ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-01-10

Trop attendue

Ce post s'adresse à vous tous qui, comme moi, avez été adolescents pendant la seconde moitié des années 90... vous vous souvenez ? Ce qu'on a pu ressentir devant Felicity, Dawson et/ou Young Americans ? Pour ma part, je gardais beaucoup de distance avec ces séries pour adolescents (et TF1 ne m'a pas permis d'approfondir la question Felicity qui aurait pu être la seule exception), mais même moi je l'ai perçu à un moment. Oui, le fait est qu'on l'a tous ressenti, à un moment ou à un autre, devant l'une de ces séries ou leurs équivalents, à des degrés divers.
Cette impression de proximité. Quelque chose nous parlait. Quelque chose s'adressait à nous sans (trop) nous prendre pour des crétins. Ne simplifiait pas le monde exagérément. Ne se contentait pas de nous divertir. Ces séries n'étaient pas juste écrites pour que nous les regardions, elles étaient écrites pour que nous y trouvions un petit quelque chose. Peut-être même un peu de nous.

Je pensais sincèrement cette époque totalement révolue. Elle s'est éteinte avec Joan of Arcadia et Everwood, pensais-je. Et pour être sincère, ça ne me faisait ni chaud ni froid, j'avais déjà amplement passé l'âge de me sentir touchée de plein fouet par ces séries, et même quand j'en avais l'âge, elles étaient loin d'avoir sur moi l'impact qu'elles avaient sur mes ami(e)s.

Sont apparues, graduellement, par ordre croissant d'indigence, The OC, One Tree Hill, Gossip Girl, 90210 et autres Hidden Palms, et je me disais : je suis bien contente de ne pas être une ado. Bien contente de ne pas chercher dans le paysage télévisuel quelque chose qui me parlerait, parce que, punaise, qu'est-ce que je serais déçue ! Les années semblaient ne passer que pour apporter moins de sens aux séries pour ados. Qu'est-ce que je les plains, les ados. C'est déjà pas facile d'être ado, mais quand on voit en plus les séries qu'ils se coltinent... pas gâtés, les pauvres. Au mieux, ils devraient être aussi furieux que je le suis de ce qu'on leur fourgue.
Et d'ailleurs, un peu plus tôt cette saison, je m'en étais émue à nouveau avec l'arrivée de The Beautiful Life, qui ne remontait toujours pas le niveau.

Et puis, tout le monde a commencé à parler de Life Unexpected. Et de vous à moi j'ai évité du mieux que j'ai pu ce qu'on en a dit, ce qu'on en a vu, ce qu'on en a espéré. Car de toute évidence, tout le monde en espérait beaucoup. Quand les trailers sont apparus, wow ! Je lisais les réactions et j'avais l'impression que tout le monde attendait l'arrivée de cette série comme celle du Messie. The WB redescendue sur Terre... On pouvait presque entendre les larmes d'émotion et d'espoir rouler sur les joues des gens.
C'est dangereux de trop en attendre d'une série. C'est déjà pas très sain d'attendre grand'chose de la CW, alors...

MuchExpected

Et pourtant, après avoir, ce soir, regardé le pilote de Life Unexpected, je dois reconnaître que je comprends sur quoi repose cet espoir, et qu'a priori il est relativement fondé. Mais que ce poids qui pèse sur les épaules de la série est peut-être trop lourd à porter quoi qu'il arrive. Life Unexpected parvient à avoir ce petit quelque chose de "vrai" qui semblait s'être évaporé mystérieusement des teenageries modernes. Certainement parce que dans le fond, Life Unexpected n'est pas conçu comme une teenagerie. Son personnage principal est une adolescente, certes, mais son discours est plutôt adulte, et surtout c'est à la génération de ses jeunes parents que la série s'adresse (la présence de Kerr Smith, transfuge de Dawson, et de Shiri Appleby, venue de Roswell, sont deux choix de casting assez révélateurs de la véritable cible de la série). Des adultes pas trop adultes, mais résolument plus des ados. D'ailleurs, on comprend avec ce pilote que ce n'est pas l'adolescence de Lux qu'on va suivre, mais bien la façon dont les deux parents vont grandir, enfin, et totalement. Et pourtant quelque chose dans le ton de cette série fait que, si j'étais adolescente aujourd'hui, je ressentirais ce que j'ai ressenti jadis devant Felicity.

