ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

07-10-12

Sans conséquence

Est-ce que je vous ai déjà dit que whisperintherain et moi nous étions lancé un défi, cette saison ? Oui, je l'ai déjà évoqué ? Ah, bon, au temps pour moi. C'est que, ça donne tellement peu de reviews dans la rubrique Review vers le futur, que j'en oublierais presque qu'on le fait, ce challenge !
Aujourd'hui, je me suis motivée pour tenter une série que je n'avais même pas trouvé le temps de cagouler jusque là, non parce qu'elle me semblait repoussante (je ne la connaissais pas assez pour ça) mais tout simplement parce qu'elle était passée sous mon radar. Je savais pourtant qu'on y trouvait Kyle MacLachlan mais j'ai passé tout l'été à l'oublier aussi vite que je le lisais ! Bon, maintenant que je m'y suis mise, prêts pour la review de Made in Jersey ?

MadeInJersey

C'est sûr de sûr ? Il n'y a pas d'erreur ? Made in Jersey est une série diffusée par CBS, pas The CW ? Nan mais je dis ça, on sait pas, il y a peut-être eu méprise, les chaînes concernées n'ont peut-être pas remarqué, ça vaut la peine de poser la question, juste pour vérifier. Non ? Ah. Bon. Si vous le dites.

Avec son héroïne passionnée, idéaliste, et à la crinière vaporeuse, Made in Jersey aurait été un bon petit legal drama pour adolescentes. A la différence qu'un legal drama pour adolescentes, apparemment ça ne se fait pas (mais après tout, il y a bien un "romantic whodunit" maintenant, alors tout est possible). Probablement que les adolescentes font mieux de continuer de toutes rêver qu'elles deviendront des pop stars, ah non, on va pas les encourager à se captiver pour le métier d'avocate, ça fait pas vendre des CD.
Il n'empêche. Rarement ces dernières années CBS aura autant tenté de produire un drama aussi accessible au jeune public. Ou, selon les points de vue, un peu trop simplet pour son public âgé habituel. Vous savez ? Celui qui regarde The Good Wife et qui attend quelque chose de solide d'une série judiciaire... Non, Made in Jersey n'est clairement pas pour ce public-là.

Je dis souvent que le seul impératif pour un legal drama, c'est l'intelligence. C'est un genre où on ne peut pas s'autoriser la bêtise ou la flemme ; il n'est pas nécessaire d'opter pour la gravité à la The Practice pour faire une bonne série d'avocats, une série comme Suits en est régulièrement la preuve, mais enfin, il faut un minimum avoir les reins et la plume solide pour s'aventurer sur ce terrain.
A ce critère, Made in Jersey parvient à répondre... in extremis. Avec quelques répliques plutôt bien senties, la série parvient à se hisser de justesse au-dessus de la moyenne. Ca n'arrive pas dans toutes les scènes, mais quand ça se produit, ça n'est pas désagréable : le pilote a une répartie décente. Mais en-dehors de quelques lignes de dialogues bien troussées et énergiques, le pilote se paye quand même le luxe d'une intrigue extrêmement prévisible, et d'une scène au tribunal un peu pauvre en matière d'argumentation ou d'interrogatoire de témoin. Dans cet épisode inaugural (et je ne m'avance pas trop en prédisant que ce sera le cas de la série), il ne s'agit certainement pas de tordre des concepts de loi, des notions abstraites, ni même le langage, pour parvenir à ses fins, mais simplement de réussir à placer des éléments de preuve lors du procès, pour réussir à obtenir un verdict favorable. En matière de démonstration d'intelligence aigue, on peut donc toujours se brosser, et Made in Jersey ne sera pas l'objet d'acrobaties verbales époustouflantes, c'est clair. David E. Kelley m'a trop gâtée, aussi, voilà la vérité.
De toute façon, peu de séries légales, en-dehors de la franchise de Dick Wolf, se permettent à l'heure actuelle de faire un exercice périlleux en matière de plaidoirie, ou d'exploiter un conflit moral ; comme les flics, les avocats sont plus souvent un moyen qu'autre chose. Dans Made in Jersey, l'héroïne défend une pauvre fille victime de tout : les circonstances, les avocats qui ne croient pas en elle... sa mère est même frappée par une maladie incurable ! Dans cette situation, l'avocate n'a pas à se poser de question sur la nature de son travail : celui-ci consiste uniquement à faire éclater la vérité, pas à admettre la complexité du système. Et la vérité, ce sont les preuves. Alors elle cherche des preuves. Et, comme c'est un procedural, elle les trouve en moins de 45 minutes. Ce sont les règles du jeu.
Mais, vous savez quoi ? C'est un défaut que j'avais trouvé au pilote de The Good Wife... Eh oui ! J'avais failli ne pas continuer la série à cause de cette première intrigue pendant laquelle Alicia et Kalinda, de façon fort pratique, trouvent tous les éléments dont elles ont besoin au moment où elles en ont besoin, et où ce sont les preuves qui sauvent le client, pas les compétences devant la cour (elle est marrante à relire, d'ailleurs, cette review). C'est exactement ce qui se produit dans le pilote de Made in Jersey, où, comme souvent dans des séries légales modernes, l'avocate fait en réalité un travail d'enquête et parvient à trouver les preuves qui disculperont le client (ou inculperont quelqu'un d'autre). Comment en vouloir à Made in Jersey de pêcher par le même acte de paresse que l'intrigue juridique du pilote de The Good Wife ? Parfois, on a de bonnes surprises, la preuve.

