ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-09-10

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

Posté par ladyteruki à 16:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-08-09

La chair est faible... mais abondante

Ah mes côtes, ah j'ai mal. Oh non, il faut vraiment que je partage ce fou rire, c'est pas possible. Ohlala, j'ai des crampes, c'est atroce ! Allez lady, on se reprend. C'est pas le tout, mais j'ai une mission cette semaine, faire connaître les séries japonaises, et il me faut l'accomplir sans me laisser distraire ! Cela dit, aujourd'hui, je vais vous parler de Shimokita GLORY DAYS, et je pense que je vais avoir toute l'attention du lectorat masculin. Pour cela, nul n'est besoin de vous expliquer le pitch, ou de vous parler de la réalisation, non, je vais aller droit au but : les captures.

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Rapidité, efficacité, rentabilité.

Un mot quand même pour ceux qui parviennent à détacher leurs yeux des captures disposées ci-dessus. Les filles et les gays, je suppose.

Depuis bientôt 5 ans que je fais tourner Teruki Paradise, j'ai fiché des centaines (ou peut-même même quelques milliers, mais je n'étais pas seule donc...) de videos que je représente par trois captures, dont il est de notoriété publique que je les choisis soigneusement, voire même tendancieusement, de façon à appuyer ma critique, à souligner mon propos, à donner une vision la moins objective possible du résultat final.
Eh bien sachez que ce n'est absolument pas le cas avec les captures ci-dessus. Shimokita GLORY DAYS est vraiment une série pleine de nichons rebondis et de petites culottes. Dans le genre comédie coquine, ça se pose là, et j'avoue ne jamais avoir vu d'équivalent occidental à ce qui me semble être une spécificité, sinon japonaise, au moins asiatique : être capable de rire (grassement, certes) tout en affriolant vaguement le spectateur. Il est vrai que devant Dante's Cove on rit aussi, mais c'est pas voulu, et surtout c'est pas assumé puisque fait sous couvert du fantastique...

Pour que les moins lubriques d'entre vous aient un peu de nourriture pour l'esprit, sachez que les jeunes donzelles qu'on voit dans cette série sont moins des comédiennes que des jolis popotins sur pattes.
Au Japon, on appelle ça une gravure idol. Petit cours de civilisation japonaise : la gravure idol pose dans des tenues courtes, son uniforme de prédilection étant le bikini, et son choix d'orientation de carrière va de la pose-mignonne-coquine à complètement-à-poil-en-page-centrale. Les gravure idols sont partout, et surtout dans les magazines, mais aussi dans des photobooks, soit des albums de photos où se succèdent poses lascives et poses de carrément mauvais goût, selon les orientations professionnelles toujours. La gravure idol s'élève en batterie, il y en a plus que les mains ne peuvent toucher ne peuvent compter, aussi est-il normal qu'elles s'essayent à la diversification. De toutes façons, au Japon, on se diversifie presque toujours, les chanteuses sont mannequins à l'occasion, les mannequins sont actrices, les actrices sortent des albums, les gravure idols jouent dans des fictions de seconde zone, les jeunes chanteuses font des photobooks, les actrices de porno sortent des singles, c'est le bordel, tout va bien. Donc ici, le cast est rempli de gravure idols plus ou moins fréquentables (j'adore la fiche de D-addicts qui stipule "merci de ne lister que les films qui ne sont pas pour adultes" XD ), qui sont donc tout-à-fait dans leurs attributions, non, aucun talent pour la comédie n'a été malmené pendant ce tournage. Vous voici éduqués.

Outre ses nymphettes en chaleur qui se tripotent les unes les autres, et qui se pavanent quasi à poil devant le premier venu pour voir à quel point il est salace (zavez de la chance d'être tombées sur un JD-like, mesdemoiselles, complètement empoté et avec des lèvres toutes aussi improbables, d'ailleurs), on trouve dans Shimokita GLORY DAYS ce qu'il faut de musiques bidons, d'effets sonores complètement à la ramasse (miaulements de chattes, soupirs lascifs...), d'intrigues indigentes (j'ai même honte d'appeler ça des intrigues), et alors, le top du top : les filles ont à la fin de l'épisode un "corner" (une rubrique, quoi) où elles présentent une œuvre de littérature tout en se déshabillant devant la caméra. Grandiose.

