ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-06-13

Qui relèvera le défi ?

Autant ce #pilotmarathon a été l'occasion de regarder quelques formats plus courts aujourd'hui, autant je dois dire que, 1h25 devant un pilote, ça me semble quand même un peu difficile, à plus forte raison quand je sais que j'ai ce dossier plein de pilotes que je n'ai pas encore touchés !
Il faut dire qu'on n'est plus trop habitués à des pilotes de cette longueur, mais ce serait tragique de les mettre de côté pour cette raison. Alors, prêts ? Voilà ce que j'ai à dire d'une heure et demie de visionnage...

Defiance

Certains jours, on dirait qu'on l'attend comme le Messie, la série de science-fiction qui nous transportera vraiment. Evidemment, il y a des réussites comme Orphan Black ou Continuum, qui nous rappellent que la série de genre a encore quelques jolies réussites à son actif.
Mais quand je vous parle de science-fiction, ce n'est pas ce que j'ai envie d'évoquer ; j'ai envie de vous dire qu'on va trouver le nouveau Farscape ! Le prochain Battlestar Galactica ! Quelque chose qui captive autant qu'Invasion Planète Terre (la première saison) ou qui soit aussi intelligent que Babylon 5. On n'en est même pas à souhaiter trouver des séries qui inspirent autant que les franchises Star Trek et Stargate pour des décennies, non, on se contenterait même d'un reboot de SPACE 2063 ou d'Alien Nation (ce que d'ailleurs m'inspirent de loin Star-Crossed et surtout Almost Human, mais on aura tout le temps d'y revenir à la saison prochaine). A ce stade je suis presque prête à réclamer de l'Andromeda ou du Lexx, c'est vous dire l'ampleur de la crise.

Tout ce qu'on veut, c'est voir des aliens ! MAIS SURTOUT, ce qu'on veut, que la série ne pue pas du script.

Or, qu'avons-nous depuis quelques années ? Des Terra Nova (bon, ya pas d'alien, mais ya des dinosaures donc on va dire que ça compte), des V, ou des Falling Skies. Pour ce qui est du Messie, on repassera.

La tragédie des séries de science-fiction modernes, c'est hélas qu'on les comparera toujours à quelques unes, sinon toutes ces séries du passé. Parce que ceux d'entre nous qui ont grandi avec ces séries de science-fiction épatantes (ou qui, même s'ils sont nés juste un peu trop tard, se sont dépêchés d'en rattraper quelques unes de cette liste, et ils ont raison) savent que désormais il n'y a pas de retour en arrière possible. C'est comme avoir grandi en se gorgeant de caviar de la mer caspienne, pour finir par devoir se contenter d'oeufs de lump "marque repère" le restant de sa vie. C'est pas juste de nous faire ça. On a goûté au caviar de la mer caspienne !!!

Defiance, puisque c'est d'elle qu'il s'agit aujourd'hui, n'est pas mauvaise en soi. Vraiment, par rapport à d'autres, c'est plutôt décent, je vous assure. Et sur le coup, en regardant l'épisode, peut-être parce que je m'attendais à pire, j'étais plutôt contente de ce que je voyais. Il semblait y avoir un peu de tout dans cette série, mais au moins elle se donnait du mal. Et puis, on sent qu'au niveau de l'univers, quelque chose de dense a été pensé, comme le précise la timeline de la série (merci d'ailleurs à Maxx pour ce précieux lien).

Le problème c'est qu'en mangeant à un peu tous les râteliers, Defiance montre qu'elle n'a pas de projet précis. On ne lui demande pas d'avoir un plan sur 5 ans (tout le monde n'a pas la chance de s'appeler Straczynski), mais enfin, un petit effort pour nous tracer une ligne claire, au moins désigner un horizon dans une seule direction, serait bien chouette, merci d'avance. Au lieu de ça, Defiance commence à la Mad Max, pour en cours de route bifurquer vers un drama plus classique (et au passage, flirter dangereusement avec le Terra Nova), en rajouter une couche de pseudo-Game of Thrones avec des familles qui complottent les unes contre les autres dans une lutte de pouvoir, passer trop de temps du côté du cop show pour totalement écarter toute suspicion, et finit dans un combat de nature quasi-militaire qu'il sera d'ailleurs difficile d'égaler dans chaque épisode, et dont les chances de répétitions sont donc minuscules. Ah, non, pardon, ce n'est pas tout-à-fait ce sur quoi elle finit : on a aussi droit à une conspiration.
Sur quoi peut-on donc se baser pour déterminer si on aime ou pas Defiance ?

Au lieu de faire en sorte que tout le monde et son chien y trouve son compte, peut-être aurait-il fallu faire des choix. Comme le dit Karen Walker (toujours d'excellent conseil en matière de télévision) : "this is like a pastiche of five other shows, like something written by a committee. They're trying to please everybody, but ironically, they've ended up... pleasing nobody !".
Et le problème est là : impossible de s'attacher à une série qui part dans tous les sens, quand bien même, sur le moment, c'est plutôt sympathique à suivre. Defiance a peut-être imaginé un monde riche, mais elle est incapable de nous dire ce qu'elle veut en tirer.

