ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-05-10

Mon fantasme

Tant qu'à regarder un sitcom, autant regarder un vieux sitcom. C'est pas comme si les récents apportaient quoi que ce soit au genre de toutes façons. Donc me voilà installée devant Fired Up, principalement parce que l'équation cagoule disponible + Mark Feuerstein suffit à me convaincre, surtout en ce moment où je suis pas dans mon assiette, malade, et je vous passe les détails, bref, complètement influençable. Je serais tombée sur une cagoule de Conrad Bloom, c'était le même tarif. D'ailleurs j'ai un épisode de Conrad Bloom à la maison, même si ce n'est pas le pilote. Pourquoi je parle de ça, moi ? Parce que Royal Pains reprend dans pile un mois ? Ah, tiens.

Bref me voilà devant le pilote de Fired Up et je me dis que, quand même, c'est pas gagné. Je déteste Leah Remini. Oh je suis persuadée que c'est une fille charmante au demeurant, et peut-être qu'elle donne toujours aux mendiants dans la rue alors que moi je regarde ailleurs l'air de rien, et qu' un jour elle a sauvé un chiot qui allait se faire renverser, mais je n'y peux rien, je déteste Leah Remini. Chaque fois que je riais devant Un Gars du Queens (c'est-à-dire rarement) c'était grâce au personnage de Doug, jamais grâce à Carrie. C'est vous dire.
Quant à Sharon Lawrence, c'est une bonne femme qui me fait peur. Je pense qu'elle boit le sang de petits bébés humains et qu'elle dort dans un frigo. Elle a la même gueule dans Fired Up que dans Drop Dead Diva où je me rappelle l'avoir vue cet été. Douze ans entre les deux, hein. Elle est peut-être pas une trop mauvaise actrice, mais qu'est-ce qu'elle me fait flipper !

Bref, Fired Up, cagoulée pour de mauvaises raisons et regardée avec appréhension pour toutes les autres raisons, relevait à la fois de l'expérience de l'extrême (je hurle de rage à cause de Remini en premier, ou j'attends d'avoir hurlé d'horreur à cause de Lawrence ?), et du petit passe-temps sans conséquence (d'façons, Royal Pains reprend dans pile un mois).

L'idée de Fired Up, c'est de prendre deux personnages que tout oppose, ce qui est un classique en termes de comédie, et de les forcer à se regarder dans les yeux pendant environ une demi-heure. Ici, d'une part, on a Gwendolyn, la patronne spécialisée en communication qui ne pense qu'à elle, et d'autre part, on a Terry, l'assistante qui a les pieds sur terre.

Tout commence quand un beau matin, Gwendolyn arrive au travail, et une chose horrible vient de lui arriver : au salon de beauté, on ne lui a pas donné sa pédicure habituelle, qui a été expulsée du pays. C'est terrible parce que la nouvelle pédicure n'a rien fait comme il fallait et a même eu le culot de lui infliger une petite coupure au pied. Certaines personnes ont de vrais problèmes, c'est tragique.
Terry arrive à en placer une et explique qu'elle vient de se faire virer, mais cela ne relativise pas vraiment les problèmes de sa patronne qui démontre ainsi, en un dialogue court mais rapide, combien elle peut être focalisée sur son nombril. Finalement Gwendolyn découvre qu'elle s'est également faite virer, ceci expliquant cela, et les voilà toutes les deux à faire leurs adieux, prêtes à partir chacune de leur côté après trois ans de collaboration. Six. Peu importe.

Terry vit avec son frère (Mesdames, voici enfin Mark, profitez-en, il est juste de passage, on le verra à peine), dans un loft qui a probablement été racheté à Batman et dont le loyer doit être plus cher que tous les appartements des Friends réunis.

FiredUp
Une horloge ! Une p*tain d'horloge ! Je VEUX ce loft.

Toujours est-il que le frérot travaille dans un bar en bas de l'immeuble (par définition, tout sitcom se doit d'avoir un café, un bar ou un restaurant sur la liste de ses décors réguliers, n'est-ce pas ?), et que voilà Terry sur le carreau, qui doit trouver un autre job et ne dégote rien de mieux que de vendre de la viande discount par téléphone (rassurez-moi, ce métier n'existe que dans les séries, n'est-ce pas ?). Inutile de dire que même si sa patronne était une égocentrique qui la réduisait en esclavage, elle a quand même du mal à s'adapter. D'ailleurs Gwendolyn aussi puisque peu de temps après, voilà cette snob en train de débarquer dans la vie de son ancienne assistante, complètement sur la paille, avec l'idée de monter sa propre société mais incapable de faire la moindre chose valable sans Terry pour l'y aider.

