ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-10-11

The Stepford Moms

Subs

Depuis sa diffusion, j'ai déjà vu le pilote de Suburgatory quatre fois. Oui, quatre. Autant vous dire que je le connais par coeur. Pourquoi tant de visionnages ? Une partie de l'explication tient aux circonstances : des trajets en train à faire, du temps passé dans un (ex-)appartement dénué de toute autre forme de divertissement que mon smartphone, etc... Une autre tient dans une raison toute simple : ce pilote est BON.
EDIT : en fait cinq fois parce que j'ai fait les captures pour ce post sans ressentir même l'envie d'utiliser l'avance rapide.

J'ai peut-être la mémoire courte, mais cette saison, je n'avais pas encore autant ri devant un pilote (j'ai dit "devant un pilote", car si j'avais dit "d'un pilote", là naturellement la palme reviendrait à Whitney) (oui j'ai l'intention de tirer à vue sur cette série jusqu'à ce qu'elle soit retirée de l'antenne, et au vu du deuxième épisode, que sincèrement je ne pensais pas que NBC aurait l'audace de diffuser, j'ai largement matière à le faire) (pourquoi avoir regardé un autre épisode ? Eh bien, trajets en train, ex-appart, tout ça). A gorge déployée. De ce rire que je ne réprime plus depuis bien longtemps, parce qu'il est trop rare, et qui traduit un réel plaisir devant ce que je vois, en dépit d'un sujet qu'on pensait connaitre, d'une technique de narration (l'ado futée) pas spécialement innovante, et d'une réalisation colorée qui peut sembler la décrédibiliser, mais participe en réalité à sa démarche.

Suburgatory-PassiveAgressive
La vie de banlieue, cet étrange territoire qui recouvre un univers fondamentalement différent aux Etats-Unis que ce qu'évoque le terme "banlieue" en France, on pensait qu'on connaissait, parce qu'on avait tous vu Desperate Housewives. Mais même les jours où Desperate Housewives prenait du recul sur cet univers, elle n'en riait jamais tout-à-fait ; Suburgatory s'en charge sans mettre la main à la fiole de vitriol.

La série a réussi à trouver un sujet dont elle peut tirer à la fois de la tendresse et du rire. Ce n'est pas donné à toutes les comédies (plus les épisodes avancent, plus Up All Night semble s'être obligée à choisir entre les deux pour ne garder que les gags et abandonner la tendresse ; dommage, c'est l'équilibre qui me plaisait dans le pilote). Notre petite comédie en extirpe des scènes absolument absurdes, comme la nana qui tombe dans la piscine et ne cille même pas, l'oeil rivé sur son portable, ou les alignements de voisins parfaitement alternés homme/femme arrosant leur pelouse. Mais ces séquences ne sont pas des manifestes, ni une critique virulente, juste l'envie de plaisanter à partir d'un postulat qui le lui permet, celui d'un monde superficiel avec des codes étranges. Il s'en dégage une bizarrerie proche de celle de l'univers d'Eureka (pour moi qui n'en ai vu que les premiers épisodes, du moins), à la fois azimutée et constituée de petites touches pas trop appuyées, dépassant le cadre du registre comique ou toonesque pour aller quasiment se loger dans le fantastique par moments.
C'est que, Suburgatory, qui pourrait probablement être jugée "gentillette" si l'on n'y prenait garde, a décidé de rire de son sujet, mais pas de s'en moquer. Elle le fait avec beaucoup de coeur et un brin de fantaisie, mais jamais méchanceté, et le recul que prend son héroïne n'est jamais agressif ; parce que la série, un peu à la façon d'Outsourced, veut juste rire dans une ambiance bon enfant des petites absurdités (presque) ordinaires de la vie de banlieue, et pas prouver quoi que ce soit, surtout pas qu'elle a du mordant (comme le prouve le petit tacle sans conséquence à Glee). Elle ne cherche pas à prouver qu'elle peut s'attaquer à un sujet, elle veut juste montrer qu'elle sait le décortiquer et en extraire des scènes qui peuvent faire rire tout le monde.
Et dans un univers télévisuel où de moins en moins de comédies sont regardables par toute la famille sans que les plus âgés n'aient envie de se pendre devant la bêtise des gags, ou que les plus jeunes ne comprennent aucune plaisanterie, c'est une exception qui mérite d'être saluée.

