ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-10-12

Le rire est ailleurs

A chacun ses méthodes. Lorsqu'il s'agit de vous parler d'un pilote, j'aime le faire aussi rapidement que possible après visionnage, et à la condition de n'avoir pas encore vu les épisodes suivants. Généralement, ça veut dire que si je n'ai pas pris le temps de vous parler d'un pilote que j'ai déjà vu, je n'ai donc pas vu la suite. C'est le cas par exemple pour Puberty Blues, que je tente de reviewer depuis quelques semaines maintenant, et dont je n'ai pas encore vu le deuxième épisode pour cette raison. Ma logique derrière cette règle personnelle (libre à chacun d'en penser qu'elle est absurde, évidemment) est que cela me permet de vous parler du pilote et juste lui, de ce que la série promet, de ce que la première impression produit. Je me réserve ensuite la possibilité d'écrire sur les épisodes suivants et/ou un bilan de saison, selon l'humeur et les choses à en dire, mais ce rituel des pilotes "nus" me semble précieux, à plus forte raison parce que je parle d'énormément de pilotes variés, souvent pour vous les faire découvrir s'ils sont exotiques, et que je ne pense pas que je parlerais correctement de la découverte potentielle que représentent certains épisodes si j'avais déjà en tête les développements qui suivent.
Le problème est que toute règle a ses exceptions. Dans le cas de The Neighbors, je partais sur la série avec un point de vue négatif, le pilote m'a laissée circonspecte, et j'ai fini par suivre les épisodes suivants sans avoir parlé du pilote dans ces colonnes, pour essayer de clarifier ma position à son sujet. Ce qui serait tout-à-fait acceptable, après tout (un cas de conscience similaire m'avait été posé par Girls, à un degré différent), s'il n'y avait pas le défi avec whisperintherain, consistant à reviewer chaque pilote. Même ceux pour lesquels on ne sait pas trop ce qu'on va dire.
Aujourd'hui est donc une exception : je vais vous parler d'un pilote que j'ai non seulement vu dés sa diffusion, il y a bien des lunes, mais pour lequel j'ai déjà suivi plusieurs épisodes. Mais, on l'a dit, j'aime bien réussir mes défis...

TheNeighbors

Le concept de The Neighbors augurait du pire comme du pire : des créatures étranges, qu'on confronte à notre bon mode de vie américain, et qui sont supposées nous faire rire avec un choc civilisationnel à peu de frais... Des idées comme ça, on en avait déjà vu quelques unes, et ça avait donné des horreurs du genre de Cavemen. C'est précisément avec cette idée bien arrêtée que j'avais lancé le pilote de The Neighbors, convaincue que le concept était mauvais jusqu'à la racine et qu'il ne pouvait rien en sortir de bon. A cela encore fallait-il ajouter le handicap Jami Gertz (si vous n'avez jamais vu Une Famille Presque Parfaite, vous ne pouvez pas comprendre l'ampleur de l'horreur), et, osons le dire parce qu'on y est tous quand même un peu réceptifs, aucun autre nom, derrière ou devant la camera, qui ne donne vraiment confiance.
Au temps pour mes espoirs de neutralité, envoyée ici au tapis.

Dans le fond, je crois que je m'étais convaincue à un moment, et allez savoir comment puisque je ne regarde aucun trailer, que The Neighbors serait une sorte de comédie grossière, maladroitement filmée en single camera mais reposant sur les réflexes des pires sitcoms en multi-camera, reprenant les clichés sur la vie d'une famille de banlieue, comme une façon nouvelle de filmer, je sais pas moi, disons According to Jim (si vous n'avez jamais vu According to Jim, vous ne pouvez pas comprendre l'ampleur de l'abomination).
Les premières images m'ont en réalité à peine détrompée. L'arrivée de ces étranges voisins sur Terre semblait caricaturale, et les blagues n'étaient pas très fines. L'arrivée de la famille humaine dans leur petit quartier résidentiel (sur un court de golf) ne répondait pas tellement plus à mes interrogations.

