ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

14-09-11

La comédie des apparences

Ringer

Souvenez-vous, c'était le bon temps. Il y a encore quelques semaines, on regardait le pilote de The Lying Game avec un petit sourire narquois, genre "de toute façon Ringer fera mieux à la rentrée". Nous étions alors jeunes, innocents, pleins d'illusions, et nous n'avions pas encore vu le pilote de Ringer. Comme je le disais, c'était le bon temps.

Là, à ce stade, j'ai même pas envie de me plaindre du jeu de Sarah Michelle Gellar. C'est vous dire la gravité de la situation. J'étais prête à m'attirer les foudres de Tony en parlant de son visage inexpressif, mais l'envie m'en est coupée. En fait, je m'attendais à ce que Gellar soit ce qu'il y aurait de moins enthousiasmant dans Ringer, et il s'avère qu'à la place, j'ai des griefs bien plus forts contre le scénario lui-même, ce qui n'est pas sans provoquer une sorte de terreur dans mon esprit. Donc je ne ferai pas de blague à base de "SMG accomplit le tour de force d'interpréter 2 personnages avec 1 seule expression", j'ai même plus envie d'en rire, je suis bien trop sous le choc de ce pilote, et pas dans le sens où je l'étais hier de celui de Homeland.

A la prévisibilité (mais parfois, dans un pilote, il faut savoir reconnaître que celle-ci est nécessaire) s'ajoute dans le premier épisode de Ringer une catastrophique impression de vide.

L'épisode est bien réalisé, il y a des sous mais pas affichés de façon tape-à-l'oeil comme dans Revenge (qui de toute façon en avait visiblement moins, ou bien n'a pas su les utiliser pour éviter d'avoir l'air cheap), à la base le cast n'est pas catastrophique et plein de sympathiques visages (avec, pour les téléphages éduqués, la joie d'assister à une reunion d'acteurs de Century City ; vivement qu'ils aient des scènes ensemble !), alors qu'est-ce qui cloche, au nom du ciel ?
Ce qui ne va pas, c'est que personne n'y croit et surtout pas les scénaristes. Ils nous filent cliché après cliché parce qu'ils s'en foutent un peu. Ils ont probablement comme instruction d'écrire une série où SMG fêterait son retour sur la CW et se disent que les gens ne viennent que pour voir ça. Ils n'ont, admettons-le, pas totalement tort, parce que 90% des gens qui vont regarder Ringer vont précisément y venir parce que SMG est dedans ; elle serait l'héroîne de n'importe quelle série de la rentrée, on ferait pareil. Eh bien les scénaristes en semblent conscients de façon si aigue qu'ils ne cherchent rien à faire de spécial.

Et c'est ainsi que Ringer devient un pilote rigoureusement similaire à celui de The Lying Game, avec les mêmes histoires de jumelle pauvre et de jumelle riche, de vies échangées, de tromperies, etc... La seule différence, c'est l'âge des protagonistes. C'est tragique d'assister à ça ; on se dit que la prod de Ringer ne pouvait pas savoir que The Lying Game faisait la même chose pendant ce temps-là, enfin j'espère que non, je décide de considérer que non, et que par un coup du sort (peut-être une nouvelle preuve d'habileté de la part d'ABC Family), la version teen a débuté avant la version "adulte".
Mais quand bien même, l'épisode est sans énergie.

On s'est tous doutés depuis le début que la soeur n'était pas morte, pour commencer. Et dans le fond ça doit être le cas de Bridget aussi vu le peu de difficultés qu'elle a à vivre son deuil. Immédiatement prise dans des intrigues stupides de la 5e Avenue, qui couche avec qui, qui cache des trucs à qui, etc., Bridget suit sagement et sans résistance le scénario qu'on connaissait tous avant de voir le pilote, le scénario qu'on connaissait avant de voir The Lying Game, le scénario qu'un téléfilm de l'après-midi sur M6 nous a probablement appris dans les années 90, si ce n'était pas un soap des années 80. On sait tous que la jumelle va réapparaitre. C'est le propre d'une soeur jumelle dans une série, non ? Et Bridget le sait, les scénaristes le savent, et ne font rien pour nous surprendre.

