ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-01-13

L'hiver est là (et tant mieux)

Eh oui, on est repartis pour une nouvelle saison nippone ! Ce que le temps passe vite, j'aurai à peine eu le temps de dire du mal de la précédente...! Comme toujours, ce récapitulatif, s'il se veut aussi complet que possible, peut éventuellement n'être pas totalement exhaustif, parce que, eh bien, bon, mon Japonais est un peu rouillé et toute cette sorte de choses. Pour autant, je crois que l'aperçu que je vous offre ce soir est quand même assez détaillé pour qu'on puisse tous se faire une idée de ce qui nous attend.

Le coup d'envoi de la saison hivernale a été donné il y a quelques heures (20h, heure locale, pour être précise), ainsi que c'est la tradition en ce mois de janvier, par le dorama annuel de la NHK, du nom de Yae no Sakura. Une cinquantaine d'épisodes sont prévus et espèrent bien être l'un des gros succès de 2013, puisque les jidaigeki de la NHK sont souvent les fictions qui forment les meilleures audiences de la chaîne publique, et parfois les meilleures audiences de la télévision japonaise, quand tout se passe vraiment bien.
Comme souvent, il s'agit d'un biopic romancé basé sur les incroyables actions d'une figure historique, en l'occurrence, une femme. Et vous allez voir que pendant un an, Yae no Sakura va rappeler les spectateurs nippons à beaucoup d'humilité...

Mais ne grillons pas les étapes, et repassons la grille japonaise du trimestre au peigne fin.

En quotidienne  
   

MomeruKadoniwaFukuKitaru

- Momeru Kado ni wa Fuku Kitaru / モメる門には福きたる (Fuji TV)
L'histoire : ou comment une apprentie avocate à la vie personnelle un peu brouillonne tente de faire ses premiers pas dans le métier, sous la tutelle d'une avocate de la vieille école avec laquelle elle ne s'entend pas.
L'avis : construite comme une buddy comedy entre deux femmes avocates, cette nouvelle série daytime ambitionne aussi d'être un procedural, et apparemment même une comédie romantique puisque l'héroïne commence le pilote en se réveillant dans le lit d'un homme marié.
> A partir du 7 janvier à 13h30
   
Lundi  
   

Hanchou-Saison6-300

- Hanchou / ハンチョウ (TBS) - saison 6
L'histoire : retour de la série policière Hanchou, alors que l'équipe de Tsuyoshi Azumi est promue au titre d'unité expérimentale afin de remuer un peu les méthodes figées du reste de la police métropolitaine.
L'avis : j'aime comment le pitch de la saison sert magnifiquement d'explication à son existence : faire du neuf avec du vieux, parce que c'est dans les vieux pots et toutes cette sorte de choses.
> A partir du 14 janvier à 20h
   

BibliaKoshodounoJikenTechou-300

- Biblia Koshodou no Jiken Techou / ビブリア古書堂の事件手帖 (Fuji TV)
L'histoire : dans une librairie spécialisée dans l'occasion, une jeune femme discrète mais experte en livres est capable de découvrir tous les secrets qui se cachent entre leurs pages...
L'avis : basée sur des romans (évidemment), cette petite série pourrait se présenter comme un procedural à l'ambiance un peu à part. A surveiller.
> A partir du 14 janvier à 21h
   

ShuudenBYEBYE-300

- Shuuden BYE BYE / 終電バイバイ (TBS)
L'histoire : un homme rate le dernier train et n'a aucun moyen de rentrer chez lui. En une nuit, il va faire diverses expériences extraordinaires de la vie nocturne autour de la gare...
L'avis : j'aimerais énormément ce pitch si le trailer ne laissait pas présager une comédie assez lourde.
> A partir du 14 janvier à 00h20
   
Mardi  
   

LASTHOPE-300

- LAST HOPE / ラストホープ (Fuji TV)
L'histoire : un médecin de génie, capable de diagnostiquer les gens mieux que personne et doté d'une empathie incroyable, est un excentrique un peu lunaire qui a un secret... dont il pourrait bien lui-même ignorer l'existence.
L'avis : c'est intéressant cette espèce de anti-Dr House-mais-pas-trop, on reconnaît bien là le talent des grandes chaînes nippones pour recycler des concepts sans en avoir l'air.
> A partir du 15 janvier à 21h
   
   

Saki-300

- Saki / サキ (Fuji TV)
L'histoire : derrière ses apparences d'infirmière modèle et attentionnée, Saki est une briseuse de ménage. Ses nouvelles cibles sont des hommes mariés très en vue...
L'avis : la série repose sur l'idée que Saki n'est pas un être vraiment bon ni mauvais (les hommes dont elle brise le couple considèrent même qu'elle n'est pas responsable de leur déchéance et sert juste de déclencheur), qui rappelle un peu une certaine Jackie, en plus pervers. J'aime déjà.
> A partir du 8 janvier à 22h
   

ItsukaHinoAtaruBashode-300

Itsuka Hi no Ataru Basho de / いつか陽のあたる場所で (NHK)
L'histoire : deux femmes qui se sont rencontrées en prison, une fois sorties, tentent de revenir à la vie civile avec l'espoir de faire du passé table rase.
L'avis : la réinsertion fait généralement de belles histoires dont je suis friande. Et vu qu'Aya Ueto s'est bien améliorée ces dernières années, ça peut carrément valoir le coup de jeter un oeil.
> A partir du 8 janvier à 22h
   

ShoteninMichirunoMinoUeHanashi-300

- Shotenin Michiru no Mi no Ue Hanashi / 書店員ミチルの 身の上話 (NHK)
L'histoire : Michiru est une petite provincialeavec un gentil petit ami et sans histoire... si ce n'est qu'elle entretient une liaison avec un Tokyoite de passage. Lorsqu'elle suit celui-ci à Tokyo sur un coup de tête, et gagne au loto peu de temps après, sa vie change du tout au tout. Mais c'est peut-être aussi le moment de découvrir le vrai visage de ses proches.
L'avis : pas franchement de quoi s'affoler pour ce petit thriller qui ne fait montre d'aucune originalité.
> A partir du 8 janvier à 22h55
   

KodomoKeishi-300

Kodomo Keishi / コドモ警視 (TBS)
L'histoire : après avoir été transformé en enfant par une organisation criminelle, un enquêteur décide d'entrer à l'école primaire afin d'y enquêter sur diverses affaires, des tricheries pendant les contrôles au vol de l'argent du déjeuner. Une enquêtrice se fait passer pour une instit afin de le soutenir.
L'avis : spin-off de la série Kodomo Keisatsu (souvenez-vous), cette série devrait faire, vu son pitch, l'objet d'autant d'attention dans ces colonnes.
> A partir du 22 janvier à 00h55
   

Mercredi

 
   

ShareHousenoKoibito-300

- Share House no Koibito / シェアハウスの恋人 (NTV)
L'histoire : réalisant que sa vie morne et solitaire de gentille petite employée de bureau pourrait la conduire à mourir seule, une jeune femme décide d'emménager dans une colocation pour mettre du piment dans sa vie. Elle se retrouve alors au centre d'un triangle amoureux avec deux hommes, dont un marié.
L'avis : ah, j'oubliais, l'autre homme est un extraterrestre. Ouais, tout d'suite, hein...
> A partir du 16 janvier à 22h
   
Jeudi  
   

KasoukennoOnna-300

- Kasouken no Onna / 科捜研の女 (TV Asahi) - saison 12
L'histoire : suite des aventures de l'une des rares légistes de la télévision nippone.
L'avis : je vais être totalement honnête avec vous, je n'ai même jamais eu la curiosité de voir s'il existait l'ombre d'un sous-titre pour cette série. Pourtant, depuis le temps...
> A partir du 10 janvier à 20h
   

Otomesan-300

- Otomesan / おトメさん (TV Asahi)
L'histoire : une femme qui a énormément souffert à cause de sa belle-mère se promet d'être gentille avec sa bru. Mais elle soupçonne progressivement que celle-ci ait des intentions cachées et finit tout de même par lui être hostile, ce contre quoi personne ne s'interpose. Que veut vraiment l'épouse de son fils unique (si seulement elle veut quelque chose) ? Qui dans la famille saura faire le bon choix ?
L'avis : c'est rare que TV Asahi diffuse le jeudi soir une série non-procédurale. Et en plus j'aime bien le concept. Mon Dieu, je vais regarder une série du jeudi de TV Asahi ! Rien ne m'avait préparée à cela.
> A partir du 17 janvier à 21h
   

Apoyan-300

- Apoyan / あぽやん (TBS)
L'histoire : engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient ! Sauf qu'au lieu d'être tour operator, Keita est envoyé dans un agence de voyages d'un aéroport pour aider les voyageurs qui ont un problème. Entre les collègues pas fiables et les femmes (ici en majorité) avec lesquelles il est impossible de s'entendre (...euh, of course ?!), sauf une (ah, j'y suis), Keita va pourtant découvrir l'importance de la relation clients.
L'avis : voilà, et puis après vous vous étonnez de devoir expliquer aux gens pourquoi vous regardez des séries japonaises.
> A partir du 17 janvier à 21h
   

SaikounoRikon-300

- Saikou no Rikon / 最高の離婚 (Fuji TV)
L'histoire : Kousei est en train de divorcer de sa femme Yuuka, avec laquelle il est profondément incompatible (mais hélas il leur aura fallu endurer 2 ans de mariage pour le découvrir). C'est à ce moment-là que son ex de l'époque de la fac réapparait. Elle s'est depuis mariée avec un type qui continue d'avoir des aventures, et n'est pas non plus heureuse en ménage...
L'avis : *humph* *humph* ...vous sentez cette odeur ? Ca sent pas un peu, chais pas, dans le fond de l'air... comme une romcom sud-coréenne ?
> A partir du 10 janvier à 22h
   

OtatsukeyaJinpachi-300

- OtatsukeyaJinpachi / お助け屋★陣八 (NTV)
L'histoire : Jinpachi Kurumaya est le riche héritier d'une famille d'Oosaka, qui découvre qu'il a hérité d'un business "secret" de sa famille, consistant à secourir les gens dans le besoin. Il est aidé pour cela d'une geisha costaude et d'un ancien médecin.
L'avis : qu'est-ce que c'est que cette chose, encore ?! J'imagine bien les salarymen bourrés rentrer chez eux un soir, tomber là-dessus, et se dire "nan mais merde, faut que j'arrête mes conneries avec l'alcool".
> A partir du 10 janvier à 23h58
   
