, je savais même pas qu'il y avait des lycées techniques (ou équivalents) au Japon. Encore une opportunité d'en apprendre plus sur le système scolaire nippon, même si très franchement, l'attrait du pitch ne va pas au-delà ce menu détail.
>  Le dimanche à 23h à partir du 24 Avril

Naturellement, Gou poursuit également sa diffusion avec un deuxième volet (sur quatre), le dimanche soir sur la NHK.
A ma connaissance, la seule série à avoir douillé en cette rentrée printannière est la deuxième saison de Challenged, qui devait commencer fin mars et s'est vue reporter aux calendes grecques, cependant j'ignore en fait si ça date du séisme ou d'avant, je manque d'infos. En même temps, Challenged était quand même franchement dispensable, alors c'est pas tragique. Franchement, un instit aveugle... nan mais ça va quoi, Good Life va nous offrir tout ce qu'il faut de ce côté-là de toute façon.

Bon, mais parlons plutôt de ce qui compte vraiment...

BOSS_leretour
Donc ! Outre le retour de la vengeance pour quelques grosses pointures comme BOSS et JIN (la vache, c'est du lourd !), on assiste quand même à de jolies petites nouveautés, notamment grâce à la NHK et WOWOW qui ne déméritent pas et restent fidèles à leur réputation. Franchement, ça me fait bien plus envie que la saison du trimestre précédent, tout ça.
En ce qui me concerne, sont à garder à l'oeil : Madonna Verde, Namae wo Nakushita Megami et CO Ishoku Coordinator, et, dans une moindre mesure, Umareru, Shima Shima (avec une grosse appréhension cependant) et Koukousei Restaurant. Plus peut-être quelques autres pilotes si je suis de bonne humeur et que les sous-titres suivent.

Ah, ça requinque de savoir qu'il va y avoir deux ou trois bonnes choses à se mettre sous la dent...

 

Posté par ladyteruki à 00:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

14-12-10

Adieu Ryoumaden, pour de bon

N'ayant pas encore tout-à-fait réglé mon contentieux avec les séries historiques, aujourd'hui c'est à elles que je m'attaque, dans un post Point Unpleasant qui ne fait pas semblant d'être en colère, contrairement à hier.

Adieu

Je tiens à dire qu'à compter d'aujourd'hui, je ne vous recommanderai plus de séries historique asiatique, parce que ça m'énerve. Fini, les couplets dithyrambiques sur JIN, adieu les émois devant les performances de Dong Yi (comment ça, "de toute façon c'était fini" ?!), faites une croix sur un compte-rendu de mon lent visionnage de Damo. Jamais plus jamais. Déjà, faire une news sur Xi You Ji, c'était trop, à la limite.
Vous l'aurez compris, par série historique asiatique, je veux dire série très ancienne, genre moyenâgeuse. J'ai aucun problème avec le fait de vous en remettre une couche sur Karei Naru Ichizoku ou Fumou Chitai, par exemple.

Seulement voilà : à chaque fois que je parle de série asiatique à quelqu'un qui jusque là n'en a pas entendu parler (mais euh, on s'est déjà rencontrés ou pas ? Je veux dire, on se connait, alors comment ça se fait que tu ne découvres ça que maintenant ?!), c'est à des séries historiques qu'il pense. Et forcément, des mecs en kimono ou en chais-pas-comment-ça-s'appelle-en-Corée-mais-pour-moi-c'est-tout-pareil (j'exagère à peine), ça n'éveille pas la convoitise de la plupart de ces interlocuteurs néophytes. C'est magnifique : la seule évocation d'une nationalité a plus tendance à évoquer le voyage dans le temps que le voyage à quelques milliers de kilomètres de chez nous.
Vous dites "série japonaise" à quelqu'un et tout de suite il pense ère Edo. Et encore, s'il le pensait en ces termes, déjà on aurait de l'espoir. Mais tout ce qu'il voit, ce sont des samurai armés de sabres qui se battent pendant des épisodes et des épisodes. Et le peu d'attention que vous aviez réussi à attirer sur votre cas s'est déjà dissipé dans une rêverie cliché sur le Japon.

Maintenant soyons clairs : des clichés, on en a tous en tête, et on les assume plus ou moins selon les cas. Ça n'est pas propre à l'Asie. Par exemple quand je dis série danoise, je vous prie de me croire, le réflexe n'est pas de se dire que la série en question est certainement captivante, mais au contraire de se dire que ça va être déprimant, bavard et certainement chiant comme la pluie. Vivement Noël que je prouve à mon entourage, DVD de Borgen à l'appui, que série danoise ne rime pas avec ennui (la preuve). Mais ces clichés-là sont faciles à combattre parce qu'il n'y a, finalement, qu'une seule barrière mentale, celle qui associe la nationalité d'une série à un ton. Mais si en plus on s'ajoute des images mentales de différence culturelle, historique et tout, là forcément, on part du mauvais pied.

Donc moi, j'en ai marre. J'ai bataillé pendant des années dans les conversations pour dire des variantes de ce que je me suis entendue dire aujourd'hui. Quand je me suis mise à la littérature japonaise, il m'a fallu prendre l'habitude d'ajouter : "mais de la littérature contemporaine, hein, ya pas que les haiku dans la vie !". Quand je me suis mise à la musique japonaise, il m'a fallu prendre l'habitude d'ajouter : "mais de la musique contemporaine, hein, ya pas que le koto et le shamisen dans la vie !". Et maintenant que je parle de séries, il me faut prendre l'habitude d'ajouter : "mais des séries qui se passent aujourd'hui, hein, ya pas que les samurai dans la vie !".
Une habitude que je refuse de prendre désormais. Je refuse de devoir justifier la culture d'un pays de cette façon.