Si j'avais la mémoire courte, j'ose croire que je m'attacherais plus facilement à Defiance. Je n'en ai évidemment pas la garantie. Tout ce que je sais, c'est que j'ai envie, terriblement envie, chaque fois que je lance chacune des séries de science-fiction qu'on nous trouve (Revolution en est un parfait autre exemple), de ressentir de l'enthousiasme, et je pense que ça influe sur la façon dont je réagis au cours de l'épisode : j'ai vraiment envie que ça colle !
Il y avait une époque où j'aimais vraiment les séries de science-fiction. Ce temps-là reviendra-t-il ? Mon caviar me manque. VOILA un défi d'envergure pour la télévision. J'espère que quelqu'un le relèvera de mon vivant.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 18:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-07-10

Let's get something straight

Ayant quelque chose à fêter (rapport au fait que j'ai un nouveau job et que j'ai bien négocié mon coup... si j'avais un brin insisté, j'aurais peut-être pu en tirer plus, mais enfin, bon, non, c'est bien déjà) je me suis ruée baladée par hasard dans les couloirs de la FNUC. Je n'avais sincèrement aucune idée précise en tête, je voulais juste marquer le coup.
Étrangement, mes pas m'ont conduite dans le rayon séries. C'est bizarre la vie des fois...
Je vous la refais.

"Tralalala, je me balade par hasard à la FNUC, oh ! Le rayon séries ! Qu'est-ce que je pourrais éventuellement, si j'avais mon chéquier sur moi, acheter pour fêter les négociations que je viens de mener avec succès ? Oh, la 3e saison de Dexter en import belge... Oh, quel énorme rayon Farscape... *gasp* C'est quoi ce gros truc Farscape ?!"

Ni une ni deux, je commence à embarquer ledit coffret constitué de plusieurs coffrets regroupés dans le même emballage. Je pense que là, je peux difficilement faire mieux ! Ah, lady, tu me gâtes, merci merci, tu n'aurais pas dû... Vraiment, c'est trop !
Nan mais je le garde, hein, je veux juste être polie.

A dix pas des caisses (où déjà, à ma simple vue, les hôtesses s'affolent, désespérant de trouver un sac suffisamment grand pour mes folles dépenses... du calme les filles, j'ai qu'un seul article aujourd'hui), je baisse le nez sur ce que j'ai dans les mains. J'ai pris l'habitude (je l'ai promis pendant les séances de thérapie communes des AA, les Appeurs Anonymes) de regarder ce que je vais acheter une dernière fois avant de signer mon chèque, pour éviter tout achat impulsif supérieur à 100 euros (baby steps !).

Et là, mes yeux s'arrêtent... sur la deuxième étiquette. J'avais vu celle du prix, c'était pas le problème. Je n'avais pas vu l'autre. En bas. Dans le coin.

Combien

Bah mince alors. Cette étiquette prix-là... avec ce nombre de saisons-là ? Ya pas comme une erreur ?

[soupir]

Je vois ce que c'est. Il va falloir qu'on reprenne les bases. J'ai donc convoqué le patron de la FNUC séance tenante pour lui faire mon laïus habituel sur le petit problème que j'ai avec les gens qui essayent de me traire sans mon consentement. Avec, c'est différent, bien-sûr.

On dit que les prix des DVD de séries se sont quand même bien calmés par rapport à une époque. Que quand on y repense, avant, toutes les séries sortaient systématiquement une saison en deux coffrets ou plus, une pratique aujourd'hui devenue marginale, du moins la proportion s'est-elle largement inversée. Qu'avec internet, la concurrence fait que les grandes enseignes mettent un peu d'eau dans leur vin (même si mes coffrets Dead Like Me à moins de 10€ pièce, ça, la FNUC elle sait pas encore faire).
J'aimerais néanmoins rappeler qu'il y a un moment, je veux bien être pro-FNUC et tout, mais faudrait voir à pas me prendre pour la dernière des connes.

UNE seule saison à plus de 90€, c'est du grand délire.

Il y a bien-sûr une question de prix psychologique dans ce problème. Moi, je fais un gros blocage quand on me demande de payer pour une saison ce que j'estime être le prix de plusieurs (ici au moins deux minimum, idéalement trois ou plus). Dans ces cas-là, je vois rouge. Je m'étrangle de rage. Parfois j'étrangle un employé (mais ça n'est arrivé qu'une fois et depuis je ne suis pas retournée sur les lieux du crime à la FNUC Saint-Lazare).

C'est comme quand je commence à flirter avec l'idée (cyclique) de m'acheter les DVD de Will & Grace. Revoir la série depuis quelques semaines n'aide évidemment pas.
Mais chaque fois que je jette un œil, qu'est-ce que je vois ? 54€ la saison ? On parle d'une comédie de 25 minutes qui est plus chère à la saison que n'importe quelle série dramatique. Et qui compte 8 saisons. Moi je suis désolée, je dis non.

Comme je disais au directeur de la FNUC où j'étais : vous voulez tellement mon pognon qu'à ce stade j'ai même plus envie d'en débourser de bonne grâce. Je suis pro-FNUC, j'aime bien cette franchise de magasins, je m'y sens bien (curieusement, je suis jamais vraiment à l'aise dans un Vergin Megasture), et j'aime bien dépenser un peu plus dans cet endroit de temps en temps, alors que je pourrais probablement faire des affaires ailleurs (je suis aussi cliente chez CDiscount après tout, je pourrais entièrement m'y fournir), mais à un moment, ma bonne volonté s'arrête là où mon cerveau se met en marche. Faut pas pousser, quoi.

