ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-06-13

Besoin de rien, envie de gloire

A l'heure du déjeuner, il était temps de relâcher un peu la pression dans ce #pilotmarathon (d'un autre côté, on ne peut pas dire que Reef Doctors ait été très accaparante, c'est vrai). J'ai donc opté pour une comédie, avec Zach Stone is gonna be famous, une série qui ne payait pas de mine mais dont j'espérais que le concept compenserait.
Eh bien, j'ai une mauvaise nouvelle...

ZachStoneisGonnaBeFamous

Peu de choses m'horripilent autant, sur le sujet de la télévision, que la télé réalité. Je suppose que ça fait de moi une vieille conne. J'y suis tout simplement allergique ; dans la majorité des cas, elle me semble reposer sur le principe d'une humiliation (souvent couplée à du voyeurisme, mais ce n'est même pas mon problème essentiel, paradoxalement) et j'ai énormément de mal avec l'idée de regarder quelque chose juste pour y voir des gens s'humilier ; j'ai énormément de mal avec l'idée qu'on considère que je me divertis de l'humiliation des autres, et que ça suffit pour me maintenir devant mon écran (et les écrans publicitaires), j'ai aussi énormément de mal avec l'idée qu'on puisse regarder quelque chose qu'on méprise, soi-disant au second degré, pendant plusieurs mois d'affilée. Une fois, peut-être. Pendant toute une saison, et même pendant plusieurs saisons, non, désolée, on ne trompe personne. Et le pire, c'est que des dizaines de parasites font (plus ou mons durablement) fortune en s'humiliant à la télévision semaine après semaine, saison après saison, pendant que tout le monde les critique et les enrichit dans le même mouvement, et qui ne vivent que grâce à ces deux éléments.
Comme d'habitude ce n'est que mon opinion, je ne cherche à rabaisser personne et chacun fait bien ce qu'il lui plait, mais sur le sujet, elle est inébranlable, et rien ne me fera changer d'avis.

Cela explique d'ailleurs aussi pourquoi j'ai du mal avec le mockumentary, en fait, dont la mission première est de souligner la dichotomie entre les paroles d'un personnage qui se sait filmé, et sa réalité, celle qui tente de ne pas apparaitre devant les cameras. Ce genre, là encore, me semble reposer sur l'humiliation ; mais cette fois c'est l'humiliation d'une personne imaginaire, ce qui, je suppose, permet à la fois plus de choses et en même temps, en permet peut-être parfois trop parce qu'on est certain de ne blesser personne. Le mockumentary a, en outre, la faculté assez incroyable de systématiquement me sembler très caduque : qui veut voir, encore et encore, les mêmes personnages prouver, saison après saison, ce qu'on sait déjà, à savoir qu'ils ne parviennent pas à être ce qu'ils voudraient paraître ? Préserver désespérément les apparences semble un gag vite usé au bout d'un épisode, pour moi.

Zach Stone is gonna be famous partage assez naturellement un peu de ces deux univers. On y découvre un adolescent, Zach Stone donc, qui a décidé qu'il deviendrait célèbre parce que. Il a donc décidé de passer tout son argent dans une équipe de télé réalité qui va le filmer 24 heures sur 24 dans sa vie très banale, espérant que cela suffira à le faire remarquer.
Que MTV diffuse pareille série prête à sourire. Malheureusement, l'épisode, pas tellement.

On y retrouve l'habituel numéro du personnage qui voudrait paraître (fun, talentueux même s'il ne sait pas trop en quoi, etc...) et qui n'a même pas encore commencé à être. Les quelques passages supposés hors-camera (un principe hypocrite puisqu'évidemment, si c'était hors-camera, le spectateur n'en saurait rien) tentent de nous faire croire, par brefs moments, qu'il y a aussi quelque chose d'authentique chez ce garçon, un peu blessé aussi. On aimerait y croire et on aimerait fouiller ces passages, et sincèrement ils sont plutôt bons, mais la structure-même de la série et son principe l'interdisent et on se retrouve bloqués avec une série qui humilie son personnage principal avec l'énergie du désespoir.

Oui, j'aimerais une série qui me parle de cette quête de célébrité qui est devenue la norme (merci à la fiction moderne pour l'encourager dés le plus jeune âge, d'ailleurs), mais la formule choisie par Zach Stone is gonna be famous ne le permet pas. Il aurait fallu, sûrement, trouver une méthode qui montre à la fois les prouesses de Zach devant les cameras qu'il paye à le suivre, et entendre ce qui se dit de lui pendant qu'il fait le pitre. Hénaut Président avait, en cela, trouvé une formule très efficace, en mettant plutôt les commentateurs près de la camera, plutôt que la fame-whore elle-même.
Pour que j'en arrive à préférer une série française, c'est vraiment que je me fais vieille !

