ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-01-13

Être et avoir été

whisperintherain et moi-même, vous le savez, relevons depuis 5 mois maintenant le défi de l'impossible : reviewer un maximum de pilotes de la saison. Cela inclut, c'était inévitable, des pilotes français, et à la faveur d'une invitation par France 2, je suis en mesure de prendre sournoisement de l'avance sur mon petit camarade, qui ne découvrira le pilote de Tiger Lily qu'à la fin du mois sur la chaîne publique (sitôt qu'il aura reviewé le pilote, évidemment, un lien apparaitra au bas de ce post). Ouais, victoire ! ...Ou bien ?

TigerLilyCrédit photo : Visual Press Agency

En tant qu'habituée de la télévision internationale, je ne me lasse pas de constater combien les télévisions de la planète sont dans une démarche constante d'inspiration mutuelle ; et ça donne des résultats très excitants. Prenez le cas de Borgen, par exemple ; la série est née suite à l'immense impact d'A la Maison Blanche sur son scénariste qui avait été impressionné par la qualité de la série, DR reconnaissant sans honte ensuite avoir voulu lancer "a Danish West Wing". De la même façon, la production de Koselig Med Peis ne s'est pas cachée d'avoir été emballée par Six Feet Under, et d'avoir eu l'idée de s'en inspirer. Ou, tiens, pour changer de coin, il y a aussi Mesudarim, qui se passionne pour la dynamique entre les personnages d'Entourage. Et les exemples sont évidemment nombreux, notamment au Japon où, à absolument chaque saison, on trouve des concepts largement inspirés par des séries étrangères (généralement américaines) totalement revisitées ; on a eu l'occasion de l'évoquer au moment du pilote de W no Higeki.
Pourtant, bien malhonnête celui qui prétendra que ces séries sont des pâles copies des fictions qui les ont inspirées ! Contrairement à de simples et bêtes ressucées, ces séries prennent au contraire la mesure d'un succès américain (mais ça peut se produire également dans l'autre sens), et y apportent quelque chose de "personnel". C'est comme si la série américaine d'origine avait écrit une partition que chacun peut interpréter avec son instrument et son tempo personnel, transformant finalement la mélodie tout en gardant quelques arrangements d'origine.
Téléphagiquement, le processus ne manque pas de poésie à mes yeux. Quand c'est bien fait.

Lorsque Tiger Lily commence, il semble très, très difficile de mettre de côté l'immense paternité de Desperate Housewives ; comment ignorer les similitudes, en effet ? L'épisode commence avec une voix-off suave évoquant celle, policée mais blasée, de Mary-Alice. A la différence que de suicide il n'est ici pas question, et qu'au contraire, les héroïnes de Tiger Lily commencent une aventure dont on pourrait dire qu'elle va vérifier s'il y a une vie après la jeunesse (spoiler alert : oui).
Cependant, pour ses intrigues sur le passé musical des protagonistes, pour la (modeste) présence de flashbacks, et pour les préoccupations quotidiennes de ses héroïnes (comme la personnalité de certaines d'entre elles), Tiger Lily n'est pas qu'une pâle copie. Mais de Desperate Housewives, clairement, elle a hérité beaucoup.
On en conclut ce que l'on veut, tout dépendra de vos sentiments à l'égard de Desperate Housewives, précisément.

Mais d'abord, revoyons l'action au ralenti : Tiger Lily est le nom d'un groupe de rock des années 80, constitué par 4 jeunes femmes, toutes amies. Mais ça, c'était dans les années 80 ; âgées aujourd'hui de 45 ans, Rita, Rachel, Muriel et Stéphane ont poursuivi leur existence sans devenir les rock stars qu'elles se destinaient à être. Comme le leur rappellera un article des Inrocks dans le pilote, leur album fait pourtant partie des incontournables, et elles auraient pu aller loin. Alors qu'est-ce qui a foiré ? Leur manager Theo a trouvé la mort dans un accident d'avion, et elles ont décidé que le groupe disparaîtrait avec lui. Chacune est donc passée à autre chose.
Enfin, pas tout-à-fait. Si aujourd'hui, Rachel est une mère de famille parfaite (bien que limite éprouvante), et Muriel une célèbre présentatrice de talk show tentant de mener de front sa carrière et sa vie familiale, avec sa compagne et le garçon qu'elles ont adopté, de leur côté, Rita et Stéphane s'en sont un peu moins bien tirées. Rita vit dans le passé amoureux qui était le sien jusqu'à la mort de Theo, qui accessoirement est également le père de son jeune adulte de fils ; et Stéphane, elle, seule qui soit encore passionnée par la musique et qui s'est brisée à la suite d'un enchaînement assez catastrophique d'accidents de la vie, pleure au contraire l'excitation de leur carrière musicale. Tandis que les deux premières sont des femmes au niveau de vie plutôt aisé, mais passablement frustrées par les inconvénients de leur succès apparent dans la vie, ainsi que le montrera non sans brio l'excellente séquence d'ouverture du pilote, les deux autres, plus humbles, tentent de faire contre mauvaise fortune bon coeur, même si clairement, elles ne sont pas tout-à-fait heureuses non plus, ayant dû à regret faire une croix sur ce qui importait le plus au monde à leurs yeux voilà 25 ans.

De ses origines à Wisteria Lane, vous le voyez, Tiger Lily a donc hérité d'une formule (quatre femmes dans la quarantaine) et d'une tonalité taquine, parfois douce-amère, ainsi que d'une certaine promptitude à quelques ponctuelles exagérations à vocation humoristique. Mais la comparaison s'arrête là, car nous avons ici affaire à des personnages au mode de vie un peu moins glamour et surréaliste.
Cela rend certains des personnages éminemment émouvants et sympathiques. Si je devais n'en citer qu'un seul, ce serait assurément celui de Rita, dont le coeur et la patte ont été cassés, mais qui n'a pas un tempérament de perdante, et garde une certaine disponibilité émotionnelle envers ses amies ; certainement le plus nuancé de tous les personnages, Rita offrira quelques très jolies scènes à ce pilote, que je vous laisse découvrir. Ses trois consoeurs sont ponctuellement plus caricaturales, mais parfois, je me suis dit que c'était à dessein, comme pour la calme et souriante Rachel dont je devine/suppose qu'elle va progressivement se décoincer un peu. Elles sont, ce qui ne gâche rien incarnées par trois actrices plutôt solides voire franchement touchantes par moments, ainsi que par Lio.