Mais je cherche à berner qui ? Made in Jersey n'a pas le potentiel pour offrir de grosses surprises. Ce n'est même pas dans ses ambitions !
Tout simplement parce que, là où The Good Wife avait l'intrigue personnelle d'Alicia Florrick, rejointe par une intrigue politico-médiatique, Made in Jersey n'a que des clichés sur les femmes du New Jersey (certes partiellement démonté par l'héroïne à un moment du pilote), et une famille nombreuse donc chaleureuse, à montrer comme contraste avec le froid New York, et c'est forcément un peu léger. Bon, à la rigueur, il y a peut-être cette histoire d'étoile en strass qui pique vaguement la curiosité, et encore.

En réalité, Made in Jersey n'est pas une série ratée. C'est un petit legal drama sans conséquence qu'on va regarder comme ça, quand on a envie de se mater un truc pas trop chiant mais qu'on n'est pas désespéré au point de regarder The Neiggbors. Et au bout de quelques épisodes, ou une saison (si elle vit aussi longtemps), on aura arrêté de la regarder : non parce qu'elle déplait, mais tout simplement parce que d'une semaine à l'autre, d'une saison sur l'autre, on l'aura oubliée.
Quand on se trouve devant Made in Jersey, on n'est pas vraiment mécontent : le personnage est vif, pas trop irritant, inspire pas mal de choses positives de par son tempérament dynamique, et la plupart des personnages ne sont pas antipathiques, ni même totalement unidimensionnels. Mais il n'y a à ce stade pas grand'chose qu'on puisse dire de Made in Jersey qui la fasse entrer dans le panthéon personnel d'un téléphage, de la même façon que, par exemple, Fairly Legal n'est pas mauvaise quand on la regarde, mais on ne s'y attache pas vraiment. Objectivement plutôt irréprochable, mais inconséquente.

On peut sans honte la regarder le temps qu'elle sera diffusée... encore faudra-t-il y penser. Les plus motivés d'entre nous se mettront un post-it, peut-être.
Non, vraiment, on ne peut rien reprocher à Made in Jersey : impossible de garder cette série en tête suffisamment longtemps pour ça.

PS : en fait c'est quoi l'histoire avec Stephanie March, elle a raté son entrée au Barreau et elle s'est dit qu'interpréter des juristes à l'écran compenserait ?

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 19:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-06-11

Il suffit de trouver la combine

A première vue, j'ai eu comme l'impression que mon post sur le pilote de Franklin & Bash allait présenter de curieuse similitudes avec celui que j'avais pu écrire sur The Defenders voilà quelques mois.

