ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-12-09

Inspiration

Sortie des flics et des médecins, la télévision américaine, ces derniers temps, c'était bien souvent des remakes de Sex & the City (avec encore moins de sexe, network oblige). Lipstick Jungle, Cashmere Mafia, In the Motherhood ou plus récemment Eastwick, on en a bouffé, de la gonzesse vieillissante en troupeau. Rares ont été les séries à s'essayer à un équivalent masculin, alors qu'ironiquement, c'est peut-être ce qui m'intéresserait le plus. A part Big Shots (qui n'a pas été aussi big qu'attendu, malgré un cast alléchant), c'était même plutôt le désert.

Heureusement, voici venu Men of a Certain Age qui, malgré un départ assez mou (générique bidon, premières scènes confondantes de banalité), parvient à mettr le doigt sur, précisément, ce qu'on peut attendre d'une série sur les malheurs de célibataires ayant passé la trentaine.

Men of a Certain Age, c'est une série à laquelle rien n'était acquis : un pitch assez fade ("c'est l'histoire de trois mecs qui ont passé la quarantaine"), la présence de Ray Romano (ou devrais-je dire, l'omniprésence), le casting assez inégal (de l'appétissant mais cabotin Scott Bakula au souvent apathique mais talentueux Andre Braugher)... sans compter qu'il était difficile de savoir si ce serait du lard ou du cochon, tant les variations entre la comédie pure et le drame sombre étaient possibles à partir de ce simple postulat de départ.

Mais de tous ces éléments un peu décourageants, ou disons, déconcertants, s'avèrent être exploités avec intelligence. A partir de son pitch classique, Men of a Certain Age s'autorise à la fois une radiographie appliquée de la mid-life crisis, un peu désemparée et impuissante, et une comédie pince sans rire avec des personnages qui parviennent lentement mais sûrement à attirer la sympathie, voire la tendresse.

Contrairement à beaucoup de séries mettant en scène un groupe d'amis, la relation entre ces hommes d'un certain âge n'apparait pas comme plaquée. Les liens sont à la fois forts et distendus (la conversation dans la voiture, au début de l'épisode, entre Joe et Owen à propos de Terry, est assez révélatrice à cet égard). Ils partagent une certaine complicité mais ne sont pas sans cesse collés les uns aux autres, comme le feraient des bonnes femmes (il suffit de reprendre les exemples cités au début de ce post, pour constater que tout ce petit monde passe en général sa vie à appeler les copines toutes les dix minutes pour raconter ses petits malheurs... tragiques portraits de femmes adultes restées bloquées dans une mentalité de lycéennes). Chacun sa merde, et on garde les potes pour les moments de détente. C'est bien les gars, j'aime ce genre de mentalité.

Arrivé à un certain point du pilote, alors qu'on a l'impression que chacun a touché le fond en matière de médiocrité (souvent professionnelle), les trois bonshommes donnent un coup de talon et nous offrent chacun une superbe scène où, finalement, ils se reprennent en main. Men of a Certain Age n'est donc pas la triste, pathétique et lamentable histoire de trois pauvres types dont les plus belles années sont derrière eux et qui sont sur le retour, mais bien trois parcours qui se réorientent comme ils peuvent, sans pied de nez magistral à la vie, mais pas sans une certaine fierté non plus. Tous les trois se laissaient aller, et tous les trois reprennent le contrôle, à leur façon. Ça ne passe pas par des miracles dans leur vie de tous les jours, juste un changement de mentalité.
Je n'ai pas encore 30 ans et je suis une fille, mais j'ai trouvé, quelque part, qu'à travers ses 3 personnages et son intrigue entre réalisme et loufoquerie, Men of a Certain Age avait la classe, et donnait, en fait, de l'inspiration.
Être un mec de plus de 40 ans ? Où est-ce qu'on signe ?
I'm changing, arranging...

MenofaCertainAge

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Men of a Certain Age de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-09-09

Charmée

Je n'irai pas aussi loin que freescully qui proclamait il y a quelques jours avoir trouvé avec Eastwick son guilty pleasure de la saison (même si je ne lis pas les posts avant d'avoir moi-même vu les épisodes, je me tiens quand même au courant, faut pas croire), mais il est vrai que je perçois une nette amélioration, depuis le visionnage de Brothers ce matin, dans mon dimanche pilotovore.