Quelle jolie petite comédie nous jouons tous, me suis-je dit pendant ce pilote. Eux font semblant de nous livrer la série évènement de la rentrée de la CW, et nous faisons semblant de la regarder. Et personne n'y croit vraiment.
A ce stade, comment blâmer SMG de ne pas se donner du mal ? Je suis dans un tel état de déception que je suis même prête à ne pas dire qu'elle n'aurait de toute façon pas pu faire mieux. Voyez, je suis trop en colère contre le fade pilote de Ringer pour user du moindre sarcasme contre Gellar. C'est vraiment pas bon signe.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ringer de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:33 - Review vers le futur - Permalien [#]

26-04-10

Plus légère après Gravity

Il est un fait communément admis que j'ai un goût particulier (euphémisme) en matière de célébrités masculines. Oh, je peux faire genre "je suis pas si tordue que ça" et vous dire que Christopher Meloni est ZE man, la définition de la virilité et tout le bazar, et ce sera vrai, et une fois passé le fait qu'il n'a qu'une vingtaine d'années de plus que moi, vous me trouverez à peu près raisonnable. Mais il y a aussi les fois où je vais vous confesser de but en blanc que l'un des amours de ma vie, c'est Eric Schaeffer. Que j'aime cet homme d'amour depuis des années et des années, bien qu'en étant consciente de faire partie d'une minorité de gens qui le connaissent, et plus encore, qui l'apprécient.
Tout a commencé avec Century City, bien qu'il n'y ait été qu'acteur et n'ait pas tellement apporté sa griffe aux épisodes... et déjà combien sommes-nous à avoir vu Century City ? Mais alors, quand il a créé Starved ? Oh mais merde alors, ce type est un Dieu ! Et combien sommes-nous à avoir regardé ET Century City, ET Starved ?

Alors quand aujourd'hui, agrippée à mon clavier tandis que je suis en larmes et en joie tout à la fois, je m'apprête à vous parler de ma nouvelle série préférée, Gravity, quelque part, je pense que vous avez tout compris sur la raison qui m'a poussée à regarder le pilote de cette nouvelle série. Ou plutôt... non, vous n'avez pas encore toutes les informations en main. Au départ, les raisons étaient les suivantes :
- il va y avoir un pilote. Bon, ça c'est normal, c'est la raison qui me fait regarder tout et n'importe quoi. Je veux dire que si un jour une série parvenait à accomplir la prouesse d'être diffusée sans avoir de premier épisode introduisant l'intrigue et les personnages, ce serait le seul cas où je n'aurais pas spontanément envie de la voir. Et encore, parce que lancer une série sans qu'elle n'ait de pilote, c'est une expérimentation qui pique ma curiosité. Non, sérieusement, le simple fait d'avoir un pilote rend n'importe quelle série éligible, c'est tout. Je suis pilotovore, on n'y peut rien.
- Eric Schaffer. Il parait que plein de gens ne l'aiment pas. Pour ceux qui savent de qui il s'agit. Moi franchement, je vais vous dire, je m'en fous. J'ai lu ce papier d'une nana qui est sortie avec lui une fois ou deux, qui le décrit à mi-chemin entre le pauvre type et le parfait petit enfoiré New-Yorkais, bah : même pas peur. Eric, je t'aime. Je t'aime parce que quelqu'un qui porte en lui une série comme Starved, c'est un mec que je ne peux qu'aimer. Et que tu aies rejoint le projet Gravity, c'est une preuve de plus que je t'aime. D'amour. Je m'en fiche de ce que disent tes ex. Elles n'ont rien compris. Un mec qui a Starved ou Gravity dans la tête, il faut pouvoir assurer en face, c'est tout, et c'est pas la première pétasse qui est équipée pour assumer une relation avec un type comme toi. Toutes les femmes ne sont pas à la hauteur. Moi, Eric, je le suis. Passe me voir à l'occasion, tu verras ! (PS : moi au moins, je ne te quitterai pas pour Conan O'Brien... enfin... on en rediscutera si ça se présente, disons)
- une série sur le suicide. Sur le suicide, quoi ! Là il en faut dans le pantalon, là franchement c'est de la télévision. Le suicide, merde ! Des gens qui veulent mourir, mais que par définition on peut pas faire mourir, parce qu'on les paye pour être là toute une saison ! Voilà bien un thème qui fait appel à la souche téléphagique en moi, la raison pour laquelle je continue de regarder des séries après en avoir vu pourtant des tonnes. Oh je peux aller tuer le temps devant un Caprica ou un Geomsa Princess, mais dans la vraie vie, ce que je veux, ce que je veux vraiment, c'est une série qui me chope les entrailles et me les extirpe douloureusement, sans chercher à me ménager, sans chercher à me dire "oh ma petite chérie, tu es sûre, tu préfèrerais pas une série où les enquêteurs ils pensent rien qu'à relever des empreintes et interroger des maris jaloux, tu es sûre, parce que ça je sais faire, hein, ça c'est pas dangereux pour toi", non, moi je veux des séries qui me parlent à moi de choses difficiles et douloureuses, et qu'on ne me prenne pas pour une demeurée ou, au mieux, une poupée de porcelaine. Je veux des séries qui abordent des sujets sur lesquels on ne peut pas reculer, une fois que tu t'es embarqué dedans, tu es obligé d'être honnête et de ne pas toujours faire dans le très propre. Des thèmes où il n'y a pas de zone de confort possible, voilà ce que j'attends de mes séries depuis toujours, depuis Rude Awakening, et l'équation Eric Scaheffer + suicide, c'était une garantie que j'allais en avoir pour mon argent.

