ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-09-13

Vraie malhonnêteté

Officiellement, depuis samedi à 23h59, le défi que whisperintherain et moi-même nous sommes lancé voilà un an a pris fin... ce qui veut dire que désormais, les pilotes diffusés ne rentrent pas dans le champs de notre challenge, qui consistait à tous les regarder puis tous les reviewer. Pour autant, les règles de notre défi stipulent qu'il n'y a pas de date de péremption pour la publication des reviews pour les pilotes diffusés avant cette date ; attendez-vous donc à lire encore quelques unes de ces reviews... comme par exemple, ce soir, celle de Siberia.

Siberia

Ce weekend, je vous avoue que je me suis remise en question. En fait, j'en suis arrivée à un point où je me suis sermonée. Je me suis dit : écoute, lady, voyons les choses en face, si tu as un problème avec toutes les séries ayant un concept original, c'est sûrement que tu en attends trop. Que tu penses qu'un bon concept équivaut à de la créativité. Que tu crois qu'avoir une bonne idée et bien la développer correspondent au même talent ; et clairement, ce n'est pas vrai, tu te racontes des choses. La cruelle désillusion imposée par des séries du genre de Last Resort montre bien qu'au contraire, plus l'idée est originale et sort de l'ordinaire, plus les scénaristes sont perdus. Oui, je cite souvent Last Resort, mais c'est parce qu'elle m'est restée là.
Pourtant je n'apprends pas de mes erreurs. Je continue d'être alléchée par ce que je pense être de très bons concepts. Ca me perdra.

Au bout d'un moment, je finis par comprendre les gens qui choisissent de regarder des séries creuses et peu originales ; quand on voit ce qu'accomplissent les séries au pitch original, dans le fond ça se comprend. Autant aller à la facilité et ne pas courir le risque d'être déçu.

Me voilà donc devant Siberia ce weekend (rien à voir avec l'excellent jeu video) et rien à faire, je l'ai mauvaise. J'ai l'impression d'avoir perdu 42 minutes de ma vie, voire quelques unes de plus. En fait, j'en veux moins à Siberia pour ces 42 minutes de pilotes, que pour les quelques minutes, avant que je ne lance mon épisode, que j'ai passées à me rejouir à l'idée de regarder Siberia. Je sais pas si ça fait sens pour vous, mais l'amertume se trouve là.

Reprenons : Siberia est donc une série diffusée par NBC cet été, dans laquelle une émission de télé réalité se déroule en Sibérie, alors qu'une poignée de candidats se retrouvent dans un coin de terre isolé de tout, où ils vont devoir passer plusieurs semaines dans des conditions indécentes, afin de pouvoir prétendre à une somme d'argent indécente, mais d'une autre façon. Sauf que les choses ne tournent pas du tout comme prévu, et que le tournage de Siberia, l'émission de télé réalité, tourne assez vite au cauchemar.

Sur le coup, ce qui m'a énormément agacée, c'est que Siberia se présente, sur la forme, exactement comme les émissions de type Survivor qu'elle est supposée singer. C'est évidemment dans sa nature, et on ne peut pas dire que ça m'ait beaucoup surprise, mais c'était énervant, eh bien, simplement parce que je déteste la télé réalité (j'ai officiellement gagné le titre de vieille conne acariatre, je suppose, mais c'est comme ça). Mon problème c'est d'ailleurs que, en n'ayant vu que deux ou peut-être trois épisodes de Koh Lanta de toute ma vie (et encore, aux débuts), j'ai l'impression de revoir exactement les mêmes poncifs être étalés dans Siberia.
Quand on ne supporte pas un courant télévisuel qu'on juge pauvre, et qu'on s'aperçoit qu'en plus de 10 ans, rien parmi les standards du genre ne semblent avoir changé, il n'y a aucune raison d'être de bonne humeur, vous imaginez bien.

Pourtant, le coeur du problème, dans le fond, ce n'est pas que Siberia reprenne absolument tous les codes d'émissions équivalentes. Il fallait au contraire s'y attendre, mais ce n'est pas de là que vient la faute. J'ai passé le plus gros de l'épisode à attendre que quelqu'un brise le quatrième mur ou, au moins à espérer que quelque chose, un élément quelconque, vraiment n'importe lequel, m'invite à prendre du recul avec l'émission. Au lieu de ça, Siberia a joué à fond la carte de l'immersion.
Et finalement je n'ai pas vu de différence entre devoir regarder une émission de ce type, et regarder Siberia.

Tout est fait pour nous faire oublier qu'on regarde un programme fictif, et on se retrouve finalement à regarder une vraie émission de télé "réalité", genre télévisuel dont en plus on sait très bien qu'il n'est pas basé sur le réel mais sur des scripts et toutes sortes d'outils de production d'ailleurs empruntés à la fiction, mais détournés pour faire croire que c'est vrai. Or, je suis de l'école de pensée que si on voulait regarder de la télé réalité, on utiliserait ces 42 minutes pour regarder de la télé réalité ; inversement, je regarde une fiction, j'attends de me sentir comme dans une fiction.
Ce brouillage ne fonctionne pas pour moi, de la même façon que certains ne sont pas à l'aise avec les dramédies et préfèrent regarder soit un drama, soit une comédie, mais pas quelque chose entre les deux.

