ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-10-11

The Stepford Moms

Subs

Depuis sa diffusion, j'ai déjà vu le pilote de Suburgatory quatre fois. Oui, quatre. Autant vous dire que je le connais par coeur. Pourquoi tant de visionnages ? Une partie de l'explication tient aux circonstances : des trajets en train à faire, du temps passé dans un (ex-)appartement dénué de toute autre forme de divertissement que mon smartphone, etc... Une autre tient dans une raison toute simple : ce pilote est BON.
EDIT : en fait cinq fois parce que j'ai fait les captures pour ce post sans ressentir même l'envie d'utiliser l'avance rapide.

J'ai peut-être la mémoire courte, mais cette saison, je n'avais pas encore autant ri devant un pilote (j'ai dit "devant un pilote", car si j'avais dit "d'un pilote", là naturellement la palme reviendrait à Whitney) (oui j'ai l'intention de tirer à vue sur cette série jusqu'à ce qu'elle soit retirée de l'antenne, et au vu du deuxième épisode, que sincèrement je ne pensais pas que NBC aurait l'audace de diffuser, j'ai largement matière à le faire) (pourquoi avoir regardé un autre épisode ? Eh bien, trajets en train, ex-appart, tout ça). A gorge déployée. De ce rire que je ne réprime plus depuis bien longtemps, parce qu'il est trop rare, et qui traduit un réel plaisir devant ce que je vois, en dépit d'un sujet qu'on pensait connaitre, d'une technique de narration (l'ado futée) pas spécialement innovante, et d'une réalisation colorée qui peut sembler la décrédibiliser, mais participe en réalité à sa démarche.

Suburgatory-PassiveAgressive
La vie de banlieue, cet étrange territoire qui recouvre un univers fondamentalement différent aux Etats-Unis que ce qu'évoque le terme "banlieue" en France, on pensait qu'on connaissait, parce qu'on avait tous vu Desperate Housewives. Mais même les jours où Desperate Housewives prenait du recul sur cet univers, elle n'en riait jamais tout-à-fait ; Suburgatory s'en charge sans mettre la main à la fiole de vitriol.

La série a réussi à trouver un sujet dont elle peut tirer à la fois de la tendresse et du rire. Ce n'est pas donné à toutes les comédies (plus les épisodes avancent, plus Up All Night semble s'être obligée à choisir entre les deux pour ne garder que les gags et abandonner la tendresse ; dommage, c'est l'équilibre qui me plaisait dans le pilote). Notre petite comédie en extirpe des scènes absolument absurdes, comme la nana qui tombe dans la piscine et ne cille même pas, l'oeil rivé sur son portable, ou les alignements de voisins parfaitement alternés homme/femme arrosant leur pelouse. Mais ces séquences ne sont pas des manifestes, ni une critique virulente, juste l'envie de plaisanter à partir d'un postulat qui le lui permet, celui d'un monde superficiel avec des codes étranges. Il s'en dégage une bizarrerie proche de celle de l'univers d'Eureka (pour moi qui n'en ai vu que les premiers épisodes, du moins), à la fois azimutée et constituée de petites touches pas trop appuyées, dépassant le cadre du registre comique ou toonesque pour aller quasiment se loger dans le fantastique par moments.
C'est que, Suburgatory, qui pourrait probablement être jugée "gentillette" si l'on n'y prenait garde, a décidé de rire de son sujet, mais pas de s'en moquer. Elle le fait avec beaucoup de coeur et un brin de fantaisie, mais jamais méchanceté, et le recul que prend son héroïne n'est jamais agressif ; parce que la série, un peu à la façon d'Outsourced, veut juste rire dans une ambiance bon enfant des petites absurdités (presque) ordinaires de la vie de banlieue, et pas prouver quoi que ce soit, surtout pas qu'elle a du mordant (comme le prouve le petit tacle sans conséquence à Glee). Elle ne cherche pas à prouver qu'elle peut s'attaquer à un sujet, elle veut juste montrer qu'elle sait le décortiquer et en extraire des scènes qui peuvent faire rire tout le monde.
Et dans un univers télévisuel où de moins en moins de comédies sont regardables par toute la famille sans que les plus âgés n'aient envie de se pendre devant la bêtise des gags, ou que les plus jeunes ne comprennent aucune plaisanterie, c'est une exception qui mérite d'être saluée.

