ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

31-12-12

Remix

Des bilans de saison, j'en ai posté quelques uns ces derniers temps, mais je voulais vous en proposer un autre, plus complet, en l'honneur de cette fin d'année. Voici donc ma review... de mon année 2012.

Si vous voulez la version courte, disons que le pilote de 2012 avait commencé sur les chapeaux de roue. Plein de personnages fascinants et attachants se sont vite distingués, tels que Smash, Äkta Människor, House of Lies ou encore 30° i Februari, et ont vite pris une place particulière dans mon coeur. Je ne vous cache pas qu'au printemps, l'ambiance était retombée, avec beaucoup moins de coups de coeur, et des séries qui progressivement s'éteignaient, nombre limité d'épisodes oblige. Narrativement, 2012 a connu un méchant coup de mou pendant l'été, d'abord parce qu'il n'y avait pas grand'chose à se mettre sous la dent, mais aussi à cause d'une rupture brutale d'internet ; je me suis alors retrouvée avec pas mal de rediffs sur les bras, mais c'était peut-être pas plus mal, comme on va le voir si vous vous sentez de lire la version longue ! Clairement, toute la série 2012 n'aura pas été au niveau de son premier épisode, mais malgré ce rythme très inégal, je suis quand même en mesure de dire que le bilan a été positif.
Bon alors, qu'est-ce qu'on fait, on se lance dans la revue de détail ? Allez, suivez-moi. Mais mettez des chaussures de marche.

Etant donné que la rentrée américaine 2012 aura été l'occasion de lancer un gargantuesque défi avec whisperintherain, et qu'en outre, je sais plus si j'ai pensé à le mentionner, mais il s'avère que j'adore les pilotes, il y a eu dans les parages, cette année, énormément de reviews de pilotes de séries d'absolument tous les horizons.
Evidemment, loin de moi l'idée de vouloir toutes les répertorier, mais voici celles qui, en tous cas à mes yeux, ont été les plus importantes. Pour les (re)lire, il suffit de cliquer sur l'image !

Smash-promoL'un de mes tous premiers, si ce n'est le premier coup de coeur de 2012, aura été Smash. Aucun doute possible à ce sujet, je me suis immédiatement attachée à la série, en dépit des quelques défauts qui étaient éventuellement les siens dés le départ, et qui ont manqué d'être corrigés (empirant même, parfois) pendant le reste de la saison. Le pilote de Smash aura été, sans doute possible, l'un des plus exhaltants, et l'attente entre sa disponibilité et sa diffusion aura qui plus est permis à mon excitation de monter crescendo, un fait suffisamment rare pour être noté vu ma personnalité un rien volage !

30graderiFebruaryCela en dit long sur mon année téléphagique quand l'une des séries que je considère comme les plus importantes est une série suédoise, regardée en VOSTM, et en quasi-simultané avec la diffusion originale sur SVT. Et, non, je ne parle pas d'Äkta Människor, en dépit de mon attachement pour cette série d'anticipation qui est une vraie réussite, mais de 30° i Februari, qui m'aura sincèrement émue et touchée, et dont je tente comme je peux de faire le deuil de l'absence de sous-titres anglais sur les DVD (ce qui entre nous soit dit est illusoire : je ne m'en remettrai jamais). Et comme quasiment seuls les crime dramas scandinaves ont les honneurs des sorties en DVD dans nos contrées (Äkta Människor étant l'exception qui s'apprête à confirmer la règle), mes espoirs d'un jour pouvoir me faire une intégrale digne de ce nom sont très, très minces. Ce sont les risques du métiers, je suppose. Mais même avec une compréhension imparfaite de la série (fort heureusement, il y a un peu d'anglais de temps à autres, et surtout, elle repose en grande partie sur l'observation de ses personnages), il est juste impossible pour moi de vous citer un défaut de la série, je n'en ai trouvé aucun ! Par voie détournée, ça m'a aussi rappelé combien il est important qu'un jour, même si c'est dans dix ans, je parle un Suédois immaculé qui me permette de me mettre devant ce genre de perles sans ciller (Kommissarie Winter en étant une autre). Oui, il y a d'excellentes séries partout dans le monde, et non, je ne peux pas apprendre toutes les langues de la planète, mais le rêve que je nourrissais, adolescente, d'apprendre le Suédois, n'est que ravivé par ce genre de séries. Un jour...

WoodleyWoodley, c'était un peu la petite perle sous-estimée de mon début d'année, et même si j'ai tenté de partager cette découverte avec quelques proches et que ça s'est avéré être un échec (ma frangine, rei, m'a dit qu'elle avait l'impression de regarder Mr. Bean, et dans sa bouche ça ne sonnait pas bien du tout !), je conserve un souvenir ému de cet épisode inaugural parfaitement réussi, drôle et poétique, et pourtant, profondément triste : tout ce qu'il faut pour me charmer, donc. Souvenir qui n'a d'ailleurs pas matière à en être un, puisque je me suis ruée sur les DVD après avoir vu le final, qui n'a fait que confirmer les impressions du premier épisode...

