ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

13-09-13

Bay watch

Pour le deuxième été consécutif, TV2 en Nouvelle-Zélande a décider d'égayer sa grille avec une comédie adolescente locale... ou plutôt, un "romantic whodunit", selon le badge que s'est attribué Girl vs. Boy ! Après avoir craqué l'an dernier devant l'ambiance farfelue de cette série pour la jeunesse pas comme les autres, il allait de soi que j'allais regarder la deuxième saison également, et c'est un bilan de cette nouvelle fournée que je vous propose ce soir.

GirlVSBoy-season2

La saison 2 de Girl vs. Boy reprend quelques semaines à peine après la fin de la première saison. Désormais, tout est à nouveau calme à The Bay, élue troisième banlieue la plus agréable de Nouvelle-Zélande : Tim et Hailey se sont rabibochés, les habitants ont fait la paix, et même Maxine parvient à goûter au calme grâce à sa romance naissante avec Jake.
Vous vous doutez bien que ça ne va pas durer.

Car justement, l'élection de la ville la plus agréable de Nouvelle-Zélande approche, et cette fois, les habitants de The Bay sont bien décidés à être les premiers !
La compétition va rapidement prendre des proportion énormes, mettre le bazar dans l'équilibre fragile de la vie de chacun, et, très vite, faire de The Bay la ville la plus bordélique de Nouvelle-Zélande ! Le comité de la ville est animé d'un esprit de compétition qui va causer bien des dommages, que Maxine, fidèle à elle-même, va tenter de réparer... pour au final les agraver le plus souvent. Elle doit surmonter des obstacles personnels : les deux étranges étudiants norvégiens, Kjesten la peste et Olaf le muet, emménagent chez elle pour l'été. Tout ça avec la bénédiction de sa psy de mère qui ne comprend décidément jamais rien à rien.

Mais ce n'est que pécadille comparé au plus grand défi qui attend notre héroïne, car elle et Jake ont été choisis par le comité de The Bay pour être les deux héros de la campagne publicitaire pour la ville, mettant leur romance au coeur de la nouvelle identité de The Bay pour les touristes, désormais devenue ville de l'amour ; or, entre Maxine et Jake, les choses sont loin d'être idéales. Tous les deux sont d'une timidité et d'une maladresse maladives, et sont incapables de se parler normalement. Alors que Maxine essaye d'arranger les choses, sur les conseils de sa mère qui lui affirme que partager des secrets intimes renforcera leur couple, elle confesse un secret qu'elle a inventé de toute pièce dans la panique, pendant que Jake lui confie, lui, un vrai secret embarrassant ! Pire encore, ce secret, sur lequel Jake lui a fait jurer le secret, se retrouve bientôt posté sur Facebook sur le compte de Maxine, où tout The Bay peut le voir ! Trahison ! En plein milieu de la campagne promotionnelle, les deux jeunes tourtereaux se séparent !
Mais qui peut bien avoir posté ce statut Facebook en se faisant passer pour Maxine ?

Comme pendant la première saison, Maxine va donc devoir essayer de percer le mystère de l'embrouille privée qui menace de semer la zizanie dans toute la ville... et tenter de se tirer d'une situation très inconfortable pour elle. Ce qui n'arrange rien à ses affaires, c'est que cette fois, un nouveau garçon vient d'emménager juste en face de chez elle, Thomas Crooze, et qu'elle en pince aussi un peu pour lui. Comme si elle avait besoin de ça !

Ce qui frappe dans cette nouvelle saison, c'est que les créateurs de Girl vs. Boy ont légèrement changé de ton. Certes, on est toujours dans une comédie, et certainement pas dans une série policière ou une romance se prenant au sérieux. Mais désormais, il n'y a plus de séquence fantasmée totalement hallucinée ponctuant chaque épisode d'au moins un moment complètement délirant et improbable ; on part sur quelque chose d'un tantinet plus réaliste, et sur un humour plus classique. Le rythme s'en ressent un peu, car désormais l'humour repose exclusivement sur les dialogues, et plus rarement sur les situations ou les références cinématographiques explicites, rendant les épisodes légèrement plus bavards.
Mais qu'importe : Girl vs. Boy respire toujours autant la bonne humeur. Et surtout, la série repose toujours sur les mêmes recettes : un mystère impossible à dénouer sans avoir vu la fin, des personnages secondaires toujours aussi farfelus (qui d'ailleurs permettent d'accumuler les fausses pistes en cours de route), et une héroïne gaffeuse qui a un don sans pareil pour empirer les choses chaque fois qu'elle tente de les arranger.

Girl vs. Boy tient plutôt bien la route, pendant cette nouvelle saison, même si j'ai un peu moins ri que l'été dernier. J'apprécie toujours autant sa démarche d'essayer de faire un divertissement frais et familial sans jamais tenter de s'adresser au plus petit dénominateur commun. On sent que les acteurs prennent un plaisir visible à se lâcher (je suis sûr que l'interprète d'Olaf explose de rire à la fin de chacune de ses prises !) et c'est très communicatif. L'ambition de la série n'est pas ailleurs !

D'ailleurs les jeunes spectateurs de TV2 ne s'y sont pas trompés : là où la saison 2 de Girl vs. Boy avait démarré, les dimanches en fin d'après-midi, devant 90 000 spectateurs, le final en deux parties a été suivi par plus de 128 000 Néo-Zélandais désireux de connaître la clé de l'énigme (et d'assister à une chanson what-the-fuck à faire rougir Glee de honte). Ce succès confirme que Girl vs. Boy est un petit ovni apprécié à sa juste valeur, et j'attends maintenant de savoir si nous aurons droit à un troisième volet des mésaventures de Maxine, la Jessica Fletcher néo-zélandaise de 16 ans.
Oui, là je triche, mais c'est pour la bonne cause.
En tous cas, les 5 heures qui ont été diffusées en l'espace de 2 saisons valent vraiment le coup d'oeil si vous avez envie de passer un moment sans prise de tête devant une comédie pour la jeunesse qui n'a rien d'insupportable pour des adultes.

Enfin bref, quelle que soit votre raison, regardez Girl vs. Boy, voilà tout.

