ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-09-13

Gémeaux dizygotes

Ce dimanche soir, le Québec remettait les prix Gémeaux.
Voici donc les résultats tant attendus ; avec d'autant plus d'anticipation d'ailleurs que le favori de tout le monde, Unité 9, n'a pas toujours été assuré d'obtenir une statuette. Rappelons que sa productrice, Fabienne Larouche, boycotte la cérémonie. Ca n'a rien de nouveau, puisque les séries Un Homme mort, 30 vies ou Trauma ont déjà été privées de récompenses pour le même motif. La différence, c'est qu'Unité 9, pour des raisons que vous comprenez instantanément si vous avez suivi mes conseils et regardé la série, partait grande favorite... pour un prix auquel elle n'allait donc même pas être soumise pour nomination.
Mais heureusement, il y a le prix du public. Quoi, j'ai ruiné la surprise ? C'est ça, comme si vous ne vous y attendiez pas...

28ePrixGemeaux

Alors passons au palmarèse complet, en commençant d'abord avec les prix remis aux acteurs. Je vous ai mis toutes les nominations, avec une jolie étoile dorée * pour le gagnant.

...D'abord, les acteurs secondaires.

Meilleur rôle de soutien masculin dans une série dramatique :
- Sylvain Marcel (19-2) *
- Daniel Gadouas (En thérapie)
- Jean-Nicolas Verreault (Mon meilleur ami)
- Marc Messier (Toute la Vérité)
- Marcel Sabourin (Toute la Vérité)

Meilleur rôle de soutien féminin dans une série dramatique :
- Louise Turcot (19-2) *
- Julie Perreault (19-2)
- Pascale Bussières (En thérapie)
- Louison Danis (Toute la Vérité)
- Isabelle Vincent (Toute la Vérité)

Meilleur rôle de soutien masculin dans un téléroman :
- Jean L'Italien (Destinées)
- Patrick Drolet (Mémoires Vives)
- Albert Millaire (Mémoires Vives)
- Hugo Giroux (O')
- Michel Dumont (Yamaska) *

Meilleur rôle de soutien féminin dans un téléroman :
- Bianca Gervais (Destinées)
- Catherine De Sève (L'Auberge du Chien Noir)
- Charli Arcouette (Mémoires Vives)
- Micheline Lanctôt (O') *
- Audréane Carrier (Yamaska)

Meilleur rôle de soutien masculin dans une comédie :
- Jeff Boudreault (La Galère)
- Marc Paquet (Mauvais Karma) *
- Yanic Truesdale (Mauvais Karma)
- Vincent Leclerc (Mauvais Karma)
- Claude Despins (Un sur 2)

Meilleur rôle de soutien féminin dans une comédie :
- Anne-Élisabeth Bossé (Adam et Eve)
- Diane Jules (La Galère)
- Louise Latraverse (Mauvais Karma)
- Judith Baribeau (Mauvais Karma)
- Geneviève Brouillette (Mauvais Karma) *

Meilleure interprétation d'humour :
- Serge Chapleau (00Flak)
- Hélène Bourgeois Leclerc, Véronique Cloutier, Michel Courtemanche, Joël Legendre, Louis Morissette (Bye Bye 2012) *
- Isabelle Brouillette, Michel Charette, Sonia Cordeau, Marie-Soleil Dion, Jean-Philippe Durand, Luc Guérin, Louis Morissette, Frédéric Pierre, Geneviève Schmidt, Tammy Verge (Et si?)
- Dave Bélisle, Anne-Élisabeth Bossé, Jean-François Chagnon, Sonia Cordeau, Julien Corriveau, Dominic Montplaisir, Jean-François Provençal (Les Appendices)
- Anne Dorval, Marc Labrèche (Les Bobos)

...Ensuite, les rôles principaux.

Meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique :
- Claude Legault (19-2)
- Réal Bossé (19-2)
- Claude Legault (Mon meilleur ami) *
- David La Haye (Mon meilleur ami)
- Émile Proulx-Cloutier (Toute la Vérité)

Meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique :
- Élise Guilbault (En thérapie) *
- Macha Limonchik (En thérapie)
- Catherine Sénart (Mon meilleur ami)
- Hélène Florent (Toute la Vérité)
- Maude Guérin (Toute la Vérité)

Meilleur premier rôle masculin dans un téléroman :
- Vincent Bilodeau (L'Auberge du Chien Noir)
- Gilles Renaud (Mémoires Vives)
- Guy Nadon (O') *
- Stéphane Demers (O')
- Louis-David Morasse (O')

Meilleur premier rôle féminin dans un téléroman :
- Brigitte Lafleur (L'Auberge du Chien Noir)
- Marie-Thérèse Fortin (Mémoires Vives) *
- Véronique Le Flaguais (Mémoires Vives)
- Maxim Roy (O')
- Marilyse Bourke (O')

Meilleur premier rôle masculin dans une comédie :
- Daniel Brière (Les Parent)
- Rémi-Pierre Paquin (Mauvais Karma)
- Steve Laplante (Tu M'aimes-Tu?)
- Sébastien Huberdeau (Tu M'aimes-Tu?)
- Claude Legault (Un sur 2) *

Meilleur premier rôle féminin dans une comédie :
- Anne Casabonne (La Galère) *
- Anne Dorval (Les Parent)
- Julie Le Breton (Mauvais Karma)
- Magalie Lépine-Blondeau (Tu M'aimes-Tu?)
- Céline Bonnier (Un sur 2)

...Et pour finir, les séries !