BuzzAldrin-TitleLa première review de Buzz Aldrin n'aura, en réalité, pas été celle d'un pilote mais celle des trois premiers épisodes (sur 4). Vous me pardonnerez cette tricherie, mais la série aura tant compté pour moi, se classant aisément parmi les plus marquantes de l'année, que n'en faire aucune mention aurait été criminel. D'ailleurs régulièrement, ...alors que je n'ai cagoulé puis acheté les épisodes qu'au printemps ! Ca en dit long sur l'impact de la série, laquelle a en outre frappé mon imaginaire et stimulé, une fois de plus, mes désirs de Scandinavie. Un jour, ce qui va se passer, c'est que je vais vraiment partir m'installer dans les îles Færoe, et puis c'est tout.

Unite9Dans un automne foisonnant de reviews de pilote (lesquelles sont consultables dans la catégorie Review vers le futur, dédiée à ce qui n'est pas encore diffusé sous nos lattitudes, sinon on ne s'en sort pas), quelques séries ont tiré leur épingle du jeu. La québécoise Unité 9 était de celle-là, confirmant que la télévision québécoise nous en remontre régulièrement, même si, diantre, on le savait déjà et c'était pas forcément la peine de nous mettre le nez dedans. Mais quel panache, quelle excellence dans la façon dont Unité 9 révèle ses personnages à eux-mêmes, et prend le contrepied absolu de tous les clichés sur les séries carcérales, a fortiori féminines (Capadocia, qui s'est éteinte cette année, a des vertus, mais pas celles du réalisme). En offrant un univers et des personnages ancrés dans le réel et l'authentique comme, de vous à moi, seuls les Québécois savent faire (mais après tout, à chacun ses points forts), la série s'est taillée la part du lion à la fois dans mon coeur, et dans les audiences de son pays natal. Et je dis que c'est amplement mérité !

SoumatouKabushikigaishaAprès un premier semestre assez peu dédié aux séries asiatiques (il y a bien eu Cleopatra na Onnatachi, mais la baudruche s'est très vite dégonflée, d'ailleurs je voulais initialement en faire un post de bilan pour étudier l'anatomie de cet échec, mais je n'en ai pas trouvé le courage), sans vraie grande raison pour tout vous avouer, je me suis reprise en main à l'automne, en revenant à la fois sur les pilotes de la saison qui a commencé début octobre, mais aussi sur quelques autres séries, soit achetées en DVD, soit tout simplement exhumées de mes archives des mois précédents. Soumatou Kabushikigaisha a certainement été l'un des plus impressionnants, avec sa formule intelligente, sa narration impeccable, et son excellente réalisation. Mon Dieu, rien que d'y penser, j'en ai des frissons !

OsozakinoHimawari-580

Dans un autre registre, et toujours chez nos amis nippons, Osozaki no Himawari est une chronique plus humaine, mais qui m'a touchée... écoutez, c'est bien simple, comme l'avait fait Buzz Aldrin. Il y avait donc du niveau. Sauf que seuls les Japonais sont capables de fournir en un temps record une série profondément ancrée dans l'air du temps et en même temps, délictatement subtile et humaine ; rien que pour ça, mon amour pour les séries nippones est indestructible, parce que quoi qu'il arrive, il se trouve toujours une série pour vous réduire le coeur en bouillie. Pour des raisons essentiellement techniques, je n'ai pas fini la saison, mais nul doute que quand je lui aurai fait un sort, ça va se finir en post de bilan !

2012 n'a pas été qu'inédits, loin de là, et j'ai tenté mon lot de rediffusions, de fouilles archéologiques et/ou de re-visionnages, comme chaque année. Cela fait partie de mes petits plaisirs, il faut l'admettre, que de tenter des pilotes plus anciens, les séries achevées voire oubliées, ou même de me recoller devant un pilote déjà regardé par le passé, juste pour le plaisir de vérifier si j'en pense la même chose ! Il y a aussi eu, comme toujours avec moi, des petites "phases" assez sympathiques, aussi, comme la semaine russe, le moment où je me suis intéressée aux séries d'espionnage (de Covert Affairs à Spy, en passant par Spooks et Get Smart ; hélas je n'ai jamais réussi à cagouler le pilote de I, Spy et du coup ça m'a coupée dans mon élan), je me suis bien amusée à butiner des pilotes selon des thèmes ou des destinations originaux, en tous cas pour moi puisque jusque là, j'avais vu très peu de séries d'espionnage par exemple. Et en plus de tout ça, un peu de lecture et de cinéma... voire les deux en même temps ! Franchement, on s'est pas ennuyés.
Comment tout ça a tenu en une seule année ?!

En dépit de ma réputation, qui je le reconnais est méritée, de pilotovore... eh bien, en y réfléchissant, j'ai cependant réalisé que j'avais regardé énormément de saisons complètes et d'intégrales cette année. Mais qui a vraiment besoin de dormir plus de 4 heures par jour, hein, qui ?

