ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-10-12

Fresh start

L'an dernier, à la rentrée, au rayon des séries de MTV, je regardais Death Valley. Ah ! C'était le bon temps... Cette année, MTV nous sort une série n'ayant rien de fantastique (au sens supernaturel du terme, j'entends) : Underemployed. Et soyons sincères, je ne suis pas dans la cible du tout.
Dans le cadre de notre désormais célèbre défi, whisperintherain publiera prochainement sa propre review, mais en attendant, voici la mienne.

Underemployed

Mon oeil traînait distraitement sur Twitter pendant que j'étais dans le métro, quand ma connexion a été interrompue. Drame quotidien. Mes yeux se sont alors arrêtés sur le dernier tweet qui avait bien voulu charger. Ce tweet disait que son auteur avait eu un coup de coeur pour Underemployed.
C'est là que j'ai réalisé le drame : un pilote US. Totalement accessible. Pas du tout regardé. Même pas cagoulé.
Mais qu'est-ce qui cloche chez moi ?! Je sais que je me traine une méchante crève pour la troisième semaine consécutive, m'enfin quand même ! Un pilote !

Je suis rentrée chez moi ventre à terre, et la première chose que j'ai faite en passant la porte, vous le devinez, a été de me procurer le pilote d'Undermployed.
Et puis il est resté quatre jours comme ça. Gros weekend, que voulez-vous.

Ce n'est finalement qu'hier que j'ai finalement regardé le pilote d'Underemployed. Je pourrais vous dire que c'est une grosse sensation de "tout ça pour ça" qui en a découlé, mais bien au contraire. J'ai adoré ce premier épisode.

Pourtant Underemployed ne semble pas vraiment avoir usé d'originalité. Son pitch rappelle par exemple énormément How to Make it in America, et, eh bien, c'est un peu un pilote de sinistre mémoire dans le coin. Le coup de la petite bande d'amis qui démarrent leur vie d'adulte dans la grande ville, apprenant au passage le sens des réalités, ça a été fait cent fois. Cent fois, vous dis-je.
La série commence donc alors que Sophie, Raviva, Daphne, Lou et Miles, finissent la fac et s'apprêtent à prendre le monde d'assaut. Chacun a ses rêves et ses espoirs ; enfin, quand on a à peine 20 ans, on appelle encore ça des projets. En tous cas, ils se voient déjà conquérir le monde, chacun dans son domaine, et conviennent que dans un an, ils se retrouveront et célèbreront ensemble leurs vies si réussies. C'est vraiment mignon, à cet âge-là. Le problème est évidemment qu'un an plus tard, la réalité s'est rappelée à leur bon souvenir, et leurs vies ne sont pas exactement telles qu'ils les avaient projetées. Mais fort heureusement, leur solide amitié ne les a jamais vraiment séparés (d'ailleurs, en-dehors d'un personnage, ils ont continué de se voir pendant l'année écoulée, deux d'entre eux vivent même en colocation), et ils peuvent se soutenir les uns les autres blah blah blah.

Et pourtant, Underemployed est capable d'être extrêmement sympathique à regarder. D'abord parce que plusieurs situations sont capables de sortir des clichés habituels, voire même, occasionnellement, de surprendre.
Ainsi, même si le principe de réalité est ce qu'il est, et les a empêchés de réussir à atteindre l'objectif qu'ils se sont fixés, nos amis rencontrent un sort variable. Autant Sophie, l'écrivain qui est certaine d'avoir en elle un immense roman, est vendeuse de donuts (c'était d'ailleurs une idée sympathique d'éviter un sort à la Diable s'habille en Prada, et lui faire prendre un boulot éloigné de ses talents), autant certains, comme Daphne, ont décroché un emploi dans le secteur qui l'intéresse mais à la condition d'être en stage non-rémunéré. Certains sont donc un peu plus près que d'autres de la "réussite" telles qu'ils l'ont définie au début de l'épisode. Au niveau des personnalités aussi, certains stéréotypes sont à la fois employés et renversés, et distribués en essayant de sortir de l'évidence, comme par exemple sur le sujet de l'homosexualité ou bien de la naïveté. Et évidemment, le personnage de Raviva nous promet une petite surprise, mais je vous laisse la découvrir car c'est avec délice que je l'ai laissée me prendre de court.