Écoutez, c'est simple. La tâche que je me suis fixée, c'est d'essayer de cultiver les gens téléphagiquement. De leur apprendre qu'hors de la fiction américaine, il y a du salut. Que les séries américaines, c'est bien, mais qu'il n'y a pas que ça. C'était ma démarche depuis quelques années, je me suis lancée là-dedans récemment à grande échelle, c'est, devant certaines réactions stupides, encore parfois un sacerdoce, mais c'est moi qui l'ai choisi. Même si parfois je voudrais bien que les gens arrêtent de critiquer dans le vide juste par principe.
Par contre, mon job, ce n'est pas de cultiver les gens tout court. De l'ignorance au racisme en passant par le refus de sortir de sa franchouillarde assurance qu'on est le seul pays à être exceptionnellement culturel, c'est pas à moi de faire tout le boulot et d'en plus devoir expliquer, encore et encore, comme le cerveau des Danaïdes dont la matière grise semble s'échapper à mesure que je tente d'y ajouter quelques menues connaissances sur le monde, que oui, au Japon, il y a l'électricité, on peut y brancher une guitare électrique, que non, au Japon, on n'est pas forcé d'écrire des haiku depuis plusieurs siècles, et que, bon, je ne dis pas, ça arrive, mais la série historique n'est pas du tout la norme et que les Japonais aiment comme vous et moi que leurs séries parlent de la vraie vie.

C'est pas mon boulot, c'est pas à moi de faire ça. Et ça me met dans une fichue rage de voir qu'en fait, avant de parler aux gens des séries du monde entier, parfois, il faudrait carrément leur rappeler ce qu'est ce monde entier. Au moins en gros.

Voilà, c'est fini. Avec l'arrêt de Ryoumaden, je promets d'arrêter de parler de séries asiatiques historiques.
Bon ou alors, juste pour surveiller les audiences de Gou...

Posté par ladyteruki à 23:35 - Point Unpleasant - Permalien [#]

11-02-10

127 millions de consommateurs

Ah, l'idéalisme des jeunes gens qui entrent dans la profession juridique...!
Hein ? Quoi ? Non. Non-non rassurez-vous. Ceci ne sera pas un deuxième post sur The Deep End cette semaine. J'ai pitié de vous. Non, à la place, je vais vous parler de série nippone.
Ah, tiens, étrange, il ne reste plus qu'un lecteur...?
Nan mais arrêtez, les gars. J'ai pas encore parlé de série asiatique en Février, quoi, zut à la fin ! Revenez et cultivez-vous, c'est un ordre !

Je m'apprête en plus à vous parler d'une série qui a commencé en janvier au Japon, Tokujou Kabachi!!, dont si vous vous souvenez, j'avais déjà un peu causé. Tokujou Kabachi!! occupe la case horaire délaissée par JIN et, je vous prie de le croire, c'est un sacré défi. Et pour s'éviter des problèmes, la série a simplement décidé de ne rien avoir en commun avec son prédécesseur. Rien.

TokujouKabachi

Tokujou Kabachi!! se propose donc de suivre les déboires d'un notaire-conseil, le genre qui remplit la paperasse juridique pour vous quand vous avez eu un petit litige de rien du tout. Mitsuhiro, c'est son nom, est l'un d'entre eux, et son intervention permet à ses clients d'éviter de bien fâcheuses expériences, tout en ne passant pas par la case tribunal. Un rôle idéal pour ce défenseur du faible, ce chevalier en armure prêt à secourir la veuve et l'orphelin.

En toute logique, cet idéalisme forcené s'apprête à être salement malmené au cours de la série, et les réjouissances commencent dés le pilote, où l'on s'assure que notre petit gars va bien retenir la leçon : un bon notaire est un notaire vicelard. Au menu : d'abord, Mitsuhiro va se faire dépecer vivant par son opposante dans une affaire, ensuite, son mentor lui-même va lui asséner une claque magistrale (au propre comme au figuré). Sous la pluie, pour ne rien arranger.

Contrairement à The Deep End ou Hokaben, oeuvrant dans le même créneau, il ne s'agit pas ici de partager le douloureux parcours initiatique du héros, mais d'en rire voire carrément de s'en réjouir. D'ailleurs dans l'histoire, Mitsuhiro a plus l'air d'un abruti fini que d'un notaire à qui je confierais mon dossier, il faut le dire. Abruti ascendant Bisounours, même.

Au contraire, son adversaire, la glaciale Misuzu, nous tire quelques sifflets admiratifs. Afin de prendre la mesure de son talent (qui n'a visiblement d'égal que son absence de scrupules), le pilote nous propose de faire sa connaissance de façon ludique, avec une première affaire n'ayant rien à voir avec Mitsuhiro, histoire de se faire plaisir. Misuzu s'y montre à la fois brillante et redoutable. C'est impressionnant et l'objectif est atteint, le personnage parfaitement brossé.
A la suite de quoi, les scénaristes reprennent leur Mitsuhiro et le jettent en pâture à la cynique notaire, et là, on se marre un peu moins parce que franchement, elle a beau jeu de la lui faire à l'envers, rapport au fait que le gars, je l'ai dit, est quand même un abruti fini.

