ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

14-06-09

Give credit where credit is due

Je vous propose souvent des génériques, certains de qualité, d'autres moins, certains recherchés, certains bêtes à manger du foin, bref. Aujourd'hui, je suis tombée complètement par hasard (ou plutôt par le genre de hasard qui fait qu'on clique sur un sujet et qu'on se met à lire tout ce qui traine) sur le site de DIGITAL KITCHEN. Un nom qui ne parle pas nécessairement au premier abord mais dés que je vais vous expliquer de quoi il retourne, la lumière va jaillir, vous allez voir.
DIGITAL KITCHEN est une agence qui s'occupe de développer des génériques.

J'ai toujours pensé instinctivement que ce n'était pas la production d'une série qui s'occupait du générique. Principalement dans le cas des bons génériques qui vont avec de mauvaises séries, et vice versa. Tenez, prenez Point Pleasant : très bon générique, mais rien à voir avec la qualité de la série. C'est donc bien que son concepteur ne travaillait pas sur le show. Cela semblait donc évident pour certaines séries, mais je ne m'étais jamais piquée de le vérifier. Et puis là, par hasard vous disais-je, je suis tombée sur le site de DIGITAL KITCHEN qui effectivement produit (entre autres) des génériques. Et leur palmarès a de quoi faire baver n'importe quel téléphage, jugez plutôt quelques uns de leurs accomplissements :

Dexter_generique_580   GhostWhisperer   TrueBlood_580   SixFeetUnder

Eh ouais, quand même. Sans compter aussi The Company (comment n'ai-je pas pensé à proposer ce générique plus tôt), Rescue Me, Nip/Tuck ou encore House. Que du bon, quoi.
Alors, devinez quoi ? Se donner du mal pour un générique, c'est payant : à l'exception de Rescue Me et True Blood (mais pour ce dernier, dans un mois on aura les nominations des Emmys et ce sera la 1e année d'elligibilité de la série, attendons de voir), tous ces génériques ont reçu au moins une nomination aux Emmy Awards, et plusieurs ont été récompensées d'un trophée.
Comme quoi, avec tous leurs génériques de 10 secondes, un grand nombre de séries du moment n'ont rien compris aux multiples bienfaits d'une mise en bouche digne de ce nom ; on ne fabrique pas simplement une jolie video, on ne se crée pas juste une identité : on marque les esprits.

C'est peut-être l'influence de Teruki Paradise sur mon esprit malade, avec ses videos en format court à la pelle, mais je trouve qu'il serait intéressant qu'on puisse trouver sur un site quelconque (au hasard... SeriesLive ?) une indication plus systématique quant à ceux qui sont derrière nos génériques préférés. C'est quand même drôlement intéressant de constater qu'il y a des gens qui ont autant d'excellence dans ce domaine que le studio DIGITAL KITCHEN, non ? Et puis, pourquoi pas, ça vaudrait aussi bien pour l'aspect video qu'audio, d'ailleurs. Tenez, vous saviez par exemple que le compositeur du générique de 30 Rock était le mari de Tina Fey ?

Merde alors, on dirait presqu'un post éducatif. Vite, vite, une video pour compenser... Ah, je sais : oh, le joli making-of ! Ouf, l'espace d'un instant, j'ai failli être sérieuse.

Posté par ladyteruki à 19:28 - Médicament générique - Permalien [#]

28-12-08

On l'a perdu pour de bon

Vous le savez, Jay Mohr est le seul acteur blond que j'accepte de regarder sans avoir un sac en papier à portée de main.
Vous le savez peut-être aussi, mais cet imbécile s'est cru obligé d'épouser ce truc, pensant vraisemblablement faire une affaire sauf qu'il était arrivé 10 ans trop tard et que le produit s'était très largement défraîchi dans l'intervalle.

Donc là, on se dit : "ok, il est cinglé, mais ça va s'arrêter là".
Non. Ce n'était pas encore assez.

Il a fallu ensuite qu'il aille se commettre dans Ghost Whisperer (où il a ramené son ersatz d'épouse d'ailleurs, comble de l'horreur), puis dans Gary Unmarried... et on pensait qu'il ne descendrait pas plus bas.

Jusqu'à ce qu'on apprenne ça.
Ça y est, on l'a perdu pour de bon. Jay Mohr est bon pour l'asile. Sans espoir de rémission.

