ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-11-12

Passé refoulé

Ca fait un mois et demi que la rentrée nippone a officiellement démarré, et je suis loin d'avoir vu tous les pilotes qui m'intéressaient. Mais puisque j'ai un peu de temps, ce soir, et que vous aussi... vous avez un peu de temps ? Bon, alors vous voyez bien, on a le temps d'évoquer un autre pilote japonais de l'automne. Aujourd'hui, place à une série dramatique avec Osozaki no Himawari, une série qui... Hein ? Qu'est-ce que c'est que ce bruit ?

SifflementDrCox

Euh, oui, je sais plus si je vous ai dit, mais dernièrement je m'envoie quelques épisodes de Scrubs derrière la cravate (je vais finir la saison 3, en fait), pendant les trajets et les pauses déjeuner, ce genre de choses. Donc aujourd'hui, le rôle de ma conscience sera interprétée par Perry Cox.

FaitCentFois

Bah c'est pas vraiment un quatrième mur, au sens où ce blog n'est pas une fiction, mais c'est vrai que ce genre de technique de narration postmoderniste, c'est un peu usé, même si personnellement ça me fait toujours rire quand j'en vois dans une série, mais là encore j'insiste, ce blog n'est pas une série et d'ailleurs...

RienOublie

Non, je vois pas... Ah ! Si, peut-être. Tu veux dire qu'avant de parler de nouveautés de la rentrée automnale, je pourrais profiter d'avoir un peu rattrapé mon retard sur la saison estivale et parler d'un pilote tant que je l'ai en tête, avant de l'oublier et/ou de passer aux épisodes suivants ?
C'est pas faux.
Alors si vous le voulez bien, on va remettre le post sur Osozaki no Himawari à une prochaine fois, et aujourd'hui, on fait un sort à Soumatou Kabushikigaisha, d'accord ? Il vous reste un peu de temps ? Alors on se lance. Ah, et merci Dr Cox, vous êtes un mentor pour moi.

SoumatouKabushikigaisha

De toutes les séries nippones de cet été que j'avais mises de côté à cause de mes problèmes de connexion de juillet-août, Soumatou Kabushikigaisha est la seule qui me donnait des regrets. Il faut dire que c'était vraiment un pitch de rêve, jugez plutôt : imaginez qu'une société ait la possibilité d'enregistrer toute votre vie, de vos premiers pas à votre dernier soupir, en camera subjective, et de la transférer sur DVD. Mieux encore : vous avez une chance de voir ces videos, si une succursale de cette entreprise croise votre chemin.
Regarderiez-vous un tel film ? Si vous pensez que vous n'avez rien à en apprendre, vous vous trompez...

Reprenant la structure de nombreuses séries d'anticipation japonaises de ces dernières années,  Soumatou Kabushikigaisha fonctionne sur une formule destinée à se répéter d'épisode en épisode, comme une anthologie procédurale. Le pilote propose donc d'apprendre à connaître cette étrange société à travers un personnage qui n'est pas voué à être le héros pendant toute la série ; en réalité, le seul personnage ostensiblement écrit pour être présent chaque semaine est une étrange femme, assez avare de ses paroles, qui officie en tant qu'hôtesse et accueille les clients qui vont venir voir le film de toute une vie : la leur. Ce personnage n'est pas voué (contrairement aux maîtres de cérémonie de séries comme The Quiz Show ou LOVE GAME) à avoir une intrigue servant de fil conducteur, et à première vue dans ce pilote, cette étrange femme est surtout là pour aider à installer l'ambiance.
Pour le pilote, notre héros sera Takahiro, un jeune homme qui revient dans sa province natale avec sa fiancée, qu'il souhaite présenter à sa mère en vue des noces prochaines. Et si sa vie semble parfaite, c'est peut-être aussi un peu parce qu'elle l'est : sa mère est une crème de femme, sa fiancée s'entend à merveille avec elle, et globalement il est quand même bien content de passer quelques jours dans la maison de son enfance, ça lui rappelle plein de souvenirs, certains plus clairs que d'autres, qu'il partage avec sa dulcinée, trop ravie de découvrir plein de choses sur l'enfance de son bien-aimé.

Donc évidemment ça ne pouvait pas durer.
Lorsque l'un de ses amis d'enfance mentionne une étrange société, l'information pique la curiosité de Takahiro, qui comble du hasard tombe sur une enseigne de l'entreprise juste après en avoir discuté. Entre alors en scène l'étrange hôtesse, qui lui explique qu'il peut regarder le film de sa vie s'il le souhaite.
...Mais ce qu'il va découvrir pendant ce visionnage dépasse tout ce que la téléphagie m'aura jamais montré !

Ce qui est intéressant dans Soumatou Kabushikigaisha, c'est d'abord le ton. Presque totalement dénué de musique, extrêmement authentique dans sa façon d'écrire les échanges entre les personnages impliqués, et doté d'une ambiance feutrée qui n'insiste pas sur le mystère, mais installe parfaitement le contexte dans lequel le DVD va être vu et compris, le pilote fait un formidable travail. On est loin de la réalisation m'as-tu-vu de séries tout aussi conceptuelles, genre Clone Baby. C'est d'ailleurs ce qui renforce les effets du scénario, ce naturel apparent... c'est terrifiant, quand on y pense.

Mais surtout, la façon dont Soumatou Kabushikigaisha traite son sujet mérite plus d'une salve d'applaudissements. Déjà parce qu'elle refuse d'emblée de s'enfoncer dans des questions mythologiques : on ne saura pas comment ces enregistrements sont faits, personne ne pose la question ; on prend le DVD pour ce qu'il dit, et non pour ce qu'il implique. La société a-t-elle recours à des pratiques douteuses ? Pas de jugement éthique non plus. Quant aux problématiques soulevées par l'enregistrement de la vie d'une personne, sur ce que cela signifie pour sa vie privée et pour celle de ses proches, on n'abordera pas plus le sujet. En réalité, une question n'a même pas été soulevée : que peut bien avoir à y gagner l'entreprise (et/ou l'hôtesse), puisque le visionnage a l'air d'être gratuit, il se fait dans une suite tout confort avec rafraîchissements à volonté, et euh, bon, ce truc de filmer la vie des gens, ça doit bien avoir un coût. Mais ce n'est pas du tout mentionné, pas une fois.
Pour quelqu'un qui, comme moi, attendait d'une telle série qu'elle aborde des sujets de fond, curieusement, ça n'a pas du tout été une déception (même si un jour j'aimerais bien voir une série d'anticipation capable d'exploiter quelques uns des riches sujets évoqués dans The Final Cut). On sait d'emblée, on le sent, que ce DVD (ou plutôt, si on veut être précis, ces DVD, puisqu'il y en a un par an... punaise, une année de ta vie réduite à 4 Go, ça doit faire un choc quand même) est surtout un outil pour nous raconter quelque chose d'autre, pour offrir la possibilité de plonger dans les souvenirs, de questionner la nature et la texture de ces souvenirs. Il faut vraiment prendre Soumatou Kabushikigaisha comme une parabole, et ne pas s'attarder sur ce côté pratique qui n'est pas du tout la vocation de la série. Elle a décidé de prendre une autre direction, et puisqu'elle s'y engage fort bien, je n'ai pas de réclamation sur les problématiques évitées.

