ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-10-11

The Good Téléphage

TheBadWife

Ah, si seulement il était toujours aussi facile de tenir ses bonnes résolutions ! Si seulement il suffisait toujours de décréter qu'on va se bloquer quelques heures pour rattraper une série qu'on a bêtement laissée tomber !
...D'ailleurs, quelqu'un sait pourquoi ce n'est pas si facile ?

Parce qu'après la brutale réalisation que j'avais trop longtemps délaissé The Good Wife, il y a quelques jours, j'ai résolu de ne pas laisser ça passer. Pas cette fois. Il y a eu trop de cas où j'ai abandonné des séries pour de bêtes questions de timing, d'épisode jamais regardé, de disponibilité jamais employée dans le bon sens. Il y a eu trop de fois où je me suis répété que, promis, je reprendrais plus tard. Dexter, Big Love, Nurse Jackie... Pas cette fois.

Alors ces derniers jours, je les ai dédiés à rattraper mon retard. Et une fois qu'on reprend une série d'une telle qualité, on se demande comment on a eu le culot de l'abandonner ne serait-ce qu'une semaine. J'ai revu l'intégralité de la 2e saison (découvrant que je m'étais en réalité arrêtée au bout de 4 épisodes ce qui tend à indiquer que j'ai abandonné la série à cause du Téléphsage Experiment), embrayé sur la 3e, et ça y est, je suis à jour.
Voilà qui pose une nouvelle question.

Et maintenant ?

Vais-je reprendre la série sous la forme d'un visionnage hebdomadaire ? J'aurais envie de croire que la leçon a été apprise, mais pas vraiment. Car qui dit reprendre le rythme de diffusion hebdomadaire de la série, dit effet de manque entre deux épisodes. Songez que j'ai regardé en moins d'une semaine pas loin d'une trentaine d'épisodes de la série (ça en dit long sur ma vie sociale cette semaine, d'ailleurs, mais passons), épisode récapitulatif spécial de début de saison 3 inclus, et que franchement, maintenant, la désintoxication va être brutale.

Mais The Good Wife est une série tellement bonne, tellement intelligente, tellement formidablement interprétée, et qui est capable d'évoluer avec tant de souplesse et de finesse (un exemple dont Harry's Law pourrait s'inspirer...), que ça me ferait mal de la remettre de côté.

Il va me falloir une nouvelle obsession monomaniaque. Chais pas, découvrir quelque chose, me trouver un pilote enthousiasmant, me lancer dans une nouvelle intégrale. Prendre de la distance avec The Good Wife pour tolérer le rythme hebdomadaire que je n'ai plus suivi depuis un an, et chercher une autre série qui fasse battre mon coeur.
Et vous savez combien j'ai horreur de ça...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Good Wife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-10-11

Il ne peut y en avoir qu'un

A chaque saison, il y en a une.
Vous vous souvenez certainement de vos années de lycée (... si vous n'y êtes plus), quand venait ce jour de l'année où un prof, un surveillant ou un membre de l'administration, excédé, tentait de rétablir l'ordre dans le chaos en vous culpabilisant un peu, et en lâchant cette phrase : "de toutes les classes que j'ai eues, vous êtes la pire". Et bizarrement, l'année suivante, un prof, un surveillant ou un membre de l'administration lançait cette même phrase dans un effort désespéré d'en appeler à votre raison. Vous aviez fini par croire (mais avec un certain je-m'en-foutisme) que chaque année, les classes étaient plus dures. Et que la classe qui repoussait les limites de l'horreur, c'était immanquablement la vôtre.
Eh bien en télévision c'est pareil. A chaque saison, il y a la série indisciplinée qui refuse obstinément d'être regardable, la mauvaise élève, celle qu'on va pointer du doigt chaque fois qu'on voudra expliquer qu'avant, les séries étaient plus sympathiques et que maintenant, à chaque rentrée, c'est pire. Mais la vérité c'est que ce n'est pas pire. C'est juste que le pire des élèves semble toujours nous mener au bord de nos limites nerveuses.

Jusqu'à présent je pensais en toute bonne foi que cette série était Whitney. C'était avant de découvrir le pilote de How to be a Gentleman. Enfin, pilote... les 15 premières minutes.
Car à chaque saison, il y en a une : une série dont on n'arrive même pas à finir le pilote tellement c'est mauvais.

Pourtant j'aimais bien la séquence qui ouvrait l'épisode, totalement dénuée de rires, plutôt rigolote et assez bon enfant. J'aimais que le héros soit ce petit mecton classe et poli, même si on se doutait bien que ça ne pouvait pas durer, pour son bien. Pour rester sur une bonne impression, j'aurais tout simplement dû m'en tenir à cette séquence.
Finalement, pour Whitney, au moins, j'ai réussi à regarder tout le pilote ; Chris D'Elia et ses vannes envers l'héroïne m'ont aidée à tenir, d'une part, et puis, au moins, en regardant le pilote en entier, j'étais sûre d'être d'avoir ma conscience pour moi lorsque je commencerais à méchamment lyncher l'épisode sur Twitter et ce blog.