Vendredi  
   

Kaen-300

- Kaen / 火怨 (NHK BS Premium)
L'histoire : dans ce dorama historique, un guerrier valeureux mène de nombreux combats, même s'il en comprend de moins en moins le sens...
L'avis : j'ai jeté un oeil aux photos de promo, et tout ce que j'ai envie de dire, c'est : les années 90 ont appelé, même elles ne veulent surtout pas récupérer ce dorama tout pourri. Mais après, vous connaissez mon biais envers la plupart des séries historiques.
> A partir du 11 janvier à 20h
   

Dorama-NoPhoto

- Ooka Echizen / 大岡越前 (NHK BS Premium)
L'histoire : un biopic retraçant la vie du magistrat éponyme qui a géré les affaires administratives et judiciaires d'Edo au 18e siècle. Son humanité et son sens de la justice en ont fait une légende.
L'avis : à noter qu'une série du même nom (et forcément avec le même sujet) avait été diffusée par TBS entre 1970 et... 1999 ! L'un des jugements de ce personnage historique est absolument délicieux : à un marchant qui prétendait que sentir ses plats était du vol, Ooka Echizen a réclamé le paiement de l'odeur de ses plats par le son des pièces équivalant à son prix. Perfection.
> A partir de mars 2013 à 20h
   

YakouKanransha-300

- Yakou Karansha / 夜行観覧車 (TBS)
L'histoire : en emménageant dans un endroit huppé, Mayumi pensait que sa vie allait changer pour le mieux, mais entre sa fille qui tourne mal et les maltraitances verbales du voisinnage, ce n'est pas le cas. Il y a en revanche une famille où tout semble aller bien, mais un jour, le père est assassiné, puis l'un des fills disparait. Cependant, la police se demande progressivement si cela signifie que c'est le fils le coupable...
L'avis : et au pire, si cet excellent pitch ne donne pas les résultats espérés, il restera toujours les revisionnages d'Utsukushii Rinjin.
> A partir du 18 janvier à 22h
   

NobunaganoChef-300

- Nobunaga no Chef / 信長のシェフ (TV Asahi)
L'histoire : un grand chef français se retrouve envoyé dans le passé, où il devient le chef personnel du grand Oda Nubunaga.
L'avis : subtil, le coup du JIN cuisinier, très subtil.
> A partir du 11 janvier à 23h15
   

MahoroEkimaeBangaichi-300

Mahoro Ekimae Bangaichi / まほろ駅前番外地 (TV Tokyo)
L'histoire : dans un petit village (fictif), deux hommes font un bout de chemin de leur vie ensemble, et vivent de petits boulots en tous genres. Ils ne s'entendent pas, mais curieusement, ils sont devenus inséparables.
L'avis : des fois je me demande s'il n'y a pas des scénaristes qui m'espionnent pour ensuite écrire une série sur-mesure pour moi. Et castent ensuite Eita dans un des rôles principaux pour être sûrs que j'ai bien compris le message.
> A partir du 11 janvier à 00h12
   

Samedi

 
   

Dorama-NoPhoto

Kyokuhoku Rhapsody / 極北ラプソディ (NHK)
L'histoire : dans un hôpital de Hokkaido à l'agonie, un jeune médecin idéaliste voit l'arrivée d'une nouvelle responsable à la fois comme le dernier espoir pour sauver l'établissement, et le début de nombreuses concessions avec ses valeurs.
L'avis : moi qui cherchais une série médicale nippone qui m'intéresse, je viens d'être exaucée. Et il y aura Eita (ça accrédite la thèse de mon appartement sur écoute). Accessoirement, le pitch rappelle un peu une partie d'Osozaki no Himawari.
> En mars
   

NakunaHarachan-300

Nakuna, Hara-chan / 泣くな、はらちゃん (NTV)
L'histoire : elle est ouvrière et sa vie est morne, mais Echizen dessine un personnage, Hara-chan, pour se changer les idées. Sauf qu'un jour... Hara-chan découvre qu'il est sorti du cahier dans lequel il était dessiné ! Et sa dessinatrice Echizen est un peu amoureuse de lui...
L'avis : j'ai beau retourner ça dans tous les sens, il n'y a aucune façon de rendre ce pitch moins niais qu'il n'en a l'air, je le crains.
> A partir du 19 janvier à 21h
   

NeoUltraQ-300

Neo Ultra Q / 新·奥特Q (WOWOW)
L'histoire : dans un futur proche, des créatures monstrueuses débarquent ! Un professeur en psychologie, une journaliste et le patron d'un bar font équipe afin de percer leur mystère... approchant aussi bien le monstre qui tombe amoureux d'une adolescente à celui qui organise le commerce entre notre planète et la sienne.
L'avis : ils fument quoi chez WOWOW ? Ca a l'air d'être drôlement fort.
> A partir du 12 janvier à 21h
   

MadeInJapan-300

Made in Japan / メイドインジャパン (NHK)
L'histoire : une entreprise à la dérive n'a plus que 3 mois devant elle avant de fermer boutique. Trois hommes vont tenter de la remettre sur pieds en créant une cellule de crise, mais un ancien employé aujourd'hui embauché par une compagnie chinoise lance un produit concurrent sur le marché afin de les écraser.
L'avis : de plus en plus de pitches de la NHK sont très audacieux, et l'audace, j'aime ça chez une chaîne publique. Si la série est aussi solide qu'elle semble patriotique, ça me va (mais on y reviendra sans doute).
> A partir du 26 janvier à 21h
   

KaramazovnoKyoudai-300

Karamazov no Kyoudai / カラマーゾフの兄弟 (Fuji TV)
L'histoire : basée sur l'oeuvre de Dostoievski, cette série s'intéresse à trois frères très différents.
L'avis : à l'origine, cette adaptation était un manga lancé en 2009. Mais n'ayant lu ni le roman russe, ni le manga japonais, je ne sais quoi attendre de cette version.
> A partir du 12 janvier à 23h10

   

NagekinoBijo-300

Nageki no Bijo / 嘆きの美女 (NHK BS Premium)
L'histoire : convaincue d'être laide, une jeune femme obèse passe ses journées à troller sur internet et se remplir de junk food. Un jour, elle découvre un blog sur lequel trois beautés s'épanchent sur leurs problèmes. Mais par un curieux retournement de situation, en voulant les harceler, elle se retrouve à vivre avec elles.
L'avis : certains meurent d'une excès de gras, moi ce sera d'une overdose de clichés. Triste fin.
> A partir du 12 janvier à 23h15

   

Shinryouchuu-300

Shinryouchuu / 心療中 (NTV)
L'histoire : les chroniques d'un conseiller qui accueille dans son bureau les adolescents souhaitant se confier à lui.
L'avis : entre le pitch maigrichon et l'absence de vraie photo de promo, c'est difficile de déterminer si la série vaudra le coup d'être tentée. Regardera ? Regardera pas ? Surtout qu'il y a plein de membres de boys bands pour jouer les ados (...ça serait donc plutôt non, alors ?).
> A partir du 12 janvier à 01h50

   
Dimanche  
   

YaenoSakura-300

- Yae no Sakura / 八重の桜 (NHK)
L'histoire : surnommée la "Jeanne d'Arc de la période Edo", Yae Niijima est une jeune femme qui, en dépit des efforts de sa mère pour la rendre féminine, va devenir une guerrière légendaire, mais aussi l'épouse d'un homme influent. Entre ses batailles (on dit qu'elle s'est barricadée avec 500 femmes pendant un siège pour défendre son palais), l'utilisation d'armes à feu, un voyage aux Etats-Unis, Yae n'en aura jamais assez. Elle deviendra aussi une des toutes premières infirmières volontaires pendant la guère russo-japonaise.
L'avis : et sinon vous, vous avez fait QUOI de votre vie ?
> Depuis ce soir à 20h
   

dinner-300

- dinner / dinner (Fuji TV)
L'histoire : un chef pointilleux et insupportable est embauché, en dépit de son tempérament détestable, pour son expertise, afin de sauver un restaurant à la dérive.
L'avis : you had me at "restaurant". Oui ça a pris un peu de temps, mais bon (eh, connaissant les Japonais, il aurait pu être recruté dans un lycée, hein, donc méfiance).
> A partir du 13 janvier à 21h
   

Tonbi-300

- Tonbi / とんび (TBS)
L'histoire : Yasuo Ichikawa est un homme peu intelligent et au tempérament vif, mais qui, depuis la mort de son épouse, est devenu un papa-poule pour son fils unique Akira, qu'il éduque avec l'aide de ses amis et voisins... mais alors que celui-ci s'apprête à entrer à l'université, Yasuo lui révèle le secret de la mort de sa mère.
L'avis : le plus intéressant est qu'on suivra son fils à 4 âges différents de la vie d'Akira, la série commençant en 1962.
> A partir du 13 janvier à 21h
   

Dorama-NoPhoto

- Mayonaka no Panya-san / 真夜中のパン屋さん (NHK BS Premium)
L'histoire : l'histoire d'un étrange boulanger dont l'échoppe n'ouvre qu'à minuit...
L'avis : un boulanger ? C'est sûr, pas un restaurateur qui n'a pas de menu ? Ah bon. J'ai cru.
> Etait prévue pour avril mais serait apparemment avancée à cette saison
   

OnnatoOtokonoNettai-300

Onna to Otoko no Nettai / 女と男の熱帯 (WOWOW)
L'histoire : en 2005, une bombe a explosé dans un restaurant de New York, faisant plusieurs blessés et morts. En 2012, une journaliste blasée reçoit une information selon laquelle le veuf d'une victime serait de retour au pays pour préparer sa vengeance...
L'avis : mais euh, elle a l'air chaude, cette affiche, dites-moi ! Je veux dire, euh : bon pitch. Ahem.
> A partir du 20 janvier à 22h
   

xxxHolic-300

xxxHolicxxxHolic (WOWOW)
L'histoire : Kimihiro est un adolescent qui peut voir des esprits... ce dont il se passerait bien. Il tombe sur une étrange femme qui lui promet de le soulager de ce don, s'il l'aide dans ses étranges affaires avec divers personnages parfois bien étranges.
L'avis : y a-t-il des experts en manga pour nous éclairer sur l'intérêt de ce projet ? Merci par avance.
> A partir du 24 février à 22h

Quant au asadora Jun to Ai, qui a démarré en octobre, il effectue également son second semestre de diffusion tous les matins.
Avez-vous remarqué à quel point la chaîne NHK BS Premium (la petite soeur de la NHK sur le satellite) a décuplé ses efforts ces derniers temps en matière de séries ? Je crois que je n'ai jamais mis autant de séries de cette chaîne dans un récap de saison !