Mais une question se pose, par contre : à quoi bon voir notre propre vie telle que nous l'avons vue ? On sait déjà ce qu'on a vu et vécu !
Eh bien justement non, et c'est aussi ce que raconte Soumatou Kabushikigaisha. Dans ce pilote, les souvenirs de Takahiro vont être évoqués plusieurs fois, alors qu'il parle avec sa fiancée ; mais ces souvenirs sont parfois vagues, flous, incomplets. La perception sur le moment, et le souvenir qu'il reste d'un évènement, sont clairement deux choses distinctes. C'est bien ce sur quoi compte la série, et effectivement, cette façon de considérer la friabilité des souvenirs va être le pivot du pilote. La prochaine fois que vous retournez dans votre ville natale et/ou chez vos parents, le souvenir (même flou) de ce pilote risque de vous faire passer un sale quart d'heure de doutes et de sueurs froides...

Mais bien-sûr, Soumatou Kabushikigaisha, c'est avant tout un thriller, pas juste une réflexion philosophique. On attend de la série qu'elle étonne, qu'elle bouleverse. Je vous confirme qu'elle y parvient, c'est même un peu trop efficace pour les âmes sensibles (dont je suis). En fait, même si on a vu arriver une bonne partie de la conclusion avant que Takahiro ne comprenne ce qu'il a vu sur le film, il reste une glaçante conclusion qui fait pleinement son effet.

Je suis admirative. Des séries à concept, au Japon, on en voit tous les 3 à 6 mois en moyenne maintenant, on pourrait croire que tout a été fait, dit, tenté. Bon, je veux dire, soyons clairs : passé le brio de The Quiz Show et l'efficacité de FACE MAKER, on peut plier les gaules et rentrer chez soi, tout a été dit. Eh bien non, et chaque fois je parviens à être éblouie par la façon dont ces séries maîtrisent à la fois un pitch original, un ton bien à part, une fascination évidente pour la nature humaine, et un soucis de vérité criant. Le mélange de tout ça donne des séries qui pourraient, si elles manquaient d'imagination, être des séries policières toutes bêtes, mais qui grâce à leur inventivité et leur audace, parviennent à donner à des histoires classiques une tournure passionnante, troublante, et surprenante. Soumatou Kabushikigaisha est la digne héritière de ces excellentes séries, et la preuve qu'on peut encore vraiment innover, même dans une niche qui semble parfois un peu bouchée (mais sitôt que j'oublie l'existence de Clone Baby, la moitié de mes doutes sur le genre disparaissent).

Nan mais, j'ai bien fait de parler du pilote de Soumatou Kabushikigaisha ce soir. Maintenant, je vais me dépêcher de rattraper la suite... et vous devriez en faire autant.

Posté par ladyteruki à 23:33 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-11-12

Juste une goutte

Il y a encore quelques années, les séries à concept, au Japon, relevaient encore de l'exception. Mais désormais, les formats d'une demi-heure diffusés en nocturne se sont multipliés, de plus en plus de chaînes s'y essayent, et surtout, ils se révèlent être une véritable mine d'idées originales, empruntant à divers genres afin de mieux dépeindre l'âme humaine. Ces petites séries font rarement des audiences de feu, pour ne pas dire jamais, mais elles ont un autre point en commun : leur budget est généralement très humble. Leur ambition se situe tout simplement ailleurs, pourrait-on dire.
Alors, quand à désormais chaque saison, débarque un nouveau concept, généralement, je me frotte les mains et je saute dessus. C'est le cas pour Doku , qui figure dans la grille de NTV cet automne.

DokuPoison-580

Le concept de Doku (le second mot étant la traduction du premier, pour ceux qui se demandent) reprenait la plupart des thématiques des dorama à concept : un étrange personnage qui donne à des protagonistes de passage l'opportunité de changer de vie grâce à un item aux propriétés uniques (pour Mirai Nikki c'était un téléphone portable qui annonce par SMS ce qui va se passer dans quelques secondes, par exemple). Ici, nous avons u drôle de type affublé d'un chapeau qui promet un poison totalement indétectable, et, qui plus est, dont les effets ne se mettent en route que 24 après administratrion, ce qui est parfait pour ficher le camps vite fait et/ou se fabriquer un alibi. Un outil parfait pour ce genre de séries, donc.

Doku présente d'elle-même son concept en faisant tomber le quatrième mur : après avoir expliqué que nous avons tous dit au moins une fois que nous aimerions voir quelqu'un mort (ce sur quoi je suis assez d'accord), Mr. Chapeau présente son poison aux spectateurs, expliquant qu'il permet de distinguer facilement le Mal du Bien, comprenez que quiconque choisit d'en faire usage est forcément mauvais.
La présentation est peut-être pas mal pour l'ambiance, mais pour servir le concept, on a vu mieux : empoisonner quelqu'un, c'est mal ? You don't say...

Lorsque nous rencontrons notre premier cobaye, il a précisément une conversation à propos d'un poison potentiellement indécelable avec sa petite amie (d'ailleurs, quelle curieuse conversation à aborder juste après le sexe !), et clame que de toute façon, lui, il n'a personne qu'il voudrait tuer. Et puis, ça ne vaudrait pas le coup, pour tous les ennuis qu'il y a après. Sur l'insistance de sa douce, qui insiste sur l'indécelabilité d'un poison pour le moment imaginaire, il ajoute simplement que cela ferait un super scoop. Et c'est comme ça qu'on apprend que le héros de notre épisode est un journaliste.
Il y a dans cette première scène trop de maladresses pour les compter toutes. La façon dont la petite amie insiste sur l'histoire du poison indécelable, par exemple, est la plus ennuyeuse : elle prête à confusion, parce qu'en réalité la petite amie n'a aucun rôle à jouer dans notre affaire, ou si peu. Mais cette conversation laisse imaginer au spectateur des tas de revirements par la suite, et aucun ne se produit. De fait, cette séquence bien inutile consistant à présenter le personnage central de l'épisode et sa moralité soi-disant inattaquable est en réalité plus lourde qu'efficace.