HowtobeaFailure

Chris D'Elia n'apparait pas dans How to be a Gentleman mais même lui ne saurait sauver cet épouvantable sitcom sans humour. Très vite, le mecton poli et charmant devient un loser, quasiment un gros geek, comme si cet homme courtois et éduqué était incapable d'avoir la moindre vie sociale. Ridiculement extrême.
J'ai très exactement coupé l'épisode quand le coach de gym a commencé à boire le lait au goulot : premièrement j'ai eu une subite envie de milkshake, et surtout, c'était un autre cliché : on peut être viril sans être un porc sans éducation.
Tout cela en tentant de définir ce qu'est (ou devrait être) "l'homme", comme s'il y avait UNE façon d'être un homme, ce qui est aussi ridicule et sexiste que de prétendre qu'il y a "la femme". Rarement une série sexiste aura fait du tort aux hommes, mais voilà, on y est. On a l'égalité ; vous êtes contents, messieurs ?

Donc voilà, profitez bien de ce post, c'est le seul qui traitera de cette série, je n'approfondirai pas la question alors que j'en ai eu le courage avec Whitney.
Puisqu'il faut choisir, à mots doux je peux le dire, sans contrefaçon... How to be a Gentleman était le plus con.
Quand je pense que j'ai fait l'impasse sur le 2e épisode de Harry's Law pour ça.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche How to be a Gentleman de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:13 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-09-11

If it ain't broke, don't fix it

Il est rare que j'écrive sur un season premiere ; d'abord parce que mon suivi de la reprise des séries est très fluctuant (j'ai souvent, ces dernières années, et sans vraiment y penser, pris le pli de ne pas forcément revenir pour la saison 2 même quand j'avais suivi avec plaisir la 1e), et ensuite parce que comme je ne fais pas de review par épisode, ça ne sert pas à grand'chose de parler du lancement de la saison quand il y a relativement peu de chances que je traite de la suite. Mais là je suis trop en colère, et comme, d'après le peu de choses que j'ai lues sur Twitter en dépit de la finalisation de mon déménagement cette semaine, j'ai l'impression que je suis la seule, j'ai décidé de quand même vous en toucher deux mots.

HarrysBroken
La première saison de Harry's Law avait des défauts. Là tout de suite je ne saurais plus trop les citer parce que, bon, déjà ça fait un bail, et surtout j'ai essentiellement retenu les qualités. C'est une bonne chose, n'est-ce pas ? Je me rappelle surtout l'impression assez persistante d'une grande irrégularité dans la qualité des épisodes : certains pouvaient être très puissants et d'autres relativement anecdotiques. Mon soucis était plutôt dans la façon de traiter les sujets que dans les sujets eux-mêmes, parce qu'à vrai dire, j'étais contente de ce qu'essayait de faire Harry's Law avec son personnage retors, son milieu peu sexy, ses avocats pas vraiment impressionnants en apparence, mais étrangement soudés, ses bureaux moches, même, bref, son postulat anti-Ally McBeal. J'en avais touché deux mots à la mi-saison. C'était pas toujours bon, mais c'était courageux, pour du Kelley, parce que quand un type qui a quasiment fait de sa pratique un genre télévisuel commence à varier de la recette qui fonctionne si bien pour lui et prend des risques, même à tâtons, eh bah ça fait plaisir.

Reprise il y a quelques jours. Grosse déception. Un ascenseur a poussé dans la boutique de chaussures, non attendez, un étage rempli de juristes a poussé au-desssus de la boutique de chaussures, et en fait, maintenant, à quelques nuances près (Harry n'a pas perdu 80kg... et vu que c'est une série Kelley, elle aurait même dû en avoir perdu une bonne centaine), on a perdu tout ce qui faisait le charme de la série initialement.

La connivence entre Harry et Tommy ? Pfiout, fini. Ils emménagent ensemble (pourquoi d'ailleurs ?) pour partager des bureaux où ils ne se parlent plus. Harry n'a plus de réplique qui fait mouche en dépit de sa faculté à mécomprendre ses affaires parce qu'elle vient d'un autre monde, d'ailleurs ptet que finalement elle était plus vive quand elle n'était pas si à l'aise et sûre d'elle, étrangement, et Adam, quelqu'un s'intéresse à Adam, non personne, et puis un personnage ne vient que pour donner l'heure, un autre a été Kelleyrisé (mais je pensais qu'il reviendrait en guest ?!), et une autre apparait et on l'aime pas parce qu'elle ne fait rien pour ça et qu'elle a une intrigue à la con, et euh au fait, pourquoi le bureau ressemble autant au cabinet Cage & Fish déjà ? Même le générique semble avoir subi un changement "mineur mais significatif" avec la disparition du flingue.
Je regardais l'épisode et j'étais larguée. Je suis vraiment en train de regarder une série que j'aimais bien ? Là tout de suite je ne suis plus très sûre. Suis-je revenue à une série que j'avais commencé à suivre, ou en ai-je entamé une autre ? Un spin-off, éventuellement, mais guère plus.