Pourtant, quelques choix ont commencé à me mettre dans de meilleures dispositions, progressivement. Le fait, d'abord, que l'identité secrète des voisins de l'étrange ne soit pas connue que des spectateurs, mais au contraire, rapidement dévoilée aux protagonistes humains. Voilà qui aurait, sans nul doute, été à l'origine de nombreux scénarios pénibles sur la nature réelle qui manque in extremis d'être découverte une semaine sur deux, ou, au contraire, les démonstrations d'ingéniosité des extraterrestres pour ruser et berner leurs voisins trop bêtes pour voir ce qui est sous leurs yeux. L'épisode inaugural tentera quelques plaisanteries sur le mode "ils doivent être Européens", mais la résolution rapide du mystère des origines du quartier coupera court à ces blagues éculées, par exemple.
Avantage corollaire, les humains ne sont donc, dans The Neighbors, pas des imbéciles : certes, la situation les effraie initialement, et à juste titre, leur faisant perdre temporairement leurs moyens, mais ils ne font pas complètement honte à leur espèce et font montre de facultés d'adaptations louables.

Les excentricités de ces voisins venus d'ailleurs sont parfois peu originales, je le maintiens, mais ce n'est pas lourd non plus et c'est ce qui présente des avantages certains.
Ainsi, ce qui va devenir un effet récurrent est souvent efficace : la communauté d'extraterrestres habitant l'enclave a tendance à être très soudée, et à se regrouper pour toutes sortes d'activités des plus anodines, comme dans ce pilote, venir souhaiter la bienvenue aux nouveaux-arrivants. Certains passages du pilote de The Neighbors ont presque des airs de Suburgatory (si vous n'avez pas vu Suburgatory, vous ne pouvez pas comprendre l'ampleur de la déception), dans la façon de mettre en place un univers à la fois résolument familier et un décalage loufoque tentant de passer pour une norme locale.

Finalement, l'épisode s'oriente vers une comédie mettant en scène deux couples, deux façons de fonctionner, qui vont sympathiser malgré tout, et que l'un de ces couples manque de sacrifier son dernier-né afin de pouvoir contacter la planète-mère n'est finalement qu'un à-côté. Rapidement, les hommes plaisantent entre eux, les femmes entre elles, dépassant leurs différences, se confrontant au regard de l'autre ; ça ne donne pas nécessairement des histoires foudroyantes, mais au moins les dialogues valent le coup, le ton souvent peu expressif ou lunaire des voisins accentuant l'absurde de certaines conversations.
The Neighbors n'est pas la catastrophe annoncée. Au stade du pilote, toutefois, ce n'est pas non plus une grande réussite. Sans être l'abomination que je craignais, la série manque d'énergie, et à plusieurs reprises, elle prouve aussi que son cast manque régulièrement de charisme, notamment chez les humains où personne ne se donne beaucoup de mal (porter le rôle de repère de la normalité n'aide évidemment pas ce phénomène). Il manque à The Neighbors quelque chose, une étincelle, qui provoque l'hilarité, et donc le coup de foudre ; on en est même très loin.
Difficile pour The Neighbors d'offrir quelque chose du niveau par exemple de Raising Hope, référence absolue des séries à l'humour increvable de ces dernières années (si vous n'avez pas vu Raising Hope, il faut vous y mettre).

Fort heureusement, avec le recul, et puisqu'une fois n'est pas coutume j'en ai au moment de rédiger cette review de pilote, il faut admettre que The Neighbors a quelques tours dans sa manche par la suite, y compris, ponctuellement, dans le domaine de l'émotion, et j'étais la première surprise. Sans être non plus extra-touchante (pardon), la série parvient à donner corps à des personnages pas tout-à-fait unidimensionnels et sympathiques. Quelques bonnes idées attendent les spectateurs patients par la suite, rattrapant des intrigues souvent peu motivantes sur le papier, mais relativement bien troussées (je pense par exemple à l'épisode dans lequel des amis du couple viennent les visiter dans leur nouveau voisinnage), montrant que, même s'il manque quelque chose à The Neighbors, ses auteurs tentent des choses et, parfois, les réussissent vraiment. Ce n'est pas la norme dans les épisodes diffusés jusqu'à présent, où beaucoup de scènes se regardent d'un air blasé, mais quand ça se produit, ça fait plaisir.