Mais voilà le cœur du problème : je ne suis plus adolescente. Et vous, mes camarades qui avez été adolescents au cours de la seconde moitié des années 90, non plus. Et c'est là que le problème se pose finalement. C'est que nous avons passé l'âge. Ça ne nous appartient plus vraiment, cet univers. Les moins téléphages d'entre nous ont gardé Dawson dans un coin de leur cœur et sont passés à autre chose. Les plus téléphages d'entre nous, bien qu'éventuellement passés par des Skins et consorts, ont depuis grandi aussi, et ont découvert des Experts, des Dexter, des Mad Men même, et j'en passe. Nous vivons dans un autre monde et nous aimerions que Life Unexpected nous ramène à notre prime jeunesse, alors que nous ne guettions pas encore nos premiers cheveux blancs et que nous ne payions pas encore d'impôts. Mais c'est un miracle que Life Unexpected, malgré son pilote plutôt solide, ne peut accomplir. C'est trop lui demander.
D'autant que Life Unexpected n'est pas une série épatante. Elle est juste correcte. Quelque part ce devrait être le minimum syndical, mais nous avons tellement baissé le niveau de nos attentes !

Il faudrait pouvoir prendre cette série pour ce qu'elle est : une série divertissante mais pas abrutissante. C'est déjà bien. Mais je crains qu'après les semaines, voire les mois passés, cela ne lui soit refusé. Tout le monde attendait Life Unexpected comme la série qu'elle ne pouvait être. Celle qui nous rappellerait ce que nous avons ressenti il y a une dizaine d'années de ça. Mais même la meilleure des séries ne le peut pas. Alors, une série correcte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:01 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-12-09

Ain't got no guns

Je vous jure que j'ai rien prémédité. Bon, disons que ça devait être dans un coin de ma tête, et que c'est ressorti de façon inconsciente. Bref, aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Treat Williams, et il s'avère qu'il a l'un des premiers rôles dans la comédie musicale dont il va être question aujourd'hui !

C'est quoi le nom du film ? Hair
C'est plutôt quel genre ? Musical chevelu
Qui on connaît là-dedans ? John Savage (Dark Angel, Carnivàle), Treat Williams (Everwood), Beverly d'Angelo (Rude Awakening pour moi, Entourage pour vous)... ha, ça c'est du beau générique !
Ça date de quand ? 1979
En résumé, de quoi ça parle ? De cheveux. Non, bon, d'accord, de hippies... pff, comme si c'était pas la même chose.

Hair___1 Hair___2 Hair___3 Hair___4 Hair___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Claude Bukowski vient d'être appelé pour faire son "tour" au Vietnam. Il fait escale quelques heures à New York, où se passe le recrutement, mais alors qu'il pensait suivre un chemin tout tracé jusqu'au front, il va faire la rencontre d'une bande de hippies, ainsi que de la belle et riche Sheila, et se retrouver embarqué dans des aventures que ce petit provincial n'avait pas imaginé expérimenter.
Et ça finit comment ? Pas à Manchester, England.