Avec son héroïne charmante aux expressions rappelant Emma Stone et son increvable énergie versatile, son paternel tout sauf abruti capable de lui tenir la dragée haute à l'occasion, la maternelle poupée Barbie plutôt futée et franchement sympa malgré ses airs cruches (Cheryl Hines est délicieuse dans son rôle, et m'est enfin rendue sympathique après un pénible In the Motherhood dont je fais encore des cauchemars), la voisine d'en face qui vit sur sa pelouse, et l'inénarrable petite camarade boulotte qui souffre plus encore que l'héroïne, Suburgatory offre aussi une palette de personnages sympathiques et drôles à la fois, capables d'être attachants mais aussi très drôles.

Ainsi, il y avait des scènes incontestablement hilarantes...

Suburgatory-1 Suburgatory-2 Suburgatory-3

... mais je crois que le passage où je me tords le plus de rire, c'est devant l'expression de douleur muette de Lisa. IM-PAY-A-BLEUH.

Suburgatory-NoComment

Il y a des choses que je ne trouve pas forcément épatantes (la serveuse pot-de-colle, par exemple, ou le peu de présence d'Ana Gasteyer même si je pense que la voir toujours en train d'arroser son jardin forme aussi un excellent gag récurrent au long du pilote, mais il n'a pas vocation à perdurer au-delà je pense), cependant il ressort de ce premier épisode l'envie de faire quelque chose d'équilibré entre une certaine impertinence et l'envie de se réunir convivialement autour d'une comédie qui n'attaque personne, mais sait rire tout de même.
Je veux bien regarder encore un peu Up All Night ou 2 Broke Girls cette saison, mais mon coup de coeur dans le domaine des comédies, c'est définitivement Suburgatory. J'apprendrai donc à prononcer ce titre à peu près correctement. Enfin, j'espère...
Maintenant la seule chose qui manque à Suburgatory pour être ma comédie préférée de tout l'univers cette saison, c'est d'avoir un vrai générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Suburgatory de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 08:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

04-12-10

[DL] Laerkevej

Ne me demandez pas, je suis comme vous, je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble Lærkevej. J'avais lancé le pilote et je suis tombée sur le générique, il m'a plu alors je suis tout de suite venue vous le proposer. Pour ça et parce que j'ai pas fini mon post du jour, tant pis, c'est pas perdu. Donc le programme, ce soir, c'est justement de regarder le pilote et de voir ce que ça vaut. Sans sous-titres pour le moment, mais je désespère pas.

Laerkevej
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reste qu'à mi-chemin entre les générique de Eureka et Dexter (attention je sens que je mets la barre très haut), ce générique est franchement sympa, j'aime bien les petites touches de "vous croyez que c'est une rue sympa mais attention aux apparences" qui ne sont pas trop appuyées, pas trop vicelardes, juste un tout petit peu dérangeantes. Ça me plaît bien. Faut voir après au-delà du générique, naturellement.
'Parait aussi qu'il y a un acteur de True Blood là-dedans, genre pendant la saison 2, Allan Hyde ; chais pas si ça vous parle, moi comme vous pouvez l'imaginer ça ne me fait ni chaud ni froid, mais bon, si ça peut inciter ne serait-ce qu'une personne de plus à cliquer...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lærkevej de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:44 - Médicament générique - Permalien [#]

29-07-10

Russian roulette

Quand je sors d'une période de fringale, je suis prête à donner sa chance à n'importe quelle série ou à peu près (ferme exception soit faite des vampires). Chaque fois c'est pareil. Il me faut une nouvelle obsession. Et les plus inattendues sont les bienvenues : aujourd'hui, accro à un sitcom, demain, pourquoi pas fan de western ou addict à la science-fiction ?