Donc naturellement, j'ai reposé le coffret d'UNE saison à plus de 90€, et je suis rentrée bredouille. Déçue de n'avoir pas pu me faire plaisir.
Ce jour-là, ni moi ni la FNUC n'avons profité l'un de l'autre. Dommage.

PS : bonne chance pour écouler ce coffret à ce prix-là, bouffons.

Posté par ladyteruki à 20:49 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

08-08-09

Attention Mesdames et Messieurs, dans quelques microtes, ça va commencer

Mesdemoiselles, et quelques Messieurs parmi vous, je suis sûre que vous vous pensez que nous avons laissé de côté l'un des astronautes les plus sexys de la télévision. On ne panique pas, après tout la semaine thématique n'est pas encore finie !
En plus, il parait qu'il reste encore des gens pour n'avoir jamais vu Farscape...

Farscape___1
Tout commence de façon assez classique par la préparation d'un vol spatial, qu'on pourrait qualifier de classique, bien que la chose ne soit pas exactement courante. John Crichton est un peu nerveux, mais bon, il fait son boulot. C'est un monde très familier qu'on nous montre, propre, simple, rationnel, tangible. Ce n'est que pour mieux donner des regrets au personnage par la suite, mais qu'importe. Ainsi, John est l'un des deux scientifiques à l'origine d'une théorie qu'il va illustrer par l'expérience. Son meilleur ami et partenaire de travail l'épaule, et son père, lui-même ex-astronaute (décidément) lui adresse ses encouragements. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Farscape___2
Ce qui est rendu avec beaucoup d'intelligence, c'est le trouble de notre humain lorsqu'il se retrouve plongé dans une civilisation qui n'a rien à voir avec ce qu'il connait. Langue, évènements, contexte... il n'a vraiment aucune idée de ce qui lui arrive et, chose plus inédite encore, il va lui falloir un temps d'adaptation ; alors d'accord, il est beau, musclé, intelligent (enfin vu qu'il est chercheur, on le présume), mais il est complètement largué et ne va pas tout de suite réussir à entrer dans l'action. C'est quelque chose d'assez rare, la plupart des séries où un personnage arrive dans un univers inconnu permettent comme par hasard à ce personnage de très vite devenir partie prenante de l'intrigue, au lieu de lui laisser un temps de flou et d'incompréhension qui sont complètement humains. Tâchant de comprendre où il arrive, ce qui lui arrive, et comment il peut repartir de là. Il est mal barré, mais c'est pour cet équilibre entre valeureux héros et péquin moyen qui lui donne tout son intérêt. Plus les deux yeux bleus, évidemment.

Farscape___3
La mise en place est lente, tâtonnante, confuse. Je pense sincèrement que c'est voulu pour mieux rendre la complexité de la situation, mais je comprends que ça puisse sembler être destabilisant pour qui est habitué à des séries allant plus rapidement droit au but. Mais ces hésitations successives, de la part de personnages tous mis au pied du mur mais pas vraiment en mesure de gérer les évènements, donnent aussi l'opportunité de tout de suite sympathiser avec les personnages. Cette atmosphère de panique permanente rend finalement assez bien ce qu'on ressent devant un bon pilote : l'impression d'être plongé dans un monde nouveau mais qui ne va pas s'arrêter le temps qu'on le comprenne. Tout le monde a embarqué dans la même galère : les personnages et le spectateur sont liés par cette expérience en territoire inconnu.

Parce que c'est ça, l'espace : l'inconnu. Ce n'est pas à la portée du premier venu. Et surtout, c'est pas le truc auquel on peut facilement s'adapter avant la première coupure pub.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Farscape de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 23:17 - La preuve par trois - Permalien [#]

29-06-09

[GAME] Je crois que c'est une première...

Une seconde semaine de notre jeu des intrus estival s'est écoulée...
Comme la dernière fois, avant de vous donner le résultat, je vais donc revenir sur les différentes affirmations énoncées quant à mon enfance téléphagique. Rho, c'est meugnon...