Pourquoi c'est bien ? Les chansons de Hair sont à l'image de leur époque : étranges, pleines de vie et d'entrain. Ce sont véritablement des chansons intemporelles (je mets au défi qui que ce soit de chanter les airs de Mozart ou Roméo et Juliette dans 20 ou 30 ans), à l'instar de "Good Morning Starshine", "Hair", et évidemment le cultissime "Let the Sunshine in". Je n'ai pas vécu cette époque (une source de consternation permanente dans ma vie, d'ailleurs) mais devant Hair, tout le monde a l'impression d'avoir été hippie ! Il suffit de voir comment les premières chansons se succèdent : "Aquarius", "Sodomy", "Donna"... oui, il y a une chanson qui s'appelle "Sodomy"... tout cela est fait avec un esprit qui me semble conforme à celui de l'époque, brouillon, joyeux... En un mot : enfumé. Car je soupçonne Milos Forman d'avoir passé de longues heures à rouler des plantes pour préparer son film, mais bref. Outre, donc, d'excellentes chansons et un univers entrainant, Hair, c'est une petite bande de gredins bien sympathiques à suivre et à aimer, et croyez-moi il ne peut en être autrement, entre l'adorable Jeannie, le charismatique Berger, ou encore Woof le petit bonhomme étrange... chacun a peut-être un peu trop fumé mais ils sont tous très attachants. A la façon de Claude, nous aussi on a envie de se laisser emporter par le tourbillon un peu bordélique de leurs vies... Hair est un film qui donne du baume au coeur, voilà la vérité.
Pourquoi c'est pas bien ? J'ai une super anecdote pour illustrer la réponse à cette question, vous allez voir. Lorsque je faisais mes études, j'étais noyée dans une classe de gonzesses qui passaient leur vie à parler de leurs histoires de cœur et de cul (et elles ne se confondaient pas toujours). Je ne plaisante pas : c'était leur seul sujet de conversation. Avec moults détails à l'appui. Flash forward : la veille des vacances de Noël. Comme il est de tradition de ne rien glander ce jour-là, notre prof d'anglais nous suggère de ramener un film de langue anglophone, à regarder en becquetant des friandises, et je ramène donc ma VHS de Hair (oui j'ai fait mes études au 20e siècle, pourquoi ?) et là, elle me dit en me fixant droit dans les yeux avec inquiétude "on regarde ça, tu es sûre ?". J'étais sûre. On a regardé. Ou plutôt on a regardé les 10 premières minutes. Au moment où Woof a entonné "Sodomy... Fellatio... Cunnilingus... Pederasty", il y a eu levée de boucliers dans les rangs, les poules ont commencé à caqueter avec indignation ; horreur et abomination, que tout cela est vulgaire. On a coupé la VHS et on a regardé Las Vegas Parano. Ce qui revenait quasiment au même, mais sans les mots "sodomy" et "fellatio" dedans. Encore que, ce serait à vérifier. Donc voilà le fin mot de l'histoire : ce film est à interdire d'urgence aux coincés du cul, aux psycho-rigides, et surtout, surtout, aux hypocrites.

Ah, les joies du cinéma ! Je me demande si les scènes d'hallucination ont été jouées avec la Méthode de l'Actors Studio ou si ce sont des rôles de totale composition. J'imagine bien les répétitions, quand même...
La réplique qui tue : Bien que Hair, a contrario des deux derniers films abordés dans ces colonnes, comporte des dialogues, j'ai choisi comme réplique qui tue un extrait de la chanson-titre, "Hair" donc, qui est la suivante : "Oh say, can you see my eyes if you can... then my hair's too short !"
La scène qui tue : Le premier numéro musical du film, c'est "Aquarius", une chanson que personnellement j'aime depuis le premier jour. C'est aussi avec ce titre que se fait l'incursion de Claude dans le monde hippie, un monde qui, au fin fond de son Oklahoma natal, lui était totalement inconnu. Mouvements éthérés et libres, musique et danse partout, malice, esprit de groupe... le ton est donné immédiatement sur l'esprit du film, pas de chichi de réalisateur ou si peu, on a l'impression que la caméra regarde dans tous les sens tout ce qui se passe sans chercher à en tirer trop de sens, juste à apprécier le moment... un peu comme si elle était déjà un peu dans les vapes, elle aussi. Si vous aimez ce premier passage musical, je pense que vous aimerez tous les autres qui, bien que chacun à sa façon, ont ce point commun d'être comme flottants. Tout en offrant, je le répète, des airs inoubliables. Et je dis pas ça parce que je suis Verseau.