PS : oui, les posts sont light en ce moment, falalalala, tout ça tout ça... Pis personne ne commente le pilote de SPACE 2063, donc je vous snobbe.

Posté par ladyteruki à 14:02 - Point Unpleasant - Permalien [#]

03-12-08

Et pourtant c'est pas le printemps

Effectivement, depuis que j'ai ouvert toute une rubrique dédiée aux requêtes étranges qui vous mènent ici, vous vous en donnez à cœur joie. Ou bien, vous étiez pervers avant mais je m'en rends compte seulement maintenant qu'une rubrique vous est consacrée...? En tous cas vous avez les hormones en feu, pour la plupart d'entre vous. C'est pourtant pas la saison...
Ah et yen a un ou deux qui parlent de séries télé aussi, j'ai pas bien compris ce que ça foutait là.

- "lee pace hetero"
C'est un peu comme la psychanalyse : plusieurs écoles de pensée s'affrontent. Moi, j'avance qu'il est bi, comme ça tout le monde est content et a droit à un petit morceau. Je sais déjà celui que je veux, d'ailleurs.

- "traire un sex"
Euh... voir paragraphe précédent ?

- "james lafferty sort avec sophia bush"
Ça vous travaille, hein ? En fait j'ai entendu dire que, depuis l'été, elle sortait avec Conan O'Brien. Ce qui prouverait que j'ai les mêmes goûts qu'elle, et qu'il a les mêmes goûts que moi.

- "punky brouster"
C'est pas la copine de Lizzie MacGouailleur ?

- "voir des episodes de ghost whisperer"
Pour quoi faire ?

- "Kathryn Morris anorexique"
Bah ! Non ! Pourquoi vous dites ça ? C'est pas parce que ça pèse 30kg toute mouillée que...

- "à quand lady oscar sur ladytelephagy"
Mais ?! Qu'est-ce que c'est que ça ? Depuis quand je prends vos commandes ? Et depuis quand je vous parle d'animation nippone ? Vous êtes d'un présomptueux, jeune homme ! Nan parce que, vu les résultats de cette requête, je pense savoir qui en est à l'origine... très discret ! Tout ça pour dire : ne comptez pas sur un post sur Lady Oscar !
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Posté par ladyteruki à 21:29 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

27-11-08

Le pouvoir de l'eyeliner nous sauvera !

Il y a récidive, mais je suis bonne joueuse. D'accord, je ne comprendrai jamais le succès de Ghost Whisperer (je t'aurais annulé tout ça dés la première saison, avant que Jay Mohr n'ait envie de payer de nouvelles lèvres à son épouse, hop, d'une pierre deux coups) mais j'ai l'honnêteté de reconnaître qu'au moins, le générique est bon. On en a déjà parlé et je pensais qu'on était d'accord.
Et puis, j'ai vu ça.

"ladytelephagy n'aime que ghost whisperer"

eyelinerpowa

Alors clarifions les choses tout de suite.
C'est vrai que comme toutes les filles, je regarde parfois les pubs pour l'eyeliner. Mais pas pendant 45mn.

Posté par ladyteruki à 19:26 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

27-09-08

[DL] Ghost Whisperer

Je me souviens avec effroi du jour où j'ai regardé le pilote de Ghost Whisperer. Je me suis dit : "ce Tru Calling du pauvre ? (à moins que ce ne soit l'inverse) ...ça ne marchera JA-MAIS". Alors imaginez ma surprise quand j'ai vu que non seulement ça marchait, mais ça marchait même bien. Se référer aussi au post de tout-à-l'heure.
Le samedi, parfois, je tombais dessus, et à chaque fois je me disais avec insistance : "t'as du voir un épisode plus faible, regardes-en un autre, tu changeras d'avis". Je n'ai jamais changé d'avis. Mais j'ai ma persévérance pour moi.

GhostWhisperer
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais bon, puisque de générique il est question ici, dans le cadre de notre jeu sur les génériques, alors voici l'ouverture de Ghost Whisperer, qui me semble très réussie. C'est largement plus énigmatique et stylé que la série en elle-même, on y voit assez peu JLH, et en prime, ya un côté vaguement Carnivàlesque. Je suis donc satisfaite, et aime le générique de façon inversement proportionnelle à la série.
Il y aurait Jay Mohr dedans, ce serait impeccable. Mais j'ai ptet pas la bonne saison ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ghost Whisperer de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:49 - Médicament générique - Permalien [#]

26-09-08

[GAME] Devinez, c'est gagné !

