ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-08-10

Romance parachutée

Les spectateurs nippons commencent à déserter la case du lundi à 21h. Hasard ou coïncidence, je ne sais, mais en tous cas il s'avère que j'en fais autant. A bien y réfléchir, je ne l'ai même jamais beaucoup fréquentée, cette case. Tsuki no Koibito n'a pas su capter mon attention, j'avais détesté le pilote de Buzzer Beat, et je suis infoutue de me rappeler du nom de la série qui occupait le créneau l'hiver dernier, sans avoir à consulter mes fiches. Ah, voilà, Code Blue. Pas mieux, mais dans un autre registre.

Suis-je une bonne cible pour la romance nippone ? On peut raisonnablement en conclure que non.
Mais ça ne m'a jamais empêchée d'en tester quand même ! Juste histoire de voir si c'est toujours d'actualité, par exemple. Parfois les goûts peuvent changer... Certes, dans le cas de NatsuNiji, ça n'a pas bougé, mais c'était à tenter.

NatsuNiji

Au départ, il y a une histoire intéressante, celle d'un acteur raté, fils d'un autre immensément connu, et qui semble totalement désabusé. Le Japon manque cruellement de séries sur le show business (sinon, c'est possible que je sois simplement passée à côté, alors faites tourner les recommandations en commentaire), et rien que cette partie du pitch m'aurait suffit. Je sais bien que le monde des médias nippons tremble comme une feuille à l'idée d'offusquer les puissants de ce milieu (c'est-à-dire, concrètement, les jimusho, soit les agences de management d'artistes), et qu'il y a peu d'autocritique et de vitriol à en attendre, mais nonobstant, ce serait intéressant d'avoir quand même une vue des coulisses. The Quiz Show est l'exception qui semble confirmer la règle. Il était bien ce dorama, quand même... ça fait quelques temps que j'ai pas vérifié si les sous-titres des derniers épisodes étaient sortis, tiens...
Bref, au moins avoir quelques histoires de personnages qui y font leurs premiers pas, ou sur le tournage d'un show... non, vraiment, rien du tout ? Bon, encore quelque chose qu'il faudra aller chercher plutôt chez les Coréens.

J'en étais ? Oui, NatsuNiji. Donc, autant se rendre à l'évidence, la partie professionnelle n'est pas conçue pour nous couper le souffle, ce qui est d'autant plus dommage que quelques menus éléments peuvent s'avérer attirants sur le coup.

Le problème, c'est que Fuji TV voulait une comédie romantique, et qu'elle voulait que ça soit accrocheur. A charge pour les scénaristes de se débrouiller avec ça, et de proposer des trucs vendeurs.

Alors qu'est-ce qu'ils ont fait, les scénaristes ? Une scène de saut en parachute. J'imagine bien la prod en train d'argumenter : "Oui c'est cher, mais s'ils s'étaient rencontrés autrement (dans un bus, par exemple, ou en se percutant au coin d'une rue), ça n'aurait pas eu le même effet !". Bon, Fuji TV signe le chèque.
La scène n'a ni plus ni moins d'intérêt que n'importe quelle autre du même type mais dépourvue de parachute ; la dynamique des personnages est strictement la même qu'à l'ordinaire, le garçon est témoin/victime des humeurs de la fille, laquelle a une grande gueule.

Et il faut dire que dans le genre grande gueule, on peut difficilement trouver mieux que Yuuko Takeuchi, qui avait brillé par cette qualité dans Lunch no Joou, et qui surtout, présente l'immense avantage de revenir des États-Unis où elle a pu figurer dans plusieurs épisodes de Flash Forward (bien-sûr que c'est un bide, mais pouvoir se vanter d'avoir figuré dans une fiction américaine est une arme dans la compétition féroce que se livre les artistes nippons, et dans ce contexte ça suffit). Bon, l'engager coûte ce que ça coûte, mais j'imagine bien la prod en train d'argumenter : "Oui elle est chère, mais avec une autre actrice on n'aurait pas pu introduire la question de la différence d'âge ! Et puis cet été, Yuuki Amami et Miki Maya étaient déjà prises, alors...". Bon, Fuji TV signe le chèque.

Alors au bout du compte, quand on fait le calcul, on a l'impression que NatsuNiji, si elle n'est pas médiocre (vraiment, elle ne l'est pas), n'apporte rien au genre. Peut-être que sa façon de traiter l'histoire sera bonne, peut-être que les éléments qui semblent survolés trop rapidement au profit de la romance vont être mieux abordés par la suite, mais au vu du seul pilote, c'est trop décourageant. On a l'impression de voir ce qu'on a toujours vu : un petit mec pas bien assuré qui va apprendre la vie grâce à une nana forte en gueule mais avec de vraies souffrances. Tout ça c'est bien gentil mais on l'a vu mille fois.

Je les comprends, les spectateurs japonais qui trouve qu'on se moque d'eux ! Je ne suis pas loin de le penser aussi ! Si chaque saison, on reprend les mêmes éléments en changeant juste les professions des personnages et les acteurs pour les interpréter, il y a franchement de quoi bouder.

Alors, bon, je sais, je ne suis pas du tout une bonne cible pour ces comédies romantiques. Elles m'agacent quasiment par principe, et puis j'ai la sensation qu'on me bourre le mou et ça m'agace. Ça se trouve, avec le temps, la série NatsuNiji s'améliore, s'affine, s'aventure à proposer quelque chose de plus que cette histoire d'amour stéréotypée. C'est possible. C'est à espérer, même. Mais je n'ai pas la patience pour le vérifier.
Songez que cette saison, le Japon offre l'excellent Atami no Sousakan, le convainquant GOLD (les sous-titres ne vont hélas pas assez vite pour que je puisse entretenir mon enthousiasme des premiers jours), l'honorable Gakeppuchi no Eri, etc... Qu'ai-je besoin de m'encombrer avec Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku qui n'est même pas prometteur ? Surtout que rien que le titre prend de la place pour pas grand'chose...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-02-10

Profond, profond... n'exagérons rien

Vous connaissez ma blague préférée sur les avocats ? J'ai déjà dû vous la citer mais qu'importe, elle est vraiment de circonstance quand on sait que ce post va parler de The Deep End.
Un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...Un immense espoir.