Hair___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
J'affirme et maintiens que Hair est un bon film, et un bon film musical en plus. Excellentes chansons, ambiance impeccable... et puis de toutes façons, on n'aura pas mieux.
Bilan : Bah non on n'aura pas mieux, parce que quand on regarde ce film, qui a très gentillement 30 ans déjà, il apparait que si on voulait le refaire maintenant, oui, on pourrait probablement avoir plus de moyens, oui, on pourrait probablement faire une mise en scène plus poussée, oui, on pourrait... mais non, parce qu'on perdrait définitivement l'esprit du film, on ne pourrait pas en faire quelque chose d'aussi en prise avec l'univers hippie. Déjà là, avec autour d'une décennie de retard, on était pile dans les limites imposées par le temps et les époques. Au 21e siècle, il serait impossible de faire Hair sans en travestir l'esprit. Alors du coup, il y a quelques faiblesses, il y a des temps morts (personnellement je n'ai jamais vu l'intérêt de la scène de baignade), et certaines séquences musicales sont là pour l'amour de la musique mais n'ont pas leur place dans la narration. Ok, je l'avoue, c'est clair. Mais que celui qui regarde le final avec les yeux secs ose me dire que le film est raté. C'est simplement impossible.
Hair est un grand film, qui encore une fois parle de grands thèmes. Pendant 1h30, il permet d'entretenir l'illusion d'avoir connu cette période... sans bad trip.

Posté par ladyteruki à 22:23 - Comme au cinéma - Permalien [#]

17-06-09

Imaginaire Imogène

Je ne sais plus pourquoi mais je me suis mise à repenser à l'un de mes ex. Non je me suis pas trompée de blog. Après que nous ayons rompu, je me suis aperçue qu'il avait souscrit à un service de petite amie virtuelle, qui lui envoyait régulièrement des mails indigents du genre "ah j'ai passé une bonne journée aujourd'hui, j'ai hâte qu'on se voie", rien de polisson.
Comment j'ai eu accès à ces mails relève désormais de la prescription. Non, je vous le dirai pas... vous êtes de la police ou quoi ?
Bref j'y repensais, sans jugement aucun d'ailleurs (est-ce ma faute si je suis trop humaine pour les hommes que je fréquente ? Raisonnablement non), et je me suis dit : je me demande s'il est encore abonné à ce truc. Sans doute pas. Je le lui souhaite. Enfin, avec les mecs, on sait jamais. Mais même s'il l'était encore, ça m'a rappelé à quel point certains d'entre nous entretiennent tout de même des relations imaginaires.
Arrêtez de vous moquer. Je parle aussi de nous, téléphages.

Cette relation imaginaire avec des séries, je ne vais pas avancer bêtement qu'elle existe entre le spectateur et la série qu'il suit. Au contraire, cette relation-là est bien réelle. Pas comparable avec d'autres relations évidemment (pour ceux qui se rappellent encore comment on peut avoir des relations avec quelqu'un d'autre que le monsieur qui nous livre des pizzas pour nos soirées télé), mais elle existe et j'en ai déjà parlé de nombreuses fois (dont ici). Bien crétin celui qui irait faire mine d'avancer que, boh, la télé, ça n'engendre pas un lien affectif. Ou alors ce serait quelqu'un qui tond la pelouse en même temps qu'il regarde Damages (je me fais pas des amis en appuyant là où ça fait mal). La tendresse qu'on a envers les personnages, notre assiduité d'une semaine à l'autre, et pour les bloggueurs téléphages parmi nous, la ferveur que nous mettons à disserter sur le sujet en long, en large, en review et en travers, en sont des indices assez nets.

Non, je parle de la relation imaginaire avec les séries qui ne sont plus. Nous les avons tant investies que nous continuons de nous en préoccuper alors même qu'il ne s'y passe, par essence, plus rien. Je ne le critique pas, pour le pratiquer moi-même, mais je dois dire que je connais très peu de domaines d'intérêt où cette inclination est si prononcée.