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 13:50 - Review vers le futur - Permalien [#]

08-09-12

Française

Tout a commencé avec des séries américaines. J'ai regardé toutes sortes de séries quand j'étais petite, à l'époque où la nationalité n'avait pas d'importance. Je ne savais pas faire la différence entre une fiction américaine et une co-production australo-polonaise, et ça ne m'intéressait même pas d'apprendre. D'ailleurs je ne sais pas comment je l'ai apprise, cette différence. On est nombreux à l'apprendre, et je ne sais pas comment ; quelque chose s'insinue dans notre naïveté de jeune spectateur et nous apprend un sectarisme que je ne m'explique pas. Mais que j'ai bien connu, et dont j'ai mis longtemps à me défaire. Toujours est-il qu'arrivée à l'adolescence, je ne jurais déjà plus que par les séries américaines.
C'était, sans doute, une question de proportions. Le nombre de séries américaines diffusées à la télévision, à des heures où je pouvais la regarder, ça a sans doute beaucoup joué. De la même façon que j'ai fait partie de la génération qui, avec La Cinq et le Club Dorothée, a intégré certains codes de la fiction animée japonaise, entrebâillant bien des portes pour la suite.

Les premières séries que je me rappelle avoir regardées (et pas simplement avoir vues parce que la télévision était allumée) étaient américaines ; c'étaient des séries comme L'Enfer du Devoir, La Belle et la Bête, MacGyver. Depuis c'est resté. C'est même devenu un leitmotiv : seules les séries américaines étaient dignes d'exister à mes yeux, je considérais que c'était la preuve que j'étais sélective, exigeante, voire même élitiste. J'en regardais d'autres, parfois sans faire exprès (comme Invasion Planète Terre, dont je n'avais pas percuté malgré le logo concluant son générique de fin qu'elle était canadienne), mais quand je savais qu'elles étaient étrangères, c'était avec la conviction qu'elles étaient inférieures.

Il y avait une hiérarchie. Les américaines étaient là-haut, et ensuite on allait décroissant selon les préjugés. Il est à peine utile de préciser que la France se trouvait tout au bas de la pyramide.

Progressivement, j'ai apparemment appris à reconnaître au premier coup d'oeil une production allemande ou britannique. Je pouvais zapper, passer à peine une seconde sur une chaîne, ne même pas lever le doigt du bouton enfoncé de la télécommande, et déterminer la nationalité d'une fiction que je n'avais pourtant jamais vue auparavant. Aujourd'hui je me dis que c'est parce que le catalogue de séries allemandes ou britanniques des chaînes françaises ne se renouvelait pas beaucoup, et que ce que je prenais pour une preuve de nationalité (inférieure, donc) était peut-être simplement d'âge (et quand on a 15 ans, une série des années 70 est forcément inférieure). Peut-être que comparer toute série allemande à Derrick, quand Derrick est l'une des rares séries allemandes omniprésentes sur les écrans français, n'aide pas.
Mais peu importe les raisons. Le sectarisme était là.

Quand j'ai lancé ce blog, je regardais déjà quelques séries japonaises de temps à autres. Et j'y étais plutôt attachée. Mais leur brièveté me donnait une excuse pour ne jamais en citer une seule quand on me demandait quelle série je regardais en ce moment, ou quelles étaient mes préférées. C'étaient des sous-séries parce qu'elles ne venaient pas des Etats-Unis, et parce qu'elles ne s'inscrivaient pas dans la durée. Ce n'était pas ce qu'une série était supposée être. Quand j'ai commencé à envisager écrire sur les séries asiatiques ici, ça a été l'objet d'une véritable question pour moi. C'est aujourd'hui assez caractéristique d'aller lire mes posts de l'époque, on peut y sentir la bataille interne contre une certaine honnêteté intellectuelle (je regarde ces séries, j'en apprécie) et mon opinion préfabriquée me dictant de considérer que seule la fiction américaine est digne de mon attention.
Petit à petit, les choses ont changé. Elles ont beaucoup changé.
C'était une aventure pour moi de me faire de la place sur ce blog aux séries japonaises, puis sud-coréennes, puis asiatiques dans un sens plus large (j'ai évoqué quelques séries indiennes).
C'est toujours une aventure. Ces derniers mois, j'ai acheté des DVD venus d'Australie, de Nouvelle-Zélande, d'Islande, de Norvège, d'Israël, du Brésil, de Grande-Bretagne, et j'en passe. J'en ai un d'Afrique du Sud qui doit prendre l'avion sous peu.

Une fois qu'on a ouvert les frontières, il n'y a plus de limites, que des horizons.

