ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

12-05-12

Non-identifiée

"A quel personnage t'identifies-tu le plus ?"
C'est une question qui est régulièrement posée dans toutes sortes de discussions à teneur téléphagique. Mais je n'ai jamais de réponse. Je n'en ai jamais eu.
Ce qui s'en approche le plus pour moi, c'est de citer des personnages qui m'ont servi de modèle ou d'idéal à un moment donné, notamment vers la fin de l'adolescence. Mais je ne m'y reconnaissais pas, et ça ne m'a jamais effleurée.

Ca n'a jamais été un problème à mes yeux, d'ailleurs. Mais j'ai souvent observé que de nombreux téléphages, et quasiment tous les télambdas, cherchaient au contraire à s'identifier à des personnages ou des situations pour pouvoir les suivre, et c'est définitivement la différence que je ressens comme étant la plus prononcée dans ma façon de vivre ma téléphagie et celle de la plupart des gens que je connais.
Je ne regarde pas de la fiction pour qu'on y parle de moi, ce n'est pas ce que je recherche ; j'y cherche et trouve aussi bien du divertissement que de l'émotion brute, un exercice de style qui me permet de découvrir des thèmes originaux sur le fond ou une façon originale d'innover sur la forme, et je suis en quête, dans mes visionnages, d'énormément d'exotisme, pas juste au sens géographique (cette donnée-là dans ma consommation est plutôt récente, comparativement), mais au sens où regarder la télévision, depuis toujours, et aussi cliché que cela puisse paraitre, est pour moi une fenêtre sur le monde. L'idée est d'essayer de se glisser dans la peau d'un personnage qui mène une vie qui ne soit pas la mienne, et qui m'offre une opportunité de ressentir par procuration des choses que je ne vivrai jamais (et le plus souvent : tant mieux !), pas de trouver un personnage qui exprime des choses dans lesquelles je me retrouve. Les personnages qui m'intéressent sont ceux avec qui j'aurais envie de discuter dans la vraie vie, pour échanger des impressions ou des expériences, pas ceux qui me renverraient un miroir, car j'ai l'insupportable prétention de croire que je suis capable d'introspection sans ça.

Je regarde des séries pour savoir, pendant 45 minutes en moyenne, ce que c'est que d'être une mère de famille nombreuse mariée à un pasteur, le héros d'une guerre qui se déroulera quand j'aurai 82 ans, et une actrice sur le retour alcoolique. Et quand l'épisode est fini, je reviens à ma vraie vie, à mon vrai moi, et je me sens enrichie par ces expériences dans ma compréhension du monde et des gens, même de façon minime (ou carrément illusoire, car parfois, juste parfois, une série n'est jamais qu'une série).

L'absence d'identification n'a jamais été un problème à mes yeux. Cependant j'ai bien observé que c'était une position moyennement partagée, et que la plupart des téléphages cherchent au contraire l'identification, que c'est même une nécessité pour s'intéresser au sort d'un personnage.
C'est encore plus prononcé pour les publics adolescents, d'après mes observations. Et quelque part je le comprends, même si je n'en ai jamais fait l'expérience, parce que c'est une période où on a envie de penser qu'on n'est pas seul à faire certaines expériences, où on essaye de calibrer notre comportement sur une norme, et que les séries participent à cette norme à divers degrés.

Quand j'étais adolescente, la télévision était physiquement difficile d'accès en la présence de mon père, de sorte que lorsqu'il était au boulot, ma mère nous laissait nous jeter sur la télévision comme des affamées, et on regardait n'importe quoi qui soit diffusé pendant le créneau horaire. Et j'ai grandi à une époque où ces créneaux horaires étaient majoritairement occupés par des séries. C'est aussi simple que ça. Si j'avais eu 100% Mag à la télévision à l'époque, eh bien aujourd'hui peut-être que je suivrais la dernière tendance de scrapbooking à partir de boîtes de camembert, et on ne serait pas là à parler séries.
Je ne suivais pas de série en particulier parce qu'on n'était pas en position de faire des plans sur l'avenir, et les horaires de mon père étant ce qu'elles étaient, on n'était jamais sûres de regarder le lundi la suite d'un épisode diffusé le vendredi, mais globalement, il y avait quand même des séries qui avaient nos préférences, même dans ce contexte.

L'une d'entre elles était Angela, 15 ans. C'était la seule teenagerie que je regardais à l'époque. Plus tard, je suis passée à côté de Dawson, notamment, qui ne m'a jamais intéressée mais qui semblait émouvoir toute ma génération. A partir de là, c'était quand même bien foutu pour moi, j'ai quitté le nid familial pour aller vivre ma vie, et les histoires adolescentes m'ont encore moins captivée, même si je me suis intéressée à Coeurs Rebelles (surtout pour les histoires de viol et de drogue, soyons honnêtes) ou La Famille Green (que j'appréciais énormément pour y suivre trois générations de la même famille), donc pas vraiment en terrain adolescent au sens strict.

Angela

Cet après-midi j'ai revu plusieurs épisodes d'Angela, 15 ans, et cela faisait quelques années qu'une telle chose ne s'était pas produite. Comme je viens d'avoir 30 ans, et qu'à un ou deux ans près, j'avais alors l'âge d'Angela Chase, je pensais que je m'étais peut-être identifiée à elle et qu'en revoyant la série, j'allais retrouver l'adolescente que j'étais, ses émotions, ses questions.

Pas du tout. En regardant les épisodes, je me suis souvenue, de façon à vrai dire assez brutale, de ma propre adolescence ; c'était probablement un mécanisme de mémoire étrange qui me ramenait des images et des anecdotes de cette époque, par association d'idée ou quelque chose, je ne sais pas. Mais en tous cas ces souvenirs n'avaient rien de commun avec les expériences d'Angela, ou de ses amis ; non plus que ses relations avec ses amis, ou ses rapports à ses parents, ou même à sa frangine. Et ne parlons même pas de Jordan Catalano.

Je trouve toujours qu'Angela, 15 ans est la série adolescente la plus réaliste que je connaisse ; lors d'un débat, je ne sais plus qui m'avait dit, une fois, que c'était générationnel. Mais visiblement non, je ne m'y suis pas reconnue, et cette série n'était pas ma réalité. Et c'est certainement pour ça qu'elle compte parmi les rares séries adolescentes que je tiens en estime, parce qu'elle arrive à me sembler authentique malgré l'absence d'identification. Téléphagiquement, c'est ce qui fait sa valeur.
Mais humainement ? Cet après-midi, j'ai trouvé très triste de ne même pas être capable de m'identifier à Angela, 15 ans.

Si je n'y arrive pas avec cette série-là, alors avec laquelle ?
Alors ça m'a renvoyée à mon absence d'identification, et à mon problème avec les séries adolescentes en général. Est-ce que par hasard ces deux phénomènes seraient liés ?

