ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-05-09

Gleetter

On a parlé l'an dernier, à l'occasion de True Blood principalement, de ces séries qui sont retravaillées avant leur diffusion alors qu'une version (plus ou moins) aboutie du pilote existait déjà. La raison en est évidemment que des tests sont réalisés en amont de la diffusion (c'est aussi "grâce" à eux que des séries comme Pretty Handsome ou Faceless ne voient pas le jour) et que des recalibrages sont effectués de façon à obtenir les résultats maximum une fois à l'antenne. Les périgrinations de Dollhouse sont aussi là pour nous rappeler que ce que l'on voit n'est pas nécessairement ce qui a voulu être fait.

Dans le cas de True Blood, je persiste à dire que le pilote valait cent sous de plus dans sa première version, avec les scènes coupées et tout. Je trouve en revanche très dommage que certaines scènes qui se trouvaient à l'origine dans le pilote de Glee n'y aient finalement pas trouvé leur place... et comme je suis tombée dessus et que je suis pas un rat, c'est cadeau.

- La scène d'ouverture :
Glee_coupee1
On a vu avec l'affaire Brothers & Sisters sur TF1 qu'une scène d'ouverture, même en apparence anodine, se doit d'atteindre rapidement et facilement son but, et que sa disparition entraîne des conséquences parfois non-négligeables. Sauf que sans la comparaison, il est impossible de déterminer que la faiblesse provient de ladite scène d'ouverture. Pour Glee, c'est à présent chose faite. L'introduction nous met tout de suite dans le contexte des glee clubs, auxquels en France, il faut le dire, nous sommes peu familiarisés, si ce n'est par des découvertes télévisuelles ou cinématographiques antérieures. L'ambiance est immédiatement là, avec en prime une explicitation du rôle de Mrs Adler, dont on entrevoit la photo dans le pilote diffusé cette semaine sur la FOX ; de ce côté c'est une grande perte car dans le pilote "officiel", son influence est diminuée, alors qu'elle est fondamentale dans la quête du prof qui tient le rôle principal. Ajoutons que quand on voit cette scène, même si elle ne dure qu'une minute et demie, on trouve moins chaotique l'entrée pétéradante du petit prof dans la cour d'école, qui est devenue par la force des choses la scène d'ouverture définitive.

- Les attermoiments du prof :
Glee_coupee2
Où l'on s'aperçoit qu'il manque un autre passages, et pas des moindres : un numéro musical ! Vraisemblablement abandonné afin de séparer les passages musicaux de l'intrigue (voir mon post au sujet du pilote, hier), il n'a pas grande valeur si ce n'est de symboliser le tourment du personnage principal (dont mon cerveau refuse, à ce stade et malgré deux visionnages, de mémoriser le nom). Par contre il a une incidence sur la "bible" de la série dans le sens où du coup, la petite prof Monk-esque n'apprend pas que l'épouse est enceinte. Cette ignorance est-elle choisie ou sera-t-elle réexplicitée ensuite ? Trop tôt pour le dire évidemment. Mais c'est assez dommage de se dire que du coup ce personnage perd en profondeur dans la version définitive, puisqu'elle en reste alors à croire que le prof et son épouse ont des soucis de couple, et donc de l'espoir. Il faut croire que son rôle a été diminué dans l'intervalle...

Les deux versions du pilote diffèrent également au niveau du montage (un rôle plus mineur étant donné dans la version définitive à l'ex-dirigeant du glee club, nous privant alors d'une excellente reprise de A Chorus Line... réutilisable plus tard elle aussi, mais dans ce cas où serait l'intérêt ?), qui donne au pilote diffusé une chronologie plus fluide (les auditions ont lieu avant les répétitions, et non après comme dans la version de test, qui employait apparemment trop les flashbacks pour être claire).

L'un dans l'autre on peut comprendre certains choix dans l'ordre des scènes, mais la coupure de l'intro est vraiment dommage ; cela dit c'est justement la scène qui est la moins susceptible d'être définitivement perdue. Ouvrons les paris pour voir si elle sera réemployée !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:20 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-04-09

ABC et FOX sont dans un bateau...

...Pushing Daisies et Dollhouse tombent à l'eau, qui est-ce qui reste ?

