ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-12-12

The end is nigh

Ok, que tout le monde respire un grand coup : pour le moment, tout va bien !
Les internautes néo-zélandais et australiens sont toujours actifs, le monde n'est donc pas encore plongé dans l'Apocalypse.

Bon, je vous accorde que ça se trouve, l'Apocalypse ne tombera que le 21 décembre à minuit, heure guatémaltèque, hein ; mais disons qu'on peut commencer à se dire que tout ça est une affaire à peu près classée. Je vais quand même garder ma hache près de mon lit, mais en me disant que les zombies ne débarqueront pas forcément cette nuit.
Bien.
Donc ça, c'est fait.

Cependant la question de l'Apocalypse est intéressante, même si elle ne tombe pas un 21 décembre, parce que, eh bien, il y a des tas de personnages de fiction dont on se demande s'ils en mourraient.
Eh non, ce n'est pas nécessairement une évidence !

Highlander

Prenez Duncan McLeod, par exemple. On ne pense plus à ce bon vieux Duncan McLeod, alors que Highlander a quand même égayé les fins d'après-midi de M6 pendant de nombreuses années. Et pourtant, eh bien, pour Duncan McLeod, le deal c'est qu'il est immortel, sauf si on lui coupe la tête. C'est comme ça. Si l'Apocalypse consiste en un nouveau Déluge, par exemple, il est plutôt peinard. Vous allez me dire : ça ne marche pas, Duncan McLeod est devenu mortel dans Highlander: The Source. Soit. Mais la question vaut pour tous les immortels... dont L'Immortelle, Amanda, dont, pour autant qu'on sache, l'immortalité est toujours bel et bien valide.
Mais plus drôle encore, rappelons que les immortels ne se révèlent l'être que si la personne meurt une première fois. C'est-à-dire que quelque soit la façon dont l'Apocalypse s'abat sur le monde... certains d'entre nous vont y survivre et découvrir qu'ils sont immortels. Et à partir de là, non seulement le monde sera probablement détruit voire même invivable (genre si c'est une boule de feu qui s'abat sur notre monde ou qu'une guerre nucléaire explose dans les prochaines heures), ce qui en soi n'est déjà pas marrant à supporter, mais en plus, les autres survivants voudront leur trancher la tête pour déclencher un Quickening ; que du bonheur en perspective, donc.
Dans un registre proche, je pense aux vampires de Buffy et donc Angel. Théoriquement, il faut impérativement leur planter un pieu dans le coeur pour les tuer (ou décapiter, pour ne pas changer, d'après ce que je lis), ce qui explique la fascination des vampires pour les Apocalypses quasi-annuelles de Sunnydale : ils ne risquent rien. A plus forte raison si l'atmosphère de la planète devient irrespirable, puisque les vampires du Whedonverse ne respirent pas (bon, ils fument, mais ils ne respirent pas). Ce qui veut dire que pendant que nous périrons dans d'atroces souffrances, des créatures comme Spike auront droit à la vie éternelle (qu'elles partageront donc avec les immortels, ce qui veut dire que les arts martiaux ne s'éteindront pas avec notre civilisation).

La question se pose d'ailleurs de façon similaire pour les loup-garous puisque, comme chacun sait, seule une balle en argent tirée dans le coeur vient à bout de ces effroyables bestioles. Bon, je ne suis pas très versée en mythologie Teen Wolf (seulement en mythologie Le loup-garou du campus, ce qui d'ailleurs me fait me sentir très vieille), mais a priori ça signifie que plein de lycéens nous survivront. Là encore la perspective est terrifiante, vous en conviendrez !

En revanche, certains autres personnages de télévision ont assez peu de chances d'en réchapper, si jamais l'heure venait à sonner.
Ainsi, comptons parmi les victimes : les sorcières de Charmed et Ma Sorcière Bien-Aimée, les personnages de conte de fée de Once Upon a Time, les mutants de Heroes (dans le cas de Claire Bennet, tout dépend de la façon dont la fin du monde se manifeste, puisque les scénaristes ont déclaré qu'elle pourrait être incinérée ou décapitée) ou de Mutant X, les X-5 de Dark Angel, et bien d'autres.

Quant aux personnages humains, que vous soyez amateur de comédie, de drama, de thrillers conspirationnistes ou dramédie politique, de séries policières, juridiques ou musicales... ils sont tous morts, n'espérez même pas, et inutile d'entrer dans le détail. Quel que soit votre personnage préféré du moment, il y passe, point barre.