Mais l'atout numéro un d'Underemployed, c'est que, quel que soit le personnage, quels que soient le degré d'originalité de son intrigue ou les facettes de sa personnalité que nous découvrons dans cet épisode inaugural, tous les cinq sont très sympathiques.
Dans Underemployed, on aurait du mal à parler d'authenticité, tant certaines choses sont parfois exagérées, mais les personnages sont suffisamment charmants pour qu'on puisse en tous cas parler de fraîcheur. Ils sont attachants, ils fonctionnent bien en bande, la plupart sont intéressants de façon individuelle aussi, bref, ils sont plein d'énergie et donnent envie de passer un moment avec eux. On a tout de suite envie de se prendre d'affection pour eux.
Sophie et les autres ne sont pas les héros de Girls ; Underemployed emprunte des sujets sur une génération donnée qui sont intéressants, mais sans vouloir s'essayer au réalisme absolu pour les traiter. Il y a toujours des blagues, des grandes scènes de hugs collectifs, et quelques retournements de situation pas banals, à l'instar de Daphne qui négocie comme une reine son salaire (sauf que soyons honnêtes, personne dans la vraie vie ne ferait ça). Mais c'est pas grave. Toutes les séries n'ambitionnent pas d'être Girls, ça ne les empêche pas d'être une voix d'une génération. C'est clairement une fiction qui ne repousse aucune limite connue, aussi bien dans son thème que dans son traitement ; personne ne parlera d'un phénomène Underemployed.
Grâce à la façon qu'ont ces personnages d'exister, d'être pleins de vie, et de s'adorer les uns les autres, sans être absolument réaliste Underemployed aborde des choses assez peu évoquées à la télévision sur le passage à l'âge adulte, et ça fait illusion.

En fait, cette petite bande, armée uniquement de ses bonnes intentions, est avant tout chaleureuse. On ne veut pas vous inviter à vous interroger sur ce que c'est que d'appartenir à la même génération de jeunes qui entrent dans le monde adulte (ou consentent à faire légèrement semblant pour en réalité se consacrer à un matage soutenu de nombril), on veut vous inviter à faire le chemin avec eux, et parce qu'ils se soutiennent les uns les autres pendant la transition, que vous les souteniez aussi (ou même qu'ils vous soutiennent un peu si vous avez besoin d'une série pour ça ; dés fois que dans la grande ville vous n'ayez pas, vous, quatre copains pour le faire). Underemployed est une aventure un peu idéaliste sur des personnages un peu idéalistes. Même quand ils font des concessions, temporaires ou non, c'est en gardant leurs étoiles dans les yeux, et dans la bonne humeur, et ça fait sûrement chaud au coeur de voir ça, quand bien même ce n'est pas très réaliste ou authentique.
Mais Underemployed offre des situations et surtout des personnages d'une grande fraîcheur, efficaces en diable pour vous mettre un sourire aux lèvres quand bien même on y parle de convictions piétinées et de potentiel contrarié, à un point tel qu'une vieille conne telle que moi qui a passé le cap de ces changements est capable de trouver tout cela charmant. Ou peut-être à cause de ça, je sais pas en fait.

Alors du coup, je me suis dépêchée d'écrire ma review sur le pilote, parce que nom de nom, il faut que je regarde le deuxième épisode. Et celui-là, il ne va pas dormir quatre jours sur un coin de disque dur.
Je ne sais plus du tout qui a tweeté sur Underemployed il y a quelques jours. Qui que tu sois, je partage ton enthousiasme.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 22:18 - Review vers le futur - Permalien [#]

29-01-12

I just want my 20 minutes back

Dans un moment de bravoure, j'ai finalement décidé de regarder l'aperçu pilote de la dramédie I just want my pants back. Pourquoi maintenant ? Eh bien, à l'approche de la diffusion à proprement parler de la série sur MTV, cette semaine, je me suis dit qu'il était grand temps, d'une part ; et d'autre part, si j'attends d'en avoir envie, je n'y arriverai jamais. Autant profiter que j'étais dans un moment d'abandon et de faiblesse et foncer.

Il faut dire qu'en dehors du titre, déjà pas spécialement excitant à mes yeux, la description qui m'avait été faite de la série était grosso-modo d'une sorte de How to Make it in America qui rencontre Skins et, euh, disons qu'étrangement ces deux séries ne figurent pas dans mon top 10 des séries que j'aime le plus regarder.
Ou dans mon top 200.