Eastwick, donc. Charmante petite bourgade qui a semblé hurler "Stars Hollow" dans mon oreille pendant tout l'épisode, mais qu'importe. Une petite série qui à l'instar de son décor, se montre suffisamment colorée pour qu'on ne bâille pas aux corneilles (c'est vrai qu'en plus, pour les sorcières, l'oiseau de référence serait plutôt le corbeau), et qui offre ce qu'il faut de divertissement, pas plus.

Les similitudes avec Charmed sont assez patentes : trois nanas, chacune avec une personnalité bien à elle (ça se voit parce qu'elles ont pas la même couleur de cheveux), la forte tête toujours sûre d'elle (interprétée par la toujours si virile Rebecca Romjin), la petite chose toute sage qui ne pipe pas jusqu'à ce qu'elle en ait ras-le-bol (Jaime Ray Newman, une rouquine que je ne connaissais pas encore), et le petit bout de femme un peu versatile, gaffeur, et alibi humoristique de la série (pétillante mais pas très discrète Lindsay Price, qui nous la fait à l'envers comme si on avait oublié Cashmere Mafia... à moins que ce n'ait été Lipstick Jungle ? Je les confondrai toujours). Toutes les trois font leurs vies chacune de leur côté, mais évidemment la magie s'en mêle et les voilà copines comme cochon, à s'organiser des dîners papotages à n'en plus finir (le syndrome Cashmere Mafia/Lipstick Jungle/Sex & the City a encore frappé, il faut arrêter avec les dîners de gonzesses, c'est ultra vu et revu même si les dîners à la maison, ça change des restos), et à s'appeler au téléphone pour un oui ou pour un non, comme de parfaites chicks des temps modernes.

L'aspect magie reste cependant un élément plus en retrait que dans Charmed, puisqu'il ne s'agit pas (encore) ici d'affronter un grand méchant, mais juste d'utiliser la magie pour améliorer égoïstement leurs petites existences de midinette de banlieue, ce qui a aussi son charme contrairement à ce que ma formulation pourrait laisser croire. L'atmosphère est bien rendue, on nage dans une série qui est parfaite pour une soirée chamallow avec les copines à Halloween !
Comédie romantique, jeunes femmes qui prennent le contrôle de leurs vies, un peu de mystère, quelques scènes sympas (quand le mari de Kat se prend la foudre), tous les éléments sont réunis pour qu'on se marre gentillement (le temps de se faire un masque de beauté par exemple, comme ça on reste dans le ton).

J'ai quand même des réclamations de détail envers ce pilote (Sara Rue, trop en retrait, Matt Dallas, trop habillé surtout qu'il risque de débarrasser le plancher bientôt alors autant en profiter...) mais concrètement, il remplit très bien son office. Le but du jeu, on le sent, n'a jamais été de marquer l'histoire de la télévision, mais le temps que dure cette gentillette comédie pour jeunes femmes, on passe tout de même un bon moment. Bien réalisé, bien interprété (Lindsay Price minaude à mort, c'est un délice), Eastwick a les atouts pour être une petite chose légère qu'on regardera le temps qu'elle durera, et qu'on oubliera ensuite. Ce n'est parfois pas plus compliqué que ça.
En fait, j'ai même envie de dire que freescully ne peut pas avoir trouvé son guilty pleasure en Eastwick, puisque la série n'est pas mauvaise en soi (or la définition du guilty pleasure, c'est regarder un truc nul en sachant qu'il est nul). Elle n'est juste vraiment pas pour tout le monde. Mais avoir un vagin aide, je suppose.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Eastwick de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:48 - Review vers le futur - Permalien [#]

16-10-08

Hiii !

Au beau milieu de la nuit, dans l'obscurité quasi-totale d'une grande ville, un cri retentit, court, aigu, mais presque hystérique. Nonchalant, un chat qui somnolait par là lève la tête, les yeux mi-clos par le sommeil, avant de reposer, d'un air blasé, sa tête sur le flanc de son voisin.

En s'approchant de l'origine du cri, on aborde un immeuble sis au pied d'une voie ferrée, carré et austère, sombre du peu de lumière qui ne filtre que par une fenêtre, située à un étage élevé. Il s'agit d'une lumière bleutée, éclairant une petite pièce qui sent bon le nem à la crevette et le lychee. Une jeune femme, dos à la porte, est assise devant un écran d'ordinateur, et fait fébrilement rouler la molette de sa souris. Sur l'écran défilent des images qui auraient certainement un sens si la video n'était pas en vitesse accélérée, tandis que le coeur de la jeune inconnue palpite. Son attention toute entière est focalisée sur les images, et son regard scrute l'écran avec avidité et curiosité, comme en quête d'un détail vital.

Ah, on dirait qu'un autre son va se produire, tendons l'oreille...