Posté par ladyteruki à 21:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

31-12-12

Remix

Des bilans de saison, j'en ai posté quelques uns ces derniers temps, mais je voulais vous en proposer un autre, plus complet, en l'honneur de cette fin d'année. Voici donc ma review... de mon année 2012.

Si vous voulez la version courte, disons que le pilote de 2012 avait commencé sur les chapeaux de roue. Plein de personnages fascinants et attachants se sont vite distingués, tels que Smash, Äkta Människor, House of Lies ou encore 30° i Februari, et ont vite pris une place particulière dans mon coeur. Je ne vous cache pas qu'au printemps, l'ambiance était retombée, avec beaucoup moins de coups de coeur, et des séries qui progressivement s'éteignaient, nombre limité d'épisodes oblige. Narrativement, 2012 a connu un méchant coup de mou pendant l'été, d'abord parce qu'il n'y avait pas grand'chose à se mettre sous la dent, mais aussi à cause d'une rupture brutale d'internet ; je me suis alors retrouvée avec pas mal de rediffs sur les bras, mais c'était peut-être pas plus mal, comme on va le voir si vous vous sentez de lire la version longue ! Clairement, toute la série 2012 n'aura pas été au niveau de son premier épisode, mais malgré ce rythme très inégal, je suis quand même en mesure de dire que le bilan a été positif.
Bon alors, qu'est-ce qu'on fait, on se lance dans la revue de détail ? Allez, suivez-moi. Mais mettez des chaussures de marche.

Etant donné que la rentrée américaine 2012 aura été l'occasion de lancer un gargantuesque défi avec whisperintherain, et qu'en outre, je sais plus si j'ai pensé à le mentionner, mais il s'avère que j'adore les pilotes, il y a eu dans les parages, cette année, énormément de reviews de pilotes de séries d'absolument tous les horizons.
Evidemment, loin de moi l'idée de vouloir toutes les répertorier, mais voici celles qui, en tous cas à mes yeux, ont été les plus importantes. Pour les (re)lire, il suffit de cliquer sur l'image !

Smash-promoL'un de mes tous premiers, si ce n'est le premier coup de coeur de 2012, aura été Smash. Aucun doute possible à ce sujet, je me suis immédiatement attachée à la série, en dépit des quelques défauts qui étaient éventuellement les siens dés le départ, et qui ont manqué d'être corrigés (empirant même, parfois) pendant le reste de la saison. Le pilote de Smash aura été, sans doute possible, l'un des plus exhaltants, et l'attente entre sa disponibilité et sa diffusion aura qui plus est permis à mon excitation de monter crescendo, un fait suffisamment rare pour être noté vu ma personnalité un rien volage !

30graderiFebruaryCela en dit long sur mon année téléphagique quand l'une des séries que je considère comme les plus importantes est une série suédoise, regardée en VOSTM, et en quasi-simultané avec la diffusion originale sur SVT. Et, non, je ne parle pas d'Äkta Människor, en dépit de mon attachement pour cette série d'anticipation qui est une vraie réussite, mais de 30° i Februari, qui m'aura sincèrement émue et touchée, et dont je tente comme je peux de faire le deuil de l'absence de sous-titres anglais sur les DVD (ce qui entre nous soit dit est illusoire : je ne m'en remettrai jamais). Et comme quasiment seuls les crime dramas scandinaves ont les honneurs des sorties en DVD dans nos contrées (Äkta Människor étant l'exception qui s'apprête à confirmer la règle), mes espoirs d'un jour pouvoir me faire une intégrale digne de ce nom sont très, très minces. Ce sont les risques du métiers, je suppose. Mais même avec une compréhension imparfaite de la série (fort heureusement, il y a un peu d'anglais de temps à autres, et surtout, elle repose en grande partie sur l'observation de ses personnages), il est juste impossible pour moi de vous citer un défaut de la série, je n'en ai trouvé aucun ! Par voie détournée, ça m'a aussi rappelé combien il est important qu'un jour, même si c'est dans dix ans, je parle un Suédois immaculé qui me permette de me mettre devant ce genre de perles sans ciller (Kommissarie Winter en étant une autre). Oui, il y a d'excellentes séries partout dans le monde, et non, je ne peux pas apprendre toutes les langues de la planète, mais le rêve que je nourrissais, adolescente, d'apprendre le Suédois, n'est que ravivé par ce genre de séries. Un jour...

WoodleyWoodley, c'était un peu la petite perle sous-estimée de mon début d'année, et même si j'ai tenté de partager cette découverte avec quelques proches et que ça s'est avéré être un échec (ma frangine, rei, m'a dit qu'elle avait l'impression de regarder Mr. Bean, et dans sa bouche ça ne sonnait pas bien du tout !), je conserve un souvenir ému de cet épisode inaugural parfaitement réussi, drôle et poétique, et pourtant, profondément triste : tout ce qu'il faut pour me charmer, donc. Souvenir qui n'a d'ailleurs pas matière à en être un, puisque je me suis ruée sur les DVD après avoir vu le final, qui n'a fait que confirmer les impressions du premier épisode...

BuzzAldrin-TitleLa première review de Buzz Aldrin n'aura, en réalité, pas été celle d'un pilote mais celle des trois premiers épisodes (sur 4). Vous me pardonnerez cette tricherie, mais la série aura tant compté pour moi, se classant aisément parmi les plus marquantes de l'année, que n'en faire aucune mention aurait été criminel. D'ailleurs régulièrement, ...alors que je n'ai cagoulé puis acheté les épisodes qu'au printemps ! Ca en dit long sur l'impact de la série, laquelle a en outre frappé mon imaginaire et stimulé, une fois de plus, mes désirs de Scandinavie. Un jour, ce qui va se passer, c'est que je vais vraiment partir m'installer dans les îles Færoe, et puis c'est tout.

