ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-06-10

The dorama-off ~Spring Edition~

La saison printanière est sur la fin (ce qui signifie que, oui, un bilan de la saison est en préparation pour SeriesLive... On va s'amuser, le disque dur où je tenais le compte des audiences et même le modèle pour le logo m'a lâchée en cours de route...), et je me suis dit que j'allais organiser une petite compétition entre quelques pilotes, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

Cela dit, ne vous excitez pas. Il ne s'agit pas de vous poster le pilote de chaque série, mais plutôt de vous donner l'eau à la bouche avec un extrait issu dudit pilote. Au départ, je voulais vous proposer un extrait de chaque série que j'ai testée, mais soyons honnêtes : le pilote de Sunao ni Narenakute ne brille pas par ses scènes épatantes, et Shinzanmono ne brille même pas du tout. Ne me lancez pas sur Kaibutsu-kun ! Quand à Dousoukai, j'ai eu un problème de synchronisation qui, en dépit du sous-titrage, rend les choses très agaçantes à regarder.

Résultat : j'ai effectué une petite sélection, et retenu 4 extraits (dont 2 que vous connaissez déjà et qui m'ont semblé avoir leur place dans cette compétition), même s'ils ne sont pas représentatifs de la totalité de la saison printanière, notamment parce qu'on y trouve 3 séries coréennes et 1 série japonaise. Alors que franchement, le Japon n'a pas eu à rougir de sa production cette saison. Mais bon, déjà, si l'un d'entre eux vous donne l'eau à la bouche, ça me suffit...!

Mais comme je le disais, il s'agit d'une compétition. Il va donc vous falloir voter pour votre extrait préféré en commentaire !
Et quand je dis vous, je dis tout le monde, même les timides ! S'il n'y a que trois ou quatre votants, ça ne vaut pas le coup. Allez, tout le monde a un avis sur une video, quoi ! Vous aimez, vous n'aimez pas ; c'est pas compliqué. Il n'y a aucune excuse pour ne pas voter.

Voici donc les extraits sélectionnés pour cette compétition :

DoramaOff_Ameliekindofthing
DoramaOff_Pauvrepetitefilleriche
Mother
(le post sur le pilote / la fiche)
Geomsa Princess
(le post sur le pilote / la fiche)
DoramaOff_Train
DoramaOff_Loveinanelevator
Cinderella Unni
(le post sur le pilote / la fiche)
Kaeinui Chwihyang
(le post sur le pilote / la fiche)

Maintenant, à vos cagoules, vous n'avez plus qu'à voter : quel est l'extrait le plus convaincant de la saison ?

Posté par ladyteruki à 21:26 - Dorama Chick - Permalien [#]

26-04-10

Plus légère après Gravity

Il est un fait communément admis que j'ai un goût particulier (euphémisme) en matière de célébrités masculines. Oh, je peux faire genre "je suis pas si tordue que ça" et vous dire que Christopher Meloni est ZE man, la définition de la virilité et tout le bazar, et ce sera vrai, et une fois passé le fait qu'il n'a qu'une vingtaine d'années de plus que moi, vous me trouverez à peu près raisonnable. Mais il y a aussi les fois où je vais vous confesser de but en blanc que l'un des amours de ma vie, c'est Eric Schaeffer. Que j'aime cet homme d'amour depuis des années et des années, bien qu'en étant consciente de faire partie d'une minorité de gens qui le connaissent, et plus encore, qui l'apprécient.
Tout a commencé avec Century City, bien qu'il n'y ait été qu'acteur et n'ait pas tellement apporté sa griffe aux épisodes... et déjà combien sommes-nous à avoir vu Century City ? Mais alors, quand il a créé Starved ? Oh mais merde alors, ce type est un Dieu ! Et combien sommes-nous à avoir regardé ET Century City, ET Starved ?