Carnivale-PromoRegardée dans le cadre de ce bon vieux SeriesLive Show, l'intégrale de Carnivàle n'aura pas été un marathon de tout repos. D'abord, parce que la série est très exigeante, impliquant une concentration de chaque instant alors que l'ambiance a aisément de quoi vriller les nerfs (ça n'aide pas que je sois une petite nature). Mais aussi parce que la seconde saison aura été épouvantablement longue. J'ai rarement éprouvé de telles difficultés à finir un marathon, mais il n'en reste pas moins que Carnivàle est une excellente série dont on parle trop peu... au moins la première saison. Je suis contente de l'avoir vue, tout comme je suis soulagée d'en être venue à bout ; j'espère bien ne plus jamais vivre ça.

NoWonderWhytheWonderfallsC'était l'un de mes objectifs du mois de mars : me refaire la première et unique saison de Wonderfalls ; après un visionnage du pilote couronné de succès, l'intégrale est passée comme une lettre à la poste en une semaine ! L'univers de Fuller est toujours un ravissement sans pareil pour moi, je ne m'en lasse pas... et pourtant, cette intégrale a été l'occasion de (re)découvrir des défauts de la série qui m'avaient échappé avec le temps. Il y a une raison pour laquelle Wonderfalls n'a eu qu'une saison, même si elle aurait probablement été capable de s'améliorer avec le temps (on ne le saura jamais), que la diffusion chaotique d'origine n'a probablement pas aidées. Mais Wonderfalls reste une vraie petite merveille pleine de tendresse, de bonnes idées et de bons sujets, même parfois traités de façon brouillonne, et elle constitue en outre une pierre angulaire du Fullerverse, tant elle cristallise de choses sur son créateur.

Apparences-TitleLe Québec a connu une très bonne année sur ce blog, il faut bien le dire. L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec Apparences, un thriller familial du meilleur goût, captivant, intelligent, formidablement bien filmé et interprété... Si on ferme les yeux et qu'on arrive à mettre de côté l'accent, on a presque l'impression d'assister à ce qu'une excellente série française pourrait être ! Ca fait rêver, non ?

Cloudstreet-MonologueDiffusée en 2011, Cloudstreet était déjà devenue une sorte de monstre sacré à mes yeux. Mais la première fois, je n'avais pas osé m'atteler à une review. C'est au moment d'un revisionnage qui m'avait laissée sur les genoux, dans le plus excellent sens du terme, que j'ai finalement remonté mes manches et tenté de lui rendre justice. Inutile de préciser que la tâche est surhumaine, et qu'en-dehors d'un visionnage, il n'existe aucun moyen de célébrer convenablement le génie et la beauté de Cloudstreet. Ecrire sur Cloudstreet est une tâche ingrate, mais il faut que quelqu'un s'en charge, parce que vous laisser passer à côté serait criminel de ma part. Et d'ailleurs rien que d'en parler, j'ai envie de me re-faire une intégrale. Ah, si je m'écoutais...

FamousinaSmallTownUne brutale rupture de connexion internet m'a poussée à me tourner vers mes DVD de Gilmore Girls cet été, dans un de ces marathons impromptus qui semblent avoir jalonné l'année (et qui d'ailleurs m'a poussée à achever d'acquérir tous les coffrets). La surprise de cette intégrale aura été de découvrir que, si lorsque j'avais découvert la série, j'avais adoré Lorelai, avec les années, je suis dorénavant bien plus portée vers Rory (les questionnements amoureux de sa mère ayant fini de m'insupporter vers la fin, allergie à la romance aidant). C'était intéressant de découvrir que mon point de vue avait changé sur mon "personnage préféré", alors que j'ai toujours la même tendresse pour la série, laquelle est parvenue, avec une efficacité rare, à aborder des sujets familiaux sans jamais tomber dans l'excès de chamallow (sauf lors des soirées Charlie et la Chocolaterie, évidemment). C'est ça, une série qui vieillit bien, une série qu'on continue d'aimer même si les raisons pour le faire changent...

TheStarterWife-Promo

Aurais-je regardé les DVD de The Starter Wife sans le visionnage de Smash ? Et plus encore, aurais-je seulement eu l'idée de jeter un oeil au prix des coffrets ? C'est à cela qu'on voit que Smash a décidément été importante cette année... The Starter Wife, idéale pour l'été, aura été un petit marathon sans prise de tête, valant principalement pour la présence lumineuse de Debra Messing et la mini-série, la saison qui suit étant à oublier totalement. D'ailleurs, pouf, à partir de demain, la saison 1 de The Starter Wife, on n'en parle plus jamais, jamais, jamais !