Et puis, dans le fond, pourquoi regarde-t-on une fiction à propos d'un produit télévisé ? Pour avoir l'impression d'en pénétrer les coulisses ! Pour décortiquer la façon dont elle est faite, prendre du recul sur son mode de fabrication, ou éventuellement inventer, pour les amateurs de théorie du complot, de folles explication sur leur fonctionnement ou leur message (en cela, Cult était plus dans la gamme de ce que j'attends). On attend une mise en abîme. On attend qu'on porte un regard cynique sur les médias. On attend qu'on nous dise quelque chose d'atroce sur nous.
De la même façon qu'on n'attend pas d'une série sur l'industrie de la musique country de nous montrer uniquement des chanteurs préparant leur concert (Nashville), ou d'une série sur la production de films qu'elle nous dévoile un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentila (Action!), ce qui est vraiment intéressant, c'est de déconstruire l'objet culturel visé, même si c'est de façon fantasmée. Pitié, ne me dites pas que je suis obligée de regarder Dead Set pour obtenir cela à propos d'une émission de télé réalité !
Or ce n'est pas du tout le but de Siberia. Siberia veut nous faire croire que c'est une vraie émission de télé réalité qui vire au cauchemar sous nos yeux, qui devient un film d'horreur (plutôt classique au passage) dans un coin isolé où les victimes vont se la jouer Dix petits nègres. Mais comme nous savons que Siberia est encore plus fictive qu'une émission de télé réalité habituelle, ça ne marche pas !

L'immersion rate parce que NBC aurait dû, dés le départ, vendre sa série comme de la vraie télé réalité, Siberia serait éventuellement un projet de série puissant... si ça n'avait pas été une série. Si NBC avait tourné cela à l'expérience télévisuelle provocatrice, nous laissant imaginer que ces évènements se produisent réellement, nous observant, nous télespectateurs voyeuristes, nous affoler à l'idée que mon Dieu, on ne peut rien faire pour ces gens ? Je suis sûre que ç'aurait fait un véritable évènement, avec tous les journalistes se gargarisant de mots sur la dérive de la télé réalité, les spectateurs qui ne veulent pas regarder mais les audiences qui curieusement ne s'effondrent pas, et ainsi de suite.
Et puis finir par dévoiler que non, Siberia, que nous aurions fait mine de trouver abjecte ou terrifiante tout l'été, n'était pas une émission de télé réalité, mais une série dramatique ; et nous laisser avec l'amertume de notre voyeurisme.
Imaginez le buzz que la chaîne aurait récolté ! Et imaginez comment NBC aurait pu repousser, une fois de plus, les limites entre la réalité et la fiction dans un programme ! Là ç'aurait été révolutionnaire.

Mais Siberia n'a pas vraiment d'ambition. Ce n'est qu'une série à la Harper's Island qui veut paresseusement se reposer sur les codes de la télé réalité, et qui finalement n'accomplit rien, si ce n'est évoquer, par moments, Lost, et encore. Elle veut surfer sur les méthodes de les programmes d'un genre pour s'éviter d'en explorer vraiment un autre. Dans le fond, la méthode de Siberia est profondément malhonnête.

Je ne sais pas pourquoi les concepts originaux m'attirent. C'est peut-être parce que, quand je les lis pour la première fois, mon imagination se met en marche. Dans ma tête, Siberia est une série vraiment chouette et ambitieuse, je vous jure !
Peut-être que dans le fond, je ne devrais pas espérer voir un jour la série suédoise 183 Dagar, qui se déroule après la sortie de ses candidats par un équivalent de Loft Story. Peut-être que les concepts originaux et alléchants, dans les séries, doivent rester cela : des concepts, pas des séries. Pour sûr, on serait moins souvent déçus.

Mais c'est précisément ce même espoir qui me poussera, dans un mois, six mois ou un an, à lancer un autre pilote d'une série reposant sur un concept exceptionnel. Tant qu'il y a de la téléphagie, il y a de l'espoir ?

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

09-06-10

What has been seen cannot be unseen

UnknownNotUnseen

Ce qui est sympa avec Persons Unknown, c'est qu'on sent immédiatement les gars qui ont des références. Voire un peu trop, éventuellement...

Ce qui est vraiment dommage dans ce pilote, par contre, c'est surtout la façon dont il commence. On nous présente une gentille maman qui a l'air d'avoir de gros soucis, et qui va en avoir plus encore lorsqu'elle va se faire kidnapper à deux pas de sa petite fille. Bon, à la limite, ça évite le flashback par la suite, mais dans l'ensemble c'est un peu convenu. On se serait très bien contentés d'un réveil froid et sordide dans une chambre d'hôtel vide... commencer de cette façon aurait été une bonne manière d'assumer l'ambiance oppressante à la Silent Hill qui se dégage de la suite des évènements.

Mais pas que Silent Hill. Persons Unknown connait décidément ses classiques, et même ses un peu moins classiques. Il y a du Prisonnier, du LOST et un rien de Harper's Island sur la fin (mais ne vous enfuyez pas tout de suite, car aussi surprenant que ça puisse paraitre, c'est une bonne chose). Tout ça peut sembler un rien opportuniste (ou suicidaire, selon le point de vue), mais étrangement, ça fonctionne bien.

Pourtant Persons Unknown se montre dans un premier temps assez simpliste, et peu surprenant. La première partie du pilote nous montre comment se constitue l'équipe des personnages principaux, tous des "otages" retenus dans un petit bourg mystérieux et désert, comme il se doit, placés sous surveillance permanente, et baignant nécessairement dans une ambiance pesante de suspicion mutuelle permanente. Ce sont les règles du jeu et Persons Unknown va les suivre à la lettre pendant un bon moment : opposition des personnages sur la conduite à tenir, climat d'angoisse généré par l'ignorance dans laquelle ils sont plongés, solitude insoutenable d'un groupe totalement perdu et qui va vite se rendre compte qu'il est coincé dans un huis clos on-ne-peut-plus classique.