Désormais, quand on me dira que les séries japonaises, c'est pour les gonzesses, je pourrai brandir Shimokita GLORY DAYS comme parfait contre-exemple. Pas sûr que ça réhabilitera la réputation de la fiction nippone, mais qu'on ne me dise pas que les dorama c'est rien que des histoires pour faire pleurer dans les chaumières !!! Vous comprenez bien que vraiment, je ne pouvais pas m'empêcher de mentionner un truc pareil ! Évidemment, ça n'est pas la série qui va captiver le public téléphage de nos latitudes, m'enfin admettez que si vous n'aviez pas connu cette série, vous auriez un peu moins souri aujourd'hui !

Et pour ceux qui... j'ose ? Non... si ? Allez, si : la fiche Shimokita GLORY DAYS de SeriesLive.

PS : gloire aux Japonais ! Ce sont les seuls au monde qui, quand ils se glissent dans une maison par effraction, pensent à ôter leurs chaussures avant d'entrer ! C'est vrai, c'est pas parce qu'on veut molester des jeunes filles qu'il faut saloper le plancher...

Posté par ladyteruki à 09:21 - Dorama Chick - Permalien [#]

27-05-09

Fiching

Un quatrième post aujourd'hui (quelle santé, quelle jeunesse !), mais plus mineur que les précédents, un tout petit 3615 My (So-Called) Life, histoire de tirer mon chapeau à Eske pour sa patience. Il a en effet mis en ligne sur SeriesLive une partie des fiches que je lui avais envoyées, et qui sont les suivantes :
- Dante's Cove
- Guiding Light
- Noah's Arc
- Space Precinct
- The DL Chronicles
- The Lair

Evidemment, les posts sur ces séries ont été mis à jour, et si ce n'était encore fait, vous pouvez aller y jeter un oeil en suivant les tags... Quelle petite machine bien huilée, tout ça !
Prochaine fournée dans quelques jours, avec cette fois les fiches de séries nippones que j'ai envoyées...

Et tant que j'en suis aux messages personnels, félicitations à rei, ma frangine, qui s'est hissée à la 4e place du quizz de SeriesLive cette semaine. Bravo soeurette ! Continue à tenter de ramener les biffetons à la maison, je suis toujours en désintoxication...

Posté par ladyteruki à 21:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

16-05-09

[DL] The Lair

Il y a du rab' ! Notre semaine gay n'est en fait pas complètement finie, puisque voici le générique de The Lair, qui est un peu Dante's Cove avec un peu plus de bon goût. Ou plutôt un peu moins de mauvais goût. Oui, voilà.

TheLair
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Déjà on notera que le générique bénéficie d'une chanson plus originale (ou plutôt moins bateau. Oui, voilà.), et qu'on y trouve des images plus décentes (ou plutôt un peu moins racoleuses. Oui, voilà.), ce qui fait toujours plaisir. Bon et puis, sans aller regarder ailleurs que sur ce blog, serez-vous capable de reconnaître le visage d'un des acteurs d'Invasion Planète Terre dans ce générique ? Attention ça va très vite, concentrez-vous.
Sur ce, je vous laisse : c'est pas le tout, faut que j'aille faire des cauchemars, moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Lair de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:56 - Médicament générique - Permalien [#]

11-05-09

Those were the gays !

Woah, attendez, que je sois certaine d'avoir bien compris... il existe quelque part dans l'univers une série gay dont Nakayomi n'a pas encore parlé ? J'ai forcément loupé quelque chose au moment de ma recherche, c'est pas possible.

Alors permettez que je vous présente à Noah's Arc, série américaine de deux saisons, dont à l'instant précis je suis sûre que d'aucuns se demandent comment diable ils ont pu ne pas en entendre parler plus tôt. C'est pourtant une jolie histoire que je m'en vais vous raconter ici, car le pilote de Noah's Arc a été tourné de façon entièrement indépendante (= attention, c'est cheap), avant de remporter un franc succès en festival et sur le circuit indépendant (je ne savais même pas qu'il existait un circuit indépendant pour la télé jusqu'à ce que Wikipedia me le dise) et de finir par se voir offrir une carrière télévisuelle presque digne de ce nom. Presque parce que, bah, je répète, qui ici en a entendu parler ? Normal, reprenons les choses au commencement : qui connait la chaîne LOGO ? C'est bien ce que je pensais.