Réponse : pas les spectateurs.
Arrivés à un certain point, faut arrêter le foutage de gueule.

Non parce que nous, en bons petits français, on se plaint de nos chaînes cocorico, soi-disant qu'elles ne respectent rien, que c'est indigne, etc... Bon, ça ne retire pas leurs torts à TFHein et consorts, mais sachons admettre que parfois, les chaînes américaines ne font pas mieux.

Cette fois c'est donc la FOX qui, ô surprise, vient d'annoncer qu'elle opérait un largage de Joss Whedon en pleine mer(de). Ce type doit vraiment avoir un contrat en béton avec le network, parce que sinon c'est du pur masochisme et il faut se faire traiter urgemment par les autorités compétentes, mon grand. On t'a déjà fait ce genre de sale coup combien de fois, en fait ?

Bon, c'est pas que je sois fan de Dollhouse. J'ai même pas du tout suivi l'affaire, donc vraiment n'y voyez là aucune sorte de biais. C'est juste que je suis téléphage. Que je trouve qu'on mérite le respect. Parce qu'on fait vivre tous ces gaillards (d'accord, sauf quand on cagoule, mais je me comprends). Merde à la fin. Si même les amerloques font n'importe quoi (et cette saison c'est une véritable épidémie), je sais pas comment on va réussir à dresser nos chaînes locales.

Et que je subodore que ce genre de choses soit de plus en plus fréquent, pour fourguer du DVD plus facilement. Mais dans ce cas, j'ai envie de dire à la FOX, et à toutes les autres chaînes d'ailleurs, et soyons chiches, dans tous les pays : si c'est juste pour teaser le télespectateur et ensuite tout laisser tomber au premier coup de grisou, je sais pas si ça vaut pas la peine d'instaurer carrément un circuit de direct to DVD pour les séries aussi, comme ça existe pour les films, et comme ça on sait exactement à quoi s'attendre, hm ? La plupart des chaînes ont aussi un organe de distribution alors allez-y, ne vous privez pas, et comme ça en prime, on n'a pas à attendre des mois avant de voir la fin d'une série.

Bon et puis, toi, Joss, c'est un peu ta faute aussi. Je suis sûre que l'expérience Doctor Horrible t'a appris que t'étais pas obligé de passer par un network pour vivre... et que même si internet c'est moins rentable, ptet qu'il va falloir commencer à songer au moins au câble, d'accord ? Chais pas, fais quelque chose, mais à un moment tu commences à faire pitié, mon grand.

Cancel me once, shame on you, cancel me twice, shame on me.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dollhouse de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:31 - Point Unpleasant - Permalien [#]

07-04-09

[DL] Dollhouse

Mes derniers posts Médicament générique n'étaient pas de première fraîcheur, je l'admets. Alors voici un générique autrement plus récent, et même, j'ai envie de dire qu'il est presque parfait : celui de Dollhouse.

Dollhouse
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

"Presque parfait" parce que, d'un part, esthétiquement il peut encore faire mieux, et d'autre part j'avoue que je ne raffole pas de l'idée qu'on ne voie que Dushku, qui ne m'a jamais vraiment été sympathique, et que sous cette forme, le générique m'évoque un peu trop ALIAS et la mise en valeur des multiples déguisements de Sidney, propres à susciter un intérêt pas très franc envers l'héroïne et camoufler le fait qu'on a aussi un scénario à offrir (du moins faut-il l'espérer, j'avoue que j'ai pas trop suivi en fait).
Bon, reste qu'on est dans la partie supérieure du panier, j'aime la musique, j'aime quand même assez bien ce qui s'en dégage et on pose très clairement la question de l'identité, ce qui donne une excellente présentation de la série finalement... et puis c'est toujours mieux qu'un générique "moderne" de 5 secondes genre The Mentalist.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dollhouse de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:27 - Médicament générique - Permalien [#]

03-04-09

Dans les parties

Ça vous arrive, à vous, d'être bavard à un tel point que quand vous finissez une phrase, c'est sur un thème à mille lieues de là où vous l'aviez commencé ? Eh bien moi je suis comme ça. Et quand la semaine dernière, je vous ai dit que j'avais plein de choses à vous raconter, dans l'intervalle je vous ai parlé de plein de trucs, mais j'ai dévié sur All in the Family et Maude (les votes sont ouverts jusqu'à mercredi, on va dire, pour les retardataires), entre autres.