Enfin, quelques inconnues subsistent.
D'abord, les personnes touchées par Ned dans Pushing Daisies sont-elles immortelles ? On peut supposer que oui, au sens où elles ne vieillissent pas : on sait que Digby n'a pas pris une ride depuis que Young Ned l'a ressucité ; cependant, rien ne dit qu'une maladie, un accident ou une mort violente n'auraient pas de tragique conséquences. Le cas n'a jamais clairement été abordé. Qui peut être certain que, par exemple, Chuck ne serait pas frappée par une épidémie foudroyante ? Elle reste humaine.
Dans un autre domaine, quid des humains "améliorés" ? Super Jamie, L'homme qui valait trois milliards, et Michael Wiseman de Now & Again, par exemple, sont tellement tunés qu'il est tout-à-fait possible qu'une de leurs options leur permettre de survivre ; dans le cas d'une zombie apocalypse, mettons. D'ailleurs Michael Wiseman est un cerveau greffé dans un corps bionique, ça se trouve même une attaque de zombie ne peut rien sur lui (si, comme l'explique The Walking Dead, les zombies sont en fait des victimes d'une maladie contagieuse provoquant la dégénérescence du cerveau), il y a sans doute toutes sortes de protections pour que le cerveau ne soit absolument pas atteint en cas de morsure.
Enfin, un petit tour par nos amis les extra-terrestres, de l'ado de KYLE XY à Alf en passant par les visiteurs de V et les voisins de The Neighbors : nous n'avons que trop peu d'éléments sur la biologie de ces créatures pour pouvoir avancer ; même dans le cas des héros de Roswell, nous n'avons aucune donnée concluante (le seul cas de décès est celui d'un personnage hybride/alien).
Bon, j'ai arrêté 666 Park Avenue en cours de route (d'autant que, hein), mais on se situe où, avec les Doran, dans la mythologie de cette série-là ? Mortels ou pas ?
Une dernière interrogation pour finir : qu'adviendra-t-il des glisseurs de Sliders ? Si c'est l'Apocalypse, est-ce que ça signifie que c'est l'Apocalypse dans tous les mondes parallèles, ou existe-t-il une dimension dans laquelle l'Apocalypse va se produire ? Si tel est le cas, ils ont peut-être une chance... à condition de se trouver dans le bon monde au bon moment.
Il y en a sans doute d'autres, je vous laisse lever ces lièvres en commentaire.

De toute façon, je sais pas pourquoi on s'inquiète, le Docteur va venir empêcher l'Apocalypse, comme d'habitude, ça se trouve il est même déjà à l'oeuvre pendant qu'on plaisante.
Bon, circulez, demain, vous le voyez, yaura vraiment rien à voir.

Posté par ladyteruki à 16:33 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

30-12-11

Dodging the bullet

L'autre jour, je ne sais plus où je flânais précisément, mais il s'agissait en gros de la page IMDb d'une série qui n'avait finalement jamais été retenue. Dans les commentaires, quelqu'un posait LA question qui me hante depuis bien longtemps maintenant, à savoir : qu'advient-il du pilote de cette série une fois que le couperet est tombé, et un autre contributeur répondait... attention, les âmes sensibles vont avoir un choc : rien. L'épisode est détruit.
Faisons une pause pour que tout le monde reprenne possession de lui-même.
Moi-même ça m'a demandé quelques minutes, je ne vous le cache pas. J'ai été prise d'un vertige renversant en pensant à tous ces pilotes détruits, introuvables, à jamais disparus, inaccessibles. Du travail pour rien. Jamais de postérité. C'est d'une brutalité qui me donnerait quasiment envie de pleurer, et par quasiment je veux dire que c'est sûr et certain et que je ne refuse pas qu'on me passe un mouchoir, merci.

Dans ces colonnes, les pilotes de type "unsold" ont souvent eu droit à une jolie place, parce que, eh bien, j'aime les pilotes, j'aime les découvertes, et que je ressens un sentiment de perte même quand une série que je ne regardais qu'en dilettante est annulée au bout de 15 ans alors, bon, coeur brisé pour coeur brisé, autant tenter des séries qui n'auront jamais dépassé le stade du pilote. Ainsi, des séries ont été évoquées ici, et je vais les mentionner à nouveau pour que vous puissiez tirer partie des tags : Pretty Handsome, Faceless, Nikki & Nora, Babylon Fields, Prodigy... J'en oublie sans doute. Et j'aimerais pouvoir mettre The Miraculous Year dans cette liste (ah c'était ptet sur cette fiche IMDb que j'étais, tiens, puisqu'on en parle).
La plupart du temps, je regarde ces pilotes invendus parce que, bon, déjà c'est pas poli de refuser un pilote, vous connaissez ma ligne de conduite à ce sujet, ensuite parce que toute découverte est toujours bonne à prendre, qu'il y a toujours quelque chose d'intéressant à trouver dans un pilote et ce même (surtout ?) s'il n'y a pas eu suite, mais aussi parce qu'il faut quand même bien admettre que ça fait toujours plaisir de faire une belle prise, et les pilotes que nous ne sommes pas supposés voir, c'est un de ces trésors cachés qui font aussi du bien à l'ego du téléphage. Soyons honnêtes, hein, il y a une part de "moi je fais partie de la minorité qui a vu" qui fait plaisir ; je ne sais d'ailleurs pas pourquoi je me gâche ce plaisir en venant ensuite vous en faire des posts et vous inciter à regarder aussi, héhé...! Je ne suis sans doute pas assez élitiste à mon goût.