Maintenant que c'est si facile pour moi de sauter d'un pays à l'autre ! Je ne me dis plus "c'est polonais, c'est forcément merdique". C'est même un tel plaisir, je me suis libérée de presque toutes mes idées en préfabriqué et c'en est libérateur ! Aujourd'hui c'en est au point où j'ouvre un onglet de mon navigateur et cherche au hasard des idées de séries venant de pays dont je n'ai pas vu la moindre image, juste pour voir ce qui se fait là-bas, parce qu'il se fait toujours quelque chose, et il se fait toujours quelque chose de bien.
Il était donc temps de m'attaquer à mon plus grand défi. Ma plus grande aventure téléphagique. La fiction française. A ces mots, le tonnerre gronde, éclairant mystiquement mon visage avant de tous nous replonger dans l'obscurité et le silence, comme dans un mauvais film d'horreur.

La fiction française. Des Julie Lescaut et des Joséphine, ange gardien un peu partout. C'est difficile d'être téléphage et de ne pas être lescaut intolerant. Il y a un minimum de bon goût, quand même, merde, on a sa dignité. Mais sans doute mon allergie à TFHein (seule chaîne supposée être allumée en présence de mon père) a-t-elle joué un rôle important dans ma conviction que les séries françaises étaient en général totalement merdiques.

J'y repensais récemment, après avoir testé plusieurs séries françaises ces dernières années, et en particulier ces derniers mois. Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, et quelques autres, ont été vues de bout en bout, par exemple, là où si souvent je n'avais pas eu la force, par le passé, d'aller au-delà du pilote (à l'instar de Maison Close ou Hard). Je ne dis pas que j'apprécie toutes les séries françaises que je regarde : il y a encore des Clash, des Workingirls. Mais enfin, j'y travaille, vous savez. J'essaye d'apprendre à ne plus me dire "c'est français, c'est forcément merdique". J'ai encore ce réflexe, je n'ai pas encore fini mon aventure, mais en tous cas, je suis dessus, je planche sur la question. Je me soigne.
Je crois que je commence à peine à mettre de l'ordre dans ma tête de ce côté-là. A comprendre pourquoi je suis restée, pendant des années, fermée comme une huître à la simple mention de "série française". Pourquoi j'ai toujours eu cette véhémence, ce rejet violent, lorsqu'il s'agissait de les regarder ou même juste d'en parler.

L'idée qui commence à germer dans mon esprit, et l'analyse est peut-être erronnée, je ne sais pas, mais c'est que je crois que c'est un problème purement identitaire. Je ne me reconnais pas dans une série française.
Maintenant, bon, vous allez me dire : "mais enfin lady, tu peux pas nous dire ça alors qu'encore récemment, tu clamais que ce n'était pas l'identification ton but dans la téléphagie". Ah, je vois, oui, alors laissez-moi clarifier, je me suis peut-être mal exprimée. Je ne veux pas qu'une série parle de moi. Mais je veux qu'elle me parle, et pour cela, elle doit parler d'un monde que je reconnais. Et je ne reconnais pas le monde de la plupart des séries françaises. Il ne forme pas un monde cohérent, voilà.

Je regarde des séries japonaises et, malgré leurs différences de ton, de contexte, de sujet, de personnages, de déroulement, c'est toujours clairement d'une série japonaise qu'il s'agit, au sens où je peux me mettre devant mon écran et dire que, ok, d'accord, je peux imaginer être un spectateur japonais et prendre cette série comme si elle m'était destinée. Une série japonaise est faite avant tout pour les Japonais et ça se sent. Culturellement, elle a un sens. Pas parce qu'elle porte nécessairement un message spécifique, ni même parce qu'elle fait preuve de patriotisme, mais parce qu'elle renvoie à cette société des images qui lui parlent d'elle, qui se nourrissent de son identité, de ses codes, et qui en apportent de nouveaux.
En tous cas c'est l'impression que cela me renvoie. Je peux regarder une série de fantasy comme Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro (d'ailleurs, bientôt la saison 2), une série historique comme Nankyoku Tairiku, ou une comédie comme Seigi no Mikata, je ne peux jamais douter de ça. Jamais. Mais malgré tout, il en sort toujours quelque chose pour moi d'accessible, et d'universel. Et c'est vrai pour à peu près n'importe quel pays. Alors que je n'en ai pas visité beaucoup "en vrai", pourtant !

Pour avoir intégré si facilement un grand nombre de codes culturels américains à travers les séries US, nous connaissons de toute façon bien ce phénomène ; nous l'expérimentons quasiment au quotidien sans même jamais y réfléchir à deux fois.