TheDeepEnd

Les avocats et moi, c'est une longue histoire d'amour, et je ne saurais dire exactement quand et comment elle a commencé. Mais pour sûr, ça fait plus d'une décennie que c'est la lune de miel. Ah, les heures passées devant Ally McBeal, The Practice ou encore L.A.Law ! S'il n'était pas si laid et si instable, David E. Kelley serait probablement mon héros. Autant les flics, ça me gave, autant des avocats, il n'y en a jamais assez dans ma télé. Pis si je continue à cagouler activement comme je le fais, un jour j'en rencontrerai peut-être un en vrai ? Ahem.

Alors oui, bon, d'accord. Toutes les séries avec des morceaux d'avocat dedans ne me font pas forcément de l'effet. On se souviendra par exemple du désastre Raising the Bar, j'ai eu du mal à aller au bout du pilote et parfois j'en fais encore des cauchemars.

The Deep End ne part pas d'un pied particulièrement original, looooooin de là : il s'agit de montrer les premiers pas dans le métier de quelques jeunes avocaillons à peine sortis de l'université, intégrant un prestigieux cabinet. Bon ça va, on les connait, hein. Il va naturellement y avoir l'idéaliste, celui qui a les dents qui rayent le parquet (ici, c'est une jolie blonde riche), la petite chose discrète... A un moment, couleurs de cheveux à part, j'avais l'impression d'assister à un mélange entre Code Blue (pour la brochette de newbies stéréotypés) et Hokaben (pour le contexte, et encore plus le cas pro bono).
C'est une nipponohile convaincue qui vous le dit, en toute amitié et le plus cordialement du monde : quand on compare une série japonaise avec une série américaine, c'est bien ; l'inverse est par contre mauvais signe. Très mauvais signe. Un corbeau mort sur le pas de votre porte est un meilleur présage, en gros.
Donc le pilote commence et je me dis : "aïe, c'est mal barré".

Les poncifs s'accumulent, mais chose curieuse, l'ennui ne plane pas. Raison numero uno : le cast. Très bon cast. Billy Zane, qui fait son Billy Zane. Clancy Brown, qui a vieillit mais tient encore bien la distance. Matt Long, faut le nourrir ce petit, il a bien mérité son steak. Etc, etc, etc. Raison numero duo : un excellent rythme. C'est un peu surfait en apparence, mais en tous cas il n'y a pas la moindre scène pour meubler. Ça va vite, ça va très vite, on va pas passer la nuit sur la présentation des personnages mais on va pas zapper la question non plus, alors mettez votre ceinture et accrochez-vous parce que dans 45mn, vous maîtrisez la question et attention, yaura une interro sur table la semaine prochaine.
En quelques minutes, celui qui passait pour l'ange de la petite bande démontre qu'il peut mentir sans ciller à une veuve, le petit con qui fout son pénis partout fait preuve d'une honnêteté quasiment à toute épreuve, la bitchasse blonde a un gros problème œdipien et, ô merveille, la petite chose toute timide démontre dés le premier épisode qu'elle en a dans le pantalon. Bref ça bouge, les personnages ne sont pas totalement unidimensionnels, c'est bien foutu.

Alors évidemment, The Deep End, ce n'est pas The Practice. Les dilemmes moraux et les interrogations des petit loupiots ne vont pas vous fendre le cœur ou remettre quoi que ce soit en question. On n'est pas dans ce type d'exigence. Non, concrètement, The Deep End sera un bon divertissement, voire éventuellement un très bon avec de la chance (mais il lui manque peut-être un petit quelque chose pour le moment, un truc qui dit "hé, j'ai une personnalité bien à moi" comme les hallus d'Ally McBeal ont pu le faire), et ça ne va pas plus loin en ce qui concerne le pilote. Mais enfin, c'est pas pour autant qu'il faut bouder son plaisir. Même si la fin de l'épisode fait redouter que les coucheries prennent plus d'importance qu'il ne faudrait (attention à l'épidémie de grezanatomisme !), ce premier épisode est prometteur. Ce qu'il promet ? Une détente qui ne soit pas abrutissante. C'est bien, déjà !

Pour tout vous dire, arrivée à cette période de l'année où la plupart des nouveautés de la saison sont déjà sorties (pas toutes heureusement), j'ai jugé qu'il était salvateur de revoir mes standards à la baisse. C'est pas franchement la meilleure raison de regarder une série, mais actuellement, en trouver une tout court relève parfois de l'exploit...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Deep End de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-01-10

Une série attendue, c'est une série bien vendue

On parlait l'autre jour des séries de la rentrée japonaise (n'étais-je pas, pilotovore que je suis, vouée à adorer le fonctionnement de la télé japonaise avec ses 4 rentrées télévisuelles par an ?), j'ai enfin la possibilité de vous donner le classement des séries les plus attendues de la saison, selon le sondage Oricon de circonstance.
Je rappelle pour info que les pitches de ces séries (et bien d'autres) sont rassemblés dans ce post d'il y a quelques jours.

1 - Code Blue (saison 2)
2 - Bloody Monday (saison 2)
3 - Tokujou Kabachi!! (spin-off)
4 - Yamato Nadeshiko Shichi Henge
5 - Magerarenai Onna
6 - Hidarime Tantei EYE (remake/suite d'un téléfilm)
7 - Massugu na Otoko
8 - Hanchou (saison 2)
9 - Nakanai to Kimeta Hi
10 - Angel Bank

C'est carrément pathétique. Les séries inintéressantes le disputent aux séries renouvelées (avec un joli cumul sur le haut des marches du podium). Franchement, heureusement qu'il est prouvé que les sondages de l'Oricon ne reflètent qu'une partie des goûts du public (= les adolescentes et les jeunes femmes), parce que ça fait grave peur.
Remarquez au passage que Ryoumaden n'y figure pas alors que je mettrais ma main au feu que dans quelques semaines, plusieurs des séries mentionnées dans ce top seront bien incapables de faire d'aussi bonnes audiences. Et ça, quelque part, ça rassure quand même un chouilla.