Enfin voilà, tout ça pour dire que le pilote de série non-commandée, c'est un plaisir sur lequel je ne crache pas, jamais. Aussi quelle n'était pas ma surprise de voir la "publicité" autour de 17th Precinct, y compris sur The Hollywood Reporter. La façon dont ce pilote a mystérieusement échappé à la destruction puis, encore plus mystérieusement, trouvé le chemin du streaming puis, mystérieusement toujours, été évoqué par des sites qui d'ordinaires sont suffisamment "sérieux" pour ne pas parler d'épisodes leakés à tous bouts de champs, ça m'a surprise. Je trouve ça intrigant. Comprenez que j'ai de sérieux soupçons quant à la finalité de cette étrange apparition sur internet, dans la joie et l'allégresse de tous, y compris ceux qui d'ordinaire font mine de ne pas avoir remarqué que des videos de ce genre se promènent sur internet. En un mot comme en cent, il me semble que, quelque part, quelqu'un vient de nous donner une opportunité. Petite, fragile, intangible, sans doute. Mais une opportunité. A nous d'être nombreux à nous en servir.

...Si toutefois cela en vaut la peine. On en vient donc à l'objet de mon post : que vaut le pilote de 17th Precinct ?

17thPrecinct
Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog, vous n'ignorez pas que j'ai pris les séries poulardières en grippe il y a plusieurs saisons maintenant. Depuis Les Experts, on a eu le temps de faire trois fois le tour de la question à cloche-pied. Chaque année on a droit à une, deux, trois séries policières procédurales où le héros est un enquêteur-pas-comme-les-autres-qui-a-une-faculté-particulière-pour-résoudre-les-enquêtes, ce qui fait que finalement, ils deviennent tous des enquêteurs comme les autres. On a parfois des pitches plus originaux, ponctuellement, et même de temps à autres des séries policières non-procédurales genre Southland, mais l'impression d'overdose est bel et bien présente et je ne pardonne plus rien depuis environ 5 ans dans le domaine.
Qui plus est, même si j'ai énormément apprécié Battlestar Galactica (je devrais me faire un marathon, tiens, ça me permettrait d'enfin voir la fin), je n'ai pas de tendresse particulière envers ses acteurs. Je suis contente quand je les vois, mais je ne les suis pas absolument. Idem pour Ron D. Moore que je n'en suis pas à considérer comme un Dieu vivant. David E. Kelley, là, d'accord, mais Moore...

Ce qu'il y a de bien quand on ne part pas avec un a priori positif, c'est que ça laisse plein de place aux bonnes surprises.

Le pilote de 17th Precinct commence pourtant assez mollement. Un crime, du sang, l'impression d'avoir mis les pieds dans un procedural comme tant d'autres. Arrivent alors nos deux enquêteurs (James Callis et Jamie Bamber), et la série s'amuse alors avec ses effets spéciaux. Un sourcil levé, l'autre froncé, on attend sans trop savoir sur quel pied danser comment cette histoire de magie ne va pas complètement tout gâcher. Il faut quand même voir que les mecs peuvent reconstituer le déroulement du crime dés les premières minutes du pilote, donc ça laisse circonspect dans un premier temps. La chose n'est pas facile à gérer, mais elle est brillante en réalité. Car quand arrive l'équivalent du coroner dans le monde de 17th Precinct, et que Tricia Helfer se la joue mi-Charmed, mi-Pushing Daisies (croisement contre nature s'il en est, pourtant), on découvre que la richesse de l'univers de cette série va justement lui permettre de respirer vis-à-vis des codes du procedural, tout en profitant de la popularité du genre.
Par-dessus le marché, outre les trois transfuges de Battlestar Galactica, on va retrouver Eamonn Walker (Oz !) dans la peau d'un commissaire de police doté d'un don de vision, Stockard Channing (évidemment restée dans les mémoires téléphagiques pour A la Maison Blanche) dans le rôle d'une vétérante qui va devoir prendre en charge une jeune recrue particulièrement prometteuse incarnée par Matt Long (The Deep End)... Le casting est précieux, les idées excellentes se succèdent. Elles parviennent à mêler à la fois des éléments conventionnels de la série policière telle qu'on en a bouffé ces dernières années, tout en apportant définitivement d'excellents twists. Mais attendez, n'allons pas trop vite. Il va se passer plusieurs minutes pendant lesquelles le pilote va lentement établir chaque personnage, sans trop en dire toutefois. C'est un passage un peu lassant car on va vite comprendre que l'intérêt de la série ne réside que très partiellement dans ses personnages.

C'est une fois tous ces personnages introduits que la bascule s'opère véritablement. On entre alors dans ce monde étrange grâce à l'instauration simple, rapide, mais nette, d'une véritable mythologie, tout en donnant l'opportunité à "l'enquête du jour", ainsi qu'à "l'enquête secondaire" (toutes deux des classiques de la structure d'une série procédurale), de dévoiler les étrangetés de l'univers de 17th Precinct. Les deux affaires utilisent, sans être trop tape-à-l'oeil, les propriétés de ce monde où toute chose est régie par la magie.
On comprend que le fonctionnement de la vie de chacun, au quotidien, est différente, à Excelsior (c'est le nom de la ville, ç'aurait donné un bien meilleur titre de série d'ailleurs). Il y a quelque chose d'assez mystique, d'ailleurs, dans la façon dont la magie est perçue à la fois comme utile et sacrée ; c'est presque animiste et cela se ressent sans être trop explicité, avec énormément de subtilité. Petit-à-petit, on commence à prendre la mesure des rouages de cet univers où la magie est à la fois quelque chose en quoi l'on croit, et que l'on utilise. Et on comprend que les valeurs de cette société s'en trouvent modifiées (comme l'indique les verdicts des procès montrés ou mentionnés dans l'épisode). Ce n'est pas juste une façon de dire, "ah ouais, pour changer on va faire de la magie", il y a réellement une sorte d'éco-système qui se construit pendant ce pilote.