Mais quand je pense aux séries françaises que je connais, celles que j'apprécie et celles que je déteste, celles qui m'indiffèrent et celles dont on parle, je ne comprends pas.
Je ne comprends pas ce que c'est que d'appartenir à la culture française quand je regarde une série française. Je ne me sens même pas spécialement française quand je les regarde. J'ai l'impression que ces séries ne parlent que d'elles-mêmes, que de leur sujet, mais qu'elles n'ont aucune résonance qui aille au-delà, qu'elles n'appartiennent à rien, qu'elles ne s'inscrivent dans rien. Les exemples les plus extrêmes, comme Julie Lescaut et Joséphine, ange gardien, renvoient, tout au plus, une image remâchée et utopique de la France, et encore, d'une certaine France. Comme un mauvais remake de notre propre identité. Et c'est peut-être aussi un peu (outre les qualités télévisuelles propres de ces "oeuvres") la cause du problème.
Aseptisées, javellisées, ces séries ne disent rien de ce que nous sommes, mais murmurent simplement à notre oreille ce que nous voudrions être en tant que société, un endroit où il y a des fermes, des usines, des églises... Je ne connais pas du tout le pays imaginaire où se déroulent ces séries, pas plus que des séries transparents comme Clash. Je ne l'identifie à rien, je n'ai pas de repère.

Je ne cherche pas à généraliser, à dire que le problème de la fiction française c'est ci ou ça. Parler du problème de la fiction française me fatigue, on en entend parler depuis des années sans que rien ne semble jamais résolu.

Non, mon problème avec la fiction française est celui-là (enfin je crois) : la qualité, d'une part, parce qu'un épisode de Joséphine, ange gardien, c'est un peu de la téléphage en moi qui meurt. Et d'autre part, la question fondamentale que je me pose dorénavant : pourquoi suis-je capable de m'imaginer être assise sur un sofa à peu près n'importe où dans le monde, sauf en France ? Pourquoi tant de séries étrangères me semblent-elles universelles, quand je ne parviens pas à me sentir concernée par l'univers d'une série française ?
C'est ma piste de réflexion à l'heure actuelle, peut-être qu'en découvrant une façon de trouver ma place dans le monde de ces séries, je trouverai un moyen de les apprécier. Mais c'est un problème que je n'ai pas encore su résoudre et c'est peut-être une fausse piste, je n'en sais rien.

Francais

Avec le battage médiatique qui a eu lieu autour du retour d'Engrenages sur Canal+ (et à la faveur d'un achat impulsif de la première saison), j'ai décidé de tenter ma chance avec cette série dont on dit tant de bien. Et j'envisage ensuite de redonner sa chance au pilote d'Un village français (si cette série ne véhicule pas quelque chose à la fois de très français et d'universel, alors laquelle pourra ?). Ce sera mon premier revisionnage de série française.
On verra bien si ça prend.

Mais plus j'y pense, plus ça me chiffonne cette histoire. De tous les préjugés que j'avais, malgré tout, malgré absolument tout le reste, celui-ci demeure le plus difficile à totalement laisser de côté. Mais comment Diable se fait-il que j'aie tant de mal avec les séries françaises ?!

Posté par ladyteruki à 21:10 - Série de valeurs - Permalien [#]

21-06-12

[DL] Kaboul Kitchen

Il y a assez peu de génériques français dans ma collection, et moins encore sur ce blog ; on peut donc voir un symbole à l'apparition de celui-ci dans ces colonnes. Ce n'est pas tant, j'imagine, que les bons génériques français manquent, mais surtout que je n'en ai pas souvent vus ces dernières années ! Mes repères en la matière datent probablement des vendredis policiers de France 2... et encore.
Bon, il y a aussi le fait que les séries françaises, je les cagoule rarement, étant donné que elles-passent-à-la-télévision-et-non-mais-ça-va-bien-je-vais-pas-me-faire-chier-à-télécharger-des-merdes-françaises. Ah, je vous ai jamais cachés être une grosse raciste en puissance, hein. Du coup, j'ai bien le générique de Hénaut Président quelque part, il est sympa mais faut ripper le DVD ; tout ça, ça fait beaucoup de manoeuvres (et d'espace à libérer sur mon disque dur) pour pas grand'chose.
Alors du coup, voilà comme je me retrouve avec ce générique sous la mimine, rapport au fait que je fais des efforts moi Môssieu et que je tente de m'ouvrir à des séries françaises. Et donc : Kaboul Kitchen.

Il me faut maintenant vous dévoiler une nouvelle facette sombre de ma personnalité : j'ai tendance à penser que les génériques français sont au moins aussi lamentables que les séries elles-mêmes. De mémoire, le seul qui trouve grâce à mes yeux est celui de Maison Close, qui tourne parfois dans ma playlist de génériques. Les autres, je les occulte avec la plus grande joie.
Oui, je dis souvent que la fiction française sera ma prochaine aventure téléphagique, mais je commence vraiment de loin, comme vous le voyez.