Donc l'attente de Suicide for Dummies, de Failure to Fly et finalement de Gravity me rendait toute extatique.

Gravity

Et puis.
Et puis, il y a 19 jours, il s'est passé quelque chose. J'arrive d'ailleurs toujours pas à croire que ça ne fait que 19 jours, comme je n'arrivais pas à croire que ça n'en faisait que 12 ou que 5. La douleur est encore là comme si je l'avais appris hier. Un suicide ; dans la vraie vie, si je puis dire. Et après avoir passé plusieurs jours à me déconnecter de ma téléphagie, à n'y voir plus rien qui trouve du sens (merci pour vos conseils, j'ai d'ailleurs commencé la première saison de In Treatment, on en reparle bientôt), j'ai progressivement réalisé que j'étais dans une zone d'attente. Et que c'était Gravity la clé.
J'ai approché ma propre mort, deux fois. L'une plus sérieusement que l'autre, en toute sincérité. Mais j'avais perdu ce contact morbide avec le suicide, et j'avais besoin de Gravity pour "comprendre" ou en tous cas lancer la compréhension. Juste pour poser les questions qu'une bonne série sur un sujet grave pose immanquablement. Et moi-même, je me suis enfermée depuis 19 jours dans un cercle morbide où j'essayais de me mettre dans sa peau, et Gravity m'a servi à me libérer de ça parce que des personnages en parlent à ma place.

Le pilote de Gravity n'évite pas quelques clichés, mais je pense qu'une bonne partie sont conçus pour faire partie de son charme, de la même façon d'ailleurs que Starved n'était pas exempte de maladresses ponctuelles qui ne desservaient pas un instant la série.
Pour d'autres passages, avant même d'avoir lu que mener la série à l'écran avait pris 3 années, je peux sentir qu'il y a eu des concessions qui rendent le propos un tantinet plus mesuré que prévu. Gravity voulait parler du désir de mort et du désir de vie, qui existent en chacun mais qui, selon le moment, ne nous apparaissent pas toujours dans les mêmes proportions. Sa bande-annonce aux airs de feelgood movie, c'était une de ces concessions. Comme le personnage du flic qui m'apparait comme un ajout pour rentrer dans un certain moule télévisuel permettant à la série de voir le jour.

Mais quand on dépasse ces clichés et cette intrigue pseudo-policière (qui au final n'en sera peut-être même pas une...), on trouve dans Gravity toute l'honnêteté qu'on était en droit d'attendre sur le sujet.