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
C'est évidemment vrai et je pense qu'on a tous fait ça, non ? Non ? Que moi ? Enfin, je pense que ça doit être plus difficile aujourd'hui qu'il y a 10 ans, il y a moins de séries en milieu d'après-midi.
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
Les coquillettes au beurre en train de refroidir, plus précisément. Je ne pense pas qu'on en ait mangé systématiquement, mais ça m'est tout de même resté. J'aime bien les pâtes mais j'exècre les coquillettes. Et ce n'est pas une coïncidence...
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
Il suffisait de vérifier l'anecdote dans la rubrique Diagnostic COLLECTION pour s'en assurer, c'est entièrement vrai. Ce qui fait 4 coffrets en tout, si l'on compte le DVD !
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
J'insiste sur le "sans le faire exprès". Pour ceux qui ont fréquenté le Vergin Megasture des Champs il y a quelques années (je crois savoir que des travaux ont depuis été effectués), vous vous rappelez peut-être qu'à l'étage des livres, au sous-sol donc, il y avait tout au fond à gauche un espace réservé au fantastique et à la science-fiction. C'est là que tout le monde venait s'installer pour lire. Sauf qu'un escalator partait de cet endroit précis, sur le côté, et remontait à la surface (normalement pour donner accès aux toilettes). Une fois ici, il n'y avait plus aucun contrôle sur les achats effectués ou non. Je me suis donc retrouvée dehors sans le vouloir, et, ma foi, je suis partie avec ma grosse encyclopédie sous le bras, au nez et à la barbe de tout le monde. Il y a prescription.
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
C'est vrai, et entre les doublons et autres, j'ai fini par n'en garder que 3, ceux de Ross, Chandler et Phoebe (ce dernier était une tasse aussi large qu'au Central Perk). Ils ont survécu à 4 déménagements mais Chandler a été fracassé par mon chat le soir du tout premier prime time de Kaamelott. Il faut en effet savoir que la seule collection d'objets dérivés que j'aie consiste en un panel de mugs de séries télé : deux mugs Farscape, hélas plus qu'un mug Friends, un mug Star Trek qu'on m'a offert, ainsi qu'un mug Sex & the City qui m'a été emprunté et n'est jamais revenu. Hm... il n'en reste donc plus grand'chose, en fait. A vot' bon coeur.
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
C'est vrai, il y avait de nombreux articles y compris sur le "scandale" des explosifs faits maison, et on y trouvait des coupures datant de Scandales à l'Amirauté, et même des dessins faits par ma génitrice prêts à être coloriés.
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
C'est le blackout total à ce sujet. Je persiste à croire que j'ai été déflorée par L'Enfer du Devoir. Il y a pas si longtemps, j'ai voulu (re?)voir le pilote, mais rien que de faire la fiche sur SeriesLive, j'ai été totalement découragée.
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
Ne vous ai-je déjà pas raconté combien cette série a été l'une des pierres angulaires de ma téléphagie ? Je m'en souviens d'autant plus que c'était au Vergin Megasture du Carrousel du Louvres où je ne vais jamais. D'ailleurs en rédigeant ce post, je m'aperçois qu'avant, j'étais surtout cliente chez Vergin... brrr.
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...
C'est très vrai et les oreilles de ma mère ont toujours ce sifflement désagréable qui résulte du coup de fil que j'ai passé à son bureau dans la minute qui a suivi la découverte du forfait. L'accès à la culture libre pour chacun ! C'est sans doute de là que ça me vient.

Vous l'aurez donc compris, la bonne réponse était la suivante :
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
C'est complètement l'inverse qui s'est produit ! Il suffisait de parcourir les tags sur Buffy pour s'apercevoir que je l'avais déjà raconté. Dans la famille, j'ai eu la primeur de la découverte de la série, mais c'est ma frangine qui la première fois a su y voir des qualités. Quant à moi, il m'a fallu attendre la deuxième saison pour que j'accepte d'y jeter un oeil autre que sceptique... Acathla !

Personne n'avait trouvé... alors que la réponse était sur le blog, pourtant. C'est pas pour rien que les tags pour ce jeu sont hyper nombreux, vous savez ? Je crois bien que c'est la première fois que personne ne gagne de cookie à un jeu, dans l'histoire de ce blog.

Allez, une nouvelle semaine commence, et avec elle, une nouvelle quête de l'intrus ! Le thème de cette session : COLLECTIONNITE. Tout ce qui a rapport de près ou de loin avec les VHS et les DVD...

- chaque fois que je suis à la FNUC, je regarde s'il y a la suite de Gilmore Girls et je me rends compte que j'ai oublié si j'ai acheté la saison 3 ou pas et, dans le doute, je n'achète rien
- je proclame que j'ai 800 VHS à la maison mais je sais que c'est faux
- j'ai acheté la saison 1 de Deadwood sans avoir jamais vu un seul épisode de la série, justement dans l'objectif de m'y mettre
- sur VHS, j'ai la plupart des épisodes d'Une Nounou d'Enfer en double, et quelques uns en triple... il y en a par contre un que je n'ai jamais enregistré
- les étiquettes de toutes mes VHS ont été faites sur le même modèle (celui-ci), à quelques exceptions pour marquer certaines VHS plus particulières. L'une d'entre elles arbore fièrement le logo de Loft Story dessiné à la main.
- il m'est déjà arrivé d'acheter un DVD et de le laisser sous plastique pendant des mois sans avoir même envie de le regarder
- mon premier coffret DVD était la saison 6 de Sex & the City
- un été, j'ai piqué une crise au téléphone parce que ma mère n'avait pas enregistré un épisode d'Invasion Planète Terre saison 3 pendant que j'étais sortie
- je n'ai toujours pas compris pourquoi Action! est sorti en DVD et pas Manhattan, AZ

Allez, vous avez une semaine !!!

Posté par ladyteruki à 07:07 - Games On - Permalien [#]

10-06-09

La bande originale de ma vie - Part. 1

C'est quelque chose qui m'était totalement sorti de l'esprit : mon adoration de jadis pour les CD en rapport avec les séries. Aujourd'hui que j'ai un port USB qui me maintient en permanence connectée à mon ordinateur (ou celui du boulot, ou celui de mes proches...), j'ai perdu de vue l'état d'esprit qui régnait alors...

Vous admettrez que ce n'est pas pareil, quand même. J'y repensais quand je suis tombée sur les Chroniques musicales de Critictoo (qui portent pour le moment majoritairement sur des séries récentes), une rubrique à laquelle, j'avoue, je n'avais encore pas fait attention. Je me suis alors rendu compte que découvrir tout un album, chose que je ne fais plus depuis bien longtemps, et découvrir une chanson ici, une chanson là, au fur et à mesure des cagoulages, c'est sensiblement différent. Alors j'ai essayé de me souvenir de ce que j'avais ressenti en abordant certains des CD que j'avais achetés, évidemment en rapport avec les séries.
En voici donc quelques unes que, avant d'avoir un chez moi informatique, j'écoutais sur mon bon vieux lecteur CD...

