ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

10-02-13

Lévrier absent

Pour autant que j'aimerais vous parler de séries sur la bouffe indéfiniment (et Dieu sait que l'envie ne manque pas), à un moment je commence à manquer de matériel, rapport au fait que j'ai fini de rattraper les épisodes de dinner déjà sous-titrés, et que les saisons de Raw sont terriblement courtes. Retour, donc, à un menu gastronomique plus frugal, mais téléphagiquement tout aussi engageant je l'espère, avec cette fois une série néo-zélandaise, puisque TV3 a fait démarrer quelques nouveautés en ce mois de février, et notamment, depuis vendredi soir, Sunny Skies.

SunnySkies

Ami téléphage, tu connais sûrement cette sensation : une série te plaît, tu la dévores avec délice, et quand vient la fin de sa saison et/ou de sa diffusion, tu es en deuil. Tu voudrais continuer à avoir des épisodes inédits à regarder, mais voilà : la source s'est tarie, c'est fini. Alors tu passes à la seconde phase de ton engouement pour la série, ce moment où tu cherches désespérément quelque chose de similaire, qui puisse servir de dérivatif. Le problème c'est que, et ça tout téléphage le sait, une série similaire, ce n'est quand même pas la même chose. Alors, une fois que tu l'as réalisé, tu peux tourner la page, regarder quelque chose de différent, et aller de l'avant.
L'an dernier, j'avais pu vous parler d'une comédie absolument charmante, Hounds, et j'avais pu vous dire combien son sens de l'équilibre était rafraîchissant, car, en dépit du fait qu'elle ait choisi, osons les mots, un sujet plouc, elle avait réussi à maintenir une certaine élégance dans son humour, et plus généralement dans ses situations. Après quoi je m'étais commandé le DVD, fait une intégrale pour la route, puis j'avais bien été obligée de passer à autre chose.

Mais chez TV3, par-delà les mers, on m'avait entendue. Et à défaut de renouveler Hounds (insérer ici quelques onomatopées peu amènes soulignant à quel point il serait quand même chic de renouveler Hounds), la chaîne a commandé un Hounds bis.

Voici donc Sunny Skies, une série dont le pilote fonctionne à peu de choses près sur exactement la même structure.
C'est-à-dire que dans le pilote de Sunny Skies aussi, un homme meurt, et son enterrement péquenaud est l'occasion pour sa famille de découvrir l'existence d'autres membres de la famille. Dans le cas qui nous occupe, le défunt, propriétaire d'un camping (on va y revenir), laisse derrière lui deux fils adultes qu'il ne connaissait pas, et qui ne se connaissaient pas. L'un est un père célibataire qui tente d'être bon copain avec son adolescente de fille mais qui n'a pas vraiment de plan dans la vie, l'autre est un snob aigri qui ne pense qu'à l'argent. Ca vous rappelle quelque chose ? Eh oui, là encore, on retrouve pas mal d'éléments présents dans le pilote de Hounds, avec deux personnages masculins centraux et diamétralement opposés, et une adolescente pour arbitrer. Là où Sunny Skies innove fondamentalement, c'est avec le personnage ombrageux de l'employée du camping, Nicki, dont l'équivalent est inexistant dans Hounds. Voyez, on n'est pas non plus dans la copie conforme...
Evidemment, le vieil homme a laissé à ses deux fils la responsabilité du camping, et évidemment, l'un ne peut vendre sans l'accord de l'autre. Evidemment.

Alors, ça fait plusieurs fois que j'ai prononcé le mot "camping", je vous vois commencer à vous affoler, et je veux vous rassurer : finalement, l'épisode parle beaucoup plus du camping qu'il ne le montre. Tout le pilote va consister à déterminer si oui ou non les frères vont tomber d'accord pour s'en débarrasser, ce qui ne semble pas une idée si exotique partant du principe qu'aucun d'entre eux n'y a posé les pieds avant cela et qu'on ne peut pas dire que l'endroit soit très glamour. C'est Nicki, qui tient à conserver son job et qui est aussi très attachée à l'endroit, qui va faire tout son possible pour défendre l'idée que le camping conserve ses deux propriétaires ; mais sans son insistance, soyons clairs, il n'y aurait pas de série !
On va également côtoyer quelques personnages vivant au camping, comme l'employé chargé de la réparation, Gunna, qui éprouve d'immense difficultés à porter un pantalon (ce sera le running gag le moins fin mais le plus récurrent de l'épisode) et qui ne fume vraisemblablement pas que du tabac, ou deux vieux habitués grisonnant qui s'avèrent être un couple gay (l'un de ces deux personnages est incarné par Mick Innes, déjà vu dans l'un des rôles principaux de... Hounds. I kid you not). On ne peut pas dire que l'originalité soit de la partie, et les personnages sont là où on les attend. Mais en choisissant immédiatement de personnifier le camping à travers ces personnages, Sunny Skies part du principe que cela va se jouer plutôt sur l'affectif que sur des gags impersonnels sur le public des campings ; on est dans une attitude finalement assez tendre où tout le monde est gentillement doux-dingue... là encore, ça rappellera comment Hounds traitait son sujet très populaire.

Vous le voyez, beaucoup de points communs entre Hounds et Sunny Skies, donc. Mais qu'avons-nous appris, ami téléphage, depuis des années que nous pratiquons ? Que : "une série similaire, ce n'est quand même pas la même chose".

Et Sunny Skies va le prouver en manquant dramatiquement de finesse, aussi bien dans sa façon d'amener son sujet (comment ces deux types ignorent-ils qu'ils ont un frère ?!) que dans sa façon de le traiter. On est loin du numéro périlleux d'équilibrisme de Hounds au niveau des gags comme de l'émotion ! Ce pilote très précipité ne va à aucun moment prendre le temps de rendre un seul de ses personnages sympathiques, ou même simplement cohérent avec lui-même ; les dialogues agissent comme des gadgets pour faire avancer une intrigue cousue de fil blanc : à la fin de la demi-heure, il faut impérativement que les deux frères aient accepté de gérer le camping ensemble, et peu importe ce qu'il faut faire pour en arriver là. C'est sinistrement téléphoné, et en dépit d'une ou deux ponctuelles bonnes idées, ou en tous cas pas trop mauvaises idées, Sunny Skies va désespérément manquer de personnalité et de substance.

Dans ces conditions, j'ai un message personnel à l'attention de TV3 : RENOUVELEZ HOUNDS. Bordel, c'est pourtant pas compliqué, il suffit de préférer l'original.
Et d'ailleurs, puisque je vous tiens, vous avez déjà tenté Hounds ? C'est une petite série néo-zélandaise, je sais pas trop si je vous en ai parlé...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 22:03 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-10-12

Sex & the psy

Si aujourd'hui est devenu (relativement) aisé de parler de séries canadiennes entre téléphages, y compris si elles sont issues du câble, il y a encore quelques années, c'était encore beaucoup plus difficile. En 2004 seulement, apparaissait Show me yours, une petite dramédie qui a duré deux saisons sur Showcase. Et jusque là, vous n'en aviez encore jamais entendu parler.
Moi non plus, à vrai dire ; mais quand j'ai commandé mon DVD de Hounds il y a quelques semaines sur un site néo-zélandais (Mighty Ape, dont je vous ai déjà parlé), j'ai remarqué que le prix de l'intégrale en DVD de Show me yours valait une misère. Alors, frais de port pour frais de port... autant se payer deux saisons d'une série que je n'avais que peu de chances de voir autrement.

Evidemment, c'est le visionnage de Hounds qui a eu ma priorité, mais j'ai fini par glisser un oeil sur mon "investissement" tout de même.

ShowMeYours

D'entrée de jeu, il est clair que Show me yours est une série appartenant à la famille des séries de Cinemax, en particulier celles de Max After Dark (vu qu'il est encore difficile de savoir avec précision ce qu'il faudra attendre de Banshee ou Sandbox, et qu'on sera fixés dans quelques jours pour Hunted). Q quand je dis qu'elle est de la même famille, ce n'est certainement pas une parenté officielle (Cinemax est une chaîne US), mais clairement, tous les ingrédients y sont : un côté un peu sexy, écriture gauche, production value pas franchement impressionnant... Les acteurs sont d'ailleurs à l'avenant.
Bon, clairement, quand je vois des séries comme A Girl's Guide to Depravity, Chemistry ou Zane's Sex Chronicles, ma première pensée n'est pas exactement de me retrouver avec un DVD de l'intégrale pour pouvoir le regarder encore et encore et encore. Ce sont les dangers de l'achat à l'aveugle, ma foi.
Pour autant, dans le genre "petite dramédie sexy", Show me yours n'est pas la pire (la palme revient à Chemistry en ce qui me concerne). Mais vous allez voir que même dans cette catégorie peu exigeante, elle n'est pas la meilleure.