Alors quand aujourd'hui, agrippée à mon clavier tandis que je suis en larmes et en joie tout à la fois, je m'apprête à vous parler de ma nouvelle série préférée, Gravity, quelque part, je pense que vous avez tout compris sur la raison qui m'a poussée à regarder le pilote de cette nouvelle série. Ou plutôt... non, vous n'avez pas encore toutes les informations en main. Au départ, les raisons étaient les suivantes :
- il va y avoir un pilote. Bon, ça c'est normal, c'est la raison qui me fait regarder tout et n'importe quoi. Je veux dire que si un jour une série parvenait à accomplir la prouesse d'être diffusée sans avoir de premier épisode introduisant l'intrigue et les personnages, ce serait le seul cas où je n'aurais pas spontanément envie de la voir. Et encore, parce que lancer une série sans qu'elle n'ait de pilote, c'est une expérimentation qui pique ma curiosité. Non, sérieusement, le simple fait d'avoir un pilote rend n'importe quelle série éligible, c'est tout. Je suis pilotovore, on n'y peut rien.
- Eric Schaffer. Il parait que plein de gens ne l'aiment pas. Pour ceux qui savent de qui il s'agit. Moi franchement, je vais vous dire, je m'en fous. J'ai lu ce papier d'une nana qui est sortie avec lui une fois ou deux, qui le décrit à mi-chemin entre le pauvre type et le parfait petit enfoiré New-Yorkais, bah : même pas peur. Eric, je t'aime. Je t'aime parce que quelqu'un qui porte en lui une série comme Starved, c'est un mec que je ne peux qu'aimer. Et que tu aies rejoint le projet Gravity, c'est une preuve de plus que je t'aime. D'amour. Je m'en fiche de ce que disent tes ex. Elles n'ont rien compris. Un mec qui a Starved ou Gravity dans la tête, il faut pouvoir assurer en face, c'est tout, et c'est pas la première pétasse qui est équipée pour assumer une relation avec un type comme toi. Toutes les femmes ne sont pas à la hauteur. Moi, Eric, je le suis. Passe me voir à l'occasion, tu verras ! (PS : moi au moins, je ne te quitterai pas pour Conan O'Brien... enfin... on en rediscutera si ça se présente, disons)
- une série sur le suicide. Sur le suicide, quoi ! Là il en faut dans le pantalon, là franchement c'est de la télévision. Le suicide, merde ! Des gens qui veulent mourir, mais que par définition on peut pas faire mourir, parce qu'on les paye pour être là toute une saison ! Voilà bien un thème qui fait appel à la souche téléphagique en moi, la raison pour laquelle je continue de regarder des séries après en avoir vu pourtant des tonnes. Oh je peux aller tuer le temps devant un Caprica ou un Geomsa Princess, mais dans la vraie vie, ce que je veux, ce que je veux vraiment, c'est une série qui me chope les entrailles et me les extirpe douloureusement, sans chercher à me ménager, sans chercher à me dire "oh ma petite chérie, tu es sûre, tu préfèrerais pas une série où les enquêteurs ils pensent rien qu'à relever des empreintes et interroger des maris jaloux, tu es sûre, parce que ça je sais faire, hein, ça c'est pas dangereux pour toi", non, moi je veux des séries qui me parlent à moi de choses difficiles et douloureuses, et qu'on ne me prenne pas pour une demeurée ou, au mieux, une poupée de porcelaine. Je veux des séries qui abordent des sujets sur lesquels on ne peut pas reculer, une fois que tu t'es embarqué dedans, tu es obligé d'être honnête et de ne pas toujours faire dans le très propre. Des thèmes où il n'y a pas de zone de confort possible, voilà ce que j'attends de mes séries depuis toujours, depuis Rude Awakening, et l'équation Eric Scaheffer + suicide, c'était une garantie que j'allais en avoir pour mon argent.

Donc l'attente de Suicide for Dummies, de Failure to Fly et finalement de Gravity me rendait toute extatique.

Gravity

Et puis.
Et puis, il y a 19 jours, il s'est passé quelque chose. J'arrive d'ailleurs toujours pas à croire que ça ne fait que 19 jours, comme je n'arrivais pas à croire que ça n'en faisait que 12 ou que 5. La douleur est encore là comme si je l'avais appris hier. Un suicide ; dans la vraie vie, si je puis dire. Et après avoir passé plusieurs jours à me déconnecter de ma téléphagie, à n'y voir plus rien qui trouve du sens (merci pour vos conseils, j'ai d'ailleurs commencé la première saison de In Treatment, on en reparle bientôt), j'ai progressivement réalisé que j'étais dans une zone d'attente. Et que c'était Gravity la clé.
J'ai approché ma propre mort, deux fois. L'une plus sérieusement que l'autre, en toute sincérité. Mais j'avais perdu ce contact morbide avec le suicide, et j'avais besoin de Gravity pour "comprendre" ou en tous cas lancer la compréhension. Juste pour poser les questions qu'une bonne série sur un sujet grave pose immanquablement. Et moi-même, je me suis enfermée depuis 19 jours dans un cercle morbide où j'essayais de me mettre dans sa peau, et Gravity m'a servi à me libérer de ça parce que des personnages en parlent à ma place.

