ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-08-12

She kills Copper

En cette rentrée, whisperintherain et moi-même avons convenu d'un petit défi à deux : nous regarderons absolument chaque pilote de cette saison, et nous rédigerons, chacun de notre côté, un post pour absolument chacun de ces pilotes. C'est l'occasion de tester la première série originale de BBC America, Copper, à l'affiche de laquelle on trouve des noms aussi peu anodins que Tom Fontana ou Barry Levinson. Tout un programme.
Comme c'est désormais la tradition, à la fin de ce post, vous trouverez le logo de ce défi, sur lequel il vous suffira de cliquer pour accéder à la critique du pilote de Copper écrite par whisper (sitôt qu'elle sera en ligne), et ainsi lire nos deux avis sur ce même épisode.

Copper

Parfois, quand je m'attaque à la rédaction d'un post, je m'imagine quelle est votre réaction en l'abordant. Peut-être que certains d'entre vous commencent la lecture en se disant : "ah, voyons ce qu'elle en a pensé"... et j'aime, en prévision de ces circonstances, attendre la fin de mon post avant de délivrer une conclusion. Je sème des éléments positifs, avance des arguments négatifs, tant et si bien qu'il faut lire les derniers paragraphes pour connaître mon opinion définitive sur un pilote. Une fois de temps en temps, écrire ma review sous forme de jeu de piste m'amuse, que voulez-vous.
Ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Non, aucun suspense, alors que mon post commence ainsi :

Je voulais vraiment aimer Copper.

Voilà, tout est dit, vous pouvez rentrer chez vous.
Levinson et Fontana, c'était l'équipe de la série Oz. Deux noms qui, mis ensemble, envoyaient de la magie téléphagique. J'avais cessé de croire à leurs talents en solo (notamment après que Fontana nous ait pondu Borgia), mais j'espérais qu'en travaillant à nouveau en duo, ils seraient capable de produire de la fiction de qualité.
Mais il n'y avait pas que ça. Le contexte historique de Copper me plaisait, et quand on sait que je n'aime pas trop les séries historiques, ni même ne suis captivée par l'Histoire, ça n'était pas anodin. Un peu de la même façon que sur le papier, Hell on Wheels m'avait séduite (là aussi ce fut d'ailleurs une sacrée déconfiture), le décor new-yorkais de Copper me faisait rêver. J'aime quand une fiction s'intéresse aux vagues d'immigration aux Etats-Unis, je me rappelle avoir dévoré la mini-série Ellis Island quand j'étais plus jeune par exemple, ça me fascine, il y a un côté typiquement rêve américain (avec tout ce que cela inclut de rêves déçus !) et de cosmopolite qui me ravit. Et puis, pour être également amatrice de séries policières en uniforme, notamment à New York (je vous dois d'ailleurs un bilan de NYC 22 mais, je viens de retrouver le net, alors ça va me demander un peu de temps pour boucler tous mes rattrapages), la perspective de voir comment la communauté irlandaise et la police métropolitaine se sont liées avait quelque chose d'excitant.

C'étaient d'ailleurs les seuls éléments que j'avais : le duo Levinson/Fontana, et le contexte historique. Comme c'est mon habitude, afin de garder la découverte pour le pilote, j'avais évité les affiches, les trailers, et même la page Wikipedia, histoire de vraiment prendre la série comme elle viendrait. Mais j'avais en tous cas envie de me mettre devant le pilote, ça c'est sûr.