Aujourd'hui : les B.O. de série

Sex and the City 
Music from the HBO Series
sexandthecity_CD

Ce n'est qu'une fois qu'on a acheté le CD qu'on se demande pourquoi (c'est dommage mais c'est comme ça). Il ressort de l'ensemble une telle impression de disparité... Parce que quand même : Tom Jones, Trisha Yearwood et Missy Eliott, vous avouerez qu'il n'y a pas beaucoup d'homogénéité. En fait, ce qui apparait, c'est que la série n'a pas vraiment d'univers musical bien à elle, se contentant de piocher çà et là dans la pop culture. Je pense que je m'attendais à des variations autour du générique, et pour celui-ci il faudra attendre qu'arrive la 13e piste, soit le générique par Groove Armada, qui réponde à cette demande. C'est bien peu. Bref, un CD complètement opportuniste que je n'écoute plus depuis longtemps.

Music from
Malcolm in the Middle

malcolm_CD

Exactement le contraire du précédent ! Non seulement on retrouve à la perfection l'esprit de la série (et notamment la 1e saison), mais en plus tout en étant différents les uns des autres, chacun des titres parvient à être à la fois drôle et entraînant. Bref le point commun de ces chansons n'est pas seulement d'avoir utilisées pour la série, mais d'appartenir au même univers. On ressort de cette écoute avec un sourire en banane et l'envie de se replonger dans la série, car si les chansons n'ont souvent pas été utilisées plus d'une poignée de secondes, on se rappelle immédiatement dans quel contexte elles ont servi. Une vraie réussite ; encore aujourd'hui j'écoute cet album avec plaisir, ce qui vu son âge tient un peu du miracle, quand même.

Farscape : Music from
the Original Soundtrack
farscape_CD
 

Un CD qui n'usurpe pas le titre de "bande originale". Là où les deux précédents se contentaient d'offrir une compilation de chansons glanées çà et là (avec un succès variable, comme je vous l'ai dit), la BO de Farscape consiste uniquement en chanson composées spécialement pour la série. La cohérence de l'univers musical du CD sonne donc comme une évidence. Le bémol, c'est que du coup ça manque un peu de variété... Tous les morceaux ne se ressemblent pas, évidemment, mais ils sont tellement dans le même esprit qu'il faut vraiment rester l'oreille collée au lecteur CD pour discerner quand une chanson finit et une autre commence. Un peu usant à la longue.

Gene Roddenberry's Earth Final Conflict : original soundtrackefc_CD  

Pour moi, l'acquisition de ce CD se posait comme une évidence, vous l'imaginez. Le CD d'une série, c'est typiquement le genre d'objet dérivé qu'on achète pour le simple plaisir d'avoir un objet estampillé de sa série favorite, un peu à l'aveuglette, mais sans verser dans l'inutile puisque, bah, c'est de la musique, on va l'écouter. C'est pas comme une statuette ou un goodies quelconque qui prendra la poussière. Et la surprise, c'est justement par ce biais de redécouvrir un univers musical enivrant, un peu ésotérique, et souvent teinté d'influences irlandaises (qui s'expliquent fort bien vu le contexte). Mais pour les mêmes raisons qui font qu'on l'a acheté, ce CD est à déconseiller aux non-fans. Et puis à la longue, il fait un peu disque de relaxation, sincèrement...

Band of Brothers
Music from the HBO miniseries
bandofbrothers_CD
 

On a beaucoup comparé Band of Brothers à une fresque cinématographique (certaines raisons étant plus objectives que d'autres), eh bien pour ceux qui se sont déjà farci un album intégral autour d'un film, on est effectivement dans la même veine ici. C'est magistral, c'est orchestral, mais au final assez peu original sur la longueur, j'avoue que je ne l'avais acheté que pour le générique et pour le quatuor à cordes n°14 de Beethoven (qui ouvrait le fabuleux épisode Why we fight), qui sont, d'ailleurs, à l'heure d'aujourd'hui, les deux seuls titres dont je me souviens dans cette BO. Et les seuls que je réécoute volontiers, aussi. Le coeur tordu de douleur, mais c'est un détail.

C'est ça aussi, l'Opération COLLECTION. Des CD que j'aimais chiner dans les bacs d'occasion, comme ce vieil album de Code Quantum, ou dénicher à l'arrière d'un rayon improbable, comme pour Soul Food.
Parfois, ça me fait un pincement au coeur que le numérique soit entré dans ma vie...

Au prochain épisode, les compilations...
Non, le post du jour ne parlera pas de Fringe, n'insistez pas.

Posté par ladyteruki à 21:12 - Opération COLLECTION - Permalien [#]


09-11-08

Et maintenant... que vais-je faire ?

nextepisode

Le 19 Novembre ?! Tout ça ? Une semaine, bon, passe encore mais... le 19 Novembre ?
. . .
Dites, ça me fait penser, vous voulez que je vous avoue un truc honteux ?