Je crois qu'en fait, les sondé(e)s ont confondu avec un questionnaire des séries qui donnent le moins envie, mais dont le casting est suffisamment connu pour booster les audiences...

CodeBlue

Mais non, en réalité, ce que ça prouve, c'est l'épatante fiabilité des systèmes de promotion autour des séries considérées comme bankable par les chaînes nippones.
Le bourrage de crâne a bien fonctionné, tout le monde a bien retenu la leçon : en janvier, il faudra mater Tomohisa Yamashita dans Code Blue. Yamapi qui sera secondé par Erika Toda, laquelle revient d'une seconde saison de LIAR GAME fructueuse (avec un film à promouvoir dans pas longtemps) et de Yui Aragaki qui, avec un peu de chance, a un single de prévu tout prochainement histoire de terminer d'assommer tout le monde. Ah, bah tiens, j'étais pas loin, elle sera au menu d'une grosse compilation vouée au succès commercial... 'Fort à parier qu'elle sera invitée sur le plateau de l'émission musicale Hey! Hey! Hey! (sur la même chaîne), ou n'importe laquelle d'ailleurs ; Music Station sur TV Asahi l'a à la bonne, notamment. Enfin bref, le spectateur japonais n'a pas fini de se faire rappeler à l'ordre pour regarder la série.

Les Japonais sont vraiment les meilleurs sitôt qu'il s'agit de vendre un produit culturel. Avec eux, le mot "médiatisation" n'est pas un vain mot, et un tel enthousiasme fait plaisir à voir. Les règles du jeu sont les suivantes : pour vendre quelque chose, tous les coups sont permis. Surtout si on peut squatter les médias de plusieurs façons. Et avec les séries, c'est juste parfait puisque depuis des années, l'industrie tourne autour de jeunes frimousses qui obtiennent des premiers rôles à la télé et au ciné, qui s'affichent dans les magazines à la mode, qui savent vaguement pousser la chansonnette, qui font des pubs pour de grandes marques... On fait interpréter le générique par un chanteur ou un groupe qui cartonne ou qui est en pleine ascension (on en profite pour faire la promo de l'artiste musical en question... ça fait plaisir à la filiale qui fait maison de disques, échange de bons procédés si vous voulez). Et sans compter les campagnes d'affichage dans les rues et les couloirs de métro !
Alors évidemment, les règles du jeu stipulent également (en petits caractères) que ce ne seront pas les séries les plus intéressantes qui seront vendues de la sorte ; c'est d'ailleurs une règle internationale. C'est le prix à payer pour un secteur économique réellement actif, quelque part...

J'ai l'air de râler, mais pas du tout. Je trouve vraiment que ces techniques ont quelque chose d'inspirant, fondamentalement. Pour nous Frenchies, j'entends.
On veut que ça marche, donc on met le paquet : casting attrape-couillon, générique interprété par un artiste connu, pub partout et tranquillité nulle part... Quelque part, les médias japonais, ils croient en leur propre industrie, et c'est ça qui est beau. Ils font tourner la machine. Ils ne remplissent pas les cases-horaire avec mollesse en espérant quand même faire de belles audiences : ils vont les chercher. Leur système n'est ni meilleur ni pire que celui des américains (qui ont quand même tendance à être plus limités quand il s'agit de traverser les secteurs médiatiques, mais qui qui compensent par d'autres facteurs évidemment), mais sans aucun doute possible, il est meilleur que le nôtre.

Ils entretiennent leur business, les Japonais. Et au milieu des produits de consommation grand public, on peut subventionner des projets d'auteur, des expérimentations, des trucs plus marginaux. C'est pas grave puisqu'on compense par ailleurs ! Puisqu'on a mis le paquet pour que ce qui marche, marche vraiment ! En France, on veut les bonnes audiences, tout de suite, sans se fouler, juste en commençant à diffuser des trailers une ou deux semaines à l'avance ! Rien capté...

Allez, je vous laisse sur un ton plus doux, avec deux scans de magazines où figurent Erika Toda et Yui Aragaki. Il ne sera pas dit que je n'aurai pas promu Code Blue à la japonaise... vous me direz si ça a marché sur vous. Et comme dirait un autre amateur de dorama de ma connaissance : n'oubliez pas, en cliquant, c'est plus grand.

Promo_AragakiYui         Promo_TodaErika

Posté par ladyteruki à 11:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-01-10

Avanti !

Pour ce premier post de l'année (un vendredi, en plus... moi je dis c'est un signe), je vous propose de fourbir vos armes en l'honneur de la nouvelle saison nippone, qui commence dans quelques jours, à peine à 10 000 km de chez nous (même pas ; autant dire une bagatelle).

Rappelons pour commencer qu'une âme bien intentionnée a répertorié pour vous les nouveautés de la saison automnale, a compilé les audiences, bref, n'a pas chômé, et vous a offert tout ça sur un plateau il y a quelques jours, sur SeriesLive :

2009_Automne
Dorama Panorama - Collection Automne 2009

Mais ça, c'était en 2009. En tant que téléphages, nous devons à notre condition de nous projeter toujours dans l'avenir (= dans le prochain épisode), et c'est donc assez naturel qu'on se préoccupe de la saison de l'hiver 2010 au Japon, avec une liste (pour le moment non-exhaustive) des séries à venir, et pour lesquelles vous trouverez bientôt des fiches sur SeriesLive, quand ce n'est pas déjà le cas (héhé), suivies, ça va de soi, de quelques posts de présentation comme ceux auxquels je vous ai habitués ces derniers mois, sitôt que les diffusions (et les sous-titrages) auront commencé...