Alors du coup, je dois dire que j'ai eu du mal à réprimer des grognements de mécontentement devant le pilote de Copper, déjà parce que l'écriture n'a rien de l'intelligence de Oz, mais ça à la rigueur, j'aurais dû savoir que c'était trop en demander, et surtout, oh oui, surtout : ce n'est qu'une putain de série policière à la con comme on en a déjà cent à la télé.
Et à mesure qu'on avançait, je me mettais un peu plus en colère (et je jurais un peu plus comme un charretier). Les problèmes avec la hiérarchie, la visite chez le médecin légiste : on a eu droit à la totale des clichés de la série policière moderne. D'accord, à l'issue de ce pilote, il est clair que la série s'oriente vers quelque chose d'un peu feuilletonnant, et pas versun bête procedural. Mais ça ne sauve pas les meubles pour autant. L'objet de mon ire, ce n'est pas les procedurals (ou disons, pas seulement), c'est aussi que les enquêtes policières, même menées sur plusieurs épisodes à la Forbrydelsen (ou feu The Killing) et Bron/Broen, eh bah yen ras le képi, c'est plus tolérable. Si vous n'avez rien de nouveau à raconter, alors dans ce cas-là ne racontez rien du tout.
Et tout cela avec un manque de finesse insultant. Que celui qui, à mi-parcours de l'enquête, n'a pas déjà deviné qui est le meurtrier de la petite victime de ce pilote, se déclare immédiatement : il faut absolument se cotiser pour lui acheter un cerveau. L'intrigue est visible comme le nez au milieu du visage et délayée sans raison, simplement parce que nom d'un chien, il faut que l'épisode dure 43 minutes, même si en réalité 20 minutes suffisent.
Il existe encore, même après une douzaine d'années d'invasion de poulet, des séries capables de nous surprendre, nous émouvoir ou nous captiver, tout en proposant des enquêtes et/ou des mystères. C'est le cas de Sherlock qui y parvient formidablement, avec un talent sans pareil pour jouer les prestidigitateurs et nous offrir des intrigues ayant l'air complexes ; même quand elles ne le sont pas, les éléments sont maniés de telle façon qu'on y voit que du feu, et à vrai dire, on s'auto-convainc même d'être aussi intelligents que Sherlock Holmes. Mais rien de tout ça ici, alors que Copper est dans l'indigence la plus totale, non seulement sur le fond de notre affaire que sur la façon dont elle est menée par son héros.

Mais le pire, je crois que c'est justement la façon dont Copper nous sert son exposition en pensant dur comme fer qu'il suffit d'avoir des décors (ou l'illusion de décor) épatants, des figurants en hâillons et des pubs irlandais où on chante en agrippant sa pinte de bière, pour planter le décor. La présentation du personnage central, le capitaine Corcoran, est une compilation des plus abrutissants clichés qui soient. Pour le rendre, je suppose, un peu plus abordable, on lui a inventé une femme qui a mystérieusement disparu, par exemple ; on imagine que ça doit un peu le travailler, surtout que ça ne fait que deux mois, au lieu de ça il se tape la moins excitante de toutes les prostituées du bidonville de Five Points, qui est son attitrée. Et quand un personnage essaye d'interroger la raison de cette préférence, il se fait renvoyer dans les cordes, laissant le spectateur sans la moindre explication. Ecoutez, on vous dit qu'il est tout triste, mais prenez-le pour argent comptant et arrêtez de poser des questions, quoi !
Les scènes d'exposition de Copper sont toutes dans cet esprit. On s'y hâte de mettre les choses en place en les tenant comme évidentes. Ce sont des clichés éculés dont on n'a même pas l'impression que les scénaristes ont l'intention de les développer. Les personnages n'ont qu'une dimension (quand ils ont une dimension tout court, parce que le meilleur ami de Corcoran n'existe que parce qu'il a un oeil en verre) et ne sont là que pour jalonner l'intrigue policière vue et revue d'avance.

Alors dans mon dernier paragraphe, il n'y aura aucune sorte de surprise, pas aujourd'hui. Il n'y aura que de la colère. Je pensais que ce qui avait encouragé BBC America à se lancer dans la production de séries, c'était afin de profiter du succès grandissant des séries britanniques outre-Atlantique (un succès qu'elle avait en plus dû partager avec PBS, diffuseur aux USA de séries comme Downton Abbey), pour imposer la marque BBC sur le territoire américain. Même produite sur le sol US, une série de BBC America aurait dû répondre à ces standards, non ? Au lieu de ça, BBC America nous a fait du CBS, mais du CBS vaguement câblé parce que faire une série historique, ça donne l'impression d'être sérieux et ambitieux. Eh bien non. Pas du tout.
Et le pilote de Copper est certainement la déception la plus rageante parce qu'on ne comprend pas ce qui a pu clocher, entre BBC America qui aurait quand même pu s'appuyer sur le savoir-faire des grandes soeurs britanniques, Levinson et Fontana qui sont supposés connaître leur boulot, et le contexte historique absolument unique qui donnait une longueur d'avance à la série. Avec toutes les cartes en main, Copper a quand même trouvé le moyen d'échouer lamentablement.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 16:56 - Review vers le futur - Permalien [#]

03-12-11

Dilemme

Voilà plusieurs semaines que je suis en lutte avec moi-même au sujet de Hell on Wheels. La joute verbale donne à peu près ça :
"Vas-y, regarde le deuxième épisode !
- Nan.
- Pourquoi ?
- J'ai pas envie...
- T'es chiante... alors écris ton post sur le pilote dans ce cas !
- Nan.
- Pourquoi ?
- On sait jamais, des fois que je finisse par regarder le deuxième et que je change d'avis.
- Bon bah alors, regarde le deuxième épisode !
- Nan. J'ai pas envie.
- Alors écris ton putain de post.
- Nan."
Et ça peut durer des heures.
Il faut avouer que les torts sont partagés : je sais très bien que j'ai été particulièrement déçue par le pilote et que c'est ridicule de me pousser à regarder la suite dans ces conditions, mais en face, il faut dire que j'y mets de la mauvaise volonté et que dans ce cas j'ai qu'à écrire mon post sur le pilote. Mais rien à faire, je n'arrive pas à trouver un accord avec moi-même.