KaboulKitchen
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En l'occurrence, je suis bien obligée de reconnaître que je trouve le générique de Kaboul Kitchen un peu miteux sur les bords, et ne va pas spécialement tourner en boucle chez moi. Déjà parce que la chanson m'insupporte : elle est "antipathique", pour autant que ce soit possible pour une chanson. Ca vient de la diction du chanteur, probablement.
Mais le pire est probablement le peu d'efforts que fait ce thème musical pour s'accorder avec les images, ou le thème de la série, ou quoi que ce soit. On a l'impression que la musique n'a été choisie que pour ses deux derniers mots, et c'est d'autant plus navrant que Kaboul Kitchen parle quand même, en définitive, assez peu de cuisine française. Ca fait un peu : "oh, hey, les mecs, ça se passe dans un resto français, faut trop qu'on mette cette chanson ! C'est super ironique !". OK d'accord, je suis peut-être de mauvais poil, et mon avis est peut-être biaisé, mais mon Dieu, quelle chanson atroce.

Là où par contre ça va à peu près, c'est au niveau des images, mais leur traitement fait un peu trop "tourné à la va-vite" pour être réellement bon. Si cela fait partie du stock d'images tournés à Kaboul-même par la production (j'ai lu quelque part que ces images avaient été tournées vite fait et sans autorisation), passe encore, mais je vois pas ce qui empêchait de faire un produit fini un peu propre, avec des filtres ou bien une façon originale de les mettre en scène, de façon à éviter l'aspect documentaire qui ne fait pas honneur à la série, ni ne rend justice à son ton.

En gros, Kaboul Kitchen me rappelle exactement pourquoi je n'ai aucune foi dans les génériques français. Je sais, je sais, il n'a pas fallu grand'chose pour m'en convaincre. Mais admettez : il est pas génial, ce générique, quand même !

Posté par ladyteruki à 12:45 - Médicament générique - Permalien [#]

09-06-12

La bonne cuisine française

 

Laissez-moi essayer de faire le calcul. Voyons, c'était quand la dernière fois que j'ai regardé toute une saison d'une série française ? Je me rappelle vaguement de m'être fai une intégrale en 1952... après... Bah après, un gros blanc ; pas mal de pilotes mais sans plus... et évidemment cette année, il y a eu les deux premières saisons du Visiteur du Futur et l'intégrale de Hénaut Président. A part ça... à part ça, pas des masses, non.
Mais je fais des efforts ! J'essaye vraiment de vivre "ma prochaine grande aventure" avec la télévision française ! Je me suis même cogné une demi-saison de Workingirls, ça veut dire quelque chose, non ?

Là, ça m'a pris quelques jours, et parfois un peu de courage, mais j'ai été au bout de la première saison de Kaboul Kitchen.

KaboulKitchen

Avec les premiers épisodes, je l'avoue, j'ai eu un peu de mal. Principalement parce que j'ai été déçue : le sujet choisi par Kaboul Kitchen était bon, ainsi que le choix du format dramédie. Sauf que ce choix n'était pas trop assumé dans un premier temps, prenant un peu les choses à la rigolade et sans vraiment exploiter l'ambiguité du lieu. Le Kaboul Kitchen se présente avant tout comme un lieu de débauche où on peut tout prendre à la légère, où les locaux sont un peu faciles à manipuler, et où très franchement, seul un Français trouverait à râler dans de telles conditions. Il faut attendre une bonne moitié de saison, minimum, pour que le danger commence à être tangible. Or, ce n'est que dans la configuration d'un contexte angoissant que l'humour de Kaboul Kitchen peut réellement fonctionner, et sortir de la caricature.

Cette dernière est d'autant plus difficile à accepter qu'en-dehors du personnage (très) secondaire de Sayed, il n'existe pas vraiment d'Afghan qui se pose comme un protagoniste sérieux de l'histoire. Les autres sont soit complètement serviles et idiots (comme le petit Habib), soit des gros lourds qui ne pensent qu'avec les armes et l'argent (le général Amanullah, qui ironiquement sera le seul à pointer du doigt les a priori des Français : "Vous les Occidentaux, vous venez ici avec du folklore plein la tête ; vous vous dites que nous les Afghans, on est un peuple archaïque, fier, sanguinaire... et dés qu'il y a un problème, on sort le couteau dans la gorge, et deux balles dans la tête"... et qui sera l'exacte incarnation de cet archétype), ou bien simplement des personnes portées sur la religion mais dont les convictions sont toujours négociables (les gens du quartier, mais aussi le personnel du Kaboul Kitchen). Il y a donc quelques relents de colonialisme dans cette façon de mettre toujours les Blancs dans le rôle des gens finauds, et c'est un peu dérangeant ; même sous couvert de l'humour, il y a quand même des choses qui méritent de sortir du stéréotype.

Le bon côté, c'est que même si Jacky s'en met sans cesse plein les poches, son cynisme lui permet d'écorcher un peu l'Occidental convaincu d'être en pays conquis. C'est également le rôle de sa fille Sophie, qui débarque avec des idéaux plein la tête (et également la ferme intention de faire chier son paternel) et qui va découvrir le monde des ONG, c'est pas non plus la panacée. A Kaboul, tout le monde doit être prêt à faire de petits arrangements avec la vérité, à négocier pour vivre à peu près tranquille, et à accepter les concessions sur les grands principes.

