ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-11-09

[GAME] Défi nippon !

Je suis bien obligée de l'admettre, jusque là, aux jeux des génériques, vous avez toujours déchiré. D'un côté je suis fière de vous, ça veut dire que vous êtes de bons petits, sérieux, bosseurs, vous regardez bien toutes vos séries, vous êtes attentifs, en un mot je vous ai à la bonne. M'enfin, pour moi tout le challenge, c'est quand même bien d'essayer de vous piéger. Alors attention, de plus en plus fort. Cette fois, le thème du jour est : les dorama !
Comment ça, "vous l'aviez vu venir" ?

Eh bien si vous êtes si malins, je présume que vous saurez deviner de quelles séries il s'agit ? Voici donc, comme il est de coutume de le faire, une liste de 10 séries dont vous devez retrouver le titre pour en découvrir le générique.

Attendez ! Avant, je précise avant toute chose que TOUTES les séries à deviner ont été citées sur ce blog, certaines plusieurs fois. La majorité sont retrouvables facilement (je ne vous fais pas l'affront de vous dire comment) car elles ont eu tout un post à leur honneur, le reste est laissé à votre déduction et aux éventuels renseignements que vous pourriez trouver, je ne sais pas, mettons... sur un site, mettons. J'en sais rien, j'imagine. Bref, même si vous n'avez pas vu ces séries, le simple fait d'avoir fait preuve d'un tantinet de curiosité vous qualifie pour en trouver le titre et donc en découvrir le générique. Je trouve qu'il y a beaucoup à gagner dans cette affaire...
Conformément aux règles du jeu en vigueur en ces lieux, tous ces génériques sont inédits sur ce blog, donc introuvables dans le flacon ; alors inutile de me dire "je sais, c'est Innocent Love !" parce que j'ai déjà posté le générique.

Prêts ?
1 - Une série qui n'est pas sur un roi qui s'appelle Henri > Ooku
2 - Une série pour bien chialer > 1 Rittoru no Namida
3 - Une série qui se déroule dans les locaux de la police scientifique > MR. BRAIN
4 - Une série avec des roses partout > Mei-chan no Shitsuji
5 - Une série avec de la musique ringarde > Enka no Joou
6 - Une série d'épouvante moderne > Monster Parent
7 - Une série avec des hélicoptères > Code Blue
8 - Une série où il devrait être interdit de pleurer > Around 40
9 - Une série avec deux flics que tout oppose > Tokyo DOGS
10 - Une série qui aurait pu s'appeler La vie avant tout > Gyne

Concentrez-vous, amusez-vous, trouvez-moi tout ça... Allez, c'est à vous ! On va voir ceux qui suivent et qui ont l'âme du téléphage curieux... Vous avez tout le weekend.
Et si vous trouvez les 10 génériques, je vous en offre un 11e gratuit !

Posté par ladyteruki à 13:18 - Games On - Permalien [#]

03-09-09

Profit à la japonaise

Ce que j'aime, quand j'ai une période de boulimie comme celle que j'expérimente en ce moment, c'est que dans le flot quasi-continu de nouveautés qui m'arrivent chaque jour, il y a des surprises qui sortent du lot comme ça, sans que j'aie rien demandé. Moi, j'ai juste pioché un peu au hasard, et les merveilles surgissent sans prévenir, c'est merveilleux d'être téléphage.
Par exemple je cagoule le pilote de Koishite Akuma et... brrr, non, mauvais exemple. Je reprends : je cagoule le pilote de Zeni Geba, le genre de titre qui même à moi ne parle pas du tout, et je tente, et une heure plus tard, je suis sur le c*l.
Oui, la téléphagie, c'est magique comme ça. En une heure, vous pouvez avoir le coup de foudre.

Pourtant pendant les 10 premières minutes, j'étais assez circonspecte. Pas déçue, car l'ambiance sombre et désolante m'avait déjà conquise, mais en tous cas je me demandais sérieusement ce que je faisais là. Il faut dire qu'en-dehors d'un ouvrier muet et l'impression d'assister à un Germinal asiatique, il n'y avait pas grand'chose à voir ni à penser des débuts du pilote. Le scénario fait preuve du même mutisme que Futarou, le personnage principal, et on ne comprend pas très bien où on a atterri.

On commence mieux à cerner les choses lorsque les flashbacks commencent, prenant largement plus de sens que les scènes du présent. Et plus le contexte prend du sens, plus le sang se glace. On comprend que ce petit ouvrier, il a l'air renfermé, mais en réalité il est bien pire : il est complètement cassé.