RussianRoulette

Parce que là, justement, je sors d'une double intégrale Will & Grace et Les Craquantes (quoique, pour être sincère, Les Craquantes, il m'en reste quelques épisodes avant d'être vraiment à la fin) (l'affaire de deux jours, trois tout au plus) (je me demande combien de gens de ma génération ont vu cette série en intégralité, quand même), et je commence à chercher ce que je vais regarder après.

Non, si, bon, oui, effectivement. J'ai un planning auquel je pourrais me conformer. Sans déconner, vous m'avez déjà vue suivre un planning ? Beh non ! Parce que je fonctionne au coup de cœur. J'ai, concrètement, un certain nombre de tâches de fond, plus ou moins abouties, plus ou moins achevées, comme par exemple regarder V ou Royal Pains, mais je n'en suis pas au point de me dire, quand un épisode sort, qu'il faut que je l'aie vu dans les 24h. Ce sont deux choses totalement différentes, et regarder Huge semaine après semaine avec beaucoup de satisfaction ne suffit pas.
Les séries que je suis sont en général toutes autres que les séries sur lesquelles j'exerce ma tendance à la monomaniaquerie. Pour une raison en fait évidente : comment exercer cette tendance à la monomaniaquerie au rythme d'un épisode par semaine ?

D'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'on trouve un certain nombre de séries dans mes cartons, qui attendent une saison ou deux avant que je ne leur fasse un sort. C'est par exemple le cas de Brothers & Sisters pour laquelle j'attends au moins début 2011 pour m'y remettre, plus vraisemblablement la toute fin de la prochaine saison. Voilà bien le genre de série qui m'ennuie sur le long terme ; mais à fortes doses sur une courte période de temps, c'est absolument l'extase.

Le problème c'est qu'actuellement, ça pourrait donc tomber sur n'importe qui. Là, demain mettons, si je mets le pilote de Saving Grace, Roseanne, Eureka ou NCIS, j'ai de grandes chances de ne pas en décoller avant la fin de série ou, au moins, le dernier épisode disponible.
...Vous aurez évidemment relevé l'intrus dans cette liste, je ne suis quand même pas non plus totalement aux abois, au point de regarder un navet.

Donc j'ai un peu l'impression de jouer à la roulette russe, là. Parce qu'en tant que pilotovore, des pilotes, j'en vois, naturellement. Et c'est un peu flippant.
Heureusement, j'ai aussi plein de nouveautés à voir, ce qui limite les dommages (prochain post doramatique sur Mioka, d'ailleurs...), mais enfin, force est de constater qu'actuellement, je suis en manque de coup de coeur et que ça peut tomber sur absolument la première série venue, sans distinction de genre ou d'ancienneté ; à l'exception, on l'a dit, des vampires et des navets.

Quelque part ça ouvre de formidables perspectives : dans une semaine de ça, si ça se trouve, je serai en train de regarder une série dont j'ignore tout. Ou bien en train de me faire l'intégrale d'une série dont tout le monde parle et à qui j'ai finalement donné sa chance après un revisionnage (genre Supernatural). Ou bien de m'empiffrer d'épisodes d'une série que j'ai toujours snobée et qui tombe à pic, dans un instant de faiblesse.

Donc en gros, si là, vous voulez me fourguer une série que je n'aurais, sans ça, jamais regardée, c'est maintenant. Si vous avez une série que vous voulez absolument me faire voir, c'est le moment de se placer. Envoyez vos cagoules, vos liens, même simplement un lien vers la fiche de SeriesLive ou la page de Wikipedia, si vous voulez me faire regarder quelque chose avec attention, c'est le moment.
Au prochain coup de cœur, il sera trop tard, je serai à nouveau monomaniaque et n'y jetterai un œil que très indifférent...!

Posté par ladyteruki à 21:07 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

17-07-10

Maine et foire

Pour une raison qui m'échappe, là, tout de suite, maintenant, sur le vif, je dois avouer que j'anticipais Haven avec plaisir. Non que j'en aie lu grand'chose (...du coup, ceci explique peut-être cela), mais je me disais qu'au moins, ça allait nous changer. D'un côté, c'est bien aussi d'avoir des a priori positifs, mais enfin, plus dure sera la chute.
Bon, non, essayons de conserver l'enthousiasme des premiers jours (quand je ne savais rien sur Haven et que du coup j'avais hâte de voir le pilote), et essayons de tourner les choses avec optimisme.