Dans le même ordre d'idée, d'autres bévues se produiront par la suite, toutes mettant en place des éléménts totalement mis de côté par la suite de l'épisode. Ainsi, notre journaliste arrive au boulot le lendemain matin et que fait-il immédiatement ? Il lit des articles sur un poison indécelable dont on parle sur internet. Ok, là ça devient un peu gros, quand même.
Pendant ce temps, dans un poste de police du coin, une équipe s'intéresse elle aussi aux rumeurs sur un poison indécelable (le fait que toute la ville soit au courant de son existence gâche un petit peu l'effet, je l'avoue), quand une jeune recrue débarque au commissariat : elle était auparavant la mascotte de la police, désormais elle intègre un service de police en tant qu'enquêtrice. Tout cela est du plus haut normal évidemment.

De son côté, notre journaliste de héros nous révèle qu'il mène une double-vie : il fréquente la fameuse petite-amie, fille du propriétaire de son journal, mais il a aussi retrouvé une vieille amie récemment avec laquelle il a une aventure. Comme les choses se précisent avec la petite-amie riche, il veut laisser tomber l'autre (une dénommée Mayumi, qui n'a pas un sou en poche, en plus), mais il apprend qu'elle est enceinte. Pas de bol.
Mesdames et Messieurs, entre en scène notre fameux poison, dont on nous rebat les oreilles depuis le début de l'épisode. A un tel point qu'on est surpris qu'il faille attendre une ruelle mal éclairée pour que le Mr. Chapeau fasse une apparition : j'aurais juré qu'il avait une échoppe avec pignon sur rue quelque part dans Akihabara.
Le dilemme du journaliste n'est pas très long : oui, il va s'en servir ! Pour tuer la femme enceinte, Mayumi. Comme ça, sa vie sera nickel pour quand il épousera la fille de son patron, et vogue la calère ! Ce qui fut dit, fut fait, et croyez-moi si vous le voulez : tout se passe comme prévu. A un tel point qu'on a atteint quelque chose comme le milieu de l'épisode, et que le suspense est aussi indécelable que peut l'être le poison.

Pas une seule fois le spectateur ne s'est demandé si le journaliste allait se servir du poison, et à peine plus s'est-il demandé contre qui il allait l'utiliser. Le scénario a plusieurs fois posé quelques petites pierres qui aurait permis de maintenir un doute, ou de créer une hésitation même temporaire dans l'esprit du spectateur, mais rien de tout cela ne sera utilisé.
Parmi ces questions : et si finalement le journaliste tuait l'autre fille ? Et si le poison ne marchait pas ? Et s'il n'était pas intraçable ? Et s'il avait une autre conséquence cachée ? Et si sa petite-amie avait fait exprès de lui parler du poison ? Et si Mayumi n'était pas celle qu'il pensait ?

Au lieu de quoi, l'enquêtrice nouvellement nommée travaille sur l'affaire du meurtre de Mayumi, sur laquelle comme par hasard le journaliste est envoyé, et au final... nan je vous raconte pas le final, mais sachez que c'est littéralement à pleurer. Au lieu de mettre en place des éléments de thrillers, Doku finit sur une morale larmoyante qui cherche bêtement à nous émouvoir. "Pourquoi ?!" s'écrie notre journaliste, honteux d'avoir tué Mayumi sur laquelle il a découvert tout un tas de choses sans importance prouvant, en substance, ce qu'il savait déjà. Eh bien, on le sait, le pourquoi. Une demi-heure plus tard, on n'a pas avancé d'un pouce.
Tout ce qu'on retiendra de cette première affaire, c'est que l'ex-mascotte aujourd'hui fliquette a elle aussi perdu son père, un enquêteur, dans des circonstances troubles (laissez-moi deviner... elle est sûre que c'est avec un poison indétectable qu'on l'a tué ?).

Loin des temps forts qu'ont pu offrir, par exemple, LOVE GAME ou FACE MAKER, avec de puissants revirements de situation et une interrogation sur la nature humaine, Doku s'acharne à essayer d'en suivre l'exemple sans décoller du petit psychodrame totalement anecdotique. C'est très décevant.

Désormais à chaque saison, débarque un nouveau concept dans les grilles nippones. Mais tous ne se valent pas. Doku manque d'ambition dans l'écriture, dommage. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'à la prochaine saison, on aura un nouvelle chance d'être séduits par un concept nippon...

Posté par ladyteruki à 23:59 - Dorama Chick - Permalien [#]

14-09-12

Le prix à payer

Combien de fois par jour entendons-nous au moins une personne, qu'il s'agisse de l'un de nos contacts dans la communauté téléphagique ou de télambdas, décréter que "c'est toujours la même chose", que "l'originalité est morte", que "tout n'est plus que remakes et adaptations"...? Combien de fois, sincèrement ? Et on est d'accord ou pas avec ce type de constat, il n'empêche que nous avons tous, ne serait-ce qu'une fois, par fatigue, découragement ou tout simplement parce que nous étions dans une période creuse pendant laquelle nous n'avions pas forcément été attentifs à ce qui se passe dans le monde de la télévision, dit quelque chose dans ce genre.

Fort heureusement, j'ai une super nouvelle : ce sont rien que des conneries. Des séries originales, novatrices et intrigantes, il y en a des tonnes. J'espère parfois vous en faire découvrir une ou deux, à l'occasion d'un de mes posts quotidiens ou d'un autre. Aujourd'hui est, je le crois, l'un de ces jours. Pour tout vous dire, je ne m'étais plus autant amusée devant une série depuis...!!!
Depuis... bon, 4 jours, devant Srugim. Mais pas de la même façon, pas du tout.
En tous cas, aujourd'hui, je m'apprête à vous parler d'une série canadienne que je ne connaissais pas du tout il y a encore 24h, intitulée The Booth at the End.