Je n'ai jamais compris l'attrait de Dawson auprès des adolescents de ma génération (parmi lesquelles, notablement, mon ex petit-ami de l'époque). Par la suite, j'ai trouvé Skins, qui pourtant semblait parler aux adolescents de sa génération, très extrême et superficielle ; je me suis dit que j'étais simplement trop vieille pour que ça me parle et je suis passée à autre chose. Je n'ai pas insisté. Et la plupart des séries adolescentes, notamment Gossip Girl que j'utilise toujours comme exemple du pire, me semblent toujours mauvaises.
Ce soir j'ai aussi regardé le pilote de Clash, et là encore, j'ai trouvé que c'était un peu n'importe quoi, une sorte de fantasme de l'adolescence complètement déconnecté des vraies problématiques. Mais qu'est-ce que j'en sais, moi, des vraies problématiques d'ados ? J'ai 30 ans ! Alors peut-être que Clash voit juste, en réalité...

Et si au fond, le problème était simplement que je ne me retrouve pas dans ces personnages ? Que je n'ai trouvé aucune série adolescente qui me parle de l'adolescente que j'étais ? C'est peut-être ça, l'origine de mon soucis avec les séries adolescentes. C'est que je n'en trouve pas qui me parle de moi.
Il n'y a qu'une façon de régler ça : trouver une série avec un personnage auquel je m'identifie. Je ne sais pas si cette série existe. Je ne l'ai jamais cherchée. Mais ça ne m'attire pas du tout de me mettre à sa recherche, en fait.

Vous savez quoi ? Dans le fond, je préfère continuer à aller chercher des personnages qui ne me ressemblent pas, plutôt que de tenter de me réconcilier avec les séries adolescentes.
Mais je suis contente d'avoir l'opportunité de me poser ce genre de questions rien qu'en regardant des séries. Et finalement, c'est peut-être ça que je cherche le plus dans ma téléphagie.

Posté par ladyteruki à 23:16 - Série de valeurs - Permalien [#]

16-01-12

Home alone

Chaque année je vois de nouveaux téléphages apparaitre dans le paysage. Parmi eux, une part non-négligeable de "petits jeunes" qui ont découvert les séries télévisées entre 2004 et aujourd'hui, la génération Lost. Certains ont la soif de découvrir, d'autres pas du tout. On peut avoir une conversation avec eux et réaliser qu'ils n'ont jamais vu un épisode de X-Files de leur vie. On peut aussi avoir une conversation avec eux et s'apercevoir qu'ils ont tenté de regarder des séries qui a priori n'étaient pas vouées à se trouver dans leur champ de vision. De tout.
Et à chaque fois que je vois de ces jeunes spectateurs arriver, et commencer à se faire le relai de leur téléphagie, je réalise que les points de repère bougent. Que la téléphagie dont ils parlent ne sera de toute évidence jamais la même que la mienne. Qu'ils ont vécu leur adolescence devant Skins, pas devant Dawson (bon d'un autre côté pour moi ça n'a été ni l'un ni l'autre, mais vous saisissez l'idée). Que certaines séries qui me semblaient faire partie des "classiques", même quand je ne les ai pas aimées, leur sont étrangères et qu'ils ne voient pas le problème. Ils ont d'autres références et ça ne les étonne pas plus que ça.

Mais dans cette sorte de fossé des générations téléphagiques, ce qui s'exprime de plus en plus clairement, c'est qu'ils ont grandi dans un monde où tous les téléphages peuvent échanger entre eux, et où, quoi qu'on aime, on trouvera toujours quelqu'un avec qui partager notre passion pour une série donnée. Et moi-même, j'ai parfois tendance à oublier que ce n'est pas quelque chose de si évident, de par mon utilisation d'internet, notamment. On aimerait croire qu'aujourd'hui, on peut, quelle que soit la série qu'on apprécie, trouver son "âme soeur" téléphagique, et cela fait partie des charmes de notre époque.

Pourtant.
On oublie parfois, moi la première, que non seulement il a existé une époque pendant laquelle on pouvait être seul à regarder, suivre, aimer une série, sans jamais trouver avec qui deviser gaiement ou gravement à son sujet, mais ce genre de no man's land existe encore, de nos jours.
Au fond, on peut bien faire toutes les expériences de contagion qu'on veut, essayer de faire découvrir des séries qui a priori ne sont vues que par une poignée de personnes sur notre continent, ou passer le mot au sujet de fictions obscures de chaînes méconnues, il y a toujours un moment où on se sent juste très seul dans la vision qu'on a d'une série en particulier.

Cette séquence nostalgie vous a été proposée par House of Lies.

HouseofLoneliness

Parce que c'est assez dramatique cette sensation d'isolement que je ressens quand j'ai envie de parler de la série. Certes, je sais que je ne vais pas aller en discuter avec Florian, dont le biais anti-Showtime est célèbre dans toute la francophonie grâce à ses légendaires prises de position dans le SeriesLive Show. Mais j'ai un mal fou à trouver d'autres interlocuteurs qui en ont eu une bonne impression.

Pendant un moment, je m'étais même dit que c'était parce que j'avais eu une bonne impression sur le pilote, et que ça allait se calmer voire même disparaitre ensuite ; ça s'est déjà vu sur d'autres séries après tout, l'un des exemples récents qui me vient à l'esprit est Combat Hospital. Au bout d'un ou deux épisodes de plus, j'ai fini par me dire que, bon, le pilote n'était pas si mauvais que ce que d'autres semblaient bien vouloir le dire, mais il n'était pas non plus excellent au point de continuer à suivre la série.

Mais rien à faire. Là, je viens de regarder le second épisode, et je me suis marrée comme une malade. J'adore la dynamique de groupe, j'adore le cynisme ambiant, j'adore le côté délicieusement absurde de la vie professionnelle des protagonistes. Et j'adore la dynamique de groupe, aussi. Déjà dit ? Pas grave, ça vaut la peine d'être répété.
Pas l'ombre d'une déception. En fait, le pilote était pas mal, mais définitivement moins bon à mes yeux que l'épisode suivant, plus déjanté. Il y a toujours deux-trois trucs qui ne m'intéressent pas (en général connectés à la vie du personnage principal), et qui ne sont pas nécessairement du meilleur goût (tout ce qui est relatif à l'ex-femme du personnage principal), mais c'est totalement mineur au regard du reste, et notamment de mes véritables fous-rires. Au point de devoir mettre l'épisode en pause et m'éponger les yeux.

Je me sens très, très seule dans mon appréciation de House of Lies.

Comme avant d'être une téléphage sur internet. Sauf que je suis sur internet, et que je lis plein de gens qui en parlent, et qu'ils n'aiment pas du tout.
En pire, donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche House of Lies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:33 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-01-10

Trop attendue

Ce post s'adresse à vous tous qui, comme moi, avez été adolescents pendant la seconde moitié des années 90... vous vous souvenez ? Ce qu'on a pu ressentir devant Felicity, Dawson et/ou Young Americans ? Pour ma part, je gardais beaucoup de distance avec ces séries pour adolescents (et TF1 ne m'a pas permis d'approfondir la question Felicity qui aurait pu être la seule exception), mais même moi je l'ai perçu à un moment. Oui, le fait est qu'on l'a tous ressenti, à un moment ou à un autre, devant l'une de ces séries ou leurs équivalents, à des degrés divers.
Cette impression de proximité. Quelque chose nous parlait. Quelque chose s'adressait à nous sans (trop) nous prendre pour des crétins. Ne simplifiait pas le monde exagérément. Ne se contentait pas de nous divertir. Ces séries n'étaient pas juste écrites pour que nous les regardions, elles étaient écrites pour que nous y trouvions un petit quelque chose. Peut-être même un peu de nous.

