ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

17-07-10

Maine et foire

Pour une raison qui m'échappe, là, tout de suite, maintenant, sur le vif, je dois avouer que j'anticipais Haven avec plaisir. Non que j'en aie lu grand'chose (...du coup, ceci explique peut-être cela), mais je me disais qu'au moins, ça allait nous changer. D'un côté, c'est bien aussi d'avoir des a priori positifs, mais enfin, plus dure sera la chute.
Bon, non, essayons de conserver l'enthousiasme des premiers jours (quand je ne savais rien sur Haven et que du coup j'avais hâte de voir le pilote), et essayons de tourner les choses avec optimisme.

Je me corrige donc : Haven a une ENORME marge de progression. Elle a un vrai potentiel pour devenir une série intéressante.
Voilà ! Ça c'est positif ! Ça c'est enthousiaste ! ...Et c'est presque ce que je pense !

Haven_Title

Nan mais alors bon, ok, Haven est une ville... bah, du Maine, puisque c'est inspiré des écrits de Stephen King... et il s'y passe plein de choses étranges et un peu fantastiques, rapport au fait qu'on est dans le Maine de Stephen King. Bien. Pourquoi pas. En plus, il est très rare qu'il y ait dans les séries télé des villes qui semblent attirer les éléments fantastiques. Bon, sauf Eureka. Et sauf Eastwick. Et puis il y avait Point Pleasant. Et puis... hop-hop-hop, je redeviens critique. Non, j'ai dit que j'allais positiver. Zut à la fin !
Haven est donc une plaisante bourgade avec plein de trucs bizarres qui se passent, et un mystère en fil rouge histoire de donner à la fliquette de service (c'est contractuel, toute série se doit d'avoir un représentant des forces de l'ordre en son sein, histoire de veiller à ce que la population de la série sente qu'on l'a à l'œil) (à moins que ce ne soient les spectateurs ?) une raison de rester dans ce trou perdu et oublié de Dieu.

Il suffit de voir l'état de la ville pour comprendre à quel point tout cela est sexy :

Haven_Landscape

Chais pas pour vous mais moi, quand je vois ça, j'ai tout de suite envie de boucler mes valises et sauter dans le premier avion. Pour n'importe où ailleurs. Bref, sans un solide mystère intrigant, pas de raison de rester. Et du mystère, on va vous en donner, avec cette photo.

Haven_Photo

Oui voilà absolument tout-à-fait, c'est tout. Une vague ressemblance avec une nana qui était là il y a 27 ans. Et puis la fliquette qui est orpheline, comme ça elle est un peu irrationnelle. C'est tout, c'est ça le grand mystère de Haven.
Ah mince, j'ai encore dérapé ! C'est si rapidement arrivé quand une série n'arrive pas à réaliser son potentiel suffisamment vite...

Bon, un vrai compliment, alors. Juste un, pour dire que j'ai été positive avec cette série.
Quand Haven n'accomplit pas comme miracles côté scénario, la série parvient à exécuter quelques tours de forces côté dialogues. Quelque part, la série semble avoir manqué sa vocation de comédie tant certains échanges sont savoureux, principalement entre les deux flics principaux. C'est en fait la raison principale que j'avais pour aller au bout du pilote : les dialogues sont pétillants à plusieurs moments. C'est pas vraiment ce que je recherche en premier dans une série fantastique, mais bon, euh, on a dit qu'on faisait dans le positif, aujourd'hui, et j'ai pas mieux.
Sérieusement, l'été est sinistre. Rétrospectivement je sais pas si la saison passée était vraiment mieux ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Haven de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

16-07-10

Est-ce que j'ai ronflé...?

RizzoliIsles

Pfff... Cet été, j'essaye de me motiver, mais j'ai du mal. J'ai l'impression qu'entre Rizzoli & Isles, Memphis Beat, The Glades... les chaînes se sont donné le mot pour vraiment faire le minimum. C'est pas que les séries soient mauvaises, c'est qu'il y a un tel air de déjà vu !

Rizzoli & Isles repose sur un certain nombre de poncifs usés jusqu'à la corde, qu'on attendrait d'habitude d'une série de network. Mais maintenant, même le câble cherche à s'adresser au plus petit dénominateur commun...
Nous voilà donc avec, sur les bras, un tandem d'enquêtrices diamétralement opposées, l'une est une fliquette (aaaah, les fliquettes, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au caractère bien trempé, un peu dure à cuire et pas très raffinée, et l'autre est une scientifique (aaaah, les scientifiques, on en aura bouffé ces dernières années ; eh bah c'est pas encore fini) au tempérament plutôt doux, toujours sage et tirée à quatre épingles.
Et plutôt que de se creuser pour leur trouver un contexte un peu original, leurs enquêtes s'annoncent comme particulièrement classiques. Dans le pilote, il s'agit de mettre la main sur un serial killer également un nécrophile. Certes, c'est pas spécialement le truc qu'on voit tous les jours, mais néanmoins on a l'impression d'en avoir un peu fait le tour.

L'enjeu du pilote est de nous montrer à quel point Rizzoli s'est construite autour de sa première rencontre avec le criminel, et il y a eu un moment, rapide mais bien réel, pendant lequel j'ai pensé que peut-être, la gestion à la fois de cette enquête revenue sur le tapis et du traumatisme, seraient l'objet de toute la série. Attention, spoiler après la virgule, mais non, le gaillard sera mis hors d'état de nuire à la fin du pilote. Dommage, ça nous aurait permis de trouver quelque chose d'un peu différent de l'habituel procedural.

Quelques petits échanges vaguement pétillants, un love interest inséré vite fait dans l'épisode, une famille qui peine à s'imposer comme un vrai piment mais pourtant voulue telle, des collègues qui sont en permanence éclipsés par le duo (alors que l'ancien partenaire et le partenaire actuel ont tous les deux des éléments a priori intéressants dans leur relation avec Rizzoli)... c'est affligeant. Il ne manque vraiment que le patron bourru pour que le tableau soit complet.

Si au moins Rizzoli & Isles avait été une série avec au moins UN élément original... je sais pas... disons, une série où les deux héroïnes sont lesbiennes, par exemple... on aurait pardonné le reste (comme pour Nikki & Nora), mais même pas.
Heureusement que j'ai été charmée par Huge et Louie pendant cette saison estivale, sinon, franchement, je serais horriblement négative. Oui, plus que je ne le suis actuellement. Et encore, il va falloir que je vous parle de Haven, aussi... Non, ça me déprime trop, remettons ça à un prochain post, ok ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rizzoli & Isles de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:17 - Review vers le futur - Permalien [#]
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