"Hiii ! Kevin Kilner est dans la première saison de Cashmere Mafia !!!"

Ah oui, c'est bien ce que je soupçonnais ; lady vient de plonger le nez dans ses archives. Et ça l'a rajeunie de 10 ans !

Posté par ladyteruki à 10:53 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

28-07-07

Du rouge à lèvres sur ton col...

Mon petit doigt me dit que la rubrique Review vers le futur ne va pas chômer pendant un bon moment encore... Aujourd'hui, Lipstick Jungle, la série que si tu lui donnes moins de 20mn pour faire ses preuves, c'est pas gagné !

En dépit du fait que :
a/ j'exècre Kim Raver (mais elle finit quand même par trouver des séries que j'ai envie d'essayer, t'as de la chance d'avoir un bon agent, toi...)
b/ l'intro est saoulante au possible
c/ je n'ai aucune patience en ce qui concerne les pilotes
d/ Brooke Shields a un défaut de prononciation (genre "mon appareil dentaire se décroche") qui s'aggrave avec l'âge
e/ je ne partais pas du principe que Lipstick Jungle avait la faculté de me surprendre, agréablement ou même désagréablement !
...Eh bien j'ai quand même été jusqu'au bout du pilote. Et alors là, je le dis : je suis en progrès. Vraiment, on sent que j'ai fait un travail sur moi-même, un examen de conscience, bref, que je me force à essayer de donner leur chance aux séries qui pourtant manquent de m'endormir de prime abord. L'initiative est louable et j'attends vos applaudissements.

Bon trève de bavardages, encore une fois je ne m'attendais pas à un miracle avec cette série, et effectivement il n'y en a pas eu. A l'occasion il faudra certainement que je termine le post en brouillon depuis trois mois sur "nos attentes vis-à-vis des nouvelles séries et comment elles façonnent notre façon de découvrir de nouveaux titres", mais en l'absence, je dirais qu'effectivement, partir avec un a priori ne m'a pas aidée, mais n'a quand même pas trop aggravé mon cas.

Première remarque : OH MY GOD elles ne sont que trois. Alors, attendez... ça voudrait dire que les femmes ne se déplacent pas que quatre par quatre ? Ca m'en bouche un coin. Ces dernières années, c'est pourtant ce qu'on nous avait fait croire. Mais non, non-non, elles sont bien trois héroïnes au lieu de quatre. C'est sans doute l'innovation majeure du show mais qu'importe...
Car pour le reste, même si c'est moins léger que ce à quoi je m'attendais (je suis certaine que Cashmere Mafia saura faire le nécessaire de ce côté cependant), je n'ai pas vraiment été surprise.

Oui, il y a quelques bonnes scènes (ça me coûte de le dire mais la meilleure c'est Kim Raver qui l'a eue... dans le taxi, pour ceux qui ont vu). Oui, les personnages sont attachants ; un peu caricaturaux mais attachants : il y a l'asiat' de service (c'est marrant Cashmere Mafia aussi a la sienne ! bon d'accord j'arrête avec les comparaisons de séries dont je n'ai vu que le trailer... m'enfin quand même), calquée sur Carrie Bradshaw (ainsi que son intrigue amoureuse avec un muffle richissime...), mais alors, trait pour trait, ensuite il y a la business woman un peu psychorigide qui se rend compte un beau soir que son mari ne la voit plus (c'est ça d'épouser un British, idiote ! si Une Nounou d'Enfer nous apprend quelque chose, hormi le fait que plus les cheveux sont crépés, plus ça contrebalance l'épaisseur des hanches, c'est bien que les British font des maris durs à décoincer), et enfin la nana qui pensait vivre à BisounoursVille, mais qui réalise qu'elle ne peut plus tout avoir : le job génial et prenant, les enfants, le mari... (et pour elle, l'intrigue se flaire dés les premières scènes).

Les quelques bonnes scènes sont donc noyées dans un océan de scènes conventionnelles, et le pire c'est que ça ne décolle qu'au bout de 20 longues minutes assez moyennes.
Et puis alors moi, j'ai surtout une question, et là j'exige une réponse : pourquoi toutes ces nanas vont toujours manger ensemble pour discuter de leurs soucis ? Hein ? Je suis une nana moi aussi, et pourtant vous ne me voyez pas au resto dés que j'ai un pet de travers ! Qu'est-ce que c'est que cette manie ? C'est fou ça quand même... L'héritage du sexandthecitisme, ça, à tous les coups...