C'était une telle épreuve et un tel soulagement de regarder Gravity. Loin de mes conneries de fantasmes sur Eric Schaeffer ou de mes tendances pilotovores, loin de toutes les raisons plus ou moins bonnes pour lesquelles on regarde une série au départ, Gravity, c'est juste la raison pour laquelle je regarde des séries, et c'est juste celle dont j'ai besoin maintenant.
Merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gravity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:01 - Review vers le futur - Permalien [#]

07-11-08

It's not OK !

Et dire que ce n'est même pas encore Noël... pourtant voilà déjà un troisième post La preuve par trois en l'espace de trois jours (soit quatre en une semaine, mais on ne fait pas les comptes, n'est-ce pas ?).
C'est-à-dire aussi que, cette fois, je suis retombée sur une vieille pelote de laine, et je n'ai pas su résister. Starved fait partie de ces séries un peu trash que j'affectionne, justement parce que c'est un peu malsain (un peu ?!), pas forcément appréciable par tous mais définitivement couillu, et puis les acteurs sont bons (et je ne dis pas ça juste parce qu'Eric Schaeffer était dans Century City, ou si peu).

Je vous emmène dans un monde complètement pervers, où la nourriture y occupe une place démesurée... alors, c'est un conseil d'amie, ne mangez pas pendant la lecture de ce qui suit. Et encore moins une fois que vous aurez cliqué où vous savez.

Starved___1
Je n'ai pas de troubles alimentaires (enfin, euh... je ne crois pas ?!) mais je trouve qu'on compatit instantanément avec Sam dés la scène d'intro, où on peut voir ce pauvre bougre être complètement obsédé par son poids et sa silhouette. C'est la première chose à laquelle il pense au réveil et ça ne le quitte pas de toute la journée. Cette relation d'amour-haine avec la bouffe, qui conditionne tout ce qu'il fait (y compris son aventure avec la jolie Sarah), c'est hyper prenant. On y croit à fond ! C'est ptet aussi parce que le téléphage est un addict dans son genre, c'est vrai... mais ça fonctionne complètement. Et entre cynisme blasé et inquiète obsession, Eric Schaeffer nous permet de vraiment nous immerger dans ce monde complètement vicieux... en même temps il sait de quoi il parle, vous me direz.

Starved___2
Et n'allez pas dire que je ne vous avais pas prévenus ! Qu'on sache bien de quoi on parle : en soi, Starved n'est pas ce qu'on pourrait appeler une série "choc", elle n'est pas faite pour entrer dans la surenchère. On n'est pas dans la démonstration à coups de gourdin. En résumé, ce n'est pas une série de Ryan Murphy, c'est ça que je veux dire. Mais en même temps, la série ne se prive pas de quelques petites scènes un peu dures... à avaler, surtout si ça peut montrer l'absurdité de ces maladies alimentaires ; et on en a la preuve dés le pilote avec une exploration assez détaillée des moeurs alimentaires de chacun des personnages, comme dans la capture ci-dessus. Tout ça sans jamais vraiment s'éloigner d'une forme de comédie très pince sans rire, qui fonctionne à fond sur moi, je dois dire. Parce que franchement, le flic qui verbalise le livreur chinois en situation irrégulière juste pour lui confisquer son paquet de bouffe, c'est déjà énorme, mais après... nan, je n'en dis pas plus. Le charme et l'impact de Starved, c'est de se laisser surprendre par l'ampleur des dégâts chez les quatre protagonistes. Au juste, je ne sais pas lequel est le plus atteint, en fait !