Le mérite de Tokujou Kabachi!!, c'est avant tout de ne pas prendre son sujet au sérieux. Procédé également connu sous le nom de "c'est n'iiiiimporte quoi !". Musique loufoque omniprésente, effets un peu grossiers, couleurs dans tous les sens, acteurs surjouant constamment (à l'exception de Maki Horikita qui campe une Misuzu toute en nuances), rythme effréné... Le pilote e Tokujou Kabachi!! assume totalement son ton de comédie, c'est un festival. Une façon assez futée de ne pas avoir besoin d'être trop pointu sur les subtilités juridiques, en passant, mais au moins le divertissement marche à plein régime pour qui apprécie la comédie grosses tatanes.

La vraie bonne idée de ce pilote, c'est de ne pas avoir cherché à boucler l'affaire qui oppose Mitsuhiro et Mizusu à la fin du temps règlementaire. Mitsuhiro perd un premier round, soit. C'est prévisible mais totalement cohérent vu le profil des deux combattants. Mais les choses ne s'arrêtent pas là et ça fait un peu plaisir, quand même, de voir se développer ce fil rouge fait de revanches et de retours à l'envoyeur.

Globalement, il n'y a pas grand-chose de plus à retirer de ce premier épisode.
Éventuellement, très éventuellement, on pourra picorer çà et là quelques petits détails sur le système juridique nippon, rien de fascinant pour le spectateur occidental, mais pourquoi pas. Après tout, Tokujou Kabachi!! ne va aborder des points de droit que très anecdotiques au regard des grandes problématiques abordées dans la plupart des séries se déroulant dans un tel univers, comme les compensations et dédommagements divers, le remboursement de dettes, les possibilités de rétractation pour un achat...
Initiative amusante à ce sujet : des questions (vraisemblablement tirées d'un quelconque quizz édité par 60 Millions de Consommateurs) sont posées à plusieurs reprises ; l'idée, c'est que les téléspectateurs y répondent par téléphone, et que le gagnant est appelé une fois le pilote fini, par les deux acteurs principaux, en direct ! Il a alors le privilège de les avoir directement en ligne, et de gagner quelques menus cadeaux. Une façon sympathique de la part de TBS d'essayer d'augmenter les audiences, décourageant ainsi les fans des acteurs (extrêmement bankable par ailleurs) d'enregistrer leur épisode pour le regarder plus tard... ou pire, de le télécharger. 'Zont le mérite d'essayer, ces Japonais.

Bilan, Tokujou Kabachi!! n'est franchement pas une série incontournable. On est loin de JIN, comme vous le voyez. Mais si vous cherchez un divertissement presque totalement décérébré sur un thème d'ordinaire pris très au sérieux, la Justice, alors la série est probablement faite pour vous.
Moi, j'ai regardé le pilote entre midi au boulot, ça m'a vidé la tête complètement, c'était finalement pas si mal. Et c'est après tout une qualité qui en vaut une autre !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Tokujou Kabachi!! de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-01-10

Avanti !

Pour ce premier post de l'année (un vendredi, en plus... moi je dis c'est un signe), je vous propose de fourbir vos armes en l'honneur de la nouvelle saison nippone, qui commence dans quelques jours, à peine à 10 000 km de chez nous (même pas ; autant dire une bagatelle).

Rappelons pour commencer qu'une âme bien intentionnée a répertorié pour vous les nouveautés de la saison automnale, a compilé les audiences, bref, n'a pas chômé, et vous a offert tout ça sur un plateau il y a quelques jours, sur SeriesLive :

2009_Automne
Dorama Panorama - Collection Automne 2009

Mais ça, c'était en 2009. En tant que téléphages, nous devons à notre condition de nous projeter toujours dans l'avenir (= dans le prochain épisode), et c'est donc assez naturel qu'on se préoccupe de la saison de l'hiver 2010 au Japon, avec une liste (pour le moment non-exhaustive) des séries à venir, et pour lesquelles vous trouverez bientôt des fiches sur SeriesLive, quand ce n'est pas déjà le cas (héhé), suivies, ça va de soi, de quelques posts de présentation comme ceux auxquels je vous ai habitués ces derniers mois, sitôt que les diffusions (et les sous-titrages) auront commencé...

853 - TV Asahi
L'histoire : Le détective Shinnosuke Kamo a deux combats à mener : d'une part, celui de tout policier, contre le crime et l'injustice... et l'autre, plus vicieux, contre la bureaucratie sclérosée de son administration.
Observations : avec un acteur d'Aibou, par un auteur ayant travaillé sur Aibou, sur la chaîne d'Aibou...
Fiche SL : 853

Akakabu Kenji Kyoto-hen - TBS
L'histoire :
Un procureur doit mener l'accusation dans un procès relatif à une affaire où rien ne se passe comme il faudrait...
Observations : Si comme le laisse penser la promo, la série mélange drame et humour, tout en ménageant assez de temps au tribunal et pas juste sur le terrain, ça peut s'avérer intéressant.
Fiche SL : Akakabu Kenji Kyoto-hen

