ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-04-09

Pardonnez-leur, ils ne savent toujours pas ce qu'ils font

Je commence à songer (presque) sérieusement à créer une catégorie "A cause de ce fichu quizz".
Aujourd'hui, une nouvelle séance de rattrapage était au programme : même motif et même punition que pour The Wedding Bells, parce que j'ai été infoutue de répondre correctement à une question. Selon le désormais célèbre adage : prends-moi 5 pts une fois, honte à moi, prends-moi 5 pts deux fois, je te cagoule ça.

Me voici donc en train de me demander où je pouvais bien trainer mes guêtres au printemps 2006 pour être passée à côté du Grand Retour à la Télévision de Sa Majesté Jane Seymour (et surtout, sans que ce soit dans un téléfilm de Lifetime...), qui dans sa rousse splendeur avait su illuminer les midis de mon adolescence grâce à l'extraordinairement sublissime Dr Quinn, mais je trouve presqu'insultant de le préciser.
Et puis alors attention : le GRTSM Jane Seymour sexy. Sacrée Jane, toujours là où on ne l'attend surtout pas !!!

C'est dans ces cas-là (quand je me prends masochistement la tête sur le quizz de SeriesLive) que je me dis que s'il y a un Dieu de la Télécommande quelque part, j'espère qu'il me prêtera vie suffisamment longtemps pour que je continue de rattraper le temps perdu (on ne sait comment d'ailleurs), afin de découvrir ces séries qui ont réussi à passer entre les mailles de mon filet téléphagique. Il y a d'ailleurs une prière qui s'y rapporte, vous la connaissez certainement : "Mon Dieu, donnez moi le temps de regarder les séries que je ne peux ignorer, le courage de regarder toutes les séries dont je n'ignore pas l'existence, et la sagesse de savoir celles qui sont à ajouter à la liste". Je la récite tous les soirs en nettoyant les bandes de mon vieux magnétoscope.

Bref je me suis donc attaquée au pilote de Modern Men, et je me dois de vous avouer qu'il faut parfois beaucoup de foi pour être téléphage. C'est un sacerdoce, on ne le dira jamais assez. Car pour vous la faire courte, Modern Men entre dans la catégorie "si j'avais su j'aurais pas v'nu". Mais je ne savais point, donc j'y suis allée sans savoir dans quoi je me lançais.

Le concept de la série (parce qu'il n'est pas forcément inutile de rappeler le concept d'une série qui a vécu brièvement il y a quelques années de ça en n'ayant pas trouvé le moyen de vraiment faire parler d'elle) c'est que trois copains, genre trentenaires à la mentalité d'adolescents attardés (comment ça ils le sont tous ? eh bah c'est pour ça que je préfère les quarantenaires, et toc !), réalisent que leur vie amoureuse ne les satisfait plus, et qu'il faut tenter une autre approche. Ils entreprennent donc de consulter un coach ou plutôt, devrais-je dire, une coach, qui pourrait les tuyauter sur la façon d'aborder la gent féminine et en obtenir parfaite satisfaction. Sachant qu'évidemment, sinon c'est pas drôle (enfin, heu...), les trois gaillards ont trois types d'attente différents concernant la gent féminine. Il y a le pauvre neuneu qui se fait plaquer par sa copine (eh mais j'la connais elle, elle s'était déjà commise dans le pilote de Four Kings ! Avec un personnage très similaire, d'ailleurs, maintenant que j'y pense...), celui qui nique tout ce qui porte une jupe mais ne comprend pas que ça ne plaise pas aux filles de se faire jeter ensuite, et le divorcé qui a du mal à tourner la page.

Comme toujours dans ce type de séries (qui rappellera aussi un peu Off Center au niveau de la dynamique des garçons), les mecs sont stéréotypés à fond, leurs préoccupations sont très nombrilistes, on dirait qu'il n'ont pas de travail, rien d'autre à foutre que de se retrouver entre potes pour parler de leurs affaires de coeur/cul, bref ils ont quinze ans, mais dans un appartement trop grand pour que son loyer soit abordable dans une grande ville comme Chicago.
Je sens qu'à la lecture de ce simple paragraphe, vous avez déjà compris ce qui se revèlera être le problème majeur de ce pilote...