Unite9Dans un automne foisonnant de reviews de pilote (lesquelles sont consultables dans la catégorie Review vers le futur, dédiée à ce qui n'est pas encore diffusé sous nos lattitudes, sinon on ne s'en sort pas), quelques séries ont tiré leur épingle du jeu. La québécoise Unité 9 était de celle-là, confirmant que la télévision québécoise nous en remontre régulièrement, même si, diantre, on le savait déjà et c'était pas forcément la peine de nous mettre le nez dedans. Mais quel panache, quelle excellence dans la façon dont Unité 9 révèle ses personnages à eux-mêmes, et prend le contrepied absolu de tous les clichés sur les séries carcérales, a fortiori féminines (Capadocia, qui s'est éteinte cette année, a des vertus, mais pas celles du réalisme). En offrant un univers et des personnages ancrés dans le réel et l'authentique comme, de vous à moi, seuls les Québécois savent faire (mais après tout, à chacun ses points forts), la série s'est taillée la part du lion à la fois dans mon coeur, et dans les audiences de son pays natal. Et je dis que c'est amplement mérité !

SoumatouKabushikigaishaAprès un premier semestre assez peu dédié aux séries asiatiques (il y a bien eu Cleopatra na Onnatachi, mais la baudruche s'est très vite dégonflée, d'ailleurs je voulais initialement en faire un post de bilan pour étudier l'anatomie de cet échec, mais je n'en ai pas trouvé le courage), sans vraie grande raison pour tout vous avouer, je me suis reprise en main à l'automne, en revenant à la fois sur les pilotes de la saison qui a commencé début octobre, mais aussi sur quelques autres séries, soit achetées en DVD, soit tout simplement exhumées de mes archives des mois précédents. Soumatou Kabushikigaisha a certainement été l'un des plus impressionnants, avec sa formule intelligente, sa narration impeccable, et son excellente réalisation. Mon Dieu, rien que d'y penser, j'en ai des frissons !

OsozakinoHimawari-580

Dans un autre registre, et toujours chez nos amis nippons, Osozaki no Himawari est une chronique plus humaine, mais qui m'a touchée... écoutez, c'est bien simple, comme l'avait fait Buzz Aldrin. Il y avait donc du niveau. Sauf que seuls les Japonais sont capables de fournir en un temps record une série profondément ancrée dans l'air du temps et en même temps, délictatement subtile et humaine ; rien que pour ça, mon amour pour les séries nippones est indestructible, parce que quoi qu'il arrive, il se trouve toujours une série pour vous réduire le coeur en bouillie. Pour des raisons essentiellement techniques, je n'ai pas fini la saison, mais nul doute que quand je lui aurai fait un sort, ça va se finir en post de bilan !

2012 n'a pas été qu'inédits, loin de là, et j'ai tenté mon lot de rediffusions, de fouilles archéologiques et/ou de re-visionnages, comme chaque année. Cela fait partie de mes petits plaisirs, il faut l'admettre, que de tenter des pilotes plus anciens, les séries achevées voire oubliées, ou même de me recoller devant un pilote déjà regardé par le passé, juste pour le plaisir de vérifier si j'en pense la même chose ! Il y a aussi eu, comme toujours avec moi, des petites "phases" assez sympathiques, aussi, comme la semaine russe, le moment où je me suis intéressée aux séries d'espionnage (de Covert Affairs à Spy, en passant par Spooks et Get Smart ; hélas je n'ai jamais réussi à cagouler le pilote de I, Spy et du coup ça m'a coupée dans mon élan), je me suis bien amusée à butiner des pilotes selon des thèmes ou des destinations originaux, en tous cas pour moi puisque jusque là, j'avais vu très peu de séries d'espionnage par exemple. Et en plus de tout ça, un peu de lecture et de cinéma... voire les deux en même temps ! Franchement, on s'est pas ennuyés.
Comment tout ça a tenu en une seule année ?!

En dépit de ma réputation, qui je le reconnais est méritée, de pilotovore... eh bien, en y réfléchissant, j'ai cependant réalisé que j'avais regardé énormément de saisons complètes et d'intégrales cette année. Mais qui a vraiment besoin de dormir plus de 4 heures par jour, hein, qui ?

Carnivale-PromoRegardée dans le cadre de ce bon vieux SeriesLive Show, l'intégrale de Carnivàle n'aura pas été un marathon de tout repos. D'abord, parce que la série est très exigeante, impliquant une concentration de chaque instant alors que l'ambiance a aisément de quoi vriller les nerfs (ça n'aide pas que je sois une petite nature). Mais aussi parce que la seconde saison aura été épouvantablement longue. J'ai rarement éprouvé de telles difficultés à finir un marathon, mais il n'en reste pas moins que Carnivàle est une excellente série dont on parle trop peu... au moins la première saison. Je suis contente de l'avoir vue, tout comme je suis soulagée d'en être venue à bout ; j'espère bien ne plus jamais vivre ça.

NoWonderWhytheWonderfallsC'était l'un de mes objectifs du mois de mars : me refaire la première et unique saison de Wonderfalls ; après un visionnage du pilote couronné de succès, l'intégrale est passée comme une lettre à la poste en une semaine ! L'univers de Fuller est toujours un ravissement sans pareil pour moi, je ne m'en lasse pas... et pourtant, cette intégrale a été l'occasion de (re)découvrir des défauts de la série qui m'avaient échappé avec le temps. Il y a une raison pour laquelle Wonderfalls n'a eu qu'une saison, même si elle aurait probablement été capable de s'améliorer avec le temps (on ne le saura jamais), que la diffusion chaotique d'origine n'a probablement pas aidées. Mais Wonderfalls reste une vraie petite merveille pleine de tendresse, de bonnes idées et de bons sujets, même parfois traités de façon brouillonne, et elle constitue en outre une pierre angulaire du Fullerverse, tant elle cristallise de choses sur son créateur.

Apparences-TitleLe Québec a connu une très bonne année sur ce blog, il faut bien le dire. L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec Apparences, un thriller familial du meilleur goût, captivant, intelligent, formidablement bien filmé et interprété... Si on ferme les yeux et qu'on arrive à mettre de côté l'accent, on a presque l'impression d'assister à ce qu'une excellente série française pourrait être ! Ca fait rêver, non ?