Scarlatiine parle par exemple de La petite maison dans la prairie, et à travers cette série, de tout ce qui nous a marqué à jamais dans nos coeurs de téléphages. Comment se fait-il que 10, 15, ou même 20 ans après, nous continuons d'avoir une relation avec ces séries qui nous ont marqués ? Cela fait par exemple des siècles qu'il n'y a plus d'inédit d'Une Nounou d'Enfer (depuis l'arrêt de Living with Fran, diront les mauvaises langues), et pourtant j'ai trouvé le moyen d'avoir des choses à en dire à 24 reprises depuis l'ouverture de ce blog, alors qu'évidemment la série était finie depuis des lustres avant même que je n'ouvre ladytelephagy ! La faute aux rediffusions ? Pas seulement ! Ou alors on m'explique les 26 occurrences de Rude Awakening...

La série vit toujours en nous.
Même sans aller jusqu'à la fanfiction (quoique les Buffyistes soient parmi les coutumiers de la chose), nous repensons aux personnages, aux bons moments passés, bref nous la nourrissons de notre imaginaire. Nous avons réellement construit des souvenirs avec ces séries... comme s'il s'agissait d'amis imaginaires. Sans même parler des extrêmistes qui tombent dans le culte de la personnalité (chais pas moi, imaginez quelqu'un qui regarde tout ce que fait Kyle MacLachlan même quand c'est pourri ; et ça l'a longtemps été), il est assez perturbant de voir que nous continuons d'investir des séries tombées au combat.
Un peu plus tôt ce matin, tao tweetait sur Everwood. Voilà bien un exemple flagrant de série avec laquelle les spectateurs ont continué d'entretenir une relation tendre. Et moi, avec mon deuil de Pushing Daisies qui me mine le coeur ? Pas mieux.

Je trouve ça absolument sidérant, finalement. Certes, tant qu'on reste dans une certaine mesure, ce n'est pas inquiétant. Mais ça pose sérieusement question tout de même sur le principe même de la série, qui s'insinue dans notre quotidien et espère tentaculairement s'accrocher à tout ce qui dépasse pour qu'on ne cesse jamais de la regarder. Une fois l'annulation passée, ainsi que des années voire des décennies, nous sommes toujours sous le charme.
L'addiction à une série se soigne-t-elle un jour ?

Une partie de moi espère que non. L'autre partie pourrait rationaliser un peu, mais elle est trop occupée à écouter la première chanter After You've Gone, chanson utilisée dans un épisode de Rude Awakening que je n'ai pas vu depuis deux ou trois ans, et que je fredonne depuis ce matin. Vous en tirerez les conclusions que vous voudrez...

Posté par ladyteruki à 22:08 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

31-05-09

[DL] Joan of Arcadia

Lentement mais sûrement, nous nous approchons enfin du post dédié à Amber Tamblyn... ça n'aura jamais pris que 6 mois pour tenter de faire le tour de sa filmographie. Et encore, je n'ai sans doute pas tout vu... Toujours est-il que cle générique de Joan of Arcadia, c'est une perle.

JoanofArcadia
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je n'ai jamais été absolument fan de la série, mais à l'instar d'Everwood, j'étais capable de distinguer les différentes qualités de la série. Et le générique, je me dois de l'avouer, était l'une de ces qualités. Simple, sobre, impeccable. Bien que n'ayant jamais investi la série affectivement, je fonds devant ce générique...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Joan of Arcadia de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:34 - Médicament générique - Permalien [#]

03-12-08

lady, ne vois-tu rien venir ?

Vous trouvez pas que c'est la déprime en ce moment ? Moi, si. Plus de pilote, plus rien. Ah, non, là j'ai vraiment du mal. Comment voulez-vous être pilotovore en une telle période de l'année ?! C'est comme être un bonhomme de neige en juillet...

La bonne nouvelle, c'est que dans quelques semaines, la midseason commence, et alors, côté pilotes, les affaires vont reprendre. Je m'en régale d'avance. D'ailleurs, tellement en avance, que j'ai bien envie de commencer à me demander ce que je vais surveiller du plus ou moins près. Vous êtes avec moi ? Allez, on y va.