Starved___3
Ce groupe de parole, c'est tout un poème ! D'ordinaire, ce genre de groupes, c'est plutôt un endroit où on s'épaule les uns les autres. On imagine bien les réunions des AA (sinon il y a toujours Rude Awakening... oui, quand même, j'étais obligée de citer Rude Awakening dans un pareil post !) avec les gens qui viennent dire qu'ils ont tenu le coup, ou qu'ils ont besoin d'aide, ou que c'est la faute de leur maman qui a jeté leur nounours à la poubelle quand ils avaient trois ans, ou je ne sais pas quoi. Eh bien là pas du tout, quand la fine équipe vient à ces réunions, c'est juste pour se flageller, se faire traiter de tous les noms, et se faire invectiver par la psy. Et vous pensez que ça marche ? Je ne suis pas convaincue... La psy, en plus, est un véritable régal. Je ne sais pas où ils ont été la pêcher, celle-là, mais elle est parfaite de bout en bout.
"It's not OK !".

Bon, vous êtes prévenus, je ne vous propose pas une comédie familiale, aujourd'hui, c'est le moins qu'on puisse dire. A ne pas mettre devant toutes les paires d'yeux... Mais d'un autre côté c'est vraiment une série comme je les aime, avec à la fois humour grinçant, pitch complètement hors-normes, personnages impossibles à aimer ni détester, et bien-sûr un certain goût de la prise de risque (à défaut de prise de poids). Pas étonnant avec un pitch pareil que Starved ait fait râler les râleurs avant même d'être diffusée (le sujet est sensible, mais c'est aussi ça qui fait la valeur de cette série, non ?). Et donc pas très étonnant que ce bijou dégueulasse n'ait pas duré bien longtemps.
Bon, que dire d'autre...? A table ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Starved de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:03 - La preuve par trois - Permalien [#]

12-03-07

Easy to love... hard to kill

Comment faire de moi une véritable fangirl prête à se faire tatouer le nom de son idole à même la peau ? Faites-moi voir un épisode (oh, n'importe lequel, pas de problème) de The War Next Door. Avec l'irrésistible Damian Young... alias Alian Kriegman. Maintenant, encore plus fort : hier, j'en ai regardé deux (on compte ensemble ? Un, deux).

Depuis que j'ai découvert la série sur Jimmy  il y a quelques années (ah, les merveilleux Black Sundays, je leur dois aussi Rude Awakening, et puis c'est aussi pour moi l'époque d'Action! et Manhattan, AZ... Ah, Jimmy, mon tendre amour...), j'en suis folle. Je me rappelle qu'à l'époque je faisais enregistrer la série par ma mère (qui a loupé plusieurs épisodes mais bon, quand on peut pas faire les choses soi-même...) et lorsque je revenais le week end suivant, je m'enfilais les deux épisodes avec délice (me faisant engueuler pour le niveau sonore de mes rires, d'ailleurs).
Mais cette série est une vraie tuerie. Et je pense chacun de mes mots.

De toutes façons, moi, vous savez, dés qu'on a un peu d'humour caustique, je suis preneuse ! Un peu de politiquement incorrect, de bons gags (oui-oui, visuels, ça marche aussi), des personnages hauts en couleurs, des acteurs charismatiques (Damiaaaaaaan) et vogue la galère ! Et avec The War Next Door, j'ai tout ça et même en prime, de la baston à mourir de rire. Tenez, rien qu'un exemple : hier soir, voir Alan attaquer Kennedy avec une plante en pot m'a achevée. Ouais, c'est bien gras, mais c'est bon.

Ce que cette série a en plus, c'est effectivement cette relation Alan/Kennedy. Pour rappel et pour les néophytes (mon Dieu, dites-moi que quand même quelques uns d'entre vous connaissent, au moins de nom ? que je ne désespère pas encore tout-à-fait du genre humain ?) on a quand même un beau héros, Kennedy Smith, agent de la CIA, qui se reconvertit en desperate husband avant la lettre pour s'occuper un peu plus de sa famille, et notamment de sa ravissante femme qui voudrait bien un peu le voir, de temps en temps, si c'est pas trop demander. Hélas dés le pilote, Alan Kriegman, génie du mal (en fait, super génie du mal, il a eu son examen), ne peut supporter l'idée que leurs luttes sont finies. C'est ce qu'il appelle leur "éternelle danse de la mort". Et il est bien résolu à la poursuivre, même si pour cela, il doit mettre un temps de côté sa carrière de super génie du mal, et habiter dans une cossue banlieue de province ! Il s'installe donc dans la maison voisine de celle de Kennedy, avec comme idée derrière la tête (et croyez-moi, il ne l'a pas ailleurs !) de tuer Kennedy Smith. Mais à la fin de chaque épisode, et en dépit des ruses et efforts déployés, c'est toujours Kriegman qui meurt... et qui revient mystérieusement à la vie à l'épisode suivant (le pilote nous le montre, les autres épisodes font l'impasse dessus, du coup si on prend en cours de route on a du mal à comprendre pourquoi cet espèce de toon vivant est encore là).