Mais là où le spectateur commence à être pris d'une brutale envie de meurtre (non pas que ce ne soit pas moral, la Bible Téléphagique ne précise rien à ce sujet ; c'est juste que je ne sais pas si on arrive à cagouler facilement de nouvelles séries en prison et là ça deviendrait embêtant, quand même), c'est quand le peu de choses qui pourraient apporter du piquant, à savoir les échanges avec la coach, sont réduits à leur strict minimum. La Grande Jane Seymour avait sans doute demandé à être payée au mot prononcé.
Du coup, ces rares scènes qui seraient presque drôles, quasiment bien écrites, qui nous laisseraient croire qu'un scénariste a été impliqué dans le processus de création du pilote, ce qui serait une sacrée bonne nouvelle, quand même... eh bien on n'en verra presque pas. Et c'est là qu'on fait drôlement la tronche, quand même, parce qu'entre parenthèses, c'est pas pour les trois autres clampins qu'on était venu, c'est Seymour la bankable du lot, d'ailleurs ils sont moches, les trois autres, et pas drôles. Leur jeu manque de personnalité. Vous remplacez par n'importe quel autre acteur de la même tranche d'âge et ça fait la même chose, pour un peu (sauf avec Lee Pace, je suis sûre que le rôle de Tim aurait eu bien plus de saveur... faudrait qu'il tente un sitcom, un jour, ce petit Lee, avant de n'être plus assez frais et être cantonné aux rôles de papa dans une famille de banlieue...). Donc ça n'arrange rien.

Sur le fond, j'avoue que vraiment, je ne comprends pas tellement pourquoi ces hommes sont proclamés "modernes", alors que justement, le seul personnage à avoir une vision moderne et lucide des relations homme-femmes, c'est un second rôle interprété par la toujours pétulante Marla Sokoloff, et qu'elle a, en tout et pour tout, trois répliques. Et j'exagère à peine. Vraiment.

Au mieux, ils vont devenir modernes ; il ne serait pas trop tôt, en 2006. Mais la modernité, ne serait-ce pas, finalement, de faire leur âge ? D'arrêter d'attendre qu'une figure matriarcale leur dise ce qu'ils doivent faire de leur vie ? Qu'ils arrêtent de se regarder le... nombril (bien-sûr) et qu'ils se creusent un peu plus les méninges par eux-mêmes ? Qu'enfin, tous ces mecs de télévision (et j'ai aussi envie d'ajouter le pathétique The Big Bang Theory Club dans les comparaisons) commencent à se prendre en main s'ils veulent parvenir à quelque chose à avec nous, plutôt qu'à chercher des astuces auprès d'un tiers ?

Car enfin, mais c'est pas possible, ça ! Etre célibataire, d'abord c'est pas une tare, mais en plus ça se soigne si on y met du temps et de l'énergie ! Sauf qu'une série comme celle-ci dit exactement tout le contraire, finalement, que le célibat de ces trois garçons est si insurmontable qu'ils ont besoin d'une coach pour s'en tirer, et qu'en plus si elle ne les recevait pas dans son cabinet pour les coacher à rythme régulier, ils seraient complètement nuls. M'enfin il faut arrêter les excuses bidons, messieurs ! Comment vous croyez qu'on fait, nous ? On se prend la tête, certes, mais on le fait avec élégance et on finit par arriver à nos fins : ne dit-on pas que ce que femme veut, Dieu le veut...?

Mais comme le pardon est prêché ardemment dans la religion téléphagique, je trouverai cependant une excuse à ce pilote : c'est qu'on sent bien que 20 minutes, c'était trop juste pour faire les présentations de rigueur.
Le rythme est plutôt soutenu, les lieux et les personnages changent sans arrêt pour avoir bien le temps d'explorer les causes et conséquences sur chacun des trois gugusses, mais même comme ça, on n'a que le minimum, à savoir une introduction des personnages et du contexte, et pas beaucoup de temps pour se livrer à des expérimentations de quelque ordre que ce soit. En gros, là, on a le minimum syndical, pour les extras et les heures supp', yavait pas la place, quoi.