La première saison était inégale ? Jamais elle ne m'a semblé être aussi décevante même dans ses moins bons passages. Désormais, on fait comme si Harry's Law était une série légale ordinaire, dans un cabinet cossu (d'où vient tout cet argent, Tommy seulement ?), une série comme n'importe quelle autre, une série que je ne voulais pas suivre. Je voulais Harry's Law. Je me sens trahie.
J'accepte les changements quand ils sont une évolution. Pas quand ils sont une remise en cause de tout ce qui faisait la particularité de la série. Si le deuxième épisode poursuit sur cette lancée, je considèrerai que Harry's Law s'est elle-même Kelleyrisée, et je passerai la main.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Harry's Law de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-03-11

[DL] Den Som Dræber

On dirait que la motivation revient, progressivement. Ca n'aura jamais pris que deux mois, et encore, ça pourrait être mieux. Mais il s'avère que du coup, la semaine a été plutôt fructueuse. Alors, de quoi vous parler aujourd'hui ? Du pilote de Prozac, que j'ai finalement décidé de regarder après des mois d'hésitation, de Mad Dogs, que j'ai goulument avalée en quelques jours, du très bon démarrage de Winners & Losers, d'ailleurs il faudra surveiller les audiences la semaine prochaine, de l'intégrale Outsourced du weekend dernier, du pilote d’Endgame auquel je me suis attaquée alors que le deuxième épisode était déjà diffusé (pas bien), ou encore, accrochez-vous à vos bretelles, du coffret Borgen que j'ai finalement reçu pour mon anniversaire ce mercredi... Non mon anniversaire n'était pas du tout ce mercredi, mais vous commencez à connaître mes parents : quand il s'agit de cadeaux d'anniversaire, rien n'est jamais simple ; pour mémoire, rappelons les péripéties autour de la 1e saison de Pushing Daisies... Tout ça sans évoquer le décevant 10e épisode de Harry's Law, définitivement la série la plus inégale du moment (mais un coup de cœur tout de même), parce que je vais pas vous en parler tout le temps, non plus, même si ce n’est pas l’envie qui manque.

Déjà que vous avez eu fort à faire en lecture cette semaine, et vous n'avez même pas eu le temps de lire les trois pavés qui ont été postés, la preuve : zavez pas commenté. Ahem.

Donc, du coup, j'ai choisi la solution de facilité : j'ai décidé de vous parler d'une série que je n'ai PAS vue cette semaine. Il faut dire que je guette désespérément les sous-titres de Den Som Dræber, nouvelle série danoise lancée sur TV2, et que comme ça je peux en profiter pour vous demander gentillement si vous les avez vus passer. Hop, ni vu ni connu j't'embrouille, ça fait d'une pierre deux coups.

DenSomDraeber
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

D'autant que je me suis rendue compte que, jusqu'à présent, chaque fois ou presque que je vous avais parlé de série scandinave, j'avais soigneusement évité les séries policières. Deux explications à cela : d'abord tout simplement par goût personnel, puisque je ne suis pas attirée par les séries policières quel que soit leur pays d'origine (on va pas revenir dessus, hein, suffit de chercher n'importe quel post ou presque de ce blog mentionnant NCIS...). Et ensuite parce que, voulant dépasser le cliché de la série scandinave qui ne fournirait que des trucs policiers déprimants et/ou glaçants, j'avais jusque là préféré vous parler d'autres types de séries... oubliant du coup un pan tout entier de la fiction scandinave !

Bon, l'erreur est donc réparée, d'autant que le générique de Den Som Dræber a quelque chose d'à la fois déprimant et/ou glaçant, mais aussi de rythmé et efficace, qui encore une fois dépasse le cliché du générique pendant lequel on se dit qu'on aurait encore le temps de se pendre avant que l'épisode ne reprenne, ça irait plus vite. Et je sais pas pour vous, mais je trouve qu'on sent bien le côté glauque de la chasse au tueur en série (puisque c'est de cela qu'il s'agit) grâce à la fugacité de certaines images dérangeantes.

En tous cas la série a su rencontrer son public avec tous ces éléments, puisque son pilote, diffusé le 13 mars dernier, a attiré un peu plus de 1,47 millions de spectateurs, ce qui est la plus grosse audience pour le lancement d'une série sur TV2 depuis (d'après mes sources) trois ans. Et apparemment les critiques sont à l'avenant, ça a l'air d'être du solide.
Comme ça en plus, vous voilà éduqués sur l'actu danoise, c'est vraiment tout bénéf ce post.