Devant ce premier épisode (apparemment légèrement tronqué), j'en suis arrivée à la conclusion que, si je suis capable de regarder Awkward. sans avoir envie de hurler combien tout cela me semble étranger, ça m'est absolument impossible avec I just want my pants back. Je peux rarement m'intéresser à des teenageries, vous le savez, et du coup c'est assez paradoxal pour moi de trouver Awkward. plus sympathique qu'I just want my pants back qui est normalement plus près de mes préoccupations de jeune célibataire dans une grande ville.

Mais voilà : ces histoires de coucheries, cette façon de vivoter sans but précis, ces amitiés d'adolescents attardés, eh bien ça m'énerve, reconnaissons-le. C'est incroyablement immature à mes yeux, ça n'est porteur d'aucune émotion pour la spectatrice que je suis, ça ne soulève aucun attendrissement ni même intérêt dramatique, et au bout du compte ça me semble tellement vide de sens que j'en aurais presque envie d'être désagréable.
Et si penser qu'une série qui suit les aventures d'un soir de jeunes à la tête creuse est totalement dénuée d'intérêt me fait passer pour une vieille conne, eh bien qu'il en soit ainsi, j'assume.

Ijustwantmy20mnback

Cette preview du pilote d'I just want my pants back, ce sont 20 minutes de ma vie qui sont perdues à jamais.
Et c'est emmerdant parce qu'à mon âge avancé, chaque minute compte.

Posté par ladyteruki à 23:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-07-10

Valait-il mieux seule que mal entourée ?

Bon eh bah, ça y est, dites donc. Après, quoi... six ans ? A force de voir passer les saisons, les news, les projets de film... Au bout de longues années pendant lesquelles d'autres blogueurs téléphagiques ont l'ont mentionnée encore et encore... Au terme d'une quête qui a nécessité le cagoulage et la gravure répétés du pilote...

J'ai enfin vu un épisode d'Entourage.

Entourage

Du coup, comme on peut l'imaginer après pareilles tribulations, j'ai un sentiment de beaucoup de bruit pour rien.

Ironiquement, pendant le pilote d'Entourage, j'ai fait régulièrement la comparaison avec How to Make it in America, preuve que l'analogie de Livia m'avait marquée. Et de ce point de vue là, Entourage n'est pas décevant. How to Make it in America apparait comme vain, et n'apporte rien de nouveau sur quoi que ce soit, ne porte de regard particulier sur aucun univers en particulier. C'est juste New York, des potes, point barre. Entourage tente tout de même de tirer partie de son hollywoodien contexte, avec les spécificités inhérentes à ce milieu.

L'idée est finalement plutôt bonne, d'ailleurs : le quotidien à Hollywood d'une étoile montante, mais aussi et surtout des anonymes qui gravitent autour de lui. Une opportunité de ne pas voir que le côté glamour de cet univers. Et je dis : pourquoi pas ?

Oui, tiens, d'ailleurs... pourquoi pas ? Pourquoi, au terme de ce pilote, ne suis-je pas plus férocement enthousiaste ?

Comme souvent lorsqu'il s'agit de Hollywood, je trouve d'abord que ça manque de vitriol. Mais ça, c'est mon côté "j'ai trop regardé Action! quand j'étais petite". Même si je n'en attends évidemment pas le même mordant, j'attends du mordant quand même. Sans un minimum de critique du système, une fiction sur Hollywood ne vaut pas la peine qu'on la regarde.
Et même. En l'absence de mordant, j'attendais d'apprendre quelque chose. Vous savez, ces détails inutiles qu'en bon téléphage on retient quand même sur le fonctionnement de la machine à fabriquer du rêve.
Bon mais alors, admettons qu'il n'y ait rien à apprendre du monde merveilleux du show business et de ses complexes rouages, j'espérais au moins pouvoir être émue ; mettre un orteil dans un tel rouage doit forcément avoir un certain impact sur la psychologie des gens qui se frottent à ce milieu. Il y a des sacrifices, des périodes de vache enragée, des efforts qui ne semblent jamais aboutir, qui sont autant d'occasions d'explorer le potentiel dramatique d'un tel milieu.