Tiens, pendant que j'y pense, d'ailleurs... Comment se fait-il que j'aie arrêté de regarder cette série ? Je n'ai pas fini la saison, et quand elle a été annulée ça faisait même un bout de temps que je n'avais pas vu un épisode... curieux, ça. Ah, oui, ça me revient : quand je me suis lancé dans mon défi The Téléphsage Experiment, la semaine sans cagoulage avait fait passer à la trappe certaines séries, sans autre raison que "loin des yeux, loin du coeur". The Defenders avait ainsi bêtement sombré dans l'oubli.
C'est con, en fait. Je n'avais pas de grief insurmontable envers cette série. Je m'y remettrai peut-être, en fin de compte, si j'ai le temps. Et puis de toute façon, maintenant qu'elle est annulée, ça ne m'engage pas beaucoup.

Ah oui, pardon. Franklin & Bash. Des avocats, donc forcément des petits gars que j'ai plaisir à regarder. Quoique, ça n'avait pas trop marché pour Raising the Bar, comme quoi un acteur sympa et un genre qu'on apprécie, ça ne fait pas tout.

FranklinBash

De toute évidence, l'intérêt de Franklin & Bash réside dans les entourloupes, les effets de manche et les coups bas qui seront utilisés pour gagner... à la condition de ne pas s'apesantir sur le côté justicier vu dans le pilote. Cette phrase condense en fait mon ressenti vis-à-vis de ce pilote. Car si j'aime ce côté bidouilleur que les personnages principaux nous dévoilent rapidement, si j'aime voir des avocats tremper dans la magouille pour remporter une affaire, c'est parce que l'immoralité me semble trop peu développée dans la plupart des legal dramas. Là où The Practice montrait des avocats qui luttent pour rester le plus possible en accord avec leur conscience, là où Ally McBeal nous rappelait que les avocats ne sont pas de marbre et que leurs sentiments les rendent faillibles, là où les Law & Order insistent sur les questionnements sur la société qui font partie de ce métier... assez rares sont, au final, les séries qui admettent qu'un avocat peut aussi être, tout simplement, être vénal et/ou pourri.
Comme pour les séries policières, beaucoup de legal dramas donnent l'impression d'être dans une démarche de réhabilitation plus qu'autre chose (et c'est pour ça que je me demande ce que peut bien avoir fait El Equipo de travers pour s'attirer pareil courroux).

Alors si je dois assister au spectacle déplorable (bien que hautement divertissant) de deux avocats ayant coupé tous les ponts avec la moralité, j'aime autant que ce soit sans réserve !

Dans Franklin & Bash, j'ai donc beaucoup apprécié les artifices déployés pour gagner les procès, les personnages d'ados attardés, les seconds rôles caricaturaux, même. Mais j'espère que la série va se garder d'un excès d'optimisme en faisant de ses héros de gentils MacGyver des tribunaux qui veulent tout de même vaincre les injustices. Il me semble y voir une contradiction, dont il faut se débarrasser au plus tôt.
Pas de coup de coeur, donc, mais l'envie tout de même de voir quels subterfuges nos deux héros vont trouver au prochain épisode. Je vous préviens, j'attends qu'on me surprenne, j'attends qu'on me fasse rire, j'attends des revirements de situations de folie. Voilà, en fait, tout ce que Franklin & Bash devra faire pour ne pas finir comme Fairly Legal, une série qui aurait pu progresser et offrir quelque chose de nouveau, mais qui s'est reposée sur son pitch de départ. Allez les gars, vous pouvez le faire. Vous trouverez bien une astuce.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Franklin & Bash de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:47 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-04-11

All about Reed

C'est difficile de s'attacher à une série au fil des semaines, pour finalement n'en dire que du mal. Ca ressemble un peu à une trahison. On aimerait pouvoir être positif... après tout, on vient de regarder toute une saison, à rire et parfois pleurer avec les personnages, à guetter chaque semaine les épisodes et à se montrer fidèle, et régulier (une qualité téléphagique par laquelle, qui plus est, je ne brille pas). Alors au final, pourquoi avoir été là, devant ces épisodes, plutôt que devant d'autres ? Il devait bien y avoir une raison mais là tout de suite, elle ne nous apparait pas. On ne peut même pas dire qu'il s'agisse d'une raison honteuse, mais simplement on ne voit pas trop comment défendre l'indéfendable.