Donc j'ai un peu envie de dire que mon opinion ne devrait être définitive sans avoir vu un second épisode, chose que je l'avoue, je ne suis pas motivée pour faire, mais peut-être qu'il faudrait que je me force quand même un peu. A voir. Si j'ai du temps à perdre. Si j'ai rien de mieux à faire. Ho, un DVD de The Practice ! (c'est sans doute la faute de Sokoloff...)

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Modern Men de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:03 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

11-08-08

[GAME] Huit ça suffit ! (ou plus)

Vous étiez en forme la semaine dernière ! Voilà, c'est comme ça que je vous aime : enthousiastes et prolifiques ! Vous pouvez vous relire, d'ailleurs, si vous avez la mémoire courte.

Bon, là il faut que je vous confesse la vérité vraie : au départ, mon pitch préféré n'était pas celui qui a reçu le cookie final. Mais le problème, c'est que j'ai relu les ingrédients de la pitchenette, et hélas, je n'ai pas vu en quoi c'était une série d'action... c'est une série dramatique, d'accord, mais les mecs de la DRT arrivent une fois que la catastrophe est passée, vous voyez ? Bon, ça mériterait quelques miettes de cookie, quand même, parce que l'idée me plaît beaucoup, c'est même complètement mon genre (de la mort, de la désolation... mon trip habituel quoi !), mais un cookie entier, je ne pouvais pas, en toute honnêteté. Désolée freescully...

Le pitch qui a donc remporté le cookie est celui de Jérôme. J'avais essayé de vous inciter à éviter l'usage d'armes dans la série d'action, et là on est en plein dedans, avec ce qu'il faut d'adrénaline. C'est juste dommage de nous livrer la fin *sniff* elle est morte loser alors ?

cookie_jerome

Bravo ! Second cookie d'affilée, quel appétit ! Tu penses pouvoir en gagner un troisième ? Et les autres, vous allez vous laisser battre ?!

Voilà en tous cas mes pitchs de la semaine, à vous de me dire si j'ai droit à un cookie à la myrtille :
- Janine, Bretonne avec de l'eau salée dans les veines, s'inscrit à sa première transatlantique en solitaire ; elle espère achever la course que son frère n'a jamais pu finir, disparu en mer quelques années plus tôt. Tandis que les trimarans rivalisent sur l'eau en dépit des tempêtes et des avaries, sur la terre ferme, les sponsors se livrent eux aussi à des rixtes d'un autre genre...
- Après la mort de sa fille de 13 ans, torturée et violée par un sadique qui n'a jamais été attrapé, Claire Harper décide de surveiller les pédophiles sur internet, et de les traquer dans la vraie vie pour aider la police à les coffrer. Quelques années après avoir commencé sa chasse, un soir, sur un chat, elle fait la connaissance d'un homme qui prétend savoir qui elle est... et qui lui assure être le tortionnaire de sa fille. Commence une nouvelle course-poursuite, moitié sur internet, moitié sur les routes.
- Dolores Parker est une vieille infirmière auprès de l'armée américaine, en 1836. Un soir, elle apprend par inadvertance que toute une tribu Cherokee est sur le point d'être déportée dans des conditions bien-entendu atroces ; ce qui ne lui poserait pas tellement de problème si elle ne s'était prise d'affection pour deux des enfants de la tribu, qu'elle choie comme s'ils étaient ses propres petits enfants, lorsqu'elle va apporter des soins dans le fort où ils sont retenus prisonniers. Elle décide donc de les sauver de la déportation et de leur éviter la Piste des Larmes... et pour cela, elle doit déserter.

Vous m'excuserez pour le dernier, hein, mais étant la fille d'une inconditionnelle de la culture amérindienne, forcément, ça laisse des traces. Non, rien à voir (ou si peu) avec Dr Quinn. On a dit série d'action, n'est-ce pas !
A vous de me dire si j'ai mérité un cookie !

Allez, voilà le moment que vous attendez tous, celui où je vous livre les ingrédients de la prochaine Pitchenette... à vos ustensiles de cuisine !
- Il s'agit d'un sitcom.
- Il y a beaucoup d'enfants, mais pas/plus de maman.
- Le père a une profession peu ordinaire.
Rions un peu ! Enfin, faites-moi rire, plutôt...

Posté par ladyteruki à 19:36 - Games On - Permalien [#]

18-07-08

Car j'étais sur la route toute la sainte journée...