Voilà donc j'ai quand même fini par vous produire un pavé, mais bon, c'est vendredi, et le vendredi c'est permis. Comme le mardi, mais dans la plus pure tradition de ladytelephagy.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Den Som Dræber de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:44 - Médicament générique - Permalien [#]

21-03-11

I just can't get enough

Dans The SeriesLive Show, encore vendredi dernier, nous nous plaignions de la diffusion prévue pour Empreintes criminelles (punaise, encore un tag de série française sur ce blog, on m'aurait dit ça ya quelques années...), à savoir deux soirées de trois épisodes chacune. Et ce n'est pas nouveau, ni prêt de s'arrêter, au regard de la diffusion de The Good Wife, de Glee, de... allez, je vous laisse compléter la liste en commentaires (ce sera marrant de voir combien de titres vous pourrez citer, tiens).

A cet égard, ma position a toujours été claire : une position à la Coffe. C'est de la merde, ces diffusions ! Les séries sont conçues pour être consommées à un rythme hebdomadaire, leur construction repose dessus, leur narration repose dessus, bref c'est fait pour, et si à l'origine une série est créée sous un format hebdomadaire, c'est normal d'en suivre le procédé une fois en France ! Qu'est-ce que c'est que ces manies de prendre un format qui fonctionne et le modifier ensuite comme s'il nous appartenait d'en décider ?
Voilà, vous pouvez ajouter vos propres arguments sur le "respect de l'oeuvre initiale" et le "cadre de diffusion destructuré en France", où le spectateur n'a "jamais été éduqué à avoir des exigences", vous connaissez les thèmes par coeur, hein, je vous laisse faire.
Alors bien-sûr, bien-sûr, il y a le mode "marathon" que les téléphages connaissent bien, qui est introduit avec, notamment, l'usage du coffret DVD. Mais c'est pas pareil, on est tous d'accord. D'ailleurs dans une majorité des cas, le marathon, c'est pour les séries qu'on connait déjà. Ou pas, je vous l'accorde, mais j'ai dit "majorité", pas "exclusivité".

Je vais être sincère avec vous : il y a des séries pour lesquelles un seul épisode inédit par semaine, ça fait quand même peu. Il y a de nombreuses, très nombreuses fois où, mon épisode fini, j'ai eu mon content, je suis satisfaite, je me retourne de l'autre côté et je m'endors.
ET PUIS... trois jours plus tard, quand j'ai eu fini de réciter les meilleures répliques, re-regarder les passages clé, parler de combien l'épisode était génial à mon entourage qui prend un air intéressé parce que sinon ça dure encore plus longtemps... eh bien, là, vient le manque. Et je m'en enverrais bien un ptit deuxième derrière la cravate, voyez. Le petit frère. Mais voilà, d'inédit point, pis au bout d'un moment les épisodes précédents on finit par les connaître par coeur. Donc attendre une semaine, c'est de la torture. Ils faisaient ça à Guantanamo, il parait. Bref, le rythme hebdo trouve ses vraies limites quand on apprécie vraiment, sincèrement et entièrement une série.

Alors d'accord, c'est conçu pour, on ne reviendra pas dessus. Mais, c'est juste une suggestion, hein... est-ce qu'on peut envisager de les concevoir autrement ? Sur un rythme différent ?

Prenons l'exemple des séries sud-coréennes. Ce qui est génial c'est que, quoi que vous attendiez de la télé, il y a toujours un pays du monde pour vous le donner (ça pourrait être mon slogan !).
Pour ceux qui ne suivent pas, dans le fond, je rappelle qu'en Corée du Sud, le prime time sur les grandes chaînes, c'est deux heures d'une même série chaque semaine. Mais attention ! Le truc, c'est pas que les Sud-Coréens s'enfournent deux heures d'affilée, noooon, ce sont deux heures réparties sur deux soirées d'une même semaine. Donc pour faire plus clair : pour une série qu'on nommera XYZ, le 1x01 est diffusé le lundi à 21h55, le 1x02 est diffusé le mardi à 21h55, et la semaine suivante on continue sur le même mode. Résultat des courses : on ne baisse pas la qualité de la série comme il faudrait le faire pour une série quotidienne (ne serait-ce que sur un plan budgétaire), mais on n'a pas à attendre TOUTE une semaine. Deux épisodes par semaine, ça c'est bien, là d'accord.

Deux épisodes, mais pas d'affilée, parce qu'il faut avoir le temps de savourer, pas juste se goinfrer bêtement d'inédits pendant toute une soirée, comme quand vous allez chez Flunch et que les légumes, y compris les frites, sont à volonté, et que pour une raison qui vous échappe, vous ne vous arrêterez pas de vous reservir des frites tant qu'il y en aura dans les plats. Non ? Que moi ?

Des séries pour lesquelles j'apprécierais un double rendez-vous hebdomadaire ? Là comme ça, en ce moment (mais dans 15 jours ça pourra avoir changé), Harry's Law, Fairly Legal (même si les deux derniers épisodes étaient un peu moins chouettes), Better With You, Outsourced... Oui en fait, essentiellement des comédies ou des dramédies. Donc des séries pour lesquelles ce serait ptet même plus facile à faire.
L'appel est lancé.