TheBoothattheEnd-TheMan

Imaginez un diner. Le plus classique possible, avec les banquettes alignées, le jukebox qui murmure dans un coin, la serveuse qui passe de table en table pour resservir du café, la totale, quoi.
A la banquette du fond est assis un homme, l'air austère, et pas très bavard. Les gens qui entrent dans le diner viennent souvent à lui, s'installent à sa table, échangent quelques mots, parfois commandent un plat ou une boisson, puis partent. Quel est donc cet homme et que veulent ces gens ?

C'est justement ça, le propos de The Booth at the End : ce que veulent les gens. Ils ont en effet entendu que...? Et ils viennent confesser à l'homme ce qu'ils veulent en espérant qu'il exauce leur voeu. Mais les choses ne sont pas si simples : lorsqu'on veut quelque chose, il faut faire quelque chose pour l'obtenir. Chaque fois qu'une personne lui dit ce qu'elle souhaite dans la vie, ce dont elle a besoin, il leur confie une mission à accomplir. Ce n'est qu'à la condition que cette tâche soit menée à bien, et qu'il sache tous les détails de la préparation, que le voeu sera réalisé.
Mais l'homme étrange, qui n'a pas de nom, n'est pas un faiseur de miracles. C'est dans son mystérieux carnet (qu'il ouvre au hasard) qu'il trouve les missions à confier. Ce n'est pas lui qui décide. En fait il ne décide de rien. Il est juste leur interlocuteur, l'homme de main, en quelque sorte, de cet étrange carnet où il couche également noir sur blanc ce que lui disent ses visiteurs.

The Booth at the End est, vous l'aurez compris, une étrange série hors-norme. Déjà de par son format : les épisodes durent une demi-heure, mais sont en réalité constitués de petites vignettes qui durent environ deux à trois minutes ; chacune de ces vignettes suit une entrevue avec un personnage. Les personnages sont récurrents : ils peuvent passer plusieurs fois dans un même épisode, ou ne pas être vus pendant quelques épisodes d'affilée. Ainsi, en dépit du fait que son concept soit idéal pour une série d'anthologie, The Booth at the End est une série complètement feuilletonnante : non seulement il faut impérativement regarder les vignettes, et donc les épisodes, dans l'ordre chronologique, mais impossible de suivre un seul personnage (en cela, The Booth at the End diffère d'une série qui aurait pu être similaire, In Treatment).
Grâce à cette structure très efficace, The Booth at the End propose une incroyable dynamique qui fonctionne parfaitement, et se montre incroyablement envoûtante, alors qu'en réalité, la série se passe intégralement dans le diner.
Concept idéal pour une websérie, The Booth at the End est pourtant une série qui a été diffusée à la télévision canadienne (sur Citytv) ainsi que sur plusieurs chaînes FOX internationales (notamment en Israël, en fait c'est même en lisant une news sur sa diffusion dans ce pays que j'ai découvert son existence, oh douce ironie du sort), dont apparemment en France mais je n'ai pas trouvé les détails ; elle a également été mise à disposition, aux USA, par Hulu. En dépit de son découpage en épisodes d'une demi-heure, elle serait pourtant parfaitement acceptable sous la forme d'une diffusion découpée par vignettes, si jamais une chaîne se disait que short ne voulait pas nécessairement dire com.

Mais au-delà de sa forme, la série brille aussi, et surtout, par son contenu. Ecrite comme un thriller fantastique, The Booth at the End n'est pas sans rappeler les séries fantastiques à concept nippones, telles que The Quiz Show ou FACE MAKER, qu'on a déjà évoqué dans cette colonne (n'hésitez pas à cliquer sur les tags au bas de ce post, ça les châtouille mais ils aiment ça). Il y est avant tout question d'utiliser les outils fantastiques comme des leviers pour lever le voile sur la conscience humaine. Ainsi, se révélant incroyablement dense, profonde et captivante, The Booth at the End est aussi un incroyable thriller, une série dramatique émouvante, et une série sur l'horreur humaine dans toute sa splendeur.

Les personnages qui viennent voir l'homme mystérieux débarquent en effet pour une seule raison : on leur a dit qu'ils obtiendraient ainsi ce qu'ils souhaitent. Inutile de préciser que quand ils arrivent, ils ne comprennent pas tout de suite les règles du jeu. Par exemple, ce n'est pas l'homme qui "fait" que leur souhait se réalise : il est juste l'arbitre, en quelque sorte ; ils doivent venir à lui pour connaitre la chose à accomplir, pour reporter régulièrement sur l'avancement de leur mission, mais il n'intervient pas de quelque façon que ce soit en-dehors de ces règles. Cela occasionne énormément de frustration de la part des visiteurs de notre homme, qui pensent qu'ils peuvent négocier avec lui, voire même le forcer à arrêter le cours des choses. Ce à quoi il s'entêtera à leur répéter que ce sont eux qui remplissent la mission et font que le voeu se réalise ; s'ils veulent tout arrêter parce qu'ils ne s'en sentent pas capables, ils n'ont qu'à le faire... par contre ça signifie qu'ils n'auront pas ce qu'ils veulent. Evidemment, ce n'est pas facile à entendre pour ses interlocuteurs qui espéraient trouver en lui une solution.
Les cas qui lui sont présentés sont très variés au cours de ces deux saisons (la seconde date à peine du mois dernier). Une vieille femme veut que son mari soit guéri de son Alzheimer, un célibataire veut que la belle blonde en page centrale tombe amoureuse de lui, une jeune fille veut résoudre les problèmes d'argent de son père... La mission que le carnet trouve pour eux semble n'avoir aucun lien avec leur désir initial : la jeune fille doit aider quelqu'un qui est enfermé depuis de nombreuses années à sortir de chez lui, le célibataire doit protéger une petite fille pendant de longues semaines, la vieille dame doit faire exploser une bombe dans un lieu public.
Eh oui, pas de trip type Anges du Bonheur, les missions ne sont pas toujours faciles, et encore moins positives. Plutôt le contraire, en fait.