Ce qui lie ces 4 femmes qui aujourd'hui n'ont plus rien en commun, c'est donc leurs jours de gloire voilà 25 ans, qui les ont tenues solidement liées aux autres malgré les changements, les regrets et les rancoeurs (et quelques secrets, mais chut !). Il y a cependant assez peu de scènes proposant aux quatre héroïnes d'interagir toutes ensemble, préférant au mieux favoriser les binomes, ou tout simplement les suivre une par une, ce qui cristallise bien à quel point ce qui les lie est à la fois fort et ténu. Cependant, leur lien d'amitié, bien qu'assez peu exploré finalement (mais l'amitié à 45 ans, c'est forcément différent de l'amitié à 20 ans), est plutôt bien introduit par le symbole récurrent du tatouages qu'elles arborent toutes, et qui est plutôt bien exploité dans le pilote.

En l'espace d'un seul épisode, loin des tracas des housewives, nos amazones sur le retour vont individuellement évoquer de très nombreux thèmes l'air de rien plutôt sérieux, comme la vie de couple, la chirurgie esthétique, le mariage homosexuel, l'adoption, les doutes sur les aptitudes parentales, la religion, la solitude, la prison, la vieillesse, et j'en oublie forcément. J'ai bien dit en un seul épisode. Preuve s'il en fallait que Tiger Lily n'a pas exactement choisi la facilité non plus, même si sa façon d'exploiter ces sujets n'est pas toujours de la plus grande finesse, ni forcément très dramatique.
Quand la productrice de Tiger Lily en dit pour la décrire qu'il s'agit d'une série "souriante", on est en droit de craindre le pire, d'ailleurs. On est en France, après tout, pays où le cynisme a été érigé en valeur suprême ; où l'on a passé les dernières années et un peu plus à blâmer les bons sentiments pour la qualité de nos séries (mais comme en France, on confond régulièrement "feelgood" et niais, forcément...). Il s'avère que certains personnages incarnent assez bien cet esprit sans prise de tête si cher au pays de l'exception culturelle (bah quoi ?! "Soleil levant" c'était déjà pris...), mais d'autres, au contraire, parviennent ponctuellement à s'aventurer sur ces thématiques avec délicatesse ; au final, l'exercice d'équilibrisme est souvent irrégulier, mais il a le mérite d'exister !

Outre quelques dialogues parfois épouvantables et remplis de tics bien français, et même en faisant abstraction d'une actrice dont on se demande sérieusement ce qu'elle fait là, Tiger Lily est parfois très fragile dans sa construction.
Ainsi, l'épisode sous-entend ou évoque régulièrement des faits s'étant déroulés 25 ans en arrière, qu'il ne prend ni le temps d'élaborer, ni de vraiment rendre intrigants (puisqu'il serait parfaitement acceptable d'en repousser l'exploration à l'un des épisodes ultérieurs). A moins que j'aie loupé quelque chose, la façon dont Rita s'est blessée à la jambe ou les problèmes passés de Stéphane sont par exemple totalement passés sous silence, alors qu'on devine qu'il s'agit de quelque chose de fondateur pour ces personnages, qui permettrait de les présenter de façon assez complète. Et en choisissant de repousser très longtemps le moment où elle va nous dire qu'en réalité il y a quelques secrets à révéler sur l'ex-vie de star de ses héroïnes, Tiger Lily ne se rend pas service ; pour que le spectateur se pose des questions, encore faut-il qu'il sache qu'il y a des choses qu'on lui cache (c'est pervers, je vous l'accorde), ce qui n'est pas du tout le cas ici.
Ce que le pilote ne vous dit pas, non plus, car il faut avoir vu le deuxième épisode pour cela, c'est que Tiger Lily fait aussi le choix de ne pas mettre en avant les mêmes personnages de ce quatuor d'un épisode à l'autre. Le pilote fait ainsi la part belle à Rachel, qui va passer au second plan ensuite ; d'ordinaire, j'aime bien ne parler que du pilote dans... une review du pilote, mais il s'avère que cette structure porte préjudice au premier épisode : je l'avais mal compris, pensant sincèrement que Rachel était l'héroïne. Mais si Tiger Lily avait trouvé un moyen d'expliciter son intention de changer le focus d'un épisode à l'autre, j'aurais beaucoup mieux accepté que Stéphane soit par exemple si peu approfondie dans le pilote. De fait, je pourrais avoir envie d'en savoir plus sur ce personnage, mais rien ne m'y encourage à l'heure actuelle.

Pour finir, on peut regretter que si peu de cas soit fait, en définitive, des flashbacks et autres avatars des années 80, qui au lieu de peupler le monde de Tiger Lily, semblent n'y faire que de très, très brèves apparitions. Que la musique ne tienne pas une grande place dans la série, soit (la chaîne trouvait que le rock était trop segmentant, parait-il... quelqu'un peut me dire ce qui ne l'est pas ? Parce que les bras m'en sont tombés !) ; ça veut dire que les personnages ne vont pas se lancer avec un nouvel entrain dans leurs rêves musicaux comme le faisait Rita Rocks, ce que j'espérais un peu, mais je peux le comprendre. Ou alors ce n'est pas pour cette saison, possible aussi.
Que les années 80 soient reléguées à deux scènes par épisode, c'est beaucoup plus dommage... C'était quand même un très bon argument de vente pour Tiger Lily, à la fois pour clamer sa particularité, et pour jouer sur les souvenirs de ses personnages (et donc, hellooo, de ses spectateurs, il faut tout leur dire). En ayant vu deux des six épisodes, je pense ne pas trop m'avancer en disant que les espoirs d'amélioration sont assez minces, et c'est à mes yeux en tous cas une vraie faiblesse. Ca n'aurait pas changé grand'chose au ton, d'ailleurs, simplement accentué l'effet avant/après.

Du coup, personne, je le crains, ne vous parlera de Tiger Lily avec l'excitation qui a été celle, cet automne, des spectateurs d'arte puis Canal+. La série est loin de faire partie des plus pénibles fictions françaises qu'il m'ait été donné de voir, mais si vous pensiez que "jamais deux sans trois" et qu'on allait dégoter la perle de l'année pour France 2, vous êtes en route pour quelques déconvenues. Pendant la projection du pilote, certains membres du public étaient pourtant plus hilares que moi, preuve que j'ai peut-être encore un fond de biais envers les séries françaises (ou envers le jeu de l'une des actrices, dont on ne soulignera jamais assez le désastre qu'il représente).