Quand on pensait avoir plutôt bien pris ses repères dans l'univers de 17th Precinct, c'est là qu'on est frappé par un ultime retournement de situation, fou, incroyable, puissant, et terriblement cohérent avec ce que nous dit le pilote depuis ses premières images, pourtant. La mythologie, lentement mise en place par le truchement du personnage d'Eamonn Walker, commence à prendre un sens différent, déjà. On regarde Matt Long avec des étoiles dans les yeux (et pas uniquement en raison de la couleur de ses pupilles) et on attend de grandes choses de Stockard Channing.

Soudain, là, à cet instant, le souffle coupé, on se rappelle que 17th Precinct est un pilote "unsold".
Je ne nierai pas qu'il y a une part de frustration à l'issue du visionnage de ce pilote. Mais il y a une part de satisfaction intense à l'idée d'avoir vu un pilote plus que solide. Pas génial, mais carrément bon, quand même.

On ne m'ôtera pas de l'idée, pas avant un bon moment en tous cas (le temps me donnera tort, ou raison, ou tort), que la sortie de ce pilote, à un moment où plein de monde peut le voir, sur des sites de streaming où il pourrait être retiré et où il ne l'est pas, repris par des sites d'information sur le milieu de l'audiovisuel sans la moindre protestation des ayant-droit, a une raison d'être.
Peut-être que 17th Precinct a encore une chance d'éviter la mise à mort. Peut-être que nous pouvons nous aussi exercer un petit tour de magie. Peut-être que cette fois, nous avons ce pouvoir. Juste peut-être.
Pour certains pilotes "unsold", l'effort n'en vaut pas la peine. L'espoir n'a pas lieu d'être entretenu. Mais j'ai aimé le pilote de 17th Precinct et je ne pense pas être la seule. Et si vous le regardez, il ya de grandes chances pour que vous l'aimiez. Pour que vous en parliez. Pour que vous twittiez quelque chose à l'intention de @nbc. Pour que... Qui peut dire ? Un monde où la magie existe... ça en fait, des possibilités.

Et pour ceux qui... Eh bah non. Du coup.

Posté par ladyteruki à 19:55 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-11-11

L'effet Grimm

On ne dira jamais assez les dommages que peuvent faire les contes de fées sur l'inconscient de nos enfants. Tenez, regardez les histoires de princes charmants : les gamines en bouffent pendant leurs tendres années, se déguisent en princesses, croient à "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", et au final, confrontées à la réalité des relations amoureuses modernes, cherchent un idéal masculin qu'elles ne trouveront jamais. Ou, autre exemple, prenez ces petits garçons à qui on raconte des histoires de grand méchant loup, ils se replient sur eux-mêmes, vivent dans leur monde intérieur, et un beau jour ils grandissent et écrivent le scénario de Grimm.
On ne dira jamais assez les dommages que peuvent faire les contes de fées.

Non que Grimm soit une mauvaise série, non, foncièrement je n'ai rien à lui reprocher, le pilote ne m'a pas déplu. Mais il y a quand même de nombreux "mais".

Grimm

Mais... j'ai eu pendant tout le pilote l'impression d'assister à une version masculine de Lost Girl, sans les petites phrases "badass" à la con. Au juste je n'arrive pas à dire c'est un compliment ou non, mais il y a de fortes chances pour que non, quand même. Sans compter que Grimm donne une fois de plus dans la série policière qui fait semblant de ne pas être une série policière, mais pas trop parce que, hein, on veut que les gens regardent. On était prévenus, je suppose, de cette caractéristique de la série, mais ça ne la rend pas sympathique pour autant, principalement parce que c'est mal fait. En fait l'idée de s'intéresser à des criminels comme s'ils étaient, au propre autant qu'au figuré, des monstres, est intéressante, mais ça reste assez grossier dans la réalisation et ça n'apporte pas vraiment de réflexion nouvelle. Le surnaturel prend pas mal le dessus, fut-il mal réalisé.

Mais... si l'idée de conférer une ambiance particulière, à la fois colorée et macabre, à la série, part d'un bon sentiment, n'oublions pas que l'Enfer en est pavé et que ça peut vite donner une image saturée de couleurs, genre Les Experts dans les mauvais jours, limite Siqueur. Ca devient vite assez grossier, comme peut l'être l'utilisation des effets spéciaux pour dépeindre les monstres qui redeviennent humain, avec une qualité de SFX à laquelle on n'avait plus assisté depuis Charmed.