Car The Booth at the End se fait au contraire forte d'étudier les cas de conscience que cela soulève chez les différents visiteurs de la banquette. Les conversations avec notre homme sont toujours extrêmement profondes, intelligentes, et surtout d'un inconfort aigu, déplaisant. Ce père qui doit tuer une petite fille pour que son fils soit sauvé de sa leucémie trouvera-t-il la force de tuer la gamine de 4 ans qu'il a trouvée comme cible "parfaite" ? La bonne soeur qui a cessé d'entendre Dieu (on parle décidément beaucoup de lui sur ce blog ces derniers temps !) acceptera-t-elle de tomber enceinte afin de communier de nouveau avec Lui ?
Mais plus que l'idée, un peu karmique, qu'il faut donner pour recevoir, The Booth at the End fait aussi un épatant travail en liant certaines intrigues les unes aux autres. Pas toutes, heureusement, sans quoi cela pourrait paraître excessivement tordu. Mais suffisamment pour qu'on regarde parfois l'homme étrange avec effroi : puisqu'il sait que ces deux personnes vont se croiser, comment peut-il réussir à garder son calme ?
Il y a, toutefois, une certaine poésie dans la façon dont la série s'aventure sur le terrain des causes, des conséquences, et des réactions en chaîne, et dans la façon dont les épisodes lient, progressivement, certains Destins les uns aux autres. De ce côté-là il est absolument impossible de ne pas se laisser surprendre plusieurs fois.

La question de la responsabilité, mais aussi de l'identité, sont centrales dans une série comme celle-là. Les personnages se demanderont ainsi, à plusieurs reprises : qui suis-je pour faire ça ? Ou, plus terrifiant... qui suis-je pour ne pas le faire ?
Evidemment c'est aussi la question de la responsabilité de notre homme flegmatique qui se pose. D'abord parce qu'il est toujours un peu choquant de voir le visage de cet homme rester neutre en dépit des horreurs qui lui sont dites. Et puis parce que, avare de ses mots, il ne cherche jamais à laisser perdurer le trouble : il est prêt en permanence à clarifier les règles du jeu ("I don't like the rules", lui dira l'un de ses interlocuteurs... "Then don't play the game", lâchera l'homme comme une évidence innocente), à rappeler à chacun que tout peut être arrêté à tout moment, et qu'ils ont l'entier choix du moyen pour arriver à leurs fins. Et la différence est d'importance, car l'énoncé de leur mission est souvent bref, limite sybillin, et c'est leur propre interprétation qui sera parfois la cause des tourments des personnages. Mais ces tourments seront aussi l'occasion pour nous de plonger dans les ténèbres de l'âme humaine, et la série ne rate absolument aucune de ces plongées terrifiantes.
L'homme assis sur cette banquette est-il le Diable qui offre un pacte ? Une sorte d'intermédiaire avec Dieu ? Ou quelque chose d'autre... L'un des suppliciés lui lancera un acide "you're a monster", auquel il répondra placidement : "you might say I feed monsters". Ce qui est sans doute le plus glacial qu'on pouvait imaginer. Et dans le fond, voulons-nous vraiment percer son mystère ? Au fur et à mesure que la série avance, un autre face à face se profile, et il n'est pas non plus très joyeux...

Avec ses dialogues fins, intelligents et jamais dans la surenchère de mystère, ses personnages pléthoriques à la psyché complexe mais toujours captivante, et son personnage central qui, progressivement, prend de l'épaisseur en dépit de son mystère, The Booth at the End est une superbe expérience de fiction, qui se double, de surcroît, d'une intéressante initiative online. Ainsi, sur le site officiel de la série, vous avez accès à une intrigue totalement inédite, sous forme de jeu, pourvu de tenter, vous aussi, d'obtenir ce que vous voulez en échange d'une mission à remplir...

Alors ? A quel point voulez-vous ce que vous voulez ?

Posté par ladyteruki à 22:07 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

02-11-10

Volte-face

Un nouveau look pour une nouvelle vie : si FACE MAKER passait sur M6, je vois bien ce titre. J'ai bien dit "si". Oh, ça va hein.
Car plus qu'une intrigue sur la chirurgie esthétique, ou même sur son chirurgien, FACE MAKER est avant tout une série qui s'intéresse aux conséquences de l'apparence en général.

En dépit de son titre, FACE MAKER ne s'intéresse (en tous cas au stade du pilote) que modérément à son personnage central, l'énigmatique chirurgien, le Docteur Kirishima, le fameux face maker. Et si ce n'était le générique, d'ailleurs, on n'en saurait quasiment rien (du coup c'est même limite dommage de raconter l'histoire du personnage si c'est pour ne le faire que dans le générique), de ce bon Docteur Moreau.
C'est en fait pas si mal car le héros, ce n'est pas lui : il n'est que le moyen. Celui qui, par son étrange don d'échanger les visages, fournit les éléments qui donneront vie à l'intrigue. D'une certaine façon, l'opération de chirurgie qu'il pratique, et qui consiste à prendre le visage de quelqu'un pour donner celui de quelqu'un d'autre, est presque une figure de style, une métaphore qui permet de lancer des postulats à étudier. Ce qui intéresse FACE MAKER, ce n'est pas le thriller, c'est de jouer avec une idée.

FACEMAKER

Le premier épisode est donc dédié à une jeune femme pas forcément gracieuse mais follement éprise d'un petit enfoiré qui la traite comme une sous-merde et la rejette. Décidée à tout changer pour lui, elle tente donc de se faire opérer pour changer totalement de visage, mais voilà, problème : personne n'accepte, car la chirurgie esthétique a des limites éthiques. Jusqu'à ce que l'assistante du chirurgien Kirishima l'aiguille vers le laboratoire secret de celui-ci, où elle pourra littéralement trouver un nouveau visage (parmi un choix de plusieurs dizaines...). Et le plus fort, c'est que ça ne lui coûtera rien : tout ce qu'elle a besoin de faire en échange, c'est faire don de son ancien visage. Belle opération, si je puis m'exprimer ainsi.

Passe un mois, la cicatrisation s'est faite et la jeune fille peut se lancer dans la vie avec son nouveau visage, sous le nom de Reimi. Et c'est là que FACE MAKER dévoile ses intentions, avec un long passage pendant lequel notre héroïne découvre ce que c'est que d'être jolie. Il y a une véritable (re)découverte du regard de l'autre dans ces petites scènes, avec une jeune femme terrifiée que les gens voient qu'elle a été opérée, ou complètement incapable de réaliser que les autres la voient comme jolie, alors que le monde entier semble lui faire des courbettes. L'univers a l'air d'être à ses pieds alors qu'elle était jusque là invisible. Le contraste entre le regard qu'elle porte sur elle-même et le regard que les autres portent sur elle sous sa nouvelle apparence fonctionne du tonnerre, on a la sensation d'être dans sa tête (dans laquelle rien n'a changé, après tout). C'est légèrement exagéré mais parfaitement efficace.
Car ce nouveau pouvoir qu'elle se découvre, qui lui permet d'avoir une grande emprise notamment sur les hommes, va lui faire perdre la tête. Alors qu'au départ elle pensait se rapprocher du jeune homme dont elle était éprise pour se faire aimer de lui, la voilà qui commence à réaliser qu'elle peut faire plus : elle peut se venger du mal qu'il lui a fait lorsqu'il l'a rejetée.

