ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-05-13

Les félicitations sont de rigueur

Vous connaissez ma passion pour les récompenses de la planète : on a tendance à y trouver de fabuleuses idées de découvertes ! Comme je n'ai pas eu, avec mes posts hebdomadaires de ces dernières semaines, l'occasion de vous permettre de suivre en temps réel les dernières cérémonies des quatre coins du monde, je vous propose aujourd'hui un petit florilège de quelques unes des plus importantes, histoire que comme moi, vous releviez quelques noms pour faire votre marché plus tard.

J'ai donc pris sur moi de reprendre les principaux awards remis de par le monde au cours du dernier mois, et je les ai compilés dans ce post géant. J'aurais aussi pu vous les publier un par un dans des posts séparés, comme je le fais d'ordinaire, mais j'ai voulu tenter : vous me direz la formule que vous préférez. Je compte sur vous.
Bon, vous êtes prêts ? Parce qu'il y a un peu de lecture. Mais je suis gentille, j'ai mis des images.

Gullruten-2013

Commençons si vous le voulez bien avec mes petits préférés, je le confesse : les Gullruten, remis un peu plus tôt ce mois-ci, comme ceux qui me suivent sur Twitter l'auront remarqué. A toutes fins utiles, je vous ai mis les nominations également, les gagnants apparaissant avec un joli *.

- Meilleur drama :

DAG    DAG (saison 3)
(TV2)
Les déboires d'un psy qui aide les gens à régler leurs problèmes mais qui pense que la seule façon d'être heureux dans la vie, c'est de vivre seul. Nommé systématiquement chaque année.

Hjem-300

   Hjem
(NRK)
Une série "feelgood" se déroulant à la campagne, diffusée à l'automne dernier et pour laquelle une seconde saison est d'ores et déjà prévue.

Halvbroren-300

   Halvbroren*
(NRK)
La mini-série en 8 épisodes, dont on a déjà eu l'occasion de parler, couvre un demi-siècle d'Histoire, et raconte l'histoire de deux demi-frères nés de la même mère, mais dans des conditions radicalement différentes. Le premier, né d'un viol le jour de la libération, se lance à la recherche de son père, et disparaît...

HotelCaesar-MEA

   Hotel Caesar
(TV2)
Ce soap, lancé en 1998, est actuellement le plus long drama diffusé à la télévision norvégienne (il compte actuellement plus de 1500 épisodes). Et, oui, en Norvège, les soaps peuvent être nommés dans la catégorie dramatique.

- Meilleur programme humoristique :
Dans cette catégorie, les Gullruten mélangent aussi bien les émissions de divertissement que les séries.
* Asbjørn Brekke-show (talk show - TV Norge)
* Brille (talk show - NRK)
* Helt Perfekt (TV Norge) *
* Kongsvik Videregaaende (TV Norge)

- Meilleur programme pour la jeunesse :
Au moins l'un de ces titres devrait vous dire quelque chose si vous vous rappelez de ce qu'on dit sur les fêtes de Noël...
* Dauinger (NRK) *
* Energikampen (NRK)
* Julekongen (NRK)
* Lesekorpset (NRK)

Enfin, rappelons que pour les prix d'interprétation, les Gullruten ne font pas de distinction entre le drame et la comédie.

- Meilleure actrice :
* Tuva Novotny (DAG - saison 3)
* Iben Hjejle (DAG - saison 3)
* Mariann Hole (Halvbroren)
* Lene Kongsvik Johansen (Kongsvik Videregaaende) *

- Meilleur acteur :
* Anders Baasmo Christiansen (DAG - saison 3)
* Atle Antonsen (DAG - saison 3)
* Frank Kjosås (Halvbroren) *
* Jon Øigarden (Halvbroren)

Bon, je suis très déçue pour Julekongen dont je pensais beaucoup de bien, mais je m'en remettrai. Par contre, n'avoir trouvé que des sous-titres suédois pour Halvbroren ne fait qu'accentuer mon envie de voir la série, laquelle a également reçu de nombreux prix techniques (dont meilleure réalisation, amplement mérité) ; dans l'intervalle, je rappelle que la bande-annonce est en anglais.
En tous cas, Lars Saabye Christensens, l'auteur de Halvbroren, a un nouveau projet pour NRK intitulé Etter Karnevalet, donc on aura l'occasion de retenter notre chance dans quelques mois !