Angel Bank - TV Asahi
L'histoire : Après 9 ans d'enseignement dans un lycée difficile, Mamako décide de changer sa vie du tout au tout, et pour cela, elle rencontre un conseiller spécialisé dans la réorientation professionnelle, et en devient un elle-même.
Observations : J'imagine assez bien une série uniquement constituée de stand-alone avec un tel pitch.
Fiche SL : Angel Bank

Bloody Monday (saison 2) - TBS
L'histoire : L'agence THIRD-i, dépêchée par la sûreté nationale, fait appel à un jeune hacker, surnommé Falcon, afin qu'il tente de les aider à déjouer les plans d'une organisation terroriste prévoyant de rayer Tokyo de la carte.
Observations : j'avais vu le pilote il y a quelques semaines, j'en ai encore des crampes à l'estomac.
Fiche SL : Bloody Monday

Code Blue (saison 2) - Fuji TV
L'histoire : Quatre étudiants en médecine intègrent le programme "Doctor Heli", un système récemment mis en place qui permet aux médecin de se déplacer par hélicoptère et donc d'intervenir directement sur les lieux d'un drame.
Observations : Après avoir vu le pilote, j'annonce officiellement que ce sera sans moi.
Fiche SL : Code Blue

Hanchou (saison 2) - TBS
L'histoire : Harajuku est un quartier de Tokyo particulièrement animé, fréquenté par de nombreux jeunes la nuit ou le weekend. Les détectives du commissariat de ce quartier ne manquent donc pas d'occupations, et notamment Tsuyoshi Azumi, qui supervise le département des affaires criminelles.
Observations : N'ayant pas vu la première saison, je pense que ce sera un prérequis si je veux me frotter à la série, non ? Z'en pensez quoi ?
Fiche SL : Hanchou

Hidarime Tantei EYE - NTV
L'histoire : Après une greffe de la cornée à l'œil gauche, un jeune garçon commence à expérimenter d'étranges visions, toutes en relations avec la mort de son frère dans d'étranges circonstances.
Observations : J'aurais pu regarder le téléfilm qui est à l'origine de cette série, mais j'étais 10 ans trop vieille, alors...
Fiche SL : Hidarime Tantei EYE

Indigo no Yoru - Fuji TV
L'histoire :
Le même jour, une femme perd son job et voit son petit ami disparaître. Elle accepte donc un travail en tant que manager dans un host club, dont les charmants membres vont devenir détectives à leurs moments perdus.
Observations : Strike ! Problème de travail, jeunes gens séduisants et enquêtes policières... Fuji TV a décroché le gros lot.
Fiche SL : à venir

Kimitachi ni Asu wa Nai - NHK
L'histoire : En ces temps de crise, nombreuses sont les entreprises qui essayent de diminuer leurs effectifs afin de ne pas sombrer. La tâche de Shinsuke Murakami est de conduire des entretiens avec les employés afin qu'ils décident d'eux-mêmes de quitter leur entreprise.
Observations : L'une des nombreuses séries à vocation professionnelle de la saison. La NHK ne fait pas dans le ludique (c'est pas Hung et son ton mi-figue mi-raisin) mais ça peut valoir le coup d'œil.
Fiche SL : Kimitachi ni Asu wa Nai

Kinoshita Buchou to Boku - NTV

L'histoire : Tout jeune employé d'une agence de publicité, Koshi Bokumoto est assigné dans l'un des pires départements qui soit, auprès de Konosuke Kinoshita, un chef totalement irresponsable.
Observations : Je ne comprends pas bien l'intérêt d'un tel pitch, sinon prouver que la comédie ne va pas reposer sur grand'chose. Rien que le jeu de mot du titre est pénible.
Fiche SL : Kinoshita Buchou to Boku

Magerarenai Onna - NTV
L'histoire : A 33 ans, Saki a raté l'examen du Barreau par dix fois déjà... on pourrait imaginer qu'elle a compris le message, mais pensez-vous ! En préparant le prochain examen, cette jeune femme au tempérament bien trempé travaille donc en tant que clerc dans un cabinet juridique.
Observations : Au cabinet juridique, je dis oui. Au personnage féminin et les intrigues que je sens poindre, je dis non, pitié, je pense que la télespectatrice japonaise en a assez bouffé.
Fiche SL : Magerarenai Onna

Majisuka Gakuen - TV Tokyo
L'histoire :
Les tribulations d'une bande de jeunes délinquantes dans un lycée.
Observations : Il faut quand même savoir que la seule raison pour laquelle cette série a vu le jour, est la promotion du groupe d'idoles AKB48 qui figure au grand complet (en tous cas ça y ressemble) dans ce dorama. D'où la brièveté du pitch. D'façons, les séries de TV Tokyo, on les connait, hein...
Fiche SL : à venir

Massugu na Otoko - Fuji TV
L'histoire :
Que faire quand on est l'homme le plus honnête de la terre ? Eh bien, pourquoi ne pas remettre dans le droit chemin une jeune femme qui est tout le contraire ?
Observations : Ah, je me disais, aussi ! Je trouvais bizarre qu'il n'y ait pas encore de comédie purement romantique cette saison !
Fiche SL : Massugu na Otoko