Bon, à la base, je voulais aussi vous parler de Party Down, même si évidemment ce n'était clairement pas la nouveauté la plus attendue de la mi-saison, mais bon. C'est vrai aussi que les nouveautés attendues, bon bah elles étaient tellement attendues qu'elles ne nous ont rien apporté de très extraordinaire, et par exemple Dollhouse dont on nous rebattait les oreilles à volonté a des audiences qui sentent bien le moisi. Et même les séries dont on n'attendait, en définitive, pas grand'chose, nous ont offert bien moins que ça, j'en veux pour preuve The Listener, dont on retiendra les yeux bleus et... les yeux bleus. Bon.

Mais finalement autour de quoi se fabrique cette attente que nous avons des séries qui arrivent par vagues plus ou moins régulières ? Evidemment ça se fabrique, la demande, la télé c'est un business et la promo très prématurée de certaines séries fait que plus on entretient notre curiosité à son sujet, plus on a l'impression que la série est "attendue", mais je me demande si ça leur rend tellement service au bout du compte. Avec Dollhouse, tout le monde attendait le retour de Joss Whedon et finalement, hein ? Eh bien Joss Whedon n'est pas toujours capable de bluffer tout le monde, apparemment. Je parlais aujourd'hui avec un ami qui a été, mais alors, vous n'imaginez pas, mordu de Buffy comme c'était pas permis. Et avec qui on a englouti du Angel à qui mieux-mieux. Et qui ne pouvait que regarder Dollhouse. Et puis il m'a finalement confié qu'il lui a fallu bien quatre épisodes pour commencer à apprécier la série. Ce qui prouve bien que ça ne veut rien dire !
Alors quand une série est soi-disant attendue, finalement, ça ne présage de rien du tout.

On peut donc conclure sans trop s'aventurer que la réciproque est vraie. Quand une série n'a pas eu de battage médiatique exagéré des mois avant ses débuts, qu'elle se contente d'un peu de promo et surtout de ses qualités propres, eh bah tout de suite, ça va mieux.

Mais d'un autre côté il y a des séries sans promo tapageuse, et sans qualité extraordinaire pour autant, bref qui n'ont ni de grandes promesses à nous offrir, ni de surprise extravagante à nous faire. Et finalement, ces séries-là sont sans doute les plus nombreuses.
Ces séries sont-elles forcément vouées à l'annulation ? C'est pas dit. Il y a des séries dont on ne saurait expliquer pourquoi, mais qui parviennent à survivre malgré ces inconvénients. On ne sait pas trop comment ni pourquoi, mais ces trucs survivent, et personne ne saurait l'expliquer ni par les audiences, ni par l'écriture, ni par le casting, rien. Ca arrive, n'est-ce pas ? Et on n'a aucune idée de pourquoi. Après le pilote vient un autre épisode, puis un autre, et c'est comme ça, même si on ne parvient pas à se l'expliquer, la série est là. Dollhouse n'est pas encore annulée par exemple. Espérons que Better Off Ted en soit loin, en contrepartie. C'est comme ça. Finalement tout ne s'explique pas forcément par une sorte de mécanique prévisible conditionnée par une promo faite à l'avance ou par justement l'effet de surprise.

Eh bah voilà, ça recommence, zut de zut. Avec tout ça, j'ai de nouveau oublié de parler de Party Down.
Ou bien ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Party Down de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-02-09

Le gag

"Tiens, ya Dollhouse, là... ah oui tiens c'était hier (ça fait jamais qu'une semaine que j'attends)... Est-ce que je regarde ?"

dollhouse

Ha. Ha. Ha. Ouh pinaise je suis en forme, moi.

Posté par ladyteruki à 12:50 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

21-01-09

Faire mien

Il y a quelques jours, j'ai parlé de deux-trois séries qui vont prochainement débarquer sur les écrans, ou qui viennent de le faire : United States of Tara, et Lie to Me et The Beast (n'hésitez pas à utiliser les tags pour aller voir ce que j'en dis, d'ailleurs). Et avez-vous remarqué ce que j'ai fait ? Si-si, au moins l'un d'entre vous a remarqué... J'ai comparé.

