ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

07-11-11

Hm. Eh bien, ça c'est pas du tout embarrassant.

Awkward

Aaaaah ! Ca y est ! Enfin, j'ai fini le post sur Awkward. ! Et il est presqu'intégralement positif ! Ah, la bonne nouvelle !

Il faut dire que mon histoire avec Awkward. avait plutôt mal commencé : le pilote avait été regardé, comme souvent, dans les heures suivant sa sortie, et rapidement mis de côté.

Certes, ce n'était pas un mauvais pilote, son héroïne m'était relativement sympathique et le ton était moins horripilant que ce à quoi je m'attendais venant d'une série de MTV (j'avais en effet un fort a priori envers MTV, autrefois populaire pour son côté musical, et aujourd'hui plus connue pour Jersey Shore que pour sa politique fictions). Mais voilà, je ne me sentais pas concernée. Je ne me sentais pas concernée voilà 15 ans par les teenageries, alors maintenant, vous pensez. Je m'étais donc séparée d'Awkward. sur l'air de "c'est pas toi, c'est moi", avec l'idée que je n'y reviendrais pas. J'avais gravé la cagoule du pilote dans un coin, et n'y avais plus repensé.

Jusqu'à un soir de septembre. Ce devait être un lundi, je suppose, mais je n'en suis pas sûre. Et je ne suis pas sûre non plus de ce qui a déclenché ça, mais toujours est-il que tout d'un coup, je me suis dit "bah si je m'y remettais ?". Il faut se remettre dans le contexte : j'étais en plein déménagement, mes cagoules étaient dans des cartons, mes DVD aussi, et j'avais pas envie de me prendre la tête après avoir fait une journée de peinture dans le salon. C'est le genre de circonstances qui pourraient vous faire regarder n'importe quoi ; dans mon cas ça a été les 7 premiers épisodes de Rodney et la première saison d'Awkward., voilà tout.

Et puis, en fin de compte, elle se laissait regarder, cette petite série adolescente. Parce qu'elle ressemblait aux séries adolescentes que je regarde avec le plus de plaisir, par opposition aux sempiternels mauvais élèves que je pointe du doigt sur ce blog comme la superficielle Gossip Girl (mais rappelez-vous, j'étais adolescente dans les années 90, évidemment ces séries ne s'adressent pas à ma génération d'ados et j'en suis consciente, simplement je les trouve quand même bien souvent un peu insultantes et simplificatrices pour les ados). Rien ne viendra jamais, je pense, changer mon opinion sur Angela, 15 ans, qui est la seule série adolescente que j'aie aimée quand j'avais l'âge de sa cible, et que j'aime toujours tendrement maintenant (même si ça fait un ou deux ans que je n'ai pas revu d'épisodes je pense), et qui pour moi reste la meilleure. Mais quelque part, Awkward. s'adressait à moi sur le même mode sans vouloir exactement copier cette série, et j'ai reconnu une sorte d'authenticité qui m'a quand même plu.

Parce qu'Awkward. est, de toutes les séries pour ados que j'ai pu voir ces dernières années, et plus encore quand elles comportent des éléments comiques, la plus ouvertement tournée vers l'introspection et, surtout, l'évolution. On a là un personnage qui est pleinement conscient d'être dans une phase où il se façonne et ça m'a plu. Jenna sait qu'elle est une chrysalide. Elle ne sait pas encore exactement ce qu'elle veut devenir, elle sait juste qu'elle doit emprunter la voie du changement, et j'aime ça, qu'un personnage ne compte pas sur les scénaristes pour son character development, qu'il se prenne en charge lui-même, je trouve que c'est toujours un parcours plus intéressant que celui des personnages passifs qui attendent que ce soient les circonstances qui les poussent à changer.
Alors, entre quelques répliques exagérément colorées et des histoires de coeur (encore et toujours), il y avait de la place dans Awkward. pour que la vieille radoteuse que je suis trouve son compte.