Avec son héroïne charmante aux expressions rappelant Emma Stone et son increvable énergie versatile, son paternel tout sauf abruti capable de lui tenir la dragée haute à l'occasion, la maternelle poupée Barbie plutôt futée et franchement sympa malgré ses airs cruches (Cheryl Hines est délicieuse dans son rôle, et m'est enfin rendue sympathique après un pénible In the Motherhood dont je fais encore des cauchemars), la voisine d'en face qui vit sur sa pelouse, et l'inénarrable petite camarade boulotte qui souffre plus encore que l'héroïne, Suburgatory offre aussi une palette de personnages sympathiques et drôles à la fois, capables d'être attachants mais aussi très drôles.

Ainsi, il y avait des scènes incontestablement hilarantes...

Suburgatory-1 Suburgatory-2 Suburgatory-3

... mais je crois que le passage où je me tords le plus de rire, c'est devant l'expression de douleur muette de Lisa. IM-PAY-A-BLEUH.

Suburgatory-NoComment

Il y a des choses que je ne trouve pas forcément épatantes (la serveuse pot-de-colle, par exemple, ou le peu de présence d'Ana Gasteyer même si je pense que la voir toujours en train d'arroser son jardin forme aussi un excellent gag récurrent au long du pilote, mais il n'a pas vocation à perdurer au-delà je pense), cependant il ressort de ce premier épisode l'envie de faire quelque chose d'équilibré entre une certaine impertinence et l'envie de se réunir convivialement autour d'une comédie qui n'attaque personne, mais sait rire tout de même.
Je veux bien regarder encore un peu Up All Night ou 2 Broke Girls cette saison, mais mon coup de coeur dans le domaine des comédies, c'est définitivement Suburgatory. J'apprendrai donc à prononcer ce titre à peu près correctement. Enfin, j'espère...
Maintenant la seule chose qui manque à Suburgatory pour être ma comédie préférée de tout l'univers cette saison, c'est d'avoir un vrai générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Suburgatory de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 08:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

09-12-09

Inspiration

Sortie des flics et des médecins, la télévision américaine, ces derniers temps, c'était bien souvent des remakes de Sex & the City (avec encore moins de sexe, network oblige). Lipstick Jungle, Cashmere Mafia, In the Motherhood ou plus récemment Eastwick, on en a bouffé, de la gonzesse vieillissante en troupeau. Rares ont été les séries à s'essayer à un équivalent masculin, alors qu'ironiquement, c'est peut-être ce qui m'intéresserait le plus. A part Big Shots (qui n'a pas été aussi big qu'attendu, malgré un cast alléchant), c'était même plutôt le désert.

Heureusement, voici venu Men of a Certain Age qui, malgré un départ assez mou (générique bidon, premières scènes confondantes de banalité), parvient à mettr le doigt sur, précisément, ce qu'on peut attendre d'une série sur les malheurs de célibataires ayant passé la trentaine.

Men of a Certain Age, c'est une série à laquelle rien n'était acquis : un pitch assez fade ("c'est l'histoire de trois mecs qui ont passé la quarantaine"), la présence de Ray Romano (ou devrais-je dire, l'omniprésence), le casting assez inégal (de l'appétissant mais cabotin Scott Bakula au souvent apathique mais talentueux Andre Braugher)... sans compter qu'il était difficile de savoir si ce serait du lard ou du cochon, tant les variations entre la comédie pure et le drame sombre étaient possibles à partir de ce simple postulat de départ.

Mais de tous ces éléments un peu décourageants, ou disons, déconcertants, s'avèrent être exploités avec intelligence. A partir de son pitch classique, Men of a Certain Age s'autorise à la fois une radiographie appliquée de la mid-life crisis, un peu désemparée et impuissante, et une comédie pince sans rire avec des personnages qui parviennent lentement mais sûrement à attirer la sympathie, voire la tendresse.