Antalya-2013

On part dans un tout autre pays à présent, avec la Turquie, puisqu'il y a quelques semaines se déroulait la 4e cérémonie des Antalya, comme la ville du même nom (pour un bref historique de cette remise de prix récente, vous pouvez jeter un coup d'oeil à mon post de l'an dernier, c'est gratuit).
Comme je pense vous connaître un peu, je vais avancer la théorie que vous connaissez encore moins de séries turques que vous n'en connaissez de norvégiennes, et du coup je vais m'autoriser à détailler un peu moins les nommés, d'autant qu'il y a plus de catégories en Turquie qu'en Norvège. Je pars du principe que ça ne vous gêne pas, mais si je me trompe, faites-le moi à tout prix savoir en commentaires.

Karadayi-300

   Meilleure nouvelle série dramatique : Karadayi (ATV)
Un revenge drama réalisé par le directeur d'Ezel, et se déroulant dans les années 70, dans lequel un homme doit prouver l'innocence de son père condamné à mort ; manque de chance, il tombe amoureux de la même femme que le juge. Il faut croire que ça valait le coup de faire des messes basses à la rentrée pour faire monter la sauce.

IslerGucler-300

   Meilleure nouvelle série humoristique : İşler Güçler (Star TV)
Dans ce mockumentary diffusé l'été dernier, trois comédiens qui n'ont pas connu le succès ou à la gloire fanée misent sur un film pour pouvoir (re)trouver la célébrité ; ils tentent donc de présenter un documentaire qui leur permettrait de gagner un peu d'argent pour monter le film. A également remporté le prix de la Meilleure réalisation pour une série humoristique.

MuhtesemYuzyil-MEA

   Meilleure série dramatique : Muhtesem Yüzyil (Star TV)
Ca va, je vous présente pas, vous vous connaissez. Ce n'est qu'une récompense de plus dans la collection déjà volumineuse de la série depuis son lancement en 2011. A noter qu'elle a également remporté le prix de la Meilleure réalisation pour une série dramatique, pour faire bonne mesure.

Seksenler-300

   Meilleure série humoristique : Seksenler (TRT)
Absolument pas un titre transparent, ce sitcom est une comédie familiale prenant pour contexte les années 80.

BehzatC-300

   Meilleure adaptation : Behzat Ç. (Star TV)
Un titre qui revient de droit à la série, que sa réputation précède, mais qu'également une série de romans précède. Donc bon. Pour rappel, il s'agit d'une série policière avec l'un des rares vrais anti-héros de la télévision turque, un flic pourri jusqu'à l'os faisant passer l'officier Sipowicz pour un enfant de choeur. La version diffusée sur Star TV est toujours lourdement censurée, et seule la version en catch-up sur le site de la chaîne est en version intégrale. Le site de la chaîne est très fréquenté...

KayipSehir

   Meilleur scénario : Kayıp Şehir (Kanal D)
C'est une petite nouvelle qui a volé le prix aux poids lourds du genre. Avec ses 26 épisodes (la saison 1 a été écourtée faute d'audiences, et s'est achevée en mars), Kayıp Şehir raconte l'histoire d'une famille d'Anatolie qui s'installe à Istambul à la mort du patriarche. La série a vu débuter le premier personnage transsexuel de la télévision turque, et parle de toutes sortes de minorités, et de discriminations envers celle-ci.

NikkanSportsDramaGrandPrix

Direction un tout autre continent avec maintenant le Japon, où je m'apprête à évoquer deux awards différents qui ont été révélés en ce mois de mai. A la différence des précédents, ces prix sont remis sur la base du vote des lecteurs des publications remettant les awards ; il n'en existe pas de cérémonie télévisée, mais il faut dire que des cérémonies de récompenses tous les trois mois, ça perd vite de son charme ! Si vous voulez allez au petit coin c'est maintenant, parce que je vous préviens, on a de la route.

Commençons donc si vous le voulez bien avec le Nikkan Sports Dorama Grand Prix (d'où la jolie médaille ci-dessus), et vous allez voir, les vainqueurs sont faciles à mémoriser... Le Nikkan Sports Drama Grand Prix est remis plusieurs fois par an, ce qui semble relever d'une certaine logique au pays des saisons télévisuelles trimestrielles. Dans le détail, voilà comment ça se passe : quatre fois par an pour couronner les séries qui n'ont pas démérité au cours des trois derniers mois, et une cinquième fois (parce qu'on ne s'en lasse décidément pas) décernée au printemps pour récompenser les meilleures fictions de l'année écoulée.
Voilà donc les Nikkan Sports Drama Grand Prix dédiés aux séries diffusées entre janvier et mars 2013, pour démarrer tranquillement.