J'ai attaqué le pilote de Noah's Arc sans a priori : c'est pas parce qu'une série est labellisée "gay" qu'elle est forcément nulle. Je veux dire par là que tout le monde n'est pas Dante's Cove, quoi (d'un autre côté Dante's Cove est sorti en DVD même en France alors, bon, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres à partir de là...).

Mais c'est hélas à ce stade qu'on bascule dans la tragédie, quand ce post se change en mauvaise nouvelle de plusieurs milliers de caractères sur votre écran. Bah croyez bien que j'en suis désolée.
Parce qu'une chose était sûre, en tous cas : c'est que je n'avais pas besoin de Wikipedia pour m'expliquer que la série fait amateur. Notamment au niveau du jeu des acteurs. C'est d'une fluidité assez spéciale, quand même... Non, n'y voyez pas là un jeu de mot. Disons que tout ce petit monde a autant de talent à eux tous à l'écran qu'un ongle incarné de Miley Cirus, ce qui est pas loin d'être la pire insulte que j'aie en stock... Et puis, comme ils sont bourrés de talent, ils sont aussi d'un naturel épatant... ou pas. Car chaque personnage est stéréotypé au possible, et c'est assez vite lassant. Le scénario n'aide pas, je vous l'accorde. Mais les acteurs, ils s'embourbent, les pauvres.

Alors d'un côté, il me faut quand même l'avouer, c'était largement moins chiant que The DL Chronicles (rien à voir avec ce que vous pensez... ni avec ça non plus) qui par rapport, se prenait beaucoup plus au sérieux, peut-être aussi parce qu'un thème commun aux deux séries, l'homosexualité dans la communauté afro-américaine, poussait à un peu plus de militantisme que dans Noah's Arc, qui a décidé de tout simplement nous servir un Sex & the City gay, black, et situé à Los Angeles (donc oui, ça n'a plus grand rapport avec Sex & the City, je l'admets, mais j'ai trouvé la séance de drague sur le canapé assez ressemblante), bref de ne pas chercher à démontrer ci ou ça, dénoncer un problème de société ou un cas particulier de la condition homosexuelle, mais juste de raconter des histoires où tous les personnages sont gays, blacks, et avec des T-shirt fashion parce qu'il faut pas déconner non plus.
The DL Chronicles, on va faire d'une pierre deux coups, était l'occasion de montrer du doigt les hommes qui n'assument qu'à moitié leur sexualité pour de bêtes raisons culturelles, ce qui n'empêchait pas, dans mon souvenir (mais le test du pilote remonte à des mois de cela... cela dit j'ai ptet un générique quelque part, faut que je regarde), quelques léchouilles d'usage dans ce type de fiction. Mais à trop vouloir dénoncer une certaine omerta, The DL Chronicles devenait épouvantablement rasoir avant même que le pilote soit fini, ce qui, dans une série comportant quelques scènes à peu près affriolantes, est quand même désolant. Voilà, ça, c'est fait, comme ça on n'aura pas à y revenir.

D'ailleurs on retrouve aussi la même politique côté sexe que dans la célèbre série de HBO : laaaaargement moins explicite que Dante's Cove, Noah's Arc se contente de pitits bisous mouillés, de torses nus (et épilés, pffff...), et deux trois parties de jambes en l'air surtout pas trop choquantes, alors que bon, c'est pas comme si on imaginait que le public n'ait pas vu la chose venir dés les premières scènes du pilote. Bref, rien d'affolant à l'horizon, bien que je ne sache dire s'il s'agit là d'un bon ou d'un mauvais point pour la série. C'est sûr que ça lui évite de tomber dans le racolage facile, mais d'un autre côté, vu que côté scénario c'est le vide intersidéral, et que les performances d'acteurs ne valent pas tripette, il ne reste plus grand'chose à regarder.