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C'était l'un de mes derniers marathons de l'année (avec Jack & Bobby qui se concluera l'an prochain). Scrubs, que je n'avais jusque là jamais vue en intégralité, m'aura bouleversée. Et m'aura aussi rappelé combien les intégrales sont importantes pour avoir une vision à la fois large et détaillée d'une série, car tant de choses nous échappent lors d'un visionnage hebdomadaire ou, pire, ponctuel... Si je devais parler d'un coup de coeur de la fin de l'année, Scrubs serait probablement celui-là, avec ses pitreries, certes, mais aussi et surtout son constant soucis d'innover, du moins si l'on exclut la dernière saison pour ABC, et son sens aiguisé de la narration, retournées régulièrement comme une crêpe sous les yeux ébahis de votre serviteur. Le final de la saison 8, qu'à des fins de préservation de notre santé mentale collective, nous allons estimer être le series finale, est également l'un des plus réussis et, en dépit du fait que ça fasse 15 jours que je l'ai regardé, il m'arrive encore d'avoir une larme à l'oeil en y pensant... La séparation d'avec Scrubs est vraiment difficile, et même si c'est sur le tard, on peut dire que la série compte vraiment à présent.

Piemarathon-1x01-TitleVous l'aurez peut-être remarqué, 2012 aura aussi été l'occasion d'une tentative de marathon Pushing Daisies, surnommé le Piemarathon, mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que je ne suis pas allée au bout. La raison en est simple : je n'ai jamais vu le dernier épisode de Pushing Daisies (non, jamais), et comme je n'arrivais pas à me décider pour savoir si, cette fois, j'allais le regarder et réellement "laisser partir" la série, j'ai tout simplement fini par abandonner le marathon pendant la saison 2, plutôt que de me retrouver à devoir faire un choix. Dans ma logique tordue (et en réalité totalement dictée par les sentiments, donc illogique), ça a du sens, même si je suis bien consciente que ce soit un peu dérisoire, la série n'en étant pas moins annulée pour autant. Peut-être trouverai-je un jour le courage de finir ce marathon. Ou bien, me connaissant, vais-je regarder le pilote encore plusieurs fois, finir par me lancer dans une nouvelle intégrale de la série, et m'interrompre encore avant la fin ; c'est beaucoup plus mon genre, sachant combien j'ai du mal à admettre la fin de cette série. Etrangement, probablement un peu par associations d'idées même si ce n'est pas la seule raison, c'est aussi pour cela que je n'ai pas [encore] vu Mockingbird Lane...

TheonlyeasydayisyesterdayJ'avais aussi commencé à regarder SPACE 2063, après environ 16 années d'attente pour posséder les DVD (gloire d'ailleurs à ma toute première carte bancaire, elle aura été joyeusement étrennée pendant l'année !), mais j'ai fini surtout par revoir mes épisodes préférés. Une intégrale plus sérieuse et moins émotive sera probablement dans les cartes l'an prochain... et vu que j'ai aucun soucis avec le final de la série, je sens bien arriver les reviews épisode par épisode. Et puis d'ailleurs, regarder SPACE 2063 en 2013, ça prend tout de même une signification toute autre, non ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d'autres séries, évidemment. Il est impossible de toutes les citer, ces intégrales plus ou moins plannifiées (souvent moins que plus, en réalité) qui ont jalonné l'année... D'ailleurs même les tags de Canalblog abdiquent devant le nombre ! New Girl, Revenge, la saison 2 de Downton Abbey (là encore dans la souffrance), la première saison de Srugim (vu que j'ai conscience d'être seule à regarder cela, je ne me suis pas apesantie sur les saisons suivantes), Girl vs. Boy, Outland, la première saison d'Intersexions (en attendant, avec impatience, la suivante...), Sherlock, Call the Midwife, et bien d'autres : autant de saisons et/ou de séries que je me suis enfilées d'un trait, et qui sont autant d'exemples qui me donnent envie de vous dire que 2012 a quand même été une p*tain d'année !
Je vous laisse cliquer sur "Outils de recherche avancés" pour remonter les tags qui vont bien, et en apprendre plus sur ces bilans, si le coeur vous en dit. Il y a quelques temps, Eclair m'avait fait remarquer que je n'écrivais pas beaucoup de bilans de saison ; je pense m'être améliorée depuis !

Et puis, 2012 aura aussi eu des retournements de situation totalement imprévisibles !!! Eh oui, car contre toute attente, j'aurai testé un nombre jusque là inégalé de séries françaises, dans le souci de me réconcilier avec la fameuse "fiction française" (coup de tonnerre, frissons dans l'assemblée, cri d'effroi d'une femme qui s'évanouit, tout ça). Bon, reconnaissons-le, ça n'a pas toujours été chose facile, et il m'est arrivé de me résigner.
Mais entre Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, Ainsi Soient-Ils, dans le camps des bonnes nouvelles, mais aussi Mafiosa, Clash, Workingirls, du côté des échecs en ce qui me concerne, jamais je n'ai donné leur chance à autant de séries françaises, et je dis tant mieux, car c'est quand même le dernier bastion de mes vieilles habitudes géographiquement sectaires en matière de téléphagie.
Là encore, les tags explosent, alors n'hésitez pas à aller faire votre marché dans les archives (encore une fois en cliquant "Outils de recherche avancés" puis en abusant de la fonction de recherche de votre navigateur).