Cependant, l'histoire de la lettre anonyme, qui était l'élément principal pour me faire revenir à la série, a rapidement basculé au second plan. C'est là que je vous dévoile pourquoi ce post n'est pas intégralement positif sur la série : quand les retournements de situation se font attendre, que le personnages s'englue dans sa relation amoureuse stérile, et que le gimmick qui pouvait donner de l'élan à la série, la lettre divisée en divers alinéas, est vite oubliée. Bien-sûr, c'est un peu ça aussi, l'adolescence, laisser une relation amoureuse vous faire oublier tout le reste, mais enfin, là, c'étaient les scénaristes aussi qui semblaient avoir perdu de vue l'essentiel.
Fort heureusement, la fin de la saison se ressaisit après l'incontournable bal de promo, et le cliffhanger de fin de saison repart sur la bonne voie.
Pour tout dire, je ne l'ai jamais trouvée vraiment si terrible, cette lettre anonyme. Je crois que c'est un wake-up call qui, sous une formulation un peu dure, cache en fait un véritable enrichissement pour Jenna, et elle l'avait d'ailleurs prise de façon très positive dans le pilote, finalement, tournant avec intelligence ses conseils à son avantage. Je m'attendais à ce que les épisodes suivent la lettre bien plus littéralement, pour voir comment Jenna allait comprendre comment inverser le schéma qui l'étouffait. C'était d'ailleurs une très jolie scène du pilote qui la montrait en train d'utiliser sa notoriété nouvelle à son avantage, se foutant des conséquences, apprenant à s'amuser sans craindre le regard des autres. De vous à moi, rétrospectivement, j'avais en fait bien aimé le pilote, au regard des errances amoureuses que Jenna allait nous infliger ensuite. Qu'importe, même dans des histoires plus bateau, Jenna inspirait suffisamment de sympathie pour qu'on ne l'abandonne pas. Pour que je ne l'abandonne plus.

Car le personnage de Jenna, il faut le dire, est formidablement bien incarné. Et la voix off du personnage ne nous casse jamais les pieds, ses sentiments sont à la fois honnêtes, et ne tombent pas dans la démesure. Elle a un regard relativement critique sur sa vie, son entourage, ses parents ou sa meilleure amie exagérément loufoques, et au final elle m'a été sympathique, la petite Jenna, et c'est grace à son ton ni cynique, ni totalement mélodramatique, que je me suis accrochée pendant les intrigues les plus mineures.

Au final, Awkward. proposait un bon concept, dont elle a choisi de s'éloigner en cours de saison, mais elle l'a fait en conservant un ton relativement intelligent, en s'appuyant sur de la comédie ne tournant pas trop à la farce, et même des personnages secondaires parvenant à s'étoffer avec une forme de finesse (à l'instar de l'odieuse Sadie, souvent grotesque mais qui bénéficie d'un épisode plutôt bien foutu sur son rapport à la bouffe). Et rien que pour ça, Awkward. est agréable à suivre, sans révolutionner la face de la Terre. Toutes les séries ne peuvent pas révolutionner la face de la Terre. De toutes les séries adolescentes de ces dernières années, Awkward. me semble être celle qui s'en approche cependant le plus.