Vous n'êtes pas sans savoir que dans mon chez moi informatique, c'est le branle-bas de combat depuis plusieurs semaines et que je tente d'y organiser le chaos, notamment du côté des génériques que j'essaye de rassembler quand tout plein d'entre eux sont dispersés un peu partout. Du coup je retombe sur plein de merveilles, plus ou moins insoupçonnées, et je me suis dit que j'allais faire tourner !

Alors je vous propose un petit jeu en ce premier weekend d'automne... Je vous invite à deviner "les meilleurs génériques des pires séries". En gros, il s'agit d'essayer de trouver les séries que je déteste, parfois même avec acharnement, mais dont j'adore le générique. Et chaque fois que vous en trouvez un, je l'uploade ; vous avez une semaine pour essayer d'en trouver un maximum ; vendredi prochain, je vous donnerai les titres que vous n'avez pas trouvé, mais c'en sera fini pour les videos.
Ça vous tente ?

Bon, je ne vous laisse pas comme ça, hein, je vais vous donner des indices pour chaque série concernée. Mais essayez aussi de lire un peu par-ci par-là, de voir quelles séries je n'aime pas d'ordinaire, tout ça... ça peut aider, même si je ne dis pas pour autant que toutes les séries ont déjà été mentionnées sur ce blog par le passé.

1 - Une série soapesque > General Hospital
2 - Une série au titre botanique > One Tree Hill
3 - Une série d'hôpital très inhospitalière > Kingdom Hospital
4 - Une série Raimi > Cleopatra 2525
5 - Une série I see dead people > Ghost Whisperer
6 - Une série dans l'univers des comics > Birds of Prey
7 - Une série des 80s en milieu riche > Dallas
8 - Une série avec Richard Burgi > Point Pleasant
9 - Une série au pied des montagnes > Everwood
10 - Une série trash > Nip/Tuck

Evidemment, aucun de ces génériques n'a déjà été ajouté au flacon. Donc pas de True Blood, pas d'Angela's Eyes, pas de Secret Life of the Machin Bidule, non, rien de tout ça. Mais je me suis arrangée pour qu'elles soient toutes relativement connues, je suis pas garce à ce point !
Et en plus, vous avez droit à une question (et une seule) pour chacune, vous pouvez les poser ci-dessous... indiquez simplement son numéro, ok ?

Allez, tentez votre chance, ya du générique en bonne (parfois très bonne) qualité à la clé !

Posté par ladyteruki à 21:09 - Games On - Permalien [#]

18-08-08

Silence... Moteur...

Parce qu'en ce moment ma vie est pleine de bouleversements (tenez, par exemple maintenant je regarde mes séries sur un écran LCD !), je me suis lancée dans des fouilles archéologiques, il y a quelques jours, et je suis retombée sur mon cahier vert.
Ah, je ne vous ai pas encore parlé de mon cahier vert, et pourtant cette brave bête me suit depuis 2001, et c'est mon petit trésor à moi.
Mon cahier vert, je l'ai commencé quelque part pendant le premier semestre 2001, et de déménagement en déménagement, il m'a accompagnée, m'a fait rire, m'a un peu émue aussi, et puis très souvent, il m'a donné envie de revoir de bons vieux épisodes que j'avais un peu laissés de côté, ce qui, vous êtes d'accord, est plutôt bête lorsqu'on a une copieuse téléphage-o-thèque comme la mienne qui ne demande qu'à être vue, revue, et rerevue. Et rererevue.
Je crois qu'il n'y a pas une personne de mon entourage, parmi les non-téléphages, qui n'ait pas eu droit à mon cahier vert lors d'une conversation. Quand je sors mon cahier vert, c'est que la contagion a déjà commencé, mais vous ne le savez pas encore ; ça fait longtemps d'ailleurs, que j'ai pas eu à contaminer quelqu'un... c'en est presque triste de m'entourer de toujours plus de téléphages.

Bref, mon cahier vert, c'est mon cahier à citations de séries télé.
Il y a des citations courtes. Celles-là, permettez que je les garde dans ma manche, si ça ne vous fait rien, je pense que nombre d'entre elles trouveront leur utilité... quelque part. Nan, j'ai pas envie d'en dire plus pour le moment !
Et puis il y a les citations longues... et il faut bien le dire, en ce qui me concerne, il en va dans les citations de séries télé comme du sexe : plus c'est long plus c'est bon (c'est vrai des éclairs au chocolat, également).