853 - TV Asahi
L'histoire : Le détective Shinnosuke Kamo a deux combats à mener : d'une part, celui de tout policier, contre le crime et l'injustice... et l'autre, plus vicieux, contre la bureaucratie sclérosée de son administration.
Observations : avec un acteur d'Aibou, par un auteur ayant travaillé sur Aibou, sur la chaîne d'Aibou...
Fiche SL : 853

Akakabu Kenji Kyoto-hen - TBS
L'histoire :
Un procureur doit mener l'accusation dans un procès relatif à une affaire où rien ne se passe comme il faudrait...
Observations : Si comme le laisse penser la promo, la série mélange drame et humour, tout en ménageant assez de temps au tribunal et pas juste sur le terrain, ça peut s'avérer intéressant.
Fiche SL : Akakabu Kenji Kyoto-hen

Angel Bank - TV Asahi
L'histoire : Après 9 ans d'enseignement dans un lycée difficile, Mamako décide de changer sa vie du tout au tout, et pour cela, elle rencontre un conseiller spécialisé dans la réorientation professionnelle, et en devient un elle-même.
Observations : J'imagine assez bien une série uniquement constituée de stand-alone avec un tel pitch.
Fiche SL : Angel Bank

Bloody Monday (saison 2) - TBS
L'histoire : L'agence THIRD-i, dépêchée par la sûreté nationale, fait appel à un jeune hacker, surnommé Falcon, afin qu'il tente de les aider à déjouer les plans d'une organisation terroriste prévoyant de rayer Tokyo de la carte.
Observations : j'avais vu le pilote il y a quelques semaines, j'en ai encore des crampes à l'estomac.
Fiche SL : Bloody Monday

Code Blue (saison 2) - Fuji TV
L'histoire : Quatre étudiants en médecine intègrent le programme "Doctor Heli", un système récemment mis en place qui permet aux médecin de se déplacer par hélicoptère et donc d'intervenir directement sur les lieux d'un drame.
Observations : Après avoir vu le pilote, j'annonce officiellement que ce sera sans moi.
Fiche SL : Code Blue

Hanchou (saison 2) - TBS
L'histoire : Harajuku est un quartier de Tokyo particulièrement animé, fréquenté par de nombreux jeunes la nuit ou le weekend. Les détectives du commissariat de ce quartier ne manquent donc pas d'occupations, et notamment Tsuyoshi Azumi, qui supervise le département des affaires criminelles.
Observations : N'ayant pas vu la première saison, je pense que ce sera un prérequis si je veux me frotter à la série, non ? Z'en pensez quoi ?
Fiche SL : Hanchou

Hidarime Tantei EYE - NTV
L'histoire : Après une greffe de la cornée à l'œil gauche, un jeune garçon commence à expérimenter d'étranges visions, toutes en relations avec la mort de son frère dans d'étranges circonstances.
Observations : J'aurais pu regarder le téléfilm qui est à l'origine de cette série, mais j'étais 10 ans trop vieille, alors...
Fiche SL : Hidarime Tantei EYE

Indigo no Yoru - Fuji TV
L'histoire :
Le même jour, une femme perd son job et voit son petit ami disparaître. Elle accepte donc un travail en tant que manager dans un host club, dont les charmants membres vont devenir détectives à leurs moments perdus.
Observations : Strike ! Problème de travail, jeunes gens séduisants et enquêtes policières... Fuji TV a décroché le gros lot.
Fiche SL : à venir

Kimitachi ni Asu wa Nai - NHK
L'histoire : En ces temps de crise, nombreuses sont les entreprises qui essayent de diminuer leurs effectifs afin de ne pas sombrer. La tâche de Shinsuke Murakami est de conduire des entretiens avec les employés afin qu'ils décident d'eux-mêmes de quitter leur entreprise.
Observations : L'une des nombreuses séries à vocation professionnelle de la saison. La NHK ne fait pas dans le ludique (c'est pas Hung et son ton mi-figue mi-raisin) mais ça peut valoir le coup d'œil.
Fiche SL : Kimitachi ni Asu wa Nai

Kinoshita Buchou to Boku - NTV

L'histoire : Tout jeune employé d'une agence de publicité, Koshi Bokumoto est assigné dans l'un des pires départements qui soit, auprès de Konosuke Kinoshita, un chef totalement irresponsable.
Observations : Je ne comprends pas bien l'intérêt d'un tel pitch, sinon prouver que la comédie ne va pas reposer sur grand'chose. Rien que le jeu de mot du titre est pénible.
Fiche SL : Kinoshita Buchou to Boku

Magerarenai Onna - NTV
L'histoire : A 33 ans, Saki a raté l'examen du Barreau par dix fois déjà... on pourrait imaginer qu'elle a compris le message, mais pensez-vous ! En préparant le prochain examen, cette jeune femme au tempérament bien trempé travaille donc en tant que clerc dans un cabinet juridique.
Observations : Au cabinet juridique, je dis oui. Au personnage féminin et les intrigues que je sens poindre, je dis non, pitié, je pense que la télespectatrice japonaise en a assez bouffé.
Fiche SL : Magerarenai Onna

Majisuka Gakuen - TV Tokyo
L'histoire :
Les tribulations d'une bande de jeunes délinquantes dans un lycée.
Observations : Il faut quand même savoir que la seule raison pour laquelle cette série a vu le jour, est la promotion du groupe d'idoles AKB48 qui figure au grand complet (en tous cas ça y ressemble) dans ce dorama. D'où la brièveté du pitch. D'façons, les séries de TV Tokyo, on les connait, hein...
Fiche SL : à venir

Massugu na Otoko - Fuji TV
L'histoire :
Que faire quand on est l'homme le plus honnête de la terre ? Eh bien, pourquoi ne pas remettre dans le droit chemin une jeune femme qui est tout le contraire ?
Observations : Ah, je me disais, aussi ! Je trouvais bizarre qu'il n'y ait pas encore de comédie purement romantique cette saison !
Fiche SL : Massugu na Otoko

Nakanai to Kimeta Hi - Fuji TV
L'histoire : A peine diplômée, Miki Kakuta vient de trouver un travail dans une importante société... mais ce qui semblait être une merveilleuse opportunité va bientôt se transformer en cauchemar.
Observations : Ils ont pas la fritte, les Japonais, au boulot, en ce moment...
Fiche SL : Nakanai to Kimeta Hi