Je me corrige donc : Haven a une ENORME marge de progression. Elle a un vrai potentiel pour devenir une série intéressante.
Voilà ! Ça c'est positif ! Ça c'est enthousiaste ! ...Et c'est presque ce que je pense !

Haven_Title

Nan mais alors bon, ok, Haven est une ville... bah, du Maine, puisque c'est inspiré des écrits de Stephen King... et il s'y passe plein de choses étranges et un peu fantastiques, rapport au fait qu'on est dans le Maine de Stephen King. Bien. Pourquoi pas. En plus, il est très rare qu'il y ait dans les séries télé des villes qui semblent attirer les éléments fantastiques. Bon, sauf Eureka. Et sauf Eastwick. Et puis il y avait Point Pleasant. Et puis... hop-hop-hop, je redeviens critique. Non, j'ai dit que j'allais positiver. Zut à la fin !
Haven est donc une plaisante bourgade avec plein de trucs bizarres qui se passent, et un mystère en fil rouge histoire de donner à la fliquette de service (c'est contractuel, toute série se doit d'avoir un représentant des forces de l'ordre en son sein, histoire de veiller à ce que la population de la série sente qu'on l'a à l'œil) (à moins que ce ne soient les spectateurs ?) une raison de rester dans ce trou perdu et oublié de Dieu.

Il suffit de voir l'état de la ville pour comprendre à quel point tout cela est sexy :

Haven_Landscape

Chais pas pour vous mais moi, quand je vois ça, j'ai tout de suite envie de boucler mes valises et sauter dans le premier avion. Pour n'importe où ailleurs. Bref, sans un solide mystère intrigant, pas de raison de rester. Et du mystère, on va vous en donner, avec cette photo.

Haven_Photo

Oui voilà absolument tout-à-fait, c'est tout. Une vague ressemblance avec une nana qui était là il y a 27 ans. Et puis la fliquette qui est orpheline, comme ça elle est un peu irrationnelle. C'est tout, c'est ça le grand mystère de Haven.
Ah mince, j'ai encore dérapé ! C'est si rapidement arrivé quand une série n'arrive pas à réaliser son potentiel suffisamment vite...

Bon, un vrai compliment, alors. Juste un, pour dire que j'ai été positive avec cette série.
Quand Haven n'accomplit pas comme miracles côté scénario, la série parvient à exécuter quelques tours de forces côté dialogues. Quelque part, la série semble avoir manqué sa vocation de comédie tant certains échanges sont savoureux, principalement entre les deux flics principaux. C'est en fait la raison principale que j'avais pour aller au bout du pilote : les dialogues sont pétillants à plusieurs moments. C'est pas vraiment ce que je recherche en premier dans une série fantastique, mais bon, euh, on a dit qu'on faisait dans le positif, aujourd'hui, et j'ai pas mieux.
Sérieusement, l'été est sinistre. Rétrospectivement je sais pas si la saison passée était vraiment mieux ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Haven de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-10-08

[DL] Eureka

Tiens, voilà le parfait exemple de série que j'ai plaquée à cause d'un mec. C'est déplorable. Surtout quand on sait que j'étais follement amoureuse de cette série quand je l'ai découverte, qu'en plus ma frangine regarde en intégralité (fait suffisamment rare pour être noté), et que, en plus, le générique est une perle. Franchement, c'est à se demander si j'ai toute ma tête.

Eureka
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si seulement j'avais le moindre don musical ! J'apprendrais par cœur à jouer ce petit air ! Nan mais, qui a besoin de substances chimiques quand on a ça pour décoller ? Je vous le demande. Et puis graphiquement, c'est génial aussi, astucieux, marrant, légèrement retro, bref que du bonheur.
Bon allez, c'est décidé, je reprends le pilote et je repars sur les routes qui mènent à Eureka !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Eureka de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:04 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Vous êtes en forme ? On remet ça !