Je me retrouve dans cette épineuse et un peu triste situation avec Fairly Legal. Pendant 10 semaines, j'ai été présente aux côtés de Kate, mais à l'heure du bilan, je n'ai pas envie de mentir : il n'y a pas grand'chose dans la série qui ait justifié cela.
A part, précisément, mon attachement.
Si la personnalité pétillante de Kate a instantanément ravi mon coeur, c'est progressivement devenu la seule raison pour laquelle je revenais.

Concrètement, Fairly Legal a tout faux. Le soi-disant fil conducteur de la saison n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, une esbrouffe qui se révèle stérile aussi bien dramatiquement que sur le plan de l'évolution de l'histoire ni de l'évolution du personnage de Kate. La relation conflictuelle avec la belle-mère n'évolue pas ; pire, Lauren est un personnage qui s'appauvrit après avoir dans un premier temps montré des signes prometteurs sur ses différentes dimensions. La relation à l'ex-mari Justin piétine et effectue de constants aller-retours, perdant toute crédibilité au passage et ne surprenant ni n'émouvant plus au bout d'un coup de grisou par épisode. Même la mini-histoire amoureuse de Leo n'aboutit pas.
Tout ce qui pourrait apporter à la série richesse et profondeur se montre incapable de tenir sur la longueur. Un comble pour des éléments feuilletonnants !

Le problème n'est pas le ton ultra-léger de la série, il n'est pas nécessaire d'être sombre pour obtenir de bonnes intrigues. Mais il faut du courage, et de la constance, deux qualités qui font cruellement défaut à Fairly Legal, et qu'illustre bien le final de la saison, où les deux dernières scènes sont en décalage total l'une avec l'autre.
Pas de questionnement sur la Justice, les limites de la médiation, ou les implications de certains cas abordés ? Je peux en faire mon deuil. Mais la résistance de la série au test du temps, lorsqu'on accepte de se distancier du plaisir immédiat de la présence de Kate à l'écran, cela j'ai du mal à le pardonner.
On a pu entendre que c'était typique des séries d'USA ; il me semble pourtant que Royal Pains, par exemple, se débrouille bien mieux dans ce domaine. Et que la futilité du propos, surtout, ne devrait pas signifier que l'écriture ne soit pas solide.
Ce qui m'ennuie, ce n'est pas de regarder une série légère, c'est d'avoir l'impression que son élaboration est prise à la légère.

Et pourtant j'ai adoré ces 10 épisodes passés avec Kate Reed. Et j'ai pleuré à chaudes larmes lorsqu'elle s'est pris un revers. Tout au long de l'épisode, j'ai senti monter son épuisement. Mais que, pour un bon mot final, une image de fin rigolote et encore, la série se refuse à assumer les directions prises, me semble impardonnable ! La sympathie et l'empathie ne suffisent pas, non plus que le culte de la personnalité de l'héroïne, pour satisfaire nos besoins téléphagiques primordiaux...

FacingKate
"I'll be back !"
Très franchement, Kate, je ne sais pas encore si j'en ferai autant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fairly Legal de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:02 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-03-11

I just can't get enough

Dans The SeriesLive Show, encore vendredi dernier, nous nous plaignions de la diffusion prévue pour Empreintes criminelles (punaise, encore un tag de série française sur ce blog, on m'aurait dit ça ya quelques années...), à savoir deux soirées de trois épisodes chacune. Et ce n'est pas nouveau, ni prêt de s'arrêter, au regard de la diffusion de The Good Wife, de Glee, de... allez, je vous laisse compléter la liste en commentaires (ce sera marrant de voir combien de titres vous pourrez citer, tiens).