Louable était pourtant l'intention de Noah's Arc de simplement nous divertir gentillement, mais son manque de moyens (conduisant à un casting au rabais, à commencer par l'interprète de Noah qui a VRAIMENT besoin d'une chirurgie des lèvres TTU, car, non, retrousser les babines au lieu de sourire, ça n'est pas du tout sexy quand on se cogne le bout du nez avec) et ses personnages épouvantables exténueront jusqu'au plus courageux d'entre vous. Quoique, quand on s'est tapé les 3 saisons de Dante's Cove, on peut tout tenter. Donc si vous n'êtes pas Nakayomi et sa légendaire ouverture d'esprit sur les séries mal gaulées, faites au plus simple : lisez la fiche Wikipedia, ptet la fiche sur tv.com histoire de, et puis hop-là, considérez-vous éduqués. C'est bien d'être curieux, mais on ne vit qu'une fois, alors ne perdez pas votre temps, en plus attention les yeux, le pilote est double, ça fait 45mn de votre vie que vous ne reverrez pas, moi je vous dis ça, c'est un conseil d'amie, hein.

Au pire, je dois envoyer une salve de fiches à SeriesLive la semaine prochaine, bah, revenez sur le post, et vous aurez un lien vers un condensé de mes recherches, quoi. Voilà, c'est aussi simple que ça. Sauf Nakayomi qui, j'en suis sûre, a déjà lancé les recherches qui s'imposent pendant que je papotais, pour vérifier de ses propres yeux, un vrai Saint Thomas. Sacré toi, va.

Non, mais faut bien avouer quand même : entre Dante's Cove (qui ajoutait au fanservice le fantastique de basse extraction), The DL Chronicles (et son cast morose) et Noah's Arc (avec ses personnages à peine tapettes), on ne pourra pas dire que j'ai pas donné à leur chance à des séries sur le sujet. Autre que Queer As Folk, que tout le monde connaît forcément, mais, pardon : Queer As Folk, ya Aidan Gillen dedans, je peux pas en dire du mal. Oui, j'ai pas l'air comme ça, mais je m'éduque.
Bon, je pense que j'ai fait le tour des séries à thème gay, j'ai d'ailleurs aussi exploré le côté lesbien de la chose avec Nikki & Nora et The L Word, donc on va dire que le sujet est clos jusqu'à nouvel ordre, ok ? A moins que...
Et sinon, qui veut du générique ? J'ai de quoi faire la semaine, là...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Noah's Arc de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

13-01-09

[DL] Dante's Cove

J'allais regarder le pilote de Dante's Cove quand, découpant le générique, j'ai eu un sursaut, et j'ai bondi chez l'ami Naka en me disant qu'il y avait forcément jeté un œil avant moi. Et c'était le cas. Pas très étonnant que je sois passée au travers de son post de l'époque puisque je n'avais pas internet quand il a été rédigé, mais j'aurais pu m'éviter plusieurs heures de cagoulage si j'avais vérifié avant de lancer la chose... Avant d'en dire plus, je vous propose le générique.
On y trouve... oh, Tracy ScoggRHAAAARGH !!! Pas trop près, la caméra, surtout pas trop près, merci.

DantesCove
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous pouvez donc voir, rien qu'au générique, que j'ai en fait téléchargé mon premier porno gay. Et cheap, par-dessus le marché : des fondus par dizaines, les effets spéciaux de pacotille, les interminables crédits infligés sur chaque plan, le rock bas de gamme, le lubrifiant qui glisse de partout, les tenues minimalistes... c'est un festival. Le tout sur un générique de plus de 2mn, en passant, mais une fois que vous l'aurez vu, je crains que vous n'ayez tout vu...

Du coup, maintenant que j'ai vu ça, et lu les avertissements de Naka qui, soulignons l'effort surhumain, s'est quand même envoyé toute la 1e saison (d'accord, c'est une saison de 2 épisodes, mais quand même), je vais m'épargner ça et passer à autre chose. Mais il fallait que je partage ma... hm... joie.

Et pour ceux qui manquent cruellement de cul-ture : la fiche Dante's Cove de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:34 - Médicament générique - Permalien [#]


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