On ne sent pas non plus spécialement d'attachement entre les personnages... c'est assez regrettable. Bon d'accord, c'est facile à dire avec le recul et j'ai peut-être besoin de revoir la 1e saison, mais on ne doutait pas un seul instant de la forte amitié des filles de Sex & the City (avec des hauts et des bas). Ici c'est une amitié qui ne transpire pas à l'écran, s'il y en a vraiment une. D'abord parce que même si elles racontent leur vie aux deux autres, chacune des trois héroïnes garde son petit monde à elle sans vraiment vouloir y impliquer les autres, mentionnons comme exemple Kim Raver qui ne dit même pas ce qu'elle a fait à son mari, ou encore Brooke Shields qui crache le morceau sur ses problèmes de couple au bout de plusieurs jours... En plus il manque une grande dose de légèreté aux dialogues, ça manque de second degré... limite si ça se prend pas trop au sérieux. Ce qui est dommage car avec un peu d'humour, ça passerait souvent mieux.

Vous l'avez compris, Lipstick Jungle ne fera pas partie de mon palmarès de l'année. C'est pas chiant à regarder, plutôt bien ficelé, quelques scènes sont dignes d'intérêt... mais disons ce qui est, il n'y a là rien de mémorable, rien d'accrocheur, rien de nouveau. C'est du recyclage, en juste un peu plus sérieux. Je ne prêche pas pour la dramédie à tout prix, attention... au contraire. On peut choisir de faire une véritable série dramatique sur les calamités que vivent des pauvres femmes riches de New York après tout... mais à condition de s'en donner les moyens scénaristiques. Or Lipstick Jungle navigue dans les eaux de la neutralité et se mouille le moins possible, ni dans l'humour, ni dans le drame, et ça, c'est dommage. Alors après, comment voulez-vous éviter les comparaisons dans un sens ou dans l'autre ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lipstck Jungle de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:50 - Review vers le futur - Permalien [#]

27-07-07

Week end de défonce

Ce week end, je cède totalement à ma téléphagie et j'entame un rail de séries que je n'ai pas eu le temps de reniffler cette semaine (pourtant déjà bien chargée, avec en moyenne un pilote chaque soir, plus ce que je regarde déjà par ailleurs, plus les autres trucs que j'aime bien faire même si c'est un peu du gaspillage de temps, comme manger, dormir... walou !!!).

Au menu :
- Bionic Woman (je me prépare à être très agréablement surprise)
- Damages (je voulais le regarder hier soir mais j'ai par inadvertance oublié de désinstaller Civilization IV...)
- Lipstick Jungle (après tout, si le trailer de Cashmere Mafia a su m'intéresser et me donner l'illusion d'un spin-off de Sex & the City, je vois pas pourquoi bouder Lipstick Jungle qui est fait des mêmes ingrédients !)
- Meadowlands (j'ai pas encore réussi à me résoudre mais je suis sûre de trouver de la motivation entre deux autres pilotes, dans un appel d'air on va dire)
- Side Order of Life (complètement refroidie par certaines reviews lues çà et là)
- State of Mind (j'ai galéré pour en voir le bout, c'est la moindre des choses même si je ne pars pas très optimiste)
- The Sarah Conor Chronicles (avec mon homme car je pressens que ça va lui plaire)
- The Kill Point (je me rappelle même plus de quoi ça doit causer, on verra bien)

Dans l'intervalle, les pilotes de Cavemen (arf arf arf, il me faut cette grosse daube ! à l'aide, mon homme déteint sur moi !!!) et The Big Bang Theory seront à ma merci, et sans doute même aurai-je la possibilité de regarder le second épisode de Mad Men, du moins si les choses conservent leur rythme...

Et, si j'ai le temps (par exemple cette histoire de sommeil c'est des foutaises et je suis sûre de pouvoir tout-à-fait m'en passer), je regarderai la fin de The Starter Wife que j'avais un peu délaissée. Idéalement, il faudrait aussi que je trouve du temps pour finir la 1e saison de KYLE XY, Heroes, Eureka et Dexter, sachant que pour les trois derniers j'attends que mon homme lui-même libère du temps (mais hélas je crois que Painkiller Jane a eu le dessus sur sa bonne volonté).
Mémo perso : ne pas louper NY SVU demain soir, même les rediffs me font toujours autant plaisir... Ainsi que dimanche, un bout d'Urgences pour entretenir la machine, parce que je ne sais pas y résister et que Neela embellit à chaque saison, et surtout The Nine...

J'ai la tête qui tourne, c'est normal docteur ?

Posté par ladyteruki à 18:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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