A cet égard, ma position a toujours été claire : une position à la Coffe. C'est de la merde, ces diffusions ! Les séries sont conçues pour être consommées à un rythme hebdomadaire, leur construction repose dessus, leur narration repose dessus, bref c'est fait pour, et si à l'origine une série est créée sous un format hebdomadaire, c'est normal d'en suivre le procédé une fois en France ! Qu'est-ce que c'est que ces manies de prendre un format qui fonctionne et le modifier ensuite comme s'il nous appartenait d'en décider ?
Voilà, vous pouvez ajouter vos propres arguments sur le "respect de l'oeuvre initiale" et le "cadre de diffusion destructuré en France", où le spectateur n'a "jamais été éduqué à avoir des exigences", vous connaissez les thèmes par coeur, hein, je vous laisse faire.
Alors bien-sûr, bien-sûr, il y a le mode "marathon" que les téléphages connaissent bien, qui est introduit avec, notamment, l'usage du coffret DVD. Mais c'est pas pareil, on est tous d'accord. D'ailleurs dans une majorité des cas, le marathon, c'est pour les séries qu'on connait déjà. Ou pas, je vous l'accorde, mais j'ai dit "majorité", pas "exclusivité".

Je vais être sincère avec vous : il y a des séries pour lesquelles un seul épisode inédit par semaine, ça fait quand même peu. Il y a de nombreuses, très nombreuses fois où, mon épisode fini, j'ai eu mon content, je suis satisfaite, je me retourne de l'autre côté et je m'endors.
ET PUIS... trois jours plus tard, quand j'ai eu fini de réciter les meilleures répliques, re-regarder les passages clé, parler de combien l'épisode était génial à mon entourage qui prend un air intéressé parce que sinon ça dure encore plus longtemps... eh bien, là, vient le manque. Et je m'en enverrais bien un ptit deuxième derrière la cravate, voyez. Le petit frère. Mais voilà, d'inédit point, pis au bout d'un moment les épisodes précédents on finit par les connaître par coeur. Donc attendre une semaine, c'est de la torture. Ils faisaient ça à Guantanamo, il parait. Bref, le rythme hebdo trouve ses vraies limites quand on apprécie vraiment, sincèrement et entièrement une série.

Alors d'accord, c'est conçu pour, on ne reviendra pas dessus. Mais, c'est juste une suggestion, hein... est-ce qu'on peut envisager de les concevoir autrement ? Sur un rythme différent ?

Prenons l'exemple des séries sud-coréennes. Ce qui est génial c'est que, quoi que vous attendiez de la télé, il y a toujours un pays du monde pour vous le donner (ça pourrait être mon slogan !).
Pour ceux qui ne suivent pas, dans le fond, je rappelle qu'en Corée du Sud, le prime time sur les grandes chaînes, c'est deux heures d'une même série chaque semaine. Mais attention ! Le truc, c'est pas que les Sud-Coréens s'enfournent deux heures d'affilée, noooon, ce sont deux heures réparties sur deux soirées d'une même semaine. Donc pour faire plus clair : pour une série qu'on nommera XYZ, le 1x01 est diffusé le lundi à 21h55, le 1x02 est diffusé le mardi à 21h55, et la semaine suivante on continue sur le même mode. Résultat des courses : on ne baisse pas la qualité de la série comme il faudrait le faire pour une série quotidienne (ne serait-ce que sur un plan budgétaire), mais on n'a pas à attendre TOUTE une semaine. Deux épisodes par semaine, ça c'est bien, là d'accord.

Deux épisodes, mais pas d'affilée, parce qu'il faut avoir le temps de savourer, pas juste se goinfrer bêtement d'inédits pendant toute une soirée, comme quand vous allez chez Flunch et que les légumes, y compris les frites, sont à volonté, et que pour une raison qui vous échappe, vous ne vous arrêterez pas de vous reservir des frites tant qu'il y en aura dans les plats. Non ? Que moi ?

Des séries pour lesquelles j'apprécierais un double rendez-vous hebdomadaire ? Là comme ça, en ce moment (mais dans 15 jours ça pourra avoir changé), Harry's Law, Fairly Legal (même si les deux derniers épisodes étaient un peu moins chouettes), Better With You, Outsourced... Oui en fait, essentiellement des comédies ou des dramédies. Donc des séries pour lesquelles ce serait ptet même plus facile à faire.
L'appel est lancé.