Un dernier point. J'ai vu de nombreux téléphages, notamment sur Twitter, dresser des comparaisons avec Suburgatory. Je ne comprends pas trop ce raccourci : Suburgatory est dans la critique (fut-elle trop peu virulente au goût de certains) d'un univers extrême, où l'héroïne se voit comme un modèle de bon goût comparé aux gens de la banlieue ; Awkward. est au contraire tournée vers l'auto-critique et l'héroïne passe son temps à se comparer à ce que font les autres pour essayer de trouver la bonne mesure entre son individualité et le conformisme. Le personnage du guidance counselor, plusieurs fois évoqué, n'a d'équivalent que sa profession ; celui de Suburgatory est loufoque mais bien intégré dans le lycée, celle d'Awkward. est un genre de loser new-age que personne ne prend au sérieux (et selon mois inspirée de Dharma). Le fait que les deux personnages exercent la même profession, qui entre parenthèses se retrouve dans d'autres séries adolescentes et notamment Glee, n'est qu'un hasard statistique : l'adulte de référence au lycée, pour les ados, a tendance à être plutôt le guidance counselor qu'un prof, ça n'a rien d'étonnant. Mais les deux héroïnes et leurs histoires n'ont, à ce jour de la diffusion de Suburgatory, pas grand'chose en commun, et je m'étonne de ce rapprochement simplificateur entre les deux séries. D'ailleurs la meilleure preuve reste que Suburgatory est une comédie, quand Awkward. est une dramédie.

Et une bonne, avec ça. Ce qui a tendance à m'étonner venant de MTV, mais, vous savez quoi ? Vu ce que propose également Death Valley, on dirait que la chaîne connait une très bonne année. En espérant que 2012 soit aussi riche en bonnes surprises...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Awkward. de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:04 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-01-10

Life sentence

Les sitcoms tournés avec plusieurs caméras appartiennent au passé.
Le jeunisme, il n'y a que ça de vrai.
Non à l'hégémonie télévisuelle américaine !
Forte de ces trois préceptes, la production de 18 to Life, série canadienne ayant pour enjeu principal que deux adolescents se marient précipitamment et contre l'avis de leurs parents, a tout simplement lancé un remake de Dharma & Greg.

18toLife

Et le pire c'est que ça marche ! 18 to Life est un rafraîchissant divertissant, porté par un couple central à la fois attachant et frais. Le duo fonctionne bien, et se détache des poncifs réutilisés à partir de Dharma & Greg pour trouver une personnalité propre, pleine de tendresse et de piquant. Ce sont deux adolescents normaux, un peu sages mais pas caricaturaux, plongés dans une situation qui les dépasse un peu mais qui s'accorde finalement assez bien avec leur âge : un coup de tête qui change leur vie. Les portraits comme les réactions sont réalistes, et on peut vraiment dire que Jessie et Tom sont bien écrits ET bien incarnés, ce qui a le mérite de surprendre vu le contexte.

Le blâme est en fait à adresser à... tout le reste. Les parents, principalement. Trop stéréotypés, ils représentent tout ce qui peut énerver dans une comédie : radicalement différents, ils ne s'aiment pas beaucoup (bien que voisins depuis des années) et ne partagent absolument pas les mêmes valeurs. Ils vont pourtant tomber d'accord sur une chose : ce mariage est une mauvaise idée. Le pilote les voit donc comploter afin de décourager leurs rejetons de faire le grand saut.
La situation respective des deux familles est dénuée de toute forme d'imagination et, pire encore (si c'était possible), n'a pas le moindre charme. Si les Finkelstein avaient un grain de folie appréciable même quand il ne servait qu'à produire quelques gags supplémentaires dans un épisode de Dharma & Greg, les Hill manquent totalement de relief en dépit des éléments soi-disant originaux qui servent à les décrire (le mari qui mange du bœuf séché en cachette, le réfugié irakien qui vit avec eux, etc...). Cas similaire chez les Bellow qui se sont collectivement assis sur un objet oblong mais ne sont pas spécialement drôles non plus.

L'origine de ce problème est peut-être à rechercher justement dans le traitement : choisissant de filmer cette comédie avec une seule caméra et dans des décors très variés (peut-être trop ?), la réalisation de 18 to Life s'est éloignée volontairement de la comédie pure, pour aller vers quelque chose de plus nuancé. Mais l'écriture des personnages secondaires n'a pas suivi le mouvement. Du coup, le résultat donne un décalage qui empêche de prendre la série au sérieux.
Peut-être qu'il aurait mieux valu le tourner comme un drame avec de l'humour que comme une dramédie, je ne sais pas.