Le fond du problème, c'est que ce qui m'a irritée pendant le pilote est, finalement, assez superficiel. C'est le son. Quand l'entrepreneur et le parlementaire parlaient de pots de vin et que le bruit de fond est coupé chaque fois qu'ils parlaient, parce la prod a, je suppose, décidé de doubler cette partie-là en studio, ça m'a rendue dingue. Quand la blonde et son mec cartographe discutaient dans le champs et que la même chose s'est produite à nouveau, à peine quelques minutes plus tard, j'ai trépigné de rage. Même moi qui suis peu regardante niveau bande sonore j'ai trouvé ça anti-professionnel, ridicule, grossier et franchement insupportable. Si encore ces scènes ne duraient que quelques secondes, mais ce sont de longs échanges où la coupure régulière finit par avoir le même effet que des ongles sur un tableau. Le fait est que ça n'a pas lieu à chaque dialogue, mais ça a lieu suffisamment souvent pour avoir un effet répulsif.
Je m'en veux d'en vouloir au pilote de Hell on Wheels juste pour ça (ou presque). Mais d'un autre côté j'ai peine à croire que les mecs aient eu le culot de diffuser un pilote aussi mal ficelé techniquement, au point que même moi ça me heurte.

Après on est d'accord que l'histoire de vengeance ne m'a pas intéressée non plus. Mais il y a eu de bons moments et j'étais réellement assise au bord de mon fauteuil en regardant la scène de combat dans la forêt entre la blonde et l'indien, c'était une scène bien foutue qui m'a tenue en haleine et qui m'a forcée à désincruster mes doigts de mes accoudoirs ensuite.
Mais le reste m'a semblé copieusement bateau ; la partie qui m'intéressait le plus (les magouilles de notre entrepreneur) ayant été largement minoritaire dans l'épisode, et la conclusion de ce pilote étant relativement absurde (écoute mec, si tu fais pas confiance à ton contremaître, le mieux est encore de ne pas commettre de meurtre devant lui, non ?).

Colm
Alors je sais pas. Peut-être que je devrais donner une chance supplémentaire à Hell on Wheels au nom de Colm Meaney que j'aime beaucoup, de l'esthétique de la série qui est pas mal, de ce personnage féminin qui m'a presque donné envie de la suivre, de l'histoire de la reconstruction des chemins de fer, ou du plutôt bon générique... Ou peut-être que cet amateurisme dans la bande-son et cette intrigue centrale peu captivante sont autant de preuves indiquant que ça ne sert pas à grand'chose d'insister.
Ne prenez donc pas ce post pour une critique du pilote : je n'ai pas encore décidé si je regarde la suite.
Ou peut-être bien que si, en fait.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hell on Wheels de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:30 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-11-11

[DL] Hell on Wheels

Ca n'a pas été chose facile de se mettre devant Hell on Wheels, et pourtant ce n'est pas une série envers laquelle j'avais un quelconque grief, bien au contraire.  Mais je ne voulais pas regarder le pilote entre deux portes, à la va-vite, juste pour le plaisir de le tester dés sa sortie. Et finalement, ce visionnage aura attendu une semaine entière, parce qu'à force de repousser, l'excitation du moment était passée et ça n'était plus aussi important de regarder l'épisode, même si j'avais un a priori positif.
Alors, finalement en ce samedi soir, je m'y suis mise, et en attendant de vous en parler plus en avant, voilà en tous cas le générique, parce que, je l'ai dit, le générique en tant qu'espèce menacée est devenu une denrée rare de nos jours.

HellonWheels
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est un bon générique de western qu'on tient là ; un peu plus rythmé que la moyenne mais reprennant tous les codes musicaux du genre. Personnellement je ne cracherais pas sur une version longue, peut-être avec quelques interjections au coin du feu, ou éventuellement même des paroles.
Puisqu'on parle de feu, le feu qui consume le personnage, sa vengeance, est une image un peu simpliste qui aurait mérité une mise en oeuvre un peu moins factice. Cela renvoie aussi, bien-sûr, à la fin de l'épisode, mais globalement on voit bien la métaphore et on aurait mérité peut-être juste un peu plus d'imagination.