Tonbi-TBS

   Meilleure série : Tonbi (TBS)
Yasuo Ichikawa est un homme peu intelligent et au tempérament vif, mais qui, depuis la mort de son épouse, est devenu un papa-poule pour son fils unique Akira, qu'il éduque avec l'aide de ses amis et voisins... mais alors que celui-ci s'apprête à entrer à l'université, Yasuo lui révèle le secret de la mort de sa mère.. A ne pas confondre avec le Tonbi de la NHK l'an dernier, mais on a extensivement couvert le sujet dans un post précédent.

MasaakiUchino

   Meilleur acteur : Masaaki Uchino pour Tonbi (TBS)
Un bonheur n'arrivant jamais seul.

YaenoSakura-300

   Meilleur actrice : Haruka Ayase pour Yae no Sakura (NHK)
Le jidaigeki de la NHK n'a même pas encore achevé son année de diffusion que déjà les statuettes tombent. La série suit Yae Niijima, surnommée la "Jeanne d'Arc de la période Edo", une jeune femme qui, en dépit des efforts de sa mère pour la rendre féminine, va devenir une guerrière légendaire, mais aussi l'épouse d'un homme influent. Entre ses batailles (on dit qu'elle s'est barricadée avec 500 femmes pendant un siège pour défendre son palais), l'utilisation d'armes à feu, un voyage aux Etats-Unis, Yae n'en aura jamais assez. Elle deviendra aussi une des toutes premières infirmières volontaires pendant la guère russo-japonaise.

HirokiNarimiya

   Meilleur acteur secondaire : Hiroki Narimiya pour Aibou (TV Asahi)
En apportant du sang frais à la série au long cours Aibou (11e saison, quand même), l'acteur a fait un bon coup.

MachikoOno

   Meilleure actrice secondaire : Machiko Ono pour Saikou no Rikon (Fuji TV)
Une série dans laquelle un divorce conduit à toutes sortes d'imbroglios amoureux.

Voici à présent le Nikkan Sports Dorama Grand Prix annuel, parce que je sens que vous trouviez que ça manquait.

KaginoKakattaHeya-300

   Meilleure série : Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
Le surveillant d'une grosse compagnie de sécurité passionné par les serrures est embauché par une avocate pour l'aider à résoudre un cas étrange. Alors qu'elle le suspecte de s'y connaître un peu trop en serrures pour être honnête, elle va progressivement avancer dans l'affaire qui les occupe...

SatoshiOono

   Meilleur acteur : Satoshi Oono pour Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
Comme ça c'est assorti.

MakiHorikita

   Meilleur actrice : Maki Horikita pour Umechan Sensei (NHK)
Ca change un peu. Umechan Sensei se déroule dans l'après-guerre, et suit le parcours d'une jeune femme mal assurée qui va progressivement se découvrir une vocation de médecin de campagne.

KoichiSatou

   Meilleur acteur secondaire : Koichi Sayou pour Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
Et rebelotte.

ErikaToda

   Meilleure actrice secondaire : Erika Toda pour Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
Vous commencez à voir se dessiner une tendance...

Un peu monomaniaque, le Nikkan Sports Dorama Grand Prix ? Allons donc, si peu !
Histoire de varier les plaisirs, voici donc les Television Dorama Academy Awards, qui eux, se limitent à seulement quatre remises de récompenses par an. Où vous allez voir que finalement, le résumé est vite fait aussi, mais différent. Rappelons que les Television Dorama Academy Awards sont remis par les lecteurs du magazine The Television.

SaikounoRikon-300

   Meilleure série : Saikou no Rikon (Fuji TV)
Kousei est en train de divorcer de sa femme Yuuka, avec laquelle il est profondément incompatible (mais hélas il leur aura fallu endurer 2 ans de mariage pour le découvrir). C'est à ce moment-là que son ex de l'époque de la fac réapparait. Elle s'est depuis mariée avec un type qui continue d'avoir des aventures, et n'est pas non plus heureuse en ménage...

SaikounoRikon-300

   Meilleur acteur : Eita pour Saikou no Rikon (Fuji TV)
Tout à gauche sur la photo.

KyoukaSuzuki

   Meilleur actrice : Kyouka Suzuki pour Yarou Karansha (TBS)
En emménageant dans un endroit huppé, Mayumi pensait que sa vie allait changer pour le mieux, mais entre sa fille qui tourne mal et les maltraitances verbales du voisinage, ce n'est pas le cas. Il y a en revanche une famille où tout semble aller bien, mais un jour, le père est assassiné, puis l'un des fills disparait. Cependant, la police se demande progressivement si cela signifie que c'est le fils le coupable... Je précise que la couleur jaune vient du matériel promo de la série !

KotarouYoshida

   Meilleur acteur secondaire : Kotarou Yoshida pour Karamazov no Kyoudai (Fuji TV)
Dans un cast très masculin, puisque la série est basée sur l'oeuvre de Dostoievski, la performance n'est pas anodine. Yoshida interprétait apparemment le père des trois frères Karamazov.