TocTocToc-300    Meilleur émission ou série jeunesse
- A la ferme de Zénon
- Il était une fois dans le trouble
- Les Yeux Noirs
- Tactik
- Toc Toc Toc *
O-300    Meilleur téléroman
- Destinées
- Mémoires Vives
- O' *
- Yamaska
LesBobos-300    Meilleure série humoristique
- Et si ?
- Infoman
- Les Appendices
- Les Bobos *
- Prière de ne pas envoyer de fleurs
LesParent-300    Meilleure comédie
- La Galère
- Les Parent *
- Mauvais Karma
- Tu M'aimes-tu ?
- Un sur 2
19-2-300    Meilleure série dramatique
- 19-2 *
- Belle-Baie
- En thérapie
- Mon meilleur ami
- Tout la Vérité
Unite9-300   Prix Coup de coeur du public
Unité 9

Je propose que Claude Legault tourne dans toutes les séries québécoises dorénavant, comme ça ce sera réglé. Moi, en tous cas, je n'y vois aucun inconvénient.
A noter que 19-2 a aussi emporté une foule de prix techniques, comme le meilleur montage, la meilleure direction photographique ou les meilleurs décors. Quant à Tu M'aimes-tu?, elle a légitimement remporté le prix du meilleur thème musical. Encore plus légitimement, Podz l'a emporté pour la meilleure réalisation pour une série dramatique avec 19-2 ET pour une comédie avec Tu M'aimes-tu?, parce qu'il y a une justice.

Je ne veux pas avoir l'air de dire que c'était la répétition des Emmy Awards la semaine prochaine mais... je suis la seule à me tortiller de joie devant mon ordinateur à l'idée d'avoir deux cérémonies de récompenses à une semaine d'intervalle ?
En tous cas, nous avons avec ce palmarès un bel échantillon de fictions québécoises, qui prouvent une fois de plus que, comme je dis toujours, la meilleure fiction francophone se trouve outre-Atlantique...

Posté par ladyteruki à 04:28 - Love Actuality - Permalien [#]

24-02-13

Industrie de l'hypocrisie

Ce soir, ce sont les Oscars. On en apprend des choses sur ce blog.
Pendant 712 heures environ, tout le gratin du cinéma américain va se relayer sur scène pour remercier à chaudes larmes ceux sans lesquels ils ne seraient rien ; pour beaucoup, c'est la performance de l'année ! Ca fait 60 ans cette année que l'exercice est méticuleusement filmé, avec toute l'inventivité d'un devoir de CM2, de façon à ce que dans chaque foyer, chacun s'émeuve devant les joies larmoyantes de la grande famille du cinéma. Ah, que c'est beau.

C'est beau... mais c'est un peu du pipeau.
C'est du pipeau parce que ces émotions, si je veux bien croire que sur le moment elles soient sincères (allez, on va dire, hein), ne reflètent pas la réalité de ce milieu, les 364 autres jours de l'année.
Et à vrai dire, d'aucun milieu ! Dans quel métier, d'ailleurs, vous qui me lisez et avez déjà une vie professionnelle, avez-vous envie de remercier la planète entière ou, à tout le moins, les trouze têtes de pipe qui vous sont les plus familières, pour vos succès professionnels, pleurant à chaudes larmes en pensant à tous les moments passés à apprendre côte-à-côte ? Est-ce que quand vous obtenez une promotion, vous faites le tour des bureaux pour pleurer votre éternelle reconnaissance dans le giron de tous les collègues sans lesquels rien n'aurait jamais été possible ? Non. Mais on est à Hollywood, l'industrie qui a fait de l'émotion un business, alors les règles sont un peu différentes. Pas nécessairement les réalités.
En fait c'est même pire que ça. Hollywood est sûrement l'un des pires milieux professionnels où faire carrière, parce que c'est le paradis de l'hypocrisie.

Je ne parle pas seulement de l'hypocrisie qui vous conduit à remercier Harvey Weinstein pour avoir un job l'année suivante (professionnellement, vous croyez que Weinstein plus que Dieu peut vous mettre au chômage), mais de celle d'avoir tout simplement fait ce boulot.