LesRevenants-PosterJ'aurai même fini sur un absolu d'excellente série française, Les Revenants, dont je m'achète le DVD en janvier (bon, j'ai un peu remis l'achat de quelques jours par rapport à ce que je m'étais promis, mais surtout parce que je me suis quand même déjà bien gâtée en 2012 !!!) et qui est certainement... j'ose à peine le dire... un coup de coeur français ? Ca fait bizarre à écrire, je ne vous le cache pas. J'espère que, vu la mini-polémique qui a suivi sa diffusion, le final (que je n'ai pas encore vu) ne me découragera pas de mon enthousiasme nouveau. L'an prochain, je m'attaque, c'est dit, à Engrenages, avec peut-être une retentative d'Un Village français, j'espère que mon petit nuage ne va pas se transformer en vapeur d'eau...

Mais probablement que ce qui restera comme le temps fort de cette année 2012, c'est l'aspect communautaire ; désormais, ce blog vit une part non-négligeable de son activité... sur Twitter. Entre les réflexions à chaud qui ne méritent pas forcément un post (déjà que j'écris quotidiennement, si en plus je me mettais à écrire sur tout ce que je regarde !) et les échanges autour de sujets de débat, comme ça a été le cas avec nombre d'entre vous au fil des mois, il va sans dire que désormais, Twitter et le blog sont devenus inséparables et complémentaires.
Plus encore, l'année aura été rythmée par des évènements téléphagiques de groupe. C'est une tendance qu'on peut tous observer, mais regarder des séries tout seul n'est tout simplement plus possible de nos jours. Et tant mieux ! D'ailleurs, quand on se sent seul, on ne sait plus comment le gérer, alors que les téléphages de ma génération ont pourtant bien connu ça ; c'était avant l'adsl et les réseaux sociaux, évidemment. Aujourd'hui, non seulement on peut parler de ce qu'on regarde, mais on peut partager les visionnages. Et ça change tout.

OzmarathonAinsi, le désormais fameux Ozmarathon, né à la toute fin 2011 mais dont l'essentiel a en réalité été regardé en 2012, aura jalonné toute l'année. C'est une expérience collective de la EmCrew, avec whisperintherain, LL, Elvr et Aur0re, qui nous demande de développer des trésors d'organisation, mais s'avère toujours payant parce qu'il rend chaque épisode dix fois plus appréciable pour l'avoir lancé au même moment aux quatre coins du pays, et pouvoir en deviser en direct sur Twitter (ou en léger différé pour ceux d'entre nous qui affectionnent le plein écran par-dessus tout). Le Ozmarathon trouvera une conclusion en 2013, et ça me déchire rien que d'y penser. D'ailleurs, c'est pas pour rien que j'écris moins vite mes reviews, ça me pèse d'arriver au bout...

Smash-5678Smash, encore ! Le SmashEnsemble, comme il se surnomme, a réuni des téléphages différents et variés (l'équipe a été un peu plus mouvante que pour le Ozmarathon, parce que certains d'entre nous ont préféré suivre la diffusion en direct quand les autres ont scrupuleusement suivi le Black March). Définition-même de l'expérience sociale réussie et enrichissante, les visionnages collectifs du SmashEnsemble ont permis de décupler l'effet de certaines chansons, de deviser gaiement des intrigues (ou des personnages insupportables, oui Leo, c'est de toi qu'on parle), ou plus simplement de passer 45mn devant un épisode... puis 2h à se remémorer les meilleures scènes ! De toutes les fois où j'ai regardé des séries avec d'autres téléphages sur Twitter, le visionnage de la première saison de Smash compte parmi les plus excitants et amusants. On recommence en saison 2, hein, dites les gars ?

En 2013, un truc que je voudrais essayer de mettre en place, c'est un visionnage similaire à celui du Ozmarathon ou de Smash, mais au lieu d'être sur Twitter au moment de lancer l'épisode simultanément, les participants se rejoindraient sur Skype, par écrit et/ou oral. Nous faisons si rarement l'expérience du ressenti des autres téléphages... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, il n'y a pas de téléphages (même si j'en forme quelques uns en ce moment, et que l'un d'entre eux, à qui j'ai fait regarder Réttur et qui a découvert le pilote de Bron/Broen avec moi, me donne de solides espoirs), et du coup ça m'intéresserait de voir comment chacun vit ses visionnages, à condition bien-sûr d'être entre téléphages qui ne s'auto-censurent pas. Moi par exemple, je sais que j'applaudis quand quelque chose est vraiment, vraiment drôle, ou parfois à la fin d'un numéro musical vraiment réussi ; d'autres jurent probablement comme des charretiers ou poussent des soupirs ou Dieu sait quoi. Les téléphages s'investissent comme nuls autres dans leur visionnage, émotionnellement, et j'aimerais tourner cela en expérience commune ; l'épisode importe peu, je n'ai pas d'idée arrêtée, mais je pense que ce sera amusant et intéressant. J'espère pouvoir organiser ça avec des téléphages de bonne volonté prêts à donner d'eux-mêmes... pour la science !