Une fois de temps en temps, il y a un pitch qui vous donne des frissons. Moi je dis qu'il est possible de tomber amoureuse d'un pitch, voilà. Peut-être que ce n'est pas une "décision" très informée, mais ça me suffit. Aujourd'hui, je suis tombée follement amoureuse du pitch de Mahoro Ekimae Bangaichi... jusqu'à ce que je voie la photo de promo. Et donc maintenant je suis aussi très amoureuse de ce poster super cool et plein de sérénité. Je l'adore tellement, d'ailleurs, ce poster, que si vous cliquez, vous l'aurez en plus grand ; eh ouais chuis comme ça, moi.
C'est juste trop parfait : l'histoire (vous savez combien j'aime les histoires d'amitié masculine), le cast (Eita a la côte d'ailleurs cette saison, la vache !), la photo de promo et donc probablement l'ambiance... je craque. IL FAUT que je voie cette série. Donc je vais vous en reparler. Je ne regarde pas beaucoup de VOSTM asiatique mais, s'il le faut, on en passera par là ! Je dois jeter un oeil à Mahoro Ekimae Bangaichi coûte que coûte. Considérez-vous prévenus.

MahoroEkimaeBangaichi-BIG
A part çaaa, euh... Voyons voir. Qu'est-ce qui est tentant parmi les nouveautés de ce trimestre ?
Eh bien, pas mal de choses, il y en a vraiment pour tous les goûts en plus ! Mentionnons ainsi Made in Japan, Yakou Karansha, Saki, Itsuka Hi no Ataru Basho de, Otomesan, Kyokuhoku Rhapsody et dinner (parce que je suis faible). Je sais plus, j'ai évoqué Mahoro Ekimae Bangaichi ? Bon et évidemment, les pitches de la pluplart des séries WOWOW me font de l'oeil, même si Neo Ultra Q a l'air quand même méchamment décalée.
J'ai aussi très envie de voir Tonbi ; la série est inspirée du roman éponyme, et surfe sur le succès de la mini-série en deux partie de la NHK également appelée Tonbi, laquelle avait reçu une Nymphe d'Or lors du dernier festival de Monte-Carlo dans la catégorie mini-série, cet été. Vu que je n'ai pas vu la mini-série, et étant donné la popularité de l'histoire, il semble inévitable de jeter un oeil. Qui plus est, j'aime bien les photos de promo (faut croire qu'aujourd'hui je suis particulièrement sensible à ce genre de choses, parce que c'est aussi le cas d'Onna to Otoko no Nettai !). Mais évidemment, ça dépendra de la bonne volonté des sous-titreurs...
Quant aux autres séries sur lesquelles je me tâte, mentionnons Biblia Koshodou no Jiken Techou ou Mayonaka no Panya-san, mais j'aurai peut-être besoin de me laisser convaincre.

Comme le veut la tradition, maintenant, c'est votre tour de me dire ce qui vous met l'eau à la bouche parmi ces nouvelles séries ! Et si vous ne mentionnez pas Mahoro Ekimae Bangaichi, je ne vous en voudrai presque pas, d'ailleurs...

Posté par ladyteruki à 23:10 - Dorama Chick - Permalien [#]

27-03-12

Dorama et sac à dos

BlackMarch
Oh, eh, dites, eh ! Mais ça fait super longtemps que j'ai pas fait de post Dorama Chick ! Il est vrai que j'ai un peu zappé les deux dernières saisons nippones (et que je suis encore pas mal fâchée avec la Corée du Sud), et qu'un coup de coeur chassant souvent l'autre avec moi, je n'y étais guère revenue alors que mes pas m'avaient plutôt menée, en ce début d'année, vers la Scandinavie, entre autres. Et pourtant mes racines téléphagiques sont en Asie et je m'en veux d'avoir délaissé les séries japonaises sur ce blog. Je vous dois d'ailleurs toujours un bilan de la saison 2 de Shinya Shokudou, c'est atroce, on n'a jamais le temps de rien ici.
Mais l'avantage du système télévisuel nippon... l'un des MULTIPLES avantages, en réalité... c'est que tous les trois mois, on a une nouvelle chance de se remettre dans la danse et de reprendre à zéro. Voici donc mon traditionnel-même-si-pendant-deux-saisons-j'ai-zappé récapitulatif des nouveautés du printemps à la télévision japonaise !

Malgré tous mes efforts, il y a des chances pour que j'en oublie, mais bon, ce sont des choses qui arrivent. Voilà donc les séries de ce printemps 2012 au Japon...

En quotidienne


- Umechan Sensei (NHK)
L'histoire : dans l'après-guerre, une jeune femme mal assurée va progressivement se découvrir une vocation de médecin de campagne.
L'avis : en-dehors de la présence de Maki Horikita, qui ne m'intéresse pas plus que ça, je me sentirais presque tentée pour suivre cette chronique quotidienne. Incidemment, on parlait hier sur Twitter des bienfaits du format asadora (des épisodes de 15mn, c'est bien pratique), et je n'en ai jamais fini aucun que j'aie commencé. C'est ptet le moment ?
> A partir du 2 avril à 8h15

- Shichinin no Teki ga Iru (Fuji TV)
L'histoire : une femme qui travaille pour un magazine de mode se trouve aux prises avec l'association de parents d'élèves de la classe de son jeune fils, où toutes les mères sont au foyer... Forcément, pas facile-facile de s'intégrer.
L'avis : je ne suis jamais les séries quotidiennes de Fuji TV, et il faut bien admettre que je ne suis pas dans la cible. Par contre, où est l'oeuf et où est la poule...? De toute façon, que pourrait dire Shichinin no Teki ga Iru qui n'ait pas déjà brillamment été abordé par Namae wo Nakushita Megami ? Tiens, faut que je la finisse cette série, d'ailleurs.
> A partir du 2 avril à 13h30

Lundi


- Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
L'histoire : le surveillant d'une grosse compagnie de sécurité passionné par les serrures est embauché par une avocate pour l'aider à résoudre un cas étrange. Alors qu'elle le suspecte de s'y connaître un peu trop en serrures pour être honnête, elle va progressivement avancer dans l'affaire qui les occupe...
L'avis : les informations que je lis sont contradictoires selon les sources : procedural, ou une seule enquête ? Ca pourrait bien faire toute la différence à mes yeux. Par contre, entre Erika Toda et Satoshi Oono, j'avoue être assez indifférente au cast.
> A partir du 16 avril à 21h00

Shichou wa Mukudono (BS Asahi)
L'histoire : imaginez un pauvre type complet : il ne s'entend pas avec sa belle-famille, sa femme ou ses enfants, et même ses voisins lui font régulièrement la leçon... sauf qu'il est aussi le maire de la ville. Eh bien ça donne une drôle de série vaguement politique.
L'avis : ah, je crois qu'on a trouvé le pitch WTF de la saison... Quoique. On n'est que lundi.
> A partir du 7 mai à 22h00

Mardi


37 Sai de Isha ni Natta Boku (Fuji TV)
L'histoire : après avoir mené une vie inintéressante jonchée de petits jobs au sortir de la fac, puis avoir vécu quelques années dans l'enfermement le plus total (hikikomori), un homme décide à 30 ans d'entrer en école de médecine, devenant interne pour à 37 ans.
L'avis : le véritable "plus produit" de cette histoire, c'est qu'elle est adaptée de véritables mémoires d'un médecin ayant eu ce parcours atypique. Aura-t-on uniquement droit à des intrigues médicales ? J'en doute fort mais on ne sait jamais. En tous cas, c'est la meilleure série inspirée indirectement par le succès de Dr House depuis longtemps, en cela qu'on sent bien pourquoi le projet a été retenu, mais qu'il ne se contente pas de pomper les recettes de son succès. Points bonus pour la présence d'Asami Mizukawa !
> A partir du 10 avril à 21h00

-  Legal High (Fuji TV)
L'histoire : un avocat odieux (pléonasme) prêt à tout pour gagner se redécouvre un idéal de justice et commence à choisir ses affaires différemment. Il est assisté par une avocate débutante idéaliste...
L'avis : on a déjà parlé de cette série lorsqu'elle a été annoncée et je suis obligée de reconnaître que l'idée me plait bien... même si encore une fois, côté cast, on est plutôt dans la répulsion.
> A partir du 17 avril à 21h00

Kaitakushtachi (NHK)
L'histoire : forcée de quitter leur vie en Chine après l'invasion soviétique, une famille de quatre frères et soeurs revient au Japon et commence une nouvelle vie dans une ferme...
L'avis : en matière de séries historiques, il en va bien souvent comme de littérature : ma tolérance s'arrête à peu près avec le XXe siècle. Avant ça, plus on remonte dans le temps, plus je suis d'humeur chagrine. Mes exigences en matière de "modernité" se trouvent ici comblées, d'autant que pour une fois on n'a pas droit au laïus sur les conséquences de la Seconde Guerre mondiale sur le sol nippon, dont Nankyoku Tairiku a terminé de nous écoeurer pour un bon moment. Ajoutez à cela l'éternel thème du changement radical de vie, et évidemment l'idéal du retour à la nature, et je suis plus que disposée à laisser à cette série une chance de me plaire.
> A partir du 3 avril à 22h00