Mais... rarement un personnage central aura été aussi dénué de charisme. On s'est plaints de l'héroïne de The Playboy Club, mais franchement, il y a pire. La tête d'ahuri permanente du héros, son incapacité à comprendre rapidement ce qui se passe autour de lui alors que le spectateur a vite saisi la situation (mais le spectateur triche, il a déjà vu ladite situation des dizaines de fois), tout ça donne vite une impression pâteuse de héros qui est là parce qu'il fallait un héros, mais qu'on n'a pas su, ou pas voulu écrire. Mais enfin, s'il est le prince qui combat de dragons, que vous faut-il de plus après tout ? De la personnalité ? Pour quoi faire...

Mais... tout le monde a vu arriver à 10km le coup de la tante qui allait être incapable de parler pile quand le héros aurait le plus besoin d'aide. Tout le monde sentait bien que ce ne serait pas aussi simple que passer le flambeau d'une génération à une autre. Pourtant c'est ça qui serait original, que le héros ait le temps d'apprendre avec son aînée, plutôt que d'être plongé dans l'inconnu artificiellement (wow, maladie en phase terminale + coma, mais ils vont nous tuer des petits chatons aussi, ou...?).

Mais, mais, mais... Hm. En fait vous savez quoi ? Ptet que le pilote de Grimm ne m'a pas plu du tout.
Le grand talent de cet épisode, c'est d'avoir réussi à ne pas me déplaire de façon trop évidente.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grimm de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-10-10

Chienne perdue sans collier

Aujourd'hui, c'est jeudi, et jeudi, c'est Canada. Ah zut ça rime pas. Bon tant mieux, vu que je n'avais pas l'intention d'en faire absolument un rendez-vous rigide (n'ayant pas la rigueur de Livia, par exemple), ça m'arrange, dans le fond. Mais pour le moment ça ne va pas m'empêcher de vous parler de Lost Girl, la série dont le pitch ne m'attirait pas, le casting non plus, et que je ne me suis pas précipitée pour regarder. Bah figurez-vous qu'il y en a qui bossent, ici !

Lost Girl, c'est donc l'histoire d'une succube (oï, ça commence mal) qui peut donc aspirer l'énergie des gens par le toucher, et qui ne s'en prive pas jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il existe toute une communauté d'autres créatures dotées de pouvoirs (ouhloulou mais qu'est-ce que je fais là, moi ?), divisée en deux clans, celui du bien et celui du mal, apprenant alors qu'elle va devoir choisir (où j'ai mis mon paracétamol, déjà ?).
De fait, dans la collection "je regardes des séries dont le pitch tient sur du papier à cigarettes", ça se posait là. Et vu l'ambiance vaguement fantastique, après une semaine Merlin, ce n'était pas vraiment le plein dépaysement.

LostGirl

En fait, Lost Girl serait plutôt à rapprocher de Mutant X de par son utilisation perverse du scénario : yen a un parce qu'il le faut, mais on n'a pas prévu de s'en servir. L'idée c'est surtout de faire en sorte que le pilote pivote autour de deux axes : d'une part le fait que Bo, l'héroïne, est capable de faire ce qu'elle veut des gens qu'elle touche (et le potentiel d'intrigues et scènes pseudo-sexy qui en découle), et d'autre part, de l'action. Tout ça avec un peu de magie parce que c'est toujours plus facile de faire passer la médiocrité avec de la magie depuis que Charmed a ouvert la voie.

Forte de cette ascendance particulièrement pauvre intellectuellement, mais sur laquelle il n'y a pas le moindre doute quant à son attrait sur les spectateurs les plus influençables (ceux-là mêmes que je tente désespérément de protéger de la faillite intellectuelle dés que je le peux), Lost Girl s'aventure donc là où toutes les séries de la fin des années 90 et du début des années 2000 sont allées, et en fait des tonnes en plus, à grand renfort de phrases se voulant mordantes et drôles, et démontrant surtout qu'il y a définitivement des gens qui regardent trop Les Experts Miami.

Au milieu de tout ça, difficile d'avoir de l'intérêt pour l'univers des fae, d'autant qu'on nous plonge dedans sans vraiment chercher à nous y intéresser. Ça fait un peu "ce sont des gens qui ont des pouvoirs, ça va quoi, on va pas y passer la nuit !", alors que construire un peu la mythologie permettrait de conserver l'illusion qu'il y a un enjeu dans cette lutte du bien contre le mal. Mais l'idée n'est pas, rappelons-le, de ne surtout pas trop insister sur le côte "histoire", mais seulement sur le résultat final, c'est-à-dire un divertissement sans intérêt mais qui bouge et qui fait du bruit.

Vous voulez vous abrutir ? Très bien, à votre guise, une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal. Regardez donc Lost Girl ! Mais avec toutes les bonnes séries qu'il y a là-dehors, faites-moi au moins le plaisir de compenser avec, je sais pas moi, mettons, un épisode de Atami no Sousakan, par exemple.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost Girl de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:44 - Review vers le futur - Permalien [#]

05-05-10

Conflit de générations

Parmi toutes les comédies que je pourrais regarder en ce moment, bizarrement, je suis plutôt attirée par les vieilles comédies qui n'ont pas marché, comme en attestent les deux dernières séries abordées. Et aujourd'hui, avec le pilote de Style and Substance, on dirait bien que j'ai poursuivi dans la même voie.