Nakanai to Kimeta Hi - Fuji TV
L'histoire : A peine diplômée, Miki Kakuta vient de trouver un travail dans une importante société... mais ce qui semblait être une merveilleuse opportunité va bientôt se transformer en cauchemar.
Observations : Ils ont pas la fritte, les Japonais, au boulot, en ce moment...
Fiche SL : Nakanai to Kimeta Hi

Ryoumaden - NHK
L'histoire : La vie d'un personnage-clé de l'histoire japonaise, Ryouma Sakamoto, né dans une famille de marchands de basse extraction, et qui va créer la marine japonaise.
Observations : Ah, désolée, j'ai un mot du médecin. En plus j'ai pas mal vu Ryouma dans JIN alors bon, je crains l'overdose. Donc non.
Fiche SL : Ryoumaden

Sakuya Konohana - NHK
L'histoire : Une jeune fille découvre la vie à la cour du shogun après s'être distinguée lors d'un concours de hyakunin isshu, un jeu mêlant cartes et poésie.
Observations : J'ai déjà du mal avec les séries historiques de mon continent, alors... par contre j'aime bien le concept du jeu !
Fiche SL : à venir

Salaryman Kintarou (saison 2) - TV Asahi
L'histoire : Ancien biker, Kintarou s'est retiré de ce monde violent pour devenir "salaryman", soit employé de bureau. Mais ce n'est pas toujours facile...
Observations : Je n'ai jamais été attirée par cette histoire, mais force est de constater qu'on me pousse un peu à m'y mettre...
Fiche SL : Salaryman Kintarou

Shinsengumi PEACE MAKER - TBS
L'histoire : Pour venger ses parents, Tetsunosuke, 15 ans, décide d'intégrer les Shinsengumi, des samurais légendaires, mais pour cela, il doit devenir un démon.
Observations : Pas très enchantée par le pitch, mais si les premier retours garantissent quelque chose de suffisamment sombre et pas trop teenager, j'accepterai de changer d'avis.
Fiche SL : à venir

Shukumei 1969-2010 - TV Asahi
L'histoire : Le fils d'une famille d'industriels puissants envisage d'entrer en politique, et découvre que ses choix dans le domaine privé seront déterminants dans la poursuite de sa carrière.
Observations : L'histoire me rappelle un peu Karei ni Naru Ichizoku, donc je me laisserai probablement tenter.
Fiche SL : Shukumei 1969-2010

 Tokujou Kabachi!! - TBS
L'histoire : Katsuhiro Tamura travaille dans un office notarial, où il emploie la loi pour venir au secours des plus faibles, mais il se trouve souvent en opposition avec sa collègue Misuzu Sumiyoshi.
Observations : Parait que c'est un spin-off. Pas au courant. On verra. (ouais, je suis aussi enthousiaste que ça)
Fiche SL : à venir

Tomehane! - NHK
L'histoire : Yukari Oe s'est prise de passion pour la calligraphie, mais le club de son école menace de fermer.
Observations : M'est avis que j'ai dépassé l'âge limite pour m'intéresser à ce genre d'histoires.
Fiche SL : à venir

Yamato Nadeshiko Shichi Henge - TBS
L'histoire : Sunako est une jeune fille discrète et effacée, au grand regret dans sa tante. Celle-ci, propriétaire des logements occupés par 4 jeunes gens, leur propose de les loger gratuitement s'ils acceptent d'aider sa nièce à prendre confiance en elle.
Observations : J'ai toujours pas vu Nobuta wo Produce mais ça me rappelle quand même vachement la description qu'on m'en a faite. Des confirmations ? Le site web semble par contre indiquer un univers plus... gothique.
Fiche SL : Yamato Nadeshiko Shichi Henge

Voilà, c'est tout pour le moment ! Avouez que j'ai bien bossé, quand même. J'ai l'impression qu'il y a une nette tendance vers les séries se déroulant dans le monde du travail, et personnellement j'aime bien, ça nous change des teenageries. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.
Quant aux copies de JIN que j'évoquais dans l'article sur SeriesLive, je pense qu'il ne faut pas les attendre avant, au minimum, le printemps, voire l'été... le temps que les chaînes lancent leurs projets. Mais je n'en démords pas, je suis sûre qu'il va y avoir une foule de projets similaires dans une ou deux saisons.

Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

Posté par ladyteruki à 22:03 - Dorama Chick - Permalien [#]

25-12-09

Dites 33

Joyeux Noël à tous ! Est-ce que vous avez été sages cette année ? Non ? Alors voici votre récompense ! Le retour de la rubrique La preuve par trois, qui s'était un peu fait oublier ces derniers temps.
Ce que je vous propose aujourd'hui, ce n'est rien de moins que le pilote de le succès télévisuel de cet automne !

Je vois à votre air circonspect que vous émettez quelques doutes : "je vois pas ce que ça a d'extraordinaire, tout le monde l'a vu", voire, pour les plus cyniques, "ah bon il y a eu un succès télévisuel cet automne ?". Évidemment il y a une mention en petits caractères : je vais vous offrir le pilote du succès télévisuel de cet automne... au Japon. Et lui, je suis sûre que vous ne l'avez pas encore vu.
Votre cadeau de Noël, cette année, c'est donc le pilote de JIN, série à la fois médicale, historique et fantastique (si-si) qui a déchiré les audiences jusqu'à son final la semaine dernière, et qui raconte l'histoire d'un neurochirurgien qui se retrouve envoyé près de deux siècles en arrière.