Contrairement à beaucoup de séries mettant en scène un groupe d'amis, la relation entre ces hommes d'un certain âge n'apparait pas comme plaquée. Les liens sont à la fois forts et distendus (la conversation dans la voiture, au début de l'épisode, entre Joe et Owen à propos de Terry, est assez révélatrice à cet égard). Ils partagent une certaine complicité mais ne sont pas sans cesse collés les uns aux autres, comme le feraient des bonnes femmes (il suffit de reprendre les exemples cités au début de ce post, pour constater que tout ce petit monde passe en général sa vie à appeler les copines toutes les dix minutes pour raconter ses petits malheurs... tragiques portraits de femmes adultes restées bloquées dans une mentalité de lycéennes). Chacun sa merde, et on garde les potes pour les moments de détente. C'est bien les gars, j'aime ce genre de mentalité.

Arrivé à un certain point du pilote, alors qu'on a l'impression que chacun a touché le fond en matière de médiocrité (souvent professionnelle), les trois bonshommes donnent un coup de talon et nous offrent chacun une superbe scène où, finalement, ils se reprennent en main. Men of a Certain Age n'est donc pas la triste, pathétique et lamentable histoire de trois pauvres types dont les plus belles années sont derrière eux et qui sont sur le retour, mais bien trois parcours qui se réorientent comme ils peuvent, sans pied de nez magistral à la vie, mais pas sans une certaine fierté non plus. Tous les trois se laissaient aller, et tous les trois reprennent le contrôle, à leur façon. Ça ne passe pas par des miracles dans leur vie de tous les jours, juste un changement de mentalité.
Je n'ai pas encore 30 ans et je suis une fille, mais j'ai trouvé, quelque part, qu'à travers ses 3 personnages et son intrigue entre réalisme et loufoquerie, Men of a Certain Age avait la classe, et donnait, en fait, de l'inspiration.
Être un mec de plus de 40 ans ? Où est-ce qu'on signe ?
I'm changing, arranging...

MenofaCertainAge

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Men of a Certain Age de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-09-09

Sois vieille et tais-toi ?

The New Adventures of Old Christine, In the Motherhood,  Weeds... qu'est-ce que ces séries nous ont appris ? Rien, visiblement, puisqu'avec Cougar Town nous allons à nouveau tenter de compatir à la vie décidément tragique dans une gigantesque maison cossue de banlieue friquée. Et dire qu'à une époque je trouvais le contexte de Desperate Housewives original.

Cougar
Cougar Town - parce que rien ne fait autant pitié qu'une femme encore fraîche dans une maison avec piscine

Dans le rôle de la pauvre femme à plaindre : Crouteney Cox et son sourire qui fait peur aux enfants. Et tout-à-fait entre nous, si la toute première scène du pilote était sympathique sur le papier, quand on voit l'actrice, on se dit que ce ne sont ni ses bras, ni son ventre, ni ses cuisses, qui devraient l'inquiéter sur l'âge de son corps. En même temps elle ne peut pas être aussi repoussante que Christa Miller (dommage d'avoir commencé à tourner l'épisode alors que son visage était encore en chantier), mais quand même.