Style and Substance
date de 1998, ce qui à la base me ferait dire "oh bah ça va, c'est récent", jusqu'à ce que je réalise qu'on est en 2010, et qu'une série qui a l'âge de Charmed a en réalité une douzaine d'années dans la poire. Et que ça se voit.

StyleSubstance

Tiens, je réalise que la série a un autre point commun avec celles dont je vous ai parlé ces derniers jours, c'est aussi que Style and Substance est avant tout l'histoire de deux femmes qui travaillent ensemble. Je propose de blâmer mon inconscient pour cette coïncidence, parce que vraiment, ça ne me frappe que maintenant.

On a donc d'une part Chelsea Stevens, une femme qui a basé son empire sur ses talents de maîtresse de maison : arts de la table, décoration, etc... En gros c'est Martha Stewart et le portrait qu'en font ses collaborateurs montre d'ailleurs que le personnage est au moins aussi charmant que son illustre modèle. Et puis d'autre part on a Jane, sa nouvelle productrice, qui tient désormais les cordons de la bourse et doit veiller au bon déroulement des affaires de Chelsea.

Et Jane va rapidement comprendre pourquoi Chelsea n'a pas usurpé sa réputation de chieuse. Pour se faire une idée de sa nouvelle productrice, sa nouvelle patronne lui a tout simplement volé son sac à main afin de le fouiller minutieusement, pour vous donner un exemple. On n'évitera donc pas la confrontation entre les deux femmes, cliché du genre d'autant que les personnages sont rapidement brossés pour qu'on comprenne qu'ils n'ont rien en commun.

Pourtant, là où on prend une petite bifurcation avec les stéréotypes habituels des deux personnes obligées de travailler ensemble même si c'est pour passer 90% du temps à se prendre le bec, c'est qu'on sent que Chelsea Stevens est une femme finalement très seule et qui s'attache rapidement à Jane. Derrière son comportement maniéré et ses exigences en matière culinaire (entre autres), Chelsea accroche tout de suite avec Jane et les prises de bec constantes ne sont qu'une façon maladroite d'essayer de lier des relations avec la nouvelle venue dans sa vie. Jane, bien-sûr, est le genre à avoir les pieds sur terre, mais surtout c'est une femme qui vient de se séparer de son fiancé (interprété fugacement par Peter Krause) et de partir commencer une nouvelle vie à des centaines de kilomètres de lui, et on comprend que Chelsea se sent proche de Jane pour cette raison.

Ce qui se met en place dans ce pilote, bien plus qu'une comédie fondée sur les opposés forcés à la cohabitation, c'est une dynamique mère-fille (au corps défendant de Jane, certes). Bien que l'écart d'âge soit sensiblement le même que dans Nice Girls Don't Get the Corner Office et Fired Up, la différence est nette sur ce point. Il y a un côté maternel, voire mère-poule, chez Chelsea (sans doute aussi due à l'interprétation de Jean Smart qui doit avoir ça en elle), et un côté fille un peu perdue chez Jane (qui là aussi pourrait bien venir de Nancy McKeon... argh, il faut vraiment que je me retrouve des épisodes de The Division !) qui rend le tandem non seulement drôle, mais aussi touchant. En gros, on assiste plus à un conflit de génération entre deux femmes qui s'attachent l'une à l'autre, qu'à une véritable opposition de deux personnalités antagonistes. C'est une variation agréable.

Là encore, on ne parle pas avec Style and Substance d'une série méconnue en dépit d'un grand mérite, mais enfin, ça change un peu des constantes chamailleries typiques du genre, et bien-sûr, les deux actrices font des étincelles. Dommage que la série n'ait pas survécu.

Dernier détail, je ne sais pas si le générique du pilote est le même pour la suite de la série, mais il est absolument hilarant dans sa façon de poser les personnages tout en rompant avec les poncifs du genre. Mais je dois vous avouer que même si ce premier épisode était marrant, je ne vais pas m'aventurer à regarder les épisodes suivants pour vérifier. Point trop n'en faut...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Style and Substance de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:45 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


22-04-10

Schizo-interview

Après avoir regardé mardi soir le pilote de Romantically Challenged, et surtout, la nuit suivante, après avoir fait un cauchemar atroce où j'étais coincée dans la cafète de la série avec deux des acteurs de la série (véridique), j'ai compris que je ne pouvais pas rester sans rien faire.
Au départ, l'idée était de faire mon possible pour ne jamais y repenser, et ne même pas en faire de post mais, tout bien réfléchi, si je ne me moque pas de la bille de clown d'Alyssa Milano maintenant, ce n'est pas dans quelques semaines, quand la série sera annulée et oubliée à jamais, que je vais le faire.

Alors vous savez quoi ? Je vais pas m'esquinter à en dire du mal sur dix paragraphes incendiaires, je vais laisser Alyssa Milano, dans une interview avec elle-même, s'en charger à ma place.

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Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Intellectually Challenged de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-09-09

Charmée

Je n'irai pas aussi loin que freescully qui proclamait il y a quelques jours avoir trouvé avec Eastwick son guilty pleasure de la saison (même si je ne lis pas les posts avant d'avoir moi-même vu les épisodes, je me tiens quand même au courant, faut pas croire), mais il est vrai que je perçois une nette amélioration, depuis le visionnage de Brothers ce matin, dans mon dimanche pilotovore.