L'histoire est celle de Kate, une séduisante jeune femme (évidemment) qui est aussi thérapeute. Tout va pour le mieux dans sa vie : elle travaille sur un bouquin, a un épatant petit ami, bref, tout roule. Lorsqu'elle rencontre à un mariage un type du nom de Benjamin, un biologiste un rien arrogant, elle pense au départ qu'elle le déteste, mais force est de constater, quand il lui vole un baiser, qu'elle est en réalité attirée par lui. Par-dessus le marché, l'éditrice de Kate trouve absolument génial (et vendeur !) l'idée que tous les deux puissent écrire ensemble un livre de sexologie ; comme ils ont des points de vue radicalement différents sur la question, par déformation professionnelle ET par tempérament personnel, forcément, leurs deux avis sur une même chose peuvent provoquer des débats intéressants...
Voilà pour le pilote.
Enfin pas tout-à-fait, puisque ce premier épisode ne se contente pas de discuter. Rapport au fait que c'est quand même une série de softcore, pas une thèse universitaire !

Pour leur première séance "d'écriture" (qu'ils disent), Kate et Ben vont commencer à évoquer des anecdotes sexuelles... celle de Ben ressemble à un cliché tout droit issu d'un roman Harlequin, avec torse luisant, décor exotique et tout le toutim. Ce qui n'a pour effet que d'encore plus émoustiller notre héroïne...
Or, le problème de Kate, méchamment attirée par Ben et son attitude si insolente, c'est évidemment qu'elle est déjà en couple. Mais au-delà de l'aspect soapesque, ce qui l'ennuie au moins autant, c'est d'admettre qu'elle est attirée par un type qui est tout le contraire de ce qu'elle prône en matière de sexualité ; en cela, le conflit qui est supposé agiter le personnage acquiert une petite dimension secondaire vaguement plus intéressante que la simple envie de batifoler avec un insupportable beau gosse. On n'est clairement pas dans le triangle amoureux. Mais ce dilemme a aussi des conséquences très négatives...

Car le plus gênant dans Show me yours, ce n'est pas vraiment que Kate va passer son temps à parler fantasmes avec Ben en dépit du fait qu'elle ne s'autorise pas à concrétiser.
Ce jeu autour du désir n'est finalement pas si mal, et fonctionne bien mieux, dans le contexte d'une série vaguement érotique, qu'un classique vont-ils-ne-vont-ils-pas, en cela que le spectateur n'est pas le seul à se demander si ça va se faire : les héros aussi (Ben n'est pas là juste pour l'amour de la littérature, hein, il veut aussi se faire Kate). Le suspense n'est pas vraiment à son comble, car la série n'est pas écrite pour qu'on en fasse l'objet de notre attention, mais dans la façon de s'observer, se quereller, et se fantasmer l'un l'autre, leur chassé-croisé à du sens.
Non, le vrai truc qui me chatouille dans ce pilote, c'est que Kate est une gentille femme qui a un gentil métier, un gentil petit ami, un gentil tempérament, de gentilles convictions... et que franchement, le personnage est un cliché ambulant de la faible femme qui pense que le sexe doit être une chose jolie et douce et pure et pleine de sentiments avec un type qui a une "situation" et qu'on peut présenter aux copines.
Oh, eh. Va pas me faire croire qu'avec les litres qu'elle dépense à baver (mais oui baver, vous pensiez que j'allais dire quoi ?) sur la perspective de se taper Ben, Kate est une pauvre innocente ! A d'autres. Pourtant c'est bien le portrait qui en est fait : Kate est une pauvre femme qui met les sentiments, la tendresse et la bien-pensance (osons le dire) avant le désir et la passion. Un cliché ambulant, vous dis-je. Qui ne va pas se dire qu'elle n'a qu'à coucher avec Ben si ça lui chante, qu'elle ne va pas non plus se séparer de son prince charmant parfait (bien qu'un peu transparent) pour lequel elle ne ressent pas vraiment d'excitation, non, elle va juste préférer la frustration au nom d'un principe dont elle est convaincue pour on ne sait quelle raison : c'est pas bien.
Du coup, en faisant une série clairement orientée vers les femmes (ça papote beaucoup moins quand on crée une fiction érotique pour les hommes...), Show me yours trouve le moyen de se montrer assez réductrice en matière de plaisir féminin : le sexe, c'est bien d'y songer, mais pour le passage à l'acte, ouhlala, comme vous y allez, surtout pas avec qui on veut, hein, il faut rester des bonnes filles.

Et c'est finalement pas mieux pour Ben qui devient, un peu comme avec des vases communicants, le mec pas très recommandable voire un peu rustre, le type qui n'a qu'une idée derrière la tête et qui ne poursuit qu'un but.
On parle souvent des fictions sexistes dans lesquelles les femmes sont soit des putains, soit des madones ; eh bien de la même façon, c'est fou le nombre de séries à destination du public féminin qui classent les hommes soient dans la catégorie soit du parfait fiancé, soit du sale type forcément tordu (voir aussi ma review de la première saison de Girls). C'est au moins aussi réducteur, et le cliché est épuisant dans un sens comme dans l'autre.

Alors sur moi, en fin de compte, Show me yours n'a pas trop fonctionné. Entre l'érotisme cliché et les personnages qui le sont à peine moins, on ne peut pas dire qu'il y ait quelque chose à sauver.
A choisir, en matière d'énumération de fantasmes, Zane's Sex Chronicles sera, quelques années plus tard, plus honnête : on y explore ainsi des situations tout autant rocambolesques (dans le pilote, l'une des héroïnes imagine se faire prendre dans une laverie automatique, par exemple), mais sans que les femmes soient ainsi confinées dans un rôle rigide, celle de la nana qui n'a que son fantasme auquel songer, vu qu'elle ne peut concrétiser parce que ça ne se fait pas ; les héroïnes de Zane's Sex Chronicles passent à l'acte (qu'elles soient célibataires ou en couple). Kate est ici vissée dans une position d'impuissance ; les principes qui l'empêchent de concrétiser avec Ben sont de simples conventions : elle ne semble jamais vraiment éprise de son compagnon, elle n'est pas mariée à lui... en bref, elle a des options pour se sortir de cette situation, mais la série préfère jouer sur le principe qu'elle n'a pas le choix (grâce au gadget scénaristique de l'éditrice qui force leur coopération).

En tous cas dans le pilote. Ca se trouve, quelque part pendant les deux saisons, Show me yours permettra à Kate d'entrer plus activement dans le jeu de séduction, au lieu de se liquéfier devant le fruit interdit. On sait pas. Tout peut arriver. Sauf que je n'y crois qu'à moitié. Je soupçonne la série de reposer plutôt sur le concept de l'attraction perpétuellement rendue impossible sous un prétexte fallacieux. Et c'est dommage parce que, même sans pour autant coucher avec Ben, Kate pourrait participer à ce "concours de fantasmes" de façon un peu moins victimisante, et pourrait elle aussi essayer de faire saliver Ben avec des histoires croustillantes. Pour l'instant on en est loin.

Bon, ce n'étaient pas les euros les mieux dépensés de ma carrière de téléphage, c'est net. Vu que les scènes chaudes ne sont pas vraiment excitantes parce qu'elles sont stéréotypées et tout de même assez timorées, on ne peut pas dire que je me sois payée un DVD érotique qui va beaucoup servir pour les soirées d'hiver ! Je vous l'avoue, d'ailleurs : j'ai regardé ce pilote il y a une bonne dizaine de jours et je n'en parle que maitenenant (donc de mémoire), parce que franchement c'est pas l'enthousiasme qui m'étouffait.
Alors ok, je l'admets, sur ce coup j'ai pas eu le nez creux. Quand ça arrive, il faut le dire aussi. Cependant, si vous êtes moins regardant que moi, ça se trouve, ça vous plaira, hein... les dégoûts et les douleurs, ça ne se discute pas.

Posté par ladyteruki à 18:32 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-09-12

lady's world tour - Escale n°16

-- World Tour --

Alors, qui est prêt pour un tour du monde en ce jeudi maussade ? Il faut avouer que ça met toujours du baume au coeur de prendre le pouls des télévisions du monde... enfin, en tous cas, ça marche sur moi. Vous me direz si ça a des effets similaires chez vous.
Et alors, en plus, aujourd'hui, je vous avoue qu'il y a plein de séries sur le point de débuter aux quatre coins de la planète qui font furieusement envie. En Argentine, en Belgique, au Chili, au Pays-bas... plein de choses alléchantes ! Mais jugez plutôt.