Je n'ai pas du tout l'oreille musicale. Ce qui est un comble quand on sait que j'ai fondé un site sur la musique japonaise (QUI a dit que ce n'était pas vraiment de la musique ? ne niez pas j'ai entendu). Pour commencer je n'ai aucun, mais alors aucun sens du rythme, je chante faux, et d'une façon générale, je suis nulle dans tout ce qui touche à ce domaine. En même temps, j'ai une excuse : mon oreille droite est en panne depuis quelques années.

La plupart du temps, je suis incapable de dire si l'épisode que je viens de regarder contenait de la musique ou non, et si c'est le cas, de quel genre. Il faut vraiment que j'aie affaire à un extrême pour que ça fasse tilt chez moi. Mais comme je l'ai dit, c'est la faute de mon oreille droite : si elle faisait son boulot, l'autre n'aurait pas à se concentrer sur les dialogues, occultant ainsi la bande son afin de suivre l'histoire (ça reste quand même le plus important !).

J'ai passé des années à essayer de discipliner mon ouïe, mais rien à faire : elle reste désespérément bancale.
Sans compter que dés que j'essaye de chanter, ça donne un peu, si vous voulez, comme la fin du season première de Samantha Who?, pour ceux qui suivent...

Il m'arrive de temps à autres de m'acheter une B.O. de série pour essayer de prêter un peu plus l'oreille à l'univers musical des séries que je regarde. J'ai ainsi prêté l'oreille à Sex & the City (oubliez, une arnaque), Malcolm (fun mais en fait beaucoup des chansons de ce CD n'ont pas été utilisées plus de 30 secondes dans la série), Farscape (carrément le pied) et autres Soul Food (j'en ai déjà parlé dans un épisode de SeriesLive On Air).

Alors, quand je chante (faux) les louanges d'une B.O. de série, croyez-moi, c'est qu'elle a quelque chose de très, très spécial. Et quand je m'aperçois qu'elle est dispo alors que j'étais sûre qu'elle ne sortait pas avant un mois, forcément...

Donc écoutez bien : Pushing Daisies, la B.O. de série du siècle !!! D'accord, c'est court, mais c'est bon.
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PS : quand on écoute cette merveille, on se dit que la seule chose qui manque à cette série pour être parfaite, c'est un générique d'une minute !!!

Posté par ladyteruki à 15:07 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

01-11-08

Prévisions téléphagiques

Pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas, j'ai reçu récemment une somme d'argent assez providentielle. Qui tombe à un moment où je ne suis déjà pas à plaindre.
Mon premier réflexe (d'ex-chômeuse) a été de me dire que j'allais mettre cet argent de côté. Economiser pour mon futur appart. Pour mes vieux jours. A cause de la crise.
Ça a duré un demi-quart de seconde, environ.

Et puis j'ai pensé : Opération COLLECTION !!! Et plus précisément, j'ai pensé :
- Roseanne (pas eu le temps ce mois-ci)
- Pushing Daisies
- Brothers and Sisters
- Farscape
- Oz (ça fera doublon avec mon coffret saison 1 mais qui s'en soucie ?)
- Flander's Company
- Twin Peaks
- Battlestar Galactica (même avec un coffret tout moche)
- Angela, 15 ans (parce que mon coffret import a un vilain défaut)
- Boston Justice
- Boston Legal

J'ose même pas faire le total. Surtout qu'après je vais me rendre compte que j'en ai les moyens et là ce sera pas beau à voir.

Dieu soit loué, Noël le 25 décembre, et mon anniversaire le 25 janvier, devraient aider... D'ailleurs, je vous ai dit que c'était bientôt Noël ? Je me souviens plus trop si on a déjà commencé à parler cadeaux, vous et moi...?

Posté par ladyteruki à 16:18 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

06-10-08

[DL] Farscape

J'ai mis longtemps à décider qui était mon personnage préféré de Farscape. Au début j'aimais beaucoup Zhaan, c'était tout-à-fait, esthétiquement, mon genre de personnage, avec en prime quelque chose de puissamment ambivalent, à mi-chemin entre le bonze tibétain et le diable fait femme. Bref, le genre de personnage qui me fait triper, comme on dit. Hélas, je n'ai pas sous la main le générique de la première saison (je ripperais bien mon propre DVD pour vous l'offrir mais il y a ce problème de place qui en ce moment rend la chose impossible), où on pourrait encore la voir. Souffrez donc cette version en attendant, et qui est ma foi, fort honnête, même sans Zhaan.

Farscape
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En-dehors de Zhaan, il faut bien le dire, entre D'Argo et Chiana, mon coeur balance. Et bien-sûr, il y a John Crichton, pour les yeux. Nan, franchement, je crois que je ne me déciderai jamais. Ces personnages sont si riches, si intenses, si humains (évidemment puisque c'est de la science-fiction ! dans quel autre genre trouve-t-on les êtres les plus humains de la galaxie ?) que c'est trop dur de choisir. Ah, si, une fois, j'ai dû choisir, parce qu'on m'a offert une figurine D'Argo pour Noël et que j'ai dû décider entre lui et Zhaan, et que je trouvais Zhaan trop peu réaliste. D'un autre côté, une fois je me suis achetée une lithographie de Zhaan, et ça ne m'a posé aucune sorte de cas de conscience. Où elle est passée, d'ailleurs, cette litho ? Hm...
Mais en-dehors de ça non, je ne saurai jamais choisir.