Je pensais sincèrement cette époque totalement révolue. Elle s'est éteinte avec Joan of Arcadia et Everwood, pensais-je. Et pour être sincère, ça ne me faisait ni chaud ni froid, j'avais déjà amplement passé l'âge de me sentir touchée de plein fouet par ces séries, et même quand j'en avais l'âge, elles étaient loin d'avoir sur moi l'impact qu'elles avaient sur mes ami(e)s.

Sont apparues, graduellement, par ordre croissant d'indigence, The OC, One Tree Hill, Gossip Girl, 90210 et autres Hidden Palms, et je me disais : je suis bien contente de ne pas être une ado. Bien contente de ne pas chercher dans le paysage télévisuel quelque chose qui me parlerait, parce que, punaise, qu'est-ce que je serais déçue ! Les années semblaient ne passer que pour apporter moins de sens aux séries pour ados. Qu'est-ce que je les plains, les ados. C'est déjà pas facile d'être ado, mais quand on voit en plus les séries qu'ils se coltinent... pas gâtés, les pauvres. Au mieux, ils devraient être aussi furieux que je le suis de ce qu'on leur fourgue.
Et d'ailleurs, un peu plus tôt cette saison, je m'en étais émue à nouveau avec l'arrivée de The Beautiful Life, qui ne remontait toujours pas le niveau.

Et puis, tout le monde a commencé à parler de Life Unexpected. Et de vous à moi j'ai évité du mieux que j'ai pu ce qu'on en a dit, ce qu'on en a vu, ce qu'on en a espéré. Car de toute évidence, tout le monde en espérait beaucoup. Quand les trailers sont apparus, wow ! Je lisais les réactions et j'avais l'impression que tout le monde attendait l'arrivée de cette série comme celle du Messie. The WB redescendue sur Terre... On pouvait presque entendre les larmes d'émotion et d'espoir rouler sur les joues des gens.
C'est dangereux de trop en attendre d'une série. C'est déjà pas très sain d'attendre grand'chose de la CW, alors...

MuchExpected

Et pourtant, après avoir, ce soir, regardé le pilote de Life Unexpected, je dois reconnaître que je comprends sur quoi repose cet espoir, et qu'a priori il est relativement fondé. Mais que ce poids qui pèse sur les épaules de la série est peut-être trop lourd à porter quoi qu'il arrive. Life Unexpected parvient à avoir ce petit quelque chose de "vrai" qui semblait s'être évaporé mystérieusement des teenageries modernes. Certainement parce que dans le fond, Life Unexpected n'est pas conçu comme une teenagerie. Son personnage principal est une adolescente, certes, mais son discours est plutôt adulte, et surtout c'est à la génération de ses jeunes parents que la série s'adresse (la présence de Kerr Smith, transfuge de Dawson, et de Shiri Appleby, venue de Roswell, sont deux choix de casting assez révélateurs de la véritable cible de la série). Des adultes pas trop adultes, mais résolument plus des ados. D'ailleurs, on comprend avec ce pilote que ce n'est pas l'adolescence de Lux qu'on va suivre, mais bien la façon dont les deux parents vont grandir, enfin, et totalement. Et pourtant quelque chose dans le ton de cette série fait que, si j'étais adolescente aujourd'hui, je ressentirais ce que j'ai ressenti jadis devant Felicity.

Mais voilà le cœur du problème : je ne suis plus adolescente. Et vous, mes camarades qui avez été adolescents au cours de la seconde moitié des années 90, non plus. Et c'est là que le problème se pose finalement. C'est que nous avons passé l'âge. Ça ne nous appartient plus vraiment, cet univers. Les moins téléphages d'entre nous ont gardé Dawson dans un coin de leur cœur et sont passés à autre chose. Les plus téléphages d'entre nous, bien qu'éventuellement passés par des Skins et consorts, ont depuis grandi aussi, et ont découvert des Experts, des Dexter, des Mad Men même, et j'en passe. Nous vivons dans un autre monde et nous aimerions que Life Unexpected nous ramène à notre prime jeunesse, alors que nous ne guettions pas encore nos premiers cheveux blancs et que nous ne payions pas encore d'impôts. Mais c'est un miracle que Life Unexpected, malgré son pilote plutôt solide, ne peut accomplir. C'est trop lui demander.
D'autant que Life Unexpected n'est pas une série épatante. Elle est juste correcte. Quelque part ce devrait être le minimum syndical, mais nous avons tellement baissé le niveau de nos attentes !

Il faudrait pouvoir prendre cette série pour ce qu'elle est : une série divertissante mais pas abrutissante. C'est déjà bien. Mais je crains qu'après les semaines, voire les mois passés, cela ne lui soit refusé. Tout le monde attendait Life Unexpected comme la série qu'elle ne pouvait être. Celle qui nous rappellerait ce que nous avons ressenti il y a une dizaine d'années de ça. Mais même la meilleure des séries ne le peut pas. Alors, une série correcte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:01 - Review vers le futur - Permalien [#]

30-06-09

Why not regarder One Tree Hill

ReasonsWhyNot_OneTreeHill

Voici les 10 raisons de ne pas regarder One Tree Hill :

1 - Parce que vous avez passé l'âge (12 ans)
2 - Parce qu'il n'y a rien que Dawson n'ait pas déjà dit
3 - Parce que reluquer Brooke pendant 45mn n'est pas une raison recevable
4 - Parce que TFHein la diffuse
5 - Parce qu'un épisode bien (cf. fusillade) n'excuse pas le marasme du reste
6 - Parce que la VF est épouvantable
7 - Parce que les dialogues sont épouvantables (c'est ptet ça en fait...)
8 - Parce que quand l'ex de Britney Spears se pointe pour jouer les racailles, vous savez qu'on a touché le fond
9 - Parce que Chad Michael Murray
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche One Tree Hill de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:42 - lady's reasons why not - Permalien [#]

06-01-09

Que sont-ils devenus ?

Le net fourmille de cadavres presque exquis. C'est ce qui en fait un endroit si merveilleux. Presque, aussi.
Avouons-le, le temps de présence sur internet est proportionnel au nombre de choses qu'on y laisse. Je suis prête à parier que vous tous, comme moi, vous avez laissé trainer dans un coin un premier site, un premier blog, des conneries... mais qui disent quelques petites choses sur vous. Et en particulier, sur le téléphage que vous avez pu être à l'époque.
En général, c'est là qu'on rigole.
Mais, bon, pas de ça ici, hein, on ne juge pas, ici. La preuve : vous m'avez tous accueillie avec beaucoup de compréhension lorsque je vous ai avoué certains de mes horribles penchants hier, pendant ce qui restera gravé dans les mémoires comme la Journée de la Honte Téléphagique.