En apparence complètement larmoyante, le pilote devient vite une histoire d'horreur moderne.
Futarou a grandi dans une maison où il n'y avait pas d'argent (ou plutôt le peu qu'il y avait était bu par son père), et c'est cette absence d'argent qui fait de lui un oprhelin de mère par la suite. Mais plutôt que nous la jouer Dickens plein de pathos, genre Innocent Love, Zeni Geba est une histoire de haine, de revanche et de rage. Futarou ne va pas faire de son mieux pour être heureux malgré tout et avec le sourire, non c'est pas le genre de la maison ; il va devenir un animal assoiffé d'argent. Il ne veut pas vivre dans le luxe, il veut juste avoir de l'argent. Il est prêt à tout pour ça, même à tuer... et plus l'épisode avance plus on voit à quel point.

Il est possible que Zeni Geba m'ait fait hurler d'horreur parce que je suis, comme beaucoup d'entre nous, terrifiée à l'idée d'être pauvre. Parce que quand on a vécu avec quelques euros (pas quelques dizaines d'euros) par mois, on connaît cette angoisse, elle s'inscrit dans la chair. Je ne pouvais même pas vraiment reprocher à Futarou d'être un tel monstre. Mais c'est aussi en cela que l'histoire est terrifiante. Quand j'ai découvert Profit, il y a de ça 8 ans environ, je me trouvais avec effroi quelques points communs avec Jim (mais je ne couche pas avec ma belle-mère... d'un autre côté mes parents n'ayant pas encore divorcé, il est vrai que je n'ai pas encore de belle-mère), et j'ai un peu ressenti la même attirance familière avec Futarou, à mon grand désespoir.

Je pense que la comparaison avec Profit, à ce stade, n'est pas galvaudée. Si vous étiez téléphage dans les années 90, ou si vous vous êtes montré curieux depuis, vous verrez que les deux séries présentent des similarités assez incroyables, sans pourtant que l'une soit la redite de l'autre. Jim Profit veut contrôler Grace & Gracen pour prendre une revanche sur sa vie de misère, lorsqu'il vivait dans un carton estampillé de leur logo, et Futarou veut avoir sa place dans l'entreprise Mikuni, parce que c'est symboliquement cette famille qui l'a rendu à la fois heureux et malheureux jadis.

L'histoire d'un homme profondément atteint par son passé et l'histoire d'une entreprise florissante se mélangent, et on ne peut pas vraiment en vouloir à l'homme de chercher à prendre le contrôle de l'entreprise dans ces conditions. Moi en tous cas je ne peux pas. Je ne peux pas me dire que la fin ne justifie pas les moyens. Et c'est une expérience d'autant plus horrible que de regarder ce pilote en se disant que oui, si les circonstances étaient les mêmes, je ne serais pas un meilleur être humain. Est-ce que j'aurais le choix ? Je ne suis pas sûre que Futarou ait le choix. Il a développé une névrose due à l'accumulation de chocs psychologiques dans son enfance, je ne vois pas comment il pourrait croire, comme la plupart des personnages japonais, que tout va s'arranger si on travaille dur et qu'on fait contre mauvaise fortune bon coeur. Je préfère un Futarou irrationnel à tous les menteurs des autres séries où on surmonte l'adversité avec des risettes. Même si ça fait mal de penser une chose pareille...

Et pour ceux qui manquent cruellement, si cruellement de culture : la fiche Zeni Geba de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 01:43 - Dorama Chick - Permalien [#]

22-08-09

Dorama craze

Rappelons qu'à partir de lundi commence l'étape japonaise du Tour du Monde des Séries, sur SeriesLive, et que dans cette optique, j'ai envoyé de nombreuses fiches nippones à Eske (même si toutes n'ont pas eu le temps d'être publiées), qui auront la "préférence nationale", c'est-à-dire que les points attribués par les votants compteront double.

ERRATUM : l'étape japonaise, c'est dimanche ! Votez nombreux !

Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous remettre l'intégralité des séries dont j'ai parlé dans ces colonnes, avec tags, liens, et tout le bazar, pour que vous n'hésitiez pas à donner quelques points bien mérités à ces séries. Le Tour du Monde des Séries, ça sert aussi à ça !