The Unusuals - ABC : il y a quelques semaines de ça, Amber Tamblyn, je m'en battais un peu l'oeil. Non que j'ai détesté Joan of Arcadia mais, enfin, avouons-le, je ne suis pas ultra-fan. C'est c'est au même niveau qu'Everwood, pour moi : il y a toujours eu un truc qui ne collait pas, même si je reconnais que c'était une série de qualité. Et puis j'ai vu The Sisterhood of the Travaling Pants 1 et 2 (on en a parlé dans le post sur America Ferrera, rappelez-vous) et maintenant j'ai bien envie de voir ce que ça va donner, car l'actrice, en fait, me botte bien. L'histoire largement moins. Ce ne sera pas ma priorité mais je vais garder un oeil dessus.

Castle - ABC : vu que j'ai pour Nathan Fillon une certaine affection (et qu'elle se passe très bien de l'entendre parler), et que oui, de toutes façons, je mange du pilote le matin au petit déjeuner (dans un grand bol de lait), évidemment je vais regarder la série quand elle débarquera. Mais Seigneur, qu'est-ce que c'est encore que ce concept de merde ? Je ne donne pas cher de ma réaction là-devant.

Dollhouse - FOX : franchement, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on nous bourre le mou avec cette série, et je suis déjà lassée. C'est quand même un peu tragique. En plus, je dois dire que le principe, bon... pourquoi pas mais ça fait quand même un peu réchauffé. Faut voir, quoi. Je suis pas acquise par avance, en tous cas.

Courtoom K - FOX : je viens de découvrir l'existence de ce projet sur la liste des nouveautés de la FOX, et je lis qu'il s'agit d'avocats, et que le producteur exécutif en est Paul Attanasio. Stop ! Say no more, je vais jeter un oeil. Mais Naka devait déjà être au courant, Michael Landes est au générique...

Outnumbered - FOX : tiens, un sitcom. Tiens, une adaptation de série britannique. Je réprime un bâillement et je mets ça tout au bas de ma liste.

Lie to Me - FOX : alors, bon, sentiments mêlés sur ce coup. Le côté pour, c'est que j'aime bien l'approche (se baser sur le language non-verbal pour réfléchir, c'est bien, c'est pas trop cerveau gauche). Le gros côté contre c'est évidemment que c'est encore pour des enquêtes (ce serait marrant que tous ces gens-là mettent leurs capacités au profit d'autre chose, pour changer... je sais pas, un assureur ou un employé du service social, enfin, qu'on trouve autre chose que les éternelles enquêtes criminelles, zut à la fin). Je n'en verrai sans doute que le pilote, et il faudra qu'il soit au-delà du brillant pour que je continue ensuite.

The Listener - NBC : première réaction, l'ennui. Le personnage principal peut lire dans les pensées des gens. On redoute les enjeux de type enquête criminelle, encore. L'espoir n'est que faible quand on apprend que pour une fois, le monsieur n'est pas flic, ou détective, ou enquêteur... non, il est ambulancier. Si New York 911 ou Preuve à l'appui nous ont appris quelque chose, c'est que ça n'empêche absolument pas d'être partie prenante dans des enquêtes. Je crains donc le pire.

The Philantropist - NBC : en voilà une idée originale, quand même ! Non seulement un monsieur riche va jouer les Robin des Bois, mais en plus apparemment, il va aller le faire dans le Tiers-Monde ! Il faut quand même les avoir bien accrochées pour proposer une idée pareille (qu'évidemment 1 spectateur sur 100 pourra suivre, pour les mêmes raisons testiculaires). Allez, franchement, ça fait plaisir, voyons ça !

The United States of Tara - Showtime : on va être honnêtes, c'est un projet que je suis du coin de l'oeil depuis un bout de temps (il en était déjà question à la saison précédente mais, vous savez bien comment les choses ont tourné l'an dernier). C'est en tous cas une idée originale, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre au final, le pitch laissant imaginer aussi bien de la comédie facile que du drame copieusement dérangeant. Quand le pilote va passer, vous allez y avoir droit, ça c'est sûr.

Harper's Island - CBS : sur le principe, j'aime l'idée de base : un Dix Petits Nègres moderne pour se donner des frissons faciles. Après, il faut voir ce que ça donne, que ça ne vire pas à la série B voire Z. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne pourra pas rajouter de nouveaux personnages à tuer tout le temps, donc on devrait éviter de trop tourner en rond. C'est ma plus grosse crainte vis-à-vis de cette série : que ça tourne à la mords-moi-le-noeud, sur le modèle LOST.