Eastwick, donc. Charmante petite bourgade qui a semblé hurler "Stars Hollow" dans mon oreille pendant tout l'épisode, mais qu'importe. Une petite série qui à l'instar de son décor, se montre suffisamment colorée pour qu'on ne bâille pas aux corneilles (c'est vrai qu'en plus, pour les sorcières, l'oiseau de référence serait plutôt le corbeau), et qui offre ce qu'il faut de divertissement, pas plus.

Les similitudes avec Charmed sont assez patentes : trois nanas, chacune avec une personnalité bien à elle (ça se voit parce qu'elles ont pas la même couleur de cheveux), la forte tête toujours sûre d'elle (interprétée par la toujours si virile Rebecca Romjin), la petite chose toute sage qui ne pipe pas jusqu'à ce qu'elle en ait ras-le-bol (Jaime Ray Newman, une rouquine que je ne connaissais pas encore), et le petit bout de femme un peu versatile, gaffeur, et alibi humoristique de la série (pétillante mais pas très discrète Lindsay Price, qui nous la fait à l'envers comme si on avait oublié Cashmere Mafia... à moins que ce n'ait été Lipstick Jungle ? Je les confondrai toujours). Toutes les trois font leurs vies chacune de leur côté, mais évidemment la magie s'en mêle et les voilà copines comme cochon, à s'organiser des dîners papotages à n'en plus finir (le syndrome Cashmere Mafia/Lipstick Jungle/Sex & the City a encore frappé, il faut arrêter avec les dîners de gonzesses, c'est ultra vu et revu même si les dîners à la maison, ça change des restos), et à s'appeler au téléphone pour un oui ou pour un non, comme de parfaites chicks des temps modernes.

L'aspect magie reste cependant un élément plus en retrait que dans Charmed, puisqu'il ne s'agit pas (encore) ici d'affronter un grand méchant, mais juste d'utiliser la magie pour améliorer égoïstement leurs petites existences de midinette de banlieue, ce qui a aussi son charme contrairement à ce que ma formulation pourrait laisser croire. L'atmosphère est bien rendue, on nage dans une série qui est parfaite pour une soirée chamallow avec les copines à Halloween !
Comédie romantique, jeunes femmes qui prennent le contrôle de leurs vies, un peu de mystère, quelques scènes sympas (quand le mari de Kat se prend la foudre), tous les éléments sont réunis pour qu'on se marre gentillement (le temps de se faire un masque de beauté par exemple, comme ça on reste dans le ton).

J'ai quand même des réclamations de détail envers ce pilote (Sara Rue, trop en retrait, Matt Dallas, trop habillé surtout qu'il risque de débarrasser le plancher bientôt alors autant en profiter...) mais concrètement, il remplit très bien son office. Le but du jeu, on le sent, n'a jamais été de marquer l'histoire de la télévision, mais le temps que dure cette gentillette comédie pour jeunes femmes, on passe tout de même un bon moment. Bien réalisé, bien interprété (Lindsay Price minaude à mort, c'est un délice), Eastwick a les atouts pour être une petite chose légère qu'on regardera le temps qu'elle durera, et qu'on oubliera ensuite. Ce n'est parfois pas plus compliqué que ça.
En fait, j'ai même envie de dire que freescully ne peut pas avoir trouvé son guilty pleasure en Eastwick, puisque la série n'est pas mauvaise en soi (or la définition du guilty pleasure, c'est regarder un truc nul en sachant qu'il est nul). Elle n'est juste vraiment pas pour tout le monde. Mais avoir un vagin aide, je suppose.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Eastwick de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:48 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-07-09

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

En excavant certaines de mes vieilles VHS pour en extraire les génériques que vous avez vus ces derniers jours (et encore, il m'en reste d'autre à vous proposer !), j'ai repensé aux séries que je regardais, il y a des années. Et à voir vos commentaires, je réalise qu'il n'est pas forcément évident que nous les ayons en commun. J'étais pourtant partie du principe que, du moins pour une majorité, elles avaient été vues par la plupart des téléphages français.

Pourquoi "français" ? Parce que, ce que Jesse, La Famille Green et Brooklyn South, entre autres, ont en commun, c'est d'avoir été diffusées sur des chaînes hertziennes et à des heures d'écoute très fréquentables (a contrario par exemple de Millennium, mettons). Comparativement, les réactions sur The War Next Door, Leaving L.A. ou Rude Awakening me semblent plus cohérente : tout le monde n'a pas eu accès à Jimmy ou Série Club.

C'est vrai qu'il y a 10 ans, nous n'étions pas tous téléphages. Que la priorité n'était pas nécessairement d'écumer les programmes télé. Et comme personnellement, je vivais ma consommation télé sous embargo, je peux aussi comprendre que vouloir ne soit pas toujours pouvoir.
Mais ça m'interpelle quand même un peu. Attendre la TNT pour découvrir Jesse, alors qu'une chaîne hertzienne publique diffusait la série dans le même type de tranche horaire que Friends... ce n'est pas un reproche, hein, mais c'est quand même un peu bizarre pour moi.