C'est là qu'intervient l'intrigue financière de l'épisode, pendant laquelle on en découvre de plus en plus sur le type en question. Ce n'est pas vraiment un enfoiré, c'est simplement un faible rongé par l'envie de briller. Finalement il n'est pas différent d'elle, il cherche à se faire passer pour ce qu'il n'est pas : son signe extérieur de réussite à elle, c'est la beauté, son signe extérieur de réussite à lui, c'est la grande vie. Pour cela, il raquette de l'argent aux femmes paumées de son entourage, joue, etc... Il s'engage dans une relation avec cette inconnue, Reimi, et comme elle est belle, il devient fou d'elle et veut lui offrir le meilleur, c'est-à-dire le plus cher, chose dont Reimi, soudain aveuglée par le désir de vengeance, se nourrit.

Je ne vous raconte pas la fin mais au bout du compte, FACE MAKER est plus une fable sur les apparences et leur influence néfaste sur nous, qu'un conte fantastique sur des visages qu'on peut échanger. Les éléments empruntés au thriller fantastiques ne sont que des outils pour dépeindre des portraits de personnages qui, ironiquement, s'enlaidissent plus qu'autre chose. Et les dernières minutes du pilote ont de quoi surprendre, avec un twist parfaitement maitrisé (loin des retournements de situation qu'on voit parfois arriver à des kilomètres) et l'absence de morale de la part du chirurgien, qui a donné une bonne leçon mais ne se sent pas obligé d'en faire des tonnes.

Ce n'est pas forcément pour les raisons qu'on imaginait au départ, mais FACE MAKER est absolument saisissant. Sa réalisation légèrement convenue est largement compensée par son très bon scénario et son propos sévère sur la déliquescence d'une société qui se résume aux apparences. Par rapport à son pitch, la série a, elle aussi, fait volte-face... pour mon plus grand bonheur. Voilà donc l'une des séries que je vais suivre cette saison !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche FACE MAKER de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:35 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-10-10

Et vous pensiez que votre semaine avait été chargée !

Sacrée semaine que celle qui vient de passer, avec beaucoup d'actu et quelques fiches également (mais on va pas commencer à compter les fiches faites chaque semaine !). L'essentiel c'est que vous sachiez que tout est mis en œuvre pour vous fournir des infos sur ce qui se passe sur les télés étrangères, et que vous n'avez plus qu'à les lire. Elle est pas belle la vie ?

Déjà, vous pourrez faire une balade dans 3 pays nordiques :

Danemark_PastriesTV Norvege_IceCube Suede_Design

Ce qui est assez incroyable c'est que, ces pays ont une télévision interconnectée, à cause de TV3 en Suède qui s'est installée un peu partout alentours, sauf que la Suède n'aurait pas eu la télé si le Danemark n'en avait pas eu une, et la Norvège n'en aurait pas eu si la Suède n'en avait pas eu une...
Mais malgré ça, chacune a connu un développement différent. Dans notre esprit, ces trois pays sont souvent un peu confondus (je vous avoue que même après avoir passé plusieurs semaines sur ces articles, j'hésite toujours à placer la Suède et la Norvège sur la carte, j'ai tendance à les intervertir), et il est vrai qu'ils ont de nombreux points communs, mais chaque pays a pris son propre chemin. Ils n'ont pas géré leur télévision publique de la même façon, ils n'ont pas le même rapport à la fiction, etc...
Je trouve que ça relève presque de l'expérience scientifique à ce stade !

A part ça, voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Mardi HeeRaHa_SooJongChoi A la Maison Bleue : un drama politique sur KBS
Vous voulez de la politique ? Oui ! Vous voulez de la romance ? Oui ! Très bien, vous aurez les deux !

InternationalEmmyAwards International Emmy Awards : les nominations
Annoncer ces nominations pendant le MIPCOM fait certainement des heureux...
Mercredi Daemul_MEA Ce soir en Corée : bientôt une femme Président ?
Quand les intrigues politiques se mêlent à la vie privée...

Stokvel_MEA Et de sept pour Stokvel !
La comédie sud-africaine la plus populaire de son temps revient pour une nouvelle saison.
  World En bref : l'actu des télés du monde
Pas de répit pour les télévisions de la planète...!
 Jeudi FACEMAKER_MEA Ce soir au Japon : dites-lui ce que vous n'aimez pas chez vous
Confiez-lui votre visage... au sens propre du terme.
  underbelly Le premier téléfilm de la franchise Underbelly empêché par la justice australienne
Quand un procès interfère avec le bon déroulement d'une fiction...
  NatsunoKoiwaNijiironiKagayaku_MEA NatsuNiji à la conquête du Nikkan Sports Drama Grand Prix
Le magazine Nikkan Sports a donné les résultats des récompenses attribuées aux séries de l'été 2010.
  StockandAwe_MEA Ce soir au Canada : dans les coulisses du pouvoir financier
BNN donne un nouveau sens à l'expression "apprendre en s'amusant".
Vendredi SPEC_MEA Ce soir au Japon : quand "enquêtes" rime avec "valise à roulettes"
Une bien étrange série policière attend les spectateurs de TBS ce soir...
  DrChamp_MEA Audiences coréennes : un peu de bizutage
Ce n'est jamais facile d'être nouveau quelque part...
Samedi PatitoFeo_MEA MTV adapte De tout mon cœur
Près de 2 ans après s'être achevée, la telenovela argentine continue de plaire au public étranger.

Je n'irai pas jusqu'à dire que j'apprécierais qu'outre la lecture, ceux d'entre vous qui ne l'ont pas encore faire passent également (bien que brièvement) à l'écriture... mais je n'en pense pas moins !
(pour nos amis décérébrés regardant TFHein : lâche ton com !)

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]

06-09-10

L'autre rentrée !