-  Kodomo Keisatsu (TBS)
L'histoire : une organisation criminelle est poursuivie par des enquêteurs. Pour se débarrasser d'eux, elle les expose à un gaz qui les fait retomber en enfance ! Il leur faut donc absolument coffrer ces criminels s'ils veulent retrouver leur apparence adulte...
L'avis : vous voyez ce que je disais ? Plein de pitches WTF nous attendent encore. Ah, le Japon, terre de contrastes télévisuels ! Pays capable du meilleur comme de... de Kodomo Keisatsu, vraisemblablement.
> A partir du 17 avril à 00h55

Mercredi


Answer (TV Asahi)
L'histoire : une unité est créée au sein de la police afin d'employer la médecine légale afin de vérifier des affaires déjà élucidées. L'idée est avant tout de renforcer l'image de la police, et n'a pas pour vocation de mener de réelles investigations ; pour cela, une enquêtrice pas vraiment rompue aux mécanismes de l'administration est placée en charge de l'unité et mise officieusement au placard. Mais très vite, avec son équipe, elle va obtenir des résultats...
L'avis : parce que TV Asahi n'a pas les droits de BOSS, voici Answer. Perso j'ai tendance à préférer l'original, d'une part par principe, et d'autre part parce que je préfère Yuuki Amami à Arisa Mizuki qui me donne des cauchemars !
> A partir du 18 avril à 21h00

Cleopatra na Onnatachi (NTV)
L'histoire : un chirurgien esthétique qui méprise son métier et ses clientes accepte un boulot très bien payé dans une clinique spécialisée dans l'esthétique, où il va être mis devant des cas lui faisant comprendre que les femmes ayant recours à la chirurgie ne sont pas que des capricieuses irrespecteuses de leur patrimoine génétique.
L'avis : ok nan mais dit comme ça, bon. Oui. Nan mais si, ça peut faire un drame permettant à la fois l'amélioration de son protagoniste, et l'exploration de cas larmoyants chaque semaine. Sauf que faudrait quand même voir à pas non plus faire de la chirurgie esthétique un acte totalement anodin non plus en voulant réhabiliter une discipline qui a ses limites éthiques... En gros : faut voir, mais gaffe, hein.
> A partir du 18 avril à 22h00

Jeudi


-  Papa wa Idol (TBS)
L'histoire : Ryou Nishikido, chanteur-star d'un boys band populaire, tombe amoureux d'une femme qui a deux enfants. L'idole des ados va donc devoir assumer le rôle de papa ! Mais quand son agence l'apprend, il est confronté à un choix : la carrière ou la famille...
L'avis : Ryou Nishikido dans son propre rôle, l'idée pourrait être originale. Je trouve par contre cet ultimatum assez ridicule, même s'il propose une alternative originale à la version que nous connaissons tous pour avoir perdu bien des idoles à son profit : d'ordinaire, ce sont plutôt les célébrités japonaises de sexe féminin qui sont mises devant ce choix. Alors du coup, bon, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça soulève quelques lièvres.
> A partir du 19 avril à 21h00

-  W no Higeki (TV Asahi)
L'histoire : deux femmes. L'une, riche, à l'abri du besoin, mais en quête de "plus". L'autre, pauvre, solitaire, danseuse dans un club, et désespérément en quête de plus d'argent et de pouvoir. A la faveur de leur frappante ressemblance, elles vont échanger leurs vies...
L'avis : le thème est ultra-classique (outre le fait que l'oeuvre originale ait déjà été adaptée deux fois à la télévision !) et pourtant on y revient encore une fois. Je me demande un peu comment la fille riche peut avoir envie de se glisser dans la vie de l'autre, il faudra attendre le pilote pour comprendre comment les scénaristes nous font avaler ça.
> A partir du 26 avril à 21h00

-  Kaeru no Oujosama (Fuji TV)
L'histoire : chanteuse incapable de trouver le succès à Broadway, mais ayant autrefois connu la gloire au Japon, Mio Kurasaka tente son retour sur le devant de la scène, avec un choeur de femmes d'âge mûr qui fait appel à elle afin de remettre sur les rails la vie culturelle de leur petite ville.
L'avis : aha, les séries musicales font leur entrée dans les grilles japonaises ! Bien bien bien. A part ça, comment vous le dire plus clairement ? Yuuki Amami. Comédie musicale. Voilà voilà. Les souvenirs d'Enka no Joou affluent. Merveille. Oh et sinon, je recommande à Ryouko Yonekura de garder un oeil sur cette série, ça pourra lui servir dans quelques mois...
> A partir du 12 avril à 22h00

-  Ekiben Hitoritabi (BS Japan)
L'histoire : la série suivra le périple d'un amateur de petits ekiben (des bento vendus uniquement dans des gares) alors qu'il traverse le Japon avec pour seul objectif de se régaler.
L'avis : c'est pas forcément le pitch qui va déchaîner les foules, mais je trouve l'idée poétique en diable. Elle est d'ailleurs récurrente dans plusieurs romans ou nouvelles japonais que j'avais pu lire, et je me régale par avance de ce que cela peut apporter. Sans compter que vous n'êtes pas sans ignorer que les séries qui parlent de bouffe, j'adore. Ah, je m'y vois déjà ! J'espère qu'il y aura des sous-titres...
> A partir du 5 avril à 22h30

-  Taburakashi (BS Japan)
L'histoire : afin d'éponger des dettes, une jeune actrice accepte de travailler pour une compagnie qui propose à ses clients d'embaucher des acteurs pour les délester de tâches barbantes ; ainsi, elle va endosser le rôle de mère de famille pour remplacer la présidente d'une entreprise à une réunion de parents d'élèves, celui d'épouse pour une jeune mariée peu désireuse de rencontrer sa nouvelle belle-famille, et bien d'autres situations étranges encore.
L'avis : voilà bien un exemple de séries qu'on ne voit bien qu'au Japon, et qui peut donner le pire comme le meilleur. Je vous laisse deviner où je mise mon argent...
> A partir du 5 avril à 23h58

Vendredi


-  Hidamari no Ki (BS NHK)
L'histoire : le shogunat Tokugawa touche à sa fin, et dans l'atmosphère chaotique propre aux grands changements, deux hommes tentent de trouver une place. Ils n'ont rien en commun, mais leur amitié pourrait leur permettre de survivre à ces changements de société...
L'avis : une série historique en costumes, hein ? Ah c'est con ce soir-là j'ai piscine.
> A partir du 6 avril à 20h00

-  Mou Ichidou Kimi ni, Propose (TBS)
L'histoire : après 4 années de mariage et alors que la routine s'est installée, un homme réalise que l'attaque cérébrale de son épouse lui a fait oublier tous leurs souvenirs communs. Il va alors tenter de la reconquérir.
L'avis : yavait pas un film, comme ça ? Peu importe, l'idée est jolie après tout, et déclinable de bien des façons. Tout dépendra du degré de guimauvitude pour voir s'il est possible de s'attacher à cette série pleine de bons sentiments...
> A partir du 20 avril à 22h00

-  Toshi Densetsu no Onna (TV Asahi)
L'histoire : une enquêtrice obsédée par le manga Toshi Densetsu tente systématiquement de lier ses affaires à sa connaissance encyclopédique dudit manga.
L'avis : mouais. Autant ce serait cool si l'enquêtrice tentait toujours de lier à différents mangas, autant ne cibler que sur un seul d'entre eux ressemble à une adaptation masquée... C'est d'autant plus gênant quand on n'a pas lu le manga en question, d'ailleurs.
> A partir du 13 avril à 23h15

Samedi


-  Akko to Bokura ga Ikita Natsu (NHK)
L'histoire : capitaine de l'équipe de base ball de son lycée, une jeune fille découvre qu'elle a un cancer de la gorge...
L'avis : rude, hein ? On commençait avec pitch stupide de série sportive, et on finit avec un méchant tear-jerker. Inutile de dire que les sceptiques ont deux fois plus de raisons de lever un sourcil circonspect, du coup. Mais un bon tear-jerker de tradition japonaise, ça fait en général du bien par où ça passe, alors ne nous fermons pas à la possibilité de passer un bon moment à chialer devant notre écran...
> A partir du 14 avril à 21h00

-  Mikeneko Holmes no Suiri (NTV)
L'histoire : un détective lamentable (il a peur du sang, des fantômes et des femmes...) rencontre un chat qui parle doté d'incroyables pouvoirs de déduction. Ils forment ensemble un tandem particulièrement efficace.
L'avis : par où commencer ? PAR OU !? Je vous le demande. Personnellement j'ai pouffé à l'idée que ce crétin ait peur du sang, des fantômes ET DES FEMMES. Mais alors le chat qui parle, ça m'a achevée. Oh punaise, j'en ai mal aux côtes dites donc !
> A partir du 14 avril à 21h00

-  Mirai Nikki (Fuji TV)
L'histoire : 12 inconnus reçoivent un carnet ("journal du futur", traduction littérale) dans lequel le moindre de leurs écrits peut devenir réalité. Ils ignorent qu'ils ont été sélectionnés pour faire partie d'un jeu dont un seul peut réchapper...
L'avis : cette adaptation d'un manga publié à 4 millions d'exemplaires (et déjà porté en jeu video, série animée, et roman paru plus tôt ce mois-ci) a, il faut le dire, un air de ressemblance foudroyant avec LIAR GAME qui se serait accouplé avec Death Note. Si. Si, on peut le dire. Mais pour autant, le pitch est accrocheur et peut offrir une série sombre, voire même intéressante.
> A partir du 21 avril à 21h10

Dimanche

-  Kazoku no Uta (Fuji TV)
L'histoire : un vieux rocker dont la carrière est à l'agonie, voit sa situation familiale changer d'un coup. Cela le fait réfléchir à son mode de vie et devenir moins égoïste...
L'avis : alors je sais pas si c'est l'angle moins musical et plutôt "drame humain", mais alors ça me fait pas du tout le même effet que Kaeru no Oujosama. Pas. Du tout.
> A partir du 15 avril à 21h00

