ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-12-08

L'histoire se répète

Un jour. Un jour par siècle, je me tiens volontairement éloignée d'internet, et entreprends d'avoir une vie.
Et ce jour-là, précisément, mon cauchemar se réalise : une constellation s'éteint.

Majel

Je vous avais bien dit que le mois de décembre était toujours chargé.

Adieu, donc, à Majel, dont j'ai pour ma part découvert l'existence tardivement avec et dans Invasion Planète Terre, et qui sans le savoir (le pire, c'est qu'ils ne le savent jamais) a été de ceux qui m'ont ouvert les portes de la téléphagie. Serais-je ici sans elle ? Je ne le pense pas. Je passerai une journée comme celle d'hier, où les séries n'existent pas.
Mon Dieu, que ce serait triste.

Je vais donc, en toute logique, vous faire aujourd'hui ma Trekkophile, et vous sortir une citation de l'épisode I, Mudd, de Star Trek :
"Behind every great man, there is a woman -- urging him on."
Car qui d'autre pouvait aussi bien rendre hommage à Majel que Gene Roddenberry lui-même ?

Merci à Jérôme pour l'info. Même si, évidemment, on préfère encore apprendre des horreurs comme le renouvellement de Clara Sheller. Et voilà, j'ai souillé ce post.

Posté par ladyteruki à 10:02 - Point Unpleasant - Permalien [#]

03-12-08

Appelez les services sociaux !

Clara Sheller est enceinte !

Cri

Pov'gosse, aucun enfant ne mérite ça.
Je sais pas pourquoi mais, ça m'a fait penser à cet article lu aujourd'hui...

Posté par ladyteruki à 22:43 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

26-11-08

Clarathelephagy ?

J'ai falli m'appeler Clara. J'ai échappé à quelque chose, vous ne trouvez pas ? Mes parents hésitaient entre Claire, Clara... et Frank (je n'aimais pas les échographies). Véridique.
Mais si je peux à la rigueur m'imaginer en Carrie Bradshaw parisienne, le reste du personnage éponyme de Clara Sheller, bloqué dans son complexe de Peter Pan, a de quoi me hérisser le poil comme jamais.

On va être clairs : je n'ai JAMAIS vu la première saison de Clara Sheller. Il paraît que ça se passait il y a quelque chose comme trois ans, et je vous avoue que, là, tout de suite, je ne sais pas où j'étais il y a trois ans, mais ce n'était pas devant France 2 apparemment. Je cherche et je cherche mais, rien à faire, impossible de me rappeler comment je suis passée au travers, surtout qu'il me semble que pourtant, j'ai entendu Naka en parler il y a des lustres (l'air de rien on se pratique depuis un sacré bout de temps, en fait !). Mais bon, il y a une nébuleuse dans ma tête, je ne me souviens de rien.

Du coup quand la seconde saison a commencé à être promue (à coups de gourdin... alors, il marche bien, le marketing sans finesse et sans imagination ? 3 millions de spectateurs, belle déculottée), j'ai passé les dernières semaines à me dire, chaque fois que je voyais la pub (avec son horripilante petite musique) : ok, cette fois, je regarde. Bilan : la semaine dernière j'ai pensé à allumer alors que le premier épisode était bien entamé. No comment. Mais j'ai regardé jusqu'à la fin de la soirée, quand même (d'un autre au côté j'avais pas grand'chose d'autre à foutre, vous me direz), ce qui est une indication de ma bonne volonté !

Les petits gars de chez "heaven" n'ont eu de cesse de m'inonder de mails (je ne me suis pourtant inscrite nulle part, je pense que c'est la faute de ladytelephagy...) pour me dire que, ého ! Clara Sheller arrive ! Je crois que ça fait depuis cet été qu'ils jouent les spams de bas étage. Une nouvelle video (en streaming, et comme vous le savez, le streaming c'est le Mal) par ici, un concours par là... ah il m'a fait rire leur concours, d'ailleurs. L'idée du siècle, quand même : proposer au spectateur d'accueillir Clara/Zoé pour (quoi, une heure je crois ?) regarder des épisodes en sa compagnie. C'était tellement cocasse comme idée que j'en avais fait un post (et puis j'ai pas pensé à la publier à temps, la date est passée, et bon, il est resté en brouillon... vous voulez le voir ?). Et sans parler des petits jeux codés avec les pieds, et les mails même pas pensés pour être assortis au site, alors qu'une identité visuelle c'est pourtant pas compliqué à respecter, les chartes graphiques c'est pas pour les chiens, quand même ! On a dit rose #E1ACB6, nom d'une pipe en bois ! Et puis en parlant de viralité, où se cachaient les petits trucs sympas que les bloggeurs auraient pu mettre sur leur blog, des gadgets originaux, frais, sympas, quelque chose, quoi ! Mais non, rien du tout.
Je sais que j'éviterai de faire appel à ces gens-là si j'ai besoin d'une agence ! Ca faisait complètement amateur. Désolée de vous avoir piquée au vif, Véronique, mais c'est ce que j'en pense.
Et tous contents d'eux, ils ont continué à m'envoyer leur purée et je me suis tapé sur les cuisses une bonne partie de l'automne.

Au final, même ces procédés mal fagotés n'ont pas réussi à me rappeler de me rappeler à temps devant mon écran (oui, même le mail envoyé le jour-même !!!). Et pourtant on parle d'une téléphage... On ne s'étonnera donc pas tellement qu'avec des recettes aussi mal mises en pratique, les audiences aient été... eh bien, celles qu'on connaît.

Sur le fond, le personnage pitoyable remâché d'une Ally McBeal qui aurait percuté Carrie Bradshaw dans un Starbuck n'était guère plus captivant. Je ne saurais juger l'actrice, n'ayant pas le point de comparaison avec le jeu de Mélanie Doutey dans les mêmes fonctions, et n'ayant même jamais vu Zoe Felix à l'oeuvre avant ce soir-là, mais le personnage donnait des envies de meurtre, ça c'est clair(a). Ha ha.

Je lis au sujet de cette seconde saison des choses surprenantes... que Clara Sheller est trop parisianniste, par exemple. Je ne me rends pas compte, personnellement, je dois dire. Mais c'est vrai aussi que je suis moi-même trop parisianniste (ou plutôt parisianniste-wanabee, hein mon timide ?).
Mais je reste surprise de ce genre de reproches, quand même.
Reprocherait-on à Sex & the City son New Yorkisme ? Bah non ! Il fait partie de la série, de son univers. Je ne dis pas qu'un personnage comme Clara ne peut exister qu'à Paris, mais ça lui donne plus de sens, finalement, de la cohérence.

Enfin bref, un beau vautrage dans les règles de l'art !
Alors, la question se pose-t-elle pour moi de regarder ce soir ? Bah, déjà, non : je ne serai pas rentrée du boulot avant, au bas mot, 21h15. Où est l'intérêt de louper 20mn d'un épisode ? Déjà. Et puis de toutes façons, non. Non tout court. D'accord, pour une fois, Clara Sheller n'était pas une série policière, mais pour autant, ça ne donne pas envie de regarder des fictions françaises, dont l'absence d'audace n'a d'égal que le cruel manque d'âme. Pas un souffle de vie ne se dégage de la série, on a une cruelle impression de pénibilité : pénibilité à avoir quelque chose à raconter, pénibilité d'avoir des enjeux à créer, pénibilité de se trouver une identité... On rame beaucoup mais on n'atteint jamais le rivage.

Donc ce soir, pour moi, en rentrant du boulot, ce sera Heroes. C'est tout dire, je pense.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Clara Sheller de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:02 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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