Cloudstreet-MonologueDiffusée en 2011, Cloudstreet était déjà devenue une sorte de monstre sacré à mes yeux. Mais la première fois, je n'avais pas osé m'atteler à une review. C'est au moment d'un revisionnage qui m'avait laissée sur les genoux, dans le plus excellent sens du terme, que j'ai finalement remonté mes manches et tenté de lui rendre justice. Inutile de préciser que la tâche est surhumaine, et qu'en-dehors d'un visionnage, il n'existe aucun moyen de célébrer convenablement le génie et la beauté de Cloudstreet. Ecrire sur Cloudstreet est une tâche ingrate, mais il faut que quelqu'un s'en charge, parce que vous laisser passer à côté serait criminel de ma part. Et d'ailleurs rien que d'en parler, j'ai envie de me re-faire une intégrale. Ah, si je m'écoutais...

FamousinaSmallTownUne brutale rupture de connexion internet m'a poussée à me tourner vers mes DVD de Gilmore Girls cet été, dans un de ces marathons impromptus qui semblent avoir jalonné l'année (et qui d'ailleurs m'a poussée à achever d'acquérir tous les coffrets). La surprise de cette intégrale aura été de découvrir que, si lorsque j'avais découvert la série, j'avais adoré Lorelai, avec les années, je suis dorénavant bien plus portée vers Rory (les questionnements amoureux de sa mère ayant fini de m'insupporter vers la fin, allergie à la romance aidant). C'était intéressant de découvrir que mon point de vue avait changé sur mon "personnage préféré", alors que j'ai toujours la même tendresse pour la série, laquelle est parvenue, avec une efficacité rare, à aborder des sujets familiaux sans jamais tomber dans l'excès de chamallow (sauf lors des soirées Charlie et la Chocolaterie, évidemment). C'est ça, une série qui vieillit bien, une série qu'on continue d'aimer même si les raisons pour le faire changent...

TheStarterWife-Promo

Aurais-je regardé les DVD de The Starter Wife sans le visionnage de Smash ? Et plus encore, aurais-je seulement eu l'idée de jeter un oeil au prix des coffrets ? C'est à cela qu'on voit que Smash a décidément été importante cette année... The Starter Wife, idéale pour l'été, aura été un petit marathon sans prise de tête, valant principalement pour la présence lumineuse de Debra Messing et la mini-série, la saison qui suit étant à oublier totalement. D'ailleurs, pouf, à partir de demain, la saison 1 de The Starter Wife, on n'en parle plus jamais, jamais, jamais !

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C'était l'un de mes derniers marathons de l'année (avec Jack & Bobby qui se concluera l'an prochain). Scrubs, que je n'avais jusque là jamais vue en intégralité, m'aura bouleversée. Et m'aura aussi rappelé combien les intégrales sont importantes pour avoir une vision à la fois large et détaillée d'une série, car tant de choses nous échappent lors d'un visionnage hebdomadaire ou, pire, ponctuel... Si je devais parler d'un coup de coeur de la fin de l'année, Scrubs serait probablement celui-là, avec ses pitreries, certes, mais aussi et surtout son constant soucis d'innover, du moins si l'on exclut la dernière saison pour ABC, et son sens aiguisé de la narration, retournées régulièrement comme une crêpe sous les yeux ébahis de votre serviteur. Le final de la saison 8, qu'à des fins de préservation de notre santé mentale collective, nous allons estimer être le series finale, est également l'un des plus réussis et, en dépit du fait que ça fasse 15 jours que je l'ai regardé, il m'arrive encore d'avoir une larme à l'oeil en y pensant... La séparation d'avec Scrubs est vraiment difficile, et même si c'est sur le tard, on peut dire que la série compte vraiment à présent.

Piemarathon-1x01-TitleVous l'aurez peut-être remarqué, 2012 aura aussi été l'occasion d'une tentative de marathon Pushing Daisies, surnommé le Piemarathon, mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que je ne suis pas allée au bout. La raison en est simple : je n'ai jamais vu le dernier épisode de Pushing Daisies (non, jamais), et comme je n'arrivais pas à me décider pour savoir si, cette fois, j'allais le regarder et réellement "laisser partir" la série, j'ai tout simplement fini par abandonner le marathon pendant la saison 2, plutôt que de me retrouver à devoir faire un choix. Dans ma logique tordue (et en réalité totalement dictée par les sentiments, donc illogique), ça a du sens, même si je suis bien consciente que ce soit un peu dérisoire, la série n'en étant pas moins annulée pour autant. Peut-être trouverai-je un jour le courage de finir ce marathon. Ou bien, me connaissant, vais-je regarder le pilote encore plusieurs fois, finir par me lancer dans une nouvelle intégrale de la série, et m'interrompre encore avant la fin ; c'est beaucoup plus mon genre, sachant combien j'ai du mal à admettre la fin de cette série. Etrangement, probablement un peu par associations d'idées même si ce n'est pas la seule raison, c'est aussi pour cela que je n'ai pas [encore] vu Mockingbird Lane...

TheonlyeasydayisyesterdayJ'avais aussi commencé à regarder SPACE 2063, après environ 16 années d'attente pour posséder les DVD (gloire d'ailleurs à ma toute première carte bancaire, elle aura été joyeusement étrennée pendant l'année !), mais j'ai fini surtout par revoir mes épisodes préférés. Une intégrale plus sérieuse et moins émotive sera probablement dans les cartes l'an prochain... et vu que j'ai aucun soucis avec le final de la série, je sens bien arriver les reviews épisode par épisode. Et puis d'ailleurs, regarder SPACE 2063 en 2013, ça prend tout de même une signification toute autre, non ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d'autres séries, évidemment. Il est impossible de toutes les citer, ces intégrales plus ou moins plannifiées (souvent moins que plus, en réalité) qui ont jalonné l'année... D'ailleurs même les tags de Canalblog abdiquent devant le nombre ! New Girl, Revenge, la saison 2 de Downton Abbey (là encore dans la souffrance), la première saison de Srugim (vu que j'ai conscience d'être seule à regarder cela, je ne me suis pas apesantie sur les saisons suivantes), Girl vs. Boy, Outland, la première saison d'Intersexions (en attendant, avec impatience, la suivante...), Sherlock, Call the Midwife, et bien d'autres : autant de saisons et/ou de séries que je me suis enfilées d'un trait, et qui sont autant d'exemples qui me donnent envie de vous dire que 2012 a quand même été une p*tain d'année !
Je vous laisse cliquer sur "Outils de recherche avancés" pour remonter les tags qui vont bien, et en apprendre plus sur ces bilans, si le coeur vous en dit. Il y a quelques temps, Eclair m'avait fait remarquer que je n'écrivais pas beaucoup de bilans de saison ; je pense m'être améliorée depuis !