Babylon

- ARGENTINE :

* Sur Canal9, c'est officiellement la rentrée : deux séries hebdomadaires s'apprêtent à débuter sur la chaîne. La première, prévue pour demain, s'appelle 23 Pares et, à l'instar de Perfidia ou El Donante, elle a remporté le désormais fameux (en tous cas dans ces colonnes) Concurso Series de Ficción Federales. Basée sur un roman de Viviana Bernath, cette nocturna (le lancement se fera à 23h30) montrera le quotidien d'une famille travaillant dans un laboratoire d'analyses génétiques. Deux jours plus tard, soit le dimanche 30 septembre, ce sera Babylon qui débutera, cette fois en primetime, mais vous allez voir que le concept est bien plus original. Babylon est en effet une dramédie policière et politique en 13 épisodes, dont l'originalité tiendra entre autres dans ses scènes presque totalement en noir et blanc, à l'exception de quelques unes aux couleurs saturées lorsque les évènements se dérouleront dans la mystérieuse ville de Babylon. Inspirée par le film noir, Babylon aura pour héros un étrange flic que la malchance poursuit, et qui se retrouve notamment impliqué avec un étrange cabaret ; bien qu'une enquête occupe chaque épisode, un fil rouge se dénouera également pendant la saison, couvrant une vaste période dans la vie des personnages : de 1973 à nos jours ! Tout ça ne nous donne qu'une vague idée de ce que sera Babylon, mais ça donne méchamment envie...

PubertyBlues-Friendship

- AUSTRALIE :

* Quand on est l'adaptation d'un bouquin qui fait une centaine de pages à tout péter, obtenir une saison de 8 épisodes semble déjà inespéré en termes de durée. Mais Puberty Blues semble avoir conquis son public à un tel point que la série pourrait bien être renouvelée pour une deuxième saison ! Celle-là alors, je l'avais pas venue venir ! Surtout que les audiences ne sont pas éblouissantes, même si la série parvient à doubler les scores de son lead-in, ça reste décent, sans plus. Bon, on se calme, on respire, ce n'est pas encore fait, mais la production semble visiblement confiante, et commence à penser aux histoires que cette nouvelle saison pourrait raconter (en même temps, jusqu'à présent, s'éloigner du matériau d'origine ne leur a jamais fait peur).
* Un autre renouvellement, celui-là bien officiel : House Husbands, qui a commencé le mois dernier. C'est la première fois qu'une nouveauté du network Nine gagne une seconde saison depuis... pfiulala, depuis Rescue: Special Ops, en 2010. C'était un peu la crise, quand même ! Mais avec un lancement suivi par 1,24 million de spectateurs, et des audiences consistantes depuis lors, House Husbands est une réussite incontestable pour la chaîne... pour ce qui est de la qualité, je vous donne rendez-vous dans ma review du pilote (...je me rends compte à l'écriture de ces news que j'ai énormément négligé les pilotes australiens dans le cadre de mon défi avec whisperintherain, ce sera vite corrigé).
* Au rayon des nouveautés, c'est la dernière série en date de la franchise Underbelly qui se prépare, puisque le tournage a commencé cette semaine en vue d'une diffusion courant 2013. Underbelly: Squizzy (après "Badness", ça fait un peu petit joueur quand même...) s'étendra de 1915 à 1927 et s'intéressera au gangster Squizzy Taylor.

PaulKempAllesKeinProblem

- AUTRICHE :

* Oh, regardez-moi ça ! Un petit nouveau dans la grande famille du world tour ! Eh bien oui, on se ballade aujourd'hui en Autriche aussi, où la chaîne publique ORF2 se prépare à accueillir dans sa programmation Paul Kemp - Alles kein Problem, une dramédie en 13 épisodes qui raconte les affaires de Paul Kemp, un médiateur chargé de résoudre les divers problèmes de ses clients : mariages en crise, familles brisées, et autres cas divers et variés l'attendent, alors que le pauvre Paul doit également gérer sa vie de famille. En effet, sa femme l'a trompé et on ignore s'il est le père du bébé que porte son épouse... Produite avec l'aide de l'allemande ARD, Paul Kemp - Alles kein Problem a été tournée en deux temps, d'abord à l'automne 2011 pour les 6 premiers épisodes, puis entre mai et juillet dernier. La série devrait apparaitre dans les grilles de la chaîne autrichienne début 2013.

CrimiClowns

- BELGIQUE :

* Sur la chaîne 2BE, une nouvelle dramédie s'apprête à débuter lundi : Crimi Clowns. Il s'agit d'une co-production avec les Pays-Bas (c'est la chaîne Veronica qui diffusera la série là-bas, plus tard pendant l'automne) écrite par Luk Wyns, qu'on connait en France pour son travail sur Matrioshki. Derrière les costumes colorés se cache donc, vous l'imaginez, un peu plus que des clowneries. Crimi Clowns suit en effet Ronny Tersago, un homme qui s'est fait connaître avec son personnage du clown Norry, mais qui un jour voit l'un de ses faux-pas publié dans les tabloids, grillant ainsi sa carrière. Pour ne pas tout perdre, il décide, avec quelques uns de ses proches, de se recycler dans les cambriolages et les braquages (en costume, donc) ; leur premier "coup" les emmène dans un magasin de hi-fi et videos, où Norry a l'idée de voler une camera afin de filmer leurs exploits criminels, mais aussi leur quotidien perturbant... Et pour répondre à votre question, oui, il y a un trailer, et avec sous-titres anglais par-dessus le marché. Pardonnez mon langage, mais putain, ça donne méchamment envie !

SessaodeTerapia

- BRESIL :

* J'ai découvert il y a quelques jours qu'une adaptation de BeTipul (encore une !) démarre cet automne. Cette fois, c'est donc au Brésil que ça se passe, sur la chaîne du câble et satellite GNT. Sessão de Terapia, puisque c'est son nom, démarre le 1er octobre, et je ne vous pitche pas la série, ce serait insultant.
* De son côté, Rede Record a décidé d'adapter Patito Feo, la telenovela pour ados venue d'Argentine qui a suscité un enthousiasme dans de nombreux pays (en France, rappelons qu'elle a été diffusée par Gulli sous le titre De tout mon coeur), décrochant un International Emmy Awards en 2008. La série a déjà été adaptée quatre fois, dont au Mexique, et c'est à partir de cette version que la scénariste Ecila Pedroso prépare le script de la version brésilienne... La série devrait prendre la relève, en 2013, de la telenovela Rebelde (elle-même un remake d'une telenovela mexicaine, Rebelde, elle-même adaptée de la telenovela argentine Rebelde Way... notice a pattern here ?) qui va s'achever au bout de deux années de diffusion.
* Et puisqu'aujourd'hui, on ne va apparemment pas trouver de preuve de l'originalité de la télévision brésilienne, SBT aussi a commandé un remake d'une telenovela argentine. Nan mais, faut le dire, c'est sympa l'ambiance entre chaînes de télévision en Amérique du Sud, on s'emprunte des formats à qui mieux-mieux, on se fait des tresses et on commande des pizzas... Mais je m'égare, pardon (c'est la douleur). Cette fois c'est une série des années 90, Chiquititas, qui est concernée, une série musicale à destination des préados ; la version brésilienne de la série remplacera ainsi Carossel en mai 2013. L'original avait tenu huit saisons, ce qui évidemment suscite l'envie...

Motive

 - CANADA anglophone :

* Après The Killing, Kristin Lehman retombe sur ses pieds et décroche le rôle principal de Motive, un procedural de CTV dont le tournage a commencé le 17 septembre dernier, en vue d'une diffusion en janvier prochain. L'enquêtrice de Motive, Angie Flynn, est capable d'entrer dans la tête des tueurs et de comprendre comment ils réfléchissent... sauf qu'il ne s'agira pas pour les spectateurs d'essayer de deviner qui a perpétré les crimes sur lesquelles elle travaillera, puisque la victime comme le criminel seront connus dés les premières minutes de l'épisode. Le retour du whodunit, c'est maintenant ! Lehman sera rejointe par Louis Ferreira, Brendan Penny et Lauren Holly dans cette nouvelle série.

Unite9

- CANADA francophone :

* Maintenant que je pense avoir chanté les louanges d'Unité 9 sur tous les tons, je pense qu'il est temps qu'on parle de la série de façon plus objective... pour célébrer ses audiences ! Les deux premier épisodes avaient en effet totalisé de beaux scores, mais le téléroman O' revenant lui faire concurrence cette semaine sur TVA, rien n'était joué. Eh bien résultat, le season premiere de O' a attiré 926 000 spectateurs... contre 1,2 million pour le troisième épisode d'Unité 9, qui reste donc leader du primetime le mardi soir. Qu'est-ce que je fais, j'en remets une couche, ou vous avez compris qu'il FAUT regarder Unité 9 ?