Rien de tout ça ou si peu.

Globalement, Entourage, avec ce pilote, semble plutôt choisir le divertissement pépère. Un divertissement pas trop mal gaulé, mais un divertissement quand même, sans la moindre ambition d'offrir plus que quelques rires faciles entre potes. Surtout, surtout n'essayons pas de dire quelque chose ni de notre sujet, ni de nos personnages ! Contentons-nous d'une chronique sur un univers dont on peut tirer tout un tas d'opportunités rarement exploitées dans les séries plus classiques.
C'est un peu comme quand Memphis Beat fait couleur locale, finalement.

Peut-être que je n'aurais pas cette impression si, et c'est le plus gros problème, la moitié de ces personnages ne renvoyaient pas une grosse impression d'inutilité. L'acteur était, naturellement, incontournable, d'autant que j'aime bien ce personnages qui semble saturer dés le pilote, et veut juste se la couler douce dans un monde où on comprend bien que le répit n'existe jamais vraiment tant qu'on veut continuer à briller. Son agent, le type propre sur lui aux dents qui rayent le parquet, était également nécessaire, bien qu'à ma grande surprise (surtout après tout ce que j'en avais entendu), il est cantonné dans le pilote à une apparition finalement mineure. Et puis, le copain qui vit aux crochets de la célébrité mais essaye de se trouver une place, et n'y parvient qu'en s'imposant comme un manager autoritaire mais paumé, j'aimais bien aussi. Ce personnage est même mon préféré à ce stade, parce qu'on sent la blessure d'amour propre du type qui voudrait bien exister par lui-même, mais n'a pour l'instant rien trouver de mieux que de régenter (ou donner l'impression de) la vie de son champion.

Mais les autres ? Les autres on s'en fout complètement. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils font là. Quelque part, l'amitié entre ces deux copains-là aurait suffit pour moi.

Je serais peut-être moins cruelle avec eux si Entourage avait commencé plus tôt dans la vie de ses protagonistes. Tandis que l'acteur commence à vraiment décoller, le plus intéressant me semble déjà derrière. J'aurais voulu en savoir beaucoup plus sur la façon dont ils ont vécu la transition de l'anonymat à la célébrité. Dans ce milieu, il est bien connu qu'on rame toujours un peu, qu'on enchaîne les castings miteux et les publicités vaguement rémunératrices mais peu intéressantes, avant d'arriver, et c'est un angle qui m'intéresse bien plus.
Où était tout ce bel entourage quand le petit gars, qui n'était qu'une belle gueule anonyme, vivait de maigres cachetons ? Quand personne ou presque ne pensait qu'il pouvait arriver tout en haut de la chaîne alimentaire ? Comment s'est déroulée la délocalisation à LA ?
Le pilote d'Entourage arrive trop tard à mon goût, et même si je me doute (en tous cas ce serait heureux !) que la série évoquera ensuite ces points, j'aurais préféré toute une saison consacrée à cette période avant d'en arriver à la gloire, la fortune, et la location d'une maison hors de prix où chacun a déjà pris des habitudes de pacha surréalistes.

Du coup, je me suis remise en quête du pilote d'Unscripted, mais rien à faire, impossible de mettre la main dessus. La galère recommence, après des années de chassé-croisé avec Entourage !!! Au nom du ciel, cette série n'a que 5 ans, comment est-il possible qu'on ne puisse pas la cagouler ?!

Bon, toujours est-il que je suis un peu déçue par Entourage, mais pas non plus totalement refroidie. J'ai pas encore décidé de la suite des évènements. Est-ce que je regarde la suite ?
Oh, bof. J'ai le temps de me faire un avis. Après ce jeu de cache-cache interminable avec le pilote (cf. tags), je n'en suis plus à quelques semaines près pour me décider.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Entourage de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:19 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

16-02-10

It's less than you imagined. It's HBO.

Ou comment un tweet innocent peut gravement nuire à votre soirée. Livia, rédactrice de My Tele is Rich, que tout le monde doit connaître (absolument tout le monde) commençait en effet la journée avec une review du pilote de How to Make it in America. Je cite :

"How to make it in America : un Entourage made in New York ?"

Fidèle à mon habitude de ne jamais lire une review AVANT d'avoir regardé l'épisode concerné, j'ai pris cette information et tenté d'en prendre toute la mesure sans me spoiler. Mais il faut dire que cette seule affirmation avait de quoi piquer ma curiosité.