Clairement, The Neighbors n'est pas mon coup de coeur de la saison, loin s'en faut. Mais je crois que ce qui m'avait laissée certes rassurée, mais pas complètement convaincue à l'issue du pilote, en fin de compte : on s'y fait. On admet qu'on ne se tordra pas de rire. On admet aussi que ne pas se tordre de rire devant une comédie ne signifie pas qu'elle est nulle. The Neighbors ne nous prend pas pour des spectateurs auxquels il faudrait bourrer le mou avec des ingrédients, des gags et des personnages ridicules, et c'est toujours ça de pris. Après, je ne sais pas s'il faut vraiment laisser du temps à cette série, qui confirme dans ses épisodes suivants les mêmes mollesses, les même maladresses, que dans son pilote ; si ce dernier ne vous rebute pas après visionnage, sachez qu'il y a peu de chances pour que vous développiez une profonde aversion pour la série dans les épisodes qui suivent. En revanche, si vous êtes en quête d'un moment de drôlerie absolue, et que le pilote ne vous décroche pas même un rictus fatigué, changez de crèmerie.
Mais ça se trouve, sur Zabvron, les spectateurs sont pliés en quatre, on sait pas.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 15:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-09-12

The sitcom that time forgot

Bon, je sais que je dis ça toutes les semaines ou presque, mais là, ça y est, le coup d'envoi de la rentrée américaine est donné. On va crouler sous les pilotes, on va se vautrer dans les season premieres, ça va être une orgie téléphagique de toute beauté. Toujours dans l'esprit du défi que whisperintherain et moi-même nous sommes lancé, je continue donc à reviewer chaque pilote de la saison. 
Aujourd'hui, c'est au tour de Partners, dont les critiques assassines m'avaient fait redouter le pire...

Partners

Ne perdons pas de vue ce que signifie réellement le terme : "mauvais". Ce terme est synonyme de Brothers, ou de Work It. A contrario, le terme "mauvais" n'est pas synonyme de "peu original", ou de "déjà vu cent fois notamment dans une série précédemment créée par la même équipe".
Quand les gens (généralement les journalistes donnant leur avis à l'issue du TCA press tour) commencent à dire qu'une série est mauvaise, je forme toutes sortes d'images dans ma tête, histoire de me préparer au pire (voilà pourquoi, ladies and gentlemen, il faut éviter le buzz du printemps sur les séries de l'automne, entre parenthèses). Mais ce que je commence à imaginer n'a rien à voir avec ce qu'est au final le pilote de Partners. Rien du tout.

Alors oui, la situation de Partners, on l'a déjà vue quelque part, et pour cause : c'est celle esquissée dans Will & Grace chaque fois que les deux protagonistes éponymes étaient en couple au même moment. Une relation totalement platonique qui rivalise involontairement avec deux autres qui ne le sont pas. Et ce n'est pas surprenant d'avoir affaire à cette histoire ; ça fait des années, mais littéralement des années et des années, que Kohan et Mutchnick tentent de la vendre à une chaîne... parce que c'est la leur !
Vous attendez de ces mecs-là de l'originalité ? Vous allez être déçus : ils font partie de ceux qui appliquent à la lettre l'adage "write about what you know". C'est comme tenter une série de Fran Drescher et espérer qu'elle n'y déverse pas 80% de contenu autobiographique et 20% de gags visuels ! Pour autant, est-ce que c'est mauvais ? Non. C'est juste totalement prévisible. Il y a une nuance.

Mais qui a besoin d'imprévisibilité dans toutes les séries qu'il regarde ? Il y a des séries qui nous surprennent, des séries qui nous émeuvent, des séries qui nous réchauffent simplement le coeur... un bon menu téléphagique annuel est toujours varié ! On ne regarde pas toutes nos séries pour la même raison. Sans quoi personne ne serait capable de regarder à la fois Portlandia et The Good Wife. Non ? Que moi ? Ah.
En fait j'aurais même envie de dire qu'en matière de sitcoms, il n'est pire ennemi que l'originalité du pitch. Regardez ce qui se passe quand on essaye de changer des formules famille/groupe d'amis/boulot : c'est presque invariablement un aller simple pour l'Enfer. Les pitches les plus originaux en matière de sitcom donnent de véritable cauchemars : Cavemen, par exemple, ça c'est un pitch original, hein ? CQFD. Tiens, Work It, qu'on mentionnait plus haut, c'était plutôt original, aussi, comme idée. Et vous voulez qu'on parie sur The Neighbors ? Pour une comédie en single camera, peut-être que la prise de risque est moins grande, mais pour une multi-camera, il vaut mieux rester dans les clous, et enrichir non pas la situation mais les personnages et leurs réactions. C'est ça, l'intérêt d'un sitcom !