Concrètement, 18 to Life n'a rien de la révélation, mais en tous cas c'est vaguement amusant, et le couple central donne envie de le suivre. Et puis, ça m'a rappelé mes propres 18 ans, quand, à la suite d'un pari, j'ai moi aussi été fiancée. Grâce à 18 to Life, je vais enfin savoir comment ç'aurait pu tourner...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche 18 to Life de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-04-09

Life support

Il y a des choses qui ont changé dans ma vie, récemment. C'est pas que le rythme de cette nouvelle existence me tue, mais il faut le temps de s'habituer, quoi. Du coup, ces derniers temps j'ai pris une mauvaise habitude c'est que quand je suis rentrée à la maison, j'ouvre la porte et je tombe directement sur mon lit (avec un rebond contre le mur parce que le lit n'est pas pile face à la porte d'entrée, mais vous saisissez l'idée, quoi) après quoi je m'endors comme une masse. Dans le meilleur des cas je tiens le coup un ou deux soirs de semaine, mais ce ne sont jamais les jours que je voudrais.
J'ai donc pitoyablement raté Life le 25 mars, et puis du coup bah j'ai pas regardé le 1er avril parce que je ne voulais pas sauter des épisodes, et là j'ai compris que j'étais à nouveau entrée dans la spirale infernale.

Mais si, vous savez : la spirale infernale. La spirale infernale qui commence par "j'ai raté un épisode cette semaine" et finit par "du coup j'ai arrêté de regarder et ah bah, tiens, la deuxième saison commence ce soir". Cette spirale infernale.

Ca m'a fait le coup pour plusieurs séries déjà, comme par exemple Veronica Mars ou surtout LOST : j'ai arrêté pour des raisons techniques, et je n'ai jamais réussi à retrouver l'envie de m'y remettre ensuite. C'est un peu comme 24 : dés qu'on sort de l'univers, on ne parvient plus à s'y replonger, parce qu'on a eu l'occasion de prendre du recul et de se dire que, finalement, c'est pas si intéressant.
Il est hors de question que je laisse ça se produire avec Life. HOOOOORS DE QUESTION. Nan mais vous ne vous rendez pas compte, on parle de Life, là ! La série qui insuffle de l'air dans mes poumons depuis que je suis privée de tartes. Donc c'est même pas la peine d'y penser.
Mais j'ai la solution.

Encore une fois, je vais faire mon Cylon, mais j'ai un plan ; et il est le suivant :
- j'ai acheté un petit cochon
- chaque fois que je passe devant une FNUC et que j'ai envie d'y entrer, je m'auto-punis
- l'amende versée à moi-même est de 1€ à chaque fois
- je mets donc 1€ dans le petit cochon
- et en juin, sans effort (vu le nombre de fois où la tentation me prend), je m'offre une première vie

De toutes façons, avec les DVD que j'ai été acheter l'autre jour en occas' (Felicity, Dharma & Greg...), j'ai largement de quoi faire dans l'intervalle, sans compter que j'ai du Big Love à faire avancer, et un coup de pied dans l'arrière-train à me filer pour Deadwood et Rome. Donc je peux tenir sans piller une FNUC d'ici-là, c'est faisable.

Je ne tiens pas vraiment à cette série. Je ne tiens pas vraiment à cette série.
Bon d'accord, peut-être que j'aime bien cette série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:53 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

05-01-09

Nomi Malone est... Déesse !

J'y vais ou j'y vais pas ?
Proclamant solennellement que le 5 janvier restera dans les annales comme le jour où j'ai abandonné toute estime de moi-même, je vous livre exceptionnellement un post Comme au cinéma précipité, parce que je viens de m'apercevoir que vous pouvez voir le film dés ce soir sur M6 (c'est normal, ils le diffusent environ tous les ans, parfois même plus souvent).
Et que c'est un de mes préférés.