SaikounoRikon-300

   Meilleure actrice secondaire : Machiko Ono pour Saikou no Rikon (Fuji TV)
Comme on se retrouve ; sur la photo de promo, Machiko est l'actrice habillée en blanc.

SaikounoRikon-300

   Meilleur scénariste : Yuuji Sakamoto pour Saikou no Rikon (Fuji TV)
On lui doit toutes sortes d'autres séries comme Last Christmas, Mother ou Soredemo, Ikite Yuku. Oui, j'ai réussi à recaser Mother dans post sur l'actualité nippone.

SaikounoRikon-300

   Meilleur réalisateur : Rieko Miyamoto, Michiko Namiki, et Yuusuke Katou pour Saikou no Rikon (Fuji TV)
Vous m'arrêtez quand je commence à me répéter.

SaikounoRikon-300

   Meilleur générique : Saikou no Rikon (Fuji TV)
A croire que les lecteurs du magazine The Television ont aimé la série. Ce qui est intéressant parce que ses audiences n'ont pas non plus été exceptionnelles.

AustralianDirectorsGuildAwards-2013

Il y en a un peu plus, je vous le laisse ? Car en Australie aussi, les personnalités de la télévision ont eu droit à leur petite statuette, ya pas de raison. Les Australian Directors Guild Awards étaient en effet remis un peu plus tôt ce mois-ci. C'est d'ailleurs intéressant de se pencher sur des awards portant sur des angles plus "techniques", je devrais le faire plus souvent.

RedfernNow-300

   Best Direction in a TV Drama Series : Rachel Perkins pour Redfern Now (ABC1)
Récompensée pour l'épisode "Pretty Boy Blue", 6e et dernier épisode de la saison 1.

DevilsDust-300

   Best Direction in a TV Mini Series : Jessica Hobbs pour Devil's Dust (ABC1)
La réalisatrice a dirigé les deux épisodes de la mini-série sur le scandale australien de l'amiante.

DanceAcademy-300

   Esben Storm Award - Best Direction in a Children’s TV Program : Daniel Nettheim pour Dance Academy (ABC3)
Récompense remise pour l'épisode 2x25, "The Second". Une maigre consolation pour les jeunes fans de la série, dont ils ont appris que la 3e saison, déjà écourtée puisque la commande était passée de 26 à 13 épisodes, serait la dernière.

HomeandAway-300

   Best Direction in a TV Drama Serial : David Gould pour Home & Away (Ten Network)
Les soaps aussi peuvent être réussis techniquement ! C'est l'épisode n°5438 qui lui a valu ce prix.

Danger5-300

   Best Direction in a TV Comedy : Dario Russo pour Danger 5 (SBS)
Où les idées originales et le goût du retro l'emportent sur la qualité du résultat final. Tentez quand même de jeter un oeil à Danger 5 si ce n'est pas encore fait, car un bon rire vaut un bon bifteck, et le prix de la viande de boucher est devenu hallucinant.

J'ai hésité à remonter jusque début avril avec les Logies, mais comme à l'époque j'étais de toutes façons en hiatus, on ne va pas commencer à retourner jusqu'en mars pour le plaisir de couvrir l'info. Disons donc qu'on est quittes. En plus, vous avez déjà laaargement de quoi faire si vous cherchez l'inspiration dans les cérémonies de la planète !

Sur ce, je vous laisse, j'ai un second post à publier aujourd'hui. On ne va d'ailleurs pas s'arrêter de voyager pour si peu !

Posté par ladyteruki à 13:46 - Love Actuality - Permalien [#]

20-04-12

Fontaine de jouvence

Il est un fait que l'Australie nous a offert de sacrées bonnes surprises en ce début d'année : Outland (dont j'ai hélas toutes les peines du monde à trouver les derniers épisodes), Miss Fisher's Murder Mysteries, et Woodley. Et encore je vous ai pas encore parlé de Danger 5, j'attends d'avoir avancé (je n'ai eu le temps que de voir le premier épisodes), mais vous n'allez pas être déçus là non plus.  Ah ça, The Straits mis à part, l'Australie a bien commencé sa saison !
Mais ça, c'est la moyenne. Or si d'un point de vue général, l'impression est plutôt bonne, quand on se penche sur le cas de Woodley, je deviens purement et simplement extatique. C'est une véritable petite merveille dont j'ai, hélas trop brièvement, vanté les mérites dans le SeriesLive Show de ce soir, alors permettez que, au terme de son dernier épisode, je vous fasse un petit post de bilan pour vous encourager à découvrir cette série vraiment pas comme les autres.