Bon, tous les téléphages en ont un, donc je ne vous fais pas un dessin.
...
Hein ?! Vous n'en avez pas ? Mes pauvres amis, je ne sais plus que faire de vous. Je veux bien essayer de vous éduquer mais on part de loin, quand même.
Bon, ça tombe bien, aujourd'hui j'ai décidé de vous inculquer les mauvaises manières à propos d'une série qui me tient à cœur depuis un peu moins de 10 ans maintenant. Pour tout dire, je n'aurais jamais osé rêver qu'elle pourrait sortir un jour en DVD, ni en France ni ailleurs, et pourtant c'est bel et bien le cas.

Donc comme vous m'êtes sympathiques, que j'ai passé deux bonnes heures à rigoler nostalgiquement dans mon coin (en attendant le mec des urgences vétérinaires... mais je sens que ça vous intéresse pas, hein) et que j'aime bien partager (si mes diverses activités sur le net ne l'avaient pas encore démontré), j'ai décidé de choisir UNE citation de cette série, et de vous l'offrir pour le plaisir des yeux.
Mais rien qu'une, parce que je sais pas si vous en avez mérité plus. Avec la participation déclinante à la Pitchenette, laquelle ne passera pas le cap de la rentrée comme c'est parti, je ne suis pas vraiment convaincue de votre enthousiasme... Hm ? Vous me suivez ?

La citation que j'ai choisie est idéale, parce qu'elle peut se prendre tout-à-fait hors contexte, mais qu'elle donne envie de s'intéresser à la série quand même. Enfin c'est mon opinion biaisée mais elle n'est pas moins valable qu'une autre, après tout.

Et puis ça me donne, ENFIN, l'occasion de parler d'une série que je cherche à aborder depuis plusieurs semaines (en l'espace d'environ deux mois, je me suis tapé l'unique saison deux fois...), et que, comme je n'arrivais pas à venir à bout du DVD (qui a un petit bug) pour vous offrir l'épisode en section La preuve par trois (et pourtant mes collègues de Teruki Paradise qui m'ont aidée sur l'aspect technique des choses m'en sont témoins, j'ai vraiment essayé), je vais quand même pouvoir partager ma séquence préférée de toute la série... j'ai nommée : Action!.

Nan parce que, Action!, comment vous dire ? C'est un peu la série que si tu lui dis de faire un truc, elle va forcément le prendre par le bout auquel tu ne pensais pas (un peu comme le génie dans l'épisode Je souhaite de X-Files).
Exemple : tu lui dis qu'il faut que ça se passe à Hollywood, alors du coup, la série se lance dans un portrait au vitriol de l'industrie du film. Tu lui dis qu'un des personnages principaux doit être une pute, alors du coup ça devient le personnage le plus intelligent de la série. Tu lui dis de rester légère, alors du coup ça frise la satire politique par moments...
Une seule constante rassurante : l'humour trash.
Parce que le bon goût, on laisse ça aux autres, vous comprenez ? Non monsieur, nous ne mangeons pas de ce pain-là !

Donc avec des persos ni aimables ni détestables, des intrigues à la mords-moi-le-nœud, des répliques au hachoir et une bonne louche de mauvais esprit par-dessus, je ne peux qu'être fan, forcément.
Oh, et ai-je mentionné Jay Mohr ? (qui depuis, et c'est l'un des drames de ma vie, s'est commis à se marier avec ça ; les sacs en papier sont sous vos sièges... et comme si Ghost Whisperer n'était pas une série suffisamment navrante où aller compromettre son don, il a fallu qu'il y ramène son épouse pour que le musée de horreurs soit à son comble... mais passons vite sur cette page sombre, une de plus, de l'histoire de la télévision)
Sans Jay Mohr, ce serait déjà drôle, mais avec Jay Mohr et son sourire de requin, la série vaut cent sous de plus. Je crois que peu d'acteurs parviennent à dégager la même dose équilibrée d'antipathique sympathie. Et cela en sachant parfaitement se montrer d'un cynisme ravageur, tout en ayant l'air tellement pitoyable qu'on n'a qu'une envie, c'est entretenir une relation d'amour-haine avec ce type. Si je devais le rencontrer un jour dans la rue, je ne sais pas encore si je commencerais par me pendre à son cou ou par le gifler. Espérons que si un jour ça arrive, je serai suffisamment habile pour faire les deux à la fois, et résoudre ainsi mon dilemme !