Par exemple : d'après mes savants calculs pifométriques, environ 97,12% des films sortant à Hollywood comportent au moins une histoire d'amour, quand ils n'en font pas, tout simplement, l'alpha et l'omega de leur intrigue.
Tout cela est fort charmant, mais combien des gens bossant à Hollywood savent ce qu'est l'amour ? Il y en a sûrement quelques uns, je suppose, quelques exceptions qui confirment la règle, mais l'immense majorité se contente de savoir surtout ce que sont les coucheries ; outre le casting couch sur lequel sont passées à peu près toutes les stars au moins une fois (ainsi que celles qui ne sont pas devenues des stars, mais le soir des Oscars, qui s'intéresse à celles-là ?), et ce depuis pas loin d'un siècle, ayons aussi une pensée pour tous ces membres de la grande et belle famille du cinéma qui, même mariés jusqu'au cou, se trompent allègrement les uns les autres... un problème en partie évité grâce à la durée moyenne des mariages (les mariages ont un taux de réussite de 35%), et de toute façon, contrairement à la croyance populaire qui aime à penser que ces pratiques ont disparu en même temps que le XXe siècle, il existe encore tellement de mariages arrangés entre stars que l'amour, la plupart n'en a jamais vu l'ombre d'un faux-cil.
Par contre, pour en tartiner des pages et des pages de script, pour en saisir des heures et des heures de rushes, pour en vendre des tonnes et des tonnes de tickets, là par contre il y a du monde. Write about what you know, mon oeil...!

Même sans parler de romances, dont vous savez qu'effectivement je suis peu friande, il y a toutes ces histoires dans lesquelles le message est qu'il faut croire en ses rêves, rester soi-même dans l'adversité comme la réussite, ou encore, le fameux cliché selon lequel l'underdog finit par triompher... qui à Hollywood croit sincèrement en tout cela, quand on sait les sacrifices et les concessions faites sur les idéaux de chacun pour réussir et/ou persister dans l'écosystème ? Mais d'un autre côté, c'est salvateur pour ce même écosystème, puisque ces histoires laissent croire à des milliers d'aspirants acteurs, auteurs et réalisateurs aux yeux de Bambi, qu'ils ont une chance de ne pas être serveur toute leur vie s'ils tentent leur chance ; une jolie façon de s'assurer une cargaison fraîche et régulière de chair à canon parmi lesquelles on trouvera un ou deux talent jugé digne de s'exprimer et continuer d'entretenir le rêve.
Hier soir, je me suis infligé Transformers (jamais plus jamais) et je n'arrêtais pas de penser aux déclarations de Megan Fox sur la façon dont elle a obtenu le rôle... quand dans le même temps, Michael Bay est capable de prétendre que ce qui va vraiment faire la différence pour son héros, quand celui-ci va tomber amoureux, ce n'est pas la plastique de la belle, mais le fait qu'elle a une âme, des blessures passées, et du tempérament. Qui y croit ? Je ne veux pas prétendre être dans le secret des Dieux et affirmer que Michael Bay est un gros cochon sexiste, mon Dieu, non, ça se saurait si les producteurs avaient ce genre de tendances à Los Angeles, mais soyons sincères deux secondes : la raison essentielle pour laquelle Michael Bay est célèbre, c'est justement parce que ses films sont là pour faire de l'argent, pas du sentiment. Avec tous les efforts du monde, jamais un film de Michael Bay n'apparaitra comme sincère quant au message qu'il tente, de toute façon sans grande conviction, de véhiculer (pun not intended).

Cela ne signifie évidemment pas qu'à Hollywood, tout le monde est comme cela ; il y a de vrais artistes, et de vrais artisans d'ailleurs, des gens qui font ce qu'ils font honnêtement. Je ne suis simplement pas convaincue qu'on en observe beaucoup ce soir sur le tapis rouge.

Mais derrière le monde glamour, il y a des réalités que, dans le fond, nous connaissons, mais auxquelles nous ne voulons pas croire. Nous nous raccrochons au bon sens populaire de Greg Garcia, ou à l'idéal de rigueur de David E. Kelley, comme s'ils étaient autre chose que des séries qui ont fait l'objet de négociations, de contrats, de network notes et de toutes sortes de petites vilénies que nous ignorons autant que possible. Il n'y a pas que les lois et les saucisses dont nous préférons ignorer la fabrication...

GardeningAh oui donc tu seras pas au Dolby Theater ce soir, quoi.

A noter que ma mauvaise humeur coïncide avec les Academy Awards, mais les Emmys, les Grammys, et toutes les autres statuettes de la planète soulignent la même hypocrisie ; simplement, et on peut parfaitement décider de mettre ça sur le compte de ma gastro, ça tombe aujourd'hui. Ca se trouve, ça sera passé demain, et je recommencerai à avoir des étoiles dans les yeux en regardant les émouvants messages passés grâce à Enlightened et compagnie, acceptant, presque sans arrière-pensée, de croire que ceux qui ont écrit ces histoires y croient autant que ceux qui les regardent.
Cependant, si dans 6 mois, à l'approche des Emmy Awards, je suis toujours aussi désabusée, promettez-moi que vous me priverez du droit de blogger.

Posté par ladyteruki à 16:04 - Point Unpleasant - Permalien [#]

23-09-12

Nuit blanches

Outre les pilotes, certaines séries commencent à reprendre (à partir de la semaine prochaine, je vais commencer à me sentir concernée, mais pour le moment ça va). Et cette semaine, j'ai vu quelques tweets passer au sujet d'Up All Night.
Autant, il y a des séries que j'abandonne sur le côté de la route sans même me retourner, on peut m'inonder de tweets sans que ça ne me fasse même ciller, autant parfois... Eh bien, c'était l'une de ces fois. Et j'ai essayé de me souvenir pourquoi j'avais arrêté de regarder Up All Night.