Aishiteru ~Kaiyou~  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Bokura no Yuuki (tags ladytelephagy / fiche SL)

Futatsu no Spica (tags ladytelephagy / fiche SL)

Hokaben  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Innocent Love  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Joou no Kyoushitsu  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Kamisama, Mou Sukoshi Dake  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Last Friends  (tags ladytelephagy / fiche SL)

LIAR GAME  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Lunch no Joou  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Maid Deka (tags ladytelephagy / fiche SL)

Orange Days  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Ruri no Shima  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Seigi no Mikata  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Shigeshoushi (tags ladytelephagy / fiche SL)

The Quiz Show  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Yakou no Kaidan  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Pour le moment, il n'y a pas d'autre dorama qui soit fiché ET dont j'aie parlé ici, mais sachez bien que j'y travaille, Eske en a quelques uns en réserve tandis que je continue de préparer des fiches à mesure que j'en découvre, de sorte que l'an prochain, il y ait plus de choix si cet évènement se renouvelle !
Et d'une façon générale, c'est quand même bien sympa de faire découvrir des choses... personnellement je ne m'en lasse pas.

Donc voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse : vous avez le weekend pour faire vos recherches, le règlement est là, après, il suffit de jouer là ! Et si vous jouez au Quizz de SeriesLive, vous gagnez des points supplémentaires pour voter, donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire de votre journée de samedi.

Posté par ladyteruki à 11:22 - Dorama Chick - Permalien [#]

09-08-09

ありがとう, Eske-さん

Et d'ailleurs en parlant de dorama japonais, plusieurs de mes fiches ont été postées aujourd'hui par Eske (puisse ses séries favorites être renouvelées à l'infini), donc si ce n'était encore fait, n'hésitez pas à aller voir les fiches de ces séries dont je vous ai déjà parlé :

- Lunch no Joou (fiche SL)
- Yakou no Kaidan (fiche SL)
- Innocent Love (fiche SL)
- The Quiz Show (fiche SL)
- Futatsu no Spica (fiche SL)

Merci à lui pour participer à l'éducation des téléphages français, et rendez-vous avec de prochaines fiches très bientôt !

Posté par ladyteruki à 13:13 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

28-06-09

[DL] Innocent Love

Peut-être aussi que si j'ai été encline à rapprocher Innocent Love de Last Friends, c'est à cause de ce générique. Tons froids, métaphore des relations, résumé de la personnalité de chacun en un mot, et surtout, interprétation du générique par Utada Hikaru, sont autant d'éléments que partagent les deux séries.

InnocentLove
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Deux minutes de générique... on voit pas ça très souvent, pas vrai ? Pourtant ça n'est pas long du tout, je trouve très agréable d'avoir ce petit clip, surtout que pour le pilote, il n'intervient que 12 minutes après le début de l'épisode, donc ça aère plus qu'autre chose. Ah et, désolée pour la coupure un peu sèche, mais après il y a l'écran publicitaire...

Oui, en fait, c'est ça : à ce stade on a dépassé le générique pour offrir carrément un petit clip au spectateur. Je trouve ça super. D'ailleurs quand j'aime vraiment un générique, je me dis souvent que je voudrais en trouver une version longue sur un coffret DVD, ce serait super agréable de voir tout ce qui a été coupé au montage par pure commodité mais qui avait tout de même été tourné pour la série. Si un jour je crée une série, je le ferai, vous pouvez en être surs : un générique de 5mn en bonus sur le DVD !!!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Innocent Love de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:17 - Médicament générique - Permalien [#]

Prisoner of Life

Ne faites pas les étonnés : vous avez tous pu constater que ces derniers temps, par dépit téléphagique, je me tournais vers la fiction japonaise. Ça me passera, ne vous inquiétez pas. Par exemple cette semaine je vais essayer de me bloquer une soirée pour Vituality, à tête reposée. Je vous avoue que je me sens aussi encouragée par les fiches nippones postées au compte-goutte par Eske sur SeriesLive, et qui me poussent à me replonger dans ces séries régulièrement. Bref, voilà un nouveau post Dorama Chick camouflé dans la rubrique La peuve par trois, c'est la période qui veut ça, voilà tout.

Sauf qu'aujourd'hui, c'est un peu différent. Aujourd'hui, j'ai reçu un méchant coup. Regardez, j'ai la lèvre fendue. Les yeux rouges. Les jambes flageolantes. Ah oui, aujourd'hui, je me la suis prise de plein fouet, la série. Je suis un peu dans le même état qu'après avoir découvert Last Friends. Oui, vos yeux s'allument, ils ont raison.
Allez, faites pas cette tête, je vous emmène...