C'est quoi le nom du film ? Showgirls
C'est plutôt quel genre ? Prétexte
Qui on connaît là-dedans ? Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Sex & the City, Desperate Housewives...), et Elizabeth Berkley (Sauvé par le gong), mais aussi Gina Gershon (Snoops et plus récemment un peu de  UglyBetty), Robert Davi (Profiler), Alan Rachins (L.A. Law, Dharma & Greg), ouh tant de monde, j'ai la tête qui tourne.
Ça date de quand ? 1995, à l'époque j'avais 13 ans, je me suis rattrapée depuis...
En résumé, de quoi ça parle ? D'une nana qui débarque à Las Vegas et qui se dit que c'est plus marrant de danser topless là plutôt que, mettons, en Alaska. Allez comprendre.

Showgirls___1 Showgirls___2 Showgirls___3 Showgirls___4 Showgirls___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Nomi Malone débarque à Las Vegas sans un radis et y entreprend une carrière de danseuse dans un nightclub sordide (où d'ailleurs elle entreprend les clients). Mais comme Nomi est avant tout danseuse et pas tapineuse (si elle le dit, pourquoi ne pas la croire ?), elle tente sa chance pour faire partie de la revue topless du fabuleux Stardust, chez qui son amie Molly travaille comme couturière. Comble de chance, elle est embauchée. Comble de chance, elle devient la doublure de la star du show. Comble de malchance pour celle-ci, Nomi est ambitieuse...
Et ça finit comment ? Avec du rouge à lèvres partout sur le menton.

Pourquoi c'est bien ? Vous m'avez lue ? J'ai dit Kyle MacLachlan, putain ! Merde, quoi ! Je vous le dis en quelle langue ? Bon, sinon il y a du téton frétillant, beaucoup de maquillage, de fringues et de musique cheap (l'adjectif s'accordant à tous les noms l'ayant précédé), et puis, voilà. Franchement, ça se raconte pas un film pareil. Je veux dire : on part d'un scénario qui, on le pense disons, ya des théories sur ce point en tous cas, voulait parler d'une histoire d'amour entre deux femmes, mais aussi une histoire d'ambition et d'arrivisme, sorte de métaphore sur le monde du showbusiness, bref qui voulait emprunter des thèmes intéressants et qui en a fait... bah, un porno soft, quoi.
Pourquoi c'est pas bien ? Profondeur des dialogues ? Bof. Complexité de l'intrigue ? Rebof. Développement des personnages ? Je vais me répéter, mais bof. On l'aura compris, c'est pas pour ses qualités cinématographiques qu'on regarde Showgirls. Et alors ?

Ah, les joies du cinéma ! Quand le film est sorti, Kyle MacLachlan assumait tellement qu'il a prétendu tout un tas de choses (c'était pas le même script que celui qu'on lui avait envoyé, le montage avait dénaturé ses scènes, etc...) et s'est désolidarisé du film, qu'il a soudainement jugé trop vulgaire. On parle d'un mec dont la principale scène est de fucker Elizabeth Berkley dans une piscine (en-dehors de celle où elle lui fait un strip-tease intégral, évidemment). Que dire d'autre des joies du cinéma...?
La réplique qui tue : Une réplique, vous entendez ça ? Ils veulent des répliques ! Comme si les dialogues valaient quoi que ce soit non, soyons sérieux un instant.
La scène qui tue : Mais elles tuent toutes, les scènes ! Yen a pas une pour relever les autres et c'est en ça que c'est divin ! Allez, je vous mets une numéro du Stardust, même les non-anglophones comprendront tout ce qu'il y a à comprendre !