FrankWoodley

J'avais vraiment envie de continuer mon post sur le même ton. Envie de vous dire comment, en l'espace d'à peine 8 épisodes, Woodley a su faire preuve de toutes les qualités nécessaires aux comédies immortelles : une énorme dose d'humour, des personnages attachants en diable, et de l'émotion comme dans vos rêves téléphagiques les plus fous.

Comment Woodley est un vibrant hommage au spectacle vivant à travers son interprète principal impressionnant et unique en son genre : Frank Woodley danse, saute, jongle, fait des pirouettes et des cascades ; il devient plus ou moins littéralement un clown, un acrobate, un équilibriste, un Pierrot de la lune est un homme élastique, un véritable athlète dans un corps comme désarticulé et pourtant incroyablement agile, fait de maladresses autant que d'adresse prodigieuse ; ce n'est pas un rôle que l'on attribue, c'est un rôle qu'on est, et que seul Frank Woodley pouvait être, c'est certain.

Comment les épisodes sont très différents, certains très mélancoliques, d'autres presque entièrement basés sur le slapstick.

Comment Woodley possède un art consommé de la narration, et est capable de raconter dans ses épisodes de véritables histoires en 24 minutes avec presque pas de dialogues mais sans jamais être superficielle.

Comment Woodley a aussi su mettre en place dés le pilote un cadre très clair au sein duquel la moindre situation ultérieure prend un tour plus touchant, sans qu'il ne s'agisse une mini-série à proprement parler : Woodley est conçue pour que les épisodes soient regardables indépendamment, tout simplement parce que la série est destinée à toute la famille.

Comment Woodley parle aussi bien aux petits, qui s'amuseront des singeries de son interprète (et de bon coeur, je le soupçonne), qu'aux adultes à travers des thèmes dans lesquels chacun se reconnaîtra, qu'il s'agisse de la peur de grandir, de perdre ce qui nous est cher, ou tout simplement l'impression que le monde est une taille trop grand pour nous.

Comment le charme magique de Woodley opère grâce à son esthétique rétro et sa musique inoubliable, rendant instantanément la série unique et pourtant intemporelle.

Comment Woodley est une série enchanteresse aux épisodes versatiles, enfin, qui donnent envie au spectateur même blasé de retomber en enfance pour avaler goulûment pitreries et idées fantasques dans des univers aussi fascinants que la mode, le cirque, ou même une maison-témoin, avec le même don pour les épisodes "à thème" que Pushing Daisies.

Mais même en prenant sur moi, j'ai du mal à chanter les louanges de Woodley là maintenant tout de suite. Pas alors que son ultime épisode m'a déchiré le coeur. C'est que, voyez-vous, Woodley est vraiment la comédie la plus douce-amère que je connaisse, et étant donné ses audiences, elle ne connaîtra probablement jamais de saison 2. Alors la voir finir comme ça ? Je suis trop triste.
Là, maintenant, tout de suite, j'ai envie de bouder un bon coup et d'aller pleurer en secouant très fort les épaules, le visage enfoui dans les bras de Fuzzby. Mais c'est normal, c'est parce que devant Woodley, je suis une petite fille.
Mais une petite fille qui va commander un DVD australien dans quelques semaines.

Posté par ladyteruki à 23:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-02-12

Clown triste

Alors que le mois de janvier était placé sous le signe de la mid-season canadienne, forte en nouveautés, février aura été un mois dédié à l'Australie qui, à l'issue de ses vacances estivales (alors, jaloux ?) faisait sa rentrée, les mesures d'audience reprenant à ce moment-là.
Certes, The Straits n'est pas forcément du genre à déclencher des émeutes parmi les téléphages exigeants, Outland ne plaira pas à tout le monde même s'il y a un net mieux à mesure que la série progresse, et on va reparler dans un post très prochain du très attendu Miss Fisher’s Murder Mysteries qui a débuté ce soir, sans compter que l'atypique Danger 5 débarque bientôt, mais en attendant, souffrez que je vous parle d'une série qui a démarré mercredi soir et qui compte déjà parmi les perles de 2012.
Je vous le dis, en ce début d'année, mon petit coeur ne survivra pas à toutes ces merveilles téléphagiques, on est gâtés pourris.