Si cette partie du pilote manque résolument d'originalité, elle compense largement sur l'atmosphère et la mise en place de l'univers. C'est là que les références se font le plus sentir, et cette façon de sacrifier à tous les clichés du genre est une manière comme une autre de construire les bases à partir desquelles on pourra éventuellement être surpris par la suite. Bien qu'étant visuellement assez peu recherché, les prises de vue permettent cependant de donner des indices assez subtils sur l'éventuel développement de la situation.
Il y a notamment une séquence très intéressante au cours de laquelle les personnages parviennent à sortir de l'hôtel dans lequel ils se sont réveillés, et découvrent la rue autour d'eux ; les enseignes des magasins environnants donnent une petite idée des perspectives d'avenir de la série. Quand la caméra choisit de mettre en avant la devanture d'un magasin de chasse et le bureau du shérif, on se dit que ce serait très étonnant si tout ce beau monde se contentait de partager une seule arme à feu...
Avec quelques suggestions fugaces mais volontairement montrées, on peut se risquer à penser que les scénaristes de Persons Unknown savent où ils vont, ce qui, vu le genre choisi, est une excellente nouvelle.

Car dés qu'on commence à s'attaquer à la mythologie potentielle de la série, on se retrouve en terrain très glissant ; d'autant qu'avec la fin de LOST, on est en droit de craindre un effet d'opportunisme. Le huis clos n'est pas anodin.
A ce stade, et jusqu'à la fin du pilote, on va nous amener à nous poser beaucoup de questions (c'est normal, là aussi c'est le but du jeu), mais les réponses sont à double tranchant. Il y a moyen d'y répondre avec beaucoup d'intelligence, et au vu du pilote j'en crois Persons Unknown capable, mais il est encore possible de choisir la facilité plutôt que l'excellence, et c'est un peu quitte ou double.

Toute la seconde partie du pilote est justement dédiée au développement des questionnements sur la série :
- Qui a kidnappé les "otages" ? La première et la plus évidente des questions pour les "otages" (c'est leur terme, pas le mien). Spontanément, ceux-ci commencent à envisager le monde avec eux-mêmes d'un côté, et "les autres" en face. Des autres invisibles dont on essaye de comprendre les motifs, ce qui complique passablement la tâche.
- Pourquoi les a-t-on kidnappés ? La question de l'argent est abordée en premier, mais d'autres pistes sont esquissées, forcément plus intéressantes, et pouvant ouvrir sur quelque chose d'autrement plus intellectuellement stimulant que le voyage dans le temps (suivez mon regard). Le passage au cours duquel le journaliste se rapproche de la mère de Janet pour enquêter sur la disparition de cette dernière ouvre quelques intéressantes perspectives en forme de poupée gigogne : la mère de Janet a des choses à cacher, mais est-elle complice ou victime ?
- Qu'attend-on des "otages" ? Pourquoi ne pas simplement les tuer ? C'est certainement ma question préférée, mais c'est aussi celle qui est la plus risquée à ce stade. La question de l'argent balayée, on se retrouve avec d'intéressantes perspectives, renforcées par la présence constante de caméras et, bien-sûr, par le cliffhanger.

Parmi les thématiques que les plus optimistes d'entre nous peuvent espérer voir abordées dans la série, mentionnons naturellement le problème de la (video)surveillance et du voyeurisme, les problèmes moraux que poseront sans doute les fortune cookies (lesquels sont d'intéressants gimmicks en puissance), le hasard, et peut-être même quelques expériences psychologiques de l'extrême. A contrario, si tout ça ne se concrétise pas, on est dans la configuration Harper's Island et sa façon très littérale d'aborder son sujet de départ, voire dans l'art de se faire balader selon LOST, ce qui serait très décevant mais encore totalement possible à ce stade. Comme je l'ai dit, c'est vraiment quitte ou double.

Les théories sont stimulées pendant toute la seconde partie du pilote, là encore ça fait partie du jeu, et l'épisode s'en moque même ouvertement (avec le passage sur les Chinois). On essaye en permanence d'essayer de deviner ce qui se passe, et c'est vraiment agréable d'en être à ce stade où tout est possible, et où on ne se rappelle pas que Persons Unknown est une série diffusée sur un network et pas forcément aussi ambitieuse qu'on pourrait l'espérer. Non, pour l'instant, tous les espoirs sont permis. J'ai aimé jonglé avec les idées et les perspectives. Si l'enlèvement relève de l'expérience humaine et psychologique, c'est intéressant. Si l'enlèvement est le fait d'une organisation quelconque, par exemple permettant de se débarrasser de personnes encombrantes sans les tuer, c'est encore plus prometteur. On verra bien...

Globalement, Persons Unknown fournit un bon pilote, et propose résolument un background solide sur lequel elle peut fonder une mythologie convaincante. Mais dans ce genre de situations, les choix faits ultérieurement peuvent tout faire basculer. Du coup, je veux bien me dévouer pour voir comment ça tourne... disons que j'attends jusqu'à l'arrivée de Kandyse, et j'avise...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

26-04-09

La femme qui valait pas tripette

Juste pour voir si ça s'arrangeait avec le temps, j'ai décidé de donner sa chance à Harper's Island, ce qui tombe bien puisqu'il me reste du popcorn à la maison et que ça me permet de l'écouler sans trop me poser de questions. Et ça valait le coup d'attendre : la patience a payé, puisque le troisième épisode a commencé à enfin entretenir un certain suspense chez moi.
Attention à ceux qui ne suivent pas encore la série, je ne promets pas qu'il n'y aura pas de spoiler ci-dessous.

A l'heure actuelle, la question qui me taraude est donc la suivante : un personnage est mort brûlé vif dans l'épisode précédent, et personne ne semble s'émouvoir de son absence pendant l'intégralité de l'épisode qui suit. J'ai passé tout l'épisode à attendre que quelqu'un se dise "ah tiens, il manque quelqu'un", mais non, rien.
 