Bon, après avoir dit toutes les horreurs que j'avais en tête sur les actrices (et encore, je suis magnanime, j'épargne Busy Philipps et sa bouche de suceuse), venons-en aux faits. Et ils sont à peine plus glorieux : Cougar Town est un vrai crève-cœur. Pensez donc : une femme encore belle, avec un métier qui semble marcher, une superbe maison, des amies qui se battent pour elle, une très sympathique relation avec son fils, bref vraiment très à plaindre dans la vie, se retrouve dans la situation où... euh... rien. Il ne lui arrive rien à cette pauvre femme. Ça doit être pour ça qu'on a droit à tout un épisode sur... euh... bah rien non plus. On sent bien qu'on essaye de nous dire qu'elle a vraiment trop pas de chance mais on ne parvient pas à comprendre pourquoi. Si la moitié des femmes de son âge se trouvaient dans sa situation, elle remercieraient le ciel. J'ai le sentiment de me répéter mais, franchement, je trouverais beaucoup plus drôle une femme de cet âge qui se retrouverait divorcée, pas trop d'argent et/ou pas trop le look, et qui chercherait à quand même être épanouie dans sa vie de femme, plutôt qu'une nana qui n'a rien trouvé de mieux que de se plaindre alors qu'elle a tout ce qu'il lui faut, il lui suffit d'arrêter de râler.
Ah, je sais pourquoi j'ai l'impression de me répéter : j'ai déjà évoqué Une Maman Formidable comme parfait contre-exemple, et ça tient toujours.

Non, vraiment, ça me fatigue. La réalisation et les dialogues ont beau être relativement honnêtes, on n'y croit pas un seul instant, on n'a pas du tout envie de s'apitoyer sur le sort de l'héroïne, ça fatigue d'entendre ces complaintes débiles qui ne reposent sur rien. Moi ça me met les nerfs en pelote plutôt qu'autre chose.
Franchement, faut changer de disque, là, je sature.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Cougar Town de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:55 - Review vers le futur - Permalien [#]

07-04-09

Guide de survie à l'usage de gens sans soucis

On a établi récemment que les gens sans problème qui passent un épisode à se faire plaindre, ça commence à me casser les c*uilles (ce qui est d'autant plus douloureux que physiologiquement je n'en ai pas, il faut donc m'en faire poser au préalable, c'est toute une histoire, ya les suites opératoires, bref).
Je me souviens alors, en substance, avoir dit que voir des nanas sans problème donner l'impression qu'elle est trop dure la vie, ça ne mériterait que mépris et rage de ma part (oui je peux faire les deux en même temps). Ça date du pilote de In the Motherhood, donc d'il n'y a pas si longtemps, on était en droit d'espérer que personne ne se ferait prendre à refaire les mêmes conneries tout de suite.
Eh bien, c'est pas d'chance, mais voilà Surviving Suburbia pour entretenir ma rage et mon mépris (je peux même le faire dans l'autre sens, voyez !).

A ce gros inconvénient du "j'ai pas de problème dans la vie mais je vais quand même bougonner pour faire rire les gens comme moi de l'autre côté de l'écran" s'ajoute un gros air de déjà vu : cette saison, le rôle du mâle bourru qui se plaint d'un rien était déjà tenu par Gary Unmarried ! La redite n'aide vraiment pas à faire passer la pillule.
Pire encore, pas une seule fois on ne trouve la moindre once d'originalité : Gary avait le mérite d'être divorcé et d'essayer de refaire sa vie, mais les Pattersons sont vraiment plus passe-partout que passe-partout. Ils n'ont rien pour eux. Et la mère n'essaye même pas de faire de la guitare comme dans Rita Rocks (tiens, autre exemple de comédie sur la vie en banlieue de cette saison ; quel festival).
Bon, si. Il y a juste un point sur lequel je rejoins freescully, c'est que la gamine est adorable. Mais le rôle est tellement bateau que même son charme ne parvient pas à nous arracher un sourire.

Donc d'un geste ample, leste, vif, mais surtout rageur et méprisant, je retourne deux paires de baffes à Bob Saget et on n'en parle plus.
Ça, c'est fait. Suivaaaant !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Surviving Surbubia de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:11 - Review vers le futur - Permalien [#]