Nous avons tous grandi en regardant certaines séries. Oui, même moi qui n'avais qu'un accès restreint (voire fliqué) à la télévision ! (je vous raconterai la genèse de ma téléphagie, un jour, si vous me le demandez gentillement). Et comme la plupart des enfants des années 80, j'ai connu Ma Sorcière Bien-Aimée, La petite maison dans la prairie, Madame est Servie, The Cosby Show, ou un peu plus tard Notre Belle Famille et Dr Quinn. Bref toutes ces séries que M6 diffusait. Et diffusait. Et diffusait encore ! A bon nombre d'entre elles, j'associe le souvenir de l'assiette refroidissant sur mes genoux, le canapé du salon et ma mère faisant les aller-retour depuis la cuisine, surveillant d'un oeil la porte du garage (je vous raconterai ça aussi). L'autre jour j'ai revu le pilote de Notre Belle Famille (et bizarrement, en VO, j'ai trouvé ça drôle ! Un peu.) et immédiatement j'ai eu envie de coquillettes au beurre ; c'est pavlovien, je suppose, après tant de tendres années passées à manger à la va-vite devant ces séries familiales. Surtout que je déteste les coquillettes au beurre (et euh, non, ya pas besoin que je vous raconte ça un jour).

Alors, quand j'ai lancé le pilote des Routes du Paradis, que de surcroît je savais être en deux parties, je ne me suis pas crue moi-même ! Comment imaginer que j'en redemande ? J'avais des années durant été gavée comme une oie d'épisodes de cette série, et attention, ce n'était même pas au point de la considérer comme l'un de ces classiques précieux qu'on revoit avec tendresse et nostalgie, non même pas, j'avais même pas cette excuse. Mais qu'est-ce qui m'a donc traversé l'esprit à ce moment-là ? Le post précédent peut éventuellement être une piste de réponse, puisque j'étais en train de préparer sa rédaction.
Toujours est-il que je l'ai fait.

Et c'était bien.

Malgré toutes les diffusions de la série, je ne suis pas certaine d'avoir déjà vu le pilote de la série. Dommage, j'aurais aimé confronter mon regard de petite fille téléphile, et de jeune femme téléphage, sur un même épisode. Mais j'ai quand même été agréablement surprise à plusieurs égards.

D'abord, et c'est peut-être le plus important, nombreux sont ceux qui ont tendance à considérer Les Routes du Paradis comme le prédécesseur des Ahem! du Bonheur, et autres Destins Croisés. C'est peut-être vrai sur le papier, au niveau du pitch, mais ce n'est pas si évident dans les faits. Songez qu'il faudra attendre la seconde partie du pilote (soit largement plus d'une heure) avant que Johnattan n'évoque sa nature angélique et Dieu !
Mais surtout, il le fait sans chercher une seule fois à nous catéchiser. "Dieu est partout" et nulle part à la fois dans ce double épisode pilote : certes, il ya quelques signes, mais c'est nous qui finalement les interprétons, parce que nous savons que Johnattan est un ange (et notez qu'on le sait parce que tout le monde le sait, pas parce qu'il a un gros projecteur lumineux au-dessus de la tête... et pourquoi pas une pancarte tant qu'on y est ?!), et bien avant qu'il ne nous le dise. Comme l'illustre très bien la fin de la première partie, les petites choses curieuses à propos de Johnattan pourrait aussi bien être explicables rationnellement : c'est ce que cherche à démontrer Mark Gordon qui enquête sur la façon dont, par exemple, Johnattan a pu se procurer les deux vélos. Ca pourrait s'expliquer logiquement, c'est juste que ce n'est pas le cas, voilà tout.

Autre point positif, mais la petite fille que j'étais alors ne pouvait pas vraiment s'en apercevoir : DIEU DU CIEL ! Mais Michael Landon est un pur canon ! (il y a quelques années, j'avais vu sur TF1 un téléfilm biopic qui confirmait qu'il était beau gosse et très au courant de son succès auprès des femmes, vous l'avez vu ?) Alors d'accord, il joue un peu avec, prenant bien soin de planquer son début de ventre pour mouler ses petites fesses dans un jean sur mesure, mais il faut bien le dire : YABON LANDON ! Grmbl, je suis encore une fois née trop tard et trop loin.
Je devrais peut-être pas dire ça d'un mort, si ? C'est vrai que Landon, c'est le premier acteur de séries télé dont j'aie été avertie du décès en temps quasi-réel (par opposition à ceux dont j'ai appris en me renseignant qu'ils étaient morts ya 10 ans), et à l'époque j'étais déjà une petite fille très attristée. La jeune femme que je suis aujourd'hui l'est aussi, mais plus pour les mêmes raisons. Bref bref bref.