-  ATARU (TBS)
L'histoire : un autiste incapable de communiquer clairement avec son entourage, mais doté d'une clairvoyance incroyable, résout des enquêtes pour la police.
L'avis : de tous les enquêteurs-qui-ont-un-truc-pas-comme-les-autres, on en a vu des tonnes, ils sont pas sympas, ils ont des tocs, ils ont une vie personnelle chaotique... on a TOUT vu. Sauf les vrais autistes. Nan mais au moins, ATARU assume, sur ce coup. C'est peut-être risible, mais au moins on va jusqu'au bout de la logique de ce genre de personnages ridicules. Ptet qu'on va en finir avec ces enquêteurs-qui-ont-un-truc-pas-comme-les-autres, d'ailleurs, à force. Le filon va bien s'épuiser à un moment, non ? Il est permis d'espérer.
> A partir du 15 avril à 21h00

-  Suitei Yuuzai (WOWOW)
L'histoire : un journaliste apprend qu'un criminel dont il a couvert le procès a été innocenté 12 ans après avoir été condamné. Libéré, l'homme suscite bien des réactions : chez le journaliste qui était convaincu de sa culpabilité, son avocate qui l'a tiré de là, sa fille qui n'est pas sûre de vouloir le voir réapparaitre dans sa vie, la famille de la victime qui est déboussolée par ce verdict...
L'avis : quand s'affichent les lettres WOWOW, nos espoirs téléphagiques deviennent démesurés. Ici, je n'arrive pas à déterminer si la série va vouloir à tout prix prouver à nouveau la culpabilité du coupable présumé, ou au contraire, simplement devoir vivre avec l'idée qu'en réalité il est innocent. Ou les deux. Dans tous les cas, il ne peut rien en découler de mauvais, je crois qu'on est tous d'accord là-dessus.
> A débuté le 25 mars à 22h00

-  Tsumi to Batsu (WOWOW)
L'histoire :  après avoir abandonné la fac, un jeune homme qui vit reclus (hikikomori, again...) commence à plannifier le meurtre d'une jeune fille à la tête d'un groupe d'enjo-kousai.
L'avis : c'est pourtant pas mon anniversaire.
> A partir du 29 avril à 22h00

Notons aussi que Hanchou est de retour pour une 4e saison, et que naturellement, la série historique Taira no Kiyomori continue son cycle annuel.

EkibenHitoritabi

Je ne vous cache pas que mon gros coup de coeur, niveau pitch, c'est Ekiben Hitoritabi. J'y peux rien, ça me mumure des choses à l'oreille (et aux papilles), ce genre d'histoires. C'est rousseauiste, voilà tout, et c'est beau. Rien que de voir les stills de la série sur le site officiel, je suis toute chose. Je sais, il m'en faut peu.
Mais très sincèrement, c'est un peu ce que j'attends d'un dorama ce printemps : quelque chose d'épuré, un peu bucolique au besoin, une invitation au voyage, un truc simple et proche, qui réchauffe l'âme tout juste sortie de l'hiver. La réponse japonaise à The Café, en quelque sorte, porté sur quelque chose à la fois d'humain et d'attentif aux beautés ordinaires du monde. Rien que d'en parler ça me fait envie, comme série, c'est indescriptible. Peut-être que je serai déçue, d'ailleurs, et que finalement ferait aussi bien d'être une émission culinaire de voyage à la Fourchette et Sac à dos plutôt qu'une série, mais je sais pas, je le sens bien ce concept. J'espère vraiment qu'il y aura des sous-titres, pour en juger.

KaerunoOujosama
Dans un tout autre registre, parmi les autres séries qui me tentent, il y a évidemment Kaeru no Oujosama. Concrètement, il y a trois actrices japonaises envers lesquelles j'ai un biais positif, et Yuuki Amami est dans ce trio (avec Miki Maya et Michiko Kichise, pour être précise, et Asami Mizukawa vient juste derrière). Je ne dis pas que je pourrais regarder n'importe quoi pourvu qu'elle soit au générique, mais clairement, quand l'une de ces femmes est au cast d'une série, le dorama gagne des points karmiques.
Inutile de préciser que, me tenter avec des pitches musicaux alors que je suis en gros manque de Smash, c'est jouer énormément avec mes sentiments. Et ça ne gâche franchement rien. Au bout du compte, comme j'ai, à bien y réfléchir, assez peu de comédies à mon tableau de chasse nippon (puisque bien souvent je déclare forfait au terme du pilote pour cause d'absorption massive de grosses tatannes), ça me semble une excellente opportunité de me faire rudement plaisir en ce printemps, surtout que Yuuki Amami est une des rares actrices japonaises à pouvoir réellement me faire rire. Mais RIRE, quoi. Puis passer aux larmes la seconde suivante. Ah punaise, j'ai jamais fait attention si la fin de GOLD avait été traduite, en parlant de ça (faut toujours que j'aie ce genre d'idées en plein Black March, comme par hasard). Enfin bref, Yuuki Amami est une déesse, voilà la vérité, donc ça va être bon, ça ne peut qu'être bon. Tous les ingrédients sont réunis pour que je prenne un pied monstrueux. Du coup, je vous tiens au courant, pensez.

D'autres séries valent la peine d'être mentionnées, bien-sûr : les deux séries de WOWOW (j'avoue que Tsumi to Batsu me tente plus, mais la série arrivera aussi plus tard dans la saison ; oh, je vous ai dit qu'Asami Mizukawa y serait présente ?), 37 Sai de Isha ni Natta Boku, plein de promesses dramatiques, le thriller Mirai Nikki, et pourquoi pas Kaitakushtachi même si les espoirs de sous-titres sont minces. Si ça fait "bien" pleurer, aussi : Akko to Bokura ga Ikita Natsu. Mou Ichidou Kimi ni, Propose peut également nous offrir notre dose de sentiments, sous condition de ne pas virer à l'exagérément sirupeux.
Peut-être aussi que je vais tenter Umechan Sensei, surtout que vu la présence de Maki Horikita, il serait étonnant qu'il ne soit pas sous-titré.
Et vous, où vont vos préférences ?

Posté par ladyteruki à 17:09 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-04-11

C'est pas une petite catastrophe qui va nous arrêter...

Aux Etats-Unis, une malheureuse petite grève de scénaristes est capable de mettre à mal toute l'industrie pendant un ou deux ans, minimum. Bande d'amateurs ! En dépit de plusieurs centaines de séismes et répliques de séismes, d'un tsunami et d'une menace nucléaire, la télévision japonaise ne s'est pas arrêtée, ou presque pas ! J'exagère, mais à peine. La meilleure preuve, c'est le nombre de séries nippones prêtes à démarrer en ce mois d'avril...

Allez, on est partis pour un tour d'horizon de ce que la saison printannière japonaise nous réserve. Pourvu que ce soit meilleur que l'hiver, quand même. Mais, au pire, les Japonais ont une bonne excuse, EUX.

En quotidienne


-  Ohisama (NHK)
L'histoire : Une jeune femme qui a survécu à la Seconde Guerre Mondiale, et fait preuve d'un incroyable optimisme, construit lentement sa vie et devient institutrice.
L'avis : Ca fait des mois et des mois que ce asadora est prévu, mais vu les circonstances je sens que c'est un peu un coup de poker de lancer une telle série. A surveiller.
>  Du lundi au samedi à 8h depuis le 28 Mars

Lundi


- Hanchou - saison 4 (TBS)
L'histoire : On imagine mal TBS tuer la poule aux oeufs d'or ! La série policière/dramatique (mais si, souvenez vous !) entame donc sa quatrième saison...
L'avis : ...et à part pour ajouter le générique à ma collection, c'est même pas la peine d'y penser.
>  Le lundi à 20h à partir du 11 Avril

- Shiawase ni Narou yo (Fuji TV)
L'histoire : Un entremetteur professionnel tombe amoureux de sa magnifique et mystérieuse cliente alors qu'il est supposé lui dénicher un mari potentiel.
L'avis : Oh bah ça alors, un triangle amoureux dans la romance du lundi soir de Fuji TV, tu parles d'une surprise.
>  Le lundi à 21h à partir d'Avril

Mardi


-  Namae wo Nakushita Megami (Fuji TV)
L'histoire : Après s'être consacrée à sa carrière, gérant son foyer de loin, une mère de famille est victime des licenciements dus à la crise économique et devient brutalement femme au foyer. Sous la pression des parents d'élèves autour d'elle, elle tente de se fondre dans la masse et finit par pousser son fils à entrer dans la course aux concours d'entrée dans les meilleures écoles.
L'avis : C'est typiquement le sujet qui soit peut être bon, s'il est traité avec intelligence, soit franchement navrant, si... bah, dans la majorité des cas, en fait.
>  Le mardi à 21h à partir d'Avril

-  Tantei X Kara no Chousenjou! - saison 3 (NHK)
L'histoire : Un enquêteur tente de résoudre des crimes.
L'avis : Là comme ça, ça a pas l'air sexy. Et ça ne l'est pas. Mais l'originalité, c'est que la série est interactive et que les spectateurs peuvent suggérer des suspects. Les deux premières saisons datent de 2009.
>  Le mardi à 22h depuis le 22 Mars dernier

-  Madonna Verde (NHK)
L'histoire : Une femme accepte de devenir la mère porteuse du bébé de sa fille, une trentenaire devenue stérile suite à une maladie. Malheureusement, le secret est difficile à garder...
L'avis : On sait qu'on peut compter sur NHK pour parler de sujets pas franchement glamour, et ça fait plaisir. Espérons simplement que le traitement sera à la hauteur sans nous faire sombrer dans le sommeil.
>  Le mardi à 22h à partir du 12 Avril

-  Good Life (Fuji TV)
L'histoire : Un journaliste carriériste pense que sa vie familiale est sous contrôle, jusqu'à ce que sa femme décide de le quitter. Il se retrouve seul avec son fils et, alors qu'il pense pouvoir gérer la chose, apprend que le petit a une leucémie.
L'avis : Du pathos, yen a un peu plus, je vous le laisse ? Je crois que le seul truc que pourrait inventer Good Life pour être encore plus larmoyant, c'est si un chaton pouvait mourir dans les bras du gamin. Un soir où il pleut, si possible.
>  Le mardi à 22h à partir du 19 Avril