Allez lady, sans tricher ! Sans regarder sur le blog, sans aller fouiller dans les tags, juste de mémoire, sérieusement : es-tu capable de te rappeler pourquoi tu as arrêté Up All Night au bout de quelques épisodes à peine ?
Eh bien la réponse est non. J'avais clairement le souvenir d'avoir apprécié le pilote, pourtant. Peut-être un peu moins le deuxième épisode. Le troisième n'est qu'un gros flou dans ma tête... Alors j'ai décidé de tout simplement revoir le pilote, et d'aviser.

UpAllNight-Promo

Quatorze épisodes plus tard, ça y est, je suis en mesure de mettre le doigt dessus. C'est Maya Rudolph. Vraiment, faut passer au déca.
Alors la bonne nouvelle c'est que justement, au fur et à mesure que la saison avance, elle se calme. J'ai presque envie d'envoyer un texto à mon moi d'il y a environ un an et de lui dire : "it gets better". Mais je craindrais qu'elle ne l'interprète pas correctement. Bon, je n'ai pas encore fini la saison, mais, clairement, ça s'arrange, et même quand Rudolph en fait des caisses comme c'est son habitude, il y a encore moyen d'apprécier les moments de tendresse authentiques de cette excellente dramédie.

Parce que, outre les excellentes performances d'Applegate et Arnett (qui entre parenthèses sont incroyablement bien assortis), il faut quand même dire que le charme d'Up All Night, il est dans le délicat et fragile équilibre entre comédie classique et grâcieuse chronique de la vie de parent. Et moi qui ne suis pas parent, qui n'ai même pas envie, mais alors, pas l'embryon de l'ombre d'une envie de l'être, je trouve ça prodigieusement facile de me glisser dans la peau de ces parents et de vivre avec eux les premiers mois de la vie de leur fille.
En fait, si je devais avoir un enfant, le mieux serait qu'il soit constamment dans un écran et que je puisse le mettre sur off, exactement comme un épisode d'Up All Night. Vraiment c'est le compromis parfait pour me faire accepter la présence d'enfants dans mon salon.

Ce qu'Up All Night accomplit, c'est de traduire quelque chose de très trivial, l'essence-même du quotidien et des tracas de la vie de couple. Et pourtant, la série parvient à traduire des sentiments universels, telle que l'espoir de ne pas abandonner ce que l'on aime chez soi-même, ce qu'on aime chez l'autre, et ce que l'on aime dans son couple. C'est une façon adorable de chercher le compromis, mais en voulant en lâcher le moins possible. C'est exactement ce que je voudrais que le pilote de The New Normal transmette au moins une fois, quelque chose de plus accessible. S'adresser aux spectateurs en tant qu'humains, pas en tant qu'électeurs. C'est tellement plus facile de se mettre du côté des parents d'Amy lorsque ceux-ci nous paraissent touchants.
Il parait d'ailleurs que les épisodes suivants de The New Normal sont plus émouvants mais... quand quelqu'un qui a vu le pilote n'est pas parti en courant, je me méfie de son avis pour la suite.

Du coup, encore un ou deux jours à ce rythme, et j'ai fini la saison d'Up All Night, et je pourrai embrayer sur la suivante. Ce qui est génial parce que comme ça je reprends le rythme de diffusion de la série, ni vu ni connu...!

Et maintenant je vous laisse, parce que c'est juste la plus importante soirée de toute l'année ! Emmy Awards, me voilà ! D'ailleurs si vous hésitiez encore, n'hésitez pas à me rejoindre sur Twitter où je commenterai la soirée en direct...

Posté par ladyteruki à 23:26 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

13-06-12

Emmy wonderland

Cycliquement, ça me prend. Soudain j'ai une furieuse envie de regarder les Emmy Awards.

C'est que j'adore les Emmy Awards, comme vous n'êtes pas sans le savoir.
Il s'agit en effet d'une véritable passion, qui a été largement documentée et expliquée dans ces colonnes, notamment ici et , ou plus récemment par-là. En fait, si vous avez manqué ces posts, leur lecture est un excellent complément à ce que je m'aprête à vous raconter. Je dis ça comme ça, hein.

Pour moi, c'est vraiment un moment de plaisir, et il m'est souvent arrivé de revoir de "vieilles" cérémonies juste pour le fun, évidemment dans la limite des stocks disponibles parce que ça, hélas, on ne peut pas l'acheter en DVD (au passage, j'ai beau regretter cet état de fait, je ne suis pas vraiment surprise par l'absence d'édition à des fins commerciales, ce serait probablement un casse-tête un peu ruineux vu le peu de bénéfice engendré).
M'envoyer une cérémonie des Emmy Awards alors que ce n'est pas la période des Emmy Awards est en fait quelque chose que je faisais même beaucoup plus souvent avant. Je veux dire, sérieusement, même à raison d'un post par jour, je n'ai pas le temps de vous raconter tout ce que je vois, et je n'ai même pas le temps de regarder tout ce que je veux non plus ; alors insérer une cérémonie de 3h là-dedans devient un peu compliqué quand j'étends ma consommation de séries à TOUTE la planète. Croyez-moi quand j'affirme que ce sacrifice ne se fait pas sans un pincement de coeur.