Le pilote de Gravity n'évite pas quelques clichés, mais je pense qu'une bonne partie sont conçus pour faire partie de son charme, de la même façon d'ailleurs que Starved n'était pas exempte de maladresses ponctuelles qui ne desservaient pas un instant la série.
Pour d'autres passages, avant même d'avoir lu que mener la série à l'écran avait pris 3 années, je peux sentir qu'il y a eu des concessions qui rendent le propos un tantinet plus mesuré que prévu. Gravity voulait parler du désir de mort et du désir de vie, qui existent en chacun mais qui, selon le moment, ne nous apparaissent pas toujours dans les mêmes proportions. Sa bande-annonce aux airs de feelgood movie, c'était une de ces concessions. Comme le personnage du flic qui m'apparait comme un ajout pour rentrer dans un certain moule télévisuel permettant à la série de voir le jour.

Mais quand on dépasse ces clichés et cette intrigue pseudo-policière (qui au final n'en sera peut-être même pas une...), on trouve dans Gravity toute l'honnêteté qu'on était en droit d'attendre sur le sujet.

C'était une telle épreuve et un tel soulagement de regarder Gravity. Loin de mes conneries de fantasmes sur Eric Schaeffer ou de mes tendances pilotovores, loin de toutes les raisons plus ou moins bonnes pour lesquelles on regarde une série au départ, Gravity, c'est juste la raison pour laquelle je regarde des séries, et c'est juste celle dont j'ai besoin maintenant.
Merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gravity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:01 - Review vers le futur - Permalien [#]

20-04-10

Princesse sale teigne, tu es bien jolie !

Quand même, c'est étrange. Sans ironie aucune, vraiment. Je me demande bien pourquoi. Mais les faits sont là : chaque fois que je pense à une série judiciaire asiatique, je pense à Hokaben. C'est vrai que les séries d'avocats ne courent pas les rues dans des pays moins procéduriers que les États-Unis. Et c'est vrai que les quelques séries s'y étant essayées récemment n'ont pas été sous-titrées ; je pense à Akakabu Kenji Kyoto-hen ou Bouchou Mania 09 mais je ne demande qu'à être mise face à mon erreur. Forcément, ça n'aide pas. Quant à la Corée... bon, on sait tous que ce n'est pas ma priorité, même s'il est rare que je sois profondément fâchée avec ce que je vois de la fiction coréenne, je continue de lui préférer la concurrence nippone. Ainsi va la vie.

Tout ça pour dire qu'en voyant Geomsa Princess (Prosecutor Princess pour ceux qui préfèrent les titres traduits et doivent probablement être des fans de Perdus également), je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Hokaben. Alors que, pourtant... Non, bon, allez, j'abdique. Plutôt que de truffer mon post de comparaisons plus ou moins discrètes, je vais y aller carrément et vous proposer une vraie mise en parallèle des deux séries. Avec mise en page en deux colonnes, captures et tout, la totale.

Hokaben
Geomsa Princess
AsianLegal_1b
Côté look, ça reste
bien austère...
AsianLegal_1a
Côté look, on dirait
qu'elle gagne sa vie autrement.
Akari est heureuse et fière
d'être enfin avocate !
Hye Ri s'impatiente pendant la cérémonie
et trouve une excuse pour se défiler au plus vite.
Akari travaille dans une grande firme.
Hye Ri (quand elle travaille)
intègre le bureau du procureur.
AsianLegal_2b
Très impliquée émotionnellement
dans ses affaires, Akari souffre.
AsianLegal_2a
On en a rien à foutre des circonstances atténuantes,
la loi c'est la loi, tant pis pour les gens.

Vous le voyez, la comparaison tient la majeure partie du temps au fait que je me suis dit "ah, tiens, dans Hokaben, Aya McBeal n'aurait pas réagi comme ça".