Ryoumaden - NHK
L'histoire : La vie d'un personnage-clé de l'histoire japonaise, Ryouma Sakamoto, né dans une famille de marchands de basse extraction, et qui va créer la marine japonaise.
Observations : Ah, désolée, j'ai un mot du médecin. En plus j'ai pas mal vu Ryouma dans JIN alors bon, je crains l'overdose. Donc non.
Fiche SL : Ryoumaden

Sakuya Konohana - NHK
L'histoire : Une jeune fille découvre la vie à la cour du shogun après s'être distinguée lors d'un concours de hyakunin isshu, un jeu mêlant cartes et poésie.
Observations : J'ai déjà du mal avec les séries historiques de mon continent, alors... par contre j'aime bien le concept du jeu !
Fiche SL : à venir

Salaryman Kintarou (saison 2) - TV Asahi
L'histoire : Ancien biker, Kintarou s'est retiré de ce monde violent pour devenir "salaryman", soit employé de bureau. Mais ce n'est pas toujours facile...
Observations : Je n'ai jamais été attirée par cette histoire, mais force est de constater qu'on me pousse un peu à m'y mettre...
Fiche SL : Salaryman Kintarou

Shinsengumi PEACE MAKER - TBS
L'histoire : Pour venger ses parents, Tetsunosuke, 15 ans, décide d'intégrer les Shinsengumi, des samurais légendaires, mais pour cela, il doit devenir un démon.
Observations : Pas très enchantée par le pitch, mais si les premier retours garantissent quelque chose de suffisamment sombre et pas trop teenager, j'accepterai de changer d'avis.
Fiche SL : à venir

Shukumei 1969-2010 - TV Asahi
L'histoire : Le fils d'une famille d'industriels puissants envisage d'entrer en politique, et découvre que ses choix dans le domaine privé seront déterminants dans la poursuite de sa carrière.
Observations : L'histoire me rappelle un peu Karei ni Naru Ichizoku, donc je me laisserai probablement tenter.
Fiche SL : Shukumei 1969-2010

 Tokujou Kabachi!! - TBS
L'histoire : Katsuhiro Tamura travaille dans un office notarial, où il emploie la loi pour venir au secours des plus faibles, mais il se trouve souvent en opposition avec sa collègue Misuzu Sumiyoshi.
Observations : Parait que c'est un spin-off. Pas au courant. On verra. (ouais, je suis aussi enthousiaste que ça)
Fiche SL : à venir

Tomehane! - NHK
L'histoire : Yukari Oe s'est prise de passion pour la calligraphie, mais le club de son école menace de fermer.
Observations : M'est avis que j'ai dépassé l'âge limite pour m'intéresser à ce genre d'histoires.
Fiche SL : à venir

Yamato Nadeshiko Shichi Henge - TBS
L'histoire : Sunako est une jeune fille discrète et effacée, au grand regret dans sa tante. Celle-ci, propriétaire des logements occupés par 4 jeunes gens, leur propose de les loger gratuitement s'ils acceptent d'aider sa nièce à prendre confiance en elle.
Observations : J'ai toujours pas vu Nobuta wo Produce mais ça me rappelle quand même vachement la description qu'on m'en a faite. Des confirmations ? Le site web semble par contre indiquer un univers plus... gothique.
Fiche SL : Yamato Nadeshiko Shichi Henge

Voilà, c'est tout pour le moment ! Avouez que j'ai bien bossé, quand même. J'ai l'impression qu'il y a une nette tendance vers les séries se déroulant dans le monde du travail, et personnellement j'aime bien, ça nous change des teenageries. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.
Quant aux copies de JIN que j'évoquais dans l'article sur SeriesLive, je pense qu'il ne faut pas les attendre avant, au minimum, le printemps, voire l'été... le temps que les chaînes lancent leurs projets. Mais je n'en démords pas, je suis sûre qu'il va y avoir une foule de projets similaires dans une ou deux saisons.

Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

Posté par ladyteruki à 22:03 - Dorama Chick - Permalien [#]

13-11-09

[DL] Code Blue

Dites, je pense à un truc, là... quelqu'un a regardé Trauma suffisamment longtemps pour voir à quoi ressemble le générique ? J'sais pas pourquoi je pense à ça maintenant.
Bon, allez, générique de Code Blue ! Je vous avoue que pour moi, ce générique cumule absolument tout ce qu'un générique doit précisément NE PAS faire. C'est fantastique de laideur, de grandiloquence, d'insistance inutile sur le visage de Tomohisa Yamashita (sans doute l'une des pires lubies d'adolescente japonaise que j'aie croisées) ; l'usage de filtres est moche comme tout (il donne un air malade aux médecins, un comble), le final où tout le monde regarde passer l'hélico est à pleurer de pitié... n'en jetez plus !

CodeBlue
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et la musique ! La musique ! Pas de méprise, j'aime Mr. Children (on leur devait déjà, sur le même ton, le générique d'Orange Days... et là ça collait à l'ambiance), mais pour une série médicale d'intervention et d'action, c'est complètement à côté de la plaque. Le manager de Mr. Children mérite une médaille pour avoir réussi à vendre cette chanson comme générique à la prod, c'est sublime. Quand on voit le niveau du pilote (j'ai pas envie de me farcir la suite juste pour confirmer le diagnostic, mais s'il y a parmi vous des suicidaires, ne vous gênez pas pour moi hein, regardez toute la série), on se demande bien ce que cette chanson fout là. A part pour que YamaP prenne ses yeux de cocker amorphe, franchement, ça pose question.

Eh oui, sur ce blog, on ne vous ment pas, chers lecteurs : les dorama japonais, c'est pas toujours de l'or en barre. Ici, s'il y a une barre, c'est celle qu'on se tape en regardant ce générique pathétique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Code Blue de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:48 - Médicament générique - Permalien [#]

06-11-09

[GAME] Défi nippon !