L'une des victimes précédentes (fin du pilote) est actuellement couverte par une excuse bidon : un message a été envoyé à partir de son portable pour signifier qu'il courait la gueuse quelque part sur l'île et qu'il ne fallait pas compter sur lui avant le mariage. A un moment, ça va bien finir par se voir (si quelqu'un survit jusqu'à la cérémonie du mariage, je veux dire), mais pour le moment ça fait illusion. Fort bien. Un autre personnage tombe sous le coup d'une enquête policière (enfin, le shérif de la ville se pose des questions, quoi... et le dentiste fait l'autopsie, c'est dire si l'enquête est sérieusement menée), donc jusque là, les réactions au décès sont normales. Sans compter le tout premier mourru du pilote, lui on n'en a plus jamais parlé mais comme tout le monde pense qu'il n'est jamais monté sur le bateau pour aller sur l'île, admettons.

Donc pour ceux-là, bon, à la rigueur, mais là je vous parle d'une mort relativement difficile à rater du second épisode, la première victime féminine de l'île d'ailleurs, dont la disparition fait qu'étrangement personne ne s'interroge, et c'est même pire que ça, j'ai même pas l'impression qu'on ait noté son absence. Alors, bon, c'est vrai aussi que je me faisais les ongles.

J'ai pourtant passé tout l'épisode à me dire : "mais c'est pas Dieu possible que personne n'ait remarqué qu'il manque une paire de nichons dans l'épisode !", mais non, rien. Ou bien c'est quand je suis allée chercher mon dissolvant à la salle-de-bains que tout d'un coup tout s'est joué, je sais pas.

Pour évacuer ma frustration, et une fois mes ongles secs, j'ai donc essayé d'imaginer toutes les fois où les personnages auraient pu remarquer qu'il manquait encore une invitée au mariage (ainsi que son putain de clébard, d'ailleurs). Voilà donc ci-dessous un certain nombre d'occasions manquées pour les scénaristes de montrer que leurs personnages ne sont pas complètement égocentrés...

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La bonne nouvelle c'est que ça m'a tenue en haleine pendant tout l'épisode. La mauvaise c'est que la série a perdu à mes yeux le peu de crédibilité qu'elle avait... et que maintenant je pense que je vais pouffer dans tous les épisodes suivants.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Harper's Island de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 08:42 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-04-09

Avis ! Avis !

Souvent, quand je me promène dans la rue, les gens m'interpellent et me disent : "ô lady, toi qui connais taaaant de séries, que me conseillerais-tu pour un dimanche pluvieux/pour éduquer mes nièces/pour changer mes horizons/pour les mariages, baptêmes et enterrements ?". Embarrassée, et les invitant à se relever, je réponds alors que c'est difficile à dire, qu'une recommandation peut fonctionner sur une personne et pas forcément sur une autre, et qu'une série, ça ne se recommande pas comme ça, sans réfléchir !!! Diantre, il faut tout leur dire...
Mais je comprends bien qu'en désespoir de cause, quand l'inspiration manque, eh bien, on se tourne vers ceux qui détiennent le savoir, et c'est là ma lourde responsabilité. Ou c'est là la différence entre quelqu'un qui a une vie et un téléphage, au choix ; mais j'aime mieux la première hypothèse, question d'ego... 

C'est vrai : qui suis-je pour vous conseiller une série plutôt qu'une autre, au final ?
D'accord, je boulotte de la série télé depuis près de deux décennies, mais ce n'est rien comparé à d'autres qui sont là depuis plus longtemps que moi, franchement. Cela dit, pour ma défense, mes parents n'ont pas eu l'idée de me concevoir avant 1982, j'ai fait avec ce qu'on m'a donné, après tout. Mais quand je vois Jérôme, avec sa mémoire incroyable d'une époque télévisuelle pour laquelle je n'ai que des souvenirs épars et/ou flous, je me dis que je n'ai sincèrement rien de plus qu'un autre à offrir en la matière.
C'est vrai aussi qu'en tant que pilotovore, j'ai vu, d'un point de vue strictement quantitatif, plus de séries que beaucoup de gens. Mais je ne les ai certainement pas toutes regardées en intégralité, ce qui invalide d'autant cet argument. Car recommander une série, c'est plus que recommander son pilote. La personne s'attend à ce qu'on l'engage sur un chemin à long terme, quand elle vous pose la question.
Et puis j'admets qu'effectivement, je fais plus que regarder la télé. Rien que le nombre de posts de ces derniers jours prouve que je suis une passionnée (les mauvaises langues iront jusqu'à me qualifier d'acharnée). J'aime me documenter, j'aime découvrir, j'aime expérimenter, bref j'ai passé depuis longtemps la phase passive où on attend de voir ce qui passe le soir à la télé pour se faire une opinion, et ma consommation télévisuelle peut, effectivement, laisser penser que j'ai un certain savoir (qu'il y a pas deux jours, l'un de mes amis qualifiait pompeusement d'encyclopédique). Mais il faut garder à l'esprit que je ne déguste jamais de série dans une autre optique que celle de mon plaisir, et que je ne peux donc recommander une série que d'après ce critère.