Et puis, 2012 aura aussi eu des retournements de situation totalement imprévisibles !!! Eh oui, car contre toute attente, j'aurai testé un nombre jusque là inégalé de séries françaises, dans le souci de me réconcilier avec la fameuse "fiction française" (coup de tonnerre, frissons dans l'assemblée, cri d'effroi d'une femme qui s'évanouit, tout ça). Bon, reconnaissons-le, ça n'a pas toujours été chose facile, et il m'est arrivé de me résigner.
Mais entre Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, Ainsi Soient-Ils, dans le camps des bonnes nouvelles, mais aussi Mafiosa, Clash, Workingirls, du côté des échecs en ce qui me concerne, jamais je n'ai donné leur chance à autant de séries françaises, et je dis tant mieux, car c'est quand même le dernier bastion de mes vieilles habitudes géographiquement sectaires en matière de téléphagie.
Là encore, les tags explosent, alors n'hésitez pas à aller faire votre marché dans les archives (encore une fois en cliquant "Outils de recherche avancés" puis en abusant de la fonction de recherche de votre navigateur).

LesRevenants-PosterJ'aurai même fini sur un absolu d'excellente série française, Les Revenants, dont je m'achète le DVD en janvier (bon, j'ai un peu remis l'achat de quelques jours par rapport à ce que je m'étais promis, mais surtout parce que je me suis quand même déjà bien gâtée en 2012 !!!) et qui est certainement... j'ose à peine le dire... un coup de coeur français ? Ca fait bizarre à écrire, je ne vous le cache pas. J'espère que, vu la mini-polémique qui a suivi sa diffusion, le final (que je n'ai pas encore vu) ne me découragera pas de mon enthousiasme nouveau. L'an prochain, je m'attaque, c'est dit, à Engrenages, avec peut-être une retentative d'Un Village français, j'espère que mon petit nuage ne va pas se transformer en vapeur d'eau...

Mais probablement que ce qui restera comme le temps fort de cette année 2012, c'est l'aspect communautaire ; désormais, ce blog vit une part non-négligeable de son activité... sur Twitter. Entre les réflexions à chaud qui ne méritent pas forcément un post (déjà que j'écris quotidiennement, si en plus je me mettais à écrire sur tout ce que je regarde !) et les échanges autour de sujets de débat, comme ça a été le cas avec nombre d'entre vous au fil des mois, il va sans dire que désormais, Twitter et le blog sont devenus inséparables et complémentaires.
Plus encore, l'année aura été rythmée par des évènements téléphagiques de groupe. C'est une tendance qu'on peut tous observer, mais regarder des séries tout seul n'est tout simplement plus possible de nos jours. Et tant mieux ! D'ailleurs, quand on se sent seul, on ne sait plus comment le gérer, alors que les téléphages de ma génération ont pourtant bien connu ça ; c'était avant l'adsl et les réseaux sociaux, évidemment. Aujourd'hui, non seulement on peut parler de ce qu'on regarde, mais on peut partager les visionnages. Et ça change tout.

OzmarathonAinsi, le désormais fameux Ozmarathon, né à la toute fin 2011 mais dont l'essentiel a en réalité été regardé en 2012, aura jalonné toute l'année. C'est une expérience collective de la EmCrew, avec whisperintherain, LL, Elvr et Aur0re, qui nous demande de développer des trésors d'organisation, mais s'avère toujours payant parce qu'il rend chaque épisode dix fois plus appréciable pour l'avoir lancé au même moment aux quatre coins du pays, et pouvoir en deviser en direct sur Twitter (ou en léger différé pour ceux d'entre nous qui affectionnent le plein écran par-dessus tout). Le Ozmarathon trouvera une conclusion en 2013, et ça me déchire rien que d'y penser. D'ailleurs, c'est pas pour rien que j'écris moins vite mes reviews, ça me pèse d'arriver au bout...

Smash-5678Smash, encore ! Le SmashEnsemble, comme il se surnomme, a réuni des téléphages différents et variés (l'équipe a été un peu plus mouvante que pour le Ozmarathon, parce que certains d'entre nous ont préféré suivre la diffusion en direct quand les autres ont scrupuleusement suivi le Black March). Définition-même de l'expérience sociale réussie et enrichissante, les visionnages collectifs du SmashEnsemble ont permis de décupler l'effet de certaines chansons, de deviser gaiement des intrigues (ou des personnages insupportables, oui Leo, c'est de toi qu'on parle), ou plus simplement de passer 45mn devant un épisode... puis 2h à se remémorer les meilleures scènes ! De toutes les fois où j'ai regardé des séries avec d'autres téléphages sur Twitter, le visionnage de la première saison de Smash compte parmi les plus excitants et amusants. On recommence en saison 2, hein, dites les gars ?

En 2013, un truc que je voudrais essayer de mettre en place, c'est un visionnage similaire à celui du Ozmarathon ou de Smash, mais au lieu d'être sur Twitter au moment de lancer l'épisode simultanément, les participants se rejoindraient sur Skype, par écrit et/ou oral. Nous faisons si rarement l'expérience du ressenti des autres téléphages... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, il n'y a pas de téléphages (même si j'en forme quelques uns en ce moment, et que l'un d'entre eux, à qui j'ai fait regarder Réttur et qui a découvert le pilote de Bron/Broen avec moi, me donne de solides espoirs), et du coup ça m'intéresserait de voir comment chacun vit ses visionnages, à condition bien-sûr d'être entre téléphages qui ne s'auto-censurent pas. Moi par exemple, je sais que j'applaudis quand quelque chose est vraiment, vraiment drôle, ou parfois à la fin d'un numéro musical vraiment réussi ; d'autres jurent probablement comme des charretiers ou poussent des soupirs ou Dieu sait quoi. Les téléphages s'investissent comme nuls autres dans leur visionnage, émotionnellement, et j'aimerais tourner cela en expérience commune ; l'épisode importe peu, je n'ai pas d'idée arrêtée, mais je pense que ce sera amusant et intéressant. J'espère pouvoir organiser ça avec des téléphages de bonne volonté prêts à donner d'eux-mêmes... pour la science !