TwiceaWekk

Posté par ladyteruki à 17:06 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-02-11

Tu peux courir

Démotivée, mais pas inactive. Depuis l’annonce de l’espacement de mes activités, je n’ai pas chômé : entre la première saison de The Practice (initiée, comme vous le savez, plus tôt la semaine dernière), et une intégrale de Modern Family en quatre jours (oui, je sais, ça m’a étonnée au moins autant que vous, si vous me le demandez en commentaire, je vous dirai comment c'est possible), on ne peut pas dire que j’aie manqué d’occupations téléphagiques.
Mais aujourd’hui je ne vais pas vous parler de ces séries récentes, parce qu’aujourd’hui, j’ai eu un coup de cœur pour une série que je n’ai jamais vue. Ce sont des choses qui arrivent.

Tout a commencé alors que j’écumais la base de données de Wikipedia afin de trouver des titres de séries ayant débuté en 1965. Une lubie. L’envie, certainement, d’essayer de me lancer dans le visionnage d’une vieille série, ce qui, avec mes aventures internationales, ne m’est pas arrivé depuis quelques mois. Bref, une idée comme ça, imprévisible, et qui n’a eu comme seule conséquence que de m’interroger sur les pitches qu’on pouvait trouver cette année-là.
J’étais donc en train de trouver qu’il y avait quand même une majorité de séries "bon enfant", "tous publics" ou encore "classiques", en un mot, pas forcément affriolantes sur le seul plan du pitch, quand soudain me voilà à cliquer sur la page de Run for your life. Et moi de tomber en pâmoison devant ce résumé comme conçu pour me faire rêver. Jugez plutôt : quand son médecin lui annonce qu’il ne lui reste plus qu’un an ou deux à vivre, l’avocat Paul Bryan décide de partir à l’aventure et de profiter de ses derniers jours en faisant tout un tas de choses qu’il souhaite accomplir avant de mourir. De toute évidence, il ne s’agit pas d’une comédie (quoique, bon, je ne serais pas fermée à ce genre de sujet en comédie, je suis bien capable de suivre une comédie sur une alcoolique à la dérive… ou une autre sur une cancéreuse), mais bien d’une véritable série dramatique, dans le sens le plus strict du terme. Et pourtant, outre un concept riche permettant énormément de choses, c’est aussi une belle idée, non ?
Ce qui a fini de m’achever, c’est qu’en poussant mes recherches juste un peu, je suis tombée sur des répliques, comme celle ouvrant le générique : "Guess I'll try to squeeze 30 years in a year... or two". Et alors là, comment vous dire ? J'ai fondu.

Runforyourlife

J'ai fondu, mais à l'émotion téléphagique a très vide succédé une autre émotion : une vive colère. Ça doit être mon truc en ce moment, je suppose.
Parce qu'il s'avère que Run for your life, qui apparemment a été diffusée par l'ORTF (...oui, l'ORTF) sous le titre de Match contre la vie en 1969, et même pas en intégralité, n'a depuis jamais été rediffusée en France. Donc non seulement vous et moi n'étions pas nés lorsque la séries a été lancée, mais vous et moi n'avons jamais eu l'occasion, de notre vivant, de voir la série non plus depuis.

Sur ce blog, j'ai déjà maudit, pèle-mêle, les problèmes suivants :
- l'impossibilité de voir une série être diffusée correctement de façon à la suivre de bout en bout (et d'ailleurs The Practice est tristement parlant à ce sujet)
- l'impossibilité de voir une série être diffusée en France dans des délais raisonnables, ce qui fait de The Good Wife un cumulard vu le point soulevé ci-dessus
- l'impossibilité de revoir une série peu connue n'ayant pourtant pas plus de 10 ou 15 ans
- l'impossibilité d'accéder à des séries étrangères parce que les fansubs ne suivent pas
- l'impossibilité d'entendre parler des fictions des nombreux pays étrangers, comme ça c'est réglé, inutile d'être curieux, vous vous faites du mal
- et, pour finir cette liste non-exhaustive, l'impossibilité d'entendre parler correctement des fictions de certains pays étrangers, parce qu'il s'agirait pas non plus de vous donner les outils pour vous ouvrir sur le monde téléphagique
Bon, j'ai donc beaucoup râlé, c'est un fait. Et quelque part dans les posts dont je ne me souviens pas aussi bien, il doit y avoir un plaidoyer pour l'édition DVD décente de séries moins populaires... ah ça y est, je l'ai retrouvé.