Si vous êtes un peu comme moi, vous avez développé une certaine méfiance vis-à-vis des comédies australiennes : l'humour de Bogan Pride, Housos et autres Angry Boys a en effet de quoi laisser, au mieux, circonspect, quand ce n'est pas l'étrange Wilfred ou Lowdown qui conduisent à s'interroger sur ce que "comédie" signifie aux antipodes (est-ce que par hasard ce serait un synonyme de "fumette" ?). Il y a du bon, c'est certain, mais il y a aussi quand même pas mal de choses qui rappellent qu'il y a un petit décalage horaire. Et encore, j'ose même pas tenter Swift and Shift Couriers, sans quoi je ne croirais plus en rien.

Woodley
Mais c'est sans a priori que je me suis lancée dans Woodley et j'en suis fort aise. C'est une véritable friandise, inspirée par les vieux films muets (et un peu Mr. Bean, si, la référence est obligée). Woodley n'est pas une série d'humour muet. Mais ça se joue à peu de choses. Ses personnages parlent peu, surtout le rôle-titre, mais ils parlent tous quand même. C'est sans doute ce qui lui permet à la fois de se parer d'un charme délicieusement désuet, et de ne pas paraître ridicule et datée.

Ce premier épisode, qui joue timidement son rôle introductif afin de ne pas nous laisser penser qu'on a affaire à une simple série à sketches, nous présente donc le personnage de Woodley, un petit bonhomme qui a la trentaine, mais qui a gardé sa maladresse et son innocence d'enfant. Le problème c'est que Woodley a une petite fille, Ollie, dont il est supposé être responsable... du moins, quand il en a la garde, puisque sa femme a fini par ne plus supporter d'être la seule adulte à la maison, et l'a quitté.
Woodley est regardable par toute la famille, à condition que grands comme petits soient avertis qu'il n'y sera pas question que de plaisanteries. Par moments, Woodley est profondément triste, et son personnage ne s'en cache pas, ou presque : seulement en secouant le lait (regardez, vous comprendrez) ; on le verra même prêt à se jeter du haut d'un pont dans une scène à la fois jolie et mélancolique, mais à vrai dire, beaucoup de choses dans Woodley sont jolies et mélancoliques à la fois.

Reposant essentiellement sur Frank Woodley, son acteur principal, son créateur, son scénariste et son producteur, la série s'appuie aussi sur un sens de la mise en scène évoquant avec plus ou moins d'insistance le début du XXe siècle : musique à l'accordéon et à l'orgue de barbarie, looks rétros, couleurs à la fois vieillottes et pétillantes, plaisir des décors et des détails fleurant bon une certaine nostalgie.
Si Woodley était une série française, on se plaindrait d'améliepoulinisme stéréotypé, mais comme Woodley est une série australienne, on ne moufte pas et on se régale, c'est injuste mais c'est comme ça.

Le studio rétro de Papa Woodley C'est drôle... ...mais c'est triste Une jolie rencontre Woodley au secours d'un canard

Petit bijou plein de rire et de larmes, d'une tendresse à toute épreuve y compris dans ses moments les plus douloureux, parfaitement délicieux même quand certaines blagues se voient un peu venir, parce que le personnage est adorable et attachant au possible, Woodley est une curiosité pleine de charme.
Le genre de série qu'on aurait un peu envie de regarder tous les soirs, plutôt qu'une fois par semaine, à vrai dire.

Posté par ladyteruki à 12:14 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-02-12

lady's world tour - Escale n°2

Parce qu'il se passe des choses tous les jours dans le monde, le world tour revient pour une deuxième session cette semaine.
Mais aussi parce que, admettons-le, il y a parfois des infos qu'on laisse passer. Ce fut mon cas par deux fois, l'un bien moins excusable que l'autre, et voici donc la séance de rattrapage... Mea culpa, mea maxima culpa.

IlTredicesimoApostolo

- ITALIE : doux comme les scores d'un apôtre
On peut se risquer à dire que c'est une réussite : Il Tredicesimo Apostolo ("le 13e apôtre") a achevé mardi soir sa diffusion triomphale. La série en 12 épisodes, proposée par Canale 5, a réuni plus de 6,6 millions d'Italiens (ça nous fait 24% de parts de marché, ça se défend quoi). C'est certes un peu moins que le pilote (7,5 millions de spectateurs, 26,4% de parts de marché), témoignant d'une petite baisse d'intérêt de la part du public en cours de route, mais les taux d'écoute étaient remontés à l'approche du final, et ça reste donc un bon score. Du coup la chaîne a rapidement annoncé la mise en chantier d'une deuxième saison ! Lancée le 4 janvier dernier, Il Tredicesimo Apostolo, diffusée en hebdomadaire (mais à raison de deux épisodes à la suite), est une série fantastique dans laquelle un religieux enquête sur des évènements étranges pour déterminer s'ils sont avérés et s'ils relèvent du domaine du miraculeux.