Pour autant, la chanson est suffisamment accrocheuse (elle l'est même beaucoup) et les images suffisamment esthétiques (c'est toujours beau, un feu, et je dis ça en étant pyrophobe) pour qu'on ne regrette pas d'être venus mais enfin, bon, on en arrive vite à la conclusion que Hell on Wheels n'a pas hérité du générique du siècle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hell on Wheels de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:26 - Médicament générique - Permalien [#]

04-11-11

Time and again

S'il est communément admis, bien qu'avec plus ou moins de mal selon les interlocuteurs parfois bornés, que tout le monde ne perçoit pas une même série de la même façon (ce qui rend instantanément l'usage des commentaires d'un blog plus passionnant), on sous-estime un peu d'autres sensations à géométrie variable en téléphagie.
La perception du temps en est une. Pas simplement parce que nous nous nourrissons uniquement d'images qui sont la photographie d'instants appartenant forcément au passé, mais simplement parce que, de par notre passion, nous modifions juste un peu la façon dont nous pensons notre rapport au temps.

AlaRecherche


Le degré de distortion temporelle que nous expérimentons tous, c'est celui qui apparait quand on découvre un épisode pour la première fois (mais vous pouvez l'avoir ressenti avec un film, un clip ou une publicité, également).
Lorsqu'on découvre les images pour la première fois, on a tendance à avoir l'impression que la video est plus longue, alors que si on la regarde une seconde fois peu de temps après, on trouve qu'elle passe plus vite. Mais il est vrai que je n'ai jamais fait le test avec un épisode de Derrick... Il y a probablement un phénomène cognitif derrière tout cela, d'ailleurs, venant du fait, je présume, que nous analysons avec plus d'intérêt une scène que nous découvrons pour la première fois, alors que si nous la connaissons déjà, notre cerveau s'économise sûrement la peine de l'étudier en détail (c'est probablement la même raison que celle qui fait que lorsque vous relisez une dissertation ou un post pour la 10e fois, vous ne voyez plus les fautes d'oretographe).
Cette perception faussée du temps n'a toutefois pas de conséquence grave, au contraire, c'est un petit arrangement avec le réel pour mieux profiter d'une intrigue donnée.

Cependant, il y a plus vicieux : la façon dont nous concevons le temps à cause des diffusions. Et c'est là que notre cerveau finit par nous jouer des tours.
Déjà, rien que les minutes précédant la diffusion d'un épisodes semblent tordues : elles sont à la fois plus lentes en raison de la publicité qui nous fait attendre, et en même temps, rien n'est jamais prêt : on n'est pas encore en face de l'écran, le téléphone a sonné ou on nous a appelé dans une autre pièce, on a oublié le jus d'orange pulpé à la cuisine, on a froid aux pieds et le plaid est au lavage, le chien réclame ses croquettes, enfin ya toujours quelque chose, quoi, et du coup c'est la précipitation de peur de manquer l'épisode, comme si le temps s'était accéléré juste pour nous narguer.
Outre l'effet de ralentissement du temps évoqué ci-dessus, on rappellera également que pendant l'épisode, le monde est supposé se mettre en pause, et ne reprendre la marche de son (à peu près) bon fonctionnement que 45 minutes plus tard.

Mais le plus fou, c'est que notre perception de la semaine dans sa totalité peut se trouver affectée par les diffusions. Même quand on ne les suit pas à la télé, d'ailleurs, on n'est pas totalement affranchis de l'emprise du temps : le simple fait de suivre la diffusion US nous asservit tout de même au calendrier, puisque vous n'avez pas le choix et êtes obligés d'attendre que l'épisode suivant soit diffusé. Mais ce calendrier est détendu comme un pull trop porté : aux coudes, par exemple, il est plus lâche ; et ainsi on se retrouve dans la situation absurde où la semaine revêt un caractère totalement déformé.
A titre personnel, par exemple, ma semaine commence très fort avec l'attente des séries du dimanche (PanAm, Homeland, The Walking Dead parce que ça va pas bien dans ma tête, The Good Wife que j'ai reprise, peut-être bientôt Hell on Wheels ?), suivie d'un lundi tout aussi fort en émotions (avec Enlightened, Threesome même s'il n'y en a plus pour long, Death Valley, et 2 Broke Girls). Ces deux jours sont des jours où les épisodes semblent se précipiter, où il n'y a jamais assez de temps pour rien. Et puis, vient la suite de la semaine. Un vaste désert d'ennui où les seules oasis sont Suburgatory, Reed between the Lines (avec, Dieu merci, DEUX épisodes), et maintenant Boss. Ces 5 jours-là, les jours ne passent pas, c'est interminable, je me rabats sur des vieux pilotes, des intégrales, du rattrapage, et le temps passe incroyablement plus lentement, c'en est désespérant. Pour le weekend, je me réserve en général également The Slap, histoire de meubler. Et la semaine suivante, ça recommence (enfin presque, tenant compte des fins de saisons et des hiatus, d'ailleurs Threesome va incroyablement me manquer).