On tombe parfois, au fil de nos errances, de lien en lien, sur de vieux sites, de vieux blogs, des conneries... mais ceux des autres.
Ils ne sont pas morts, tous ces gens-là ! Mais dans ce cas, que sont-ils donc devenus ?

Alors laissez-moi vous présenter Laure.
Qu'est par exemple devenue Laure, qui, il y a environ 4 ans encore, était fan de Dawson ?

Laure avait commencé son blog sous divers mauvais auspices : déjà, elle l'avait lancé sur Skyblog, ce qui semble condamnable en soi mais passons. Mais surtout, elle l'avait démarré ledit blog alors que la série était déjà finie aux USA... et en France ! Et on notera qu'avec tout ça, elle n'avait rien à dire dés le second post... Je ne me moque pas, je constate que le blog est parti de loin : certes, en mettant une image par post, c'est pas bien compliqué (vous voyez : , je médis), mais le blog a quand même tenu sur un an et demi (soit plus de 600 posts si mes calculs sont exacts), autant dire qu'il s'agit ici d'une durée record que sans doute la plupart des blogs conçus par un dimanche après-midi pluvieux ne peuvent qu'envier. A plus forte raison sur cette plateforme.

Laure nous donne cependant un bon indice sur ce qu'elle est téléphagiquement devenue : on peut voir s'opérer une transition vers... une nouvelle teenagerie. C'est là qu'on voit qu'internet est quand même un pays merveilleux... Laure a donc ouvert un nouveau blog (c'est la tradition ; plus encore sur cette plateforme) sur son couple favori dans One Tree Hill et, osons le dire, c'est au moins aussi intéressant que le premier, mais on sent que l'auteur expérimente, on sent qu'il y a des efforts pour créer plus de contenu, avec des extraits de dialogues, des posts qui ne se résument plus à des photos, bref, internet a éduqué la téléphage, ou la téléphage a éduqué son coin d'internet, on ne sait pas trop mais c'est juste beau. Et en fait, ça aussi, c'est un indice sur qui est notre téléphage cobaye.

L'histoire ne finit pas là puisque quelques mois plus tard, Laure laisse tomber ses chouchous de One Tree Hill pour ouvrir un autre blog (encore la tradition) qui a dû servir très brièvement, ou qui a subi un sacré nettoyage de printemps, au choix, à titre non-téléphagique cette fois, et qui renvoie vers un autre blog, perso lui aussi, mais où on distingue nettement un avatar animé de Skins. Retenez votre souffle, ce n'est pas fini, on va essayer de la suivre encore un peu... parce qu'il y en a encore un autre (saloperie de tradition), perso aussi mais cette fois c'est Misha Barton de The OC qui se présente sous nos yeux, dans un layout qu'on sent comme étant plus abouti (surtout vu la plateforme). Et ça a l'air de s'arrêter là... pour le moment ?

Récapitulons ce que nous savons téléphagiquement de Laure (car il n'y a que ça qui nous importe dans ces colonnes) : nous savons qu'elle a aujourd'hui 17 ans, ce qui veut dire qu'elle a commencé sa carrière de bloggueuse téléphage autour de l'âge de 14 ans, par là. Qu'elle était une teenager alors et qu'hélas pour elle, et je compatis, c'est pas encore tout-à-fait fini. Qu'elle regardait des teenageries alors, et qu'elle en regarde encore aujourd'hui.

Et pourtant, quelque chose a changé, vous serez tous d'accord avec moi pour le reconnaître ?

Vous savez comment je connais Laure ?
Je crois bien que je ne la connais pas.
On s'est ptet croisées sur un forum ou un autre ça se trouve, en fait on ne peut pas le savoir, mais dans ce cas précis, j'ai atterri sur son blog sur Dawson simplement parce que j'avais ce concept de post en tête, que j'ai fait une recherche au pif dans Google (skyblog Dawson) simplement parce que je cherchais à trouver un blog d'apprentie-téléphage amourrachée d'une série jugée bien souvent comme peu crédible par les téléphages aguerris que nous sommes, et que j'ai voulu voir. Il m'a suffit de suivre les liens pour la suite. C'est tombé sur elle. Ca aurait pu tomber sur une autre.

Laure et moi n'avons pas le même parcours téléphagique, loin de là. Mais j'ai reconnu quelque chose en elle tout de même, et c'est exactement ce que je suis partie chercher quand j'ai commencé ce post : l'idée d'une évolution de nos goûts, et surtout de la façon de les appréhender.
On commence par se prendre la révélation de plein fouet et on gesticule dans tous les sens pour dire notre admiration, notre enthousiasme, notre envie de partager même si on n'a rien de plus à ajotuer que ce qui a été si parfaitement dit dans la série qui nous a percuté. Et puis on tempère. On intègre un certain nombre de concepts. On a du mal à laisser partir la première série... quelques années plus tard on a parfaitement compris que c'était le cycle de la vie, et on passe à autre chose. Parfois dans le même style, parfois pas vraiment... On a envie de dire plus, et puis au bout d'un moment, cela fait simplement partie du quotidien. On veut dire tout et rien, on apprend à dire un peu moins de rien... On modifie ses exigences. Pas du tout au tout, mais...
Il faut bien reconnaître que de Dawson à Skins, il y a quand même plus qu'un pas : une démarche.

Merci à Laure pour cette grande leçon de téléphagie appliquée, donc.
Laissez-moi vous présenter Virginie...

Posté par ladyteruki à 17:32 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


05-01-09

Maudite !

bucher
Bûcher prévu pour ladyteruki - 2009 ap. JC

Vous pouvez me jeter des cailloux, si vous le voulez. J'en ai vu des bien, par là... ou des plus gros, au fond à gauche, aussi.
Je ne me débattrai pas. Je n'implorerai pas votre pardon. Je sais que je n'ai que ce que je mérite.

Il s'est passé un truc affreux.

Mais revenons plutôt sur les circonstances dans lequelles ce drame, cette horreur, cette abomination, se sont produits, bien que je sache pertinemment que, sitôt que j'aurai commencé mon histoire, je serai coupable à vos yeux, à jamais.

Cher lecteur, vous n'êtes pas sans savoir que j'exècre les teenageries. (ça commence mal) Je les méprise toutes, et chacune en particulier. (c'est ça, creuse ta tombe) Elles n'ont à mes yeux aucun intérêt, exception faite, ça va de soi, d'Angela 15 ans. (c'est comme ça que ça commence) Je n'ai d'ailleurs jamais manqué d'en souligner ici même la vacuité et le dénuement total de profondeur. (accouche, fillette) En particulier, je n'ai jamais aimé Dawson, alors que toutes les jeunes filles de ma génération, et quelques jeunes hommes, dont un de mes ex car nul n'est à l'abri, ont adoré et encensé chacun des personnages. (elle a changé d'avis sur Dawson, la belle affaire...) Du coup, maintenant que je n'ai plus l'âge-cible, on se doute que je reste particulièrement hermétique aux teenageries d'aujourd'hui. (mais...?) Que je les exècre. (hin hin) Que je les méprise (c'est celaaaa, oui) Que leur étalage de chair fraîche et inconséquente me débecte. (viens-en au fait !) Et que la seule autre alternative, ce sont les personnages gnan-gnan, sauf qu'eux aussi me donnent la nausée. (on y vient)
Mais, samedi, il s'est passé un truc. (fatalitas !)