Alors évidemment, 2012, c'était ça et bien plus encore. Plein de découvertes, de trouvailles, de coups de coeur, d'intégrales, d'achats, de news (d'ailleurs pas d'inquiétude, les world tours reviennent en 2013, même si je me suis un peu laissée distancer par les boulots en cette fin d'année), avec évidemment, ce que cela comporte de coup de blues, d'accès de rage ou de désespoir, parce qu'aucune année n'est parfaite... mais quand on est téléphage, elles sont toujours fascinantes !

Pour finir ce post, je voudrais vous adresser mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Vous avez été des lecteurs formidables (même si les commentaires sont toujours trop rares à mon goût, enfin j'dis ça...), passionnés, intéressants, ouverts et toujours curieux, et il s'avère que, eh bien, c'est comme ça que j'aime les téléphages de mon entourage, voilà tout. Bah ouais, j'vous aime, allez, comme ça c'est dit !
J'espère que votre année télévisuelle a été aussi riche que la mienne, et je vous invite à partager vos temps forts et vos meilleurs souvenirs en commentaires, si le coeur vous en dit... Et surtout, sur-tout, je vous souhaite une excellente année 2013, avec plein de bonnes choses sur votre écran, bien-sûr, mais aussi dans votre vie.

Bon et puis, de toute façon, on se retrouve demain pour un nouveau post quotidien, alors, hein, on ne se perd pas de vue. Ciao 2012 !
PS : ce post a été programmé à l'avance mais il n'en a pas moins été fait avec amour... ne lui en veuillez pas juste parce qu'il est conçu in vitro !

Posté par ladyteruki à 22:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

09-10-12

[DL] Babylon

Peut-être vous souvenez-vous que, dans un world tour précédent, nous avons évoqué une série argentine : Babylon. Eh bien, depuis, j'ai jeté un coup d'oeil au pilote, et c'est pas mal du tout.

L'exercice de style est là, avec une intrigue qui emprunte au polar noir, mais aussi un côté plus étrange, barré et même onirique, le tout formant un mélange pour le moins étonnant.
Et puis, le jeu entre les scènes en noir et blanc d'une part (qui rappellent, avec moins de moyens évidemment, Sin City), et celles en couleurs d'autre part (c'est-à-dire tout ce qui se passe à l'étrange club Babylon), est plutôt réussi et permet de donner un cachet très à part à la série. Je ne voudrais pas employer les comparaisons avec Twin Peaks à tort et à travers, alors disons qu'il y a une part de Mandrake et une part de... Carnivàle, disons, dans Babylon.

Alors du coup, j'attendais de voir le générique avec curiosité, pour voir comment cette double-identité serait rendue. Eh bien, pas du tout comme je l'imaginais ! Jugez plutôt.

Babylon
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Sur le plan musical, je dois dire qu'on est dans le registre attendu, le fait que l'air soit très célèbre n'aidant pas. Mais j'avoue que du côté de l'esthétisme du générique, j'ai été très surprise ! Quand tant de choses dans Babylon donnent l'impression d'être intemporelles ou même carrément anciennes, tomber sur ces murs de graffitis impressionne un peu.
Pourtant ça fonctionne parce que d'une part, on sent bien l'univers bizarre de la série, et d'autre part, les images qui défilent sont autant de rappels à des éléments qu'on peut voir dans le pilote (et celles que je ne reconnais pas, je suppose simplement qu'elles ont un rapport avec les épisodes suivants). Loars, même si tout ça surprend, cela semble aussi diablement cohérent !

Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à jeter un oeil à Babylon ; ça doit être encore mieux quand on parle espagnol, d'ailleurs. Vous m'expliquerez peut-être les subtilités qui m'ont échappé.

Posté par ladyteruki à 23:47 - Médicament générique - Permalien [#]

28-06-12

Perdues de vue

C'est encore l'une de ces histoires stupides de rendez-vous manqués.
L'an dernier, j'avais commencé Winners & Losers avec la conviction d'avoir trouvé une petite dramédie fraîche, sympathique, avec des personnages extrêmement attachants, et j'étais bien décidée à suivre les aventures de Frances, Sophie, Bec et Jenny, ces amies d'enfance qui, à la faveur d'une soirée de réunion d'anciens élèves, se retrouvent à nouveau liées les unes aux autres par un extraordinaire gain au loto (ça ne fait pas de mal que la série soit diffusée en lien avec le tirage du loto, vous vous en doutez...).

Le problème est qu'au départ, la première saison devait faire 13 épisodes, et pour ça, je me sentais d'attaque. Mais quand la commande a été étendue à 22 épisodes, j'ai reculé devant l'ampleure de la tâche car mon planning était trop chargé.

"Je reviendrai plus tard", me suis-je promis, "quelque part pendant des vacances, ou un peu avant que la série ne revienne à l'antenne", puisqu'une saison 2 a vite été demandée par Seven. Les jolies promesses que voilà.