- GRANDE-BRETAGNE : une deuxième tournée de café
C'est quand même l'une des deux bonnes nouvelles de la semaine au Royaume-Uni en ce qui me concerne : The Café va avoir une deuxième saison ! C'est sûr, on ne parle pas d'une série dont tout le monde cause (dommage pour ce tout le monde qui passe à côté), mais c'est quand même une vraie info qui fait plaisir, tant The Café est un ovni au rythme, au ton et à la narration à part. La série reviendra avec 8 épisodes, soit deux de plus que sa première saison diffusée à la toute fin de l'année 2011 sur Sky1. Il semblerait cependant que notre retour à Weston-super-Mare ne soit pas prévu avant 2013.

- GRANDE-BRETAGNE, the joy that keeps on giving : et de 4 !
Si vous avez entendu un cri de joie, c'est normal. Comedy Central UK a confirmé la mise en chantier d'une saison 2 pour Threesome (mais, précise-t-on, sans changer le titre en Foursome). Et ça c'est quand même super super super youpi chouette, non ? En gros, mes deux coups de coeur britanniques de la fin 2011 se voient pourvus d'une saison 2, donc bonheur. Tatatatata, je ne veux rien entendre sur "oh mais la première saison se suffit à elle-même", c'est une bonne nouvelle, point barre. Merci à Jo (que j'avais convertie à la saison 1) de me l'avoir fait remarquer, parce qu'en plus j'avais pas vu la news passer. Dans la même veine, j'en profite pour le préciser parce que je ne l'avais pas remarqué non plus, la série sortira en DVD... en novembre prochain. C'est la presque bonne nouvelle du jour, disons.

InDeriva
- ROUMANIE : deuxième saison en thérapie
Intéressant, et qu'est-ce que vous ressentez ? În Derivă, adaptation locale de BeTipul (qui a déjà donné In Treatment aux USA ou encore In Therapie aux Pays-Bas), est la première commande originale pour HBO Central Europe, dont la chaîne roumaine est l'un des avatars locaux. La petite soeur de HBO est actuellement en plein boom, et tente de diversifier son offre. Il faut quand même admettre que la présence de HBO dans ces pays leur permet déjà d'accéder au catalogue HBO dans des délais record (là en ce moment, il y a déjà du Luck, par exemple...), mais d'un autre côté, les chaînes de HBO Central Europe ont cumulé un certain retard en termes de fictions maison par rapport à HBO Latino, par exemple. Voilà donc venue l'heure de la revanche puisque la chaîne roumaine se félicite de l'excellente réception publique et critique de sa série originale, diffusée pour la première fois en décembre 2010 (pourquoi se presser). A noter cependant que cette nouvelle saison comportera 35 épisodes, contre 45 pour la saison précédente. J'ignore par contre si la version polonaise (certes apparue plus tard), Bez Tajemnic, profite du même sort.

- BRESIL : longue vie au roi
La ferveur envers les séries historiques ne connait pas de frontière ! L'une des séries du moment au Brésil, c'est Rei Davi, une "mini-série" en 29 épisodes (tout est relatif) revenant sur l'histoire biblique de David, deuxième roi d'Israël. Rede Record a lancé la diffusion de cette grosse production (25 millions de reais, une paille) le 24 janvier dernier, mais avant de sauter sur vos moteurs de recherche favoris, sachez qu'on est loin d'avoir affaire à une série de Luiz Fernando Carvalho... Visiblement ça n'a pas l'air de trop gêner les spectateurs, puisque la série totalise 30% de parts de marché environ chaque semaine, et ce en dépit du fait que Record ait décidé de diffuser le pilote deux fois de suite. Juste pour être sûre...

- EGYPTE : jupe courte contre mémoire courte
Ca m'attriste toujours un peu de ne trouver que ce genre de news, ou presque, lorsqu'il s'agit de pays arabes. Mais c'est pas une raison pour vous en priver. Le tournage d'une série adaptée du roman Dhat devant l'université Ain Shams a été interrompu hier par des étudiants islamistes, protestant contre la longueur (ou absence de) des jupes des actrices. Devant les risques de débordements, le directeur de la faculté d'ingénierie a demandé à l'équipe de la série de plier les gaules et gentillement se trouver un autre endroit pour filmer, s'estimant incapable d'assurer la sécurité du matériel ou du personnel de la production. L'ironie, amère mais tout de même, de la situation, est que le roman Dhat se déroule dans les années 70, à une époque où les jeunes femmes portaient des jupes courtes, et il s'agissait donc de reconstituer des tenues d'époque ; mais visiblement, les jeunes ingénieurs d'Ain Shams ne sont pas très calés en Histoire.