SolitaCamino

- CHILI :

* Accrochez-vous, les enfants, parce que la nouveauté de la chaîne Mega n'est pas là pour rigoler, au contraire. Solita Camino, qui commence le 1er octobre, est en effet une série qui parle... d'inceste. La série raconte en effet l'histoire de Manuela, une jeune fille de 14 ans qui a été abusée par son beau-père, mais dont l'histoire n'a pas fini de se compliquer. Vous pouvez découvrir les neuf premières minutes de la série dans cette preview.

IRIS

- COREE DU SUD :

* Peut-être vous souvenez-vous du succès incroyable de la série d'espionnage IRIS, diffusée à l'automne 2009 par KBS. A l'époque, la production se faisait une joie de clamer à qui voulait l'entendre (c'est-à-dire beaucoup de monde vu le succès de la série, qui a quasiment atteint les 40% de parts d'audience sur la fin de sa saison) qu'IRIS aurait un spin-off ET une seconde saison. Or, les deux phénomènes sont extrêmement rares en Corée du Sud, à plus forte raison pour une série de primetime aussi coûteuse. Le spin-off, on l'avait eu : il s'appelait Athena, et il avait été lancé fin 2011 sur la chaîne concurrente SBS, avec des audiences, eeeh, ma foi, pas mauvaises au début, mais en nette dégringolade au fur et à mesure de la diffusion. De la seconde saison d'IRIS, on avait craint de ne plus trop entendre parler, et pourtant, depuis cet été, les choses s'agitent ; on apprenait par exemple que Byung Hun Lee, héros de la première saison, ne reviendrait pas, étant trop occupé par sa carrière aux USA. Les choses sont désormais plus que concrètes encore, puisque plusieurs acteurs viennent officiellement de rejoindre la série : Da Hae Lee (qui n'a pas connu de grand succès à la télévision coréenne depuis Chuno), et Hyuk Jang (récemment vu dans Ppurigipeun Namu), incarneront les deux rôles principaux de la saison. Seung Woo Kim et Min Jong Kim reprennent quant à eux du service et, comme dans la première saison d'IRIS et dans Athena, ils incarneront des agents nord-coréens. Le tournage de IRIS 2 devrait commencer dés octobre, avec pour objectif une diffusion en février 2013.

MuhtesemYuzyil-Orage

- EGYPTE :

* Vous savez, le Ramadan, c'était il y a deux mois ? Bon, eh bien à la télévision égyptienne, on prépare déjà le prochain. L'acteur Ahmed Adam vient en effet de signer pour le rôle du scientifique Mostafa Mahmoud dans un biopic écrit par Waleed Youssef. Médecin, philosophe, journaliste et écrivain, Mahmoud a écrit plus de 100 ouvrages. Une idée de topic intéressante, du genre à donner des regrets que les séries égyptiennes ne connaissent généralement qu'une diffusion assez limitée géographiquement.
* Ce n'était qu'une question de temps avant que la série turque Muhtesem Yüzyil soit adaptée (ce qui explique la photo ci-dessus). Quand on tient un succès pareil, on ne le laisse pas s'échapper ! C'est le cas de l'Egypte, où le réalisateur Enas El Deghedi, coutumier du cinéma, a annoncé son premier projet pour la télévision, avec Mustafa Muharam au scénario. On peut se demander comment un biopic d'une figure historique turque aussi importante peut être adaptée par un autre pays, il faudra donc s'armer de patience pour avoir (peut-être) une chance de voir ce que ce projet donnera.

Isabel

- ESPAGNE :

* Canal+ Espagne se motive sur la fiction nationale. Après avoir commandé quelques projets originaux. En 2011, la chaîne avait commandé deux séries : un drama, Crematorio, et une comédie/dramédie, Qué fue de Jorge Sanz (qu'on avait évoqués sur SeriesLive, si vous m'y lisiez à l'époque). Les deux séries étaient clairement inspirées par les formats américains : Crematorio avait par exemple des épisodes de 45mn, alors que le 70mn est la norme sur les chaînes espagnoles. Mais depuis ? Depuis pas grand'chose, en-dehors de la diffusion de séries américaines telles que Boss, Girls, True Blood, The Newsroom (depuis ce mois-ci), ou encore Boardwalk Empire (la 3e saison démarre en Espagne ce samedi). Mais la chaîne n'a pas dit son dernier mot en matière de fiction espagnole, et commande cette fois une série documentaire similaire à celle de PBS, America in Primetime (diffusée par Canal+ Espagne en janvier dernier). España en serie, ce sera le nom de cette émission, sera composée de 4 rendez-vous de 50mn revenant sur l'histoire de la télévision espagnole, avec des images d'archive et des entretiens avec des réalisateurs et acteurs espagnols. Ca sera intéressant à regarder, si jamais les videos nous parviennent (et encore plus si on trouve le moyen d'avoir des sous-titres). En ce qui concerne les projets de fictions originales, Canal+ Espagne n'est d'ailleurs pas totalement en reste, car elle a bouclé au printemps le tournage de Falcón à Séville, en co-production avec ZDF en Allemagne et Sky Atlantic au Royaume-Uni.
* Bon et puis, ça y est, c'est officiel : Antena3 a annoncé hier que cette fois, la fusion avec laSexta, c'était sûr et certain ! Tellement sûr et certain que la fusion sera effective le 1er octobre... La chaîne a donc accepté les conditions qui lui ont été soumises cet été par le Gouvernement espagnol (pour un résumé des épisodes précédents, direction l'un des précédents world tours). C'est la seconde grande fusion de ce genre en Espagne, après qu'en décembre 2010, Cuatre ait fusionné avec Telecinco, du groupe Mediaset. Outre les chaînes publiques, le panorama espagnol sera donc, à partir de lundi, dominé par deux grands groupes de télévision : le groupe A3 d'une part (incluant Antena3 et maintenant laSexta) et Mediaset de l'autre. A eux deux, ces groupes représenteront 85,5% du marché...
* Puisqu'on parle de Telecinco, mauvaise nouvelle pour Familia, la comédie qu'elle préparait. Le tournage a été interrompu afin de procéder à une réorientation, la chaîne n'étant pas du tout satisfaite des épisodes tournés jusqu'à présent. Pour ne rien arranger, la comédie La que se avecina, qui doit entamer sa 6e saison lundi, a causé quelques soucis à la chaîne alors que le premier épisode a leaké sur internet. Voilà donc Telecinco en guerre contre le piratage, la chaîne ayant annoncé qu'elle avait tracé le site d'origine du fichier sur internet ("un site qui propose déjà des programmes de plusieurs chaînes"), et que les choses n'allaient pas en rester là. Reste que pour le moment, la grande inconnue c'est : comment ce site a réussi à se procurer une copie de l'épisode en avant-première... il se dit que l'épisode, mis sur les serveurs du service de VOD Mitele, aurait tout simplement été récupéré par un petit malin.
* Du côté du public, place à notre désormais habituelle constatation des dégâts. Déjà, les choses vont très, très mal pour TVE en ce qui concerne sa comédie Stamos Okupa2. Le sitcom familial a démarré le 14 septembre avec des audiences lamentables (8,8% de parts de marché),suivie d'un deuxième épisode encore plus bas (5,4% de parts de marché). Alors, cette semaine, la comédie bascule dans la case du vendredi soir à 00h45, parce que ça va bien, hein. Je ne voudrais pas m'avancer mais je crois que Stamos Okupa2 n'aura pas de saison 2. D'autant que la série est vraiment affublée de tous les maux : l'un des responsables de Canal9, Toni Beltrán, prétend que c'est lui qui a pitché la série à TVE en 2009, et que l'idée avait été alors refusée par la chaîne, avant de finalement lancer le projet Stamos Okupa2 sans lui. A vrai dire, vu les résultats, il n'y a pas de quoi se vanter, mais maintenant l'affaire va aller en justice. C'est un peu ce qui s'est passé pour Toledo. Vous vous souvenez de Toledo ? Les spectateurs espagnols non plus. Stamos Okupa2 est le premier projet de comédie produit en in-house par la chaîne publique depuis Paco y Veva, en 2004.
* La chaîne publique a dû faire une croix sur la telenovela Amar en tiempos revueltos. On se souvient que TVE rencontre d'énormes difficultés financières, et ne peut payer les droits de diffusion de nombreuses séries qu'elle a pourtant commandées. La série, dont le tournage s'était mis en stase, va finalement atterrir en janvier 2013 sur Antena3. Les ennuis de TVE sont loin d'être finis, puisque la chaîne pourrait subir l'an prochain une coup de 50 millions dans son budget.
* Allez, une bonne nouvelle quand même : sur la chaîne publique, il y a aussi des succès ! En témoigne Isabel (en photo ci-dessus), la fameuse série historique qui a failli croupir à jamais dans un tiroir de la chaîne et qui, finalement voit ses audiences rester stables... voire même augmenter : après un premier épisode à 20,1% de parts de marché (3,52 millions de spectateurs), et un deuxième à 20,2% (3,73 millions), le troisième épisode de la série, diffusé lundi, a totalisé 20,3% des parts de marché (3,88 millions). Avec ce genre de scores, la série s'impose comme le leader de la soirée. Alors, ça valait pas le coup de la diffuser, cette fiction ? A ce stade, la chaîne publique doit même se mordre les doigts d'avoir loupé le coche pour une deuxième saison.
*  Un petit mot, enfin, sur Polseres Vermelles, la série catalane qui a fait l'évènement cet été sur Antena3, s'est achevée avec 11,7% de parts de marché (2 millions de spectateurs) pour son 13e et dernier épisode. Certes les audiences de la série ont baissé au cours de l'été (la série avait démarré avec 17,8% de parts de marché, soit devant 3 millions de curieux), mais elle reste tout de même l'un des gros succès du hors-saison en Espagne, prenant à vrai dire tout le monde par surprise, y compris chez Antena3 où on pensait simplement diffuser un petit truc vite fait pendant l'été. En-dehors de ses deux derniers épisodes, la série catalane (la première diffusée à l'échelon national) avait été le leader de sa case horaire cet été. L'aventure de Polseres Vermelles ne s'arrête pas là : outre une deuxième saison en préparation, située deux ans après la première (Albert Espinosa, le créateur de la série, a évoqué son objectif d'avoir en tout 5 saisons, chacune séparée de 2 ans), la série catalane sera également diffusée aux USA par le network hispanophone V-me. Les droits auraient également été vendus à des chaînes au Mexique, en Finlande et en Corée du Sud ! Et alors, ce projet d'adaptation Red Band Society, ça avance, Martha Kauffman ?