Mais le plus important, pour un sitcom, c'est d'être drôle, je crois qu'on sera tous d'accord là-dessus. Et si on enlève la question de la situation prévisible, qui n'est pas un critère d'humour, il faut admettre qu'il y a de bonnes répliques dans Partners. Elles sont efficacement écrites, même si elles sont parfois délivrées de façon exagérée (notamment par Urie). J'ai ri plusieurs fois, à voix haute, du genre à faire trembler les murs de l'immeuble. Dieu sait que ça m'arrive très sporadiquement avec un sitcom.
Alors oui, ayant englouti une intégrale de Will & Grace il y a deux ans à peine (en moins de deux mois), je suis forcément bon public pour la formule, et ça joue probablement. Je suis très contente de retrouver la recette d'un sitcom qui avait su me faire rire : c'est suffisamment rare pour que je sois prête à renouveler l'expérience quand l'occasion s'en présente.

Et puis, il s'avère que je les trouve aussi attendrissant que les héros de Will & Grace, ces deux gars. J'aime bien leur dynamique, quand bien même elle n'apporte rien de nouveau au paysage télévisuel... elle fonctionne ! L'énergie personnelle des créateurs de Partners transparait à travers les scènes, et quand un pilote renvoie une impression de sincérité et d'authenticité, on ne peut pas réellement lui en vouloir de ne pas sortir des chantiers battus. Moi, en tous cas, je ne le peux pas.

Alors le pilote de Partners, au moins en ce qui me concerne, il n'a rien à se reprocher. Un peu de surjeu ça et là, sans doute. Bon. It comes with the territory. Je ne suis pas encore très convaincue par l'un des personnages (Wyatt, dont je n'avais même pas retenu le nom tant il est sous-employé et sans intérêt dans ce premier épisode, et qui mériterait peut-être qu'on insiste sur son côté un peu simplet), mais pour le reste, allez hop ! On est repartis comme en 1998 !

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 19:54 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-08-12

Anemic Practice

Vous le savez désormais, en cette rentrée, whisperintherain et moi-même avons convenu d'un petit défi à deux : nous regarderons absolument chaque pilote de cette saison, et nous rédigerons, chacun de notre côté, un post pour absolument chacun de ces pilotes. C'est donc la suite de cette grande aventure et, à la fin de ce post, vous trouverez bien évidemment un icône sur lequel il vous suffira de cliquer pour accéder à la critique du pilote de whisper (je l'ajouterai lorsqu'il l'aura rédigée ; nous ne les posterons pas nécessairement de façon absolument simultanée), et ainsi lire nos deux avis sur un même pilote... Aujourd'hui, c'est le pilote d'Animal Practice que je me propose de passer en revue.

AnimalPractice

Et je pense pouvoir dire avec la plus grande certitude que je n'avais plus autant pas-ri depuis Work It. Du coup, je salue la performance, parce que c'est pas donné à tout le monde de tomber à ce niveau.

Comme dans toute grande comédie, le coup de génie vient du cast. On parle quand même d'une série dans laquelle Tyler Labine est embauché et où il parvient à ne pas être l'acteur le plus nul de la distribution ; ça force le respect. Mais plus encore : on dira ce qu'on voudra de Justin Kirk (moi, ma maman m'a appris que si on n'a rien de gentil à dire, il vaut mieux se taire ; d'un autre côté à quoi ça servirait d'avoir un blog, c'est vrai), mais dans le cast, on compte UNE véritable réussite, le symbole de tout ce qui fait que les casting directors méritent leur salaire au centuple : Dr Rizzo le singe.

Avoir pensé au singe, c'est vraiment brillant. Sans lui, Animal Practice serait un fiasco total, et vaudrait un Brothers ou un Cavemen... mais avec, wow ! Là ça deviendrait presque drôle. Je vous dis, c'est littéralement du niveau de Work It, étant donné que le singe est interprété par une femelle capucin ! Imaginez le travail de composition qu'il y a derrière.
D'accord, les gags avec le singe ont été vus cent fois, et à la place du capucin, j'en toucherais deux mots à mon agent parce qu'il y a du typecasting là-dessous, mais enfin, admettons-le, ce sont les seules fois où on n'a pas envie de descendre dans les locaux de NBC avec du gaz sarin.