TwiceaWekk

Posté par ladyteruki à 17:06 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


25-02-11

Innocent no more

Difficile de ne pas regarder Harry's Law sans éprouver une certaine tendresse complice, teintée d'admiration. On y retrouve un David E. Kelley à la patte reconnaissable entre mille, et pourtant en pleine mutation. Je n'ai pas lu que des compliments sur cette nouvelle série, et après avoir formulé moi aussi mon lot de critiques et de louanges, j'avais envie de revenir sur les 6 premiers épisodes diffusés par NBC, et "réhabiliter" cette série qui est loin d'avoir fait l'unanimité depuis son lancement.

Plaidoyer_2

Historiquement, Kelley a toujours semblé vivre une relation d'amour/haine avec les sujets de société : ses séries sont construites autour d'un seul postulat, celui qui permettra d'aborder un maximum de thèmes en les intellectualisant, et en les confinant à l'absurde dans le même temps. Pour cela, il choisit un cadre confortable, protégé, au sein duquel il peut s'ébattre et s'adonner à son petit jeu de joutes d'idées et de répliques cinglantes. Mais ses séries souffrent précisément, sur le long terme, de la façon dont elle sont conçues : à trop chercher à disserter impertinemment sur mille choses, l'exercice devient à la fois ridicule et conventionnel. Il devient difficile de se heurter à la réalité du monde que Kelley cherche à commenter, quand il enferme ses personnages dans des tours d'ivoire clownesques ! Plus que la "Kelleyrisation" de leur cast, c'est ce qui perd systématiquement ces séries : une évolution vers une déconnexion du réel, alors que l'idée de départ était de se confronter à des sujets sensibles et/ou polémiques pour en décortiquer les tenants et les aboutissants.

Chaque fois que Kelley se lance dans une série (et qu'elle survit à la dure loi des annulations prématurées), on retrouve ce même vœu pieu. Et on attend de voir combien de temps les bonnes résolutions vont durer.

Plaidoyer_3

Mais cette fois, c'est promis : ce sera différent. Harry's Law est une tentative de sortir du schéma habituel tout en exploitant ce qui a fait le succès de Kelley. Et surtout, Harry's Law transpire l'humilité. Une humilité qui ne passe pas par l'auto-flagellation (qui serait pourtant tentante), mais qui s'exprime simplement par un aveu honnête des limites du système Kelley, et des tentatives pour en sortir.

Kelley/Korn : même combat.
Les deux se retrouvent dans une situation dans laquelle, malgré leur expérience et leur assurance, ils manquent de repères. Kelley tente de se frotter à des réalités que jusque là il avait peu voire pas abordées, et des thèmes qu'il avait laissés sans discuter à la concurrence, comme la question des quartiers et les thématiques attenantes de violence, de pauvreté et de gangs. Le monde parfait de Kelley n'envisageait ces choses que de façon lointaine, quand il fallait défendre un dealer ou se débarrasser d'un personnage. Le reste du temps, tout n'était qu'idées : comment empêcher un jeune venu d'un quartier défavorisé de sortir du système scolaire ? Comment juger quelqu'un qui n'a connu que la rue ? Belles idées bien propres en vérité, avec lesquelles il était facile de jouer pour construire des intrigues, sans pour autant réellement se mettre en danger.

Cette fois, en ancrant l'action de Harry's Law dans un de ces quartiers, en plongeant ses personnages dans des violences quasi-quotidiennes et des problèmes plus difficiles à éviter en détournant les yeux, Kelley s'oblige à aborder des questions jusqu'alors soigneusement désincarnées. Et utilise le personnage d'Harriet avant tout pour dire combien il est désemparé devant des problématiques à distance desquelles il s'était soigneusement tenu jusqu'alors.

Harriet est sans aucun doute une excellente avocate, mais il lui manque vraisemblablement les outils pour comprendre le milieu dans lequel elle s'est plongée. Avec la petite Fée Clochette adorable qui lui sert d'assistante, elle a toujours vécu au Pays Imaginaire, sans rien craindre, drapée dans d'inébranlables certitudes, barricadée derrière de nobles principes, lovée dans de belles idées. Elle incarne au tout début du pilote tout ce dont Kelley parle depuis environ 20 ans : des enclaves préservées d'où on garde une vue imprenable, mais distante, sur les problèmes du monde, et où est convaincu d'être un esprit pragmatique alors qu'on est à l'abri.
Et elle ne comprend RIEN à ce nouvel univers. Son expérience, sa force de caractère, sa ténacité ne valent pas grand'chose.
Harriet Korn découvre ce qui a toujours été mais qu'elle n'a jamais vu, et tombe des nues en se découvrant incapable de changer le monde avec de beaux discours, quelques one-liners fins, et des froncements de sourcils quand le ciel se couvre.