DekhBhaiDekh

- INDE :

* Pas tous les jours facile de produire une campagne pour expliquer le passage au numérique au plus grand nombre ? Challenge accepted. En Inde, les chaînes ont toutes diffusé 2mn de noir complet pendant trois jours, ce mois-ci, à 19h58, 20h58 et 21h58, avant de montrer un message d'information "Go digital or go blank" (et son équivalent en hindi). Problem solved.
* En 1993 apparaissait Dekh Bhai Dekh, une série diffusée par la chaîne publique Doordashan. Rien que de très classique : un sitcom familial montrant les tribulations de la famille Diwan, une maisonnée multigénérationnelle. La chaîne publique envisage de produire un remake dans les 6 prochains mois, et est actuellement en pourparlers pour ressuciter l'une des comédies les plus populaires de son temps avec le producteur d'origine, Anand Mahendru. En 2009, une sorte de film spin-off avait connu une sortie en salles.

PRICELESS

- JAPON :

* Si au Japon, il n'est plus rare qu'une série fasse son comeback sur les petits écrans après quelques années d'absence, cette fois-ci, on a échappé à une nouvelle saison d'un succès passé. Mais de justesse. La série d'enquêtes Galileo va en effet revenir début 2013... mais au cinéma. Rappelons que Galileo est l'adaptation de romans de Keigo Higashino (le même dont les écrits ont servi de support à l'anthologie Higashino Keigo Mysteries sur Fuji TV cet été), et a donné, outre une série en 2007, un téléfilm (ou "SP") en 2008, et enfin un film sur grand écran en 2008 également. L'acteur et chanteur Masaharu Fukuyama reprend une fois de plus son personnage de Manabu Yukawa, un professeur d'université au don d'observation hors du commun, même si évidemment il est insupportable au quotidien. Rappelons encore qu'au Japon, quand une série a du succès, elle devient un film, et si le film a du succès, il redevient série. Prudence, donc...
* Juste un petit mot pour vous prévenir que je prépare comme d'habitude mon traditionnel récap de la saison nippone, et qu'on verra les détails des séries qui s'apprêtent à débuter sur les écrans japonais. D'après mes estimations et sachant que je ne suis pas dispo samedi (mon post quotidien sera d'ailleurs programmé à l'avance, j'en profite pour le glisser l'air de rien), ce récap devrait être en ligne dimanche. On y parlera entre autres de la nouvelle série de Takuya Kimura, PRICELESS (en photo ci-dessus) qui a déjà été évoquée précédemment dans ces colonnes.

LaTeniente

- MEXIQUE :

* Les chaînes hispanophones investissent le créneau de la websérie. Televisa (au Mexique) et Univision (aux USA) vont en effet lancer le 29 octobre prochain la toute première webnovela, intitulée Te Presento a Valentín. Pourtant, en dépit de son appellation rappelant la formule des telenovelas, cette nouvelle série aura un format assez classique pour le support web, avec 15 épisodes de 6 minutes chacun, mis en ligne en parallèle sur les sites d'UVideos et Televisa.
* Tournée l'été dernier, la série La Teniente (en photo ci-dessus) débarque le 1er octobre sur la chaîne TV Azteca. La série raconte l'histoire d'une femme lieutenant (si-si !) travaillant dans la Marine mexicaine, avec María Fernanda Yepez (Rosario Tijeras...) dans le rôle principal. Les 24 épisodes de la série ont été conçus pour s'appuyer sur des histoires vraies, comme c'est le cas pour Paramedicos, qui a démarré sur Once TV le mois dernier, et comme ça l'a été pour El Equipo. A la différence de ces séries, TV Azteca n'a eu recours à aucun financement de l'Etat, et notamment de la part de la Marine (je sais pas si c'était clair dans ma news...). Bon alors, faut pas pousser, l'armée mexicaine a tout de même prêté des équipements (des bateaux, des avions, ce genre de petites choses) et des lieux de tournages pour faciliter la production de la série. Diffusée sur la même chaîne dans le cadre du projet Azteca Series, La Teniente est considérée comme un spin-off officieux de la série Drenaje Profundo, diffusée en octobre 2010 au Mexique, et à l'automne de l'année dernière par France O.
* Enfin, HBO Latino commence à parler de sa série mexicaine Señor Avila, une série en 13 épisodes sur laquelle elle communiquait assez peu jusqu'à présent. Ecrite par les frères Walter et Marcelo Slavich (déjà auteurs d'Epitafios), la série raconte l'histoire d'un père de famille qui exerce la profession d'agent en assurances... ainsi que celle, en parallèle, de tueur à gages. La date du 13 janvier prochain commencerait à être évoquée pour le lancement de la série sur les écrans d'Amérique du Sud.

NewZealandTelevisionAwards

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Les New Zealand Television Awards, au nom plutôt transparent, seront remis le 3 novembre prochain à Auckland. L'occasion de parler des nominations, qui concernent un total de 46 catégories. Evidemment, on ne va s'intéresser qu'à la fiction... Attention, en Nouvelle-Zélande, les nominations sont courtes, avec en général 3 compétiteurs maximum dans chaque catégorie (bah oui, sinon il faut nommer tout le monde !). Dans la catégorie Meilleure comédie ou série de comédies (les programmes de non-fiction, y compris les évènements unitaires, entrent en effet dans cette catégorie), on trouve la compétition humoristique 7 Days, le spectacle Wilson Dixon: The New Zealand Tour et, hourra, Hounds. Du côté du prix du Meilleur programme pour enfants/la jeunesse, ce sont Girl vs Boys (une dramédie qui s'autoproclame "romantic whodunit" dans laquelle une adolescente enquête sur la raison pour laquelle le couple le plus populaire de la ville s'est séparé), le programme Let’s Get Inventin’, etThe Erin Simpson Show (une compétition sportive entre 30 écoles du pays) qui se disputent le titre. Pour la Meilleure série dramatique, enfin, on trouve la première saison de Nothing Trivial, la saison 4 de Go Girls, et Underbelly: Land of the Long Green Cloud.

MoederikwilbijdeRevue

- PAYS-BAS :

* Rendez-vous le 8 octobre prochain sur Ned1, pour découvrir la série Moeder Ik Wil Bij de Revue, une fiction historique se déroulant pendant les années 50. A la fin de la guerre, Bob, un ancien soldat, revient dans sa famille, constituée par son père Jacob et ses quatre soeurs. Si de son côté, le pays connait un boom de la consommation, il n'en est rien pour la petite famille, qui est toujours sans le sou. Mais lorsque le cousin de Bob l'invite à assister au spectacle de musichall qu'il dirige, notre ex-militaire a soudain une épiphanie : il va rejoindre la revue ! ...Et c'est pour qui la bande-annonce ?