Si ses intentions sont généralement saluables, bien que parfois teintées d'un poil d'opportunisme, Tiger Lily manque parfois un peu de jus, et de rigueur.
Mais, et c'est là qu'on revient à sa cousine américaine, la série a aussi plusieurs atouts pour se rendre relativement sympathique aux yeux d'un grand public forcément moins téléphage que moi. J'attends par contre au tournant l'inévitable nuée de commentaires qui seront faits sur la prise de position radicale de cette série (diffusée par une chaîne publique) au sujet du mariage pour tous. Rendez-vous le 30 janvier prochain pour voir à quel point...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

12-10-12

Countrypolitan

Pour certains pilotes de notre challenge de la saison, il faut bien l'admettre, whisperintherain et moi trainons un peu la patte. "De quoi ? The Neighbors ? Oui, euh, plus tard, la review, hein, ya plus urgent". Et puis pour d'autres, il n'y a pas besoin de nous le dire deux fois. C'est en tous cas vrai pour moi ce soir, avec le pilote de Nashville.
Comme toujours, sitôt que whisper aura posté sa review, vous trouverez au bas de ce post un lien pour comparer nos deux points de vue... je serais surprise que sur cette série, il soit le même, d'ailleurs.

Nashville

Il manquait résolument une série sur l'industrie musicale à la télévision. Si cette série existe et que je l'ai loupée, n'hésitez pas à me le dire, mais là où il y avait des Action! et des Entourage pour le monde du cinéma, des Episodes ou des The Comeback pour la télévision, il nous manquait une fiction se déroulant dans le monde des labels et des concerts, de la même façon qu'un peu plus tôt cette année, Smash nous avait permis de pénétrer dans les coulisses de Broadway.
Oh, je ne dis pas que le sujet n'a jamais été abordé à la télévision, mais seulement au milieu d'une foule d'autres choses, je pense par exemple aux cas vus dans The L.A. Complex (plutôt dans le monde du rap) ou Single Ladies (dans l'univers du hip hop). Mais c'était en passant, au milieu de plein d'autres choses, et jamais avec l'idée de radiographier le milieu, mais surtout de suivre l'évolution d'un personnage, si possible au bas de l'échelle, et tentant de percer dans le milieu... mais entre autres choses, sa vie sentimentale prenant généralement le dessus, et l'aspect chorale des séries sus-mentionnées se faisant un devoir de noyer cette intrigue sous mille autres.

Alors imaginez ma surprise quand il s'est avéré qu'une telle série était en préparation, et qu'elle avait l'intention de se dérouler dans le milieu du seul genre musical que j'écoute en provenance des USA : la country ! On voudrait me séduire qu'on ne s'y prendrait pas mieux.

Et effectivement, Nashville est une véritable plongée, d'entrée de jeu, non seulement dans la vie des artistes qu'elle dépeint, mais aussi dans les bureaux du label inventé pour la série. Et c'est tout-à-fait le genre de choses que je voulais qu'une série fasse ! Dépasser la création de stars fictives pour réellement passer le milieu au crible, ne pas juste balancer des chansons mais vraiment nous dire comment on fait un album, ou comment on organise un concert. Le fait que ce soit dans le milieu de la country était un plus-produit évident pour moi, mais ça ne faisait pas tout. Je ne voulais pas simplement faire le plein de chansons à la fin d'un épisode, je voulais que le contexte soit exploité autant que possible. Nashville réussit très bien ce passage au microscope, à plus forte raison dés le pilote où il aurait été facile de ne pas tout de suite entrer dans les coulisses pas franchement sexy de la vie de son héroïne principale Rayna James, et de rester en surface.
Paradoxalement, là où Nashville me ravit le plus, c'est dans son utilisation de la musique. On l'entend, en définitive, assez peu : Nashville se fait un devoir d'être une série sur la musique et non une série musicale, c'est clair dans ses intentions d'entrée de jeu, et j'apprécie cette profession de foi qui consiste à ne pas tomber dans la facilité. Sur une échelle de Glee à Smash, je vais vous dire : Nashville, dans l'utilisation de la musique qui pourtant est son sujet, se situe à Smash+2, si vous me suivez. L'épisode se fait une règle de ne montrer aucune chanson entière, car on n'est pas là pour ça ; les chansons utilisées comme soundtrack pour les scènes relèvent plus du jingle que du product placement ; et quand on entend pour la première fois une chanson dans son intégralité, cela sert le scénario avant tout.
Nashville est comme les gens du Sud : elle ne triche pas, elle ne nous embobine pas. Elle ne veut pas que nous passions la journée à fredonner des chansons originales ou des reprises. Elle ne veut pas que, dans nos coeurs et/ou dans les bacs, Rayna remplace Reba, ou que Juliette remplace Taylor. Elle ne veut pas nous vendre des CD. Fair and square.

Evidemment, la tentation est grande, justement, pendant ce pilote, de chercher des ressemblances ; le jeu est un peu d'essayer de deviner si untel (ou plutôt unetelle) a été passé au vitriol à travers le portrait d'un personnage. C'est tout-à-fait volontaire et la séquence d'ouverture du pilote n'en fait absolument aucun mystère, dans le look de ses personnages (notamment celui de Juliette) comme dans la façon de présenter leur personnalité. Parfois, je soupçonne que connaître un peu la scène country me pousse même à lire un peu trop certaines correspondances (Deacon Claybourne, cette ressemblance avec Brad Paisley, c'est voulu ou...?), ce qui nuit finalement au plaisir de regarder de la fiction : il ne s'agirait pas de la réduire à une simple parodie. C'est un peu le danger... mais je crois que peu de spectateurs français courent ce risque !

La seule chose qui m'agace, c'est cette façon, déjà vue dans Smash, de miser sur l'opposition de deux femmes. En pratique, ça fonctionne parce que la rivalité n'est pas au sens le plus strict, et se double d'un conflit de générations. Sur le principe, ce côté catfight (magistralement illustré par leur première rencontre ; disons-le sans rougir : l'échange était très bon) me chiffonne un peu. Evidemment, comme dans la plupart des milieux musicaux, ce sont les femmes qui dominent la scène, et sont depuis des décennies sont des ambassadrices de leur courant musical, de leur maison de disques, d'une industrie ; il était donc quelque part assez évident de mettre deux femmes dos à dos. Mais les opposer systématiquement, même si cela a du sens dans le contexte, me semble un peu facile quand même. J'espère que Rayna et Juliette sauront évoluer à partir de cette position initiale par la suite, et nous offrir un peu plus que des jalousies féminines légèrement cliché.
Mais ces deux personnages sont si hauts en couleurs que c'en est tout de même un spectacle divertissant, à plus forte raison parce que les positions de chacune sont moins stéréotypées au départ que dans Smash : aucune n'est une ingénue naïve, aucune n'est une amère revancharde. D'ailleurs personne n'a de rêve de gloire, dans Nashville : seulement une carrière.
Et ainsi, chacune arrive avec sa personnalité explosive, et une idée bien arrêtée sur ce qu'elle vaut et ce qu'elle veut, et même si elle ne prend pas un départ, dans ce pilote, absolument mirobolant, Rayna ne se positionne ni comme une victime, ni même vraiment comme un underdog. Gloire en revient d'ailleurs à Connie Britton qui, même quand elle en fait un chouilla trop, parvient à insuffler énormément de dignité et de force à son personnage, et ne pas basculer dans la caricature. A l'inverse, Hayden Panettiere attendra la toute fin de l'épisode pour se décrisper un peu et offrir un peu de nuance, parce que le scénario l'y pousse (mais à l'impossible nul n'est tenu) ; la palette de réactions du personnage dépendra vraisemblablement de l'écriture et non de l'actrice, mais j'ai bon espoir d'arriver à un personnage un peu moins plaqué qu'à première vue.
De fait, mon agacement quant aux jalousies féminines a de grandes chances de s'estomper si les choses tournent bien.