Je suis bien obligée de l'admettre, jusque là, aux jeux des génériques, vous avez toujours déchiré. D'un côté je suis fière de vous, ça veut dire que vous êtes de bons petits, sérieux, bosseurs, vous regardez bien toutes vos séries, vous êtes attentifs, en un mot je vous ai à la bonne. M'enfin, pour moi tout le challenge, c'est quand même bien d'essayer de vous piéger. Alors attention, de plus en plus fort. Cette fois, le thème du jour est : les dorama !
Comment ça, "vous l'aviez vu venir" ?

Eh bien si vous êtes si malins, je présume que vous saurez deviner de quelles séries il s'agit ? Voici donc, comme il est de coutume de le faire, une liste de 10 séries dont vous devez retrouver le titre pour en découvrir le générique.

Attendez ! Avant, je précise avant toute chose que TOUTES les séries à deviner ont été citées sur ce blog, certaines plusieurs fois. La majorité sont retrouvables facilement (je ne vous fais pas l'affront de vous dire comment) car elles ont eu tout un post à leur honneur, le reste est laissé à votre déduction et aux éventuels renseignements que vous pourriez trouver, je ne sais pas, mettons... sur un site, mettons. J'en sais rien, j'imagine. Bref, même si vous n'avez pas vu ces séries, le simple fait d'avoir fait preuve d'un tantinet de curiosité vous qualifie pour en trouver le titre et donc en découvrir le générique. Je trouve qu'il y a beaucoup à gagner dans cette affaire...
Conformément aux règles du jeu en vigueur en ces lieux, tous ces génériques sont inédits sur ce blog, donc introuvables dans le flacon ; alors inutile de me dire "je sais, c'est Innocent Love !" parce que j'ai déjà posté le générique.

Prêts ?
1 - Une série qui n'est pas sur un roi qui s'appelle Henri > Ooku
2 - Une série pour bien chialer > 1 Rittoru no Namida
3 - Une série qui se déroule dans les locaux de la police scientifique > MR. BRAIN
4 - Une série avec des roses partout > Mei-chan no Shitsuji
5 - Une série avec de la musique ringarde > Enka no Joou
6 - Une série d'épouvante moderne > Monster Parent
7 - Une série avec des hélicoptères > Code Blue
8 - Une série où il devrait être interdit de pleurer > Around 40
9 - Une série avec deux flics que tout oppose > Tokyo DOGS
10 - Une série qui aurait pu s'appeler La vie avant tout > Gyne

Concentrez-vous, amusez-vous, trouvez-moi tout ça... Allez, c'est à vous ! On va voir ceux qui suivent et qui ont l'âme du téléphage curieux... Vous avez tout le weekend.
Et si vous trouvez les 10 génériques, je vous en offre un 11e gratuit !

Posté par ladyteruki à 13:18 - Games On - Permalien [#]

30-10-09

Souvent femme varie

En regardant un même pilote, je me dis souvent que mon opinion pourrait prendre deux directions : la positive et la négative. C'est surtout vrai pour les séries qui ne sont ni excellentes, ni pourries, un peu au milieu quoi ; et vous l'aurez remarqué, des séries comme ça, chaque rentrée télévisuelle nous en livre une imposante cargaison, quasi-majoritaire dans les grilles. C'est encore plus vrai pour la saison américaine 2009-2010, j'ai envie de dire. Et comme vous allez le voir, il n'y a pas de raison pour que ça ne s'applique pas à la rentrée nippone de cet automne.

Alors voilà un post sur le pilote de Gyne qui emploie deux points de vue : l'un comme si je m'étais levée fraîche comme la rosée, l'autre comme si je m'étais levée du pied gauche. Vous pouvez donc choisir de lire l'un, l'autre, ou les deux, selon votre propre humeur.

Gyne_banner

Un regard positif
Un regard négatif

Dans mon article de cette semaine sur les genres télévisuels au Japon, il y a certains thèmes que je n'ai pas abordés, et la série médicale en est un. Mais c'est normal, puisque les japonais ont des séries médicales ; seul le traitement change à la rigueur. Et Gyne semble avoir appris toutes les bonnes leçons qui étaient à retirer d'Urgences, pour ne citer que celle-là. Avec émotion, on retrouvera par exemple comme point d'entrée un jeune interne avec lequel on n'aura aucun mal à se lier. Pourtant, des pilotes de séries médicales, j'en ai vu, ces derniers mois, de Mental à Three Rivers, de Nurse Jackie à Mercy. Mais c'est résolument Gyne qui a su lui donner de l'âme et de la personnalité, tout en utilisant consciencieusement les codes du genre.
Certaines scènes atteignent parfaitement les objectifs qu'aurait fixé le cahier des charges d'Urgences : scènes tendres, scènes tristes, scènes choc, scènes d'action. On n'est pas dans le superficiel, tout en gardant à l'esprit qu'on est là pour faire de la fiction grand public. Un équilibre impeccable.
De même, l'épisode aborde des thèmes difficiles, et s'engage à chaque fois (et une fois de plus, comme dans 14 Sai no Haha, il est intéressant de constater combien la morale religieuse est absente du débat, permettant un angle nouveau ; l'idée directrice est d'être toujours en faveur du souhait du patient, de ce qui est pratique pour lui et de son confort, et la seule voix pro-life étant marginalisée de facto par le personnage qui l'incarne).
Le pilote de Gyne est aussi tout ce qu'on attend d'un pilote : introductions consciencieuse des personnages-clé, petites pichenettes pour piquer notre curiosité au sujet de leur background, et on s'arrête là. Le pitch promettait une mise à mort judiciaire de la protagoniste principale, mais ce sera vraisemblablement l'affaire de l'épisode suivant. Gyne prend son temps, s'installe, s'étire, se met à l'aise, et le spectateur appréciera cette absence de précipitation, de plus en plus absente des séries américaines, et qui est encore plus louable puisque pour Gyne, le temps est compté. On ne cherche pas à placer les sacro-saints enjeux, on se contente de distribuer les cartes, de vivre dans l'instant présent.
Peinture honnête, me semble-t-il, de l'univers médical, avec ses réunions de service où tout le monde a mieux à faire ailleurs, et où personne n'a rien à dire, son rythme éreintant, ses jalousies entre internes quant à celui qui a le formateur le plus pédagogue, etc... Gyne m'apparait comme une série bien plus en prise avec le réel que Code Blue qui reposait pourtant sur un principe très similaire.
La preuve qu'on peut faire quelque chose de conventionnel tout en le faisant bien.