Ah, je pourrais aussi mentionner les seconds couteaux, les guests, et tout et tout, mais franchement non, je suis de ceux qui trouvent que ça fait partie des petits plaisirs de la vie que de reconnaître tel acteur (avec des cheveux !) ou telle actrice (avec trois répliques !).
Mais comme personne d'autre ne vous le dira, et que vu votre cas, vous ne le verrez pas vous-même, je vais quand même vous confier qu'on y retrouve Jack Plotnick, dans un rôle assez proche de celui qu'il tenait dans Rude Awakening... en pire, évidemment, puisque tout est pire dans Action!.

Le dialogue que je vais vous livrer, évidemment, ne s'apprécie pleinement que devant la série.
On sait tous ici que sans l'intonation, le jeu des acteurs, et bien-sûr les compétences techniques du staff de la série (cadrage, éclairage, montage, photographiage... plein de mots en -age, quoi), on n'a que la moitié de l'intérêt d'un dialogue... mais comme ce fichu DVD ne me permet pas de vous offrir l'épisode en vrai, hein, faudra faire avec ce que je peux vous donner.
Bon, dernier point de détail, en 2001, j'avais pris le dialogue directement à partir des sous-titres de la VO sous-titrée, mais j'ai pas le courage d'aller vous rechercher les dialogues en VO pour essayer de voir si je peux faire une traduction plus meilleure... pas pousser non plus.

[Intérieur jour. Le producteur Peter Dragon, ainsi que ses deux assistants Wendy et Stuart, sont convoqués par une commission du Sénat pour s'expliquer quant à la teneur des films des productions Dragon, devant un parterre de journalistes.]
Peter Dragon (finissant son témoignage) : Je dirai pour conclure, Monsieur le Sénateur, qu'en montrant la violence brute, Hollywood espère promouvoir la tolérance. On peut ne pas aimer mes films, mais leur droit d'exister fait la grandeur de cette nation.
Le Sénateur : Beau ramassis d'âneries, Monsieur Dragon. Vous osez, dans un costume à 3000$, affirmer devant ce comité que la violence n'y est pas excessive ?
Dragon : Mes films ne font que refléter la culture dominante... Je n'incite pas à la violence, je ne fais que décrire la réalité quotidienne de ce pays.
Le Sénateur : Oh, vraiment ? Dans votre film intitulé "Mère de sang", vous présentez l'histoire d'une jeune femme qui couche avec ses domestiques, avant de les assassiner et de les dévorer ! Est-ce le genre de choses que les Américains vivent à longueur de journée ?
Dragon : Chez mon ex-femme, oui... Héhé !
Le Sénateur : . . .
Dragon : Un peu d'humour ! Les journalistes se marr- ah non, pardon.
Le Sénateur : Vous ne devriez pas prendre ça à la légère ! Votre industrie toute entière est également accusée de discrimination raciale.
Dragon : Hollywood est très sensible à ce problème. Stuart ! [Stuart lui tend un document en tremblant] Relax ! ...Ecoutez-moi ces chiffres : en 1987, Monsieur le Sénateur, 95% des tueurs maniaques à l'écran étaient des hommes blancs, et déjà l'an dernier, 50% de ces mêmes tueurs étaient des Noirs, des femmes ou des Porto-Ricains. C'est un progrès dont je me réjouis !
Le Sénateur : Vous êtes papa d'une petite fille, non ?
Dragon : Ça n'a rien à voir.
Le Sénateur : Elle s'appelle Georgia. Elle a 10 ans, je crois...?
Dragon (entre ses dents) : Ne faites pas ça.
Le Sénateur : A-t-elle vu votre film intitulé "S.O.S. Paras" ?
Dragon : Il est interdit aux enfants !
Le Sénateur : Il contient 357 actes violents, 175 mots grossiers et 4 scènes d'amour entre lesbiennes. Est-elle fière de son papa ?
Wendy (à l'oreille de Dragon) : On ferait mieux de partir...
Le Sénateur : Comment pouvez-vous la regarder en face ?!
Dragon : Je m'arrange. Je ne subventionne pas la culture du tabac au détriment du Fonds contre la Faim. Je ne suis pas pro-armes. Toutes les miennes sont fausses, Sénateur ! Je ne défends pas le pétrole koweïtien tout en ignorant le génocide en Afrique dont se foutent les groupes pétroliers qui me financent. Les voilà vos productions ! A vous tous !
Le Sénateur : Vous frisez dangereusement l'outrage !
Dragon : Moi, je suis outragé par vous, vieilles putes hypocrites ! Moi, je contente le public !
Le Sénateur : Et que croyez-vous qu'il veuille, exactement ?!
Dragon : Je vais vous dire ce qu'il veut. Il veut des poursuites, des carambolages, des nichons et des latinos sexys. Des cow-boys virils et muets, des flics qui contournent la loi, des happy ends, des extraterrestres zigouillés, sauf s'ils sont mignons, des héros qui gagnent, des méchants pulvérisés dans une explosion, et surtout, Sénateur, ils veulent aller au cinéma pendant une heure et demie pour oublier le bordel que vous foutez.