Car, vous le savez, Entourage, c'est la série que je n'arrive pas à découvrir, puisque chaque fois que j'ai une opportunité de voir le pilote (ou que je vais chercher une opportunité), ça finit par rater quand même. Je cagoule le pilote, et pouf, je perds le disque dur ! Pouf, je prête le CD et on ne me le rend jamais ! Sans arrêt. A croire que c'est fait exprès, une sorte de message divin : "Entourage tu ne découvriras point".
Ah d'ailleurs je ne vous ai pas raconté la dernière ? Le mois dernier, les soldes sur CDiscount permettaient de s'offrir le coffret des deux premières saisons pour une dizaine d'euros. Je me suis dit que là, quand même, c'était trop bête. Que j'allais employer la technique Deadwood, et acheter la DVD pour ne plus pouvoir échapper au pilote. Nan mais. Mais comme je venais de passer ma toute première commande sur ce site, j'ai voulu attendre de la recevoir pour aviser, au cas où il y ait un problème. Eh bien quand j'ai reçu mon envoi et que j'ai foncé ventre à terre pour passer ma commande des deux premières saisons d'Entourage en solde... tous les coffrets étaient écoulés. J'aurais dû la voir venir, celle-là ! Donc voilà, Entourage : encore raté.

Du coup forcément, à part m'entendre dire qu'Entourage c'est ci ou ça, je ne sais rien d'Entourage, à part le générique je n'en ai jamais vu la moindre seconde. Alors j'ai essayé de comprendre si "un Entourage made in New York", c'était une bonne chose ou pas.
Oh et puis zut : une fois rentrée, ce soir, j'ai lancé le pilote.

HowtoNOTmakeit

GRAVE ERREUR.

Alors franchement, si Entourage c'est le même à Los Angeles et avec le show business, je sais pas pourquoi je me mets la rate au court-bouillon pour n'avoir jamais regardé cette série. Nan mais attendez, ça peut pas être comme ça, Entourage, ça ne peut pas être une vulgaire photographie de personnages creux. Ou si c'est le cas il faut urgemment qu'on m'explique la renommée d'Entourage, sa durée, ses récompenses... Je refuse de croire que How to Make it in America ait quoi que ce soit de commun avec une série qui a autant fait parler d'elle qu'Entourage.
Bon alors évidemment, après j'ai lu la critique de Livia, et c'est plus une comparaison sur la forme que sur le fond. Mais quand même. Même si c'est uniquement le style similaire qui est pointé du doigt, Entourage a l'air bien moins intéressant que je ne me l'étais imaginé.

Du pitch de How to Make it in America, je m'attendais à tout. Il pouvait en sortir de bonnes choses, et de moins bonnes. J'avais un peu de mal à envisager que ce serait une comédie (mais vu que je n'ai pas souri une seule fois de tout le pilote, ça tend à confirmer qu'il ne s'agit pas d'une comédie), mais dans tous les cas je trouvais que le pitch pouvait permettre des explorations assez lucides sur le "rêve américain" aujourd'hui.
J'aime les histoires de gens qui avaient de grandes ambitions et se sont heurtés au principe de réalité. J'aime l'idée qu'il y ait des gens qui veulent réellement réussir dans un domaine donné (affaires, célébrité, etc...) et qu'il y ait des sacrifices, des efforts et des choix à faire (j'ai dans mes propres cartons des choses à ce sujet, c'est dire si ce dernier me fascine). Mais on ne ressent rien de tout ça non plus à travers ce pilote.

How to Make it in America n'est qu'une capture d'instants plus ou moins intéressants (souvent moins que plus) dans la vie de deux gaillards qui ont raté leur vie mais espèrent encore en faire quelque chose. Mais les personnages sont affectivement inabordables, on n'a aucune empathie à mettre à leur service, on s'en fout un peu de ce qu'il leur arrive.
On ne croit pas du tout en eux.

On n'y croit pas du tout, à cette série.
J'ai passé le pilote à presque regretter de n'avoir pas préféré regarder la suite de Massugu na Otoko, par exemple. J'sais pas si vous vous rendez compte.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche How to Make it in America de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:49 - Review vers le futur - Permalien [#]


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