En revanche, ce qui ne suscite chez moi aucune réaction d'hostilité, mais juste une vaste et tiède indifférence, c'est l'aspect politique. La mairie de Nashville, euh, bon, on s'excuse hein, mais à une époque où on a la mairie de Chicago sur une autre chaîne, on a un peu du mal à se passionner pour tout cela. Nashville ne tient pas du tout la comparaison avec les tractations de Boss et du coup je ne vois même pas pourquoi elle se frotte à pareils thèmes.
Ce qui en revanche pique mon intérêt, c'est le parallèle que cette situation politique crée entre Rayna et Juliette, qui finalement, toutes les deux, aimeraient couper les ponts avec un parent mais sont privées de cette possibilité, entre autres de par leur célébrité. C'est une idée intéressante, à plus forte raison parce qu'il est très rare qu'une femme de l'âge de Rayna soit, dans une série, placée dans une situation de ce genre avec ses parents (en général, les séries estiment qu'autour de 30 ans, ces choses sont réglées), et comme c'est un sujet qui me touche en partie (oui, enfin, vous savez, sans l'histoire de la célébrité !), je suis prête à m'accomoder des questions politiques flasques, si elles nous permettent d'étayer le côté familial de la question, qui recèle de mon point de vue un potentiel dramatique prometteur.

Au final, Nashville est à l'image de ce que j'aime dans la country : il ne s'agit pas que des mélodies (au fond, en-dehors de quelques hits mémorables, beaucoup de ballades se ressemblent un peu, notamment chez les artistes mineurs), ce sont les paroles qui font tout. Et c'est finalement ce que ce pilote accomplit, qui démontre que la forme n'est là que pour enjoliver le fond, mais pas le reléguer au second plan. Je place énormément d'espoirs dans les paroles de Nashville, et me délecterai donc des aléas de sa mélodie parfois peu originale, car j'ai l'impression qu'elle a plein de choses à dire. Il manquait simplement à ce pilote, très complet et chargé d'éléments d'exposition, de prendre le temps pour l'émotion, qui n'a pointé son nez mutin qu'en deux passages furtifs de l'épisode.
Mais si Nashville parvient à faire battre mon coeur au rythme des tourments de ses personnages, la série s'attachera mon indéfectible soutien.

Et d'ici la semaine prochaine, je sais déjà quoi écouter...

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-05-11

L'argent fait le bonheur

Si vous vous souvenez bien, lorsque je vous avais parlé de Mesudarim, l'été dernier, je vous avais dit avoir souri plusieurs fois devant les premières minutes du pilote, bien qu'étant incapable d'en comprendre les dialogues.
A présent, je les comprends. Et je vous confirme que ce pilote est vraiment drôle.

Comment je les comprends ? Aurais-je donc appris l'hébreu en moins d'un an ? Non pas. Ceux parmi vous qui me followent sur Twitter ont peut-être fait le rapport, les autres, on se retrouve dans l'encadré en fin de post. D'abord, je vais parler de ce fameux pilote de Mesudarim.

Mesudarim

L'épisode s'ouvre donc sur une attente nerveuse : nos quatre amis veulent vendre leur start-up et, attendant qu'on leur annonce l'issue des négociations, visiblement menées par un dénommé Arik. Immédiatement, la dynamique de ce groupe ce met en place : Guy en est le chef raisonnable, Tomer est le chien fou qui ne tient pas en place, Erez est un geek introverti (c'est dire) et Berlad est un zinzin toujours sous l'effet d'une substance ou d'une autre. Et les dialogues fusent immédiatement. On n'est pas dans un sitcom fondé sur des répliques hilarantes, mais les échanges sont toujours rythmés et les phrases incisives. Nos amis ne mâchent pas leurs mots et ça confère tout de suite une immense aura de sympathie à la série, à travers leurs vannes constantes.
Ce qui en ressort, c'est une ambiance comme je les aime d'amitié masculine forte, ni sentimentale à l'excès, ni plaquée et artificielle.

Difficile de nier pourtant combien ce sont Guy et Tomer les plus proches. Leur apparence est même celle de deux frères, et d'ailleurs comme dans une fratrie, ils alternent les échanges sincères et les affrontement frontaux. Il n'y a pas de place pour la dissimulation, en tous cas.
Si pour le moment Berlad est plutôt la caution humoristique (mais avec quelle efficacité !), je n'irai cependant pas jusqu'à sous-estimer le potentiel d'Erez, un chic type certes pas très affirmé, mais qui a finalement les idées bien en place et se montre un excellent "confident de secours" pour Guy, plus stable que peut l'être Tomer. D'ailleurs, quand au début du pilote, ce dernier tente de tourner en ridicule Erez, les dialogues sont taillés à la perfection pour que le geek ne se décrédibilise pas à nos yeux, le rendant au contraire attachant, et j'ai aimé la retenue qu'il y a autour de son personnage qui aurait pu n'être qu'un faire-valoir.

Alors évidemment, après, il y a cette fortune en elle-même. 217 millions de dollars. Dés le pilote, toutes les problématiques pouvant découler de cette somme sont parfaitement posées : le pouvoir qu'une telle somme implique sur les prestataires et sur les employés, l'envie de profiter de cette manne et de faire des excès, le désir d'aussi se saisir de cette opportunité pour faire ce qui compte vraiment... C'est essentiellement Guy qui incarne tout cela : la relation avec sa petite amie le chatouille, le rapport qu'il entretient avec ses parents et notamment son père se cristallise lorsqu'il évoque ses projets avec eux...

D'une qualité d'écriture et d'interprétation pouvant sans problème rivaliser avec Entourage, qui l'a en partie inspirée, mais capable de bien plus de charme et de sincérité, car dénuée d'esbrouffe, la série Mesudarim possède donc un excellent pilote.
Seul bémol, cet épisode d'exposition, s'il est parfaitement efficace, manque un peu d'originalité. Les personnages sont là où on les attend, distribués selon des normes qu'il aurait été bon de secouer un peu. Mais en deux saisons, on aura le temps d'en faire, des choses...