Ou plutôt, non ! Ne lancez pas tout de suite vos pierres, je crois que ça date d'avant samedi.

En fait ça a commencé il y a des mois et des mois, lorsqu'un épisode de la saison 3 de... je peux pas, je peux pas le dire, vous comprenez ?! Bref, lorsque j'ai vu un épisode d'une troisième saison d'une teenagerie. Qu'on ne citera pas. Oui, voilà, on va faire ça : pas de nom. Et dans cet épisode assez incroyable pour une teenagerie... ah merde, si je vous dis de quoi ça parlait, vous allez comprendre. Certes j'y ai déjà fait référence dans un post antérieur, mais c'est pas une raison. Disons simplement que le thème n'était pas banal et que même si c'était traité de façon plutôt habituelle pour une teenagerie (dégoûlinante de bons sentiments et de facilités), c'était quand même couillu. Pour une teenagerie.
Mais je vous jure, ça fait des mois, je n'y pensais plus ! J'en ai parlé une fois, une seule, dans ces colonnes, parce que le sujet s'est présenté pendant un... non, je ne vous dirai pas pendant quel jeu, vous allez trouver de quelle série il s'agit. Mais ça s'arrêtait là ! J'y repensais même plus, rien du tout ! Et puis...
Et puis en décembre, avec les jours de congés, les jours fériés et tout le bazar, eh bien il m'est arrivé de voir la fin de la fin de la dite 3e saison. Et ptet même un bout de la 4e (mais c'était nul) (si, vraiment, sans intérêt) (typiquement ce qu'on peut attendre de nullard de la part d'une teenagerie) (pour ce que j'en ai vu).

Et puis samedi...
Damned, vous allez tout de suite deviner quelle teenagerie est passée samedi ! Je suis découverte !

Eh bien oui, voilà, j'ai regardé le season premiere, voilà, vous êtes contents ? J'ai pas fait exprès, je pensais voir ce qu'on allait nous servir après le ô combien merveilleux départ de Sous le soleil, et puis je suis tombée dessus, voilà, c'est tout, on va pas en faire tout un plat ! D'accord, j'avoue, j'ai aimé ce que j'ai vu parce que...
Parce que...
Parce que ce n'étaient plus des adolescents, justement.

Mais... l'espace d'un instant... ça a duré une demi-seconde... j'ai pensé...
"Ptet que je devrais acheter les DVD de One Tree Hill, pour voir".

C'est bon, balancez la caillasse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Infâmie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:06 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

01-08-08

Bah reste caché, merci

Quand on va voir la fiche de SeriesLive pour Hidden Palms (oui, aujourd'hui je commence par le lien, j'avais envie ; ça doit être parce qu'aujourd'hui je fais mon post de bon matin je suppose), on peut voir plusieurs commentaires enthousiastes (premier sursaut du sourcil droit) clamant que la série est à la croisée des chemins entre The OC et Desperate Housewives (second tic nerveux).
Hé bah ! Heureusement que je n'ai pas eu la mauvaise idée de lire ces commentaires avant de voir le pilote, parce que j'aurais été mise de bien méchante humeur !

The OC, ah, la référence... Il y a 10 ans, tout ce qui relevait de près ou de loin du domaine fantastique avait droit à une comparaison avec, allez, au choix, Buffy ou X-Files. On parlait d'ados et c'était Dawson le modèle (ou pas). Aujourd'hui, sitôt qu'on parle d'ados riches au-delà de toute décence, paf ! On fait un rapprochement avec The OC. Signe des temps, quoi... C'est si pratique, les raccourcis, pourquoi s'en priver ? Quand en plus votre interlocuteur connaît le nom de pas plus de 10 séries, maximum, au moins on est sûr d'avoir des références en commun. Quant à l'analogie avec Desperate Housewives, pour ma part je cherche encore les similitudes ! Une chose est sûre, ce n'est pas au niveau du ton second degré que ça se passe, vu que tout dans Hidden Palms indique que la série se prend le plus possible au sérieux, sans humour ni volontaire (pas bon), ni involontaire (pire !).
Nan mais, à mon avis, ya un mec qui, une fois, a fait bêtement la comparaison (sans avoir vu l'une ou l'autre des séries mentionnées, voire même aucune), et depuis tous les kikoolol reprennent connement les noms qu'on leur a donnés. Je ne vois que ça.

Car oui, je peux dire que regarder le pilote de Hidden Palms, samedi, relevait du pur masochisme. A vrai dire, je m'en doutais un peu ; lorsque j'ai eu la possibilité de cagouler la chose par le passé, j'avais décidé de faire l'impasse dessus, donnant la priorité à d'autres, et je me savais bien inspirée sur ce coup, instinctivement. Et on a beau dire, c'est une bien belle chose que l'instinct ! Ahlala, je n'avais pas perdu autant de temps que devant une série depuis East Bound and Down. Mouais, c'est pas si vieux, je sais, mais justement, ça m'énerve de gâcher mon été devant pareilles conneries.
Mais notez bien qu'on n'est pas du tout dans le même registre, cela dit.

Stylistiquement, graphiquement, scénaristiquement, Hidden Palms est une merde laaaaaargement plus aboutie, je me dois de le reconnaître. M'enfin ça reste une merde, on est bien d'accord.

Le truc qui me frappe le plus dans le pilote (et le petit bout que j'ai regardé de l'épisode suivant ; eh, franchement, qui osera dire que j'ai pas donné sa chance à cet étron ?), c'est la structure de ses scènes. La prod a bien compris que son public d'ados avait la capacité d'attention d'un poisson rouge, parce que pas une scène n'excède une minute ! Il y a le temps pour, en moyenne, trois répliques, quatre au maximum, et ZOU ! Scène suivante.
Je ne dis pas : ça pourrait être une bonne idée... à la condition que ces scènes soient un tant soit peu connectées. Mais il y a systématiquement, entre chacune, des ellipses temporelles plutôt perturbantes, car quasiment jamais expliquées, ou alors, très mal. Exemple : le personnage principal échange trois piques avec sa mère, et la scène d'après, il fait du gringue à sa (future) copine près d'une piscine, et là on coupe sur une fête où se trouvent parents et fiston, sauf que c'est pas du tout le gala de charité dont on a parlé quelques scènes plus tôt, non, ce serait trop facile, et là-dessus on file dans le laboratoire de Gil Grissom chez la petite voisine faire-valoir qui a eu une introduction de 15 secondes de temps d'antenne ya 20mn de ça, et qu'on avait pas revue depuis. Bon, je vous dis ça de mémoire, hein, c'est pas forcément ces scènes-là dans cet ordre, mais c'est en tous cas comme ça que ça se passe. Donc tout ça, avec une moyenne d'une minute par scène, je vous rappelle !
Ce pourrait être un parti-pris artistique, mais non, à regarder, ça donne juste une impression bordélique de superficialité constante. Ou une impression superficielle de bordel constant. Ou... enfin, vous saisissez l'idée. Imaginez une série où, d'une minute à l'autre, le cadre, l'action, et le ressenti des personnage peut changer du tout au tout sans transition ni logique, et vous obtenez Hidden Palms.