-  Muscle Girl (TBS)
L'histoire : Héritant du club de lutte féminine familial, une jeune femme découvre que l'affaire périclite. Mais le club a peut-être une chance de survivre grâce à l'arrivée d'un lutteur coréen...
L'avis : Des fois j'écris des pitches et j'en crois pas mes propres yeux.
>  Le mardi à 00h55 à partir du 19 Avril

Mercredi


-  Iryuu Sousa (TBS)
L'histoire : Deux jeunes inspeteurs sont nouvellement mutés au sein d'une équipe d'experts légistes.
L'avis : Bruckheimer aurait-il franchisé les CSI jusqu'à Tokyo ? Réponse à la mi-avril.
>  Le mercredi à 21h à partir du 13 Avril

-  Kazoku Hotei (TV Asahi)
L'histoire : Apparemment il s'agirait d'une série judiciaire se tenant dans un tribunal familial.
L'avis : Je vois pas trop d'infos sur cette série à l'heure actuelle, donc j'ai pas trop les détails.
>  Le mercredi à 22h à partir du 27 Avril

-  Rebound (NTV)
L'histoire : La fille de deux restaurateurs, ayant abusé des bonnes choses dans son enfance, s'est astreinte à un régime draconnien où les pâtisseries, notamment, sont interdites. Elle devient donc svelte et éditrice d'un magazine de mode. Manque de chance, son métier lui fait rencontrer l'un des plus grands pâtissiers du pays, et elle replonge dans le glucose.
L'avis : C'est un peu comme si NTV avait commandé un Rude Awakening politiquement correct. Je prefère le voir comme ça, disons. En fait non, je suis pas sûre de vouloir le voir tout court.
>  Le mercredi à 22h à partir d'Avril

Jeudi


-  Omiyasan - saison 8 (TV Asahi)
L'histoire : Policier implacable, blah blah blah, enquêtes insolubles, gna gna gna...
L'avis : Qui n'a pas eu sa dose de poulet ?
>  Le jeudi à 20h à partir du 28 Avril

-  Hagane no Onna - saison 2 (TV Asahi)
L'histoire : Les difficultés professionnelles et personnelles d'une enseignante confrontée à un cas difficile au sein de sa classe.
L'avis : Ce qui signifie que, oui, on pourra voir Michiko Kichise dans deux séries l'une à la suite de l'autre le jeudi (mais pas sur la même chaîne), because attention les yeux, vlà Fuji TV...
>  Le jeudi à 21h à partir du 21 Avril

-  BOSS - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : Alors qu'on pensait le département dissous, l'équipe de bras cassés d'Eriko Osawa revient pour de nouvelles enquêtes.
L'avis : Hiiiiiiiii ! Ils sont de retour ! Pardon, je, euh... pardon. Nan mais comprenez-moi. Il y a de quoi.
>  Le jeudi à 22h à partir du 14 Avril

-  Shitsuren Hoken (NTV)
L'histoire : Professeur le jour, et expert en assurances la nuit. Mais pas n'importe quelle assurance : pour 1 million de yen, les clients que notre expert audite s'assurent contre la peine de coeur.
L'avis : Bon, je vais pas tirer à vue sur ce pitch... original, alors que d'un autre côté je condamne les fournées de flicaille qu'on nous sert, ce serait de mauvaise foi.
>  Le jeudi à 23h58 à partir du 7 Avril

Vendredi


-  Umareru (TBS)
L'histoire : L'aînée d'une famille de 4 enfants doit revoir sa vision de la famille lorsque leur cinquantenaire de mère tombe enceinte, et que cette nouvelle réveille de vieux secrets de famille.
L'avis : Ca doit être la version japonaise de la mode du cougar, je suppose, ces cinquantenaires qui tombent enceintes. Faut voir ce que ça peut donner, il y aura bien au moins une de ces séries pour atteindre son objectif...
>  Le vendredi à 22h à partir du 7 Avril

- Inu wo Kau to Iu Koto (TV Asahi)
L'histoire : Ou comment une famille déchirée par les problèmes de chômage, d'argent et de rêves abandonnés, retrouve progressivement la foi lorsque l'un des enfants recueille un chien perdu.
L'avis : Autant ça peut être sirupeux au point d'être déconseillé par l'Union française pour la santé bucco-dentaire, autant ça peut aussi être une petite production humble et tendre. C'est un peu le coup de poker.
>  Le vendredi à 23h15 à partir d'Avril

- Shima Shima (TBS)
L'histoire : Suite à un divorce difficile, une femme frappée d'insomnie a l'idée de mettre en place un service d'escort, où de beaux jeunes hommes viennent tenir compagnie à des femmes pour qu'elles s'endorment. Au contact de leurs clientes, ces hommes vont progressivement mieux comprendre les femmes en général, voire eux-mêmes...
L'avis : Une idée aussi tordue que touchante. Mais non je dis pas ça parce que je suis insomniaque de nature. Chut, taisez-vous.
>  Le vendredi à 00h35 à partir du 22 Avril

Samedi


- Shinsengumi Keppuroku (NHK)
L'histoire : L'arrivée des navires occidentaux au Japon, après 300 ans de fermeture, commence à transformer la société nippone traditionnelle. Mais un groupe de combattants reste fidèle au shogun...
L'avis : Un joli ptit remake d'une série qui date de... 1998. Ah bah ça valait vraiment le coup, tiens.
>  Le samedi à 18h45 à partir du 3 Avril

- Koukousei Restaurant (NTV)
L'histoire : Un chef expérimenté s'essaye pour la première fois à la pédagogie, alors qu'il forme pour des étudiants dans une école de cuisine locale.
L'avis : Oh moi vous savez hein, dés qu'une série parle de bouffe, je l'aime. C'est pour ainsi dire mathématique.
>  Le samedi à 21h à partir du 23 Avril

Dimanche


- JIN - saison 2 (TBS)
L'histoire : Le docteur Jin Minakata est de retour dans une nouvelle saison faite de médecine et de voyage dans le temps.
L'avis : Enfin, nous y voilà ! La deuxième saison d'une des séries les plus sympas de ces dernières années (et avec un final à la con ; rapport ou coincidence ?) débarque enfin sur les écrans nippons.
>  Le dimanche à 21h à partir du 17 Avril

- Marumo no Okite (Fuji TV)
L'histoire : Un quarantenaire, célibataire endurci, prend en charge les deux enfants de ses amis lorsque ces derniers décèdent. Mais plus que ces nouvelles responsabilités, il doit faire face au chien de la famille, un Schnauzer... qui parle ! Et qui lui fait savoir quand il s'y prend mal pour éduquer les deux enfants...
L'avis : Ha ha ha, et ils ont programmé ce truc à la Wilfred face à JIN ! Les fous.
>  Le dimanche à 21h à partir d'Avril

-  CO Ishoku Coordinator (WOWOW)
L'histoire : Le combat de deux responsables médicaux chargés d'organiser les transplantations, confrontés aux demandes des familles et aux complications imposées par une loi qui limite leur champs d'action.
L'avis : C'est du sujet tel qu'on l'attend d'une série de WOWOW, du solide, de l'intelligent, avec une pointe de questionnement sur la politique et la société. Donc évidemment ça sera sous-titré dans 6 mois, si on a de la chance.
>  Le dimanche à 22h depuis le 27 Mars

-  Asuko March! (WOWOW)
L'histoire : Après avoir raté ses examens d'entrée dans les meilleures écoles, une jeune lycéenne atterrit dans un établissement technique, où il n'y a que 3 filles dans tout l'établissement, et où elle est la seule fille de sa classe. Parviendra-t-elle à s'intégrer ?
L'avis : Zavez qu'à voir, je savais même pas qu'il y avait des lycées techniques (ou équivalents) au Japon. Encore une opportunité d'en apprendre plus sur le système scolaire nippon, même si très franchement, l'attrait du pitch ne va pas au-delà ce menu détail.
>  Le dimanche à 23h à partir du 24 Avril

Naturellement, Gou poursuit également sa diffusion avec un deuxième volet (sur quatre), le dimanche soir sur la NHK.
A ma connaissance, la seule série à avoir douillé en cette rentrée printannière est la deuxième saison de Challenged, qui devait commencer fin mars et s'est vue reporter aux calendes grecques, cependant j'ignore en fait si ça date du séisme ou d'avant, je manque d'infos. En même temps, Challenged était quand même franchement dispensable, alors c'est pas tragique. Franchement, un instit aveugle... nan mais ça va quoi, Good Life va nous offrir tout ce qu'il faut de ce côté-là de toute façon.

Bon, mais parlons plutôt de ce qui compte vraiment...

BOSS_leretour
Donc ! Outre le retour de la vengeance pour quelques grosses pointures comme BOSS et JIN (la vache, c'est du lourd !), on assiste quand même à de jolies petites nouveautés, notamment grâce à la NHK et WOWOW qui ne déméritent pas et restent fidèles à leur réputation. Franchement, ça me fait bien plus envie que la saison du trimestre précédent, tout ça.
En ce qui me concerne, sont à garder à l'oeil : Madonna Verde, Namae wo Nakushita Megami et CO Ishoku Coordinator, et, dans une moindre mesure, Umareru, Shima Shima (avec une grosse appréhension cependant) et Koukousei Restaurant. Plus peut-être quelques autres pilotes si je suis de bonne humeur et que les sous-titres suivent.

Ah, ça requinque de savoir qu'il va y avoir deux ou trois bonnes choses à se mettre sous la dent...

 

Posté par ladyteruki à 00:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

02-12-10

Contact prolongé

Au juste, je ne me rappelle plus trop bien pourquoi je n'étais pas allée au bout du pilote d'Untouchable. Certainement parce qu'au vu des premières images, j'avais eu l'impression de signer pour l'un de ces procedurals où l'ont remplace le fic par autre chose, histoire de faire genre "moi ? une série policière ? ah bah non, non alors, regardez, la preuve : mon personnage principal est une journaliste !". Ne riez pas, ça s'est déjà vu, hein. Donc en cherchant bien, je pense que l'explication est à chercher par là.

A la faveur d'un rangement, me voilà à me poser la plus épineuse question qui soit pour un téléphage atteint de collectionnite aiguë comme moi : je grave ou je jette ? Certes, dans 99% des cas, la réponse n'est pas favorable à la poubelle. Mais pour prendre une décision éclairée, ne valait-il pas mieux, au moins, regarder le pilote jusqu'au bout ? Ce qui fut dit fut fait, et me voilà, près d'un an après la diffusion de la série, devant le pilote pour une deuxième fois, celle-ci décisive, normalement.