Allez me raconter qu'il n'y a pas de facteur Mary Sue...! Au contraire, on imagine aisément Kelley se prenant la tête lors de l'écriture de ses scénarios pour tenter de ne pas succomber à ses penchants habituels, et garder à l'esprit qu'il a choisi un contexte qui ne les lui permet plus autant. Les maladresses ponctuelles des épisodes prouvent combien il lui est difficile de s'engager sur ce terrain avec les gadgets qui ont fait sa renommée, mais aussi combien il essaye de se discipliner pour ne pas faillir à la mission qu'il s'est fixée cette fois.

Plaidoyer_1

Arrivée à mi-parcours, Harry's Law raconte avant tout le parcours d'une avocate qui n'a plus envie de se consacrer au droit tant elle est dépassée par ce à quoi elle assiste. Et si Kelley laisse si volontiers la plupart des intrigues judiciaires à ses autres personnages (qui de toute façon s'y montrent bien plus brillants), c'est pour que Harriet ait tout le "loisir" de se heurter à la réalité, qu'elle avait jusque là pu traiter comme une abstraction ; sa présence devant une cour n'étant requise que pour mettre en lumière ses doutes sur l'efficacité, voire le bien-fondé, du système judiciaire pour régler des problèmes bien réels.

Pour qui regarde, depuis les années 90, les productions de ce bon vieux David E. Kelley, Harry's Law est l'incarnation de la crise de la cinquantaine, avec ce qu'il faut d'expérience pour livrer un travail efficace et juste (la partie strictement judiciaire, qu'il maîtrise certainement mieux que personne), et suffisamment de remise en question pour battre les cartes et explorer, clopin-clopant, l'inconnu (c'est-à-dire le quotidien d'un quartier plus que sensible).
Il y a donc des maladresses, tout comme il y a des moments de grâce. Sous ses dehors en apparence conventionnels, hérités de plus de deux décennies de savoir-faire, Harry's Law est l'une des séries les plus casse-gueule du moment, et certainement l'une des plus courageuses de la part de Kelley (l'autre étant The Practice). Cela ne va pas sans quelques tâtonnements, et ne va pas sans quelques loupés. Mais cela transpire aussi une sincérité qu'on n'avait plus décelée depuis de nombreuses années dans les productions de l'ancien avocat.

Si l'étincelle de génie que nous connaissons bien n'est pas toujours présente dans les épisodes un peu inégaux de ce début de saison, concédons à Harry's Law qu'elle relève d'une initiative courageuse dans laquelle, pour la première fois depuis bien longtemps, Kelley se met un peu en danger.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Harry's Law de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:12 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-02-11

Tu peux courir

Démotivée, mais pas inactive. Depuis l’annonce de l’espacement de mes activités, je n’ai pas chômé : entre la première saison de The Practice (initiée, comme vous le savez, plus tôt la semaine dernière), et une intégrale de Modern Family en quatre jours (oui, je sais, ça m’a étonnée au moins autant que vous, si vous me le demandez en commentaire, je vous dirai comment c'est possible), on ne peut pas dire que j’aie manqué d’occupations téléphagiques.
Mais aujourd’hui je ne vais pas vous parler de ces séries récentes, parce qu’aujourd’hui, j’ai eu un coup de cœur pour une série que je n’ai jamais vue. Ce sont des choses qui arrivent.

Tout a commencé alors que j’écumais la base de données de Wikipedia afin de trouver des titres de séries ayant débuté en 1965. Une lubie. L’envie, certainement, d’essayer de me lancer dans le visionnage d’une vieille série, ce qui, avec mes aventures internationales, ne m’est pas arrivé depuis quelques mois. Bref, une idée comme ça, imprévisible, et qui n’a eu comme seule conséquence que de m’interroger sur les pitches qu’on pouvait trouver cette année-là.
J’étais donc en train de trouver qu’il y avait quand même une majorité de séries "bon enfant", "tous publics" ou encore "classiques", en un mot, pas forcément affriolantes sur le seul plan du pitch, quand soudain me voilà à cliquer sur la page de Run for your life. Et moi de tomber en pâmoison devant ce résumé comme conçu pour me faire rêver. Jugez plutôt : quand son médecin lui annonce qu’il ne lui reste plus qu’un an ou deux à vivre, l’avocat Paul Bryan décide de partir à l’aventure et de profiter de ses derniers jours en faisant tout un tas de choses qu’il souhaite accomplir avant de mourir. De toute évidence, il ne s’agit pas d’une comédie (quoique, bon, je ne serais pas fermée à ce genre de sujet en comédie, je suis bien capable de suivre une comédie sur une alcoolique à la dérive… ou une autre sur une cancéreuse), mais bien d’une véritable série dramatique, dans le sens le plus strict du terme. Et pourtant, outre un concept riche permettant énormément de choses, c’est aussi une belle idée, non ?
Ce qui a fini de m’achever, c’est qu’en poussant mes recherches juste un peu, je suis tombée sur des répliques, comme celle ouvrant le générique : "Guess I'll try to squeeze 30 years in a year... or two". Et alors là, comment vous dire ? J'ai fondu.