Vous savez, des fois je me dis que si je n'avais pas acheté la litho, le CD, les cartes et le guide officiel, j'aurais au moins un autre DVD de la série à la maison à l'heure qu'il est. C'est fou l'effet qu'ont les produits dérivés sur nous des fois... ça mériterait tout un post.

Et pour ceux qui manquent frellement de culture : la fiche Farscape de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:37 - Médicament générique - Permalien [#]

Money changes everything

J'ai une drôle de relation avec Farscape ; c'est l'une de ces séries que j'ai découvertes grâce à mon enregistreuse de l'époque où j'étais une téléphage acharnée (voir post précédent) ; l'enregistreuse en question avait Série Club, et un sens aiguisé de la générosité téléphagique : elle enregistrait régulièrement des épisodes de séries que je ne connaissais pas pour que je puisse m'instruire. C'est aussi grâce à elle que j'ai découvert Rude Awakening ou encore Oz, je lui dois donc beaucoup. Et donc, je lui dois aussi la découverte de Farscape.

Seulement, quelques temps après ça, nous avons perdu le contact. Et à l'époque, je n'avais même pas de chez moi informatique, et ne songeais donc même pas au cagoulage. Farscape et moi avons donc, par voie de conséquence, perdu le contact également, et forcément, je suis passée à autre chose.

Environ deux ans plus tard, rassemblant mes faibles économies, je me suis offert le DVD de la première partie de la première saison pour Noël. Sauf que je n'avais pas de lecteur DVD et que je comptais sur le matériel d'autres personnes pour suivre le début de ladite saison, dont je n'avais vu que quelques épisodes jusqu'alors. Voilà qui compliquait largement les choses. Ajoutons aussi que 40 euros pour un cinquième de saison, c'est du foutage de gueule même pour une téléphage acharnée. Je ne sais pas si ces éditeurs DVD se rendent compte que pour leur acheter leurs rondelles, il faut aussi qu'on mange ; un bon client est un client vivant, pourtant, non ? Bref, après une très courte période de frénésie, j'ai dû laisser tomber. Et je suis donc passée à autre chose, à nouveau.

A quelques temps de là, environ deux autres années en fait, je me retrouve à déménager et, pour de sombres histoires que je vous épargne, je change de fournisseur d'accès à internet et me retrouve gratifiée chez mon nouveau FAI d'un accès gratuit à Série Club pendant plusieurs semaines. Et là, sur quoi je tombe, par le plus grand des hasards, comme un signe du Destin ? Sur une diffusion de la dernière saison de Farscape ! Et je me retrouve à me régaler de ces épisodes avec joie et empressement. C'est ainsi que j'ai pu voir une grande partie de la saison ultime, y compris le final, lors d'un bel été, alors que j'avais loupé une grande partie des deuxième et troisième saisons. C'était un vrai délice ! Je regardais les deux diffusions, celle en journée, et celle à une ou deux heures du matin, parce que les deux portaient sur la 4e saison mais pas au même point et que ça me laissait l'espoir d'en voir le maximum. Mais j'ai ensuite connu quelques déboires financiers qui m'ont forcée à abandonner ma connexion internet quelque temps. Et du coup, je suis encore passée à autre chose.

Quand les opportunités de cagoulage sont revenues, d'ailleurs, à l'image d'un certain nombre d'autres séries, je n'ai pas eu le courage de faire main basse sur les épisodes manquants. Farscape fait simplement partie des séries qui ne peuvent pas être cagoulées. Enfin, techniquement si, évidemment, mais non, c'est physique, vous savez ? On en a parlé déjà, il y a quelques temps, souvenez-vous : certaines séries sont simplement au-dessus de ça.

Aujourd'hui, et je n'ai de cesse de vous le répéter ces derniers temps je crois, je me retrouve avec un peu d'argent entre les mains... et ça brûle ! Alors j'essaye de réfléchir à tout ce que j'ai mis entre parenthèses ces dernières années pour des motifs financiers, et qui n'a plus lieu d'être en attente, que donc maintenant j'ai bien l'intention de m'offrir, et tout naturellement, Farscape est revenue sur le tapis. C'est bien simple, il suffit que je regarde le générique pour que les frissons reviennent : l'univers, l'esthétique, les personnages, y a-t-il quoi que ce soit qui ne soit pas excitant dans Farscape ?

Alors me voilà à mettre Farscape tout en haut de ma liste : cette fois je veux voir les épisodes, tous les épisodes, et dans l'ordre, du premier au dernier.
D'ailleurs, vous avez remarqué ? C'est bientôt Noël. La boucle sera bientôt bouclée.

Et pour ceux qui manquent cruellement de coups de pied au derrière : la fiche Farscape de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:07 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

02-02-07

He boldly goes where no man has gone before

Quand mon homme a prétendu apprécier la SF, je l'ai mis au défi ultime : regarder du Star Trek. Parce qu'on n'a pas vu de série de science-fiction tant qu'on a pas vu Star Trek, nan mais sans blague ! Comme il a maintenant pris l'habitude de ne pas avoir d'a priori avant d'attaquer une série, il s'est plié de bonne grâce à l'exercice.