MissFisherMurderMysteries
- AUSTRALIE : suite de la tournée des popotes
On parlait de deux networks lors de notre premier world tour, voici venu le tour d'ABC et de SBS qui annoncent la couleur pour 2012. Le groupe public ABC, pour commencer, a démarré la saison avec The Straits (qu'on a déjà pu évoquer dans ces colonnes), et proposera dans quelques jours Miss Fisher’s Murder Mysteries avec la merveilleuse Essie Davis (ci-dessus). On pourrait penser que c'est déjà pas mal, mais évidemment, ce n'est pas tout. Ainsi, les deux volets de Jack Irish, et Redfern Now, la série a/de/pour/dans/avec des aborigènes, et supervisée par le britannique Jimmy McGovern, devraient enfin arriver sur les écrans (ça fait un bout de temps qu'on en parle), et accessoirement la chaîne a commandé une tripotée de téléfilms. Rappelons également que Crownies va subir de grands changements, se débarrassant pour tout ou partie de ses angles soapesques pour se recentrer sur les aspects légaux ; ces transformations aboutiront plutôt à un spin-off qu'à une saison 2, et on ignore pour le moment à quel point les acteurs ou même le titre vont être réemployés. Dans un registre plus nouveau (parce que pour le moment, ce n'est rien qu'on ne savait déjà), 12 épisodes ont été commandés pour The Doctor Blake Mysteries, l'histoire d'un flic qui, en 1959, vient reprendre le cabinet médical de son père. Du côté de SBS, les choses sont moins riantes : la chaîne a annoncé il y a peu avoir annulé Dusty, une série qui était en développement mais pour laquelle elle n'a plus les moyens d'aller au bout de la commande ; vu qu'il faudrait se lancer dans un autre projet de A à Z, la chaîne a très peu de chances de proposer une série australienne en 2012 hormis Danger 5, une série d'espionnage originale inspirée de l'univers pulp qui arrivera à la fin du mois. On attend aussi de connaître le sort de Housos, qui pour tout vous avouer m'est indifférent.

- COLOMBIE : les Walkers sont de retour
Comme souvent lorsqu'il s'agit de projets sud-américains, j'ai un petit temps de retard sur les news, mais c'est pas grave. Fin janvier, RCN a annoncé travailler en partenariat avec Disney pour lancer une version colombienne de... Brothers & Sisters ! Il faut dire qu'A Corazón Abierto, la version colombienne de Grey's Anatomy après passage au format telenovela, et impliquant les mêmes coupables, a été un carton d'audiences dans son pays d'origine, et dans toute l'Amérique latine. La série a même été renouvelée pour une saison 2 qui devrait être diffusée dans le courant de l'année, ce qui n'est pas une pratique courante à la base. Alors forcément, vu les résultats obtenus avec A Corazón Abierto, RCN mise sur cette nouvelle adaptation pour reproduire un succès similaire... On verra bien ce que ça donne !

- DANEMARK : une bonne leçon
Ce moment embarrassant, quand vous avez un peu l'impression d'avoir été en boucle sur la Scandinavie depuis plusieurs semaines, que vous avez écumé les sites que vous connaissez, dont les sites officiels des chaînes, que vous avez déniché des infos supers sympas sur des trucs qui vont se faire dans longtemps... et que vous passez à côté du lancement d'une série, là, cette semaine. Voilà voilà. Rita, lancée hier soir sur TV2, rappelle donc que nous avons encore tous beaucoup à apprendre sur la télévision étrangère et qu'une vie n'y suffit pas ! C'était la première fois depuis son succès Laerkevej que la chaîne lançait une série le jeudi soir à 20h (depuis l'automne 2009 donc), et le pilote a été regardé par 904 000 Danois. Un bon départ, donc, pour cette enseignante plutôt charismatique, d'autant que les critiques sont plutôt enthousiastes. Le lien de parenté entre les deux séries ne s'arrête pas là, puisque c'est le même scénariste, Christian Torpe, qui en est à l'origine.

...A noter également que, faisant directement suite à ce qu'on disait plus tôt cette semaine, la série espagnole La Fuga vient d'être déplacée dans les grilles de Telecinco, passant du mercredi (où elle était opposée à la comédie Con el culo al aire, qui malgré son succès public semble ulcérer la fédération espagnole de camping) au mardi soir, où désormais sa compétition sera Terra Nova sur Cuatro, Toledo sur Antena3 et The Mentalist sur laSexta.

Allez, c'est fini pour le world tour cette semaine... maintenant, c'est votre tour, je compte sur vos réactions !

Posté par ladyteruki à 19:44 - Love Actuality - Permalien [#]


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