Deux saisons, c'est précisément ce que contient l'intégrale de la série que je viens de me procurer. Et donc : avec sous-titres anglais ! Une affaire qui m'a coûté 46$90 soit 33€55, frais de ports inclus (et payés via Paypal), sur israel-catalog, un site en anglais spécialisé dans les produits israéliens ; il y a peu de séries, et j'ignore si Mesudarim est la seule avec des sous-titres anglais, mais enfin, les faits sont là.
Et j'ajoute que je n'ai que des compliments sur le service. Déjà au niveau du temps, je l'ai commandé dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mai, l'envoi s'est fait le 8 au soir (!), je l'ai reçu le mardi 17 (bon après, j'ai pu n'aller le chercher que cette semaine à la Poste, là c'est ma faute) alors que la commande promettait jusqu'à 16 jours de délai. Et puis niveau livraison, le paquet est bien amorti même si pas bien gros (on est loin des colis d'Amazon), et franchement ya pas une bosse. Par contre, la qualité de l'image n'est pas d'une exigence folle, mais c'est pas comme si ce genre de série impliquait une qualité impec, donc perso je m'en suis pas plus préoccupée que ça.
Si parfois il est nécessaire de cagouler (et je n'hésite pas à vous expliquer comment) pour voir une série étrangère, ici vous avez, à un tarif relativement raisonnable, la possibilité de vous lancer une une excellente dramédie israélienne de deux saisons, donc je tenais à le souligner. Après, à vous de voir, naturellement, à l'aune de votre envie de découvertes... et de vos moyens, ça va de soi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mesudarim de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 08:57 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-07-10

De toute façon, à Broadway tout le monde est gay

Eh, je mange du musical au petit déjeuner, vous pensez que je ne le sais pas ? A Broadway, tout le monde est gay. Sauf les producteurs qui se tapent des jeunes premières, évidemment.
Et c'est intéressant parce que strictement personne ne semble avoir pensé à faire la remarque quand on a commencé à parler de The Miraculous Year, la série avec plein de beau linge, dont Lee Pace.

Lee Pace dont vous n'êtes pas sans savoir que c'est un peu l'acteur qui a révolutionné ma conception de ce métier, et qui accessoirement a jadis exercé la profession de pâtissier, est en fait, certainement, l'un des acteurs les moins importants de ce projet, mais ça m'a jamais spécialement arrêtée.
Et puis surtout, c'est en creusant par-là que j'ai découvert un tout petit, oh, minuscule détail. Vous allez voir, c'est amusant.

Voilà le résumé qu'en fait SeriesLive :
Ce drama sera centré sur une famille de New York vue à travers les yeux d'un compositeur de Broadway auto-destructeur.
Voici celui d'Allociné (je vais jamais chez eux... Eh bah ! C'est moche !) :
L'histoire d'une famille new-yorkaise, vue à travers l'objectif d'un compositeur de Broadway, aussi charismatique qu'auto-destructeur...
Et là c'est celui de Cinémovies :
L'examen d'une famille New Yorkaise à travers le regard d'un compositeur de Broadway charismatique mais aux tendances auto-destructives.
On peut aussi tenter chez Excessif :
The Miraculous Year se portera sur l'analyse d'une famille New-yorkaise faite par un compositeur de Broadway charismatique et auto-destructeur.
Ou, tiens, voyons ce qu'en dit Toutleciné :
Les affaires familiales d'un compositeur de Broadway charismatique et autodestructeur.
Sinon il y a Critictoo :
Cette série parle d’un compositeur de Broadway qui jongle entre son nouveau show et sa famille.

Où je veux en venir ? Bougez pas. Vous savez qui sont les personnages centraux de cette famille ? Eh bien, le compositeur, certes. Mais aussi son petit ami (gay). Et son neveu (gay). Et son acteur raté d'ex (gay). Moi elle me plait cette famille. Elle est originale, pour le moins.

Lee Pace interprètera donc Franck, le petit ami (gay) du compositeur, Terry (interprété par Norbert Leo Butz, un habitué de... Broadway), avec qui il a une différence d'âge d'environ 10 ans. Avec pas moins de 4 personnages gays, on peut aisément imaginer que la série sera obligée de s'éloigner des stéréotypes pour délayer des nuances sur la palette. D'autant qu'effectivement, l'ami Terry est bien un artiste torturé et auto-destructeur, avec des tendances addictives, sauf qu'on oublie de dire qu'il couche à gauche et à droite avec des types de passage (gays).

D'où vient cette phrase déclinée à l'envi par les principaux sites sur les séries, je l'ignore, probablement d'une seule et même source vu les variations subtiles de traduction. Mais visiblement, il y a un problème de communication autour de cette série qui semble ne pas réussir à s'annoncer comme ce qu'elle est déjà : une série complexe sur l'univers de Broadway et ses dérapages, avec des personnages gays dans de nombreux rôles principaux (évidemment pas tous).

Voilà qui change quand même pas mal la donne, non ? Parce que des personnages auto-destructeurs et charismatiques, à la télé, et surtout sur le câble, c'est pas ça qui manque. Mais là, on est dans un Entourage gay et dramatique, grosso-modo, avec un casting en or et un contexte, Broadway, particulièrement riche. D'ailleurs, ainsi que le souligne AfterElton, Franck n'est pas plus sain que Terry, ce qui nous promet de sacrés clash.

Potentiellement, c'est une série assez détonante que pourrait être The Miraculous Year. Et si vous n'êtes pas d'accord...

LeePaceSmiles

D'ailleurs, 'va ptet enfin faire son coming out, celui-là ?

Posté par ladyteruki à 12:53 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-07-10

Valait-il mieux seule que mal entourée ?

Bon eh bah, ça y est, dites donc. Après, quoi... six ans ? A force de voir passer les saisons, les news, les projets de film... Au bout de longues années pendant lesquelles d'autres blogueurs téléphagiques ont l'ont mentionnée encore et encore... Au terme d'une quête qui a nécessité le cagoulage et la gravure répétés du pilote...

J'ai enfin vu un épisode d'Entourage.

Entourage

Du coup, comme on peut l'imaginer après pareilles tribulations, j'ai un sentiment de beaucoup de bruit pour rien.