N'est-ce pas là une habitude détestable ? Mais pourtant, il est très difficile d'y résister, avouez-le. Lorsque nous découvrons une série, invariablement (mais certaines fois moins consciemment que d'autres), nous essayons de comparer avec des séries que nous connaissons déjà. 

C'est assez normal, quelque part. Lorsqu'on présente une série qui, a priori en tous cas, n'est pas connue des lecteurs, on se sent obligé de donner des références, qu'on espère communes, pour situer les choses. Si compare le ton de la série A que vous n'avez pas encore vue, à la série B qui fait les heureux primetime de deux chaînes françaises, vous allez tout de suite comprendre quel est le ton de la série dont je parle. Et nous partons sur une meilleure base pour discuter de la série avant même que vous n'en ayez expérimenté ne serait-ce qu'un seul épisode.

Mais ça va probablement plus loin que la seule fin de communiquer autour d'une série que tout le monde n'a pas forcément vue. Ces comparaisons me sont utiles, même à moi qui ai vu les deux, et sais ce que j'en pense.

Parce que comparer une série que je connais avec une autre que je découvre, cela me permet de m'approprier la seconde. Je sais que j'aime, mettons, je vais dire n'importe quoi hein, Roswell, donc si je trouve des points communs avec Dollhouse, cela me donne des repères. Et lorsque je vais commencer à regarder Dollhouse (ce que nous allons tous plus ou moins faire dans moins d'un mois), ce sera plus facile pour moi d'intégrer Dollhouse à mon univers... et vice-versa.

Combien vous en connaissez, des exemples de téléphages qui commencent par dire "j'attends avec impatience que Dollhouse commence, c'est la nouvelle série de Joss Whedon !". Traduction : j'ai aimé Buffy et Angel, j'ai hâte de découvrir un univers qui m'en semblerait proche ! Avec, bonus non-négligeable, une actrice qui y a figuré, un bonheur ne venant jamais seul.
Quand les premières reviews interviendront, et qu'un petit malin dans mon genre jugera bon de dire "plus sombre que Buffy, la série offre cependant des personnages moins développés", ce même genre de téléphages va commenter, comme piqué au vif : "mais ça n'a rien à voir, les personnages de Buffy essayaient d'être eux-mêmes alors que les personnages de Dollhouse sont toujours quelqu'un d'autre !" Vous avez vu ce qui vient de se passer ? En ayant vu le moins possible de la seconde série, mais avec l'aide de plusieurs saisons de la première, le téléphage vient d'établir des comparaisons et il a déjà l'impression de bien connaître Dollhouse. Et juste comme ça, parce qu'il a pu faire des parallèles, il s'est de lui-même mis dans la catégorie des amateurs de Dollhouse. C'est facile comme ça, de devenir fan. Parce que vous pouvez comparer, vous investissez la série plus rapidement. Surtout si vous pouvez comparer avec des séries que vous aimez.

Une nouvelle série (en tous cas, nouvelle pour celui qui la regarde) débarque, et on fait des comparaisons, pour se sentir dans un univers moins inconnu.

Mais ça permet aussi de très vite placer la nouvelle série sur une échelle de valeurs : je connais bien X-Files, je regarde Fringe, j'y retrouve beaucoup de choses de X-Files, le second arrive plus de 15 ans après le premier, il vaut donc moins que le premier... Fringe est donc un sous-X-Files.
Cette manie de comparer nous conduit très souvent à des syllogismes plus ou moins bancals, d'ailleurs.

Il faut bien l'avouer : si la tentation est si grande de comparer les nouveautés avec les séries que nous connaissons déjà, c'est parce que c'est intellectuellement rassurant et que ça donne plus de prise sur les contenus qu'on commence à peine à aborder.
Je ne sais pas s'il serait possible d'aborder le pilote d'une série inconnue sans faire au moins une fois un parallèle avec autre chose. Vous pensez que c'est possible ? J'ai comme un doute.

Posté par ladyteruki à 18:44 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

14-01-09

[GAME] Futurs ex-illustres inconnus ?