Eh oui, les deux femmes vont, c'était inéluctable, devoir tout de même se remettre à travailler ensemble, Terry parvenant à faire comprendre à Gwendolyn que cette dernière est incapable de faire quoi que ce soit par elle même (ou qu'elle s'y refuse : "Vous pouvez faire de la frappe ?"/"Oui."/"...Vraiment ?!"/"Eh bien, est-ce que je le peux et est-ce que je le ferais sont deux questions très différentes..."), et Gwendolyn ayant le pouvoir de sauver Terry de la vente de viande par téléphone (non, sérieusement ? Quelqu'un parmi vous a déjà vendu de la viande par téléphone ?!), et qu'en plus elle est vraiment douée dans son domaine.

Évidemment c'est un peu cliché tout ça. Mais je sais pas, j'aime bien l'idée qu'une fois de plus, le patron (ici une patronne, on s'en fout) ne puisse rien accomplir sans son assistante, je sais pas d'où me vient ce fantasme (de plusieurs années d'expérience dans l'assistanat de direction peut-être, je pense à certaines personnes qui ne peuvent même pas écrire leurs cartes d'anniversaires eux-mêmes, yes I'm looking at you, Blue), mais en tous cas l'idée me plait bien.

Alors au final, j'ai beaucoup aimé certains angles de ce pilote. D'autres relèvent de la vaste blague (et pas dans le sens où un sitcom voudrait faire des blagues), comme la plupart des répliques du patron du bar qui, cinquantenaire célibataire, allez je suis dans un bon jour, disons quarantenaire, se met immédiatement à courtiser Gwendolyn et se prend des vestes splendides sans avoir rien d'intelligent à répliquer (ce qui fait que chaque veste est plus que méritée).

Mais contre toute attente, le tandem Remini/Lawrence fonctionne très bien, les vannes fusent, le choc des deux cultures ne semble pas aussi plaqué que dans d'autres séries du même type qu'on a connues, qu'on connaît et qu'on connaîtra sur le même principe des deux opposés qui vont devoir cohabiter. Comme les meilleurs sitcoms, Fired Up repose d'une part sur cette alchimie, et d'autre part sur un grand sens du rythme. Ce qui est étonnant pour une série qui n'a pas duré très longtemps. Je vais pas dire que c'est un bijou méconnu, mais enfin, je me suis bien marrée, il faut le dire, et en prime j'aime bien le concept de départ, et j'aime le loft. Alors banco.
Ou alors, c'est la faute de mes médicaments. Ce qui n'est pas à exclure non plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fired Up de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:39 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

11-07-09

[DL] Conrad Bloom

Je ne sais pas s'il existe de version longue pour ce générique. Si c'est le cas, je demande à voir, pourquoi pas. Mais vu que cet été, Royal Pains fait partie de mes nouveautés favorites, je me suis dit que ça ne mangeait pas de pain, pour ceux qui ont loupé un épisode (ou plus), de voir la tronche de Mark Feuerstein... qui, bah, en fait, peut remercier le botox, il n'a pas trop changé, même bouille, même profil. Mais il fait moins gamin aujourd'hui, je l'aime quand même mieux maintenant.

ConradBloom
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Bon, vu la teneur de ce générique (pour ainsi dire quasi-nulle) c'est vraiment juste histoire de. Et entre parenthèses, là, ce n'est pas très parlant, mais allez voir sur la fiche de SeriesLive, c'est assez épatant cette affiche, une fois de plus.
A la télé aussi, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Conrad Bloom de SeriesLive.
EDIT : Dire que j'avais laissé ce post en brouillon après l'avoir programmé, je me battrais ; j'ai failli casser mon record de posts quotidiens consécutifs avec mes conneries.