Ironiquement, pendant le pilote d'Entourage, j'ai fait régulièrement la comparaison avec How to Make it in America, preuve que l'analogie de Livia m'avait marquée. Et de ce point de vue là, Entourage n'est pas décevant. How to Make it in America apparait comme vain, et n'apporte rien de nouveau sur quoi que ce soit, ne porte de regard particulier sur aucun univers en particulier. C'est juste New York, des potes, point barre. Entourage tente tout de même de tirer partie de son hollywoodien contexte, avec les spécificités inhérentes à ce milieu.

L'idée est finalement plutôt bonne, d'ailleurs : le quotidien à Hollywood d'une étoile montante, mais aussi et surtout des anonymes qui gravitent autour de lui. Une opportunité de ne pas voir que le côté glamour de cet univers. Et je dis : pourquoi pas ?

Oui, tiens, d'ailleurs... pourquoi pas ? Pourquoi, au terme de ce pilote, ne suis-je pas plus férocement enthousiaste ?

Comme souvent lorsqu'il s'agit de Hollywood, je trouve d'abord que ça manque de vitriol. Mais ça, c'est mon côté "j'ai trop regardé Action! quand j'étais petite". Même si je n'en attends évidemment pas le même mordant, j'attends du mordant quand même. Sans un minimum de critique du système, une fiction sur Hollywood ne vaut pas la peine qu'on la regarde.
Et même. En l'absence de mordant, j'attendais d'apprendre quelque chose. Vous savez, ces détails inutiles qu'en bon téléphage on retient quand même sur le fonctionnement de la machine à fabriquer du rêve.
Bon mais alors, admettons qu'il n'y ait rien à apprendre du monde merveilleux du show business et de ses complexes rouages, j'espérais au moins pouvoir être émue ; mettre un orteil dans un tel rouage doit forcément avoir un certain impact sur la psychologie des gens qui se frottent à ce milieu. Il y a des sacrifices, des périodes de vache enragée, des efforts qui ne semblent jamais aboutir, qui sont autant d'occasions d'explorer le potentiel dramatique d'un tel milieu.

Rien de tout ça ou si peu.

Globalement, Entourage, avec ce pilote, semble plutôt choisir le divertissement pépère. Un divertissement pas trop mal gaulé, mais un divertissement quand même, sans la moindre ambition d'offrir plus que quelques rires faciles entre potes. Surtout, surtout n'essayons pas de dire quelque chose ni de notre sujet, ni de nos personnages ! Contentons-nous d'une chronique sur un univers dont on peut tirer tout un tas d'opportunités rarement exploitées dans les séries plus classiques.
C'est un peu comme quand Memphis Beat fait couleur locale, finalement.

Peut-être que je n'aurais pas cette impression si, et c'est le plus gros problème, la moitié de ces personnages ne renvoyaient pas une grosse impression d'inutilité. L'acteur était, naturellement, incontournable, d'autant que j'aime bien ce personnages qui semble saturer dés le pilote, et veut juste se la couler douce dans un monde où on comprend bien que le répit n'existe jamais vraiment tant qu'on veut continuer à briller. Son agent, le type propre sur lui aux dents qui rayent le parquet, était également nécessaire, bien qu'à ma grande surprise (surtout après tout ce que j'en avais entendu), il est cantonné dans le pilote à une apparition finalement mineure. Et puis, le copain qui vit aux crochets de la célébrité mais essaye de se trouver une place, et n'y parvient qu'en s'imposant comme un manager autoritaire mais paumé, j'aimais bien aussi. Ce personnage est même mon préféré à ce stade, parce qu'on sent la blessure d'amour propre du type qui voudrait bien exister par lui-même, mais n'a pour l'instant rien trouver de mieux que de régenter (ou donner l'impression de) la vie de son champion.

Mais les autres ? Les autres on s'en fout complètement. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils font là. Quelque part, l'amitié entre ces deux copains-là aurait suffit pour moi.

Je serais peut-être moins cruelle avec eux si Entourage avait commencé plus tôt dans la vie de ses protagonistes. Tandis que l'acteur commence à vraiment décoller, le plus intéressant me semble déjà derrière. J'aurais voulu en savoir beaucoup plus sur la façon dont ils ont vécu la transition de l'anonymat à la célébrité. Dans ce milieu, il est bien connu qu'on rame toujours un peu, qu'on enchaîne les castings miteux et les publicités vaguement rémunératrices mais peu intéressantes, avant d'arriver, et c'est un angle qui m'intéresse bien plus.
Où était tout ce bel entourage quand le petit gars, qui n'était qu'une belle gueule anonyme, vivait de maigres cachetons ? Quand personne ou presque ne pensait qu'il pouvait arriver tout en haut de la chaîne alimentaire ? Comment s'est déroulée la délocalisation à LA ?
Le pilote d'Entourage arrive trop tard à mon goût, et même si je me doute (en tous cas ce serait heureux !) que la série évoquera ensuite ces points, j'aurais préféré toute une saison consacrée à cette période avant d'en arriver à la gloire, la fortune, et la location d'une maison hors de prix où chacun a déjà pris des habitudes de pacha surréalistes.

Du coup, je me suis remise en quête du pilote d'Unscripted, mais rien à faire, impossible de mettre la main dessus. La galère recommence, après des années de chassé-croisé avec Entourage !!! Au nom du ciel, cette série n'a que 5 ans, comment est-il possible qu'on ne puisse pas la cagouler ?!

Bon, toujours est-il que je suis un peu déçue par Entourage, mais pas non plus totalement refroidie. J'ai pas encore décidé de la suite des évènements. Est-ce que je regarde la suite ?
Oh, bof. J'ai le temps de me faire un avis. Après ce jeu de cache-cache interminable avec le pilote (cf. tags), je n'en suis plus à quelques semaines près pour me décider.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Entourage de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:19 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


01-07-10

[DL] Entourage

Si vous avez suivi un peu ce qui s'est dit sur ce blog, ou, tout simplement, si avez cliqué sur le tag au bas de ce post, vous savez déjà que j'ai une histoire compliquée avec Entourage, dont je n'ai toujours pas vu le pilote ; la faute à pas de chance disent les uns, un signe divin répondent narquoisement les autres.

Entourage
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique, en tous cas, je le connais depuis longtemps, et je l'ai toujours apprécié en dépit, finalement, de sa simplicité. Mais la musique joue pour beaucoup, et on a cette ambiance d'amitié masculine décontractée qui me plaît tellement, pour des raisons que je ne m'explique pas vu que, vérification faite, je suis une gonzesse. Allez comprendre.
Bref, retenez votre souffle, attention : l'épique quête pour voir le pilote d'Entourage connait un nouveau rebondissement... dans le post du vendredi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Entourage de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:53 - Médicament générique - Permalien [#]

16-02-10

It's less than you imagined. It's HBO.