Commençons par un cookie amplement mérité, car gagné à la suite d'un sans faute ! Alors dans ces coups de temps là, j'ai un peu envie de dire que c'est le cookie royal, vous voyez...

cookieroyal_jerome

Oui euh, bon, chuis pas graphiste moi, hein.
Oui, oui, je sais ; mais les règles sont les règles et tout cookie gagné doit être mangé par celui qui l'a remporté. Ce sont les règles, j'y peux rien moi !

Dans le jeu des illustres inconnus du jour, attention, ya un piège. Ya même trois pièges. C'est pour voir si vous vous tenez au courant, en fait...

Round5_1 Round5_2 Round5_3
Dichen Lachman
(Dollhouse)
Craig Olejnik
(The Listener)
Charity Wakefield
(Legally Mad)

Mais vu que vous êtes capables d'accomplir des miracles, ça ne m'étonnerait pas outre mesure que vous trouviez tout de même la solution. Pour le cookie royal, par contre, je suis moins certaine, mais il n'est pas impossible que vous me coupiez la chique, après tout...

Posté par ladyteruki à 11:53 - Games On - Permalien [#]

03-12-08

lady, ne vois-tu rien venir ?

Vous trouvez pas que c'est la déprime en ce moment ? Moi, si. Plus de pilote, plus rien. Ah, non, là j'ai vraiment du mal. Comment voulez-vous être pilotovore en une telle période de l'année ?! C'est comme être un bonhomme de neige en juillet...

La bonne nouvelle, c'est que dans quelques semaines, la midseason commence, et alors, côté pilotes, les affaires vont reprendre. Je m'en régale d'avance. D'ailleurs, tellement en avance, que j'ai bien envie de commencer à me demander ce que je vais surveiller du plus ou moins près. Vous êtes avec moi ? Allez, on y va.

The Unusuals - ABC : il y a quelques semaines de ça, Amber Tamblyn, je m'en battais un peu l'oeil. Non que j'ai détesté Joan of Arcadia mais, enfin, avouons-le, je ne suis pas ultra-fan. C'est c'est au même niveau qu'Everwood, pour moi : il y a toujours eu un truc qui ne collait pas, même si je reconnais que c'était une série de qualité. Et puis j'ai vu The Sisterhood of the Travaling Pants 1 et 2 (on en a parlé dans le post sur America Ferrera, rappelez-vous) et maintenant j'ai bien envie de voir ce que ça va donner, car l'actrice, en fait, me botte bien. L'histoire largement moins. Ce ne sera pas ma priorité mais je vais garder un oeil dessus.

Castle - ABC : vu que j'ai pour Nathan Fillon une certaine affection (et qu'elle se passe très bien de l'entendre parler), et que oui, de toutes façons, je mange du pilote le matin au petit déjeuner (dans un grand bol de lait), évidemment je vais regarder la série quand elle débarquera. Mais Seigneur, qu'est-ce que c'est encore que ce concept de merde ? Je ne donne pas cher de ma réaction là-devant.

Dollhouse - FOX : franchement, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'on nous bourre le mou avec cette série, et je suis déjà lassée. C'est quand même un peu tragique. En plus, je dois dire que le principe, bon... pourquoi pas mais ça fait quand même un peu réchauffé. Faut voir, quoi. Je suis pas acquise par avance, en tous cas.

Courtoom K - FOX : je viens de découvrir l'existence de ce projet sur la liste des nouveautés de la FOX, et je lis qu'il s'agit d'avocats, et que le producteur exécutif en est Paul Attanasio. Stop ! Say no more, je vais jeter un oeil. Mais Naka devait déjà être au courant, Michael Landes est au générique...

Outnumbered - FOX : tiens, un sitcom. Tiens, une adaptation de série britannique. Je réprime un bâillement et je mets ça tout au bas de ma liste.

Lie to Me - FOX : alors, bon, sentiments mêlés sur ce coup. Le côté pour, c'est que j'aime bien l'approche (se baser sur le language non-verbal pour réfléchir, c'est bien, c'est pas trop cerveau gauche). Le gros côté contre c'est évidemment que c'est encore pour des enquêtes (ce serait marrant que tous ces gens-là mettent leurs capacités au profit d'autre chose, pour changer... je sais pas, un assureur ou un employé du service social, enfin, qu'on trouve autre chose que les éternelles enquêtes criminelles, zut à la fin). Je n'en verrai sans doute que le pilote, et il faudra qu'il soit au-delà du brillant pour que je continue ensuite.