29-03-09

La Carrie Bradshaw du DVD

Mon téléphone vibre sur mon bureau (en fait, non, c'est une figure de style : la vérité c'est qu'il a cette chanson en sonnerie, mais ça fait moins Charlie Crews-like, alors on va dire que mon portable vibre et tombe du bureau, d'accord ?) et je réalise qu'on m'a envoyé un message.
Ce message dit en des mots très succincts, et envoyés de façon extatique par une amie et collègue de bureau qui ne sent pas sa joie parce qu'elle part en vacances à la fin de la semaine prochaine et qu'elle comptait un peu dessus pour voir du pays, les mots suivants : "LA PAYE EST TOMBEE".
Ce qui dans le language courant signifie soit "ah tiens, je vais payer mon loyer", ou "si je mangeais cette semaine, pour voir si c'est comme dans mes souvenirs", ou même "mais c'est génial, que vais-je faire de tout cet arg-... ah, tiens, mon banquier passe en courant sous ma fenêtre, il a un paquet sous le bras et il regarde derrière son épaule, finalement je sens que je ne vais rien faire de cet argent".
Mais comme je suis téléphage, que mon loyer est déjà réglé, que je n'ai pas eu la mauvaise idée de faire des enfants comme les geignardes de In the Motherhood, et que les chats ne réclament pas de console video ce mois-ci, pour moi ça signifie avant tout : "tiens, où est rangée ma carte FNUC ?" (là aussi c'est bien-sûr un effet de style, évidemment que je sais où elle est). Elle n'a que deux mois, elle est encore en rôdage, mais bon, faut quand même l'éduquer un peu, quoi. Sinon après elle n'aura pas les bons réflexes... vous savez ce que c'est, plus jeunes on les forme, etc...

Or, donc, ou plutôt : argent, donc, c'est pas tout d'être pleine aux as, encore faut-il faire les choses avec intelligence. Sur l'air de :
Les Téléphages ont été conçus par l'homme
Ils se sont rebellés
Ils ont évolué
Leur apparence et leurs sentiments sont humains
Certains d'entre eux sont programmés pour penser comme des humains
Il en existe plusieurs copies
Et ils ont un plan

Car en effet, j'ai un plan.
La première étape du plan, c'est de ne pas être suffisamment bête pour acheter un DVD en double. Avouez que ce serait ballot.
La seconde étape du plan, c'est de ne pas répéter certaines erreurs du passé. Oui, le DVD qui est planqué là dans le coin et qui cale la table dans l'entrée, bon, bah s'il est là, ya une raison, on va ptet éviter de réitérer les mêmes conneries. On dépense beaucoup, certes, mais on dépense utile tout de même.
La troisième étape du plan c'est que j'ai remarqué que, ces derniers temps, après les passages en FNUC (ou Vergin Megasture quand le monde tourne à l'envers), j'aimais bien venir me vanter de mes emplettes ici, et que franchement, ça se fait pas de faire tout un post pour dire : "ohé, j'ai dépensé des sous et vous vous l'avez pas le beau coffret, heu !". Sérieux, ça se fait pas.

Donc pour toutes ces raisons, j'ouvre une rubrique bien à part pour ça, hop ça se passe , dans la colonne de droite, si vous cliquez, c'set à vos risques et périls, et si vous cliquez pas vous l'aurez un peu moins mauvaise d'avoir mangé uniquement des coquillettes au beurre ce mois-ci (et croyez-moi, toute contente que je sois de mes achats, je compatis, surtout les coquillettes au beurre, ya pas plus cauchemardesque).

La rubrique s'apelle donc Diagnostic COLLECTION, elle est faite d'images pas super jolies mais toujours représentatives du produit que j'ai à la maison (j'allais pas non plus prendre les photos moi-même avec mon téléphone à résolution pourrie...), et il y a une petite bafouille en présentation, mais comme j'ai horreur de balancer les trucs sans vous en parler au préalable, voilà, j'en fais un post quand même.

Donc l'idée, c'est que chaque fois que tombe dans mon b*rdel sur un DVD acheté légalement et en France (je dis pas que j'ai pensé à tous les mettre pour l'ouverture, d'ailleurs), je le mets là, pour bien montrer que je suis une gentille fille qui a deux pis qui HADOPI. Que même si on télécharge, le téléphage n'en est pas moins (lorsque le monde ne lui souhaite pas trop de mal et que financièrement il peut se le permettre) un grand dépensier devant l'Eternel, et que même parfois, c'est en dépit du bon sens.