Alors évidemment, 2012, c'était ça et bien plus encore. Plein de découvertes, de trouvailles, de coups de coeur, d'intégrales, d'achats, de news (d'ailleurs pas d'inquiétude, les world tours reviennent en 2013, même si je me suis un peu laissée distancer par les boulots en cette fin d'année), avec évidemment, ce que cela comporte de coup de blues, d'accès de rage ou de désespoir, parce qu'aucune année n'est parfaite... mais quand on est téléphage, elles sont toujours fascinantes !

Pour finir ce post, je voudrais vous adresser mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Vous avez été des lecteurs formidables (même si les commentaires sont toujours trop rares à mon goût, enfin j'dis ça...), passionnés, intéressants, ouverts et toujours curieux, et il s'avère que, eh bien, c'est comme ça que j'aime les téléphages de mon entourage, voilà tout. Bah ouais, j'vous aime, allez, comme ça c'est dit !
J'espère que votre année télévisuelle a été aussi riche que la mienne, et je vous invite à partager vos temps forts et vos meilleurs souvenirs en commentaires, si le coeur vous en dit... Et surtout, sur-tout, je vous souhaite une excellente année 2013, avec plein de bonnes choses sur votre écran, bien-sûr, mais aussi dans votre vie.

Bon et puis, de toute façon, on se retrouve demain pour un nouveau post quotidien, alors, hein, on ne se perd pas de vue. Ciao 2012 !
PS : ce post a été programmé à l'avance mais il n'en a pas moins été fait avec amour... ne lui en veuillez pas juste parce qu'il est conçu in vitro !

Posté par ladyteruki à 22:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-10-12

You are now leaving The Bay

Quand j'ai découvert le pilote de Girl vs. Boy il y a quelques jours, je n'avais pas vraiment l'intention de regarder toute la saison qui avait été diffusée cet été en Nouvelle-Zélande. C'était l'un de ces pilotes que je regarde et apprécie, mais pour lesquels je n'envisage pas nécessairement de poursuivre l'expérience, parce que je ne me considère pas assez concernée.
Et pourtant, par curiosité, j'ai quand même été regarder le deuxième épisode. C'est là que j'aurais dû me douter, d'ailleurs, que, vu que la saison ne durait que 8 épisodes, j'allais probablement aller au bout, mais à ce stade je l'ignorais.
A raison d'un épisode chaque soir, j'ai, depuis, achevé la première (et pour l'instant unique) saison de Girl vs. Boy, et je dois dire que c'était vraiment frais, amusant, et charmant. Tout en n'étant pas prise de tête, la série parvient à trouver le ton juste qui lui permet de ne jamais prendre les spectateurs pour des simples d'esprit. Son enquête repose parfois sur peu de choses (ne vous inquiétez pas, je n'ai pas prévu de vous spoiler sur le "premier whodunit romantique de Nouvelle-Zélande" !), mais l'enthousiasme est tellement communicatif, les personnages si sympathiques, et les retournements de situation généralement si bien troussés, qu'on se laisse porter sans protester d'un bout à l'autre de ce mystère adolescent.

GirlvsBoy

Le mérite en revient d'une part aux scénaristes. Ils ont été capables de penser une intrigue simple, tout en garantissant qu'elle ne soit pas prévisible dés les premières minutes. La rupture du couple populaire de The Bay, Tim et Hailey, est évidemment un prétexte plus qu'un enjeu au suspense haletant, cela se voit comme le nez au milieu du visage ; mais même en sachant cela, impossible de détenir d'emblée toutes les pièces du puzzle de leur discorde.
Au-delà de cette espiègle petite enquête, Girl vs. Boy, comme son nom le sous-entend, est aussi l'histoire d'une véritable guerre de clans, et cette dimension ajoute énormément d'éléments comiques et de catastrophes complémentaires à l'énigme de départ. Au-delà d'une rupture entre deux ados, la série suit ainsi toute une petite communauté dont le grain de folie n'a rien à envier à Stars Hollow, Gilmore Girls étant vraiment LA référence qui me vient à l'esprit en matière de personnages secondaires qui trouvent une chance de briller temporairement. Leur attitude étrange et extrême, ajoutant de la confusion dans l'enquête de Maxine, confère une ambiance truculente, et c'est la garantie de se laisser surprendre quelques petites fois par l'effet qu'a cette rupture sur la ville.

Mais l'autre force vive de Girl vs. Boy, et non des moindres, c'est la pétillante Courtney Abbot. Son personnage de Maxine est à la fois gauche et intelligent, et elle lui donne énormément d'énergie sans jamais la rendre fatigante, ni la pousser dans une caricature de l'un ou l'autre de ses traits de caractère. La regarder se débattre, à grand renfort de mimiques hilarantes, dans les troubles qu'elle sème souvent elle-même, est un vrai plaisir, parce que le personnage n'a rien d'un stéréotype d'adolescente ni d'une "fausse adulte", et que l'équilibre a été parfaitement trouvé par Abbot pour préserver à la fois l'humour, la personnalité curieuse, et la maladresse pathologique du personnage sans jamais nous épuiser, en dépit de son absolue omniprésence.
Aux craintes de Maxine sur le couple Tim/Hailey, à sa terreur grandissante de voir la petite ville de The Bay se disloquer, il faut encore ajouter les propres tourments amoureux de la jeune fille (notamment grâce à l'étrange et totalement muet Olaf) ou encore ses rapports étranges avec sa mère, une thérapeute intégralement dépendante de l'attention affective qu'on peut lui donner... Le monde à l'envers.

Dans toute cette joyeuse pagaille, Girl vs. Boy se distingue également par des textes souvent amusants, plusieurs références bien vues, et des scènes surréalistes, fantasmées généralement par une Maxine qui voit les situations qu'elle rencontre avec un regard décalé : du passage où elle imagine interroger un suspect comme dans un polar à sa façon toute personnelle de se représenter une soirée d'enterrement de vie de jeune fille, on est parfois dans le délire le plus total. La série fait donc de la place à quelques séquences surprenantes, et souvent réellement drôles, dévoilant ainsi une capacité à garder un pied dans le monde de l'enfance...