Le retour du jeu des génériques ? Oui ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous, et que le weekend commence, tout ça tout ça.

Vous vous souvenez comment on joue ? Aucune des séries dont il faut deviner le titre n'a déjà vu son générique être posté ici, d'accord ? Et en prime, c'est thématique cette fois aussi, le sujet étant : des génériques dont la musique me fait planer. C'est à dire : le même effet qu'un joint, mais l'illégalité en moins. Enfin, un peu. Mais du coup, non, pour autant que je sombre dans un doux état second en l'entendant, le générique de Boomtown n'en fait pas partie, puisque je vous l'avais déjà fourni. Comme ça vous savez à peu près ce qu'on cherche !

Je suis sûre que vous pouvez trouver, et de toutes façons, comme l'autre fois, je vous donne des indices, d'ailleurs franchement ils sont faciles. C'est parce que c'est le weekend, vous comprenez ; on a tous droit à un peu de gloire rapide sans avoir à se triturer la cervelle.

1 - La série se passe à l'approche de l'an 2000 > Millennium
2 - La série a tourné au vinaigre dés la seconde saison > Invasion Planète Terre
3 - La série a été citée dans cet épisode de SeriesLive On Air > Murder One
4 - La série ne met pas en scène un personnage très sympathique > Dr House
5 - La série se déroule dans la cité des anges > Angel
6 - La série se passe à Boston > Boston Public
7 - La série montre au moins un fantôme par épisode > Cold Case
8 - La série a un docteur pour perso principal > Huff
9 - La série a plein d'italiens au générique > Les Soprano
10 - La série se passe dans une ville étrange et imaginaire > Eureka
Note : je n'ai jamais dit que j'aimais absolument toutes ces séries.

Allez, vous avez jusqu'à vendredi prochain, mais vu que vous êtes doués, je ne me fais pas de soucis, dimanche soir ce sera tout vu. A vous de ne pas faire mentir la confiance que je place en votre culture téléphagique...

Tiens au fait, on est vendredi, c'est jour de sommaire sur SeriesLive On Air ! Nan mais, moi j'dis ça, hein...

Posté par ladyteruki à 17:21 - Games On - Permalien [#]

07-09-08

L'éducation sentimentale

Faisons ensemble un petit tour d'horizon des séries que ma sœur regarde et apprécie spontanément, si vous le voulez bien...

Il y a eu Los Angeles Heat qu'on regardait le soir, je crois, en semaine. Ou peut-être le samedi. Ou certainement les deux.

Il y a eu, oh mon Dieu oui il y a eu, les épisodes d'Agence Acapulco, elle en était parfaitement dingue. Pour vous en assurer, il y a un test infaillible : vous la lancez sur sa réplique culte ! Prononcez la première phrase de ce dialogue et imparablement elle enchaînera sur la suivante :
Ashley - Mike, mais tu ne penses qu'à "ça" !
Mike - Mais à quoi peut-on penser d'autre ?
Comme ça, là, ça n'a l'air de rien, mais ma main au feu qu'elle battra des deux mains, extatique, et vous parlera ensuite de Cat avec une lueur étrange dans les yeux.

Il y a eu Sunset Beach. Je crois même qu'elle en a enregistré. Ce qui est au moins aussi absurde que quand un soap sort en DVD.

Vers la fin des années 90, on a eu une lueur d'espoir avec Buffy. A vrai dire, c'est ma frangine qui m'a vraiment mis le pied à l'étrier en la matière, elle m'a montré de bons moments qu'elle enregistrait, alors que le premier épisode que j'en avais vu ne m'avait pas du tout convaincue. On peut dire qu'on tenait le bon bout, à cette époque.

Las, j'ai quitté la maison en cours de route et l'éducation téléphagique de ma soeur s'est arrêtée là. Tout au plus avait-elle fait l'acquisition de quelques coffrets VHS (oui, ça date) de saisons d'Urgences qu'elle avait trouvées çà et là, ou bien regardait-elle avec moi, à l'occasion, quelques Friends, Rude Awakening ou The War Next Door lorsque je rentrais le week end et que je regardais ce que ma mère avait enregistré en mon absence. Mais sans grande conviction.