Partez pas, j'ai pas fini la lapidation, il me reste quelques cailloux...

On pourrait décider, là, ici, maintenant, qu'après tout cet effet de style raté n'est qu'un défaut mineur qui ne devrait pas nous empêcher de profiter de l'intrigue.
Ha, ya donc une intrigue !!!
En tant que téléphage, je m'attends à ce qu'une série en ait une, voire même plusieurs, donc j'ai donné le bénéfice du doute à Hidden Palms. Le premier quart d'heure, on se dit "bon, ça ce sont les scènes d'exposition, patience". Le quart d'heure suivant, on est plus sceptique : "à un moment ils vont bien être obligés de nous dire ce qu'on fait là, non ?". Et puis là, interviennent de façon magique un suicide étrange et... ha bah non. Rien d'autre. Apparemment on n'aura droit à rien de plus que la possibilité éventuelle et pour le moment fantasmée qu'un meurtre a eu lieu dans la chambre du personnage principal.
Et. C'est. Tout.

Mais en même temps, comment offrir plus quand on est déjà dans un autre type de défi : montrer un maximum de décors différents pour bien montrer que a) on est chez les riches, b) on a loué des super décors qui déchirent. Payer un scénariste en plus, ç'aurait été signer l'arrêt de mort du chef comptable (et un suicide de plus aurait été un suicide de trop, vous en conviendrez). Occupée à nous montrer que, hein, t'as vu, dis, t'as vu, je peux filmer 10 scènes dans la maison d'un personnage sans qu'on reconnaisse que c'est le même endroit, la prod de Hidden Palms a totalement oublié de nous intéresser à cette histoire de suicide/meurtre. Au point que lorsqu'il y a des révélations, elles tournent autour des coucheries et rien d'autre, par manque d'imagination certainement. Normal, on est au soleil, là où les gens ne pensent qu'à baiser (puisque d'après les réactions récurrentes des personnages, tout ça c'est la faute du soleil, bon admettons, qu'est-ce que j'y connais au soleil, j'habite Paris).

Vous pensez que j'ai déversé tout mon fiel ?
Allons, vous ne me connaissez pas mieux que ça ?

Il reste encore le plus important : les personnages. Enfin, importants en général, pas dans ce cas précis.
Quand j'étais petite, ma grand-mère récupérait les sacs plastiques pour s'en servir comme de poubelles (elle avait connu la guerre, feue ma chère grand'mère, alors elle avait le sens pratique). Et les sacs qui étaient destinés à devenir poubelle était fourrés dans une sorte de besace en tissu que ma grand'mère appelait le "sac à sacs" (l'idée lui a honteusement été piquée ensuite). Eh bien, Hidden Palms, c'est un peu ça : un grand fourre-tout de contenants à merde.
Comme les scènes n'ont aucun lien direct entre elles, les personnages, forcément, sont d'une folle inconsistance, et inconstance aussi du coup. Un moment le héros déprime, la seconde d'après il rencontre une voisin intrigant, la seconde encore après il batifole sous les arroseurs automatiques avec une inconnue (certainement la scène et les répliques les plus ridicules de tout le pilote). Je rappelle que le mec sort de désintox et que son père s'est flingué, hein...
Il n'y a pas vraiment de personnages, en fait, il y a... des gens. Des gens qu'on pose dans une scène, puis dans une autre, et encore une autre, un peu comme si on faisait jouer des poupées de cire dans une vitrine, et ce ne sont en fait que des prétextes pour que la prod se la pète grave avec ses décors. Vous savez, quand vous étiez ado et que vous vous faisiez des films, peu importait que les choses aient l'air plausibles, l'essentiel c'était qu'à la fin le mec de vos rêves vous invite au bal de promo (et franchement, que les bals de promo n'existent pas en France, c'était un détail mineur), ou que la fille qui vous faisait triper enfile un bikini rachitique (et si pour ça fallait inventer une menace bactériologique dont le virus ne vise que les vêtements en coton, et bah vaille que vaille, c'était pas grave). Eh bah là c'est pareil : on veut une scène où une fille joue seule à un concours de tshirt mouillé sur un practice de golf ? Eh bah on fait ça. Ça n'a pas de sens mais on s'en fout. Ça fait bien. Ça fait de l'action.
Ce devait être l'horreur à jouer. En même temps, Dieu merci, les acteurs sont tous plus navrants les uns que les autres, ça nous évite d'être déçus par leur potentiel gâché.
On pourrait aussi arguer qu'il y a des personnages sensés être importants qu'on ne voit quasiment pas, comme la petite voisine qui vit dans le laboratoire de Gil Grissom. Le héros la croise deux secondes le temps de lui demander son nom au tout début du pilote, ensuite on ne la revoit plus (en plus elle a la mauvaise idée de pas avoir un physique qui se retient et d'être blonde comme la pétasse principale), et tout d'un coup, on l'avait complètement oubliée, mais le héros débarque chez elle. J'ai même pas compris, sur le coup, qu'on n'était pas chez la nana qu'il cherchait à choper. Mais en tous cas comme rôle de merde, ça se pose là !

Bon, je crois que j'en ai fait le tour. C'est pas certain mais ai-je vraiment envie d'y réfléchir plus en avant ? Hidden Palms est pire qu'une série popcorn : c'est une série maïs transgénique. C'est génétiquement modifié pour plaire aux plus cons ados, mais il vaut mieux pas en manger si vous voulez être tranquille. D'façons ya strictement rien à grailler là-dedans, tous les acteurs sont moches. Comme pas trop laide, ya ptet, à la rigueur, la pauvre Gail O'Grady qui s'est commise là-dedans, mais elle n'est plus de première fraîcheur.
Franchement, vous avez mieux à faire, non ? Moi en tous cas, je sais ce que je ne ferai pas samedi !

Et pour ceux qui... oh bof, vous avez déjà un lien là-haut, c'est bien nécessaire ? Bon, c'est bien parce que c'est la tradition. Pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hidden Palms de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:20 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

22-06-08

Machine à popcorn

La question qui m'étreint après avoir vu le pilote de Fringe (puisqu'apparemment il fallait en passer par là), c'est : à quoi sert Joshua Jackson ? J'aimerais bien avoir la réponse. A part à rameuter les ex-fans de Dawson qui ont aujourd'hui grandi (et sont donc pile dans la tranche d'âge pour regarder la série), je ne vois absolument pas ce qu'il vient faire là.