Ou comment un tweet innocent peut gravement nuire à votre soirée. Livia, rédactrice de My Tele is Rich, que tout le monde doit connaître (absolument tout le monde) commençait en effet la journée avec une review du pilote de How to Make it in America. Je cite :

"How to make it in America : un Entourage made in New York ?"

Fidèle à mon habitude de ne jamais lire une review AVANT d'avoir regardé l'épisode concerné, j'ai pris cette information et tenté d'en prendre toute la mesure sans me spoiler. Mais il faut dire que cette seule affirmation avait de quoi piquer ma curiosité.

Car, vous le savez, Entourage, c'est la série que je n'arrive pas à découvrir, puisque chaque fois que j'ai une opportunité de voir le pilote (ou que je vais chercher une opportunité), ça finit par rater quand même. Je cagoule le pilote, et pouf, je perds le disque dur ! Pouf, je prête le CD et on ne me le rend jamais ! Sans arrêt. A croire que c'est fait exprès, une sorte de message divin : "Entourage tu ne découvriras point".
Ah d'ailleurs je ne vous ai pas raconté la dernière ? Le mois dernier, les soldes sur CDiscount permettaient de s'offrir le coffret des deux premières saisons pour une dizaine d'euros. Je me suis dit que là, quand même, c'était trop bête. Que j'allais employer la technique Deadwood, et acheter la DVD pour ne plus pouvoir échapper au pilote. Nan mais. Mais comme je venais de passer ma toute première commande sur ce site, j'ai voulu attendre de la recevoir pour aviser, au cas où il y ait un problème. Eh bien quand j'ai reçu mon envoi et que j'ai foncé ventre à terre pour passer ma commande des deux premières saisons d'Entourage en solde... tous les coffrets étaient écoulés. J'aurais dû la voir venir, celle-là ! Donc voilà, Entourage : encore raté.

Du coup forcément, à part m'entendre dire qu'Entourage c'est ci ou ça, je ne sais rien d'Entourage, à part le générique je n'en ai jamais vu la moindre seconde. Alors j'ai essayé de comprendre si "un Entourage made in New York", c'était une bonne chose ou pas.
Oh et puis zut : une fois rentrée, ce soir, j'ai lancé le pilote.

HowtoNOTmakeit

GRAVE ERREUR.

Alors franchement, si Entourage c'est le même à Los Angeles et avec le show business, je sais pas pourquoi je me mets la rate au court-bouillon pour n'avoir jamais regardé cette série. Nan mais attendez, ça peut pas être comme ça, Entourage, ça ne peut pas être une vulgaire photographie de personnages creux. Ou si c'est le cas il faut urgemment qu'on m'explique la renommée d'Entourage, sa durée, ses récompenses... Je refuse de croire que How to Make it in America ait quoi que ce soit de commun avec une série qui a autant fait parler d'elle qu'Entourage.
Bon alors évidemment, après j'ai lu la critique de Livia, et c'est plus une comparaison sur la forme que sur le fond. Mais quand même. Même si c'est uniquement le style similaire qui est pointé du doigt, Entourage a l'air bien moins intéressant que je ne me l'étais imaginé.

Du pitch de How to Make it in America, je m'attendais à tout. Il pouvait en sortir de bonnes choses, et de moins bonnes. J'avais un peu de mal à envisager que ce serait une comédie (mais vu que je n'ai pas souri une seule fois de tout le pilote, ça tend à confirmer qu'il ne s'agit pas d'une comédie), mais dans tous les cas je trouvais que le pitch pouvait permettre des explorations assez lucides sur le "rêve américain" aujourd'hui.
J'aime les histoires de gens qui avaient de grandes ambitions et se sont heurtés au principe de réalité. J'aime l'idée qu'il y ait des gens qui veulent réellement réussir dans un domaine donné (affaires, célébrité, etc...) et qu'il y ait des sacrifices, des efforts et des choix à faire (j'ai dans mes propres cartons des choses à ce sujet, c'est dire si ce dernier me fascine). Mais on ne ressent rien de tout ça non plus à travers ce pilote.

How to Make it in America n'est qu'une capture d'instants plus ou moins intéressants (souvent moins que plus) dans la vie de deux gaillards qui ont raté leur vie mais espèrent encore en faire quelque chose. Mais les personnages sont affectivement inabordables, on n'a aucune empathie à mettre à leur service, on s'en fout un peu de ce qu'il leur arrive.
On ne croit pas du tout en eux.

On n'y croit pas du tout, à cette série.
J'ai passé le pilote à presque regretter de n'avoir pas préféré regarder la suite de Massugu na Otoko, par exemple. J'sais pas si vous vous rendez compte.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche How to Make it in America de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-12-09

Ain't got no guns

Je vous jure que j'ai rien prémédité. Bon, disons que ça devait être dans un coin de ma tête, et que c'est ressorti de façon inconsciente. Bref, aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Treat Williams, et il s'avère qu'il a l'un des premiers rôles dans la comédie musicale dont il va être question aujourd'hui !

C'est quoi le nom du film ? Hair
C'est plutôt quel genre ? Musical chevelu
Qui on connaît là-dedans ? John Savage (Dark Angel, Carnivàle), Treat Williams (Everwood), Beverly d'Angelo (Rude Awakening pour moi, Entourage pour vous)... ha, ça c'est du beau générique !
Ça date de quand ? 1979
En résumé, de quoi ça parle ? De cheveux. Non, bon, d'accord, de hippies... pff, comme si c'était pas la même chose.

Hair___1 Hair___2 Hair___3 Hair___4 Hair___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Claude Bukowski vient d'être appelé pour faire son "tour" au Vietnam. Il fait escale quelques heures à New York, où se passe le recrutement, mais alors qu'il pensait suivre un chemin tout tracé jusqu'au front, il va faire la rencontre d'une bande de hippies, ainsi que de la belle et riche Sheila, et se retrouver embarqué dans des aventures que ce petit provincial n'avait pas imaginé expérimenter.
Et ça finit comment ? Pas à Manchester, England.