JIN___1
Les 20 premières minutes du pilote sont consacrées à raconter "la vie d'avant" de Jin Minakata, un chirurgien qui a priori, est très estimé par ses patients, mais qui a perdu toute confiance en lui après avoir pratiqué, sur sa jeune fiancée, une opération  qui l'a laissée dans un état légumineux. Ce ne sont pas forcément les minutes les plus passionnantes du pilote, mais elles sont plus que nécessaires pour comprendre à la fois le background de Jin, et les problématiques que la série va aborder avec l'angle médical de ses intrigues. Son mérite est aussi et surtout de ne pas tout de suite passer au cœur de l'histoire, c'est-à-dire le retour dans le passé, afin de lui éviter d'avoir l'air d'un gadget. Le temps passé sur les histoires de Jin dans le présent est vital, c'est le moins qu'on puisse dire, car il donne les fondements de la mythologie de la série. Car à l'inverse d'un grand nombre de séries japonaises (et je suis la première à le reconnaître), JIN construit son récit, son univers, ses questionnements. Comment Jin se retrouve dans le passé ? On ne sait pas, mais en tous cas ce n'est ni un hasard ni un prétexte, c'est une problématique à part entière et ce premier épisode en pose les bases avec application.

JIN___2
Seconde étape du pilote, l'arrivée de Jin dans cet univers du passé. Je tire au passage mon chapeau à toutes les petites interrogations de Jin sur l'endroit où il a atterri, il met en effet beaucoup de temps à réaliser ce qui lui arrive et c'est une preuve du sérieux des auteurs de la série, conscients de l'improbabilité de leur pitch, qui donnent l'occasion à leur personnage principal à la fois d'être pris dans le tourbillon des évènements, et de garder à l'esprit les interrogations qui semblent naturelles en pareilles circonstances. Mais surtout, cette seconde partie du pilote développe l'aspect médical de la série. Avec comme principale préoccupation de montrer dans quelles conditions la médecine se pratiquait à l'époque, et comment Jin, bien que plus que qualifié pour accomplir des miracles dans ce contexte, a bien du mal à pratiquer. Le problème est double : d'une part sur un plan pratique, évidemment, et surtout pour faire admettre aux "locaux" que ce qu'il fait, c'est de la médecine. La stupeur et l'incompréhension dominent chez ses interlocuteurs, et là encore, c'est extraordinairement bien montré. Le personnage de Saki Tachibana se détache bien vite par sa curiosité très positive : elle fait preuve d'un esprit très ouvert, et cherche non seulement à comprendre mais aussi à apprendre. Elle semble discerner assez vite que ce que pratique Jin, bien qu'au-delà de sa compréhension, est important. Loin de dépeindre les gens de l'époque comme des ignorants, JIN prouve donc qu'il s'agit bien de montrer que les connaissances ne sont pas aussi avancées, mais que plusieurs ne vont demander qu'à apprendre (un trait dont on devine, à la fin du pilote, qu'il ne sera pas exclusif à Saki, mais que les connaissances médicales de Jin vont être un véritable enjeu intellectuel pour toute une communauté de personnages).

JIN___3
Jouant de plus en plus sur le contraste historique, JIN s'aventure, dans la troisième partie de son pilote, dans l'exploration véritable de ses thèmes, lançant au passage des intrigues futures. Notre chirurgien tente en effet de comprendre comment il peut revenir à son époque, mais il réalise aussi que la moindre de ses actions peut avoir des conséquences d'autant plus lourdes. Interagir avec des personnages historiques, notamment, ne peut pas être innocent... Des milliers de choses semblent se mettre en place : comment la communauté médicale (ou s'estimant telle) va réagir suite à l'arrivée de Jin, comment ce dernier va essayer de comprendre ce qui lui arrive, notamment en s'apercevant qu'autour de lui, plusieurs des visages connus du futurs sont présents sous d'autres identités... le pilote a, à ce stade, rempli toute sa fonction et plus encore. Prouvant que JIN va être bien plus qu'une série médicale, mais aussi une série dramatique, une série historique, et une série fantastique où, contrairement à très souvent, les éléments fantastiques vont être de véritables interrogations, et pas juste un accessoire pour explorer des situations incongrues.

Malgré ses maladresses de mise en scène (car elles existent, ne nous trompons pas), JIN promet avec ce pilote de remplir toutes les conditions pour être une fiction très complète, et complexe. Si je ne m'explique toujours pas le succès de séries comme Buzzer Beat, je comprends en revanche, totalement, que le public japonais se soit enthousiasmé pour JIN. La série parvient, sans jamais copier les séries occidentales (et malgré toute la sympathie que j'ai pour ces séries, des BOSS et des MR. BRAIN ne peuvent pas en dire autant), à se construire une mythologie solide, à placer les ingrédients nécessaires à la construction de thèmes denses, et variés, et à poser des personnages loin d'être caricaturaux. A cet égard, je dois dire que Takao Osawa, que je n'avais encore jamais vu à l'œuvre dans un rôle important, est excellent dans son interprétation, et dépasse (et de loin) les attentes que semblent formuler le script à son égard.
Alors, si vous ne devez avoir vu qu'un seul pilote nippon cette saison, j'ai envie de dire que ce devrait absolument être celui de JIN. Et comme en plus, il est malpoli de refuser un cadeau...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JIN de SeriesLive.
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Gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance !

Posté par ladyteruki à 12:00 - La preuve par trois - Permalien [#]

12-10-09

Staato !

Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais très envie de vous présenter les nouveautés de la rentrée d'automne japonaise. Sans doute parce la rentrée américaine m'a interrompue dans ma fringale nippone de cet été, et que pouvoir mêler mes tendances pilotovores à mon envie de dorama, ça m'a fait trépigner d'impatience ces derniers temps...
Je vous avoue que je voulais réaliser cet article initialement pour un autre site, mais je n'ai jamais pris le temps de leur soumettre quelque chose de suffisamment développé. Mais bon, je leur soumettrai toujours, on verra bien, peut-être qu'il y apparaitra un jour !

- Welkame (NHK - depuis le 28 septembre)
L'histoire : une jeune femme, qui a été élevée dans une auberge à la campagne pour plus tard la délaisser pour partir dans une grande ville, doit retourner chez elle, faisant face aux réactions de ceux qu'elle s'était empressée de laisser derrière elle.
Autour de la série : sont prévus150 épisodes de 15mn chacun, en quotidienne le matin (c'est ce qu'on appelle les asadora).

- My Girl (TV Asahi - depuis le 9 octobre)
L'histoire : un jeune homme de 23 ans  a eu une aventure avec une femme d'âge mûr quand il était au lycée, et, plusieurs années plus tard, il apprend qu'elle est décédée et qu'elle a eu un enfant de lui.
Autour de la série : adaptation du roman du même nom. La bonne nouvelle c'est que deux teams de fansub ont déjà annoncé travailler sur cette série, donc on en reparlera probablement.

- Challenged (NHK - depuis le 10 octobre)
L'histoire : un professeur qui a perdu la vue décide de reprendre l'enseignement en dépit de son handicap.
Autour de la série : pas grand'chose à signaler, sinon qu'on va sans doute chialer comme des bébés.

- JIN (TBS - depuis le 11 octobre)
L'histoire : un neuro-chirurgien tombe dans une faille temporelle qui le ramène au milieu des années 1800, où il se résout à exercer la médecine sur les maladies d'alors avec ses connaissances du « futur ».
Autour de la série : adaptation du manga du même nom.

- Mama-san Volley de Tsukamaete  (NHK - depuis le 11 octobre)
L'histoire : les tribulations d'une équipe de volley uniquement constituée de mamans travaillant dans un supermarché local.
Autour de la série : exception qui confirme la règle, il s'agit d'un sitcom ! Il parait qu'il n'y en a eu qu'un seul avant celui-ci il y a quelques années. En tous cas, comme un bon sitcom qui se respecte, celui-ci sera tourné en public.

- Real Clothes  (Fuji TV - à partir du 13 octobre)
L'histoire : adaptation d'un tanpatsu (téléfilm) où une jeune fille pas spécialement féminine était mutée au rayon prêt à porter féminin d'un grand magasin, et devait devenir plus raffinée.
Autour de la série : le tanpatsu était déjà lui-même l'adaptation d'un manga.

- Gyne  (NTV - à partir du 14 octobre)
L'histoire : une gynécologue hantée par une tragédie passée, et qui fait toujours passer le bien-être de ses patients avant toute chose, se retrouve trainée en justice par la famille d'une patiente morte sur sa table d'opération lors d'une césarienne.
Autour de la série : drame à la fois médical et judiciaire, adaptation d'un article rédigé par un gynécologue réputé.

- Aibou (TV Asahi - à partir du 14 octobre)
L'histoire : deux policiers, un expérimenté et un plus jeune, mènent des enquêtes.
Autour de la série : huitième saison d'une série qui a commencé en 2000, donc n'a plus grand'chose à prouver...

- Fumou Chitai (Fuji TV - à partir du 15 octobre)
L'histoire : après avoir servi en tant qu'officier dans un camps de travail en Sibérie pendant la Seconde Guerre Mondiale, un homme retourne au Japon où il est engagé par une société commerciale.
Autour de la série : remake de la série du même nom qui a compté 31 épisodes en 1979, et d'après le roman du même nom.

- ROMES (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une équipe de choc spécialisée dans la sécurité des aéroports traque aussi bien les terroristes que les hackers.
Autour de la série : seulement 9 épisodes prévus. Adaptation de deux romans. Prend la case dévolue à Primeval au Japon.

- Ohitorisama (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une prof trentenaire tombe amoureuse d'un de ses collègues plus jeune de 10 ans. Ils décident d'emménager ensemble mais la cohabitation ne fait que souligner leurs différences.
Autour de la série : c'est Accidentally on Purpose en version japonaise, sans la grossesse. Et avec presqu'uniquement des chanteurs au générique !

- Untouchable (TV Asahi - à partir du 16 octobre)
L'histoire : une jeune reporter se trouve renvoyée de la publication haut-de-gamme où elle travaillait, mais son sens du détail lui permet d'accéder à la partie « intouchable » des affaires sur lesquelles elle écrit. Elle peut donc à la fois résoudre des affaires et continuer à écrire des articles, même si c'est à présent pour un torchon.
Autour de la série : R.A.S.

- Samurai High School (NTV - à partir du 17 octobre)
L'histoire : un jeune adolescent pas très viril tombe sur un vieux document qui lui insuffle l'esprit de ses ancêtres samurai.
Autour de la série : sur un scénario de Yumiko Inoue (14 Sai no Haha), a déjà eu le temps de changer de titre deux fois avant d'être diffusé.