Alors, puisque j'avais quelques heures devant moi en fin d'après-midi, je me suis lancée dans des fouilles archéologiques pour retrouver mon CD de la cérémonie de 2006, qui est ma seconde préférée après celle de 2002, que j'ai en VHS et que je ne peux donc plus regarder, mais qui est introuvable en intégralité sur la toile alors on fait comme on peut. D'ailleurs si internet est bien fait, l'un de vous en commentaire va me filer un lien en me disant sèchement que je ne sais vraiment pas chercher.
La première des constatations, tragique, a été de m'apercevoir que le CD avec les Emmy Awards de 2006 ne fonctionne plus. Je pense que ç'aurait une plus grande espérance de vie, ces machins, zut alors.
La seconde a été, de rage, de dépit et de frustration, d'aller me découper tous les numéros d'ouverture des Emmys auxquels j'ai encore bel et bien accès dans ma réserve et d'ensuite les regarder en boucle. Ca m'a bien détendue.
Ils tournent toujours sur mon ordinateur alors que je rédige ce post. Je pense que les voisins en ont au minimum pour la soirée à m'entendre applaudir Neil Patrick Harris. Mais c'est une simple estimation ; à leur place je ne fonderais pas trop d'espoir avant la fin de la semaine.

EmmyWonderland

Bon, l'idée de ce post n'est pas tant de vous détailler mon délice chaque fois que la video suivante sur ma playlist aléatoire démarre, mais plutôt d'essayer de comprendre pourquoi je suis dans cet état-là, précisément, en ce moment.

La première des choses à savoir, c'est que je raffole d'absolument tout ce qui est lié aux Emmy Awards. La cérémonie est l'accomplissement de semaines, que dis-je ? De mois pendant lesquels lentement mais sûrement je guette les signes annonciateurs qui me confirment que la date se rapproche. Ce qui veut dire que si je suis intéressée par la soirée elle-même, naturellement, tous les épi-phénomènes ont tendance à piquer ma curiosité.

En ce moment, vote oblige, ce sont les différentes bannières affichées sur les sites (à l'instar de Deadline) qui murmurent le doux nom des Emmys à mon oreille une bonne douzaine de fois par jour. Comment voulez-vous résister ?
Quand je commence à voir ces promos quémandant des votes, je ressens un peu la même chose qu'un enfant qui découvre que les rues ont été pourvues de guirlandes en novembre, et qui en conclut que cela signifie que la soirée tant attendue est un toute petit peu plus à portée de clic. Bien souvent, ces photos n'ont guère plus d'intérêt qu'un simple poster promotionnel, voire même moins encore, et il n'y a pas de quoi s'électriser simplement parce que les mots "For your Emmy consideration" (ou les variations possibles à partir de là) s'affichent sur mon écran d'ordinateur. Et pourtant, c'est bel et bien le cas, tout simplement parce que cela indique qu'on est passés dans un stade concret de la préparation de la soirée.
Il n'est même pas nécessaire à mes yeux que ces promos portent sur des séries que j'aime et/ou que je regarde. Au contraire, l'un de mes plaisirs lorsqu'il s'agit des Emmy Awards est de prendre ce rendez-vous annuel comme une célébration globale de la télévision et de ses richesses.
Je garde toujours quelque part dans mon coeur l'émotion vive que j'ai ressentie la première fois que j'ai vu un extrait de l'épisode On the beach lors de la cérémonie diffusée par Série Club en 2002, pendant que défilait la liste des épisodes nommés dans une catégorie. A l'époque je n'avais pas encore vu l'épisode et j'ai été frappée par la puissance qui se dégageait pendant cette poignée de secondes. Les Emmy Awards sont l'opportunité de ressentir le même genre de révélation, peut-être, si on a de la chance. C'est pourquoi je suis contente que chaque série ait sa chance dans ces promotions mendiant la plus petite nomination, pourvu de faire preuve d'un minimum de réalisme (parce qu'il faut pas pousser, quoi, un Emmy ça ne se gagne pas avec un simple regard de velours).

ForYourConsideration-BreakingBad

D'après le calendrier fourni par le site de l'Academy of Television Arts & Sciences, le premier volet des votes s'achève à la fin du mois, et conduira à l'annonce des nominations à la mi-juillet. Là encore, j'adore suivre les nominations.
Jusque là je n'en ai jamais eu la possibilité, mais j'espère bien un jour pouvoir regarder leur annonce en live également, de la même façon que pour la première fois j'avais pu regarder la cérémonie en direct à l'automne dernier. Je suis à peu près convaincu que l'énumération de ces nominations n'a rien de commun avec le grand évènement dont je suis si familière, tant par la durée que la sophistication du "show", mais c'est vraiment une énergie que je voudrais pouvoir capter moi-même plutôt que simplement lire les compte-rendus ou voir éventuellement les extraits en ligne.
Je me demanderai toujours comment les professionnels nommés (ou non) réagissent à cette annonce, dans l'intimité de leur writer's room ou leur salon. Ma foi, il y a et il y aura toujours des limites à l'expérience qu'on peut faire des Emmy Awards, hélas.