TaGordin

- USA qui fait faire ses devoirs par les copains :

* Dans le world tour du jours, les adaptations de séries étrangères en cours de développement aux Etats-Unis comptent : le thriller israélien Ta Gordin (on l'a dit), le drama mexicain Terminales, la série britannique Pulling, et j'en oublie probablement.
* Hulu a décidé d'acquérir les droits de la série australienne The Straits ; rappelons qu'en France, c'est Sundance Channel qui a acquis les droits de la série.

GameofThrones

- EVENEMENT :

* Si vous êtes en Irlande (ou que vous pouvez y aller) les 5 et 6 octobre prochains, le Galway Film Centre organise pour la deuxième année consécutive "Talking TV Drama", sur l'écriture de séries dramatiques (sans rire). Y sont prévus différentes rencontres, sur l'état de la fiction en Irlande mais aussi sur la fiction scandinave, et la série à l'honneur est Game of Thrones (...tournée en partie en Irlande, ceci expliquant cela).
Voici une liste (non-exhaustive) des scénaristes qui y seront présents : Hans Rosenfeldt (Bron/Broen), Richard Cottan (Wallander UK), Tom Farrelly (Raw), James Moran (Torchwood), Declan Croghan (Waking the Dead), Bryan Cogman (Game of Thrones)... Plus d'infos sur le site du Galway Film Centre.

SON

- DIVERS :

On finit sur une info qui donne à réfléchir... Le groupe suédois SVT a décidé de faire l'acquisition de sa toute première série turque, SON, l'histoire d'une femme à qui on apprend que son mari est mort dans un accident d'avion, mais qui se demande s'il n'a pas en réalité disparu, étant donné qu'on refuse de lui restituer le corps et que rien n'indique qu'il soit monté à bord de l'appareil. Ce thriller est la première fiction turque à être diffusée en Europe occidentale ; les épisodes seront diffusés en primetime à partir de janvier par SVT (soit un an après son lancement sur la chaîne turque ATV, comme en atteste le Pilot Watch puisque SON était l'une des séries turques que j'ai guettées la saison dernière).
Pour ma part, je suis impressionnée (et c'est ce qui explique que, même si je parle rarement des acquisitions d'un pays à l'autre, j'évoque celle-ci). Imaginez : en pleine Scandiwave, SVT pourrait très bien se reposer sur la proportion fiction anglophone/fiction locale de sa grille ! Mais non, elle décide d'aller chercher des séries en Turquie (effectivement en plein boom elle aussi depuis quelques années). J'admire le fait que SVT ne se repose pas sur ses lauriers et tente quelque chose de ce genre, à plus forte raison avec un thriller et en primetime (il aurait été tellement facile d'opter pour un soap, comme cela se passe souvent pour les telenovelas, alors reléguées dans une case secondaire). Il faudra vraiment surveiller les audiences de cette expérimentation... je me demande si ça va prendre dans d'autres pays européens ?
Accessoirement je suis étonnée de n'avoir jamais lu qu'une chaîne allemande faisait ce genre de tentative ; vu la taille de la communauté turque en Allemagne, ç'aurait pourtant du sens. Personnellement je n'avais pas trop été bluffée SON (moins qu'avec Uçurum, à laquelle j'avais dédié une review de pilote), mais bon, ça ne diminue en rien le mérite de cette acquisition. Il est cependant bon de noter qu'à l'origine, la série est constituée de 25 épisodes de 90 minutes, mais que SVT2 (puisque c'est cette chaîne du groupe qui en a fait l'acquisition) optera pour un format de 50 épisodes d'une demi-heure, en quotidienne. 50 épisodes sur les bras, c'est un sacré défi ! (mais si je sais encore compter, ça implique de sacrées coupes, non ?)
Des nouvelles de ce genre, on pourrait bien en entendre d'autres dans les prochains jours, à mesure que le MIPCOM se rapprochera. Le grand rendez-vous de la fiction internationale se tiendra en effet entre le 8 et le 11 octobre à Cannes.

Ah, si, encore une chose, pour ceux qui ne l'ont pas lu quand j'ai RT l'info sur Twitter : Äkta Människor va sortir en DVD au Royaume-Uni ! Merci qui ? Merci Nordic Noir !

Voilà, promis cette fois, c'est fini !
Alors, la traditionnelle question : quelles sont les infos qui ont le plus piqué votre intérêt/curiosité aujourd'hui ? Ah je vous avais prévenus, il y a de bonnes choses...

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]

31-08-12

C'est un bon chien, ça !

Avant ma coupure d'internet, vous vous rappelez sûrement que je vous avais entretenus d'une série néo-zélandaise, Hounds. C'est pas que la saison soit longue : 6 épisodes. Mais il s'avère que quand j'ai fini par rattraper mon retard, à l'issue duquel j'ai vraiment eu envie d'acquérir le DVD de la série, trois mois déjà s'étaient écoulés depuis mon premier post (et son lancement). Cependant, même en retard, ce qui fut dit, fut fait, et me voilà aujourd'hui devant vous pour chanter les louanges d'une dramédie vraiment pas comme les autres. Et avec, en guise de bonus, un nouveau test de site international pour vous procurer des séries étrangères, c'est cadeau.

A l'époque du pilote, j'avais pu vous dire combien le ton de Hounds n'était pas aux singeries, mais se situait plutôt dans un humour pince-sans-rire et à contretemps du plus bel effet. Cette impression est renforcée par mon visionnage de l'intégrale. Ce qui fait de Hounds une si grande réussite, c'est son goût à la fois de l'absurde, du grossier même, et pourtant, son sens de la subtilité. La série a choisi un contexte rustre, présente plusieurs personnages mal dégrossis, et pourtant, elle parvient à maintenir une certaine finesse. L'équilibre semble instable sur le papier mais les épisodes sont au final très réussis grâce à ce sens de la mesure.

Qui plus est, la série refuse d'aller là où on pourrait s'attendre. Quand, dans le pilote, Will est contraint de revenir dans la vie de sa demi-soeur, plus jeune que lui de près de 20 décennies, et qu'il n'a jamais rencontrée, on s'attend surtout à ce que les personnages se retrouvent confrontés à leurs différences. Avec, d'une part, Lily et l'entraîneur canin Marty, plongés dans l'univers des courses de chien, et de l'autre Will et sa petite amie Amber, un peu snobs. Mais pas du tout. Déjà parce que Will, même si au début il le fait à reculons, cherche vraiment à s'intégrer dans cet univers. On n'est pas dans une logique typique de tant de séries, où l'humour repose sur le fait qu'un personnage extérieur se retrouve plongé dans un monde qui lui semble absurde, fou, ou les deux, mais plutôt dans une série où Will accepte sans manières de devenir un peu absurde et fou.
La série va plusieurs fois, en l'espace d'à peine 6 épisodes, prendre des décisions étranges, sur lesquelles je ne m'avance pas, mais qui se traduisent aussi bien dans la vie sur le champs de course qu'au boulot de Will. Et comme Hounds n'est pas du tout prévisible sur le long terme (et assez peu sur le court terme), ça la rend délicieusement rafraîchissante, forcément.

Mais ce n'est pas tout, car très vite, on comprend que Hounds est aussi et avant tout une histoire de tendresse. Celle, naissante, entre Will et Lily, bien-sûr, à laquelle on pouvait évidemment s'attendre. Mais aussi l'affection que porte Lily à Lundy Dixon Watson, le chien de son défunt père, et à l'entraîneur Marty. Le clan se soude très vite autour de questions qui auraient pu faire débat, de façon à vite former un noeud de personnes qui ne se comprennent pas forcément, mais qui s'acclimatent très vite à la vie ensemble, et l'apprécient.
Lily, en particulier, va s'attacher à Will d'une façon qui a de quoi arraché des petits sourires émus au spectateur. Rappelons que le personnage est celui d'une adolescente plutôt futée (mais, on l'a dit, par irritante ni supérieure), sarcastique, et consciente de ne pas forcément baigner dans un monde où les adultes sont très sérieux. Mais sa rapidité à tenir pour acquise la présence de Will dans sa vie adoucit incroyablement le portrait, et permet de sortir des poncifs sur l'adolescente trop intelligente. Et puis, Lily n'est parfois qu'une jeune ado comme les autres, futée, oui, mais terriblement vulnérable, et capable de ressentir des déceptions, et ainsi, tout en restant la force motrice de bien des intrigues, elle présente une sensibilité qui la fait vraiment sortir du lot des personnages adolescents équivalents. Je n'ai aucune idée de l'âge de l'actrice (difficile de dire si Susana Tang a vraiment l'âge de Lily), mais je l'ai trouvée étonnante.