Il faut dire aussi que Geomsa Princess passe le plus clair de son pilote à nous introduire son personnage, et pour ce faire, il lui fallait une situation ayant le moins possible à voir avec le monde juridique. Tout l'enjeu de la série est de montrer que Hye Ri est une petite fille complètement gâtée-pourrie (le genre qui s'achète tout un équipement de ski uniquement parce qu'on pourrait éventuellement la reconnaître avec son matos de l'an dernier), et surtout, qu'elle est totalement superficielle. Si vous connaissez quelqu'un qui est prêt à dépenser à 8 millions dans des chaussures... euh, présentez-nous, vous serez gentil.

Et le terme de "superficiel" n'est vraiment pas limité au fait qu'elle adore faire du shopping. Non, on parle vraiment de quelqu'un de totalement égocentrique qui ne s'émeut que pour les sacs à main et les jolies chambres d'hôtel, et se désintéresse totalement de ses semblables. Elle n'a pour ainsi dire pas de cœur. Par contre, quand le monde se plie à son caprice et que tout va comme elle veut, elle est souriante, ça ya pas de problème ; ce n'est pas une pimbêche, mais elle est vide, cette pauvre petite, que voulez-vous. La superficialité dans toute sa splendeur.

Du coup, en brossant le portrait de cette bimbo matérialiste pendant 90% de son épisode inaugural, Geomsa Princess accomplit parfaitement sa mission, qui était de NE PAS parler du monde juridique, sauf en cas d'extrême nécessité.

On se doute bien que ça va s'arranger, au moins un peu, vu la dynamique mise en place dans le bureau où elle va faire son stage, et que ces quelques personnages devraient réussir à avoir au moins autant de temps d'antenne qu'une paire de chaussures à strass (j'exagère à peine).

Mais le message est clair : Hye Ri n'est pas de ces acharnés du travail qui consacrent chaque seconde éveillée à sauver la veuve et l'orphelin, et ce ne sont pas les scénaristes qui vont le lui reprocher. Car, bien que je l'aie déjà mentionnée dans une capture plus haut, revenons un peu sur sa position vis-à-vis de la loi, voulez-vous ?

AsianLegal_3

On pourrait imaginer bien des réponses de la part de son patron : par sens du devoir, parce que tu travailles pour l'État, parce que sinon je refuse d'être l'un de tes love interest potentiels... Il y avait l'embarras du choix.
Eh bien sachez qu'en face, l'argumentation de son supérieur, c'est ça :

AsianLegal_4

Qu'est-ce est donc que cette "pédagogie" dont vous me parlez ?
Voilà. C'est vous dire le niveau du débat.

Geomsa Princess est donc avant tout une histoire légère où l'on trouve des personnages divertissants... mais pas nécessairement aussi caricaturaux qu'on peut le croire. Hye Ri n'a pas non plus que de l'eau entre les oreilles, d'ailleurs on aura sur le tard des preuves qu'il y a de la vie intelligente sur sa planète, avec sa tirade sur "le droit constitutionnel à la recherche du bonheur, et comment une jupe ras-la-moule s'inscrit dans ce droit fondamental". Si-si.

Allez, rien que pour le plaisir (sadique) de voir cette petite peste en baver un peu, je vous propose un court extrait, trente secondes à tout casser, juste histoire de comprendre les malheurs de Hye Ri qui (va yavoir du spoiler), la pauvre chérie, n'a pas pu gagner une enchère sur ses chaussures de rêve. On sait tous ce que c'est, allez, on est tous passés par là. Sincèrement, c'est ma scène préférée du pilote. Je crois même que je l'aime autant que l'ascenseur dans Kaeinui Chwihyang. Bon ptet pas. Tiens si vous me le demandez, je vous le proposerai aussi en sous-titré, ce passage, comme ça vous me direz quelle est la plus hilarante des deux scènes.

PauvrePetiteFilleRiche

Si vous espériez une plongée dans les eaux profondes du système judiciaire coréen, en tous cas, ça me semble mal barré.
Pour ça, il faudra probablement que je me prenne par la main et regarde Daehanminguk Byeonhosa (Lawyers of Korea). Mais si vous croyez que j'ai le temps, mais pauvres amis...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Geomsa Princess de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:01 - Dorama Chick - Permalien [#]


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