Mais est-ce que pour autant mon expérience (certes touffue) de télespectatrice m'autorise à recommander des séries ?
J'ai un infini respect pour des gens comme Martin Winckler, Christophe Petit, et quelques autres. Mais ce que j'apprécie chez eux, c'est leur recul, leur sens de l'analyse, leur regard différent du spectateur classique. Le fait qu'ils considèrent les séries non pas comme un simple divertissement, mais bien comme un art à part entière, différent du cinéma, avec ses propres règles et ses propres exceptions, ses propres repères et ses propres particularités. Parallèlement à ce que j'apprécie chez eux, je sais qu'on n'a qu'assez rarement de goûts en commun ; quand l'un ou l'autre recommande une série, il est très rare que j'en pense la même chose qu'eux. C'est assez logique, si on y pense (je ne suis pas de leur génération, je ne suis pas du même sexe qu'eux, je n'ai pas la même expérience de la vie qu'eux, etc...).
Alors comment, moi, petite ladyteruki, pourrais-je faire ce que des sommités comme eux ne parviennent pas à accomplir ?

En plus, il n'y a rien de plus énervant que quelqu'un qui vous recommande une série.
Vous le savez bien, d'ailleurs, parce que, parfois, j'insiste pour vous faire découvrir des pilotes, et quand il n'y a pas de réaction je m'impatiente, et vous ne vous privez pas pour me le faire remarquer.
Quand je suis à votre place et qu'une autre personne me recommande une série trop prestement, moi aussi j'y vais à reculons (comme récemment pour Rome ou Into the West). Et mon interlocuteur s'impatiente de son côté, et le cercle vicieux continue... mais rien n'est pire que quelqu'un qui cherche à vous forcer la main, à plus forte raison quand vous savez que ce qui plaît à cette personne, d'ordinaire, ne vous plaît pas à vous, et qu'il y a assez peu de chances pour que cette nouvelle recommandation fasse exception.
Tenez, un exemple tout bête : quand je recommande à Jérôme une série après avoir tant parlé de mon bonheur devant Pushing Daisies, alors que lui n'aime pas du tout la série, quelle crédibilité ai-je auprès de lui ? Pas la moindre. Je sais même pas pourquoi il continue de me lire !

Je sais que j'ai lancé ce blog justement pour faire découvrir des séries, mais puisque c'était un blog, je me disais que je pourrais le faire spontanément et au feeling, quand l'envie me prendrait, et sur les séries qu'il me plairait de mettre en lumière. Et cela, bien avant la création des posts La preuve par trois. J'aime y voir des réponses, car j'aime l'idée de ne pas parler dans le vide, sans quoi ce blog, je ne l'écrirais que pour moi (et c'est évidemment aussi une question d'ego), mais je ne me sens pas à l'aise quand on me prend à partie en me disant : "tu es téléphage, alors dis-moi : que regarder ?". Mise au pied du mur, je ne me sens plus le droit de recommander quoi que ce soit.

La problématique qui se pose à moi est alors la suivante : comment sortir de ma propre affection pour certaines séries, et pousser les gens dans la direction qui leur conviendra ? Je crois pouvoir faire la différence entre une série que j'aime parce qu'elle est d'une excellente qualité, et une série que j'aime parce que je m'y suis attachée, mais ce n'est pas forcément vrai, et lorsqu'on me pose la question "quelle(s) série(s) pourrais-je regarder ?", je me demande si mes préférences ne vont pas pervertir la recommandation que je vais donner, malgré tout. C'est le même problème que quand je tente de noter une série sur SeriesLive, d'ailleurs (un lien par post, c'est contractuel). Faut-il noter à l'affect ? Faut-il noter à la qualité ? Comment être sûre que je ne trouve pas la seconde à cause du premier ?
Et même dans ce cas, les qualités que je vois, les autres ne les voient peut-être même pas.

A titre d'exemple : cette semaine je parlais de Life avec une collègue qui regarde un peu de séries, mais qui n'est pas aussi passionnée que moi. Une spectatrice lambda, pourrait-on dire, mais le terme sonne souvent comme trop péjoratif et ce n'est pas le cas ici. Pour elle, ce n'est qu'une série policière comme les autres. Pour moi, c'est une révolution. Elle trouve Charlie Crews assez classique pour un enquêteur, je le trouve étourdissant de force vitale. Elle aime les séries policières, je ne les regarde que si elles sont hybrides et qu'elles m'offrent plus que de simples enquêtes.

Nous qui tenons des blogs, ou intervenons sur des forums, nous savons bien que les avis divergent. Aussi, est-ce que le fait de poster ici mon 555e message me donne-t-il le droit de recommander quoi que ce soit ? Ce sera la même question au 10 000 post (si ce blog vit aussi vieux), de toutes façons. Je n'ai aucun genre de légitimité. Je me contente de partager mes documentations, mes découvertes, mes expérimentations. C'est déjà pas mal, mais ça s'arrête là.

Alors si les gens pouvaient arrêter de me poser ce genre de questions, ça me simplifierait bien la vie, quand même. J'aurais moins de cas de conscience. Je n'essayerais pas de dresser des listes, ou de peser le pour et le contre. Si les gens pouvaient se contenter de me suivre dans mes aventures téléphagiques sans espérer que je les éclaire de quelque façon que ce soit sur ce que, eux, ils devraient regarder, ça m'arrangerait. Arrêtez de me demander que regarder ! D'une certaine façon, je vous donne déjà des orientations ici, à vous de piocher dedans... ou pas. Même si parfois, ça signifie que certains de mes posts resteront lettre morte définitivement (et que ça me blesse forcément un peu, encore une question d'ego), ça me rassure, quand même, de me dire que vous ne m'avez pas chargée d'une aussi grande responsabilité que celle de vous forcer la main à regarder quelque chose juste parce que, à moi, ça a plu.
En fait c'est même pour ça que, partout où je participe sur le net, j'encourage les gens à commenter et discuter : parce que mon avis ne vaut pas plus que le leur, et que si le leur est contradictoire (comme ces derniers temps les posts de freescully sur Parks & Recretations ou Harper's Island), ça fait drôlement du bien, ça me soulage. Les avis divergent, se complètent, s'affrontent, et ça c'est vraiment bien. C'est le but d'internet, dans le fond. C'est le but de ce blog, aussi.