Alors que je n'étais pas certaine de vouloir regarder une comédie créée essentiellement pour un public ayant la moitié de mon âge, j'ai trouvé chaque soir une vingtaine de minutes de détente, sans avoir l'impression de faire des compromis du point de vue de la qualité. Si on excepte le problème de l'accent néo-zélandais, un poil plus difficile pour moi à saisir que l'australien, et qui m'a donné parfois du fil à retordre, la série a constitué chaque soir une pause bienvenue.
J'insiste vraiment sur la notion de non-abrutissement, parce qu'elle est vraiment rare quand on regarde des comédies pour la jeunesse. La courte saison de Girl vs. Boy est regardable par un assez grand large public (pourvu de ne pas se laisser effrayer par le rythme électrique des épisodes) avec un plaisir qui, il me semble, pourra facilement être partagé : les personnages plus âgés (finalement assez nombreux bien que secondaires) et les références cinématographiques accrocheront les adultes, les ados se captiveront pour la romance (quoique, et c'est un soulagement, elle n'y est pas trop présente) et les personnages attachants, et les plus jeunes pourront se plier de rire devant les gags. Quel bonheur de constater qu'il existe encore des comédies familiales capables de potentiellement fédérer toute la famille, et pas simplement de la ramener au plus petit dénominateur commun ! J'en regretterais presque de n'avoir pas d'ados dans mon entourage, tiens ! Presque.

Du coup, maintenant, je vous avoue que je vais garder l'oeil ouvert et vérifier si une deuxième saison finit par être commandée par TV2. En ce qui me concerne, je ne serais pas contre une nouvelle aventure à The Bay !
Dans l'intervalle, permettez que je vous recommande une nouvelle fois de regarder les 8 épisodes de Girl vs. Boy, c'est plein d'énergie et de petites idées sympas, ce serait dommage de passer à côté...

Posté par ladyteruki à 23:10 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-10-12

Calling in sick

Sur le sujet du défi que whisperintherain et moi nous sommes lancés, vous pensiez tout savoir. Oui, nous allons regarder et reviewer tous les pilotes de la rentrée. Aux quatre coins de la planète. Avec entrain et enthousiasme. Tout ça tout ça. Ce que vous ignorez jusque là, c'est que... bon, une saison, ça couvre les trois quarts de l'année, et on s'est dit qu'il y aurait peut-être des moments pendant lesquels le défi nous pèserait un peu. Alors on a établi un système de joker...
Alors, pour le pilote qui est l'objet de ce post... non, j'ai pas posé de joker (ces choses-là sont précieuses et la saison sera longue). Mais croyez-bien que j'y ai pensé. Très fort. On verra, grâce au lien au bas de ce post, si mon compagnon de galère s'en tire mieux que moi...

Vegas

"MAAAIIIS ! Je veux pas y aller !
- Ah non, tu commences pas ton cirque, hein.
- S'il-te-plait !!!
- Non. Quand j'ai dit non, j'ai dit non. Tu y vas et puis c'est tout.
- Mais euh, j'ai pas envi-i-i-e !
- Je veux pas le savoir. La rentrée, c'est la rentrée, alors tu vas faire ta review. Voilà, affaire classée.
- Ouais enfin, euh, d'abord, avec tous les trucs que j'ai, personne va faire la différence si je sèche UNE fois. J'te f'rai dire.
- Eh bien moi, je le saurai.
- Alleeez, je t'en supplie ! Je... je ferai un post sur autre chose ! Tiens, euh... sur The Rickey Smiley Show !
- Non, pour celui-là, whisper et toi avez décidé d'un joker commun, tu te souviens ? C'était tellement pourri que vous avez décidé d'occulter son existence.
- Oh, allez ! Je vais me mettre à pleurer...
- Les larmes ça marche pas sur moi. Tu te mets à ta review de Vegas, un point c'est tout.
- Ok, ok je vais le faire... mais tu trouves pas que j'ai de la température ? On pourrait appeler les lecteurs du blog et leur dire que je suis malade...?
- Mais oui. Et on leur expliquera aussi comment tu t'es goinffré de l'épisode de rentrée de The Good Wife pas plus tard qu'hier.
- ...Bah justement, c'est badass Kalinda qui m'a mis la fièvre.
- Bon ça suffit maintenant, écris ta review.
- Mais c'est pourri, Vegas, merde à la fin ! J'ai pas envie de devoir tartiner un post où je vais lâcher des horreurs sur un pilote de série que j'ai même pas réussi à tester en entier, et sur lequel j'ai l'impression d'avoir tout dit dans un tweet ! C'est ridicule ! Hein ? Franchement ?

- ...
- Non ?
- Bah... si, bon, un peu oui. Allez, va pour cette fois, je te fais un mot.
- Merci ! Hey, je peux rester en pyjama, allumer la télé, et finir la saison de Girl vs. Boy ?
- Vas-y, profite tant que je suis dans de bonnes grâces !
- Et tu crois que je peux finir le Netella ?
- Ho. Pousse pas, non plus."

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 18:56 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-09-12

Murder, she texted

Girl vs. Boy, je ne connaissais pas il y a encore 24h. Mais à quoi servent les world tours, si ce n'est faire des découvertes ? Il ne sera pas dit dans les parages que les cordonniers sont les plus mal chaussés...
Le pitch de Girl vs. Boy a piqué ma curiosité lorsque je suis tombée dessus hier, et j'ai donc décidé de faire des recherches pour tester cette fiction qui s'autoproclamait "premier whodunit romantique de Nouvelle-Zélande". De quoi ? Premier whodunit romantique ? Jamais entendu ce terme avant. Et ça implique qu'il y en a eu ailleurs...? Que cache ce terme étrange ? Oh, ça sent l'arnaque...

22 minutes plus tard, je suis en mesure de vous confirmer, pouces levés, que cette série néo-zélandaise pour la jeunesse change réellement de l'ordinaire. C'est le genre de série qui ne vous fait pas regretter un instant de tenter des séries hors de votre groupe démographique. J'ai le double de la cible et j'ai trouvé l'idée fraîche, amusante et très divertissante ! Bon, d'accord, j'ai regardé le pilote à 6h du matin, mais quand même.