Showgirls___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoulesCagoules
S'il ne devait y avoir qu'un seul guilty pleasure au monde, ce serait celui-là. Tout est naze, mais c'est ça qui en fait un des meilleurs films au monde.
Bilan : On le regarde pour de mauvaises raisons (le générique), on reste devant pour des raisons bien plus inavouables encore (les nichons), on le reregarde sous des prétextes fallacieux (c'est des billes en verre ou des perles de culture qu'on jette sur la scène, je me souviens plus ? je ferais mieux de vérifier...), mais inutile de dire que, de toutes façons, on regarde Showgirls, et en ce qui me concerne, quand je perds un disque dur qui le contient, c'est le premier truc que je récupère. Ouais, bas les masques, et vive feu le Stardust (j'étais en deuil quand ils l'ont démoli, ce casino, le rêve de toute ma vie était d'y aller !), les ongles ultra-peints et les piscines. Loana et Jean-Edouard ont tout appris de Showgirls, on ne me l'ôtera pas de l'idée. Et pis franchement tout est grand dans ce film, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, les péripéties, le faux couple censé représenter l'image parentale dans le show business, on ne nous épargne rien, même pas une scène de viol en réunion où c'est réaliste jusque dans les bruitages... non, ce film est une jouissance de tous les instants, vraiment. Foncez.
Ah, et rappelons aussi le plus grand mystère de ce film : Pamela Anderson est crédité au générique et de toutes les fois où j'ai regardé ce film, pas une fois je ne l'y ai vue. Je vous laisse la chercher ce soir.

Allez, vite, ça va commencer !
Quand je pense que j'ai failli planifier de regarder Esprits Criminels ce soir, nan mais le délire quoi... hiiii, je l'ai pas encore vu ce film en 2009, chouette chouette chouette !!!

Posté par ladyteruki à 21:59 - Comme au cinéma - Permalien [#]

28-11-08

Et un post sur Ned de plus, un !

Alors qu'il y a pas si longtemps, je vous parlais du pilote de Will & Grace, j'ai eu la surprise de tomber, en un haut lieu de cagoulage, sur celui de Ned & Stacey, lequel ne partage pas uniquement avec le premier un goût pour les titres de série simplistes, mais aussi la présence de Debra Messing. Et moi, vous savez bien, dés que je vois une chevelure rousse...
Du coup, ayant le mobile comme l'opportunité, je n'ai pas pu résister à la tentation de le cagouler pour vous l'offrir ! Là, comme ça, en cadeau, parfaitement, et ce n'est même pas encore Noël !
En plus, ce sera ça de moins à numériser à partir de mes VHS plus tard, et sans le logo d'AB1, en prime !

On est donc partis pour un nouveau post La preuve par trois, et je parie qu'il y a moins de monde qui connaît Ned & Stacey que Will & Grace, pas vrai ?

NedStacey___1
D'ordinaire, quand deux personnages se rencontrent, et font des étincelles, on est plutôt dans la logique du coup de foudre à la Dharma & Greg. Bon. Bah là, pas trop. Ce serait plutôt les foudres de guerre ! Dans le cas de Dharma et Greg, les différences sont tout de suite présentées comme étant ce qui attire les personnages l'un vers l'autre, mais pour Ned et Stacey, c'est absolument le contraire. C'est tellement violent qu'on voit mal comment ces deux-là vont tenir tout l'épisode sans s'étriper...

NedStacey___2
Même si on devine rapidement que l'objectif de la série sera de rapprocher deux personnages que tout oppose (un classique), on reste quand même bluffé par le cynisme qui domine cet épisode, et notamment ses dialogues. Mais aussi, d'une façon plus générale, la situation qui est en train de naître sous nos yeux, celle d'une cohabitation complètement intéressée, égoïste, et fondée sur des préoccupations tellement terre-à-terre, qu'on a du mal à se rappeler que Ned & Stacey est pensé comme une comédie romantique ! Ce mariage blanc, mariage d'intérêt, appelez-le comme vous voulez, est en fais profondément glauque !