Mais pitié, arrêtez de me demander ce que vous devriez regarder ! Faites vos propres documentations, vos propres découvertes, vos propres expérimentations !
Et puisqu'on en parle, Scarlatiine, quand est-ce que tu ouvres ton blog ?

Posté par ladyteruki à 00:31 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-04-09

[DL] Harper's Island

Il ne fait pas partie du jeu des génériques de ce weekend, mais tant que j'en étais à vous offrir des génériques courts, et que je venais de découvrir le pilote de Harper's Island, autant y aller carrément. Et puis dans la collection gros poncif du genre, Harper's Island s'en est donné à cœur joie, en plus.

HarpersIsland
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'arrive pas à m'ôter de la tête que ça ressemble à Point Pleasant... c'est la faute du phare, je vous dis. Mais alors là, pour le coup, musicalement et graphiquement, pour une fois que je trouve que Point Pleasant est meilleur ! Il faut dire que c'était plus long, quand même. Là, avec 10 secondes et pas une de plus, ça ressemble plus à un trailer (genre celui post-générique de Battlestar Galactica) qu'à un vrai générique. Mais bon... c'est toujours mieux qu'un simple panneau avec le titre en Arial, quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je sais qu'il y a eu beaucoup de posts ces derniers jours, mais suivez, un peu !) : la fiche Harper's Island de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:41 - Médicament générique - Permalien [#]

Un par un...

Cette semaine, avec rien moins que trois posts La preuve par trois, on pourra dire que vous aurez été gâtés-pourris. On va dire que c'est à cause de Pâques.
Après vous avoir proposé des séries légèrement défraîchies (mais pour des raisons différentes) les jours précédents, aujourd'hui on va se tourner vers l'avenir, radieux, brillant, glorieux, amusant, une série qui vient de commencer, j'ai nommé : Harper's Island. Bon, peut-être pas si radieux, brillant, glorieux, et surtout, amusant, que je ne veux bien le dire, mais quand même, c'est pas tous les jours que je vous offre une cagoule aussi fraichement tricotée.
Allez, on en a fini avec les babillages, entrons dans ce pilote... et espérons en sortir vivant.

HarpersIsland___1
Je sais que, souvent, quand un pilote dure autour d'une heure et demie (parfois plus), je suis la première à vous dire : "ouais, ça, on pouvait faire la même chose en moitié moins de temps". Je me souviens par exemple l'avoir dit pour Fringe. Bon, eh bien la réciproque existe aussi, et Harper's Island est là pour le prouver : 39 minutes, ce n'est pas assez. Mais pas dans le sens où c'est trop complexe pour qu'on comprenne bien ce dont il s'agit, non c'est pas tout-à-fait le genre de la série, sans vouloir vous décourager, la complication, c'est pas l'option qu'ils ont choisie, mais avouons quand même qu'on précipite quand même un certain nombre de choses, au lieu de prendre le temps d'instaurer une ambiance. Et le problème, c'est qu'une série avec un pitch comme celui de Harper's Island, elle a besoin, mais alors, dramatiquement, d'une ambiance. Là où c'est bien joué, c'est dans la réalisation : un plan par-ci, un autre par-là, donnent assez rapidement des impressions fugaces mais glauques, et c'est bien. Mais la petite fiesta sur le bateau, même si je comprends qu'elle ait été voulue en guise de contraste avec ce qui va se produire sur l'île, est quand même carrément hors-sujet, du coup après ce genre de scène, il fallait jouer à fond la carte de l'ambiance, prendre son temps, mais ça n'a pas été le cas. C'est à ce genre de détails qu'on sent que, bah, Harper's Island, ce ne sera pas la série qui va vous scotcher à votre fauteuil, le soin qui aurait pu être apporté à cet aspect-là est absent, il manque un peu d'âme et le soucis d'efficacité gâche toutes ses chances d'être un jour une excellente série. La seule option qui lui reste, c'est de ne pas être mauvaise. Croisons les doigts.

HarpersIsland___2
L'autre problème de Harper's Island, et là on commence à déchanter sérieusement, c'est son casting. Côté charisme, on a rarement vu plus mou. Entre Christopher Gorham, ce porte-poisse (presqu'autant que Christopher Pohala, mais avec 20kg de muscles en moins), et l'idée assez incongrue de faire se retrouver Richard Burgi et Cameron Richardson (ce qui n'aide pas à se sortir de la tête que, non, on ne regarde pas Point Pleasant... mais ça, plus le phare, plus les mystères, ça fait beaucoup quand même, bien que je m'aperçoive bien qu'il n'y a rien de fantastique ni diabolique dans Harper's Island, j'ai eu l'impression d'une parenté assez gênante à cause de ces points de détail), plus le reste du cast qui n'arrive pas à briller un seul instant (ni dans les rôles principaux, ni dans les rôles secondaires, et là on touche quasiment au tragique quand pas un membre du cast ne vient porter secours aux autres), franchement ça patine un peu. Déjà j'ai mis 20 bonnes minutes à différencier la mère et la soeur de la future mariée, ça commençait mal. Et puis chacun est bien dans son emploi attendu, proprement, sagement, pas de contre-emploi, pas de surprise, rien, non franchement c'est pénible. Ya tellement de choses qui semblent courrues d'avance rien qu'à cause de ce cast que vraiment, on se désespère assez vite de ce que la série aura à offrir.