Mais cette tendresse dont je vous parlais ne s'arrête pas là. Hounds parle de courses de lévriers, et est décidée à en parler avec la plus grande douceur, et une complaisance touchante. Dans cette série, l'adjectif "populaire" n'est pas pris comme un terme péjoratif : les courses de lévriers sont, certes, le loisir d'une certaine catégorie de gens, pas forcément très raffinés, mais ils ont du coeur, non seulement parce qu'ils aiment ce qu'ils font, mais aussi parce qu'ils aiment leurs chiens, et enfin, qu'ils aiment les autres gens qui font comme eux et aiment leurs chiens comme eux.
Et la force de Hounds, au bout du compte, c'est d'apprendre à connaître cette communauté dans laquelle avoir son propre boc au bar du champs de course est un signe extérieur d'importance sociale, où se murger le soir pendant les courses est au moins aussi important qu'entraîner son clébard le reste de la semaine, et où on accueille à bras ouvert quiconque a l'esprit dans la même configuration. Ce n'est pas pour rien qu'on assiste moins souvent, dans la série, à des scènes au bar, qu'à des courses de chiens...
Voir Will ne pas s'opposer à tout cela, se laisser gentillement emporter, même s'il ne comprend pas tout, est vraiment l'oeuvre de cette première saison pleine de charme. Il apprend à aimer les us et coutumes du champs de course ; à parler avec ces gens au lieu de les regarder de haut parce que lui, môssieu, est avocat ; il s'ouvre à une nouvelle expérience qui n'avait rien de super prestigieux, et c'est une jolie aventure à observer.

Hounds-Promo

Mais n'allez pas croire que tout n'est que bons sentiments dans Hounds. En dépit de son caractère bon enfant, la série a aussi des passages plus sombres à proposer, et non des moindres ; c'est ce qui l'empêche de se qualifier comme comédie, quand bien même elle en utilise de nombreux ressorts. Qu'en l'espace de 6 épisodes, elle revienne à deux fois sur une question de décès, n'est par exemple pas innocent. Sans parler, à mesure que la série progresse, des questions financières qui commencent à être soulevées...
Hounds a aussi une part plus terre-à-terre, qui finalement colle bien à l'univers populaire qu'elle s'est choisi, et nous ramène à la réalité plusieurs fois. Une certaine réalité, bien-sûr, un peu farfelue, mais réalité quand même.

Et c'est avec cette sincérité étrange, que Hounds accomplit son charme. Ce n'est pas une série qui vous fait vous esclaffer de rire systématiquement (ça arrive, cela dit), il faut vous y préparer, mais c'est une série qui oscille énormément dans le ton qu'elle s'est choisi, et qui réussit quoi qu'il arrive à atteindre son but. Le second décès sera même extrêmement déchirant, ce qui est absolument ridicule quand on connaît la durée de la saison !
Hounds est comme ses chiens : improbables créatures filiformes qui semblent fragiles, mais qui ne demandent qu'à détaler et franchir la ligne d'arrivée avec brio. Ca a été pour moi une très jolie rencontre que cette série au ton particulier.

Comme toujours lorsque je commande à l'étranger sur des sites moins connus qu'Amazon, un petit détour par un magasin en ligne néo-zélandais, Mighty Ape. Bon, niveau navigation, déjà, il faut le dire, tout est limpide ; il y a un rayon séries bien pourvu en séries locales (on aperçoit au moment où je vous parle Outrageous Fortunes, Burying Brian et The Almighty Johnsons en accueil de la rubrique, ce qui nous change des sites qui mettent principalement en avant les séries US, une vraie plaie quand on fait son shopping international). Alors résultat, pour 28,99 dollars néo-zélandais (soit 18,52€), on peut acheter le DVD de Hounds sans complication. Bon, moi j'en ai profité pour acheter une intégrale d'une série canadienne que je ne connaissais pas dans la foulée (Show Me Yours, diffusée par Showcase voilà quelques années), eh bien le total m'est revenu à 58,98 dollars NZ, frais de port inclus, l'équivalent de 39,96€. Autant vous dire que pour trois saisons de séries pas super accessibles, ça valait le coup de mon point de vue.
Il me faut en plus ajouter que la livraison a été d'une rapidité à toute épreuve : la commande a été passée le 23 août au soir, le colis a été mis dans l'avion le 24, et le 31 le DVD était dans ma boîte aux lettres. Franchement, il est arrivé à Amazon France d'être incapable de faire aussi bien ! Donc Mighty Ape, je recommande pour vos envies de séries néo-zélandaises, vraiment. Dans une prochaine édition, je vous raconterai comment éviter un autre fournisseur néo-zélandais bien moins arrangeant. On en reparle quand viendra le moment du bilan de cette autre série.

Alors tout ça pour dire : vous pensez bien, l'expérience Hounds cet été a été couronnée de succès à tous les niveaux.

Et d'ailleurs, en parlant de succès, la production de la série espère actuellement qu'on lui commandera une saison 2 (et j'ai lu plusieurs articles encourageant la chaîne TV3 à aller dans ce sens, dans la presse en ligne néo-zélandaise), donc avec un peu de chance, on reparlera encore de Hounds !

Posté par ladyteruki à 23:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-06-12

[DL] Hounds

Les courses de lévriers, vous pensiez que c'était ringard !

...Eh bien vous aviez entièrement raison et c'est ce que s'efforce de démontrer le générique de la dramédie Hounds, qui ne s'est jamais cachée de se dérouler dans un univers peu glamour.

Pourtant, rien dans le générique de Hounds n'est rebutant : il s'agit avant tout d'une remise dans le contexte, et ce contexte est présenté de telle façon qu'on ne peut vraiment lui être hostile. Le hobby des personnages (ce n'est pas vraiment le coeur de la série, après tout) est une activité populaire au sens presque péjoratif du terme, mais envers lequel le générique tente de vous faire ressentir un peu d'attachement. L'exercice est périlleux, mais permet de donner le ton pour les épisodes.

Plus je regarde la série, plus je trouve que ce court générique lui fait honneur, rendant finalement bien l'esprit de cette dramédie où l'on parle avant tout de famille, et pas seulement de bizarreries un peu péquenaudes. Toujours avec tendresse, jamais avec moquerie.

Hounds
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Tout est là pour nous rappeler l'aspect décalé et obsolète des courses de chiens, dans ce générique à la chanson datée (l'original date des années 60) et aux images ralenties. Même le panneau final, montrant le titre de la série, est un peu décrépi, comme le montre la capture ci-dessus.

Ah c'est sûr ! C'est autre chose que le générique de Luck, rendant certes le résultat moins raffiné, mais peut-être moins affectueux, aussi...

Posté par ladyteruki à 00:12 - Médicament générique - Permalien [#]

20-06-12

[GAME] Turn the music on

Il ne vous aura pas échappé que la fête de la Musique, comme chaque année, commence... eh bien, dans une minute, littéralement. Pour me mettre au diapason, j'ai donc décidé de ressortir de mes cartons un nouveau jeu des génériques, un jeu que je ne vous ai pas proposé encore en 2012, alors qu'il s'agit probablement de l'une des plus anciennes traditions de ce blog.
N'ayez crainte, cependant : notre partie de chasse islandaise est et reste disponible, au cas où, plutôt que des génériques, vous préfériez vous mettre en quête d'un pilote de série scandinave (il en faut pour tous les goûts).

Musique

Comme du coup, ça fait un petit bout de temps qu'on n'a pas joué à un jeu des génériques, laissez-moi procéder à un rappel bienvenu des règles du jeu, histoire de mettre tout le monde sur un pied d'égalité.

Dans ce post, je vais vous faire deviner 10 séries ; si vous trouvez le titre de l'une (ou plus) de ces séries, et que vous le suggérez en commentaires (sans oublier de préciser le numéro de la devinette), j'uploade le générique qui correspond.
Cependant, il est bon de noter que le générique des séries que je vous propose de reconnaitre n'a jamais été uploadé par le passé sur ce blog ; du coup, avant de répondre, une recherche intensive parmi les génériques déjà proposés dans ces colonnes peut vous permettre d'éliminer certaines possibilités (accessoirement, pour ceux dont le lien est mort, vous pouvez en profiter pour réclamer leur remise en ligne). Les séries concernées peuvent être d'absolument toutes les nationalités ; je ne préciserai donc pas le pays d'origine des séries concernées, mais me connaissant, attendez-vous à ce qu'elles ne viennent pas tous des USA...
En outre, vous pouvez proposer absolument autant de réponses que vous le voulez, et même vous aider entre vous, puisque c'est un jeu où les visiteurs du blog ne jouent pas les uns contre les autres, mais essayent au contraire de déverrouiller le plus de génériques possible.