WinnersandLosers

Quelque part en ce mois de juin, j'ai vu passer l'annonce du retour de la série. Vite, vite ! M'y remettre, finir la saison 1, et embrayer sur la seconde, vu que c'est l'été et que j'ai plus de créneaux disponibles.

Mais entre la préparation du SeriesLive Show (qui a requis le visionnage de l'intégrale de Carnivàle, entre autres, si vous vous souvenez) et le reste, impossible d'avancer suffisamment vite, d'autant que j'ai évidemment repris depuis le pilote, et pas à partir de là où je m'étais interrompue.
Vendredi dernier, j'avais un joli post en brouillon dans la catégorie To be continued... avec les premières captures des premiers épisodes, mais impossible de finir à temps. Pas grave ! Je me suis une fois de plus promis que, tant pis, exceptionnellement je posterai mon To be continued... après la reprise de la série. Mais force est de constater que je n'ai pas assez avancé, que demain c'est vendredi, et que je ne suis toujours pas au point sur Winners & Losers.

Facteur aggravant, le fait que je sache que de nouveaux épisodes continuent de tomber alors que je fais mon rattrapage en quadruple vitesse est un peu décourageant (outre le fait qu'avec le nouveau boulot que j'ai commencé cette semaine, j'ai moins de temps libre). Et le mental joue beaucoup, comme chacun sait, dans ce genre d'entreprise.

Je m'y suis mal prise et c'est un fait : j'ai attendu que paraisse l'annonce de la date du retour de la série (alors que ce genre de choses, en Australie, a tendance à se faire dans une fourchette de 2 à 3 semaines maximum avant la date en question, ce qui laisse peu de temps pour insérer un marathon), j'ai mal plannifié mon visionnage avec ce que j'avais également sur mon "planning", et j'avoue bien volontiers m'être laissée dépassée par d'autres choses (comme par exemple le pilote de Bunheads, que je n'étais pas obligée de revoir 712 fois... moi et ma monomaniaquerie, hein !).

Et le pire c'est qu'à chaque fois que je me pose devant un épisode, même si je l'ai déjà vu, j'y prends un grand plaisir, retrouvant l'affection pour les héroïnes, l'ambiance pétillante de la série et tout ce qui fait son charme d'une manière générale, quand bien même elle ne fera jamais partie des grands crus de ma collection de séries (ou de ma collection de séries australiennes ; d'ailleurs concernant l'achat du DVD, je ne suis pas encore fixée). Winners & Losers est une petite chose attachante et légère, pleine de coeur et d'énergie, et je retrouve même l'envie de baiser le sol foulé par Virginia Gay, que je ressentais pendant mon visionnage des premiers épisodes de la saison 1.
Mais voilà, là je sens bien que les conditions ne sont pas optimales et que je ne vais probablement pas aller au bout. La saison nippone est sur le point de commencer, maintenant (ce qui signifie non seulement des pilotes mais aussi la rédaction d'un ou deux bilans de la saison précédente), et récupérer le retard accumulé sur Winners & Losers va devenir de plus en plus difficile ; je ne veux pas non plus que ça se transforme en corvée pour autant.

C'est vraiment décevant de se fixer un rendez-vous et d'être incapable de l'honorer. J'ai conscience de marcher au coup de tête et au coup de coeur, mais pour une fois que j'avais pris une résolution pour essayer de ne pas me faire avouer, et je me retrouve à mi-chemin entre honorer ma promesse et complètement rater mes retrouvailles avec la série.
Ca n'arrive qu'à moi, ce genre de mésaventures ? Soyez chics, dites-moi que je suis pas toute seule dans ce genre de déconvenues...!

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-06-12

Minuit dans le désert du Bien et du Mal

Pour des raisons qui vous apparaitront très vite lors du prochain SeriesLive Show, je me suis offert voilà quelques jour un gigantesque marathon Carnivàle. Enfin, "gigantesque"... évidemment, la série ne comporte que deux saisons, mais vu que je me les suis envoyées en moins de 4 jours, je me permets d'employer cet adjectif.
Au moment de commencer ce marathon, je me suis calée dans mon sofa, un bon verre de jus d'orange pulpé à la main, salivant par avance de ce qui m'attendait. Je me suis lancée dans ces deux saisons avec le sentiment que j'allais m'éclater devant plusieurs heures de très, très bonne télévision. Mais j'achève ce même marathon avec infiniment plus de réserves que je ne l'avais commencé, tout simplement parce que j'ai réalisé en cours de route que j'avais un peu idéalisé la série, entre autres avec les années et l'absence de revisionnages.

C'est d'autant plus perturbant pour moi que j'ai déjà eu l'occasion de vous recommander cette série en deux occasions au cours de la première saison du SeriesLive Show, et que je m'aperçois que je ne l'avais pas forcément fait de façon objective (si tant est que l'objectivité ait quoi que ce soit à voir avec le SeriesLive Show). Mais ça m'a vraiment mise mal à l'aise, rétroactivement.