Vous le voyez, je tiens les Emmy Awards en très haute estime. Ce qui est encore plus intéressant dans ma dévotion envers la cérémonie, c'est qu'elle lui est entièrement particulière.

Il est bon de noter que j'apprécie les cérémonies de récompenses en général ; comme chaque année d'ailleurs, les Tony Awards m'ont rappelé voilà quelques jours combien le théâtre est difficile d'accès dés que se pose la question de la géographie. Je ne saurai que vous conseiller de jeter au moins un coup d'oeil au numéro d'ouverture de cette année, tant qu'on en est à parler retransmissions télévisées.
Mais si je suis relativement bon public pour cette soirée et quelques autres, c'est de façon plus superficielle : j'attends simplement un show, et de repérer des visages connus. Il n'y a pas la même résonnance émotionnelle que pour les Emmy Awards dont j'ai pu parler dans des posts antérieurs.
Plus étonnant, je me tamponne royalement le coquillard de la cérémonie des Oscars. Je crois bien que cette année, avec la victoire de The Artist, était la première fois que j'ai regardé des acceptance speeches sur Youtube, et encore, deux ou trois, guère plus ; et je n'ai pas considéré un seul instant de regarder la cérémonie dans son intégralité. Mais bon, il n'est plus à prouver que mon attraction pour le cinéma est très, très relative.
Pire encore, je n'éprouve pas du tout la même chose que pour les Emmys lorsqu'il s'agit des Golden Globes, qui pourtant proposent des prix relatifs à la télévision. Mais il faut dire que je ne ressens pas du tout la même ambiance pendant cette soirée qui a le culot de se dérouler devant un parterre de convives attablés à un dîner ! Je ne plaisante pas, c'est vraiment l'un de mes problèmes avec les Golden Globes. Plus généralement, ces statuettes sont remises sur la base des votes de journalistes ; or à mes yeux une récompense n'a de prix que si elle est remise par vos pairs.
Je suis affreusement élitiste, vous le voyez, derrière mes yeux remplis d'étoiles à la simple mention des Emmy Awards.

En réalité, c'est même pire que ça puisque je ne regarde pas les Daytime Emmy Awards non plus (il faut dire que je ne regarde aucune série américaine diffusée en daytime, alors forcément), ce qui est je dois le dire une cérémonie qui pique ma curiosité mais que je ne suis pas sûre d'avoir la patience de regarder plusieurs heures d'affilées. Mais un peu de la même façon que je l'ai fait pour beaucoup d'autres choses par le passé, quelque chose me dit que ce petit blocage ne durera pas forcément. Un jour, la curiosité l'emportera...

Oui, les Emmy Awards sont la meilleure période de l'année, le grand évènement téléphagique auquel je suis fidèle, année après année. Et chaque année un peu plus, à vrai dire, l'ère de l'hyper-information aidant : notre accès aux tenants et aboutissants de cette cérémonie s'élargit constamment. Il est loin le temps où Série Club était ma seule source pour avoir accès à la cérémonie... Que de chemin parcouru en 10 ans de lune de miel sans cesse plus intense avec cette soirée exceptionnelle si cher à mon coeur !

...L'année dernière, j'avais essayé de partager mon enthousiasme pour l'évènement à travers des anecdotes sur l'histoire des Emmy Awards, que vous pouvez retrouver sur SeriesLive.

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Vous vous en doutez, je vous reparlerai encore de nombreuses fois de cette cérémonie. Par exemple quand j'aurai trouvé une copie de l'émission de 2002 ?
C'est pas grave. Il fallait que je le tente...

Posté par ladyteruki à 22:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

18-09-11

Emmy X'Mas !

Vous n'ignorez probablement pas l'affection que j'ai pour la cérémonie des Emmy Awards. Bon d'accord. Adoration. Et je crois que chaque année, j'esquisse une tentative d'ode à cette soirée sans jamais parvenir à lui rendre tout-à-fait hommage comme je voudrais.

Cette année je ne vais même pas essayer.
Cette année c'est différent.

EmmyXMas
Pour la toute première fois, je vais regarder les Emmy Awards en direct. C'est une grande première parce que jamais auparavant tous les facteurs n'étaient réunis (j'y avais veillé...) pour que je puisse le faire, et aussi parce que, ce soir-là, et ce soir-là seulement, j'accepte d'arrêter de snobber le streaming que d'ordinaire je déteste tant. Bon d'accord. Exècre.

J'ai donc pris un jour de congès (prolongation certes logique d'une semaine de "vacances" passée à déménager des affaires et peindre des murs, mais il n'empêche), complètement aménagé mon nouveau bureau pour pouvoir être à l'aise, fait les courses en conséquence et décrété que ce soir, c'était la bonne.