Runforyourlife

J'ai fondu, mais à l'émotion téléphagique a très vide succédé une autre émotion : une vive colère. Ça doit être mon truc en ce moment, je suppose.
Parce qu'il s'avère que Run for your life, qui apparemment a été diffusée par l'ORTF (...oui, l'ORTF) sous le titre de Match contre la vie en 1969, et même pas en intégralité, n'a depuis jamais été rediffusée en France. Donc non seulement vous et moi n'étions pas nés lorsque la séries a été lancée, mais vous et moi n'avons jamais eu l'occasion, de notre vivant, de voir la série non plus depuis.

Sur ce blog, j'ai déjà maudit, pèle-mêle, les problèmes suivants :
- l'impossibilité de voir une série être diffusée correctement de façon à la suivre de bout en bout (et d'ailleurs The Practice est tristement parlant à ce sujet)
- l'impossibilité de voir une série être diffusée en France dans des délais raisonnables, ce qui fait de The Good Wife un cumulard vu le point soulevé ci-dessus
- l'impossibilité de revoir une série peu connue n'ayant pourtant pas plus de 10 ou 15 ans
- l'impossibilité d'accéder à des séries étrangères parce que les fansubs ne suivent pas
- l'impossibilité d'entendre parler des fictions des nombreux pays étrangers, comme ça c'est réglé, inutile d'être curieux, vous vous faites du mal
- et, pour finir cette liste non-exhaustive, l'impossibilité d'entendre parler correctement des fictions de certains pays étrangers, parce qu'il s'agirait pas non plus de vous donner les outils pour vous ouvrir sur le monde téléphagique
Bon, j'ai donc beaucoup râlé, c'est un fait. Et quelque part dans les posts dont je ne me souviens pas aussi bien, il doit y avoir un plaidoyer pour l'édition DVD décente de séries moins populaires... ah ça y est, je l'ai retrouvé.

Ajoutons-y donc aussi, désormais, un laïus sur le fait qu'il y a certaines séries, jugées trop anciennes, qu'on ne nous permet pas de découvrir parce qu'on n'a pas à être curieux, manquerait plus que ça. Je sais bien qu'on parle d'un marché de niche et pas franchement d'un phénomène qui ne demande qu'à remplir les poches des diffuseurs et/ou distributeurs, mais nom d'un chien, lequel parmi vous va se piquer en premier de proposer un Hulu à la française pour des séries qui ne sont plus rediffusées ou ne l'ont jamais été, ou, sans aller si loin, une simple rediff en nocturne pour des séries des années 60 et 70 ? Chais pas, ça fait bien 10 ans que les rediffs de Série Club semblent sempiternellement être les mêmes ! Bon, je suis de mauvaise foi, je n'ai plus Série Club, mais si j'apprenais que la chaîne se lançait dans un projet de ce genre pour participer à la culture série, j'y penserais quand même à deux fois, plutôt que voir que ce sont encore et toujours les mêmes vieux sitcoms français qui constituent l'essentiel de ses grilles en heure creuse...
Et même, vous savez quoi ? Si les chaînes ont peur de pas rentrer dans leurs frais en se lançant dans une diffusion ou une autre... bah juste lâcher gentillement les droits dans le monde magique de l'internet et laisser les fichiers se faire cagouler par les 10 pèlerins que ça intéresserait, je pense que ça serait un beau geste, quoi.

Tout ce que je voulais, cette semaine, en dépit des 38 épisodes de Modern Family en quatre jours, de la saison (et un peu plus, en fait : j'ai entamé la deuxième) de The Practice, de l'attachement grandissant pour Harry's Law et Fairly Legal, et des pilotes comme Mr Sunshine ou Traffic Light, c'était avoir une chance de voir un épisode de Run for your life.

Voilà, c'était mon coup de gueule du jour. La prochaine fois, on parlera des chaînes françaises qui ne savent pas profiter de la popularité d'un acteur pour ressortir des cartons leurs vieilles séries, comme pour Coeurs Rebelles lors de la sortie de Star Wars ou La Famille Green alors que Anne Hathaway ET Jesse Eisenberg ont tous les deux le vent en poupe.

Posté par ladyteruki à 21:18 - Point Unpleasant - Permalien [#]

04-02-11

Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat (et le vendredi)

Les flics, ça n'a jamais été mon truc. Par contre, des avocats, je ne saurais me lasser. Du coup, c'était une véritable partie de plaisir de faire ce SeriesLive Show sur les legal dramas, d'autant qu'à l'exception de Skins (US) que je n'ai pas encore testé, il n'était question que de séries que je connais bien et que, dans une certaine mesure, j'apprécie... à part Ally McBeal mais vous verrez pourquoi.