Donc, je récapitule : les gags sont convenus, en plus d'être atroces ; l'intrigue est famélique ; le contexte n'a rien de drôle a priori et confirme cette intuition pendant l'épisode ; et pour finir le cast est à la ramasse. Même les 10 tonnes de mascara et les battements de cils de Joanna Garcia n'y peuvent rien, c'est foutu.
Vous comprendrez que dans ces conditions, je ne vais pas y passer la nuit : Animal Practice, l'une des ignobles bouses de la saison, point barre.
Oh, ce ne sera sans doute pas la seule. Ne doutez pas qu'un sort à peine plus enviable leur sera réservé, en temps voulu, ici même.

...Pendant ce temps, j'imagine que, quelque part, Amy Huberman rit sous cape d'avoir réussi à échapper aux griffes d'Animal Practice. Well done.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 19:47 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-10-10

College girl

La meilleure comédie du moment. La comédie irrévérencieuse à voir. La série méconnue à voir absolument.
Ça va, j'ai compris, c'est bon. Au risque de me refaire un coup à la 30 Rock, je vais écouter tout le monde et envisager de donner une seconde chance à Community. Quoique... à la réflexion, c'est vous qui allez me dire si c'est une bonne idée.

Dois-je (re)regarder Community ?

Community

Les pour :
- c'est une comédie en single camera et je suis très réceptive à ces comédies-là (alors que je suis vite en overdose pour les sitcoms classiques)
- profitons que je regarde le numéro d'intro des derniers Emmy Awards en moyenne une fois par semaine pour enfourner aussi un épisode de Community (ce qui m'a aidé à me rappeler de l'existence-même de son acteur principal) dans la foulée. Tant que le visage m'est familier, disons.

Les contre :
- le plus gros obstacle, c'est surmonter l'impression négative que j'en ai gardée. Je ne suis même plus en mesure de pointer du doigt tel ou tel défaut, simplement rien que de penser à Community me met de mauvaise humeur. Comme si vraiment, ce jour-là, j'avais vu un navet du gabarit de Brothers ou Cavemen, vous voyez ?

Ai-je été trop expéditive lorsque j'ai décidé de me débarrasser du pilote de Community ? Aurais-je dû lui laisser plus de temps ? (même si, bon, hein) Ça, c'est à VOUS de me le dire.

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

Posté par ladyteruki à 23:29 - La une est à VOUS - Permalien [#]

23-05-09

STOP ! In the name of love...

Ok, ok, ça suffit, arrêtez tout. Ça ne va pas aller, là. Je n'en peux plus. Depuis quelques jours et consécutivement aux upfronts, nous sommes noyés sous les trailers et autres extraits de tous poils ; et au bout d'un moment, trop c'est trop. C'est même l'invasion à ce stade.

Pour autant que j'adore découvrir le pilote d'une série, les trailers et autres extraits ne m'intéressent pourtant pas le moins du monde.
Regardez celui de Nurse Jackie : il m'avait totalement induite en erreur. J'ai regardé l'une des videos sorties pour V (New Gen), car ma curiosité était grande, mais j'avoue que je n'en ai pas pensé grand'chose, et, ayant peur de me laisser influencer par une ou deux minutes de montage, j'ai décidé de ne pas aller plus loin dans ma découverte prématurée de la série. Ce serait dommage, après des années passées à attendre que ce projet issu de V (j'en ai parlé à plusieurs reprises depuis l'ouverture de ce blog, suivez les tags pour plus de détails), de se laisser conditionner des mois à l'avance, soit dans un sens ("youpi chouette, enfin le projet dont on parle depuis des lunes"), soit dans l'autre ("de toutes façon c'est n'importe quoi, ce ne sera jamais aussi bien que la série d'origine"). Pour raison et foi garder, je pense qu'éviter à partir de maintenant les trailers peut s'avérer nécessaire voire même salvateur.
Mais bon, chacun voit midi à sa porte, évidemment, hein...