Depuis des années, les Emmy Awards, c'est comme Noël. Cette année, je guette le traineau...

Oh, ça ne m'empêchera pas, quelques heures plus tard, de cagouler une version en bonne définition de la cérémonie et la regarder deux à trois fois dans l'année qui vient (et si certains passages me plaisent, peut-être me les découper et me les repasser plus souvent encore), mais en tous cas j'attends le Père Noël, ce soir.
Enfin, plutôt la Mère Noël dans ce cas précis.

MereNoel
La seule fois où j'avais fait quelque chose d'équivalent, c'était en 2005, si je me souviens bien. J'étais restée debout jusqu'au petit matin pour faire la news pour SeriesLive. Mais à l'époque, soit je ne savais pas qu'on pouvait le faire, soit je ne savais pas comment le faire, mais je me contentais de guetter les news un peu partout (et on n'avait même pas encore Twitter pour nous envoyer des infos en temps réel de tous les coins de la planète).
Cette fois, la même, mais en ayant vu la cérémonie ! Ah, comme j'ai hâte, vous n'imaginez pas, je sautille d'impatience sur mon fauteuil de bureau neuf ! Bon d'accord. Dans toute la pièce.

...Et l'an prochain, j'inviterai quelques téléphages de mes amis et on se fera notre réveillon à la maison !!!

Emmy X'Mas à tous !

Posté par ladyteruki à 23:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-08-10

It's this time of the year again

Que serait un mois de septembre sans Emmy Awards ?
Oh. C'est vrai...

Enfin bon, c'est quand même plus ou moins ce moment de l'année, mon préféré, celui pendant lequel je commence à m'électriser, et où je me pose les habituelles questions : est-ce que je vais regarder en live ? Est-ce que je vais suivre les résultats ? Est-ce que je vais au contraire me couper du monde jusqu'à ce que la cagoule soit dans mon chez moi informatique ? (où de la place a spécialement été faite...)

La réponse, en général, en amont, est que non, lalalalala je ne vous entends pas, en plus je travaille demain, donc on verra tout ça une fois que j'aurai la cagoule...
Et le soir-même, sur le coup de, chais pas, deux heures du matin, après m'être retournée encore et encore dans mon lit, je finis par errer sur un site ou un autre en attendant de glaner quelques informations qui me feront patienter jusqu'à voir la cérémonie quelques heures plus tard. En cela, l'an dernier, trainer ma misère sur Twitter a solutionné et aggravé le problème à la fois, parce que je suis allée me coucher dés que Kristin Chenoweth a eu son award et que, je vous le dis tout net, je pleurais de joie. Ça n'aide pas forcément à pioncer. Encore moins à aller bosser le lundi matin.

Mais l'an dernier n'a pas été la meilleure année en termes d'Emmy Awards, pour moi.

Il faut remonter à l'année précédente pour que je recommence à ressentir une tendresse sincère envers la cérémonie...

ThisTimeoftheYear

Et puis bien-sûr, il y a les cérémonies auxquelles je voue, encore aujourd'hui, un culte absolu : les deux émissions présentées par Conan O'Brien, naturellement.
Mais n'ayant jamais pu voir, pour le moment, de cérémonie intégrale antérieure aux années 2000, je réserve mon jugement. L'appel est lancé, si vous savez où je peux me fournir...

Mais déjà la tension monte. Suivre, sur Twitter, l'ami Jimmy Fallon (ex-SNL, lui aussi) raconter son périple depuis environ un mois n'aide pas à se calmer. Ce n'est pas tellement qui va gagner quoi. C'est qui va faire quoi. Qui va dire quoi. Qui va présenter quoi. Les petits détails...

Déjà j'essaye de me tenir à distance raisonnable pour découvrir au dernier moment un maximum de ces détails. C'est le jour de l'année où je veux ouvrir mes paquets sans savoir ce qu'il y a dedans, le jour de l'année où émerveillée, je me repasse certains passages juste pour voir la mimique de tel invité assis au troisième rang, où je découvre des extraits de séries (en espérant secrètement être foudroyée sur place comme avec On the Beach), où je repère les acteurs qui ne semblent pas liés au premier abord mais qui partagent une certaine connivence dans le public... Le jour où je pleure une deuxième fois ceux qui sont partis.
Une émotion grâce à la fiction, mais qui n'est pas, pas tout-à-fait du moins, de la fiction.

Pour moi, une veille d'Emmy Awards, ce sera toujours comme une veille de Noël.
Les cadeaux en rapport avec les séries en plus.

Posté par ladyteruki à 14:34 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

16-11-08

Emmy-racle

Je ne connais rien de comparable à une cérémonie des Emmy Awards. Je pourrais regarder ça pendant des heures, et d'ailleurs au moins une fois par an, je le fais. Mais s'il y avait plusieurs cérémonies des Emmys chaque année, vous pouvez être sûrs que je les regarderais toutes. En général, il est vrai que j'aime bien regarder des cérémonies de récompenses ; j'en regarde d'ailleurs avec plaisir pour mon autre passion, la Jmusic, vu que chaque année, quand arrivent les frimas, on en a plusieurs qui se présentent, c'est presque comme si chaque chaîne avait la sienne.
Mais les Emmys ont résolument quelque chose que les autres cérémonies n'ont pas. C'est vrai que, par exemple, les Golden Globes me donnent moins d'émotion.