L'été n'est pas tout-à-fait fini, mais quand je fais le bilan, globalement, de la saison nippone, je me sens pleinement satisfaite si ce n'est plus. Limite si j'ai pas envie de pousser un énorme soupir de contentement et m'allumer une cigarette. La saison a été bonne. J'attends juste que les teams de fansubs apprennent à se préoccuper un peu plus de WOWOW, mais à part ça, je suis comblée.
Et pourtant, bon gré, mal gré, il va falloir commencer à dire adieu à ces séries (même si la dépendance au sous-titrage donne un petit sursis), et passer à la saison d'automne !

Ne vous en faites pas, on procèdera à des adieux en bonne et due forme très bientôt, de par le désormais traditionnel bilan de saison sur SeriesLive (c'est devenu l'un de mes rendez-vous favoris, je l'avoue), mais pour l'heure, voyons ce que la prochaine saison réserve !

En quotidienne

- Teppan (NHK)
L'histoire : Une jeune femme charmante comme tout ouvre un restaurant spécialisé en teppanyaki.
L'avis : J'aime cet arrière-goût de Jean-Pierre Pernaut qu'il y a toujours dans les asadora de NHK...!
>  Du lundi au vendredi à 8h15 à partir du 27 Septembre [Fiche SL]

- Tenshi no Dairinin (Fuji TV)
L'histoire : Une femme écrivain s'intéresse au rapport qu'entretiennent diverses femmes avec la maternité.
L'avis : Autant c'est intéressant de pencher sur ces thèmes (à plus forte raison pour série à destination des femmes au foyer)
>  Du lundi au vendredi à 13h30 à partir de, bah, ce soir [Fiche SL]

Lundi

- Cherry Nights (Fuji TV)
L'histoire : Deux puceaux (l'un de 30 ans et l'autre de 18) entrent en colocation.
L'avis : D'après ce que je comprends, c'est Unubore Deka, sans les intrigues policières et en plus cru. Oï.
> Le lundi à 02h00 à partir du 11 Octobre [Fiche SL]

- Kimi ni Tsuita Uso (Fuji TV)
L'histoire : Un homme taciturne et une prostituée contractent un mariage d'intérêt, mais commencent à s'attacher l'un à l'autre.
L'avis : Comme l'idée de la prostituée qui veut mourir mais qui finit par épouser un type pas clair me plaît presque, je vais prendre sur moi et donner une chance à cette romance. A mon corps défendant.
> Le lundi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Mori no Asagao (TV Tokyo)
L'histoire : Deux hommes se lient d'amitié : l'un est condamné à mort, l'autre est son geôlier.
L'avis : C'est le genre de projet qui me surprend de la part de TV Tokyo (dont en général je connais plutôt les séries du vendredi soir...), mais qui me ravit par avance. J'vous l'dis, ya intérêt à avoir du sous-titre !
> Le lundi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Mardi
- Freeter, Ie wo Kau. (Fuji TV)
L'histoire : Un bon à rien prend un boulot parce qu'il faut bien soutenir la famille, mais sans conviction, jusqu'à ce qu'il prenne progressivement goût à ce travail.
L'avis : De la SF japonaise, ben ça alors ! Un mec qui n'aime pas travailler, je vais avoir du mal à m'identifier, quand même...
> Le mardi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Guilty (Fuji TV)
L'histoire : Une femme en apparence charmante est en faite une ex-condamnée pour meurtre qui, depuis sa libération, prépare une horrible vengeance.
L'avis : Les Japonais aussi nous sortent des histoires de vengeance maintenant ? Hm, mais non, ce n'est qu'un hasard.
> Le mardi à 22h00 à partir du 12 Octobre [Fiche SL]

- Second Virgin (NHK)
L'histoire : Une femme dans la fleur de l'âge, qui a fait une croix sur les hommes depuis son divorce voilà 20 ans, rencontre un homme marié dont elle tombe amoureuse. En parallèle de leur aventure, elle se lie d'amitié avec sa femme.
L'avis : A ce stade il n'est pas encore très clair pour moi de savoir si cette amitié se fait par quoproquos ou non, ce qui conditionne mon intérêt pour le projet.
> Le mardi à 22h00 en Octobre [Fiche SL]

- Yamiki Ushijima-kun (TBS)
L'histoire : Les tribulations d'un créancier prêt à tout pour récupérer son argent, et donc amené à fréquenter la lie de la société tokyoite.
L'avis : Ça c'est un projet burné ! Et il parait qu'en plus le manga d'origine est super dur dans le traitement.
> Le mardi à 00h55 à partir du 12 Octobre [Fiche SL]

Mercredi

- Aibou - saison 9 (TV Asahi)
L'histoire : Les enquêtes d'un tandem de police qui blablabla.
L'avis : J'ai déjà pas regardé les saisons précédentes, alors bon, si vous voulez...
> Le mercredi à 21h00 à partir d'Octobre (et zou, jusqu'en mars !) [Fiche SL]

- Kogane no Buta (NTV)
L'histoire : Une enquêtrice traque les détournements de fonds publics et autres dépenses indues des agents de l'État.
L'avis : Devinette, à quoi sent-on que c'est la crise ? Aux séries sur ce thème qui se multiplient !
> Le mercredi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Jeudi
- Kyoto Chiken no Onna - saison 6 (TV Asahi)
L'histoire : Retour des affaires de la femme-procureur la plus célèbre du Japon !
L'avis : ...d'un autre côté c'est la seule.
> Le jeudi à 20h00 en Octobre [Fiche SL]

- Wataru Seken wa Oni Bakari - saison 10 (TBS)
L'histoire : Les histoires d'une petite famille dont les parents sont dotés de trois filles.
L'avis : Bon, bah la question de cette case sur TBS pour l'année à venir est réglée.
> Le jeudi à 21h00 à partir du 14 Octobre... et pour 1 an ! [Fiche SL]

- Nasake no Onna (TV Asahi)
L'histoire : Les enquêtes d'une spécialiste de la fraude fiscale au style particulier.
L'avis : Je disais quoi sur l'obsession des séries japonaises pour les fonds publics depuis une ou deux saisons ? Nan mais, bon, voilà quoi.
> Le jeudi à 22h00 en Octobre

- Iryuu Team Medical Dragon - saison 3 (Fuji TV)
L'histoire : Un chirurgien de talent doit composer avec les réalités sociales et économiques du monde hospitalier.
L'avis : Faudrait d'abord voir à tenter la saison 1, non ? Bon je sais, dans le cas des séries japonaises, c'est pas forcément indispensable...
> Le jeudi à 22h00 en Octobre [Fiche SL]