Attendez, on rembobine ; je suis allée trop vite. Expliquons un peu de quoi parle Girl vs. Boy, et voyons ensuite si l'appellation de "whodunit romantique" se justifie...

GirlvsBoy-Cap

Diffusée cette été par TV2, Girl vs. Boy est une tentative que l'on doit à KHF, déjà à l'origine de la webserie Reservoir Hill, une initiative interactive récompensée par un International Digital Emmy Award en 2010.

Tout commence à The Bay, une petite bourgade fictive de Nouvelle-Zélande, élue 3e banlieue la plus agréable à vivre du pays. The Bay est un petit coin de paradis typique des séries inoffensives : il y a la mer, la campagne, des rangées de maisons, et des gens adorables partout. Eh oui, à The Bay, comme nous l'explique l'héroïne d'entrée de jeu, tout le monde se connait, se salue en se croisant, et les enfants des voisins grandissent côte-à-côte, se marient et continuent de faire prospérer cette charmante petite ville. Très franchement, ça ressemble presque à l'univers des Stepford Wives, la mer en plus.
Et pourtant, à cause de Maxine, l'héroïne, tout cela va être mis en danger.
Lors d'une fête célébrant les fiançailles d'un des jeunes couples de la ville, tout va basculer. Maxine est en effet supposée porter un toast aux fiancés, mais au dernier moment, elle égare ses notes et doit improviser. Son discours maladroit va finir par causer une rupture terrible : Hailey et Tim, les amoureux les plus populaires de The Bay, présents à la fête, se séparent avec toute la ville comme témoin.

Comment ? Pourquoi ? C'est ce que va tenter de découvrir Maxine qui, avec sa queue de cheval rousse et ses grands yeux innocents, n'en est pas moins une Jessica Fletcher pleine d'énergie et d'entêtement. Elle va tenter de comprendre comment une parole malheureuse de sa part a déclenché une réaction en chaîne aussi dramatique. C'est que, progressivement, toute la ville prend partie dans cette rupture, les filles contre les garçons, et The Bay, autrefois troisième banlieue la plus agréable à vivre du pays, devient un véritable champs de bataille...

Alors, qu'est-ce qui fait que Girl vs. Boy change résolument de l'ordinaire ? Déjà parce qu'il n'y est absolument pas question de reprendre les clichés de la série pour ado/préado avec une héroïne qui chante ou qui a des pouvoirs, et ça c'est le bien. Ensuite parce que, quand bien même il y est question d'une histoire d'amour qui tourne mal, l'intrigue ne tourne absolument pas au soap dissimulé sous un artifice quelconque, comme on aurait pu le craindre (et comme Pretty Little Liars, dont Girl vs. Boy a été le lead-in cet été sur TV2, le fait). Enfin, et surtout, parce que le ton de Girl vs. Boy est réellement une comédie déjantée, tirant partie de ses dialogues, ses gags et ses situations rocambolesques pour emmener ses jeunes spectateurs dans une enquête pas comme les autres, avec comme décor une ville un peu toquée derrière ses apparences proprettes.
La série est, de surcroît, menée par un personnage principal à la fois gauche et naturel, incarné avec beaucoup d'énergie par une jeune comédie absolument charmante, avec laquelle il est très facilement possible de se laisser emporter dans le tourbillon des évènements. C'est d'autant plus important que, comme un nombre grandissant de  séries, Girl vs. Boy est encadrée par une voix-off quasi-permanente, alors autant faire le chemin avec une héroïne sympathique.

Toutefois, revenons sur cette histoire de "romantic whodunit", voulez-vous ? Le propre d'un whodunit est que l'on n'est pas supposés connaître l'auteur du crime initial. Dans le cas présent, ce "crime" est la rupture de Hailey et Tim... et la criminelle s'autoidentifie dés le début de l'épisode : c'est la narratrice, Maxine ! Bon, vous le voyez, l'étiquette que se colle Girl vs. Boy est légèrement à côté de la plaque, mais tellement moins que je le craignais en lançant l'épisode...

Ça fait vraiment du bien de voir qu'il y a encore des idées originales en matière de séries pour la jeunesse. Je suis affreusement blasée, sans doute (et avoir la trentaine n'arrange sûrement rien à l'affaire), mais j'ai toujours la crainte que ces séries soient en première ligne vers l'uniformisation ; c'est la faute de Disney, évidemment, qui nous inonde de produits bien souvent (pas toujours) copiés les uns sur les autres.
A l'heure où les pays passent leur temps à se refiler des formats, comme on l'évoquait il y a quelques mois, il y a encore de la place pour l'innovation, et ça c'est bien chouette. Parce que les remakes et les adaptations et les copies officieuses, bon... c'est génial à regarder de loin, parce que c'est fascinant de voir comment les marchés sont perméables les uns aux autres en dépit des distances géographiques ou culturelles, mais à regarder, de façon concrète, ça donne quand même rarement des séries épatantes. Dans le cas présent (et ça ne m'arrive pas souvent) j'ai été amusée (gentillement amusée, hein, c'est pas la révélation de l'année évidemment) par une série qui ne m'était pas destinée, et je me suis dit qu'elle était regardable par tout le monde. Typiquement le genre de série que KD2A diffusait volontiers au bon vieux temps, et que je recommanderais aujourd'hui sans problème à la jeune génération, sans craindre de la voir s'abrutir ou, pire, de se mettre des idées tordues en tête.

En tout, la première saison de Girl vs. Boy ne compte que 8 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. C'est peu, mais ça permet de ne pas étirer l'enquête de Maxine en longueur, je suppose. A l'heure actuelle, je n'ai trouvé aucune trace d'un renouvellement.
Mais si j'avais un message à faire passer à TV2, ce serait, pour le bien de tous les jeunes téléphages en herbe abrutis depuis des années par les Hannah Montana et autres cavaliers chantants de l'apocalypse, de renouveler cette petite série pleine d'énergie. Allez, quoi, elle est nommée pour les New Zealand Television Awards, ça doit bien vouloir dire quelque chose !

Allez, histoire de finir sur une note positive, je vous propose la bande-annonce de la série, comme ça vous vous ferez une idée par vous-mêmes...

Posté par ladyteruki à 07:11 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]