- Shoukoujo Seira (TBS - à partir du 17 octobre)
L'histoire : Seira est une jeune fille issue d'un milieu aisé qui se retrouve à travailler dans le pensionnat où elle faisait auparavant ses études. Humiliée par ses anciennes camarades, elle affronte pourtant les épreuves avec le sourire.
Autour de la série : je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, il s'agira de l'adaptation de la fameuse histoire de Princesse Sarah !

- Tokyo DOGS (Fuji TV - à partir du 19 octobre)
L'histoire : deux jeunes policiers, aux tempéraments contraires mais très zélés, font équipe autour d'une affaire impliquant une étrange jeune fille ayant perdu la mémoire.
Autour de la série : peut-être l'une des séries les plus attendues de la saison, principalement pour son casting.

- Meitantei : Asami Mitsuhiko (TBS - à partir du 21 octobre)
L'histoire : un jeune journaliste qui écrit pour un magazine sur les voyages se retrouve dans diverses contrées japonaises, enquêtant sur des mystères locaux.
Autour de la série : tiré d'une mini-série de 3 épisodes sur le même sujet, Asami Densetsu, diffusée en 2008 sur une chaîne concurrente, et qui était elle-même l'adaptation d'un roman.

- Koushounin (TV Asahi - à partir du 22 octobre)
L'histoire : une équipe d'intervention spéciale, majoritairement masculine et donc avec tous les travers qu'on imagine (hierarchie bornée, sexiste...) a un élément féminin qui sort du lot.
Autour de la série : deuxième saison d'une série démarrée en janvier 2008 (il y a aussi eu le temps pour un tanpatsu).

- Bouchou Mania 09 (NTV - à partir du 22 octobre)
L'histoire : un jeune homme se retrouve juré dans un procès et se prend de passion pour le monde judiciaire. Fasciné, il se met à fréquenter les tribunaux comme un hobby.
Autour de la série : adaptation d'un manga ; la bonne nouvelle pour nos amis non-anglophones, c'est qu'une team française a déjà annoncé qu'elle travaillerait sur les subs de cette série.

- LIAR GAME (NTV - à partir du 11 novembre)
L'histoire : une jeune femme est prise au piège d'un jeu étrange auquel elle n'a pas souhaité participer, où il faut mentir pour gagner ; or, elle est extrêmement honnête et demande donc à un arnaqueur professionnel de lui porter secours.
Autour de la série : c'est la seconde saison de la série LIAR GAME, dont j'ai déjà traité du pilote dans ces colonnes il y a quelques années (eh oui, bienvenue dans le système à la japonaise). Cette seconde saison est un prélude à un film où se déroulera la finale du jeu, et qui sortira en février 2010.

- Gaiji Keisatsu (NHK - à partir du 14 novembre)
L'histoire : les interventions d'une équipe d'élite spécialisée dans le contre-espionnage qui a été créée secrètement suite au 11 Septembre.
Autour de la série : seulement 6 épisodes de prévus.

- Saka no Ue no Kumo (NHK - à partir du 29 novembre)
L'histoire : deux frères officiers de l'armée, ainsi qu'un poète, qui tentent de mener bataille en n'usant pas que de la force, pendant la guerre contre la Russie au XIXe siècle.
Autour de la série : attention les yeux... il s'agit d'une super-production historique (les personnages ont existé) diffusée en trois partie, à l'automne 2009 (5 premiers épisodes), puis 2010 (3 épisodes), et enfin 2011 (5 derniers épisodes), et filmé en Russie et en Chine. Episodes de 90mn chacun.

Allez, en bonus je vous offre le top des séries les plus attendues de cette nouvelle saison nippone (d'après Oricon, spécialiste en classements et sondages de tous poils au Japon) :

1) LIAR GAME (FujiTV)
2) Tokyo DOGS (FujiTV)
3) Fumou Chitai (FujiTV)
4) Aibou (TV Asahi)
5) Otomen  (FujiTV) (la saison a commencé en août et reprend après un hiatus, doublé d'un changement de case horaire)
6) Koushonin THE NEGOTIATOR (TV Asahi)
7) My Girl (TV Asahi)
8) Samurai High School (NTV)
9) Real Clothes (FujiTV)
10) Ohitorisama (TBS)

Inutile de dire qu'il y en a dont vous n'entendez certainement pas parler ici pour la dernière fois ! Mais bon, LIAR GAME, je vais passer mon tour, Tokyo DOGS ne m'attire pas du tout... bref vous voyez le truc, ce n'est pas du haut du classement dont je vais beaucoup vous parler. Enfin bon, si je suivais ce qui disent les prévisions d'audience, ça se saurait. Par contre, Otomen, ça fait quelques semaines que je me dis que je vais essayer d'y jeter un oeil, alors on verra.
M'intéressent plus particulièrement : Gyne, Bouchou Mania 09, un peu My Girl, et quand même Fumou Chitai. Peut-être aussi la grande fresque historique en trois ans, si j'ai le courage et que des traducteurs l'ont aussi (ça risque hélas de faire peu d'émules). Sans compter évidemment Shoukoujo Seira !

Posté par ladyteruki à 19:32 - Dorama Chick - Permalien [#]


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