La relation entre Jacky et Sophie met d'ailleurs du temps à prendre de la consistance ; ils passeront les premiers épisodes à se croiser uniquement pour croiser le fer vite fait, puis repartiront chacun de leur côté. Là encore, la première saison de Kaboul Kitchen met du temps avant d'exploiter correctement son tandem central. Elle parvient à le faire juste à temps pour ne pas totalement décrédibiliser son final, mais ça s'est vraiment joué de peu.
On a d'ailleurs l'impression que la série ne sait pas trop où elle va de son côté, et que finalement, lier les deux personnages l'un à l'autre aussi peu que possible l'arrange dans une certaine mesure. D'abord ils s'engueulent, ensuite font la trêve, pour que la mère de Sophie (et ex de Jacky) débarque tout d'un coup... on ne sait pas trop si c'est du lard ou du cochon, pardonnez-moi l'expression. Il manque peut-être quelques réelles scènes de tendresse, un peu de finesse en somme, dans ce monde de brutes. Mais l'émotion n'est pas le fort de Kaboul Kitchen, c'est net.

KaboulKitchen-Jacky

Il n'y a pas photo : le héros de Kaboul Kitchen, c'est Jacky, interprété par Gilbert Melki. Il incarne parfaitement l'expatrié français sûr de lui mais râleur quand même, peut-être même un peu par principe parfois. D'ailleurs, le jeu de Melki, c'est 90% de grognements, mais c'est à vrai dire ce qui donne aussi tout son sel au personnage. En dépit de l'omniprésence du personnage (et du charisme de l'acteur, difficile à ignorer), la série parvient progressivement à mettre en place un véritable ensemble, qui fonctionne plutôt bien, même si l'équilibre entre les personnages met un peu de temps à s'établir. Ainsi, le photographe Damien, qui au début semble n'être qu'un second rôle à vocation de comic relief, prend tardivement de la consistance, là où Axel ne prend jamais totalement l'essor qu'il aurait dû, de par sa place auprès des personnages de Jacky et de Sophie, mais aussi du général qui devient un véritable pilier de la série.

L'avant-dernier épisode est à mon avis le plus réussi. C'est celui qui tire le mieux parti du contexte de l'Afghanistan et qui, en même temps, propose de vraies scènes drôles, voire hilarantes, sans délaisser ses personnages. La fin de saison est en revanche un véritable chantage au renouvellement, avec quelques ficelles un peu grossières pour laisser le spectateur au bord de son siège.

La série a encore quelques défauts bien français, notamment dans les dialogues ou dans les crises d'hystérie ponctuelles, de véritables cancers pour la fiction frenchie pour lesquels, là non plus, on n'a pas trouvé de remède à l'heure actuelle. Il m'est encore difficile de regarder une série française comme une série tout court (et c'est un phénomène que je n'ai réussi à expérimenter qu'une seule fois avec un film français à ce jour), mais globalement, je me suis relativement amusée avec Kaboul Kitchen, dont la mission, offrir une véritable dramédie française avec un sujet culotté, se remplit donc tant bien que mal. Il m'a semblé clair que la série avait besoin de temps pour trouver la bonne tonalité, elle l'a pris, elle a parfois erré, mais j'ai bon espoir pour la saison 2 maintenant que ces expérimentations sont passées. Je serai au rendez-vous, et je pense même incorporer le DVD à mon planning d'acquisitions. De mon point de vue, ça en dit long...

Ce post étain programmé à l'avance, faites semblant de rien, on se retrouve demain pour un post de première fraîcheur.

Posté par ladyteruki à 23:30 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

08-05-12

The London Complex

Ca faisait longtemps que je n'avais pas râlé, et étonnamment aujourd'hui, je vais me faire l'avocate de la fiction française (sort of). Faut croire que depuis que j'ai vu Hénaut Président, le changement c'est résolument maintenant, héhé.

C'est dans un article sur le final de la première saison de Homeland (diffusé avant-hier soir devant environ 4 millions de spectateurs) que je me suis trouvée confrontée à un paragraphe d'une rare violence :
"For British television, the brief relief at not being found wanting in comparison with Scandinavian shows (The Killing, Borgen, The Bridge) will be tempered by another round of cringing contrasts with America. And, while the alleged inferiority of British TV drama can be exaggerated – shows such as Sherlock, Life on Mars and Downton Abbey are envied in the US - the viewer and reviewer reception of Homeland here does raise issues that commissioners in this country need to consider."