Et tant qu'on en est là, je tiens à dire que nous avons enregistré ce 9e volet avant que je ne puisse voir le 3e épisode de Harry's Law, et que du coup, mes propos au sujet de la série sont désormais caducs, je suis sous le charme.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x09 : Aux frontières du légal

Sur une note moins positive, je me dois de vous prévenir que dans les jours à venir, ladytelephagy reviendra à son rythme officiel de "un post chaque vendredi. Minimum.", pour la première fois depuis fin 2009. C'est-à-dire que votre seule garantie sera d'avoir un post le vendredi, et pour les autres jours, ce sera au feeling.
Déjà parce que, vous l'aurez remarqué, la motivation, suite aux problèmes autour de la rubrique Séries du Monde, a largement baissé si ce n'est disparu. Je continue de vous tenir au courant à ce sujet, on verra bien à quel point les choses vont bouger depuis que le développeur m'a recontactée.
Et puis surtout parce qu'en ce moment, dans ma vie privée, les choses sont compliquées et que, finalement, je crois que j'ai besoin de m'aérer un peu la tête, changer mes habitudes, prendre du recul.

En espérant que ça ne vous décourage pas, VOUS, de venir me rendre visite à l'avenir...

Posté par ladyteruki à 22:18 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

01-02-11

[DL] The Practice

Il devait être écrit, quelque part, que j'aurais envie de revoir The Practice en ce moment. Déjà parce que... eh bien, vous verrez. Ensuite, parce que le 3e épisode de Harry's Law (le premier à vraiment m'intéresser ET m'émouvoir) m'a rappelé à quel point je pouvais adorer le colossal Steve Harris. Pun intended.
En revoyant ce générique, tout m'est revenu : la claque que je me suis prise devant M6 il y a des années, en regardant les premiers épisodes avec ma mère et ma sœur. Le méchant crush que j'avais pour Dylan McDermott avant qu'il n'aille se commettre dans Dark Blue. L'immense vertige ressenti devant certains épisodes, depuis restés mes préférés, comme L'Esprit de l'Amérique et Instinct de Survie. Un autre genre de vertige devant le prix de la première saison en DVD...

ThePractice
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Oui, devant ce générique, c'est tout ça qui me revient. Et plus encore. Car pour moi, le générique de The Practice, c'est aussi un résumé de tout ce qu'il faut ne pas faire avec un générique. Les séries de Kelley ont cet incroyable trait commun d'avoir systématiquement un générique raté. C'est une constante, illustrée notamment par un travers (que j'assimile à un héritage de L.A.Law), qui est de montrer les personnages en train de parler en marchant, de marcher en parlant, d'ouvrir des portes, de passer des portes, de se retourner dans un couloir, bref tout ce qui peut avoir l'air absolument nullissime et pas du tout glamour, les personnages des séries de Kelley le font à qui mieux-mieux dans le générique. Généralement sur une bonne musique (il a pas des goûts de chiottes en musique, le Kelley), mais avec une mise en images laissant largement à désirer. Dans le générique de The Practice, les personnages parlent (surtout s'ils sont des hommes...), mais en plus, la musique est truffée, voire saturée, d'effets sonores qui semblent de prime abord parasites. Tout n'est que bruit d'ambiance avec vaguement une petite mélodie derrière. Ici, il faut encore y ajouter une image sale, une accumulation de plans rapides et pas toujours très clairs d'objets parfois éminemment quelconques...
Tout ce qu'il ne faut pas faire avec un générique... et quand même le réussir. Car ce sont justement ces éléments cumulés, dont on aurait pu jurer qu'ils donneraient un résultat médiocre, qui permettent de parvenir à ce résultat, qui est certainement le meilleur générique d'une série de Kelley. Une perfection faite de dureté et de froideur.

Mon Dieu, vous n'avez pas idée des frissons qui sont les miens alors que je fouille avec animation dans ma telephage-o-thèque pour en ressortir mon précieux coffret qui y a pris la poussière depuis un bon bout de temps. Pas glop : je venais de me remettre à Urgences, et me voilà attirée par une autre série de plusieurs saisons que j'ai envie de rattraper. Glop : ça veut dire que la motivation revient, peu à peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Practice de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:15 - Médicament générique - Permalien [#]

26-01-11

C'est la lutte-euh...

Quand, la veille, elle a écrit un post ému en repensant à l'une des séries les plus marquantes de ces dernières années (au moins pour elle), la téléphage a comme qui dirait encore plus de mal à trouver de l'enthousiasme pour quoi que ce soit. Tout parait si fade en comparaison...

Alors, un deuxième épisode de Harry's Law, et puis c'est tout, pour cette journée dédiée à bien d'autres choses que la téléphagie.

HarrysLaw

Ça fait une semaine, et la motivation ne revient pas. Alors, ma foi, deuxième semaine de grève.

Posté par ladyteruki à 22:09 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


  1