Laissez-moi prendre un instant pour terminer de jouir, voulez-vous ? La première fois que j'ai vu cette scène, j'ai eu un orgasme téléphagique.
Les cinquante fois suivantes, aussi.

Donc maintenant, la seule chose que je peux ajouter, c'est : Action!, l'unique saison en DVD, 20€ bien dépensés, dans toutes les bonnes crèmeries.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Action! de SeriesLive.   

Posté par ladyteruki à 06:35 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

06-06-08

La mort vous va-t-elle bien ?

Parfois, je me dis que moi aussi, je manque cruellement de culture... De culture téléphagique, s'entend. Je fouille et fouille ma mémoire, encore et encore, mais rien à faire, je ne parviens pas à me souvenir qu'il y ait eu, par le passé, une telle effervescence autour de la mort. Oh, je ne dis pas, il y a toujours eu des séries pour en parler... mais pas autant que depuis, disons, une dizaine d'années, quoi.
Mais ça me ferait plaisir que vous me contredisiez, cela dit.

Y a-t-il une mode ? La mort, c'est in ?
Ou avons-nous au contraire, en réaction à un certain nombre d'évènements réels ([insérez ici encore une référence au 11 septembre]), besoin de nous interroger plus encore à son sujet ?
Je ne saurais vous dire, mais je sens comme une sorte de morbidité ambiante ces dernières années...
Et un fort taux de mortalité télévisuel.

Dead Like Me, Six Feet Under, Ghost Whisperer, Dead Last... dans combien de séries flirtait-on autant avec la mort, il y a par exemple 20 ans ? Et encore, je ne cite que des séries où il faut gérer la mort. J'aurais pu ajouter Tru Calling où l'on tente de l'éviter. Tiens, voilà une bonne occas' de parler de Mop Girl ! (mais non)
Enfin, bon, ce que je voulais dire, c'est que ça fait autour d'une décennie qu'on nage dans les histoires mortelles. Ah désolée, mais j'étais obligée de la faire, celle-là !

Pourtant, je ne sais pas pour vous, mais je n'ai pas spécialement l'impression que la société aborde la mort avec plus d'aisance qu'avant. Allez, essayez donc de parler d'euthanasie, pour voir ! Alors en quoi est-ce plus facile d'aborder le sujet à la télévision ? Comment se fait-il que le sujet ne... refroidisse plus autant les créateurs et/ou les directeurs de programmes ? D'où vient que les spectateurs ne boudent pas ces séries (à défaut de faire systématiquement des succès d'audience, la plupart ont souvent un joli succès d'estime) ? Quel peut bien avoir été le processus intellectuel des scénaristes de tous poils pour réussir à apprivoiser ce thème ? Je serais vraiment curieuse de le savoir.
Quand on voit à quel point une série comme Pushing Daisies a su apporter du merveilleux à la mort, on ne peut que constater, épaté, le chemin parcouru.