S'il y a bien une chose que je déteste, c'est quand on me ment sur la marchandise juste dans le but de me faire regarder un pilote. Or (et vous le verrez en suivant les tags), tout portait à croire que le pitch de Gyne porterait plutôt sur le problème de l'erreur médicale ; normalement, la série devait suivre une obstétricienne qui avait fait un choix contestable et se trouvait trainée en Justice par la famille de sa patiente. Eh bien, ne retenez pas votre souffle, parce que dans le pilote, on n'aborde pas le sujet. Oh, si, bien-sûr, on nous introduit timidement l'avocate de l'hôpital, les réunions de service, la hiérarchie mollassonne, le médecin borderline et critiqué... mais ça s'arrête là.
D'ailleurs, ce médecin, il est épouvantablement cliché. Interprété par Norika Fujiwara (vue en meilleure forme dans Oishii Gohan) et ses joues de hamster inexpressif, ce médecin va rester muet, allez, disons 90% du temps. Et je suis gentille. Mal aimable, entêtée, asociale, elle a évidemment tous les travers, mais comme par hasard elle est très compétente, donc tout de suite ça excuse tout. Même de maltraiter son interne (un vibrante hommage à la relation Benton/Carter, d'ailleurs), ou les patients, au nom de ses idées personnelles sur l'avortement ou la pilule. Mais comme c'est l'héroïne, on lui pardonne de faire passer ses valeurs morales avant l'intérêt de ses patients ; on croit rêver.
Au programme du pilote de Gyne, on trouve aussi une bonne louche de bons sentiments, sur des refrains bien connus type "les bébés c'est beau", "les vieilles femmes qui meurent c'est triste", "il faut faire de ton mieux", etc...
Si la réalisation est propre (et je dis bien propre, pas réussie... ça vaut un Code Blue, au mieux), il manque dramatiquement les idées de génie qui permettraient à la série d'avoir son identité propre. C'est blanc, c'est bleu, sans déconner. Comparativement, Three Rivers, c'était de la folie pour les yeux, c'est dire. Quant au casting, il avait visiblement reçu des consignes pour rester dans l'ombre de l'amorphe Fujiwara, qui n'a même pas la bonne idée de cabotiner pour nous divertir ; le résultat est lassant, même si on appréciera au passage l'absence presque tout le long de toute forme d'hystérie. Mais à la limite ça devrait aller sans dire.
Une fois de plus, Gyne présente un univers médical stéréotypé, une série en hôpital de plus. Franchement, on en voit suffisamment pour ne pas avoir besoin d'une nouvelle série, fût-elle courte, pour jouer dans cette catégorie sans aucune forme d'imagination.

Voilà deux avis, à vous de vous faire le vôtre !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gyne de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:44 - Dorama Chick - Permalien [#]

15-10-09

When you're smiling... the whole world smiles with you

Une conclusion s'impose : les certitudes, c'est totalement exclu en matière de téléphagie. Que ce soit clair une fois pour toutes.

Car si j'ai une aversion immodérée pour Yui Aragaki en tant que chanteuse (je pense très sincèrement que des gens meurent d'ennui en l'écoutant, et vu les ventes de ses CD, l'hécatombe devient inquiétante), pour autant, je suis bien forcée de reconnaître, après avoir vu le pilote de Smile, qu'en tant que comédienne, elle a ses bons moments.
Que je n'avais pas vus dans Code Blue, mais ne soyons pas mesquins.

Pourtant Smile ne manque pas de défauts, le premier (et le pire de tous) étant son incompétence à exploiter un excellent démarrage, le pilote s'embourbant progressivement dans une narration erratique et désorganisée comme j'en ai rarement vu. Non que le pitch soit épatant, mais il avait un mérite (et non des moindres) qui était de nous offrir quelque chose d'un peu différent de la simple histoire d'amour qu'on a tous déjà vu quinze fois, et qu'on verra quinze fois à la saison suivante, et qui me font tant trépigner que je me retrouve à préférer des séries policières, c'est dire. Mais une fois encore, en matière de téléphagie, pas de certitude : ce que j'abhorre dans une langue, je peux l'adorer dans une autre, et vice versa, les dorama m'auront aussi appris ça.

Mais voilà : Yui Aragaki dans Smile, c'est... je ne sais pas... comment vous expliquer ? Il faudrait mettre dix tonnes de barbapapa sur plein de coussins moelleux et doux, du velours peut-être, avec un doux parfum de fleur vanillée, et d'endormir là-dedans, pour comprendre l'effet surprenant qu'a Yui Aragaki dans Smile.
Vous ferez l'expérience chez vous, promis ? Il en va de votre compréhension de ce post !

En-dehors de l'adorrrrrable Yui Aragaki, il y a... une histoire qui commençait bien, donc, mais qui part complètement en cacahuète. Là où on aurait pu parler d'immigration au Japon (grand sujet, pourtant), ou de racisme (corollaire, donc), ou de délinquance (pourquoi pas), de réinsertion professionnelle (ç'aurait été couillu), de procès (genre peu exploité au Japon pourtant)... voire même juste d'amuuuur, à la rigueur... Au lieu de ça Smile parle d'un joyeux bordel d'éléments scénaristiques qui se mélangent les uns aux autres comme dans une soirée échangiste. Bon, la comparaison vaut ce qu'elle vaut, mais c'est un peu ça, le résultat : un truc bâtard où on ne sait pas à qui appartient cette cuisse et à qui appartient cette main, un fouillis d'amourette adolescente, de bandes rivales, de trafic de drogue, de procédure judiciaire, de vie en prison, de dur labeur pour surmonter les problèmes (oui c'est un dorama japonais, vous vous attendiez à quoi ?), et de cochon. Vraiment.