Et puis franchement, vous le savez comme moi, chaque coffret a son histoire, parce que chaque série a son histoire.
Quand on fait le geste d'acheter un coffret DVD, et à plus forte raison quand on sait qu'on pourrait se contenter du téléchargement, c'est encore plus symbolique que si on se contentait d'attendre une rediff ou de se la cagouler soi-même. Ca signifie l'attachement qu'on ressent envers une série, son univers, parfois certains d'entre nous considèrent que c'est une façon de soutenir les productions que nous aimons, d'autres estiment que c'est encore la meilleure façon de rester dans la légalité sans se mouiller, et d'autres enfin n'ont pas de répit tant qu'ils n'ont pas acheté tout ce qui porte le nom de leur série fétiche, bref on a tous une bonne raison, et je voulais aussi insister là-dessus, parce que vous me connaissez maintenant, vous savez que je milite aussi un peu pour ce genre de choses.

J'ai dû faire un choix, dans cette rubrique, qui est le suivant : toutes les VHS que j'ai achetées complètement légalement (quoique parfois en occas') par le passé, j'ai résolu de ne pas les y mettre. Ce qui signifie qu'une grande partie de ma telephage-o-theque, en fait, n'est pas du tout représentée ici. L'intégrale de A la Maison Blanche, ou de Sex & the City, pour ne citer que ces deux séries qui prennent pourtant une place considérable dans mes rayonnages, ne sont donc pas présentes. Parce que d'une part je voulais montrer que ma bonne volonté de consommatrice dépensière ne date pas du siècle précédent, et d'autre part parce que la VHS, en fait, quelque part, c'est trop facile. Parce qu'on peut facilement obtenir des DVDrip de qualité équivalente au produit acheté, sur le net, en fait, c'est plus symbolique de montrer qu'on achète des DVD.

Et puis aussi, je voulais pas y passer des heures. Contrairement aux apparences, j'ai une vie.

Donc voilà, je sais que ça peut avoir l'air un peu vantard, et quelque part ça l'est sans doute aussi (bien que si je voulais vraiment me vanter, je montrerais aussi tous les DVD de Jmusic que j'achète, histoire de vraiment bien écoeurer tout le monde avec mes dépenses pendant que le reste du monde crève dans la misère ; un peu comme la présentatrice de la météo de Canal+ qui fait dépenser exprès 30 000€ à sa chaîne en amendes du CSA juste pour le plaisir de faire un sketche alors que c'est une somme indécente), mais ça me permettra aussi d'utiliser la rubrique Opération COLLECTION pour autre chose que vous faire le détail de mes tickets de caisse à l'avenir, quelque chose que j'avais tendance à faire ces derniers temps.

Voilà, si vous avez envie de réagir là-dessus, en bien ou en mal, les commentaires sont ci-dessous à tout moment, même dans des semaines ou des mois (je suis notifiée à chaque commentaire posté, donc je vous verrai tout de même), n'hésitez pas.
Et sinon, c'est par là que ça se passe.

Posté par ladyteruki à 21:57 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

[DL] In the Motherhood

Bon alors attention, on va le faire une fois, et après on n'aura plus la moindre raison d'aborder le sujet, alors suivez bien parce que ça va aller très, très vite.
Générique pour In the Motherhood, maintenant :

IntheMotherhood
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

On est d'accord, on n'y revient plus ? Surtout vu la tronche que fait Megan Mullaly dans ce générique. Et vu les couleurs. Et la musique. Et bon, ça va, on a compris, allez hop, tout le monde dehors, circulez, ya rien à voir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:07 - Médicament générique - Permalien [#]

Sois mère et tais-toi

Une série avec Megan Mullaly ? Je dis yes
Une série où les mamans ne sont pas parfaites ? Je dis yes
Une nouvelle comédie sur ABC ? Je dis... mouais, faut voir. C'est pas parce qu'ils m'ont eue avec Better Off Ted que je suis à nouveau bien disposée à leur égard. La méfiance persiste.
Cela dit, une nouvelle comédie, vu la morosité ambiante et tout, je dis quand même yes

Sauf que. Oui, ça va être un post avec un "sauf que" dedans. Et pas des moindres.
Sauf que ce serait mieux si Megan Mullaly était plus à son avantage, si les mamans étaient encore moins parfaites, et si cette comédie n'était pas sur ABC.
Ouais, en fait, ça va vraiment péter, là, parce que j'en peux plus. Et encore, je n'ai vu que le pilote, imaginez si je me farcissais la suite.