En fait c'est bien simple, on nous a présenté Fringe comme une série tournant autour de ce petit génie, mais la vérité c'est que c'est la (très) belle Anna Torv qui mène le jeu, aussi bien sur le plan scénaristique puisque le show entier dépend de son personnage, qu'au niveau du jeu puisqu'il n'y a pas une scène où son regard vert ne détourne notre attention de ses partenaires. Ya même eu un moment où je ne me suis pas réjouie de la présence de Kirk Acevedo (mais ça n'a pas duré, je vous rassure).
Complètement anecdotique (plus l'épisode avance et plus on se dit qu'il est juste l'enjeu masculin obligatoire de toute série dont le personnage central est une femme), son rôle ne prend un petit peu d'intérêt que vers la fin quand il a une idée pour compléter celles de son génie de père, et faire guérir John. Le reste du temps, il n'est qu'un passeport vers son patriarche, lequel est un personnage déjà suffisamment riche, et n'avait pas besoin d'être mis en retrait par la présence du petit grassouillet (je suis la seule à avoir ri ?).

En-dehors de cette interrogation qui, je dois le dire, me tord le cerveau en tous sens, il n'y a pas grand'chose à dire de Fringe. La qualité première de ce pilote, c'est son efficacité. Non, pas vraiment, puisque cet épisode fait en 1h20 ce que je suis sûre qu'on aurait pu faire en 1h, voire peut-être même encore moins, avec juste un peu plus de rythme, et moins de plans sur la lingerie noire d'Anna Torv (les Anna sont en chaleur en ce moment !).
Ce qui est rassurant, c'est qu'au moins, cette première rencontre avec Fringe affiche clairement la couleur : quand on voit qu'il faudra attendre très exactement 58 minutes pour qu'enfin on mette en place les éléments de la mythologie à venir, on sait qu'on a affaire à un nouveau X-Files qui fera hurler les impatients et délectera ceux qui aiment regarder un épisode qui ne leur en apprendrait pas plus que le précédent.

Donc, la qualité première de ce pilote, ce serait... sa propreté. Je ne trouve pas d'autre terme. Ah ça, c'est pas du travail de cochon : esthétiquement c'est pas mal foutu, les dialogues fonctionnent à tout moment (même si la langue de bois typique aux séries à complot fait rapidement son entrée dans le vocabulaire des protagonistes), ya de l'action à rythme régulier et tout et tout. On sent que celui qui est derrière cette série (et son simple nom suffit à intéresser les foules, la preuve par l'exemple : JJ Abrams... hop vous voyez, tout de suite, vous êtes déjà plus attentif à ce que je dis !) maîtrise son art, simplement en l'occurence, comme un peu souvent ces derniers temps, la série manque dramatiquement d'âme. Tout cela est bien propre, mais ça l'est trop.

A un moment, quand même, on a l'impression de patauger dans une grosse flaque de n'importe quoi : précisément lorsqu'entre en scène la vilaine méchante firme suspecte dont on aimerait bien connaître les secrets, mais on peut pas, puisque c'est le pilote. On se retrouve tout d'un coup dans un univers futuriste, là, comme ça, on a pas compris ce qui nous arrivait, et personne ne semble s'en émouvoir. Mais si du coup, Fringe est une série d'anticipation, comment se fait-il qu'on ne nous l'ait pas dit plus tôt ? Tout d'un coup, on se retrouve dans un univers où la technologie est super avancée, et on n'en savait rien ? N'y a-t-il que pour moi que ç'ait été déconcertant ?

Ouais, alors, bien-sûr, vous allez me dire que je suis encore en train de dire du mal d'une série. Mais pas du tout. Je ne dis pas que Fringe est mauvais. Je dis que Fringe est... popcorn.
Vous regardez ça pour vous donner une saine dose d'adrénaline, sans avoir à trop réfléchir ni trop vous mettre à l'épreuve, le genre de truc qu'on peut mater une semaine sur deux sans problème puisque de toute façon l'intrigue n'avancera pas d'un iota dans l'intervalle, c'est bien, voilà une série qui n'exigera rien de vous, mais il n'y a pas de quoi être absolument fan, ni sentir son univers bouleversé par ce qu'on vient de voir.
Ya des gens qui aiment bien ça, remarquez, regarder une série pour le divertissement pur, par exemple le soir en rentrant du boulot, pour s'abrutir gaiement. Et il n'y a rien de mal à ça. Mais chacun sa came, et moi c'est pas la mienne. J'attends un peu de stimulation de la part de ce que je regarde, fût-elle intellectuelle ou émotionnelle. Mais côté émotion on ne se prend pas au jeu ne serait-ce qu'un court instant, puisqu'il est visible comme le nez au milieu du visage qu'il n'y a aucun enjeu.

Si parmi vous, il y a des fans de popcorn, je vous laisse ma part, c'est de bon cœur. Toutefois attention, on a vite fait de passer au coca après... et le cerveau perd l'habitude d'être sollicité.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fringe de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:13 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-11-07

Oh oui, once more !!!

Ma téléphagie m'a été diagnostiquée vers la fin des années 90, cependant, elle ne s'est pas déclarée comme pour beaucoup de gens à l'époque, avec Buffy, Dawson et Charmed. Eh oui, je vous parle d'un temps que les moins de 10 ans ne peuvent pas connaître... J'ai eu une histoire compliquée avec Buffy, d'ailleurs... j'ai vu le 3e épisode lorsqu'il est passé en milieu de semaine, le jeudi je crois, sur M6 (avez-vous connu la diffusion en semaine et en nocturne sur M6 ?), ça m'a pas captivée, j'ai laissé tomber, et c'est une ou deux saisons plus tard, alors que ma soeur était scotchée à son écran, que j'ai daigné y jeter à nouveau un oeil. Et même là, ça n'a pas été le grand amour. J'ai plus ou moins vu la saison 4 (Buffy et moi sommes entrées à l'université la même année, si on suit le calendrier de la diffusion françaises du moins), la 5e m'a complètement saoûlée, la 6e a révolutionné ma façon de regarder la série, j'étais enfin convertie au moment de la 7e... Une fois de plus, j'avais un train de retard. Mais pas de regret, j'ai vu le meilleur.

Cette semaine, mon homme et moi cherchions quelque chose de marrant à regarder après le pesant (et profondément pathétique sur le dernier tiers) film Sunshine (n'allez pas faire de recherches, ça n'en vaut pas le coup), et comme une lueur dans la nuit, nous avons aperçu le coffet de Buffy saison 6 (le seul que je possède, le reste est en VHS mais n'attend qu'une bonne promotion pour disparaître corps et biens... soit je suis aveugle, soit ya toujours pas eu d'intégrale de cette série !). "Tiens, si on regardait Buffy, l'épisode musical... je l'ai jamais vu !" Il me balance des trucs, comme ça, pour vérifier si je suis cardiaque... le jour où mon coeur va lâcher faudra pas venir pleurer.

Eh, vous savez quoi ? Cet épisode il est quand même drôlement chouette !
Nan mais ne partez pas, attendez... même aujourd'hui que ma période Buffy est derrière moi (en fait après avoir englouti goulûment la saison 7, le soufflet n'a mis qu'une moitié de saison à retomber... un an après cette série faisait vraiment partie de mon passé de téléphage), je trouve cet épisode parfaitement épatant (et selon des sources proches, même un non-amateur de la série peut le trouver très bon).

D'abord, il y a l'aspect musical, évidemment. Les genres sont assez variés ; deux numéros sortent particulièrement du lot, la présentation du démon et le très enthousiasmant duo Tara/Giles. Mais tout le monde, hormi Willow évidemment, s'en sort dignement.