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Dernier gros inconvénient, apparenté au manque de style original et au choix des acteurs finalement, c'est que la production ne s'est pas mouillée un seul instant. D'une histoire comme celle-ci, même sans parler de l'ambiance ou des acteurs, on attendrait un ou deux frissons, mais ça ne vient simplement pas. Evidemment, arrivés à la fin de l'épisode, on se pose des questions sur certains personnages (la gamine un peu effrayante, le papa pas très clair, la future mariée qui a des doutes, l'ex qui ressurgit, la relation "amicale" entre le futur marié et son amie d'enfance, etc...) mais uniquement parce que l'épisode est efficace, et que c'est la règle du genre de se demander qui a fait quoi (et à ce stade, comme freescully, j'ai déjà réduit la liste à deux ou trois suspects)... Mais tout ça, le spectateur ne le ressent pas parce que le pilote est prenant, angoissant ou simplement surprenant. Il le ressent parce qu'on l'y a conduit, en suivant un chemin très balisé. L'absence totale d'imagination sur les intrigues les plus soapesques de ce pilote fait qu'on a l'impression qu'on a déjà vu ces choses-là cent fois, que les meurtres ne semblent même être que des prétextes à tourner un drama de plus sur les histoires de famille et de coeur, et qu'en fait, Harper's Island n'a pas joué avec sa donne aussi bien qu'elle aurait pu, alors que pour une fois une série partait avec de bonnes cartes et un jeu dont on pouvait espérer beaucoup. Alors finalement, au bout desdites 39 minutes, on se dit que, bon, si on a du temps (et c'est pas garanti), on y reviendra peut-être, histoire de voir comment ça tourne, mais on n'est pas happé par les intrigues, pas du tout.

Là, dit comme ça, je sais, ça peut paraître assez négatif.
Le problème c'est qu'une fois de plus on est dans la série popcorn, et qu'au final, le popcorn ça divertit sur le coup, mais qu'ensuite on lâche facilement l'affaire. Je vois mal comment quelqu'un pourrait devenir ultra-fan de Harper's Island. Je ne me l'imagine pas. Qu'on regarde ça comme un truc pour se vider la tête, se donner l'impression qu'il y a du suspense, etc... je peux l'imaginer, mais on ne peut pas devenir addict à cette série, c'est impossible, elle ne s'est pas donné les moyens qualitatifs pour ça et, c'est d'autant plus dommage que la série ne souffre pas de problèmes de budget, a priori, les décors, les multiples acteurs (beaucoup plus de monde que je ne m'y attendais, ça va prendre vachement de temps pour tuer tous ces gens, en fait !), tout ça tend à indiquer qu'il y a eu du pognon, mais qu'on a oublié de mettre du coeur à l'ouvrage. Ce qui est quand même un fichu gâchis, si on y pense.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Harper's Island de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:37 - La preuve par trois - Permalien [#]

02-01-09

[GAME] Noël, c'est fini

Pendant un moment, j'ai bien cru que freescully allait gagner par défaut. C'est pas des frayeurs à me faire, ça, j'ai le cœur fragile ! Non pas que j'aie quoi que ce soit contre le fait que freescully remporte la Pitchenette ~Christmas Edition~ m'enfin, bon, par défaut, ça n'apporte de gloire à personne, on est bien d'accord.

On se rappellera, au besoin, des ingrédients de ladite Pitchenette, des ingrédients qui sentaient un peu le pain d'épices vu la saison, mais un peu seulement puisque l'idée, c'était de justement sortir des poncifs du genre et d'essayer de ne pas utiliser les rennes qui volent, les lutins joyeux et le traineau volant, tous déjà usés jusqu'à la corde par des dizaines de films et téléfilms (dont la moitié avec Tim Allen).

Sans plus attendre, le cookie à la myrtille du gagnant est décerné à...

cookie_freescully

freescully a donc bien remporté la partie, mais pas par défaut... Cela dit, ni Naka ni Jérôme ne sont passés loin, puisque Naka nous prépare un Harper's Island avant l'heure, et Jérôme nous la jouait famille dysfonctionnelle (on ne peut pas rêver plus Noël).

Voici les quelques Pitchenettes auxquelles j'avais pensé :
- La mini-série en douze épisodes suit les aventures de Conrad Niklaus Kringle, Père Noël de son état, pendant l'année qui le sépare de la tournée suivante. Les préparatifs de Noël durent en effet douze mois au Pôle Nord, et pire encore, en dépit de la crise financière, il faut maintenir l'illusion que la magie existe. Il est donc entouré de scientifiques au physique particulièrement ingrat qui tentent par exemple d'incorporer des moteurs à réaction sous le traditionnel traineau en bois, ou qui calculent la tournée à la seconde près de façon à ce que tout le monde soit livré le 25... En plus de gérer le petit personnel, Conrad doit également supporter les humeurs de sa femme qui n'en peut plus du climat polaire, et souhaite déménager à Miami.
- Hilde est une vieille fille un peu acariâtre et qui, depuis 12 ans maintenant (date du décès de sa soeur avec laquelle elle vivait), reste recluse dans sa petite maison. Son seul plaisir (et qui lui permet aussi d'apaiser son aigreur) est de cuisiner. Lorsque ses neveux et nièces lui annoncent qu'ils sont finalement partis passer les fêtes de fin d'année dans le Vermont, elle se retrouve avec des dizaines de plats sur les bras. Elle entreprend donc de les amener dans le foyer pour SDF le plus proche, et se lie d'amitié avec un clochard sur place. Petit à petit, c'est lui qui va lui faire reprendre goût à la vie.

Les bons sentiments, ya que ça de vrai ! Ou bien ?

Bon, la Pitchenette repart en vacances, nous, on se retrouve bientôt pour un jeu d'illustres inconnus... ya des gens qui ont gagné un cookie aussi, je crois, non ?