A peu près à la même époque, il y avait Ally McBeal, Charmed, Buffy, et ceux-là, tout le monde les avus, étrangement. Mes souvenirs de cette époque ne sont pas flous au point d'avoir oublié combien la presse spécialisée ET généraliste nous bourrait le mou avec une poignée de quelques séries, devenues, un peu artificiellement, complètement incontourables. Pour avoir reçu le prix de "la squatteuse du rayon magazine" en 2000, 2001 et 2003 (je me suis laissée surprendre en 2002), je ne me rappelle que trop bien les 712 millions de couvertures avec Sarah Michelle Gellar, dans toutes les tenues et les positions imaginables (plus quelques autres). Je comprends bien qu'avec un tel matraquage médiatique, même le dernier des clampins au fin fond du Gers regardait la série.
Mais si je conçois qu'on cède parfois à la pression médiatique et qu'on regarde une série précisément parce qu'on sent que si on ne le fait, on se mettra à vivre hors du monde, j'avoue avoir du mal avec l'idée que des séries moins médiatisées, mais pourtant très accessibles, soient quasiment méconnues, même pour ceux qui disent aimer les séries. D'autant qu'à l'époque, "la chaîne des séries" avait justement su galvaniser les foules à propos de ce format.

Aujourd'hui, j'ai tendance à mieux comprendre les écarts de références qui existent dans la communauté téléphagique, cela dit.
Avec l'omniprésence d'internet dans nos modes de consommation, nous pouvons choisir nos "classiques" beaucoup plus librement que lorsque nous étions dépendants uniquement de la télévision. Plus rien ne vous empêche de regarder l'intégrale de Three's company (et je ne vous encouragerai jamais assez à y jeter au moins un œil), et de considérer que cette série est une référence pour vous. Avec internet, les profils téléphagiques peuvent se diversifier et, pour ce que j'en vois, c'est progressivement le cas en effet. Si des LOST, des Desperate Housewives et autres House tiennent encore le haut des pavés médiatiques, nous nous autorisons de plus en plus à leur échapper, et ainsi nous construisons notre culture téléphagique personnelle, la nôtre, et rien que la nôtre. Le réseau des connexions entre téléphages devient plus complexe, et c'est tant mieux. On va trouver de moins en moins de téléphages qui auront vu exactement les mêmes séries.
De par le cagoulage (gloire, gloire !) et le streaming (honte, honte !), nous pouvons décider de regarder des séries qui autrement nous seraient inaccessibles, et ainsi nous cultiver à la carte. C'est juste magique, je ne le dirai jamais assez.

Mais j'avoue que pour moi, il reste très mystérieux que nous ayons attendu la prolifération d'internet pour nous construire nos propres références téléphagiques, et étendre notre culture à des titres moins médiatisés.
Heureusement qu'internet est là pour éduquer le téléphage.

Posté par ladyteruki à 21:03 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

07-07-09

Why not regarder Point Pleasant

ReasonsWhyNot_PointPleasant

Voici les les 10 raisons de ne pas regarder Point Pleasant :

1 - Parce que déjà il n'y avait pas trop de raisons 4 ans en arrière...
2 - Parce que de toutes façons c'est court
3 - Parce que Richard Burgi
4 - Parce que Elisabeth Harnois
5 - Parce que Cameron Richardson (jackpot !)
6 - Parce que TFhein l'a rachetée
7 - Parce que Charmed sous ecsta c'est pas bon pour ce que vous avez
8 - Parce que si vous le répétez trois fois le Diable viendra et vous mangera
9 - Parce que Marti Noxon N'EST PAS Joss Whedon (clairement)
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Point Pleasant de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:37 - lady's reasons why not - Permalien [#]

16-01-09

[GAME] Allô maman, ici acteur

Eh bien eh bien eh bien... on veut me donner du fil à retordre en vous y mettant à trois pour remporter mes fameux cookies à la myrtille. Encore raté, j'ai une solution simplissime dans ce genre de cas !

Cookie_NakaEskeScarlatiine

Félicitations, donc, à nos trois gagnants... c'était laborieux mais il fallait quand même du mérite pour trouver les noms de trois acteurs dont l'heure de gloire est probablement devant eux.

D'ailleurs ça m'a bien amusée, ce petit exercice. Que pensez-vous de se trouver un autre thème tordu, pour pimenter un peu le jeu ?

Le thème du jour est donc : mais qui sont ces acteurs ? Et pour quelles séries sont-ils connus ?

Pour la série, vous pouvez aussi bien suggérer une série dans laquelle ils avaient la bouille ci-dessous, ou une série dans laquelle on les a connus adultes, puisque tous les trois ont été acteurs dans leur enfance ET à l'âge adulte. C'est dire si vous avez du choix. Et puis, franchement, ils ne sont pas si difficiles, cette fois...

Round6_1 Round6_2 Round6_3
Raven-Symoné
(The Cosby Show /
Phénomène Raven)
Jason Bateman
(Family Ties /
Arrested Developpement)
Alyssa Milano
(Madame est Servie /
Charmed)

Et pendant que vous potassez ça, moi, je file voir la suite de Jekyll ! Bon courage à tous !

Posté par ladyteruki à 21:14 - Games On - Permalien [#]


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