Je ne suis pas experte en "fiction française", loooin de là, et je n'ai à vrai dire jamais caché mon aversion (et mes tentatives souvent infructueuses pour en sortir) envers nombre des séries nées sur notre sol. Mais je n'ignore pas que les débats font rage depuis de nombreuses années pour essayer de tirer celle-ci vers le haut. On prend les British en exemple (c'est souvent eux), et on se répète que la BBC fait ci, la BBC fait ça, et pourquoi France Télévisions n'en fait pas autant ? Il suffit de voir les nombreuses réactions suscitées par cette interview (qui figure parmi les plus retweetées de ma revue de presse téléphagique de ces derniers mois, difficile de ne pas y voir un signe) pour comprendre que nous aussi, nous nous comparons énormément à nos voisins pour mieux nous déprécier, parfois à l'excès.

Je ne suis pas experte en "fiction britannique" non plus, même si j'y travaille bien plus que pour les séries issues de mon propre sol. Mais force est de reconnaître qu'il y a énormément de bonnes fictions qui nous viennent d'outre-Manche, et que cet exemple pour sortir la "fiction française" de sa "crise" est bien plus réaliste que celui, longtemps employé et encore bien trop désigné comme modèle, de l'industrie télévisuelle américaine, totalement démesuré et hors de propos.
Mais dans le paragraphe ci-dessus, je me suis pris comme un coup dans les dents. Les Britanniques complexent quand même énormément sur l'état de leur fiction par rapport aux séries américaines (et, récemment, scandinaves) ! Rien que la petite liste proposée de séries ne pouvant être taxées d'inférieure ne semble justifier la qualité des fictions citées que par leur validation par les Américains ! On ne s'en sort pas.

Donc ils complexent sur leur fiction ; pendant ce temps, nous on complexe sur la nôtre... Et on n'en finit pas se dévaloriser les uns par rapport aux autres, quel chaîne de négativité, c'est incroyable.

LesPetitesBetesneMangentpaslesGrosses

Le comble de l'ironie, c'est quand même que l'auteur de cet article est parti d'un constat sur Homeland... une série qui est l'adaptation d'une fiction israélienne, Hatufim. Comme quoi les séries américaines ne sont visiblement pas le Saint-Graal... Je veux dire, à quel moment on arrête de se comparer aux petits copains et d'essayer de leur ressembler ? C'est visiblement un cercle vicieux.

OK alors, bon, vous savez quoi ? Et si on arrêtait de tous se flageller !
La télévision de la planète est riche en possibilités, certes, et avoir accès à sa diversité est un plaisir pour quiconque apprécie la bonne fiction. Je suis la première à le dire. Mais ça n'avance pas beaucoup le Schmilblick de passer son temps à prendre le meilleur de la télévision du voisin (bizarrement, jamais le pire) et de se dire qu'on est incapable de faire aussi bien.
C'est la leçon que, moi petite Frenchie, je tire du paragraphe cité ci-dessus : si les Anglais ont un complexe d'infériorité, alors toutes ces histoires de comparaisons n'ont aucun sens.

Pardon de réagir en tant que spectatrice française qui a beaucoup de mal avec la télévision française, mais cette ambiance constante de haine de soi n'aide vraiment pas à aborder la "fiction française" avec le sourire. Si on commençait par sortir du misérabilisme, pour commencer ?

On peut en finir avec les conversations de vestiaire et ranger le double-décimètre ? Apprécions ce que nous avons à sa juste valeur, au lieu de constamment rabaisser nos productions au prétexte qu'elles ne sont pas aussi bonnes que celles du voisin (quel qu'il soit). A force de débattre de la qualité de notre fiction, j'ai l'impression qu'on a fini par créer une sorte d'écoeurement de principe. C'est déjà pas facile de lutter contre les a priori qui se construisent à force d'expériences malheureuses, si en plus on baigne dans une morosité permanente parce que le voisin fait mieux, on ne va jamais y arriver.

Je dis souvent que ma prochaine grande aventure téléphagique sera celle de la fiction française. Faudrait juste qu'elle se libère de ce débat permanent sur son état, pour devenir un plaisir à nouveau.
Pardon pour le coup de gueule, mais je trouve qu'on n'est pas aidés.

Posté par ladyteruki à 17:16 - Point Unpleasant - Permalien [#]

05-05-12

Rase campagne

Pour les âmes sensibles qui trainent dans le coin, je préfère prévenir d'entrée de jeu : je vais dire du bien d'une série française. La lecture de ce post n'est donc pas recommandée aux personnes cardiaques.

HenautCandidat

Hénaut Président met en scène Pierre Hénaut, (petit) candidat aux Présidentielles de 2007. Pour autant, il ne s'agit pas vraiment d'une série politique, mais d'une série sur la communication politique, et donc les spin doctors : oui, leur profession s'applique en particulier au milieu politique, mais très sincèrement, ils vendraient du gel douche, ce serait la même chose. D'ailleurs, le film éponyme, sorti en mars dernier, a pour slogan : "la politique est un produit comme un autre", ce contre quoi Pierre Hénaut pourrait protester que lui, il est humain. C'est d'ailleurs bien le problème de son équipe.