Il faut dire que ma soeur est un public sacrément difficile. L'émotion, déjà, ce n'est pas son truc. Sitôt qu'une série s'emploie à essayer de jouer sur la corde sensible, elle se referme immédiatement, et dans ces cas-là au lieu de regarder l'écran, c'est moi qu'elle surveille pour me voir réagir, et se délecte de mes émotions. Pour le rire, elle est meilleur public mais reste toujours maîtresse d'elle-même et ne rit jamais complètement.
Elle manifeste toutefois beaucoup d'intérêt pour les séries, aussi nous retrouvons-nous régulièrement devant un écran pour que j'essaye de lui élargir ses horizons.

Fort heureusement, j'ai atteint quelques objectifs par le passé : Sex & the City, Desperate Housewives, Lost, KYLE XY, Eureka...
Plus récemment, elle a bien réagi à Samantha Who?, et m'a même emprunté la première saison de Battlestar Galactica qu'elle avale à une cadence plus que louable quand on connaît son emploi du temps.

Du coup, quand cet après-midi, nous avons fixé un rendez-vous à samedi prochain, qu'elle m'a confirmé qu'elle n'avait pas fini la 1e saison de Battlestar Galactica, et que donc il nous fallait trouver un programme téléphagique pour cette occasion.
Ce qui d'une part me réjouit, puisque j'aime contaminer mon prochain et disséminer le virus de la téléphagie, mais aussi m'effraye car devant ce public particulier, je ne sais pas trop que proposer. J'essaye autant que possible d'éviter de simplement transférer mes propres préférences (par exemple en ce moment, bien que ce soit mon obsession, je ne lui soumettrai pas Reba) et de m'adapter à ses goûts, mais quand on voit ce qu'elle regarde, il est assez difficile de dessiner une tendance : il n'y a pas de genre, pas de forme, pas de sujet qui semble l'attirer plus particulièrement qu'un autre. Les séries "grand public" semblent a priori fonctionner mais il y en a aussi de nombreuses autres qui glissent sur elle.
Ouais, c'est pas facile de transmettre la téléphagie.

D'où ma question : je lui montre quoi ?

Posté par ladyteruki à 18:21 - Contagion - Permalien [#]

27-07-07

Week end de défonce

Ce week end, je cède totalement à ma téléphagie et j'entame un rail de séries que je n'ai pas eu le temps de reniffler cette semaine (pourtant déjà bien chargée, avec en moyenne un pilote chaque soir, plus ce que je regarde déjà par ailleurs, plus les autres trucs que j'aime bien faire même si c'est un peu du gaspillage de temps, comme manger, dormir... walou !!!).

Au menu :
- Bionic Woman (je me prépare à être très agréablement surprise)
- Damages (je voulais le regarder hier soir mais j'ai par inadvertance oublié de désinstaller Civilization IV...)
- Lipstick Jungle (après tout, si le trailer de Cashmere Mafia a su m'intéresser et me donner l'illusion d'un spin-off de Sex & the City, je vois pas pourquoi bouder Lipstick Jungle qui est fait des mêmes ingrédients !)
- Meadowlands (j'ai pas encore réussi à me résoudre mais je suis sûre de trouver de la motivation entre deux autres pilotes, dans un appel d'air on va dire)
- Side Order of Life (complètement refroidie par certaines reviews lues çà et là)
- State of Mind (j'ai galéré pour en voir le bout, c'est la moindre des choses même si je ne pars pas très optimiste)
- The Sarah Conor Chronicles (avec mon homme car je pressens que ça va lui plaire)
- The Kill Point (je me rappelle même plus de quoi ça doit causer, on verra bien)

Dans l'intervalle, les pilotes de Cavemen (arf arf arf, il me faut cette grosse daube ! à l'aide, mon homme déteint sur moi !!!) et The Big Bang Theory seront à ma merci, et sans doute même aurai-je la possibilité de regarder le second épisode de Mad Men, du moins si les choses conservent leur rythme...