Posté par ladyteruki à 23:59 - Games On - Permalien [#]

03-12-08

lady, ne vois-tu rien venir ?

Vous trouvez pas que c'est la déprime en ce moment ? Moi, si. Plus de pilote, plus rien. Ah, non, là j'ai vraiment du mal. Comment voulez-vous être pilotovore en une telle période de l'année ?! C'est comme être un bonhomme de neige en juillet...

La bonne nouvelle, c'est que dans quelques semaines, la midseason commence, et alors, côté pilotes, les affaires vont reprendre. Je m'en régale d'avance. D'ailleurs, tellement en avance, que j'ai bien envie de commencer à me demander ce que je vais surveiller du plus ou moins près. Vous êtes avec moi ? Allez, on y va.

The Unusuals - ABC : il y a quelques semaines de ça, Amber Tamblyn, je m'en battais un peu l'oeil. Non que j'ai détesté Joan of Arcadia mais, enfin, avouons-le, je ne suis pas ultra-fan. C'est c'est au même niveau qu'Everwood, pour moi : il y a toujours eu un truc qui ne collait pas, même si je reconnais que c'était une série de qualité. Et puis j'ai vu The Sisterhood of the Travaling Pants 1 et 2 (on en a parlé dans le post sur America Ferrera, rappelez-vous) et maintenant j'ai bien envie de voir ce que ça va donner, car l'actrice, en fait, me botte bien. L'histoire largement moins. Ce ne sera pas ma priorité mais je vais garder un oeil dessus.

Castle - ABC : vu que j'ai pour Nathan Fillon une certaine affection (et qu'elle se passe très bien de l'entendre parler), et que oui, de toutes façons, je mange du pilote le matin au petit déjeuner (dans un grand bol de lait), évidemment je vais regarder la série quand elle débarquera. Mais Seigneur, qu'est-ce que c'est encore que ce concept de merde ? Je ne donne pas cher de ma réaction là-devant.

Dollhouse - FOX : franchement, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on nous bourre le mou avec cette série, et je suis déjà lassée. C'est quand même un peu tragique. En plus, je dois dire que le principe, bon... pourquoi pas mais ça fait quand même un peu réchauffé. Faut voir, quoi. Je suis pas acquise par avance, en tous cas.

Courtoom K - FOX : je viens de découvrir l'existence de ce projet sur la liste des nouveautés de la FOX, et je lis qu'il s'agit d'avocats, et que le producteur exécutif en est Paul Attanasio. Stop ! Say no more, je vais jeter un oeil. Mais Naka devait déjà être au courant, Michael Landes est au générique...

Outnumbered - FOX : tiens, un sitcom. Tiens, une adaptation de série britannique. Je réprime un bâillement et je mets ça tout au bas de ma liste.

Lie to Me - FOX : alors, bon, sentiments mêlés sur ce coup. Le côté pour, c'est que j'aime bien l'approche (se baser sur le language non-verbal pour réfléchir, c'est bien, c'est pas trop cerveau gauche). Le gros côté contre c'est évidemment que c'est encore pour des enquêtes (ce serait marrant que tous ces gens-là mettent leurs capacités au profit d'autre chose, pour changer... je sais pas, un assureur ou un employé du service social, enfin, qu'on trouve autre chose que les éternelles enquêtes criminelles, zut à la fin). Je n'en verrai sans doute que le pilote, et il faudra qu'il soit au-delà du brillant pour que je continue ensuite.

The Listener - NBC : première réaction, l'ennui. Le personnage principal peut lire dans les pensées des gens. On redoute les enjeux de type enquête criminelle, encore. L'espoir n'est que faible quand on apprend que pour une fois, le monsieur n'est pas flic, ou détective, ou enquêteur... non, il est ambulancier. Si New York 911 ou Preuve à l'appui nous ont appris quelque chose, c'est que ça n'empêche absolument pas d'être partie prenante dans des enquêtes. Je crains donc le pire.

The Philantropist - NBC : en voilà une idée originale, quand même ! Non seulement un monsieur riche va jouer les Robin des Bois, mais en plus apparemment, il va aller le faire dans le Tiers-Monde ! Il faut quand même les avoir bien accrochées pour proposer une idée pareille (qu'évidemment 1 spectateur sur 100 pourra suivre, pour les mêmes raisons testiculaires). Allez, franchement, ça fait plaisir, voyons ça !

The United States of Tara - Showtime : on va être honnêtes, c'est un projet que je suis du coin de l'oeil depuis un bout de temps (il en était déjà question à la saison précédente mais, vous savez bien comment les choses ont tourné l'an dernier). C'est en tous cas une idée originale, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre au final, le pitch laissant imaginer aussi bien de la comédie facile que du drame copieusement dérangeant. Quand le pilote va passer, vous allez y avoir droit, ça c'est sûr.

Harper's Island - CBS : sur le principe, j'aime l'idée de base : un Dix Petits Nègres moderne pour se donner des frissons faciles. Après, il faut voir ce que ça donne, que ça ne vire pas à la série B voire Z. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne pourra pas rajouter de nouveaux personnages à tuer tout le temps, donc on devrait éviter de trop tourner en rond. C'est ma plus grosse crainte vis-à-vis de cette série : que ça tourne à la mords-moi-le-noeud, sur le modèle LOST.

Concrètement, ce sont les nouveautés qui ont le plus attiré mon attention. J'en oublie peut-être, et peut-être que tous ne verront pas forcément le jour. Mais, bon, voilà à quoi va ressembler la deuxième partie de la saison. C'est pas hyper brillant... mais ptet aussi qu'il faut que j'arrête de rechercher un remplaçant à Pushing Daisies ?

Posté par ladyteruki à 16:20 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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