InnocentLove___1
Quand on a lu le résumé "officiel" de la série avant de la regarder, on commence le pilote avec les soucils froncés. En effet, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille, Kanon, qui a perdu ses deux parents dans un incendie il y a 6 ans, le soir de Noël, et qui est avec son frère la seule survivante du drame. Déjà, ça semble bien sirupeux, ça (surtout qu'on apprend bien vite que la famille est chrétienne, donc choisir Noël ne peut pas être innocent de la part des scénaristes). Qu'on apprenne que le frère est en taule parce qu'il serait le meurtrier des parents n'aide même pas un peu... Mais fort heureusement, l'incendie est très bien décrit (presqu'aussi bien qu'un autre dont on a déjà parlé). On sent dés ces images une grande force, en dépit de la gamine un rien hystérique qui joue Kanon enfant. Images chaotiques, chœurs religieux, et excellent montage nous décident bien vite quant au fait qu'Innocent Love a du potentiel. Lequel se développe ensuite avec beaucoup de finesse, lorsqu'on découvre donc Kanon, 6 ans plus tard, en train d'essayer d'aller de l'avant. Problème : son frère étant en prison pour meurtre, la société lui donne du fil à retordre pour qu'elle-même refasse sa vie. C'est comme si elle était aussi coupable que son aîné. C'est particulièrement dur à porter, et le début de l'épisode le démontre à la perfection.

InnocentLove___2
D'ailleurs, à partir du moment où Maki Horikita, qui interprète Kanon, prend le relai, c'est juste magique. Elle parvient à dégager une candeur, une innocence, une envie de vivre, et un épuisement, qui sont tour à tour palpables sans qu'elle n'en fasse des tonnes. Toute en retenue, elle va donc nous montrer combien Kanon met d'énergie à "s'intégrer", trouver un travail, être souriante, alors que, bon, il faut le dire, le monde entier lui tire une tronche pas possible dés qu'on apprend son histoire (et il y a toujours quelqu'un pour jaser). Mais elle a le cœur pur, Kanon, on l'a dit. Et elle fait l'impossible pour essayer de survivre (parce que quand on perd son boulot à cause de ça, c'est bien de survie qu'il s'agit), d'être toujours gentille, d'être une sœur aimante aussi (on sent que ça lui pèse mais elle visite tout de même régulièrement son frère en prison), bref, de ne pas laisser le monde gagner. Pourtant Kanon, je vous rassure (ça m'a fait peur aussi), n'est pas un ange de perfection, puisqu'elle a développé un étrange fétiche pour les photos de gens heureux. Elle prend des gens en photo à leur insu, et même chaparde les photos des autres à l'occasion. Son motif est compréhensible, mais ça n'en est pas moins un peu déviant, comme comportement...

InnocentLove___3
L'abattement règne dans la vie de Kanon, donc. A un moment, on a presqu'envie de lui suggérer de se flinguer tant ça semble sans issue, son histoire. Elle a beau déménager, changer de nom, etc... rien n'y fait. On n'y croit plus, et certainement qu'elle non plus. Si elle n'était pas armée d'aussi bonnes intentions pour affronter son Enfer personnel, on en viendrait à lui souhaiter de disparaitre de la surface de la terre, à la pov'petiote. Mais comme le suggère le titre de la série, Innocent Love, oui, il va aussi être question d'amour. Et en l'occurrence, Kanon, qui semble avancer un peu plus dans le froid à mesure que le pilote progresse, va enfin trouver quelque chose qui lui fait chaud au cœur : l'existence d'un homme. Juste le fait qu'il existe lui suffit. Ce qui est très typique d'elle, c'est qu'elle l'a vu une fois, a été touchée par sa chaleur, mais ne cherche pas à le revoir, d'une part parce qu'elle a bien autre chose à gérer, et surtout d'autre part, parce qu'on l'imagine trop pure pour embarquer quelqu'un dans sa galère. Mais il lui faut se rendre à l'évidence : cet homme qui a l'air de déborder de joie de vivre (eh oui, juste l'air, mais elle ignore pour le moment qu'il a sa propre croix à porter), elle ne peut l'éviter. On imagine aisément (aidés du générique, particulièrement serviable sur ce point) comment les choses vont évoluer à la fois dans la beauté et dans la douleur, pour l'un comme pour l'autre.

Bref, Innocent Love est une histoire sur le poids du passé, dont on ne peut se dégager tout-à-fait, et le désir de chacun de trouver une vie meilleure où la solitude pèserait moins. Le genre de thème, surtout porté avec autant de douceur et de délicatesse, qui ne peut que me conquérir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Innocent Love de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 22:13 - La preuve par trois - Permalien [#]


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