NedStacey___3
Un petit air de déjà vu ? Eh oui, Debra Messing est encore en robe de mariée ! Bon, j'ai bien conscience que, chronologiquement, c'est l'inverse, mais bon... tiens, il faudrait que je revoie le pilote de Prey pour vérifier un truc...
C'est un coup classique : les deux personnages qui n'ont rien à faire ensemble mais qui finalement... Cela dit, on parvient à être surpris par cet échange, puisqu'en fait, ici, c'est Stacey l'idéaliste qui a contracté ce mariage avec le plus de cynisme... Ned ayant en effet une pointe de sentiments pour elle ! Double surprise, à vrai dire, puisqu'on aurait mal imaginé qu'il ait des sentiments tout court, pour commencer. Voilà qui donne lieu à un échange acerbe, mais d'un autre côté, il faut reconnaitre que la série a des dialogues très vifs de toutes façons, c'est d'ailleurs son atout majeur, avec Thomas Haden-Church.

Il y aurait très certainement un peu plus à dire de ce pilote, à commencer par la présence de Greg German, fishiste avant la lettre, mais bon, les règles sont les règles, trois captures, et pas une de plus !

Voilà, je suis sûre que ça vous fait du bien que je ne parle pas toujours d'un seul et même Ned, pas vrai ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ned & Stacey de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 22:34 - La preuve par trois - Permalien [#]

27-06-08

Project Dharma

Quel bonheur que de voir (enfin) le pilote de Dharma & Greg ! J'avais vu un grand nombre d'épisodes de la série lors de ses diffusions sur M6 mais jamais le pilote, et vous le savez, ça ne pouvait faire que mon désespoir, pilotovore que je suis.
Mais bon, cette lacune est désormais comblée et je suis sur le point de vous offrir un post La preuve par trois ; normalement, hein... vous savez comment ça se passe.
Mais si vous êtes plus blonds que Dharma, vous pouvez poser vos questions en commentaire, ok ?

DharmaGreg_1
Avons-nous déjà abordé le problème de la diction de Jenna Elfman ? Je crois bien que non. C'est normal, ce pilote était aussi mon premier épisode de Dharma & Greg en VO ! Et autant vous le dire, on n'est pas vraiment préparé à ça quand on a connu la voix de Marie-Christine Darrah. En fait on n'est pas DU TOUT préparé à ça. Et en fait elle m'énerve, cette Jenna...

DharmaGreg_2
Ineffable Kitty Montgomery ! J'ai toujours adoré ce personnage... évidemment le parallèle entre les deux couples de parents est savoureux... Ce qui est rassurant c'est que si Dharma et Greg sont tous les deux les fruits de leur éducation respective, ils sont quand même plus modérés. Hélas les différences sont quand même là et à la fin du pilote, déjà, elles vont poser des problèmes. Pourtant la réaction de Greg m'a surprise, tant elle est en antithèse totale avec son personnage dans le reste de l'épisode. Il prend la défense de Dharma devant ses parents, mais se montre plus insensible qu'eux à la fin de l'épisode.

DharmaGreg_3
Je pensais mourir avec mon secret, mais bon, parce que c'est vous, je peux bien le dire... j'ai toujours pensé que l'un de mes ex ressemblait de façon très impressionnante à Greg (ou l'inverse) ; je vous rassure, je n'ai rien en commun avec Dharma, ni éducation de hippie ni la passionnante carrière de dresseuse de chiens. Ah, et je ne suis pas obsédée par les pâtisseries à la myrtille non plus !
Dans Dharma & Greg, on retrouve la structure habituelle du couple de sitcom, où seul l'un des personnages est vraiment digne d'intérêt, l'autre lui servant de faire-valoir ou clown blanc. Et effectivement chaque réaction de Greg montre bien qu'il est complètement dépassé par la blondinette...