The Listener - NBC : première réaction, l'ennui. Le personnage principal peut lire dans les pensées des gens. On redoute les enjeux de type enquête criminelle, encore. L'espoir n'est que faible quand on apprend que pour une fois, le monsieur n'est pas flic, ou détective, ou enquêteur... non, il est ambulancier. Si New York 911 ou Preuve à l'appui nous ont appris quelque chose, c'est que ça n'empêche absolument pas d'être partie prenante dans des enquêtes. Je crains donc le pire.

The Philantropist - NBC : en voilà une idée originale, quand même ! Non seulement un monsieur riche va jouer les Robin des Bois, mais en plus apparemment, il va aller le faire dans le Tiers-Monde ! Il faut quand même les avoir bien accrochées pour proposer une idée pareille (qu'évidemment 1 spectateur sur 100 pourra suivre, pour les mêmes raisons testiculaires). Allez, franchement, ça fait plaisir, voyons ça !

The United States of Tara - Showtime : on va être honnêtes, c'est un projet que je suis du coin de l'oeil depuis un bout de temps (il en était déjà question à la saison précédente mais, vous savez bien comment les choses ont tourné l'an dernier). C'est en tous cas une idée originale, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre au final, le pitch laissant imaginer aussi bien de la comédie facile que du drame copieusement dérangeant. Quand le pilote va passer, vous allez y avoir droit, ça c'est sûr.

Harper's Island - CBS : sur le principe, j'aime l'idée de base : un Dix Petits Nègres moderne pour se donner des frissons faciles. Après, il faut voir ce que ça donne, que ça ne vire pas à la série B voire Z. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne pourra pas rajouter de nouveaux personnages à tuer tout le temps, donc on devrait éviter de trop tourner en rond. C'est ma plus grosse crainte vis-à-vis de cette série : que ça tourne à la mords-moi-le-noeud, sur le modèle LOST.

Concrètement, ce sont les nouveautés qui ont le plus attiré mon attention. J'en oublie peut-être, et peut-être que tous ne verront pas forcément le jour. Mais, bon, voilà à quoi va ressembler la deuxième partie de la saison. C'est pas hyper brillant... mais ptet aussi qu'il faut que j'arrête de rechercher un remplaçant à Pushing Daisies ?

Posté par ladyteruki à 16:20 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-09-08

La Meglodie du bonheur

En cette rentrée télévisuelle, tout le monde vous parle de True Blood, Fringe ou 90210. Il parait que ce sont les séries les plus attendues (et comme tout bon commercial le sait : la demande, ça se crée) de la saison, en-dehors de Dollhouse qui arrivera plus tard. Bah, moi, comme série de la rentrée, j'attendais notamment Privileged. C'est comme ça.
Et je ne l'attendais pas simplement parce qu'en ce moment, je m'envoie trois épisodes de Reba par jour et que l'actrice Joanna Garcia avait obtenu le rôle principal de Privileged. C'est sûr que ça ne gâche rien mais ça ne se limitait pas à ça. Non, c'est juste que je me suis dit qu'on aurait peut-être droit à, enfin, un peu de maltraitance sur tous ces gamins riches qui pullulent à la télé en ce moment. Qu'on allait mater tous ces petits péteux et les remettre à leur place d'ados pas finis.

Je ressors de ce pilote avec une vision beaucoup moins tranchée du sujet. Pas vraiment refroidie, mais pas complètement extatique non plus. Et, comme j'ai pitié de vos bourriques virtuelles qui doivent avoir les paniers pleins de True Blood, Fringe ou 90210, justement, bah je vous en parle en rubrique La preuve par trois, comme ça vous n'aurez pas d'excuse pour ne pas avoir jeté un œil à cette série dont assez peu de monde a parlé. Si vous n'avez pas encore compris l'astuce de cette rubrique, j'ai un email, ok ? Allez, on y va.