Tiens, le voilà le bon mot : toon. C'est exactement ça. Lorsqu'ils se battent, Alan et Kennedy utilisent une batterie d'armes assez impressionnante (ce qui inclut les rayons lasers et les petites cuillers... si-si), se prennent des coups pas possibles, et même meurent, mais jamais, au grand jamais, cela ne les empêche de continuer leur éternelle danse de la mort. Je me demande, si la série avait survécu plus d'une saison, si ce sujet aurait été développé ou si on avait simplement gardé ce fait pour acquis ? Cela reste quand même un des ressorts de la série qui lui permet de ne jamais être redondante, tout en nous proposant de multiples rixtes entre Kennedy et Alan, toujours très inventives.

Si le nom d'Alan Kriegman a tendance à revenir régulièrement dans ce post, vous l'aurez compris, c'est parce qu'il porte le show sur ses épaules. En tant que personnage parfait (même si souvent il se trouve en porte-à-faux vis-à-vis de sa femme et lui ment sur l'identité de Kriegman), Kennedy est en effet quelqu'un de très propre sur lui, beau, jeune, fringant, séduisant même... que ce type soit agent secret est un peu un bonus, mais il avait tout pour être élu père de l'année à l'école primaire du coin de toutes façons. Mais Alan, lui, c'est le personnage qui fait tout ! Son esprit malfaisant, son humour incroyablement noir et mesquin, mais aussi son petit coeur (car on apprend vite que danse de la mort ou pas, il ne peut pas vivre sans Kennedy), et le charisme incroyable de Damian Young (relooké à la perfection) font de lui le personnage central de notre affaire. Le reste du monde tourne autour de Kriegman pour lui permettre d'être méchant et drôle... et il adore ça.

Le genre de personnage qu'on ne peut qu'aduler !

Bon bah, comme j'ai regardé hier un épisode qui est à suivre, je vais être obligée de regarder un troisième épisode aujourd'hui, hein, vous êtes d'accord... j'ai pas tellement le choix.

Quelqu'un sait pourquoi aucun éditeur video n'a jamais eu l'idée de sortir une collection avec toutes ces séries super-courtes en DVD ? Ca ne doit pas coûter cher et on n'est même pas obligés de les tirer à de larges exemplaires, il suffirait de faire un peu de pub dans les magazines spécialisés ou pendant une soirée série en prime, ça suffirait. Oh, je suis sûre que, au pire, les éditions Atlas pourraient faire quelque chose pour nous : "cette semaine, retrouvez le pilote de The War Next Door, ainsi que celui de Century City, pour 6,99 euros seulement chez votre marchand de journeaux. Et en cadeau, un coussin avec votre couleur-refuge (existe en vert ou rouge) !". Je ne plaisante pas, ce serait une super idée. Songez que même aux USA, apparemment, cette série n'est pas sortie à la vente ?!
Ya des trésors qu'on laisse perdre, comme ça, et moi, ça me donne des envies de meurtre. Kill Kill Kill !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The War Next Door de SeriesLive.

J'offre une petite cuiller à qui arrivera à me dégoter le générique video de la série en plutôt bonne qualité.

Posté par ladyteruki à 10:27 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

24-02-07

[DL] Century City

Un thème entre le futuriste et le tribal (brillant), un générique monté avec punch, et peu avare de couleurs, et un putain de casting : mais que faut-il donc au public pour reconnaître l'excellent générique d'une excellente série lorsqu'il en a un parfait exemple sous les yeux ?!