Untouchable

Vous savez quoi ? Il n'est pas si mal, le pilote d'Untouchable. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est parfait mais il est globalement prometteur.

Deux bons côtés, en essence :
- d'une part, le personnage de Ryouko Narumi n'est pas aussi prévisible qu'il n'y parait. C'est un peu énervant ces personnages gauches, gaffeurs, toujours dépassés par tout ce qui leur arrive. Finalement, notre journaliste n'est pas si empotée que ça, elle est même carrément dégourdie quand il le faut. Et puis, elle est sacrément butée, surtout. L'interprétation de Yukie Nakama n'est pas franchement mirobolante, mais tout compte fait, le personnage est bon ;
- d'autre part, et c'est certainement le plus important de ces deux points, le pilote d'Untouchable dépasse largement le seul domaine de l'enquête déguisée en reportage. C'est une vraie série sur le rapport entre la société japonaise et ses médias.

Je ne sais pas si les épisodes suivants seront aussi bons, parce que ça tenait en grande partie au sujet du premier épisode, dans lequel une femme médiatique tenant une chronique à la télévision annonce des catastrophes qui ont la curieuse faculté de se réaliser, et qui sont en rapport avec une entreprise de construction. L'épisode passe une partie du temps à hésiter entre dénonciation des abus de certaines entreprises peu scrupuleuses, et à soupçonner la chroniqueuse d'organiser des accidents mettant en difficulté la société de construction, dans le seul but de faire monter sa côte d'amour médiatique. Au bout du compte, ce ne sera pas aussi simple que ces deux axes semblent l'annoncer...
Mais surtout, les graines d'un arc mythologique sont semées avec brio, de façon à permettre au spectateur d'en deviner une partie, tout en lui donnant l'occasion de s'exclamer sur la fin : "mais c'est pas vrai, c'était là, sous mon nez !", bref, histoire à la fois de construire quelque chose de fin et en même temps de ne pas s'interdire quelque chose de plus classique, voire grand public.
Quand se croisent plusieurs zones d'influences, forcément, on n'est pas loin des thèmes conspirationnistes, mais avec la presse en toile de fond, c'est franchement prometteur.

Au passage, l'éthique (journalistique ou autre), la religion et les connivences entre cercles de pouvoir en prennent pour leur grade, l'air de rien, sans dénonciation frontale d'une pratique ou d'une autre, simplement par quelques situations au cours desquelles l'attention du spectateur n'est pas braquée sur l'aspect critique, mais plus sur l'action. Les séries japonaises, lorsqu'elles s'y risquent, sont très fortes à ce petit jeu qui consiste à souligner les travers de la société nippone sans froisser personne ni même pointer quoi que ce soit du doigt trop ostensiblement. Et c'est, au final, bien plus fin, comme procédé.

Au bout du pilote, Untouchable n'est pas une révolution, mais c'est le genre de dorama qui répond parfaitement à l'expression "divertissement intelligent". Un peu dans le genre de Hanchou, elle aspire en même temps à quelque chose de pointu et à une vocation mainstream, tout en pratiquant, comme l'a fait The Quiz Show, une sévère radiographie des médias japonais. Tout ça en restant accessible et pas prise de tête.
Rares sont les séries trouvant le bon équilibre. Untouchable y parvient plutôt bien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Untouchable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-10-10

Can you keep a secret ?

Douce ironie du sort : la nouveauté nippone pour laquelle j'avais le plus d'appréhension est également celle que j'ai regardée en premier cette saison. Bon, d'un côté, vous me direz, au moins maintenant c'est fait, je suis tranquille. Mais quand même, c'est un pari un peu risqué...
Me voilà donc devant le pilote de Himitsu et, comme je sais que votre curiosité a été piquée (au moins pour quelques uns d'entre vous) depuis que j'ai commencé à en parler, eh bien je me suis dit que je n'allais pas garder mes impressions pour moi. Comme si c'était mon genre de toute façon...

Himitsu

Himitsu, c'est donc cette série au concept étrange (tirée d'un roman ayant déjà fait l'objet d'une adaptation ciné) qui nous parle d'une mère et sa fille qui, prises dans un accident de bus, sont entre la vie et la mort. Lorsque la mère meurt, son esprit semble s'être incarné dans sa fille... On imagine aisément le potentiel d'une telle intrigue quand on sait que le père reste seul face à cet étrange personnage qu'il aime comme une épouse, mais voit comme une fille.
C'était un principe franchement dérangeant, mais bon, à bien y réfléchir, c'était peut-être aussi une façon de voir le sujet avec les yeux des Japonais, loin de notre culture judéo-chrétienne. Une expérience à tenter, de la même façon que 14 Sai no Haha (également avec Mirai Shida) était rafraîchissant sur l'éternel thème de la grossesse adolescente, ou que Gyne offrait un point de vue différent sur plusieurs sujets d'éthique médicale. Ne jamais sous-estimer le pouvoir d'une série étrangère pour vous faire comprendre que vous aviez plus d'œillères que vous ne le pensiez ! Je me tue à vous le dire...

Sauf que déjà, sur le plan de la réalisation, je suis bien obligée d'avouer que Himitsu est une grosse déception. C'est franchement scolaire, voire carrément mauvais, c'est fait sans grande imagination, et si le scénario ne poussait pas pendant une scène ou deux, c'en serait franchement pénible. On tenait un sujet qui permettait pas mal de choses, mais la caméra se refuse obstinément au moindre effort. Il faut dire que la plupart des scènes ne sont pas servies avec beaucoup plus d'entrain par Sasaki Kuranosuke, certainement l'acteur le plus transparent du moment à la télévision nippone (il suffit de voir sa monolithique prestation dans Hanchou dont on parlait il y a peu), qui prouve en plusieurs points qu'il n'a aucune idée de comment aborder son rôle, et fait donc n'importe quoi (ne retranscrivant pas un instant le doute que toute personne sensée devrait éprouver, au moins pendant un quart de seconde, devant les affirmations de sa fille se proclamant être la réincarnation de son épouse). Le sort qu'il fait à la scène la plus tragique de l'épisode est à ce titre parlant, mais pire encore, il gâche totalement la scène-clé de l'intrigue. Bref, c'est un tout, mais un tout fade. Et si Mirai Shida s'en tire à peu près bien, ce n'est vraiment pas parce qu'on l'y aide, croyez-moi.

Bref, c'est franchement bancal sur bien des points. Dommage, parce que le scénario a bien besoin d'une pichenette dans un sens ou dans l'autre, et que visiblement il ne faut pas compter sur la réalisation pour la lui donner. Soit la série veut verser dans le sirupeux (et elle a quelques éléments qui le permettent, déjà...), soit elle veut être dérangeante (et elle le peut encore... pour le moment), mais à un moment il faudra choisir car s'il y a bien deux tons qui ne peuvent cohabiter dans une même série, c'est bien ceux-là. Le pilote offre quelques bonnes idées (dont une très bonne scène, totalement surprenante pour le spectateur occidental, où les familles des victimes sont réunies pour parler dédommagement... et qui contre toute attente s'avère être la scène la plus touchante de tout l'épisode), mais globalement il y a aussi beaucoup de remplissage, et un grand nombre de scènes dont on a l'impression qu'elles sont là parce qu'il le fallait, parce que c'était dans le cahier des charges, parce que sinon la ménagère moyenne ne comprendrait pas... et c'est terriblement dommage.

A ce stade, deux chemins s'ouvrent donc devant Himitsu. Au stade du pilote, rien n'est joué ; on peut partir sur un triangle amoureux (et même pas celui que vous pensez), ou sur une énigme dérangeante. Les paris sont ouverts... Quant à savoir si oui ou non, papa et maman vont consommer leur amour après la réincarnation, qui est franchement la question qu'on se pose tous, le trailer de fin de pilote nous indique que cette question épineuse sera résolue au prochain épisode. C'est vous dire à quel point les problématiques de la série ne sont que tout juste effleurées dans le premier épisode...
Je donnerai donc un épisode supplémentaire à Himitsu pour se décider. Car si je l'autorise à me choquer, voire même me donner envie de vomir... je lui interdis de m'ennuyer. La voilà prévenue.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Himitsu de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:15 - Dorama Chick - Permalien [#]


17-10-10

[DL] Hanchou

Le compromis. Sur le fond, je ne sais pas (j'ai vu le pilote ya quelques jours, faudrait pas exagérer non plus !), mais sur la forme on a l'impression que Hanchou se cherchait, et qu'elle a trouvé. Trop basique ? Nah. Trop recherché ? Nah. Quelque chose entre les deux ? Bon, d'accord. Le générique de la troisième saison, c'est celui qui a trouvé un point d'équilibre, ni trop mauvais, ni trop bon.

Hanchou_saison3
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le rythme est bien souligné (comme en saison 2), on voit les personnages un par un (comme en saison 1), avec un principe esthétique radicalement différent de ce qui a été fait les deux premières fois. Le thème est le même mais on a ajouté quelques effets sonores pour souligner le montage incisif. Bref, ce n'est pas forcément un générique inoubliable, mais il y a eu du travail, dans le fond, pour trouver une identité. Je me demande à quoi ressemblera le générique de la saison 4, tiens... mais je vais peut-être un peu vite en besogne, là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (nan mais je rêve, faut vous le dire combien de fois ?) : la fiche Hanchou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:30 - Médicament générique - Permalien [#]

16-10-10

[DL] Hanchou

On continue avec Hanchou, cette fois avec le générique de la deuxième saison. Et c'est là que l'exercice de style devient intéressant. Surtout que, pour autant que je sache (mais ça mériterait sans doute d'approfondir la question), il n'est pas systématique pour une série japonaise, dans l'éventualité où elle est renouvelée, de réutiliser le même thème musical. Rappel : un générique, ce sont des CD vendus. Or là, comment voulez-vous vendre le même CD plusieurs mois après ? De toute façon, je vous accorde que je vois mal ce générique sortir en single... mais ça souligne bien le côté atypique de la chose.