- FACE MAKER (NTV)
L'histoire : Un chirurgien esthétique peut vous donner un nouveau visage, mais pensez à demander ce qu'il compte faire de l'ancien..
L'avis : Bon, il y a du potentiel, mais j'attends de voir avant de m'enflammer.
> Le jeudi à 00h00 à partir du 7 Octobre [Fiche SL]

Vendredi
- SPEC (Fuji TV)
L'histoire : Un tandem de policiers incapables de s'entendre travaillent dans une division chargée de travailler sur des affaires réputées impossibles à résoudre. Ils devront pour cela mettre leurs différences de côté.
L'avis : J'en ai MARRE de voir toujours les mêmes histoires avec pour seul changement les personnalités soi-disant originales des protagonistes. C'est usé. Moi aussi, à force.
> Le vendredi à 22h00 à partir du 8 Octobre [Fiche SL]

- Himitsu (TV Asahi)
L'histoire : Lorsque son épouse meurt, un homme est au désespoir. Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que l'âme de sa bien-aimée s'est réincarnée dans leur fille adolescente.
L'avis : Hyper malsain. Je ne connais évidemment pas le manga, donc je n'ai aucune idée sur la façon dont on peut tourner ça sans que ce soit glauque. Mirai Shida est allée se fourrée là-dedans, en plus. Non, non, non, ça va pas, ça.
> Le vendredi à 23h15 en Octobre [Fiche SL]

- Jouou [3e opus] (TV Tokyo)
L'histoire : Certainement encore une histoire d'hôtesses dans des clubs...
L'avis : Dans la continuité de Jouou et Jouou Virgin, mais avec de nouveaux nichons euh, acteurs ! Pourquoi, j'ai dit quoi ?
> Le vendredi à 23h15 en Octobre

- Clone Baby (TBS)
L'histoire : Un thriller construit autour du thème... du clonage (si-si).
L'avis : On n'en sait pas encore grand'chose et pourtant, ça donne déjà envie.
> Le vendredi à 00h20 en Octobre (nouvelle case horaire, et format exceptionnel de 30mn)

Samedi
- Q10 (TV Asahi)
L'histoire : Un lycéen timide découvre que la nouvelle élève qui sème le trouble dans l'établissement est en fait un robot !
L'avis : Bon, ça se passe dans un lycée, l'affaire est réglée. Quoi, sérieusement, vous vous attendez à quoi d'un pitch pareil ?!
> Le samedi à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

Dimanche
- Saka no Ue no Kumo - part. II (NHK)
L'histoire : La grande fresque historique en trois volets est de retour.
L'avis : L'hiver dernier, je lui avais préféré Fumou Chitai, mais ça va être dommage de faire l'impasse, quand même.
> Le dimanche à 20h00 à partir du 5 Décembre [Fiche SL]

- Perfect Report (Fuji TV)
L'histoire : Une journaliste au tempérament un peu spécial s'acharne à découvrir la vérité à tout prix.
L'avis : Bon apparemment ça a l'air juste un poil plus compliqué que ça, mais pour l'instant rien d'électrisant.
> Le dimanche à 21h00 en Octobre (nouvelle case horaire) [Fiche SL]

- Juui Dolittle (TBS)
L'histoire : Un vétérinaire mal aimable se trouve pris dans un triangle amoureux, tandis que des clients défilent avec tout un cortège de maîtres ayant bien besoin qu'on les aide à mettre de l'ordre dans leur vie.
L'avis : Une nouvelle série le dimanche face au jidaigeki. Très fort les gars, très, très fort.
> Le dimanche à 21h00 en Octobre [Fiche SL]

- Marks no Yama (WOWOW)
L'histoire : Trois crimes en apparence indépendants les uns des autres pourraient en fait bien avoir un rapport...
L'avis : A priori, l'histoire ne me captive pas, mais bon, c'est WOWOW, alors faut voir.
> Le dimanche à 22h00 à partir du 17 Octobre [Fiche SL]

- Genya (WOWOW)
L'histoire : Un homme qui a tué son oncle par inadvertance se retrouve sous l'emprise d'une femme un peu trop belle pour être honnête.
L'avis : J'avoue mon impuissance à discerner quoi que ce soit à travers le pitch de cette série.
> Le dimanche à 22h00 à partir du 21 Novembre

- Reinoryokusha Odagiri Kyouko no Uso (TV Asahi)
L'histoire : Une surdouée cache son don, qui la complexe, derrière l'identité d'une grande medium. Son aide est bientôt requise pour travailler sur des affaires surnaturelles...
L'avis : Contractuellement, le Japon est obligé de sortir au moins une fois par saison une série dont je ne me souviendrai pas plus du nom que je n'intéresserai au pitch.
> Le dimanche à 23h00 à partir du 21 Novembre

Il en manque encore certainement quelques unes (en tous cas, là, on peut tranquillement avancer que le dimanche est complet !), mais bon, comme chaque saison, en surveillant SeriesLive et en lisant les reviews, vous aurez tôt fait de combler les trous en temps voulu.

MarksnoYama

Parmi les idées intéressantes... bon, les séries de WOWOW s'imposent comme une évidence, Marks no Yama (ci-dessus) semblant mêler le policier au fantastique (mais je peux me tromper), et Genya ayant un côté à la fois sombre et sulfureux. Et puis surtout, il y a du projet sévèrement burné comme Mori no Asagao ou Yamikin Ushijima-kun, des séries qui en ont dans le pantalon, du vrai sujet, du lourd. Clone Baby et FACE MAKER, faut voir, selon le ton employé, et dans un autre registre mais avec le même type de réserves, Kimi ni Tsuita Uso.
Par contre, Himitsu, c'est non. Pas la peine d'y penser. Sauf si les critiques sont bonnes.

Ah, j'adore ce moment où on apprend plein de nouveaux titres, et dont on ne sait pas encore lesquels resteront gravés dans notre mémoire par-delà les saisons ! Pas vous ?
Bon alors, qu'est-ce qui vous parle cet automne ?

EDIT : il semblerait que Kimi ni Tsuita Uso ait été rebaptisée Nagareboshi. Bleh.

Posté par ladyteruki à 23:32 - Dorama Chick - Permalien [#]


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