Cela étant, on ne va pas se mentir, hein, d'ailleurs si je mens je vais en... moui euh, restons prudent. Donc, ne nous voilons pas la face, disais-je : la mort, dans un nombre incalculable de séries n'en ayant pas fait l'un des éléments centraux de leur pitch, leur mythologie ou leur propos, c'est encore un gros trucs lourd et glauque, mal utilisé.
La faute à qui ? A tous ces experts qui y vont chacun de leur rationalisation, leur déshumanisation, leur désincarnation de la mort. Ces dernières années, la mort, ça n'a été pour tous ces types qu'un évènement à analyser, pas une expérience à éprouver. Tous ces spécialistes de la frigidité émotionnelle ont cherché le comment. Pas le pourquoi. Pas le quoi. Pas le où... En se bornant au factuel, au déductif et au logique, ces encéphales sur pattes nous ont éloignés de ce qu'est réellement la mort. Il n'y avait presque plus de place pour l'émotion.

Non, je dis "presque", parce que bon, de temps en temps, on versait une petite larmouchette, quand même ; on n'est pas des bêtes ! Tenez : si la victime était un enfant, par exemple. Ah, ça marche bien, ça, les enfants, au niveau pathos. On peut toujours compter sur un frêle enfant crevé dans des circonstances abjectes pour faire pleurer dans les chaumières !
Bon, mais en-dehors de ça...

Par là-dessus, il y a encore toutes les séries qui se servent scénaristiquement de la mort comme d'un vulgaire gadget narratif. Une telle n'a pas su renégocier son contrat ? Schlack ! On tue son personnage à la rentrée. Que faire de ce personnage devenu complètement inutile ? Rien, on va juste l'éliminer par voie naturelle (ou si on a un tout petit peu d'imagination, le faire s'élever dans un autre plan dimensionnel). Et sans compter tous ces guests qui signent pour trois ou quatre épisodes, histoire de jouer la maman retrouvée ou des conneries de ce genre, et qui, pour faire du drame facile, meurent foudroyés ou terrassés par une maladie incurable... comme tout cela est pratique.
Voilà des ficelles qu'on retrouve dans divers soaps, mais hélas ces procédés ne leur sont pas réservés.

Oh, eh, attendez, hein, je ne fais pas de généralités à la louche ! Je reconnais bien volontiers qu'il y a d'excellents exemples de morts habilement dépeintes et traitées !
Oui ? Qu'entends-je ? Là, dans le fond ? Qui a dit "Joyce Summers" ? Mais absolument, excellent exemple. Un traitement de la mort comme on voudrait en voir partout. Euh, non, je ne prèche pas pour une hécatombe de personnages télévisés ; je voulais dire : "un traitement de la mort de la qualité duquel on souhaiterait en voir plus souvent". C'est mieux.
Mais reste qu'une grande majorité de morts sont académiques, sans intérêt, et passablement mal abordées.

Par une belle écriture sur le difficile sujet de la mort, de quoi je parle, en fait ? Eh bien, autre exemple, de la saison 3 de 8 Simple Rules.
Le contexte en était certes particulier, mais il a permis que la série parle de la mort avec sensibilité, tout en ayant le recours de l'humour pour éviter la sensiblerie. Tout bon. Une saison d'anthologie. Quel dommage que nous ayions dû perdre John Ritter pour en arriver là ! [soupir] Je ne m'en remettrai jamais...

En tous cas, pour revenir à nos cadavres de moutons, j'ai le sentiment que la mort est un sujet fort de la dernière décennie télévisuelle. Mais... mais alors ? Les détracteurs de la fiction télévisée auraient-ils raison ? Les séries banalisent-elles la mort ?
Ah, si seulement. D'une certaine façon, je trouverais ça rassurant ; nous aurions ainsi la possibilité d'apprivoiser cette période que j'oserai qualifier de sombre (je ne recule devant aucune plaisanterie facile, aujourd'hui !).

Mais vous et moi, ami téléphage, savons que ce n'est pas le cas. Et qu'il reste encore beaucoup à faire pour donner ne serait-ce que l'impression d'avoir fait le tour du sujet (et notez bien que ce ne serait jamais qu'une impression, de par l'essence-même du sujet).
D'une certaine façon, nous en parlons plus, mais en parlons-nous forcément mieux ? Nous n'avons pas encore la possibilité d'explorer pleinement cet aspect des choses, émotionnellement parlant. En tant que téléphage, il m'est arrivé très souvent de ressentir de l'empathie pour une histoire triste, de me réjouir par procuration d'une jolie relation amoureuse, ou de ressentir de la colère. C'est même à mon sens tout l'intérêt de regarder des séries : la variété d'émotions qu'on peut se prendre en plein visage tient du plus haut impressionnant. Mais rares, très rares, sont les séries qui savent, finalement, faire écho à ce qu'on ressent face à la mort. Rares sont les séries où l'on ressent réellement la mort d'un personnage comme une tragédie, une perte, un manque cruel. Il y a certains acteurs que je pleure sans les avoir jamais rencontrés, mais aucun personnage n'a su vraiment aller jusque là (pourtant je vois plus souvent les personnages que les acteurs, allez comprendre).
C'est peut-être le prochain défi de la fiction télévisée ? Parvenir à nous toucher à ce point ?