Que peut nous apprendre un trailer de toutes façons ?
Pour une série à vocation humoristique, ça peut valoir le coup, à la rigueur : on prend la mesure du type de gag, du style (une caméra ou plusieurs), mais il reste tout de même un certain nombre de choses qui, par essence, ne peuvent pas se savourer dés le pilote, et notamment ce qui est l'une des qualités fondamentales d'une série drôle, à savoir le rythme. Par ses multiples extraits et son jeu de montage, le trailer est proprement incapable de donner une idée précise de la question.
Côté série dramatique, si certes on cerne plus facilement les problématiques posées par le pitch d'origine, et du traitement choisi (un peu de second degré ou pas du tout ? visuellement travaillé ou pas tellement ?), sur la profondeur des intrigues, le trailer restera muet comme une carpe, ce n'est de toutes façons pas son rôle.
Quant aux séries policière ou d'action, alors là franchement, on restera dans quelque chose de si générique qu'il vaut mieux ne pas s'y fier du tout.

Certes, dés le trailer de Carpoolers ou de Cavemen, on savait que ces séries seraient du plus haut pitoyable. Mais pour la gamme inférieure des productions, ce n'est jamais difficile de déterminer qu'une série est abyssalement lamentable dés ses premières images, la médiocrité ayant ceci de particulier qu'elle ne jouit pas de l'intelligence suffisante pour se dissimuler à nos yeux.
C'est donc comme toujours facile de déterminer quand quelque chose est mauvais, mais les nuances entre le correct, le plutôt bien, le très bon et l'excellent demandent plus d'observation que ce qu'un trailer peut offrir (ou plusieurs, d'ailleurs).

Je fais donc, à compter d'aujourd'hui, la grève du trailer.
Remarquez bien que ça ne m'empêche évidemment pas de m'intéresser aux nouveautés de la saison ; vous me connaissez trop bien pour croire le contraire de toutes façons ! Mais c'est juste que la pilotovore que je suis ne supporte plus ce faux-buzz organisé dés le mois de mai alors qu'en définitive, le salut ne viendra que des épisodes eux-mêmes. D'ailleurs, aux salutaires articles synthétisant les upfronts (comme celui de SeriesLive), il manque des informations plus précises quant au câble, et c'est justement souvent là que se passe le nerf de la guerre. Donc le plus intéressant reste à venir de toutes façons, comme Camelot, la prochaine série du créateur de The Tudors, qui tombe à point nommé dans mon cas, mais dont je ne parviens pas à trouver la confirmation dans les grilles prochaines de Showtime.
Donc si à l'avenir, on ne sait pas, l'été sera long et il peut se passer plein de trucs, si donc je parle des séries de la rentrée avant d'en avoir vu le pilote, vous saurez que j'ai fait exprès de ne pas regarder les bandes annonce et autres promotion de tous poils. Les preairs, les photos et les articles, ça, par contre, on est d'accord que ça ne m'engage à rien.

Posté par ladyteruki à 21:19 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

09-04-09

By the rivers of Babylon

Vous pensiez que j'avais abandonné mon espoir de faire un post A vendre, joli, pas cher sur Amber Tamblyn ? Non, point du tout. C'est juste qu'il y a des gens qui sont tellement occupés qu'on a du mal à se taper toute leur filmographie tout en ayant une vie (et des DVD de Pushing Daisies) à côté.
Cela dit, en prévision de ce post qui arrivera tout de même (dussiez-vous attendre encore un peu pour cela), voici un petit pilote qui n'est pas sans rapport avec mes recherches sur l'actrice, puisque nous allons parler de Babylon Fields.

"Mais c'est pas une série, ça, Babylon Fields ! Je n'ai jamais rien vu de tel sur les grilles !" me rétorquerez-vous vertement. Soit, je ne nie pas qu'il n'y a jamais eu de diffusion de Babylon Fields à la télé américaine (ni, à ma connaissance, ailleurs). Mais à l'instar des jours où je vous parle de Nikki & Nora, Pretty Handsome et autres Faceless, aujourd'hui, comme tout pilotovore se doit de le faire lorsqu'il en a l'occasion, je vais parler d'une série qui n'existe que par son pilote.
Les faits datent pourtant d'il n'y a pas si longtemps, mais déjà qu'on a du mal à regarder absolument tout ce qui passe bel et bien à la télévision, alors si en plus il faut guetter les pilotes de séries qui ne verront jamais la lumière du jour (enfin, dans ce contexte, qui peut dire que la résurrection ne se produira pas, hein ?), on n'en a pas fini. Eh bien l'erreur est réparée, pour vous comme pour moi, puisqu'il s'agit d'un post La preuve par trois. 'Tain vous êtes gâtés en ce moment, c'est à peine croyable.