Pourquoi c'est bien ? Les chansons de Hair sont à l'image de leur époque : étranges, pleines de vie et d'entrain. Ce sont véritablement des chansons intemporelles (je mets au défi qui que ce soit de chanter les airs de Mozart ou Roméo et Juliette dans 20 ou 30 ans), à l'instar de "Good Morning Starshine", "Hair", et évidemment le cultissime "Let the Sunshine in". Je n'ai pas vécu cette époque (une source de consternation permanente dans ma vie, d'ailleurs) mais devant Hair, tout le monde a l'impression d'avoir été hippie ! Il suffit de voir comment les premières chansons se succèdent : "Aquarius", "Sodomy", "Donna"... oui, il y a une chanson qui s'appelle "Sodomy"... tout cela est fait avec un esprit qui me semble conforme à celui de l'époque, brouillon, joyeux... En un mot : enfumé. Car je soupçonne Milos Forman d'avoir passé de longues heures à rouler des plantes pour préparer son film, mais bref. Outre, donc, d'excellentes chansons et un univers entrainant, Hair, c'est une petite bande de gredins bien sympathiques à suivre et à aimer, et croyez-moi il ne peut en être autrement, entre l'adorable Jeannie, le charismatique Berger, ou encore Woof le petit bonhomme étrange... chacun a peut-être un peu trop fumé mais ils sont tous très attachants. A la façon de Claude, nous aussi on a envie de se laisser emporter par le tourbillon un peu bordélique de leurs vies... Hair est un film qui donne du baume au coeur, voilà la vérité.
Pourquoi c'est pas bien ? J'ai une super anecdote pour illustrer la réponse à cette question, vous allez voir. Lorsque je faisais mes études, j'étais noyée dans une classe de gonzesses qui passaient leur vie à parler de leurs histoires de cœur et de cul (et elles ne se confondaient pas toujours). Je ne plaisante pas : c'était leur seul sujet de conversation. Avec moults détails à l'appui. Flash forward : la veille des vacances de Noël. Comme il est de tradition de ne rien glander ce jour-là, notre prof d'anglais nous suggère de ramener un film de langue anglophone, à regarder en becquetant des friandises, et je ramène donc ma VHS de Hair (oui j'ai fait mes études au 20e siècle, pourquoi ?) et là, elle me dit en me fixant droit dans les yeux avec inquiétude "on regarde ça, tu es sûre ?". J'étais sûre. On a regardé. Ou plutôt on a regardé les 10 premières minutes. Au moment où Woof a entonné "Sodomy... Fellatio... Cunnilingus... Pederasty", il y a eu levée de boucliers dans les rangs, les poules ont commencé à caqueter avec indignation ; horreur et abomination, que tout cela est vulgaire. On a coupé la VHS et on a regardé Las Vegas Parano. Ce qui revenait quasiment au même, mais sans les mots "sodomy" et "fellatio" dedans. Encore que, ce serait à vérifier. Donc voilà le fin mot de l'histoire : ce film est à interdire d'urgence aux coincés du cul, aux psycho-rigides, et surtout, surtout, aux hypocrites.

Ah, les joies du cinéma ! Je me demande si les scènes d'hallucination ont été jouées avec la Méthode de l'Actors Studio ou si ce sont des rôles de totale composition. J'imagine bien les répétitions, quand même...
La réplique qui tue : Bien que Hair, a contrario des deux derniers films abordés dans ces colonnes, comporte des dialogues, j'ai choisi comme réplique qui tue un extrait de la chanson-titre, "Hair" donc, qui est la suivante : "Oh say, can you see my eyes if you can... then my hair's too short !"
La scène qui tue : Le premier numéro musical du film, c'est "Aquarius", une chanson que personnellement j'aime depuis le premier jour. C'est aussi avec ce titre que se fait l'incursion de Claude dans le monde hippie, un monde qui, au fin fond de son Oklahoma natal, lui était totalement inconnu. Mouvements éthérés et libres, musique et danse partout, malice, esprit de groupe... le ton est donné immédiatement sur l'esprit du film, pas de chichi de réalisateur ou si peu, on a l'impression que la caméra regarde dans tous les sens tout ce qui se passe sans chercher à en tirer trop de sens, juste à apprécier le moment... un peu comme si elle était déjà un peu dans les vapes, elle aussi. Si vous aimez ce premier passage musical, je pense que vous aimerez tous les autres qui, bien que chacun à sa façon, ont ce point commun d'être comme flottants. Tout en offrant, je le répète, des airs inoubliables. Et je dis pas ça parce que je suis Verseau.

Hair___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
J'affirme et maintiens que Hair est un bon film, et un bon film musical en plus. Excellentes chansons, ambiance impeccable... et puis de toutes façons, on n'aura pas mieux.
Bilan : Bah non on n'aura pas mieux, parce que quand on regarde ce film, qui a très gentillement 30 ans déjà, il apparait que si on voulait le refaire maintenant, oui, on pourrait probablement avoir plus de moyens, oui, on pourrait probablement faire une mise en scène plus poussée, oui, on pourrait... mais non, parce qu'on perdrait définitivement l'esprit du film, on ne pourrait pas en faire quelque chose d'aussi en prise avec l'univers hippie. Déjà là, avec autour d'une décennie de retard, on était pile dans les limites imposées par le temps et les époques. Au 21e siècle, il serait impossible de faire Hair sans en travestir l'esprit. Alors du coup, il y a quelques faiblesses, il y a des temps morts (personnellement je n'ai jamais vu l'intérêt de la scène de baignade), et certaines séquences musicales sont là pour l'amour de la musique mais n'ont pas leur place dans la narration. Ok, je l'avoue, c'est clair. Mais que celui qui regarde le final avec les yeux secs ose me dire que le film est raté. C'est simplement impossible.
Hair est un grand film, qui encore une fois parle de grands thèmes. Pendant 1h30, il permet d'entretenir l'illusion d'avoir connu cette période... sans bad trip.

Posté par ladyteruki à 22:23 - Comme au cinéma - Permalien [#]

22-06-09

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

Posté par ladyteruki à 12:08 - Games On - Permalien [#]

15-06-09

[GAME] Je n'avouerai jamais...

...sauf à vous.
Aujourd'hui j'inaugure un nouveau type de jeu, qui survivra, ou pas, ça dépendra de vous. Le jeu est parfaitement simple, je vous rassure... mais le nombre de commentaires sous ce post le confirmera (ou pas).

Le but du jeu est donc le suivant : je vous donne une liste de plusieurs faits, bien-sûr en rapport avec la télévision (ici, des aveux un peu honteux), et vous devez trouver celui qui n'est pas vrai. Il est possible que des indices soient ou ne soient pas disséminés dans mes posts passés de ce blog, d'ailleurs. Vous pouvez chercher dans les archives pour trouver certaines réponses, vous pouvez vous creuser les méninges en essayant de vous souvenir de mes goûts personnels, ou vous pouvez tout simplement jouer au pif, à votre guise.

Et naturellement, le premier (l'heure du post faisant foi) à trouver la seule affirmation fausse de la liste gagne un bon cookie.

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemards
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres

On est lundi, je vous laisse une semaine pour faire des propositions ci-dessous, réponse lundi prochain ! N'insistez pas, vous n'aurez pas d'indice, vous y arriverez tous seuls...

Posté par ladyteruki à 19:24 - Games On - Permalien [#]


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