Inutile de dire que toute la barbapapa du monde ne vous permettra jamais de comprendre à quoi sert le pilote de Smile.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Smile de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:59 - Dorama Chick - Permalien [#]

12-08-09

Douleurs

Derrière les pitches les moins révolutionnaires se camouflent parfois des séries incroyables. Et quand on me dit que le personnage principal, en phase terminale, va aller retrouver sa famille avec laquelle il a perdu contact avant de mourir, bon d'une part je cagoule, normal ; et d'autre part je me dis vraiment qu'on va me faire pleurer à moindres frais.
Pourtant, Kaze no Garden est d'une sincérité déconcertante. Et si effectivement, il y a des chances pour que vous y alliez de votre petite larme ici ou là, le dorama n'a rien d'artificiel.

...Mais on va plutôt reprendre depuis le début. La famille Shiratori compte deux médecins : Teizou, qui vit dans la campagne de Hokkaido où il travaille à l'ancienne, se déplaçant à domicile chez des patients âgés, et Sadami, anesthésiste renommé qui a fait ses études aux Etats-Unis, qui maîtrise une technologie de pointe et travaille dans un immense hôpital tokyoite. Teizou est le père de Sadami, mais cela fait 7 ans qu'ils ne se sont pas parlés.
La rupture a eu lieu au moment du décès de la femme de Sadami, il y a donc 7 ans. Grand-père Teizou a pris sous sa garde les deux enfants, qui eux non plus, n'ont pas revu leur père Sadami depuis lors. Chacun poursuit sa vie de son côté, pensant souvent aux autres mais sans que cela n'aille aussi loin que des retrouvailles.

Kaze no Garden commence alors que chacun célèbre en silence le 7e anniversaire de la mort de l'épouse de Sadami ; la série commence aussi alors que Sadami semble vivre une certaine remise en question, principalement due à son état physique qu'il sent décliner, même s'il continue de maintenir les apparences. Et pendant que Sadami mène une vie professionnelle chargée mais épanouissante, la vie de l'autre partie de sa famille se déroule au calme, dans de magnifiques jardins que le grand-père et la fille entretiennent avec patience et amour.

Si vous pensez qu'un pilote se doit d'introduire une situation donnée pour mieux la déconstruire dans l'acte suivant (par exemple si le pilote de Nurse Jackie vous a semblé poussif), ne regardez pas Kaze no Garden, la structure de son épisode inaugural y sera trop atypique pour vous. Tout y est purement introductif, sans chercher à aller droit au but comme le font un grand nombre de pilote. En fait, si vous ne lisez pas le résumé de mon premier paragraphe (trop taaaard !), il est même possible que vous n'ayez pas la moindre idée que Sadami va retrouver sa famille. Si le pitch dessine l'histoire d'un retour aux sources ultime, on n'en voit rien dans cet épisode, qui marque une séparation nette entre les deux univers, sans chercher à les rapprocher précipitamment parce que, bon, c'est dans le scénario hein ; c'est comme si la série était consciente que des retrouvailles, après 7 ans de silence, ça ne se fait pas comme ça.

Mais c'est épisode, qu'on se le dise, n'est pas ennuyeux pour autant. Bien au contraire, il y a du génie dans cette composition : au lieu d'une simple présentation des parties en présence, on y trouve des portraits en relief des personnages. Il n'y a pas d'un côté le vilain papa carriériste et de l'autre le gentil grand-père bienfaiteur, mais deux hommes qui ont souffert, et qui font les choses au mieux. En fait, ce pilote pousse le génie jusqu'à montrer le contraste entre les deux hommes sans jamais les mettre en opposition, sans jugement de valeur.
Les enfants non plus ne manquent pas de substance, chacun a sa personnalité bien à lui, à l'instar de Rui, belle et douce, amoureuse de son jardin, danseuse dans une troupe traditionnelle, et maîtresse d'un homme marié. Qualités et défauts nous sont montrés sans jamais être pointés du doigt, comme avec bienveillance.

Kaze no Garden est aussi une série médicale, ou tout du moins, une série sur le traitement de la douleur. Quand le grand-père se rend de maison en maison pour soigner et surtout écouter ses patients, Sadami l'anesthésiste passe un temps infini à surveiller les douleurs des siens pour les soulager au mieux, et aider ses collègues à les guérir. Tous les deux sont profondément humains dans leur pratique, même s'ils ne pratiquent ni la même chose, ni de la même façon. J'ai été particulièrement touchée par les scènes à l'hôpital, qui relèvent d'une grande honnêteté intellectuelle, et qui sans mentir n'ont rien à envier aux meilleurs épisodes d'Urgences : rires, inquiétude, fatigue, erreurs, banalités administratives, relations avec les patients et les collègues sont d'un grand réalisme. Une fois, j'avais voulu regarder Code Blue, un dorama médical dont l'atmosphère artificielle basée uniquement sur l'adrénaline m'avait vite découragée ; sur les aspects médicaux, Kaze no Garden en est la brillante antithèse. Donc je confirme, les Japonais aussi peuvent faire de bonnes séries sur la médecine, et ce pilote le prouve.

En servant un premier épisode surprenant mais sans artifice, bien écrit et bien filmé, et bien interprété aussi d'ailleurs, la série Kaze no Garden prouve qu'elle peut réserver encore des surprises dans ses prochains épisodes, et toucher le spectateur sans verser dans un pathos exagéré que beaucoup de séries de ce type nous servent aisément. Ses portraits profondément humains, son regard à la fois réaliste et tendre sur la vie, donnent véritablement envie d'en savoir plus.

Sous un titre sans prétention ("le jardin du vent") se cache une série pleine d'élégances, où l'on parle des souffrances tant du corps que de l'âme. Ainsi cette phrase entendue dans le trailer de l'épisode 2 :
"C'est quoi un passé douloureux ?
- C'est quand on a fait ce qu'on devait faire."

Et pour ceux qui manquent douloureusement de culture : la fiche Kaze no Garden de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:38 - Dorama Chick - Permalien [#]


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