BabylonFields___1
Babylon Fields, c'est un pitch assez simple à comprendre, et qui de prime abord pourrait sembler assez bateau, limite série Z : des morts reviennent à la vie et réinvestissent les riantes ruelles d'un bled nommé Babylon (avec un nom pareil, tout déménagement est comme une perche tendue aux coups du sort ; pourquoi pas être un loup-garou et habiter une ville qui s'appellerait Wolf Lake tant qu'on y est ?). Là où on aurait pu tomber dans la fosse septique scénaristique (bref, là où on l'a pas joué comme Cavemen), heureusement, c'est qu'on a choisi d'en faire une série un peu plus dramatique qu'il n'y parait. Au lieu d'être des aspirateurs à matière grise aux membres pendouillants, les morts se contentent d'être normaux et de n'avoir aucune velléité particulière envers les habitants de la ville... si ce n'est reprendre leur vie où ils les avaient laissées. C'est déjà pas si mal.

BabylonFields___2
Il y a un, oh, tout petit, minuscule, mais néanmoins intéressant détail, c'est que de tous ces morts... l'un d'entre eux n'est pas revenu à la vie au cimetière. Nope. Lui, il n'a pas été enterré comme les autres. Mais il est de retour. Et c'est une intrigue dont on pressent qu'elle pourrait être intéressante (même si on comprend assez vite ce dont il retourne) qui permet à Amber Tamblyn et Kathy Baker de faire équipe dans de plutôt bonnes scènes : la mère et la fille se sont débarrassées du despote violent qui les tyrannisait à la maison, sans que personne ne le sache. Sauf que là, la vérité... refait surface. Heureusement pour elles, l'ex-défunt ne sait pas comment il est mort, mais la plaie béante à l'arrière de son crâne, et l'un de ses anciens amis (également de retour en ville) qui lui confie que tout le monde croyait qu'il avait foutu le camps, sont là pour lui donner ce qu'il faut de doutes pour qu'on comprenne que la mère et la fille n'ont pas tellement envie, a contrario de certains autres personnages, de fêter avec émotion leurs retrouvailles avec leur cher disparu.

BabylonFields___3
A ce titre, l'histoire de Martha est sans doute la plus touchante, et est celle qui permet de s'éloigner le plus possible des poncifs qu'ont d'ordinaire à nous offrir les histoires de zombies. Passée la première phase, assez compréhensible, faite de surprise et de frayeur, elle accueille chez elle son mari revenu d'entre les morts, parce que, dit-elle, c'est ce pour quoi elle a prié avec tant d'ardeur toutes ces années. C'est le genre de touches (avec quelques autres) qui permettent de comprendre que Babylon Fields n'aurait pas été juste une série où on tire au bazooka sur des zombies comme une brute (merci de se référer à la saga Resident Evil pour ça), et où ces personnages ne sont pas juste un facteur de peur, mais peuvent aussi permettre des choses assez élégantes autour du travail de deuil, de l'amour, et quelques autres thèmes plus sensibles qu'il n'y paraissait de prime abord en lisant le pitch. Parce qu'on sait tous qu'un zombie, c'est pas ce qu'il y a de plus sexy, donc on a un peu fait le tour de cet aspect-là du sujet alors ça fait plaisir de voir une fiction changer un peu de disque, pour une fois, et nous parler d'autre chose que simplement des mecs qu'on a du mal à dézinguer parce qu'ils sont déjà morts. A ce titre, le pilote est prometteur, même s'il n'évite pas un ou deux clichés au passage (mais c'était perfectible à n'en pas douter). Pis ptet qu'à un moment on va se demander aussi comment et/ou pourquoi ils sont revenus à la vie tous en même temps, ça peut être intéressant aussi.

Bref, Babylon Fields aurait pu être une bonne série, d'autant que le cast était équilibré entre valeurs sûres et nouvelles têtes, donc vous aussi, signez la pétition Babylon Fields... euh, ou pas. Mouais, ya que dans une série qu'on peut faire revenir les morts aussi facilement parmi nous.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche-projet Babylon Fields de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 12:33 - La preuve par trois - Permalien [#]

06-10-08

En plein coeur

L'an dernier, il y avait le risible Cavemen. Cette année, je ne sais plus où donner de la tête !