Mais surtout, cet épisode vaut son pesant de mandragore parce qu'il est construit non seulement comme un épisode hors-norme sur la forme, mais très bon sur le fond. La plupart des intrigues s'apprêtent à changer de façon dramatique : la relation Buffy/Spike prend de la consistance, lumière est faite sur l'Enfer (ou absence de) enduré par Buffy depuis sa résurrection, le mariage de Xander et Anya commence à sentir le sapin, et bien-sûr, la séparation de Tara et Willow prend sa source directe ici. Bref, du costaud, et puis secondairement le départ de Giles, la perdition de Dawn... On n'est pas dans l'épisode gadget, on est en plein coeur d'un exercice de style qui n'a surtout pas bloqué la narration. Au contraire, plutôt que de faire indéfiniment piaffer d'impatience le spectateur avec des intrigues qui se dénouent leeeeeeentement, on profite de l'arrivée du démon pour que tout le monde se dévoile, au moins un peu...

Et puis cet épisode concentre tout l'humour, l'univers adolescent, le folklore typiques de la série. C'est limite si ça vaut pas plus la peine de voir cet épisode plutôt que le pilote si on arrive à croiser la route d'un néophyte !!!

En prime c'est vraiment intéressant de prendre du recul sur une série avec laquelle on a eu une longue histoire pendant plusieurs années, et à laquelle de toutes façons on n'aurait pas pu échapper même si on l'avait voulu. Buffy était un véritable guilty pleasure, dans le sens le plus noble du terme : tout n'y est pas nécessairement profond, le public visé, adolescent, était complètement assumé, mais quelques éclairs de génie dans l'écriture, les dialogues et la production ont permis de faire en sorte que cette série mérite réellement son succès, ou en tous cas jusqu'au point où c'est devenu surfait évidemment.

Je laisserai la conclusion à mon homme, à imaginer prononcée avec emphase, et des étoiles au fond du regard : "Maintenant je comprends pourquoi tout le monde dit du bien de cet épisode !!!"

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si, franchement, si vous n'avez pas moins de 10 ans, vous n'avez pas la moindre excuse) : la fiche Buffy de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:03 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

28-03-07

Suprême félicité

Parfois on tombe sur un pilote par le plus grand des hasards. Il y a moins de 24h, je ne savais même pas que j'aurais sous la main le pilote de Felicity, que j'avais loupé à l'époque de la diffusion sur TF1, prennant le train en cours de marche la semaine suivante.

Pour moi, jusqu'à il y a donc quelques heures encore, Felicity représentait avant tout la découverte du très consommable Scott Foley (je suis toujours contente de le retrouver depuis, ailleurs... même dans le daubesque The Unit, si-si, il a le droit de se nourrir ce petit !), celle dans une moindre mesure de Jennifer Garner (dont je me rappelle, lors de l'épisode où elle est apparue pour la première fois, celui de Thanksgiving pour autant que je me souvienne, avoir pensé "eh c'est pas la petite inconnue qui était fan de billard dans Le Caméléon ?!"... le temps a passé !), et enfin un générique que j'affectionne toujours, de par sa simplicité et son élégance. C'était aussi, bien-sûr, cette série estropiée par TF1 qui un beau soir, nous a brutalement balancé, à la fin d'un épisode, sans prévenir : "la semaine prochaine, découvrez Dawson, la série qui a réveillé l'Amérique" (pour l'Amérique, je sais pas trop, mais sur moi cette série a plutôt eu l'effet inverse ; 'comprendrai jamais)... et sur TF1, plus jamais on n'a revu notre petite frisée. Vous voyez, il m'en restait un petit quelque chose. Mais pas l'essentiel.

Car oui, Felicity, c'est bien-sûr aussi des intrigues amoureuses : Ben ou Noel ?
Eh oui mais Ben n'est pas vraiment open. Et Noel est bien gentil, mais il est pris.

Mais fort heureusement et surtout, c'est l'histoire d'une jeune fille qui devient une jeune femme, parce que sans le savoir elle a fait le choix d'avancer dans la vie, en partant ainsi à l'autre bout du pays pour suivre un garçon auquel elle n'a parlé qu'une fois pendant tout le lycée. La décision la plus dingue qu'elle ait pris de toute sa vie (la seule, d'ailleurs, selon elle) est certainement la meilleure qu'elle pouvait prendre. Sauf que, oui, la route est dure, la route est longue, mais vu là où elle mène, c'est sans conteste le meilleur choix.

Là où nombre de saisons ou séries finissent sur une cérémonie de remise de diplômes, Felicity, au contraire, s'ouvre sur cet évènement. Là où dans chaque série passée par ce moment de la vie des ados (c'est dire si elles sont nombreuses) nous promet que ce n'est le début alors qu'on sait pertinemment qu'on sera séparés des personnages pendant minimum trois mois (ou carrément définitivement), Felicity tient cette promesse : les choses ne font réellement que commencer. Non seulement la série commence, mais l'éveil de Felicity est là, au bout de cette cérémonie qui la laisse de marbre, il est dans quelques mots que Ben, l'obsession amoureuse de sa vie d'adolescente, va écrire dans son livre-souvenir,  et il la conduira jusqu'à New York pour qu'elle se révèle à elle-même.

Oscillant entre teenageries (rappelez-vous, c'était ça qui alimentait le budget des chaînes à l'époque !) et moments de grâce, Felicity est un peu comme nous tous lorsque nous avons commencé à grandir : une quête un peu malgré nous, un peu à cause de nous, un peu parce que nous y aspirions.

Notre Felicity a fait quelques milliers de kilomètres mais elle est déjà très loin de celle qu'elle était quelques mois plus tôt : la fin du pilote montre le dîner avec ses parents, sûrs que ce n'était qu'une phase et que leur fille va comprendre qu'ils avaient raison. Leur condescendance (tu as fait une bêtise, nous allons tout régler et ça rentrera dans l'ordre) n'est pas armée de mauvaises intentions, mais elle met la jeune fille face à elle-même : c'est risqué de prendre une telle décision, elle a sans doute été prise sur le vif et sans trop réfléchir, mais c'est la bonne, et surtout, c'est la sienne et tout ce qu'elle fera à présent sera bien à elle.

Notre héroïne au beau regard limpide est encore réservée, mais quelque chose dans son regard s'allume au moment où elle comprend que sa vie ne peut lui appartenir que si elle fait ce choix un peu étrange, un peu risqué, et un peu inquiétant, de changer du tout au tout et de se faire à sa nouvelle vie d'étudiante à New York.

On a beau ne plus être ado, et ne plus en passer par là, on ne peut tout de même qu'être touché par les possibilités d'un tel parcours. Et touché par la douceur, la gentillesse, la pureté de Felicity. Et on ne peut qu'avoir envie de suivre un peu de son chemin.

C'est quand même vachement ironique que je tombe sur le pilote de Felicity et en apprécie ces qualités précises, après avoir vu le si négligeable October Road pas plus tard qu'hier. Ou bien il y a un Dieu des séries télé qui veille sur nous, quelque part ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Felicity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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