Ajoutons-y donc aussi, désormais, un laïus sur le fait qu'il y a certaines séries, jugées trop anciennes, qu'on ne nous permet pas de découvrir parce qu'on n'a pas à être curieux, manquerait plus que ça. Je sais bien qu'on parle d'un marché de niche et pas franchement d'un phénomène qui ne demande qu'à remplir les poches des diffuseurs et/ou distributeurs, mais nom d'un chien, lequel parmi vous va se piquer en premier de proposer un Hulu à la française pour des séries qui ne sont plus rediffusées ou ne l'ont jamais été, ou, sans aller si loin, une simple rediff en nocturne pour des séries des années 60 et 70 ? Chais pas, ça fait bien 10 ans que les rediffs de Série Club semblent sempiternellement être les mêmes ! Bon, je suis de mauvaise foi, je n'ai plus Série Club, mais si j'apprenais que la chaîne se lançait dans un projet de ce genre pour participer à la culture série, j'y penserais quand même à deux fois, plutôt que voir que ce sont encore et toujours les mêmes vieux sitcoms français qui constituent l'essentiel de ses grilles en heure creuse...
Et même, vous savez quoi ? Si les chaînes ont peur de pas rentrer dans leurs frais en se lançant dans une diffusion ou une autre... bah juste lâcher gentillement les droits dans le monde magique de l'internet et laisser les fichiers se faire cagouler par les 10 pèlerins que ça intéresserait, je pense que ça serait un beau geste, quoi.

Tout ce que je voulais, cette semaine, en dépit des 38 épisodes de Modern Family en quatre jours, de la saison (et un peu plus, en fait : j'ai entamé la deuxième) de The Practice, de l'attachement grandissant pour Harry's Law et Fairly Legal, et des pilotes comme Mr Sunshine ou Traffic Light, c'était avoir une chance de voir un épisode de Run for your life.

Voilà, c'était mon coup de gueule du jour. La prochaine fois, on parlera des chaînes françaises qui ne savent pas profiter de la popularité d'un acteur pour ressortir des cartons leurs vieilles séries, comme pour Coeurs Rebelles lors de la sortie de Star Wars ou La Famille Green alors que Anne Hathaway ET Jesse Eisenberg ont tous les deux le vent en poupe.

Posté par ladyteruki à 21:18 - Point Unpleasant - Permalien [#]

30-01-11

[DL] Fairly Legal

La série commence à me plaire de plus en plus (on aura donc l'occasion d'en reparler), et aussi bien dans le train que calmement à la maison, j'en apprécie bien des aspects. Mais le générique, je dois le dire, me laisse un peu circonspecte.
Parce que dans le fond, on comprend bien l'intention : montrer que Kate parcourt la ville juchée sur ses talons, trottinant le téléphone rivé à l'oreille... on essaye de créer un gimmick, avec une petite référence au Magicien d'Oz dans la foulée...

FairlyLegal
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

...Mais rien à faire, ça ne fonctionne pas. Principalement parce que le générique est trop court, en fait. Mais aussi parce que son montage n'est pas assez rapide. Et pour finir, il ne fait qu'effleurer cette thématique sans vraiment l'exploiter totalement. Alors de ce qui aurait pu être un générique potable, on obtient un truc franchement moyen. Ajoutez à cela un côté esthétique lui aussi bâclé (c'est pas tant les couleurs que les halos de lumière dans tous les sens) et une chanson sans intérêt, et vous comprenez mieux ma déception.
Pourquoi c'est si difficile de faire de bons génériques pour les séries que j'apprécie ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fairly Legal de SeriesLive. Pas spécialement en bon état, d'ailleurs...

Posté par ladyteruki à 20:36 - Médicament générique - Permalien [#]

23-01-11

Vers un mieux ?

En regardant deux pilotes aujourd'hui, celui de Fairly Legal et celui, un peu attendu, de Portlandia dont j'ai déjà parlé vite fait, j'ai un peu l'impression de retrouver un tout petit peu de motivation pour les séries. Un tout petit peu, hein.
Bon. Ptet que les affaires vont reprendre. Merci aux plus patients qui continuent de venir voir ce blog dans l'intervalle...

FairlyLegal

Posté par ladyteruki à 22:55 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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