Et, si j'ai le temps (par exemple cette histoire de sommeil c'est des foutaises et je suis sûre de pouvoir tout-à-fait m'en passer), je regarderai la fin de The Starter Wife que j'avais un peu délaissée. Idéalement, il faudrait aussi que je trouve du temps pour finir la 1e saison de KYLE XY, Heroes, Eureka et Dexter, sachant que pour les trois derniers j'attends que mon homme lui-même libère du temps (mais hélas je crois que Painkiller Jane a eu le dessus sur sa bonne volonté).
Mémo perso : ne pas louper NY SVU demain soir, même les rediffs me font toujours autant plaisir... Ainsi que dimanche, un bout d'Urgences pour entretenir la machine, parce que je ne sais pas y résister et que Neela embellit à chaque saison, et surtout The Nine...

J'ai la tête qui tourne, c'est normal docteur ?

Posté par ladyteruki à 18:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-02-07

C'est pas le Valedictorian de la saison...

Un bon petit pilote, ça ne peut pas faire de mal. Un pilote de sitcom, encore moins. Pourtant le pilote de In Case of Emergency n'était pas exactement ce que le médecin pouvait me prescrire de mieux.

Une fois de plus, on a droit à une bande de losers et leurs petits bobos... Oh, ça va, ne me faites pas pleurer ! Comment accrocher aux pauvres malheurs de tout ce petit monde (et, du coup, comment en rire ensuite) ? Entre le bouffeur compulsif (qui n'arrive pas à la cheville, pour ses problèmes de bouffe, du cast de Starved), le père divorcé, l'ex reine du lycée qui devient masseuse... et l'autre que j'ai déjà oublié mais qu'importe... on n'a pas une seule seconde envie de les prendre en sympathique. Les gags sont là, c'est sûr, certains sont même drôles, parfois, mais contrairement à ce qui fait à mon sens la force d'un bon sitcom, on ne s'attache pas aux personnages d'éternels perdants. Et on est loin de s'identifier à eux non : qu'est-ce qu'il reste ?

Vous voulez que je vous dise ? Le vrai loser, c'est Greg German qui n'est pas resté dans Eureka. Quoi qu'il en coûte, on ne laisse pas filer un rôle pareil. C'était presque du sur-mesure ; ici, il ne joue qu'un avatar de Richard Fish...

Sur le papier, l'idée que ces personnages avaient besoin de se reposer sur quelqu'un en cas de problème, en dépit de situations où ils semblaient être seuls, évoquait pourtant une sorte de tendresse touchante. D'ailleurs tous ceux qui ont ressenti la solitude se sont posé ce type de questions, il y avait matière à tisser de l'humour autour d'un canevas de réelle affection. Mais quelque part entre la tentative de suicide ratée et la décapitation d'une peluche, il ne restait plus beaucoup de tendresse pour ce concept pourtant intéressant.

Et c'est bien là que serait né le rire ! Si ces personnages avaient réellement donné l'impression de tenir à leurs liens les uns entre les autres ! Mais tout semble n'être dans ce pilote qu'une enfilade de concours de circonstances et de ressorts comiques usés. Rien ne lie vraiment les protagonistes dans les faits, et du coup, l'idée de départ n'a aucune prise.

Bien-sûr, je ne dis pas que toutes les histoires d'amitié, à plus forte raison sur des formats courts, devraient ressembler à Friends, surtout pas. Mais la forme d'amitié de nos 6 comparses avait quelque chose de moins artificielle, et plus palpable, que ce que le pilote de In Case of Emergency essaye d'instaurer, y compris dans ses premiers épisodes. Le plus dingue c'est que la relation qui se rapproche le plus de la complicité, c'est celle qui lie le héros à Kelly, alors que ce sont des personnages qui sont sensés ne pas s'être vus pendant des années, et s'être à peine fréquentés alors ! Le reste n'est que conventions scénaristiques pour avoir un noyau de personnages pas tous étrangers les uns aux autres... Quel gâchis. En ce qui me concerne, cette série peut aussi bien finir cette saison.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche In Case of Emergency de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:39 - Review vers le futur - Permalien [#]


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