Hanchou_saison2
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Et puis, pardon mais, graphiquement, c'est largement plus abouti. C'est même la classe : avec une video presqu'intégralement en noir et rouge, on arrive à un résultat léché et dynamique, mettant mieux en valeur le rythme du thème musical, tirant partie du côté policier avec plus de punch, et montrant les personnages sans ce côté scolaire qui était le gros défaut de la première version. Finalement, renouveler une série japonaise, ça a du bon !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (bien qu'on en ait parlé hier, quand même...): la fiche Hanchou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:30 - Médicament générique - Permalien [#]

15-10-10

[DL] Hanchou

Je vous en parlais en début de semaine et, en mon absence, je vous propose de découvrir le générique de la saison 1 de Hanchou, histoire que vous voyez un peu de quoi on cause. C'est très basique, hein, je ne vous le cache pas. Un générique comme on en faisait dans les années 90 aux États-Unis (oui, dans les années 90 on trouvait des génériques aux États-Unis...), en gros, avec juste quelques petits bidouillages modernes pour que ça fasse dynamique et propre... rien d'excitant, en définitive.

Hanchou_saison1
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Sauf que. Sauf que je sais pas, je l'aime bien. Je trouve pas le thème franchement inoubliable (trop aigu pour moi), visuellement on n'a pas inventé le fil à couper le sushi, mais rien à faire, je le trouve accrocheur, ce générique. Et ce, en dépit de l'air totalement abruti de Sasaki Kuranosuke...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanchou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:30 - Médicament générique - Permalien [#]

11-10-10

The Telephsage Experiment : le bout du tunnel ?

Jour5

En ce lundi, j'ai l'impression que les choses vont mieux. Oh bien-sûr, je ressens encore un pincement au cœur lorsque je réalise que je ne vais pas tout de suite regarder le Raising Hope de cette semaine, mais dans l'ensemble je tiens bon, je dirais même que je vois la lumière.

Aujourd'hui, j'ai commencé à vraiment découvrir les perles que j'avais dans mon chez moi informatique depuis Dieu sait combien de temps, et dont je reportais le visionnage depuis des lustres. De l'une d'elle on reparlera très vite, mais il y avait aussi Caprica, regardée avec mon BlackBerry flambant neuf dans le train (c'était la première fois que je regardais un épisode sur le trajet du boulot, c'est agréable mais quand on se met à pleurer devant les gens, c'est un tantinet embarrassant), Hanchou, Blomstertid, et même le (très impressionnant) pilote de Degrassi. Le premier.

Vous savez quoi ? Là je pense que j'en suis arrivée au stade où je gère. Presque plus de frustration, plein de découvertes... J'ai l'impression de prendre le temps de déguster des épisodes auxquels je n'aurais jamais fait de place sans ça. Il y a un côté téléphage-hippie dans cette façon de se recentrer sur l'essentiel, un vague arrière-goût de "je m'en fous de ce qui se regarde en ce moment, chaque téléphage est unique et suit sa propre voie vers le bonheur", non ou alors, vous savez quoi ? Ça se trouve j'aurais pas dû fumer mon câble ethernet de peur de l'utiliser pour cagouler.

Ouais, je pense qu'il y a quand même un peu de ça : j'ai trouvé d'autres moyens de m'occuper, mais il reste toujours la frustration. Plonger dans ses archives, si on le fait contraint et forcé, c'est quand même contre-productif. Mais j'ai quand même passé une bonne journée. Même si, franchement, parfois, j'ai un peu flanché : déjà je suis allée sur le Mal, et ensuite j'ai failli cagouler une certaine video... je suis plus forte que ça, hein ?

Mais bon, ce n'est qu'une expérience d'une semaine, après tout, ça va aller.

Posté par ladyteruki à 23:52 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Une histoire de série policière sans intrigue policière...

Ah. Voilà ENFIN un avantage à ma cure d'amaigrissement hadopienne : forcée de fouiller dans mes cagoules, je me retrouve à regarder des épisodes depuis trop longtemps reportés. A l'instar de Hanchou, dont je vous parle depuis je ne sais combien de temps, et que j'avais pris le soin de cagouler et d'oublier quasi-simultanément pour cause d'allergie au poulet... Bon, bah ça y est, c'est fait, j'ai vu le pilote. De la première saison et tout. Ah ouais nan mais, l'air de rien, on en trouve des choses dans ces cagoules !

Hanchou_Pilot

Bon alors, vu l'intro de ce post, vous vous doutez que ce n'est pas non plus l'admiration qui domine. Déjà parce que Hanchou est super classique, dans son genre : plus basique pour une série policière japonaise, je ne vois pas. Il y a tous les éléments de base, tout ce qui en fait un produit grand public. C'est un peu Les Experts de la télévision policière (le côté scientifique en moins). L'équipe d'enquêteurs avec la psycho-rigide, le gentil petit gars (certainement un petit nouveau, en tous cas le plus jeune), le comic relief... et bien-sûr le chef qui est toujours à mi-chemin entre l'humour et le sérieux, ce mélange parfait de professionnalisme et de clownerie légère qui n'existe vraiment que dans les séries japonaises.
C'est un peu lassant parce que ça donne un peu l'impression d'avoir déjà vu cent fois ce cocktail, les personnages ne brillant pas par leur originalité (bien au contraire), l'enquête n'étant pas plus captivante non plus...

...En tous cas c'est vrai sur la forme. Mais dans ce pilote, il y a tout de même quelque chose qui ressort et qui impressionne le spectateur : l'un des portraits, celui d'une suspecte. Et je soupçonne que, si l'enquête est si banale, limite chiante, c'est parce que peut-être, juste peut-être, ce n'est pas le but du jeu que de jouer les bons policiers qui cherchent à démasquer leur coupable. En fait plus j'y pense et moins ça semble être l'objectif de Hanchou.

L'épisode est pourtant construit comme un wudunit, avec une séquence typique montrant le crime, c'est-à-dire la victime tombant à terre, laissant choir son sac à main, dans lequel quelqu'un se saisit quelques secondes plus tard, furtivement, du portefeuille, bien que la femme reste allongée au sol avec tous ses bijoux. Vol qui a mal tourné ? I think not.
Il ne faut pas longtemps à Hanchou pour nous présenter son coupable désigné : une vieille dame dangereusement armée d'un mégaphone qui hurle depuis sa fenêtre des rappels polis à sa voisine sur la nécessité de se réveiller ou sortir les poubelles pendant des heures... la voisine étant la victime. Son comportement d'emmerdeuse patentée (mais polie !) fait d'elle une cible évidente pour quiconque cherche un "méchant" dans le voisinage. Et justement, c'est le cas : la voisine au haut-parleur est immédiatement interrogée et suspectée par la police, car si elle faisait preuve d'autant d'agressivité passive, elle est forcément coupable.

Naturellement, notre hanchou (le chef de section, si vous voulez) a un doute. Et la suite va consister en une observation, un peu futile en apparence et carrément lourde dans son déroulement, de ce personnage et ses troubles. Notre vieille voisine grincheuse est en fait totalement brisée par la solitude ; chaque dialogue, chaque interrogatoire s'emploie à explorer sa souffrance, ses regrets, son amertume, sa lassitude. De ce côté-là, le pilote de Hanchou est incroyablement touchant, et s'attaque à un sujet d'autant plus sensible dans un Japon vieillissant mais à la jeunesse de plus en plus individualiste. Notre voisine antipathique se transforme sous nos yeux en victime ordinaire de la vie. J'ai aimé que, lorsqu'on évoque le cas de son fils qui ne vient plus la voir, on ne cherche pas à nous sortir une justification : ils sont fâchés, il ne vient plus, voilà tout. Pas d'angélisme, pas de scénario à dormir debout, les faits juste les faits : elle est seule. Ce n'est ni sa faute ni celle de son fils, ou un peu des deux : les lignes sont troubles et c'est tant mieux. Lorsqu'elle évoque l'homme avec lequel elle a vécu, un bon rien qui a vécu a ses crochets sans se cacher de n'être là que pour l'argent, et qui est mort d'un cancer en lui demandant simplement d'être là pour lui (cruauté suprême !), elle est parfaitement lucide sur l'accord tacite de cette relation, là encore, pas d'utopique aveuglement. C'est ce qui rend le portrait, tout en détails, d'autant plus déchirant. Le désespoir est à son comble lorsqu'elle supplie (et je ne dis pas demande, non, elle supplie quasiment à genoux) d'être envoyée dans le couloir de la mort pour que tout ça s'arrête.
Sur cet angle-là, Hanchou est incroyablement fort. Ce n'est donc pas tant une série policière au sens strict du terme, qu'une série dramatique utilisant des enquêtes comme prétexte à étudier la société japonaise, une personne à la fois. C'est ce que j'aime dans Law & Order SVU par exemple. A priori ce serait donc un bon point.

Mais la forme est épuisante. Et ça, c'est vraiment difficilement surmontable. Je me désintéresse totalement des personnes qui travaillent dans l'équipe, à vrai dire je n'ai même aucun intérêt pour le hanchou qui est du genre "personnage principal omniscient à l'humour discret", fréquent dans les séries japonaises et surtout les policières, et qui m'exaspère. Il y a aussi une galerie de personnages secondaires qui viennent juste rallonger la durée de l'épisode (le chef du hanchou, son ami dans un autre service, la jolie journaliste...), qui ont dix secondes de présence dans l'épisode, et surtout, zéro utilité. C'est contractuel, et c'est chiant de voir la série presque se forcer à ces petits instants légers pour ne pas perdre la majeure partie de son public. J'ignore si la concession est consciente, mais elle est atroce à regarder parce qu'elle gâche absolument tous les bons points de l'épisode.

Alors forcément, sur la question de la forme, je préfère BOSS. Et du coup je la recommanderais plus facilement à des personnes peu ou pas habituées aux séries japonaises, bien plus que Hanchou qui est vraiment un produit taillé pour un public nippon et relativement peu regardant. La série n'est pas mauvaise, mais elle n'est pas bonne non plus. C'est son drame à elle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanchou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:43 - Dorama Chick - Permalien [#]


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