Dans l'ensemble, le pilote n'est pas extraordinaire, mais il comporte quelques bonnes scènes quand même, même si la retenue (et les règles de cette catégorie du blog) m'empêchent de toutes vous les montrer... donc non, il ne sera pas ici question de l'adorable scène dans le metro (les deux premières plutôt), ni de la première conversation téléphonique de Dharma avec sa belle-mère (magnifique façon de décrocher, il faut bien le dire), et bien-sûr, le fait que le chien de Dharma... ait un chien !
En fait le perso de Dharma est magnifique, c'est l'actrice qui m'énerve un peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dharma & Greg de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 23:14 - La preuve par trois - Permalien [#]

15-01-07

A part Clown, c'est pas des clowns

Avant qu'elle ne soit bêtement renommée Marni et Nate, et plus encore bêtement diffusée dans le cadre de KD2A (une véritable aberration), il existait, à une époque, une délicieuse mais trop courte série intitulée Committed. Dans ce modeste sitcom nous présentant un duo d'amoureux au début de leur relation, la véritable force était que non pas l'un, mais bien les deux personnages principaux, étaient totalement barrés ! Ne cherchez pas, il n'y en avait vraiment aucun pour rattrapper l'autre.

Le pilote commence sur une présentation croisée de nos deux protagonistes racontant chacun, à travers leurs espérances pour le blind date qu'on leur a fixé, leurs derniers échecs amoureux : des flashbacks nous montrent Nate se comportant comme un véritable abruti, et Marni évoquant les attouchements de son oncle en riant. Mouais. Pas étonnant que le commun des mortels aie un peu de mal avec eux. Le soir du blind date arrive, et le courant passe à merveille entre ces deux allumés, chacun respectant les TOC ou bizarreries de l'autre (mais en eussions-nous douté ? De toutes façons les spectateurs français étaient avertis : leurs noms étaient au générique, ils ne pouvaient que s'entendre !). Je vous épargne les quelques retournements de situation qui nous attendent dans la suite du pilote et qui ne font que nous conforter dans l'idée que si c'est bizarre, alors ça va les rapprocher. Et qu'ils sont faits pour se mettre à la colle quoi qu'il arrive (parce qu'en plus, ensemble, ils sont mignons à mort).

Dés ce premier dîner, drôle et touchant à la fois, on peut sentir la magie de Committed opérer. Ce qui frappe, c'est qu'avant tout, le couple Marni/Nate ne fonctionne pas sur la structure comique habituelle Auguste/Clown blanc, si chère à de nombreux sitcoms du même genre. Citons les comparaisons les plus faciles : Dharma & Greg, Will & Grace, ou encore Dingue de Toi. Car dans ce couple, l'un ne sert pas de faire-valoir aux extravagances de l'autre. Non, les deux sont complètement azimutés, tenez-vous le pour dit. L'un a certes une personnalité plus expansive que l'autre (Marni ne tient pas en place, tandis que Nate semble terrifié par tout), mais, comme dans un épisode d'un Sex & the City taquin, ils ont simplement trouvé chez l'autre le monstre qui embrassera leurs trois têtes : ils se complètent sans qu'aucun personnage ne soit lésé.

En parlant de clowns, n'oublions pas de citer également les seconds rôles, et principalement Clown (interprété par l'excellent quoique peu bavard Tom Poston). Voilà encore des petits malins qui tirent admirablement bien leur épingle du jeu et qui, même si le personnage de Bowie est plus lisse que les autres, permet là encore de passer d'excellents moments. Mentionnons aussi (pour nous éviter tout problème) l'excellent Todd, irritant mais à dessein, et dont les airs pincés valent tout l'or du monde. Sa haine tenace envers Nate n'en est qu'à ses prémisses dans le pilote !

En dépit de son annulation, je reste fidèle à ce que j'en pensais lorsque j'ai goulûment regardé cette série pour la première fois...
Mahna mahna... Du du dudu du... Oh, à moins que vous ne vouliez faire les Mahna mahna, parce que je peux faire des Du du dudu du !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Committed de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:17 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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