Privileged_1
Première impression : bonne. L'intro était gentille et picotait un peu, ce n'était pas extraordinaire mais ça faisait une entrée en matière honnête. Seconde impression : excellente !!! Debi Mazar et Joanna Garcia dans la même scène ?! Faites entrer Fran Drescher et je suis une téléphage comblée ! Troisième impression : mais au fait, Debi et Joanna ont-elles vraiment tourné cette scène ensemble ? Regardez la façon dont c'est filmé : à aucun moment il n'y a de vraie scène avec ces deux-là. Comme si Debi avait été obtenue au dernier moment (en fait ce n'est probablement pas le cas, toutes les scènes de ce type sont, dans le pilote, filmées de cette façon scolaire, c'est même un peu irritant à la longue). Et puis quel est ce personnage horriblement larmoyant qu'est devenue Megan subitement, elle qui semblait si intelligente et sympa dans la première scène ? J'attendais un personnage sûr de lui, pas misérable et maladroit !
C'est en voyant cette scène affligeante que j'ai compris que Privileged n'allait pas juste être la bonne partie de rigolade que je m'étais imaginée. Mais notez que ça ne m'a pas découragée pour autant, ce n'est donc pas tragique.

Privileged_2
Et c'est là, un peu avant la 9e minute, qu'est arrivé mon premier fou-rire. Déjà la chambre des filles est au-delà du descriptible, kitschissime comme dans mes cauchemars les plus fous, mais en plus, que Sage tire au taser, avec son bandeau sur les yeux, pour se rendormir pendant que Meg agonise sur le tapis angora, c'était divin. On sent d'ailleurs très bien, dés ce pilote, qu'on tient avec les frangines un duo bien pensé : j'ai trouvé Rose délicieuse, et Sage formidablement vénéneuse, et pour autant, ça ne les empêche pas d'être très dépendantes l'une de l'autre et d'avoir une relation intéressante. A ce titre, deux scènes-clés : quand Megan et Rose discutent de la fac, et quand Sage vient épingler Megan avec son sourire de pire garce de l'année (dans une scène qui a vraisemblablement été refaite si on en croit le trailer). Chacune des deux le fait pour une bonne raison, et la raison, c'est la relation entre les deux sœurs. Ce pourrait être intéressant de voir comment les deux vont évoluer, à la fois ensemble et séparément.

Privileged_3
Le rôle d'Anne Archer semblait de prime abord purement anecdotique, un peu comme celui de Debi Mazar, à ceci près que c'est quand même Anne Archer et qu'on ne va pas la sous-employer, ce ne serait pas rentable vu qu'on a réussi à la booker, probablement à prix d'or, à la dernière minute (cf. trailer). Et puis, comme la majorité des personnages de la série, on s'aperçoit assez rapidement qu'elle est plus intelligente qu'il n'y parait. Et j'ai beaucoup aimé cette scène pendant laquelle Laurel et Megan semblent commencer à tisser un lien grâce à ce qui les unit : leur souhait de faire ce qu'il y a de mieux pour les deux sœurs, autant que possible. D'une façon générale et à l'exception notable de deux des personnages masculins (avec en tête, Marco le quota coloré, cuisinier de son état qui, comble du cliché, est forcément gay, sinon c'est pas drôle), tout le monde s'avère bien moins simpliste qu'on ne l'aurait pensé au départ. A commencer par Megan, qui se montre sous un jour moins optimiste lors d'une discussion sur la plage, puis ferme avec Sage Baker alors qu'on aurait juré qu'elle se laisserait impressionner. Il y a aussi les deux frangines, qui en dépit d'une superficialité affichée, et même revendiquée, sont toutes les deux très futées, Rose étant plus sensible mais aussi d'un tempérament curieux et ouvert, et Sage ayant ce type d'intelligence qui fait qu'on n'a pas envie de se la mettre à dos. Laurel, elle aussi, bien qu'elle clame n'accorder d'importance qu'aux apparences (et Megan en a pris bonne note : serait-elle également un peu vicieuse, notre petite prof ?), parvient à se montrer sous un jour complexe. Bref, c'est pas pour rien que Privileged n'est pas une comédie de 20mn : la série, sous ses dehors badins, a vraiment la possibilité d'offrir de bons personnages et peut-être même de bonnes intrigues.

Disons que je suis contente à 80% de ce que j'ai vu, ce qui n'est déjà pas si mal. Vous me direz où vous vous situez ; mais vu que vous attendiez probablement moins que moi de ce pilote, votre appréciation sera probablement plus clémente, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Privileged de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 00:54 - La preuve par trois - Permalien [#]


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