Bon alors, évidemment, pour la subversion, on repassera !
Encore que.

Aussi inégal que soit le jeu de leurs interprètes, les personnages des retraités sont touchants. La thématique des vieux abandonnés par tous (et méprisés par le directeur de leur maison de retraite) me semble pourtant relativement osée, surtout dés un pilote. Oh, je vous rassure, c'est fait sans pathos excessif : on est dans les années 80 et les séries restaient souvent dans les clous, sans chercher la dénonciation sociale frontale, mais c'est quand même dit sans détour : eh, oh, prenez garde à vos vieux, c'est pas parce qu'ils vont clamser qu'ils sont déjà morts. Les vieux ont des sentiments aussi ! Oui enfin, vous saisissez l'idée, quoi. D'ailleurs tout finit bien et les petits vieux finissent par tous rire ensemble à la fin, ha ha ha tout va bien (c'est sans doute ça la parenté avec Les Ahem! du Bonheur & co), m'enfin, si au passage vous pouviez vous demander à quand remonte la dernière fois que vous avez passé un coup de fil désintéressé à votre grand'mère, hein... Moi je le ferais bien mais j'aurais besoin d'avoir recours à un extralucide. Allez, lâchez deux secondes votre souris et passez-lui un coup de fil de ma part. Si-si, maintenant. Je vous attends, allez-y.

. . .

Ça, c'est fait...
Les Routes du Paradis, contrairement sans doute à l'image qu'on en garde, ne cherche pas à donner de leçon : concluez vous-même à partir de ce que vous voyez. La série peut très bien être regardée comme un gentil divertissement familial, avec son lot de bonnes répliques, de regards de Johnattan vers le ciel et de Mark Gordon bourru. Et puis on peut aussi en profiter pour se poser des questions, et elles n'ont pas besoin, d'ailleurs, d'avoir de rapport avec la religion.
Il y a à boire et à manger pour tout le monde : une intrigue sympa et pas trop simpliste (la scène avec le milliardaire est à la fois marrante, caricaturale et touchante), des personnages attachants (peut-on vraiment ne pas aimer Victor French ?), et le reste, bah, vous gérez ça de votre côté. Croire, ne pas croire ? Libre à vous de penser que le "truc" de Johnattan n'a rien à voir avec Dieu, après tout. Ce qu'il fait, au final, relève plus de la gentillesse que de l'intervention divine, et si ce n'était pour quelques tours de passe-passe (des fleurs qui poussent vite, un steak qui apparait dans le frigo, des babioles, quoi... et c'est même pas fait pour vous impressionner, normalement les protagonistes ne s'en rendent même pas compte !), son action, vous pourriez aussi bien la mener vous-même si vous étiez de bonne volonté.

Pas de sermon, pas de démonstration miraculeuse, pas de laïus sur l'Amour de Dieu/Jésus/Marie (rayez la mention inutile), nul prosélytisme : Les Routes du Paradis vous proposent simplement de passer un bon moment avec des personnes bien intentionnées, qu'elles croient ou non en Dieu étant finalement relégué au second plan, ainsi que le montre la réaction finale de Mark Gordon, et il n'a pas besoin de croire en Dieu pour ça (en fait il le fait parce qu'il a été touché par la gentillesse de Johnattan, et qu'il a pris conscience qu'il ne pouvait pas continuer comme ça, pas du tout parce qu'il a eu une révélation d'ordre religieux) qui suit notre ange favori, à la fois pour ne plus être un poids pour sa soeur, et à la fois pour améliorer le monde, un peu, à son échelle.

Je pourrais le faire, moi aussi, et je crois même pas en Dieu !
Si possible avec la frimousse bronzée de Michael Landon sous les yeux.

Et bah voilà, c'était pourtant pas si compliqué...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Les Routes du Paradis de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:48 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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