Je ne sais pas, il y a un concours dont je ne suis pas informée, quelque chose ? Vous savez, c'est vraiment dommage que les Emmies ne récompensent pas les séries les plus méprisables et pitoyables de la saison aussi, parce que d'une part ça permettrait à plein de séries prématurément exterminées de quand même avoir une chance aux Emmies, et surtout ça servirait de leçon à tous ceux qui se pointent avec des concepts comme, mettons, je ne sais pas moi, au hasard : Valentine.

Parce qu'en dépit de tous les défauts de cette série (et, mon Dieu, par où commencer ?), il y a quand même une raison pour laquelle elle mérite que je lui tire mon chapeau : le pilote est exactement ce que le pitch laissait présager. Et c'est déjà une belle prouesse que de ne pas nous avoir déçus.

Nan mais, attendez, le concept c'est peut-être ça après tout : essayer d'attirer la pitié des spectateurs via une série kitschissime et ridicule. Bon, ça ne marcherait pas sur moi, mais quand on est spectateur de la CW et qu'on se fait laver le cerveau depuis quelques temps, je sais pas, ça peut peut-être prendre, hein...

Pour le reste, je n'ai qu'une chose à dire : Polaha est au générique. Cette série est donc condamnée de toutes façons. Dommage pour le retour de Christine Lakin qui avait mis des années à refaire surface, mais bon, si on n'achève plus les canassons qui boîtent, on ne va jamais s'en sortir sur la CW !
Déjà que...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ça ne risque pas de s'arranger) : la fiche Valentine de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:50 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-07-07

Week end de défonce

Ce week end, je cède totalement à ma téléphagie et j'entame un rail de séries que je n'ai pas eu le temps de reniffler cette semaine (pourtant déjà bien chargée, avec en moyenne un pilote chaque soir, plus ce que je regarde déjà par ailleurs, plus les autres trucs que j'aime bien faire même si c'est un peu du gaspillage de temps, comme manger, dormir... walou !!!).

Au menu :
- Bionic Woman (je me prépare à être très agréablement surprise)
- Damages (je voulais le regarder hier soir mais j'ai par inadvertance oublié de désinstaller Civilization IV...)
- Lipstick Jungle (après tout, si le trailer de Cashmere Mafia a su m'intéresser et me donner l'illusion d'un spin-off de Sex & the City, je vois pas pourquoi bouder Lipstick Jungle qui est fait des mêmes ingrédients !)
- Meadowlands (j'ai pas encore réussi à me résoudre mais je suis sûre de trouver de la motivation entre deux autres pilotes, dans un appel d'air on va dire)
- Side Order of Life (complètement refroidie par certaines reviews lues çà et là)
- State of Mind (j'ai galéré pour en voir le bout, c'est la moindre des choses même si je ne pars pas très optimiste)
- The Sarah Conor Chronicles (avec mon homme car je pressens que ça va lui plaire)
- The Kill Point (je me rappelle même plus de quoi ça doit causer, on verra bien)

Dans l'intervalle, les pilotes de Cavemen (arf arf arf, il me faut cette grosse daube ! à l'aide, mon homme déteint sur moi !!!) et The Big Bang Theory seront à ma merci, et sans doute même aurai-je la possibilité de regarder le second épisode de Mad Men, du moins si les choses conservent leur rythme...

Et, si j'ai le temps (par exemple cette histoire de sommeil c'est des foutaises et je suis sûre de pouvoir tout-à-fait m'en passer), je regarderai la fin de The Starter Wife que j'avais un peu délaissée. Idéalement, il faudrait aussi que je trouve du temps pour finir la 1e saison de KYLE XY, Heroes, Eureka et Dexter, sachant que pour les trois derniers j'attends que mon homme lui-même libère du temps (mais hélas je crois que Painkiller Jane a eu le dessus sur sa bonne volonté).
Mémo perso : ne pas louper NY SVU demain soir, même les rediffs me font toujours autant plaisir... Ainsi que dimanche, un bout d'Urgences pour entretenir la machine, parce que je ne sais pas y résister et que Neela embellit à chaque saison, et surtout The Nine...

J'ai la tête qui tourne, c'est normal docteur ?

Posté par ladyteruki à 18:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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