Parce que c'est ça, c'est tout justement ça : l'émotion. Je suis au spectacle, et je suis à 200% dedans. J'adore voir les animations prévues pour les présentateurs, j'adore surveiller le public et y reconnaître des visages connus, j'adore voir des petits extraits de séries que je ne regarde pas quand sont listées les nominations, j'adore les petits discours de remerciements, j'adore les séquences dédiées aux professionnels décédés l'année passée, j'adore tout. Je ris, je pleure, je bats des mains, je pousse des "oh" et des "ah", je suis très, très bon public, il faut le dire.

Emyy_racle_1

 

C'est vrai aussi que peu de choses m'émeuvent autant, dans ce genre de contexte, que les applaudissements. Je trouve que la reconnaissance qu'ils expriment est extrêmement touchante. Une assemblée de professionnels se réunit, et dit : "Ceci est du talent, ceci est du travail, nous l'avons vu, nous l'avons apprécié et nous allons vous offrir une soirée incroyable pour vous en récompenser. Et une statuette en or avec une nana ailée, aussi". Et ça me fait juste fondre.

Si l'on juge sur un premier coup d'oeil, c'est juste Hollywood qui s'autocongratule, évidemment. Il y a des robes plus ou moins extraordinaires, des mecs en tuxedo un peu partout, de grands écrans et ce qu'il faut de speeches larmoyants. Ca a quelque chose de facile, d'une certaine façon. De conventionnel et de téléphoné.
On se dit parfois qu'untel aurait plus mérité de gagner le trophée que tel autre, ou qu'il y a du favoritisme, ou au contraire que certaines séries méritantes n'ont même pas été remarquées pendant leur long parcours, pour des raisons sur lesquelles on se permet de fantasmer un peu. C'est difficile de regarder une cérémonie des Emmy Awards en mettant de côté ses préférences. On voudrait toujours que les séries qu'on aime repartent avec un petit quelque chose. Que les acteurs qu'on apprécie aient le droit de monter sur scène et remercier tous un tas de gens que, nous, on ne connaît même pas. Difficile de rester objectif !

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Mais, moi, ce qui me frappe quand je vois ces cérémonies, c'est avant tout que des professionnels du milieu ont reconnu que cinq ou six personnes, dans chaque catégorie, sont bons dans ce qu'ils font. Et finalement, qu'on soit d'accord avec leur choix ou pas, ça reste merveilleux.

Imaginez, je ne sais pas, moi. Vous êtes America Ferrara. Vous venez de décrocher votre premier rôle principal dans une série. Vous n'avez même pas 25 ans. Et là, toute une profession vous attribue un Emmy pour votre performance ? Des gens dont vous regardez le travail à la télé depuis 10, ou 15, ou même 20 ans ? Des gens qui parfois ont votre âge en expérience de la télé ! Imaginez le truc, quoi !
Voilà, eh bien moi je me dis ça tout le long de la soirée. Je me dis que Bryan Cranston ou Zeljko Ivanek sont des mecs qui bossent depuis des années et des années dans le milieu, et qu'enfin, ça y est, on les a vus. Je me dis qu'il y a des gens qui ont su capter le regard de leurs pairs et ça me touche énormément.

Vous savez bien que j'aime chialer devant la télé...
Alors cet aprem, je me suis enfilé les trois dernières cérémonies. Pour tout vous dire, en fait, je voulais retrouver celle de 2002 qui est sur l'une de mes VHS, mais sur laquelle j'ai été incapable de mettre la main (faut vraiment que je vous parle de mon rangement, d'ailleurs, ça devient épique), et ça m'a énervée. C'est comme ça que je me suis dit "bon, au pire, j'en ai une autre avec Conan O'Brien comme présentateur", parce qu'il est vrai que j'adore Conan O'Brien, que voulez-vous, c'est un roux, et en plus il est drôle. Bref je me suis rancardée sur celles que j'avais vues plus récemment (j'ai regardé la cérémonie de cette année deux fois déjà, avant aujourd'hui... ça y est, vous prenez la mesure de mon adoration pour ces cérémonies ?), et on pourrait penser que c'était par dépit et que le coeur n'y était pas, mais non, c'était formidable, j'ai ri, pleuré, battu des mains, poussé des "oh" et des "ah", tout comme si c'était la première fois. Je vais vous dire, j'en mangerais encore s'il m'en restait.

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Mais voilà, impossible d'en dénicher d'autres... dites, vous auriez pas une idée sur la façon dont je pourrais m'approvisionner en vieilles émissions ? Genre, de plus de 3 ou 4 ans, voire même bien bien plus ?
Parce que, vraiment, je ne m'en lasse pas.

Posté par ladyteruki à 00:40 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]