Déjà rien que de voir le mode de vie des mamans en question, j'ai envie de me dire : mais qu'est-ce qu'on fait là ? On n'en a pas déjà assez bouffé, de la femme pétée de thunes désespérée ? Nan, franchement, une mère qui serait vraiment dans la mouise, ce serait... tiens, je sais : Grace Kelly, d'Une Maman Formidable ! Alors elle, elle est dans le motherhood, et jusqu'au cou. Là d'accord, là je veux bien. Même Reba elle n'avait pas le droit de se plaindre. Et elle avait Barbara Jean comme voisine. Alors zut, hein.

Parce que nos trois primprenelles, là, non, c'est une grosse blague. Mais pas dans le sens où vous le pensiez au début !
La divorcée ? Elle a un super job qui lui permet de se payer un homme de maison et d'avoir une vie sans trop de contraintes. La vieille ? On ne la voit même pas avec son fils dans le pilote, c'est dire si sa vie lui donne du fil à retordre dans ce domaine (est-ce qu'il existe seulement, ce fils, j'aimerais bien qu'on me le prouve). Quant à la gentille et jeune maman parfaite, son mari (je t'ai reconnu !!! Tu étais dans Committed !) est docteur, ils ont une maison du feu de Dieu, et pour autant que je sache son seul soucis dans la vie c'est de s'envoyer en l'air avec son mari et cuisiner.

Alors merde, elles vont nous lâcher la grappe, les Parques, ça va bien, maintenant. Alors ya la jeune, ya la middle-aged, et ya la vieille bientôt frippée, et elles sont des mamans, et ouhlala c'est très dur à supporter, mais je rappelle que des gamins, personne ne les a forcées à en faire (ni à s'en imaginer, d'ailleurs). Vous me voyez pas me plaindre des miens, eh bien ya une bonne raison, c'est que j'en ai pas faits. Et si je les avais faits et que je vivais dans les mêmes conditions que les trois connasses, là, je la bouclerais et je profiterais au max. C'est pas possible de voir ça, mais c'est honteux, bordel ! Mais enfin, mais regardez The Corner et revenez vous plaindre ensuite si vous l'osez, seulement !

Donc je décrète que je prends en grippe, à compter d'aujourd'hui, là, paf, maintenant, top chrono ça commence, toutes les séries, et je pressens qu'on en a encore devant nous hélas, qui voudront nous faire croire que des nanas qui n'ont pas un seul soucis dans la vie ont vraiment des malheurs pas possibles. Ca ira de la première qui osera se plaindre d'une couche pleine, à celle qui se tartinera le visage avec des anti-rides, et tout ce qui est entre les deux.

Donc exit Desperate Housewives (évacuées par la bonde il y a quelques saisons en ce qui me concerne de toutes façons... même si les bandes-annonces de Canal donnent presque envie), exit Lipstick Jungle (normalement on peut s'estimer sortis du pétrin avec cette saloperie, je crois, non ?), et exit surtout In the Motherhood qui ne va rien nous apprendre que nous ne sachions déjà : être pleine aux as, avoir un job épatant et une famille, tout ça pour babiller au téléphone avec les copines toutes les dix minutes, c'est trop dur la vie.

A quand une série sur les vrais malheurs d'une femme qui n'aura pas tout ça pour elle ? Suis-je bête, ça a déjà existé, c'était Rude Awakening, vous arrivez trop tard.
Bon alors ça c'est fait ; suivant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:04 - Review vers le futur - Permalien [#]


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