Alors, que manque-t-il ? Au moins deux choses, je dirais. Et de l'une d'entre elles je n'ai jamais parlé. Donc je commencerai bien évidemment par l'autre afin de faire perdurer le suspense...

Première chose, il nous manque une série qui relèverait le défi de suivre une mort inexorable, une vraie. Celle où la maladie guette, tapie dans l'ombre, sans permettre de dealer des produits prohibés, ce serait trop facile d'avoir ce ressort scénaristique pour cacher le drame qui se déroule, non, je vous parle d'une bonne maladie qui rongerait le corps, l'âme et l'entourage, comme de l'acide. Quelle série saura nous parler vraiment d'une maladie mortelle ? Depuis que Corky nous a parlé du SIDA, et ça date (mais c'était fait avec une telle grâce...), je n'en ai plus vu aux Etats-Unis (pour le Japon, mentionnons vaguement 1 Rittoru no Namida même si son propos bien-pensant a tout gâché). Envoyez les références en commentaire, s'il le faut.
Pourtant l'intensité dramatique est là, pleinement potentielle, inutile de la noyer sous d'autres rebondissements. Ne me dites pas que c'est impossible ! Avant Six Feet Under, je suis sûre que tout le monde pensait qu'une série sur les croque-morts était impossible ! On n'y aurait même pas songé, tellement c'était impossible. Il a fallu attendre Alan Ball. Alors pas de ça avec moi, on peut, et peut-être même qu'on doit par les temps qui courent, oser une série qui nous parle réellement d'une maladie dont l'issue serait courrue d'avance.
Comme chacun sait, ce n'est pas la destination... Suivre quelqu'un qui sait qu'il va mourir, sa façon de gérer la fin de sa vie, ses sursauts d'envie de vivre et son épuisement, ses proches qui doivent admettre le fait qu'il va partir mais est encore là, etc. Franchement, vous imaginez ce qu'on peut transmettre comme foule de messages, comme ça ? Ce qu'on peut partager comme émotions, avec une telle série ?

La seconde... et tendez bien la souris parce que c'est de l'inédit total, là...
Il y a environ 7 ans, j'ai commencé à imaginer une série qui dépeindrait la vie de quatre octogénaires. Chacun y combattait l'approche de la mort à sa façon. Ils vivaient dans trois petites maisons aux jardins mitoyens, et comme dans tous les quartiers de vieux, ils se croisaient souvent pendant leurs longues journées polycopiées sur les précédentes, et savaient la mort proche. Mais chacun avait sa façon de la combattre ou de l'attendre (il y avait aussi, dans mon schéma, deux autres personnages plus jeunes pour permettre d'insuffler un peu de vie et de contraste à la structure de la série).
Ah, ça, je ne le nie pas, c'était un concept très particulier. Mais, tout justement... Je n'ai encore jamais rien vu qui offre les mêmes possibilités narratives !

Car ce dont je vous parle à travers ces deux exemples, c'est de séries qui attendraient la mort. Comment mieux en parler que lorsqu'on est bien obligé de l'apprivoiser ? D'ailleurs, ne vivons-nous pas dans un monde où nous existons comme si tout était toujours éternel, y compris nous-mêmes ? Et c'est trop facile de faire mourir un personnage et d'ensuite rendre ses proches tous tristes pendant deux ou trois épisodes ! C'est trop facile de ne jamais parler de la mort qu'une fois qu'elle est survenue, quand il faut "tourner la page", "aller de l'avant", et toutes ces conneries qu'on entend aussi bien dans la vie que dans les séries, sitôt qu'on a perdu quelqu'un.

Scénaristes, préparez-nous au pire (ou au moins, essayez) ! Avec de tels concepts, les possibilités dramatiques sont infinies ! Ou plutôt, devrais-je dire... éternelles.

Posté par ladyteruki à 21:12 - Série de valeurs - Permalien [#]


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