La série, constituée d'environ 70 épisodes de moins de 5 minutes, va en effet uniquement s'intéresser à la façon dont l'équipe de Hénaut essaye de formater sa campagne. La structure des épisodes met systématiquement en opposition le candidat, animé par une volonté un peu idéaliste de mener sa campagne au nom de ses idées, et son équipe, une bande de communicants qui n'a aucun intérêt pour la politique, et à vrai dire aucun intérêt pour le candidat.
La mission essentielle de l'équipe de campagne, menée par le directeur Thierry (qui est supposé être un ami de Hénaut), est donc de convaincre le candidat de faire quelque chose supposé aider sa campagne, et de trouver les arguments pour que leur marionnette cède à leur caprice de médiatisation. Hénaut n'est d'ailleurs pas toujours un homme de principe : parfois, sous la pression de ses conseillers ou simplement parce qu'il n'est pas moins humain qu'un autre, il lui arrivera de se ranger à leur avis, et de quand même tenter certaines de leurs idées un peu puantes. Face à ça, l'équipe elle-même peut parfois changer d'avis en cours de route, s'adaptant à une situation catastrophique en décidant de la considérer comme positive, ou parfois juste parce qu'ils sont obséquieux.

Ce qui est intéressant dans Hénaut Président, c'est donc cette déconstruction indirecte des images de campagne. Indirecte parce qu'on n'assiste jamais vraiment aux dites images elles-mêmes : lorsque Hénaut s'exprime à un meeting, est l'invité d'une émission de télévision ou est entouré par la caméras lors d'un déplacement, il est systématiquement au second plan. Les vrais héros de la série sont clairement ces communicants, qui ne croient pas un seul instant dans leur produit et, parce qu'ils sont systématiquement hors champs pour les journalistes, et loin des micros, se laissent souvent aller à des propos extrêmement négatifs envers leur candidat. C'est ça que nous, nous voyons au premier plan. Eux peuvent se permettre de dire ce qu'ils pensent, contrairement à leur candidat qu'ils ne laissent jamais s'exprimer.

Si vous avez déjà été en présence de personnes travaillant dans la communication (et même pas forcément politique), vous ne pouvez que reconnaître que Thierry et son équipe parlent exactemement ce langage-là. Le verbiage pompeux n'est là que pour justifier une lubie de communication : une cravate, un photoshoot, n'importe quoi. Il faut convaincre le candidat et comme on n'a pas d'argument solide, vu que ces histoires de campagne reposent sur des conneries, on le noie sous les termes techniques, les arguments d'autorité, ou quand il ne reste rien d'autre, la flatterie.
La campagne politique devient donc un jeu de dupes : on découvre dans Hénaut Président que les images que l'on voit en tant qu'électeurs ne représentent ni le candidat, ni les idées, mais simplement les envies de ces communicants qui font la pluie et le beau temps juste parce qu'ils réagissent aux sondages et intentions de vote.

L'image est tout et pourtant, clairement, elle ne signifie rien tant elle semble malléable.
L'équipe de campagne déploie une énergie folle à expliquer à Hénaut pourquoi telle orientation est la bonne qu'au final les images deviennent vides. "La vérité est là ! Même si c'est pas vrai", lance par exemple un de ses collaborateurs à Hénaut, en désignant un journal qui affiche en une la photo du candidat prenant une prostituée en stop. "Mais je l'ai pas fait...", gémit le piteux bonhomme, accablé. Cinglant, Thierry tranche : "Mais ça on s'en fout... ça, après, ça te regarde, c'est ton truc à toi". Tout ce qui compte c'est la façon dont on va donner un sens nouveau à l'image, et faire décréter à Hénaut publiquement que, non seulement il s'est tapé la prostituée, mais en plus il va aux putes régulièrement, et que ça devienne un axe de sa campagne. Juste pour que la même image ait une signification différente.

Vous savez le plus fou ? Début avril, à la fin du Black March, j'ai couru (presque litéralement) m'acheter le coffret DVD de Game of Thrones ; ce n'est qu'en passant près des caisses de ma FNUC que j'ai décidé de fouiner dans le bac des petits DVD en promo, et que j'en ai excavé celui de Hénaut Président pour la modique somme de 3€. Pour pareille somme, je me suis dit que je pouvais bien tenter le coup et acheter l'intégrale d'une série française que je n'avais jamais vue !
Eh bien après avoir regardé ledit DVD, je suis en mesure de vous affirmer que c'est le meilleur rapport qualité/prix que j'ai jamais vu de ma vie. Si vous avez une FNUC près de chez vous, je recommande donc d'essayer de dénicher un bac similaire où, peut-être, vous pourrez faire la même affaire. Tiens, cet après-midi par exemple, une veille de scrutin, c'est pas forcément une mauvaise idée.

Et pour que moi, je recommande chaudement une série française, c'est vraiment que...

Posté par ladyteruki à 14:49 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]