Au menu : les pilotes de The Next Generation, Deep Space 9 et Voyager. Ce qui n'est pas si mal pour un début. J'aurais bien opté pour le pilote d'Enterprise dans la foulée mais cassette import achetée il y a un siècle ne marche pas sur mon dernier magnétoscope en date (fichus standards NTSC). Pour Voyager, j'étais avec lui, pour les deux autres, je n'étais là qu'au début. Il faut dire que j'ai bien moins regardé le premier que les deux suivants et, je me connais, connaissant le déroulement des choses, je l'aurais spoilé à mort. Je suis chiante dans ces cas-là
Bon d'accord, j'avoue : ayant la crève, il me faut aussi admettre que je me suis endormie en cours de route... Là, vous êtes contents ?

La conclusion de tout cela ? Le problème de Star Trek : ce serait bien si c'était pas du Star Trek.
Explication... Derrière des intrigues plutôt solides, se cache une réalisation souvent piteuse et risible. Même en considérant que jusqu'à deux décennies nous contemplent, c'est pas follichon...

C'est vrai que je le comprends. Tout monument de la télévision que soit la franchise Star Trek (ne serait-ce que pour son nombre incroyable de spin offs et donc d'épisodes, étendus sur une si grande période dans le temps...) de par son impact, les diverses séries qui la composent souffrent des mêmes symptômes : vocabulaire spécifique et pseudo-technique utilisé voir abusé en toutes circonstances, dialogues interminables avec cadrages très scolaires, acteurs frigides dans leur grande majorité... A côté, les aliens en pyjama de la première série, c'est moins un facteur de vieillissement. Ces défauts de réalisation rendent la forme assez indigeste. Normal, qui plus est, lorsqu'on est habitué aux productions modernes...

En même temps, difficile de faire du Star Trek sans s'accorder au minimum avec les traditions de la série d'origine ; j'imagine qu'un cahier des charges rigoureux impose certaines figures pour ne pas perdre l'esprit de la série (si vous voulez mon avis, Battlestar Galactica a prouvé depuis que ça n'était pas un problème ; espérons que la prochaine série Star Trek y puise un peu d'inspiration si elle voit le jour). Ca se comprend. On essaye de perdre seulement le minimum de fans (ceux qui, invariablement, penseront que c'était mieux avant) et si possible de créer quelques nouveaux Trekkies au passage.

Et pourtant, dans Star Trek, il y a une chose formidable qui ne vieillit pas : c'est le fond. Pour avoir vu très peu d'épisodes de la série originale (deux ? trois ?) je ne me permets pas de la juger, mais les dialogues de Picard et Data, les considérations politiques de DS9... certains thèmes récurrents... tout cela est extrêmement bon ! Seulement, voilà : il faut ne pas se laisser rebuter par la forme pour en arriver là. Et ya des fois, c'est très difficile (en témoigne le pilote de Voyager qui est sans nul doute le plus caricatural des trois sus-mentionnés) !!!

Pas étonnant que j'arrive au final avec un homme particulièrement mitigé. La part de lui qui aime la SF a sans doute retrouvé ce qui fait la beauté du genre : des allégories sur la condition humaine et certains de ses grands thèmes, des personnages forts et emblématiques, des idéaux et un univers qui fait rêver ! Hélas, il a aussi trouvé des moyens dignes du pire soap ! Eh oui, ça s'appelle un space opera, ya une raison...

Pour moi qui ai découvert la série via le format papier (un recueil de citations des 4 premières séries, puis l'encyclopédie générale et celle de DS9 ; chuis pas un Trekkie, je me documente, c'est tout !) je comprends totalement cette réaction partagée. J'ai toujours dit que Star Trek, c'était mieux d'en entendre parler que de regarder. L'enthousiasme des fans, des auteurs, des acteurs (la plupart disons), de l'ensemble de l'univers de la série, est palpable et on sent qu'il y a là des gens qui sont liés par une certaine vision du monde, de l'être humain, avec des idéaux et des espoirs sur la façon dont le monde devrait se développer, et une sorte de capacité à rêver sans désespérer que ces choses puissent se produire dans quelques siècles... Une telle communauté impressionne nécessairement. Mais quand on regarde l'objet de tant d'implication, les séries en elles-mêmes, on risque nécessairement la déception. D'une certaine façon, ça force un peu plus le respect, car finalement tout ce beau monde est en quelques sortes la crème du téléphage : leur lecture de la série, leur engagement, fait de Star Trek une oeuvre télévisuelle là où le télespectateur lambda, qui ne cherche qu'à être impressionné sans avoir à réfléchir, ne voit qu'une série laborieuse sans aucune qualité.

Finalement, de la même façon que je n'ai jamais réussi à ressentir complètement l'enthousiasme des Trekkies pour la série, mon homme non plus n'arrive pas à accrocher à ce point qu'il en redemande. Mais pour qu'il regarde, la même semaine, trois pilotes de chacun une heure et demie environ, de trois séries différentes de la même franchise... je crois qu'on peut dire que la mission est remplie ! J'ai réussi à faire regarder à quelqu'un plusieurs heures de Star Trek sans qu'il ne rechigne, ne se plaigne, ou ne tente d'y échapper, et sous un certain angle, ça lui a même plu.
Et le plus drôle, c'est que j'ai eu des retours moins encourageants sur Farscape... bizarre, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture  : les fiches Star Trek, Star Trek : The Next Generation, Star Trek : Deep Space 9, Star Trek : Voyager et Enterprise de SeriesLive. Prenez votre temps, ya rien qui presse...

Posté par ladyteruki à 23:16 - Contagion - Permalien [#]


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