CenturyCity_generique
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (là je commence à vous en vouloir, quand même) : la fiche Century City de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:13 - Médicament générique - Permalien [#]

Objection, votre cyber-honneur !

C'est impératif, il me faut Sci-Fi. C'est en tous cas la conclusion logique que je tire de la news de SeriesLive qui annonce une nouvelle série dans la grille de cette chaîne.

Comment cette chaîne a-t-elle pu avoir l'idée de diffuser Century City, ça m'échappe complètement. Comment ça, "parce que c'est de la SF" ? Ca va, je sais, je l'ai vue moi cette série (combien ici peuvent en dire autant ? aha !), je sais bien que c'est une série d'anticipation, mais il est quand même bon de préciser que Century City est une série CBS, à la base. Et que sa diffusion calamiteuse, suivie d'une annulation nette et sans douleur (sauf pour moi), ne permettait pas d'espérer beaucoup de réapparitions, et encore moins de diffusion intégrale des épisodes tournés (que je n'ai jamais réussi à collecter dans leur immense majorité).

Je n'ai jamais compris comment cette série a pu se croûter. Peut-être parce qu'une chaîne osait lancer une série de tribunal sans avoir David E. Kelley ou Dick Wolf au générique ? C'est vrai que le pari était osé mais le fond comme la forme n'avaient pas à rougir. Bon d'accord, la forme aurait gagné à s'affiner avec le temps, mais alors franchement, si on s'arrêtait toujours à ça, j'aimerais qu'on m'explique comment certaines autres séries arrivent à tenir plusieurs saisons sans problème ! En plus, l'exercice était nouveau, que dis-je ? Novateur ! Aborder des problèmes de société sous l'angle de la loi, tout le monde le fait, mais aborder des problèmes de société liés à la médecine, la science et les technologies, excusez-moi mais donnez-moi un seul autre exemple ! C'était vertigineusement intelligent !

Quoi, c'est le juge holographique qui vous a découragés ? Alors là franchement, c'est désespérant.

Pendant quelques temps, je ne cache pas que j'ai espéré qu'une chaîne française fasse l'acquisition des droits de Century City pour une couchée de pain, et diffuse la série, par exemple, le samedi après-midi. Mais là, alors que j'avais abandonné tout espoir, que Sci-Fi s'y mette, alors que cette encore jeune chaîne (sur le PAF, j'entends) est loin d'être à la portée de tous, là ça me dépasse. C'est forcément pour me faire du tort. Vous voyez une autre explication ?

J'ai donc environ un mois pour trouver le moyen de m'abonner à cette chaîne, et donc de débloquer les fonds nécessaires à cette entreprise, tout ça pour 9 épisodes ! Quelqu'un croît réellement que je vais le faire ? Si ça n'est pas du foutage de gueule, ça...

Et je vous le demande, qui va passer à l'acte ? A quel moment une chaîne comme Sci-Fi a-t-elle l'idée saugrenue de se dire que diffuser Century City (probablement achetée avec des cacahuètes) va être un investissement rentable pour une chaîne du câble/sat, puisque justement la série a sombré et que, même si ça plaît à un public qui aurait regardé par curiosité, sans connaître, yaura pas de suite à diffuser de toutes façons !
C'est plutôt une mission pour Super-M6, ça ! Ou même Ultra-France2, qui adore ne jamais diffuser la totalité de ses saisons, bah là avec 9 épisodes, elle n'était pas trop gênée aux entournures ! Et au final, ceux qui auraient regardé Century City avec enthousiasme, parce que curieux, parce que désespérés, ne le pourront pas parce que Sci-Fi est une bonne chaîne, certes, et qu'on ne peut pas être déçu par sa programmation fiction, mais que, quand même, s'abonner à une chaîne pour 9 épisodes, c'est tiré par les cheveux (voir mon raisonnement plus haut).

Si ça n'est pas du sadisme, qu'est-ce ?!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (en même temps, on peut pas vous le reprocher) : la fiche Century City de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:09 - Point Unpleasant - Permalien [#]


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