Puisque je n'avais pas envie de nous imposer un thème trop particulier, mais que je voulais quand même réduire la fenêtre des possibilités pour ne pas vous rendre la tâche trop ardue, j'ai décidé que le point commun à toutes les séries du jeu des génériques ici présent serait qu'elles ont toutes été évoquées sur ce blog en mai ou en juin 2012. Pour vérifier ce genre de choses, vous pouvez donc soit lire l'équivalent de près de 2 mois de posts... soit utiliser les tags si vous avez une série spécifique en tête et que vous voulez vérifier si elle est éligible. Attention : cela ne veut pas dire que ce sont des séries auxquelles j'ai consacré tout une review ; parfois, elles ont pu être simplement citées en passant.
Mais en tous cas ça signifie qu'elles apparaissent impérativement dans les tags d'au moins un post publié au cours de ces deux derniers mois. Comme ça, même si la réponse ne vous apparait pas de façon évidente, un peu de recherche peut vous permettre d'avancer tout de même dans le jeu, j'ai pitié de vous !

Nous cherchons donc...
1 - Une série dont le héros est un peu dans la lune > Buzz Aldrin
2 - Une série qui a du chien > Hounds
3 - Une série où tout le monde s'entasse dans une maison > The Clinic
4 - Une série qui ne fait rien pour arranger la réputation des avocats > Réttur
5 - Une série dans laquelle la plage est une affaire très sérieuse > Preamar
6 - Une série où un anneau a énormément d'importance, mais ce n'est pas inspiré par Tolkien > Obroutchalnoie Kolcho
7 - Une série qui doit son nom à une coiffure > Bunheads
8 - Une série sur lesquels les fansubbers bulgares se sont rués > Muhtesem Yüzyil
9 - Une série qui se déroule dans un pays en guerre > Kaboul Kitchen
10 - Une série adolescente fantastique logée dans un internat > Het Huis Anubis

Attention, la réponse la plus évidente n'est pas toujours la bonne !
BONUS ! Si vous mettez moins de 24h à trouver ces 10 séries, j'ajoute un 11e générique juste pour vous faire plaisir, en guise de récompense ! A vous de voir si vous arrivez à découvrir les 10 réponses nécessaires pour le débloquer... > Coacherna

Prêts ? Feu... partez !!!

EDIT : bravo à tous, challenge remporté pour cette fois, mais je reviendrai avec 10 autres génériques bientôt pour vous remettre au défi !

Posté par ladyteruki à 23:59 - Games On - Permalien [#]

01-06-12

Chien perdu

Hounds

Il y a quelques heures débutait en Nouvelle-Zélande la dramédie Hounds, qui comme son nom le suggère se déroule dans l'univers des courses de lévriers. Voilà bien un contexte à la fois étrange et fascinant, qu'on n'a pour le moment pas eu l'occasion d'explorer à la télévision.

Tout commence... et c'est fort à propos, quand on connait le sujet du SeriesLive Show de ce soir... alors que David, propriétaire de l'un de ces lévriers, meurt à la fin d'une course, visiblement d'une crise cardiaque. Il laisse derrière lui une immense maison, Lily, une jeune adolescente déjà orpheline de sa mère (une asiatique), et Lundy Dixon Watson, son chien ; l'entraîneur de celui-ci, Marty, vit avec eux. David avait également un fils plus âgé, Will, qui a quitté la maison il y a bientôt deux décennies maintenant, poursuivant sa vie d'avocat sans trop regarder en arrière. Or, dans son testament, David confie Lily à la garde de Will ; sauf que ces deux-là n'ont pas la même mère, et ne se sont jamais rencontrés, ce qui rend la situation inconfortable.

En dépit de ce pitch un peu déprimant, Hounds commence pourtant de façon très drôle, voire hilarante. C'est plutôt l'ambiance générale de la série, un peu décalée et absurde mais pleine de finesse, ainsi que ses dialogues pince-sans-rire, qui fonctionnent parfaitement. La scène des funérailles de David est l'occasion d'apprécier, en particulier, la forme d'humour choisie par la série. Si un lien de parenté devait être établi à des fins de repères, on serait plus dans un humour proche de certaines comédies/dramédies du câble américain, que dans des single camera déjantées ou des sitcoms de networks. Mais personnellement j'ai rapidement accroché.

Tandis qu'il veut régler les détails de la succession, Will s'installe donc temporairement avec Lily, Marty et Lundy Dixon Watson, embarquant avec lui sa petite amie du moment, une écervelée de 19 ans. Je dis "temporairement" parce que l'une des premières choses que Will vérifie, c'est la valeur de la maison de son père, dont certes Lily a hérité de la moitié, mais dont il espère pouvoir la revendre (il ne reste en effet pas d'argent, tout ayant été dépensé dans les funérailles, et avec quel bon goût !). Lily lui en garde d'ailleurs un chien de sa chienne.

En vérité c'est certainement Lily qui est le personnage le plus délicieux de ce pilote. Sa façon de rembarrer subtilement son demi-frère, ses observations sur diverses choses (notamment la petite amie de Will, qui en tient une sacrée couche), et ses réactions en général, font d'elle, sans hésitation, la véritable héroïne de ce pilote, sans que l'épisode ne tente d'en faire sa star (comme ça peut être le cas pour Suburgatory, mettons). Bien que frappée du syndrome de l'adolescente mûre pour son âge, elle ne se montre jamais insupportable, et réagit tout de même en adolescente "normale" à plusieurs reprises. On ressent aussi de façon très vive à la fois son attachement envers son père, même si elle n'a en définitive aucune scène avec lui, et l'affection profonde qui la lie à Marty, qui d'ailleurs espérait être son tuteur avant d'apprendre que le testament de David en avait décidé autrement. Leur petite mécanique semble bien huilée ; comme cette séquence où c'est elle qui conduit la fourgonnette, parce que ça a toujours été elle qui conduisait son petit monde aux courses, et qui montre une grande connivence, s'imposant avec une sorte d'évidence tranquille, entre l'adolescente et l'entraîneur.

Quant à l'univers canin, la façon de l'aborder n'est pas de nous y plonger tête la première en insistant sur le déroulement des courses ou ce genre de choses. Au début de l'épisode, c'est plutôt son aspect communautaire qui est évoqué, avec ces maîtres et ces chiens présents à la cérémonie, ces gens qui s'épaulent parce qu'ils partagent un intérêt commun, et qui vivent les soirées de courses plus comme une sortie et un plaisir que comme un enjeu vital. C'est vraiment une façon de dépeindre ce milieu qui lui confère immédiatement beaucoup de chaleur et d'humanité ; la dernière partie de l'épisode se déroulera pendant l'une de ces soirées de courses, où la moitié du plaisir vient de ce qu'on passe du temps au bar à suivre la course un verre à la main. Le peu de compétition qui s'y déroule entre les propriétaires de chiens est même montré sous un angle ridicule, même pour ce monde légèrement ringard, soulignant qu'on n'est pas tellement là pour remporter des prix. Je suppose cependant qu'on aura le temps d'aborder d'autres thèmes sur les courses ultérieurement, et que cela peut changer plus tard.

Dans tout ça, je suis un peu plus partagée quant à Will ; s'il est un peu perdu dans ce monde qu'il n'a jamais cherché à connaître, il n'a pas trop l'effet "fish out of the water" qu'on aurait pu attendre, et c'est définitivement un bon point. Mais son personnage n'apporte pas grand'chose, ni humoristiquement, ni dramatiquement. Quant à sa vie professionnelle, la scène au cabinet d'avocats où il travaille, sans manquer d'être drôle avec ce boss étrange qui a tendance à se désaper devant ses employés et y prend un plaisir malsain, n'apportait pas grand'chose. A moins que cela n'offre des possibilités insoupçonnées par la suite, je ne vois pas trop ce que ça peut donner de savoir comment Will vit sa vie au loin, puisqu'elle n'est ni fondamentalement désagréable (ce qui aurait servi à le convaincre de faire sa vie dans le milieu des courses), ni totalement géniale (c'est d'ailleurs bien vu, moins caricatural, que son cabinet ait l'air assez modeste).

Mais l'avantage principal de Hounds réside, c'est net, dans son ambiance, son ton, ses dialogues sans lourdeur, et sa capacité à trouver le moyen d'être drôle sans se construire autour de "gags" à proprement parler. Il se dégage en plus une telle impression de sincérité et de tendresse de ses personnages, et l'univers absurde des courses est si bien rendu.
Reste à voir comment la saison, prévue pour un total de 6 épisodes, évoluera à partir de là, car bien malin qui peut prédire à ce stade comment les choses vont tourner... Et c'est finalement un bon point en faveur de cette dramédie.

A moins que Hounds ne soit annulée si 3 lévriers meurent sur le tournage ? Mouais, à surveiller...

Posté par ladyteruki à 22:48 - Review vers le futur - Permalien [#]