Posté par ladyteruki à 23:56 - Médicament générique - Permalien [#]

05-06-09

Baron de la drague

"Mark ! Eh, mon pote, comment va ? Mais ça fait une éternité ! Depuis quand ? Naaaan, Conrad Bloom, déjà ? Je le crois pas, on s'est forcément vus depuis... mais si, rappelle-toi, Sex & the City ! T'étais nul au pieu mais t'étais mignon comme tout. Alors, mais qu'est-ce que tu deviens ? Héros d'une nouvelle série médicale ? Cool ! Eh, avant que j'oublie, j'adore tes pattes d'oie, elles s'améliorent d'année en année. Ok, on s'appelle et on se fait une bouffe ? Génial, à bientôt alors..."

Si vous allez sortir ce soir et que vous vouliez savoir ce que je pense de Royal Pains avant de partir, c'est en essence tout ce que vous avez besoin de savoir. Si comme moi vous êtes exténués par votre boulot et que vous ne bougez pas de votre sofa avant demain, alors voilà la revue de détail...

Outre les charmantes retrouvailles avec ce bon vieux Mark Feuerstein, qui fait partie de ces gars qu'on suit du coin de l'oeil sans qu'ils ne nous manquent vraiment lorsqu'ils sortent de notre champs de vision, jusqu'à ce qu'on les retrouve par hasard et avec joie, Royal Pains, l'une des nouveautés de l'été, est une non-surprise amusante.
Non-surprise parce que, non, la série n'a rien inventé. Le coup de recycler à la fois le concept de Privileged en l'adaptant à la disparition fort opportune d'Urgences (qui laisse un vide dans les séries médicales que beaucoup vont tenter de combler dans les mois à venir) sans toutefois chercher à remplacer la défunte série en copiant sa recette trait pour trait, ce n'était pas très original mais ça a le mérite d'être finaud, et surtout suffisant en la saison. Mais amusante tout de même : on peut donc considérer l'objectif atteint.

Les premiers souffles de vie de Royal Pains sont pourtant irréguliers. Après une embolie scénaristique où le valeureux médecin tente un sauvetage en milieu improbable (ici un terrain de basket... il y en aura d'autres ensuite), volant au secours du patient le moins riche quitte à sous-évaluer le risque du patient le plus riche et VIP, j'ai bien cru que je ne tiendrais pas le coup, mais j'ai eu raison d'attendre. L'acte suivant s'ouvrait sur une très drôle séquence en appartement, avec un Mark plus téléphage que nature, qui orientait plus la série sur un ton qu'elle avait snobé les premières minutes : la comédie. Stats instables pendant un long moment. Le doigt sur le bouton d'arrêt, je songeais sérieusement à l'euthanasie de ce pilote dont j'entendais tant de bien depuis ce matin.

Et puis les choses se sont progressivement débloquées. Les scènes médicales ont commencé à être moins lourdes de clichés. Les personnages ont pris leur envol. Mark a probablement avalé quelques déconstipants, aussi. Le sexe faible a fait preuve d'une persuasion indéniable, et notamment la délicieuse Divya qui DOIT absolument prendre plus d'ampleur. Les décors ont parachevé le boulot. On pouvait extuber officiellement après 25 minutes bancales, Royal Pains était alors hors de danger. Deux pupilles vertes m'avaient aidée à patienter, j'avoue...

La variété de cas rencontrés, la technique MacGyver (assumée ensuite) de Mark/Hank, les personnages secondaires épatants d'énergie, la prod soignée, tout cela permet de passer un bon moment, puis de commencer à franchement rire, et même avoir une larmouchette à l'œil lorsque Mark/Hank réalise devant l'océan qu'il va s'établir ici et commencer une nouvelle vie (les histoires de nouveau départ ça me fait toujours ça, si vous n'aviez pas encore compris l'objet principal de ma passion pour Life), bref, à adopter Royal Pains, qui n'a peut-être pas forcément quelque chose de royal mais n'a rien de douloureux en tous cas.

Je souscris donc plus ou moins à la tendance générale : Royal Pains est une très honorable série d'été, un divertissement pas abrutissant à la fois léger et bien troussé, qui n'évite pas les poncifs du genre sans s'y embourber, bref, quelque chose qui se laisse regarder même s'il n'y a pas de quoi devenir accro à la série comme à de la morphine. Si j'en loupe un épisode, je ne pense pas en mourir et sans doute même pas ressentir d'effet de manque, mais c'est suffisamment agréable pour que je ne me plaigne pas de cette nouvelle addition à mon palmarès.
Et de 100.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Royal Pains de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:57 - Review vers le futur - Permalien [#]


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