Mais là où la distortion est flagrante, et où on sent bien toute la subjectivité de la chose, c'est que ma semaine ne ressemble qu'à ma semaine, selon la sélection de séries que je regarde. Un téléphage ne regardant que des comédies verrait probablement la semaine avec un regard totalement différent. En fait, personne n'a la même sensation de la semaine qui passe, car personne n'a exactement le même programme hebdomadaire que moi. Nous passons le même temps à respirer pendant ces 7 jours, et pourtant, aucun de nous ne vit la durée de cette semaine de la même façon.

Et ainsi, chaque téléphage forge lui-même son temps sur mesure, souvent sans même y penser. Tout cela... simplement parce que nous regardons des séries. N'y a-t-il pas là quelque chose de prodigieux ?

Alors j'avais juste envie, curieuse comme je suis, de vous demander : à quoi ressemble votre semaine téléphagique ?

Posté par ladyteruki à 17:40 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

12-08-10

AMC, it's easy as 123

Éperdue de désarroi devant l'absence de réaction à la news sur l'adaptation de Forbrydelsen sur AMC, j'ai essayé de noyer mon chagrin en réfléchissant un peu à ce qui se passe sur cette chaîne ces derniers temps. Certes, je ne connais pas plus Forbrydelsen que vous (si au moins arte communiquait plus sur ce genre de diffusions, mais non !), mais enfin, on parle d'AMC !!! AMC, la chaîne qui monte, la chaîne avec les projets d'ambition, la chaîne qui révolutionne tout !!! Pourquoi ça n'a intéressé personne ? Enfin, si plein de gens l'ont lu. Mais personne n'a réagi.
Je me suis assise pour réfléchir : pourquoi avais-je pensé qu'une news sur AMC motiverait plus de réactions qu'un article sur des soaps plus ou moins has been ?

TheKilling

C'est vrai, ça. Qu'a donc diffusé AMC de si incroyable ? Je veux dire : à part Mad Men. Et Breaking Bad. Et Rubicon. Et le remake du Prisonnier. Effectivement, je vois ce que vous voulez dire. Mais c'est un peu étonnant qu'on fasse tout un foin de ce qui se passe sur cette chaîne alors que, concrètement, c'est tout.

Le nouveau projet de HBO ou de Showtime ? Ça fait des années qu'un projet de HBO ou de Showtime sait se montrer (plus ou moins) délectable, c'est donc normal d'en attendre beaucoup. Mais AMC est une chaîne jeune qui n'a pas encore brillé bien longtemps. Elle brille fort, et elle brille vite, mais ce sont également les caractéristiques d'un feu d'artifices et on n'en voit que le 14 juillet...

En fait, si on fait toute une histoire, c'est parce qu'à un moment, AMC a vraiment carburé niveau projets. Non contente de nous avoir asséné ce qui sera quand même l'un de évènements de ces dernières années, avec Mad Men, elle s'est empressée de nous dire qu'elle s'intéressait à plein de sujets, qu'elle voulait faire dans la diversité, dans l'avant-gardiste, dans le courageux, et on a tous mordu à l'hameçon.

Que sont devenus ces projets aujourd'hui ?
- Black Gold (en projet depuis janvier 2010)
- Hell on Wheels (à l'origine développé pour la saison 2008)
- Red Mars (apparemment abandonné)
Je ne dis pas que, parce qu'on n'en parle pas, ces projets sont nécessairement au point mort. Mais enfin, Red Mars l'est, visiblement. Et tout ce bel enthousiasme autour de la chaîne et ses projets si novateurs, finalement, il est un peu surfait.

Alors, vous savez quoi ?
En fait, vous avez raison.A bien y réfléchir, je ne vois même pas pourquoi j'en ai parlé. Ne commentez pas cette news sur l'adaptation The Killing.
Même si elle est apparue avec plusieurs jours d'avance sur le reste du web.

Posté par ladyteruki à 16:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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