Concrètement, ce sont les nouveautés qui ont le plus attiré mon attention. J'en oublie peut-être, et peut-être que tous ne verront pas forcément le jour. Mais, bon, voilà à quoi va ressembler la deuxième partie de la saison. C'est pas hyper brillant... mais ptet aussi qu'il faut que j'arrête de rechercher un remplaçant à Pushing Daisies ?

Posté par ladyteruki à 16:20 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

26-09-08

[DL] Everwood

Même honorable, une teenagerie reste une teenagerie, et pour ça, je n'ai simplement pas la force. En plus je porte un patch. Donc, non, même Everwood n'a jamais su me conquérir, bien que je reconnaisse qu'elle fasse partie des moins pires du genre. Mais certaines choses ne passent simplement pas. C'est vrai aussi que je n'ai regardé que les deux, ou peut-être trois premiers épisodes, mais on sent vite ce genre de choses, quand même. Quand ça colle pas, ça colle pas.

Everwood
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reste qu'Everwood possède un excellent générique (j'aime les instruments à cordes en plus), dont tout le monde a dit du bien mais faut pas que ça me retienne. Donc oui, les portraits à la Norman Rockwell, les scènes de la vie courante, la petite poésie qui se distille l'air de rien dans tout ça, ça me ravit.
On a donc un premier gagnant de notre petit jeu de génériques !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Everwood de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:41 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Devinez, c'est gagné !

Vous n'êtes pas sans savoir que dans mon chez moi informatique, c'est le branle-bas de combat depuis plusieurs semaines et que je tente d'y organiser le chaos, notamment du côté des génériques que j'essaye de rassembler quand tout plein d'entre eux sont dispersés un peu partout. Du coup je retombe sur plein de merveilles, plus ou moins insoupçonnées, et je me suis dit que j'allais faire tourner !

Alors je vous propose un petit jeu en ce premier weekend d'automne... Je vous invite à deviner "les meilleurs génériques des pires séries". En gros, il s'agit d'essayer de trouver les séries que je déteste, parfois même avec acharnement, mais dont j'adore le générique. Et chaque fois que vous en trouvez un, je l'uploade ; vous avez une semaine pour essayer d'en trouver un maximum ; vendredi prochain, je vous donnerai les titres que vous n'avez pas trouvé, mais c'en sera fini pour les videos.
Ça vous tente ?

Bon, je ne vous laisse pas comme ça, hein, je vais vous donner des indices pour chaque série concernée. Mais essayez aussi de lire un peu par-ci par-là, de voir quelles séries je n'aime pas d'ordinaire, tout ça... ça peut aider, même si je ne dis pas pour autant que toutes les séries ont déjà été mentionnées sur ce blog par le passé.

1 - Une série soapesque > General Hospital
2 - Une série au titre botanique > One Tree Hill
3 - Une série d'hôpital très inhospitalière > Kingdom Hospital
4 - Une série Raimi > Cleopatra 2525
5 - Une série I see dead people > Ghost Whisperer
6 - Une série dans l'univers des comics > Birds of Prey
7 - Une série des 80s en milieu riche > Dallas
8 - Une série avec Richard Burgi > Point Pleasant
9 - Une série au pied des montagnes > Everwood
10 - Une série trash > Nip/Tuck

Evidemment, aucun de ces génériques n'a déjà été ajouté au flacon. Donc pas de True Blood, pas d'Angela's Eyes, pas de Secret Life of the Machin Bidule, non, rien de tout ça. Mais je me suis arrangée pour qu'elles soient toutes relativement connues, je suis pas garce à ce point !
Et en plus, vous avez droit à une question (et une seule) pour chacune, vous pouvez les poser ci-dessous... indiquez simplement son numéro, ok ?

Allez, tentez votre chance, ya du générique en bonne (parfois très bonne) qualité à la clé !

Posté par ladyteruki à 21:09 - Games On - Permalien [#]


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