En tous cas je vais tâcher de faire de mon mieux pour vous parler de la série avec le moins possible de spoilers. Voilà qui n'est pas une mince affaire, aussi sachez en vous lançant dans la lecture de ce bilan des deux saisons, que vous pourriez vous retrouver face à une information non-sollicitée, et qui m'aurait échappé. Je n'aime pas faire ça, et m'efforce en général de l'éviter... mais dans le cas d'un mystery show comme celui-ci, il faut avouer qu'il n'y a parfois pas le choix si on veut pouvoir parler de quelque chose !

Carnivale-Promo

Le premier épisode de Carnivàle fait pourtant partie de mes absolus favoris. Avec une petite trentaine ou quarantaine d'autres, guère plus. Ce qui vu le nombre de pilotes que je regarde chaque année, a plus de signification qu'il n'y parait. Et justement il m'arrive de revoir le pilote de Carnivàle une fois de temps en temps, et je crois qu'une partie de ma bonne disposition vis-à-vis de la série lui est due (mais une partie seulement, le générique et surtout la saison 2 ayant leur part de responsabilité).

Située dans un Sud moite et poussiéreux (c'est comme ça que j'aime mon Sud, je ne vous le cache pas), la série s'ouvre sur la révélation que depuis la nuit des temps, deux êtres naissent sur Terre, l'un représentant les ténèbres et l'autre la lumière. Nous allons alors immédiatement fait connaissance avec deux hommes : Ben Hawkins, un orphelin recueilli par un cirque ambulant dans ce premier épisode, et Justin Crowe, un pasteur méthodiste résidant en Californie. On comprend immédiatement que ces deux hommes sont séparés par absolument tout (leur milieu social, leur âge, leur entourage... et plusieurs milliers de kilomètres), mais on ignore qui est qui, au sens qu'il est impossible de distinguer qui représente les ténèbres, et qui représente la lumière.
Ce qui est certain, c'est que tous les deux sont affligés de pouvoirs qui les dépassent : Ben peut soigner les blessés et ressusciter les morts, et le frère Justin a la révélation qu'il est doté d'un pouvoir de vision juste un peu trop concret. Pour Ben, ce don est un fardeau : sa mère l'a traité comme s'il était le Diable lui-même et lui a d'ailleurs interdit de la toucher alors qu'elle était mourante ; l'âme en peine, il va l'enterrer au début de ce pilote. Justin est quant à lui immédiatement certain que ces visions lui sont envoyées par nul autre que Dieu, lequel attend de lui qu'il accomplisse de grandes choses hors de sa petite paroisse tranquille, et notamment avec les centaines de réfugiés qui s'entassent dans des camps de fortune le long des routes.

Outre l'exploration du background de chacun de ces deux opposés, le pilote va également faire une grande place à l'exposition des différents personnages constituant le cirque, les "carnies". Soyons sincères, rien que de par le nom de la série, on savait bien lequel de ces deux points de vue aurait le plus de temps d'antenne, et ça ne rate pas. Ainsi nous faisons la découverte de Samson, le nain qui gère le cirque sous les ordres d'un Management qui se tient caché ; Jonesy, le contremaître éclopé au grand coeur ; Lodz, un aveugle doté lui aussi de quelques pouvoirs surnaturels (mais moindres que ceux de Ben et Justin) ; Appolonia, une femme plongée dans une sorte de stase mais capable de voir l'avenir ; Sofie, sa fille unique, qui lit les cartes et est la seule à pouvoir communiquer avec sa mère ; la famille Dreyfuss, qui gère le spectacle de danse exotique ; et quelques autres. De son côté, le frère Justin a une soeur sèche comme une trique avec laquelle il vit, et pour laquelle il éprouve en dépit du bon sens une tentation qu'il soigne à coups d'autoflagellation (et ce n'est pas une image)

Voilà donc pour le décor, et l'épisode inaugural s'ingénie à le poser avec beaucoup d'intelligence, mais aussi un grand sens du rythme. En effet, les silences sont nombreux, souvent pesants ; la saleté et la poussière, la misère, la mort, la faim, sont partout dans cette Amérique de la Grande Dépression, et Carnivàle fait d'entrée de jeu un travail formidable pour nous embarquer dans cet univers qui semble plongé dans la consternation. C'est comme si l'Amérique entière avait basculé dans le chaos et en était ressortie muette de terreur et de découragement.
Pour quelqu'un qui ne goûte que rarement les charmes d'une reconstitution historique, et c'est le cas de votre serviteur, le travail fait ici est formidable parce qu'il dépasse le simple soucis de faire "typique" (vêtements, voitures, et même vocabulaire d'époque, devraient aller sans dire, après tout, sans qu'on ait l'impression de tomber dans la surenchère), pour rendre vraiment le sentiment d'une ère de désolation.
Carnivàle prend le pouls de l'Amérique, ou en tous cas est capable de faire illusion. Mais après tout, l'illusion, c'est son truc, à la série.

Car où que l'oeil se porte, il est toujours un peu question de magie : celle exercée par le frère Justin Crowe, d'inspiration chrétienne (du moins en est-il convaincu), qui fait échos aux miracles et aux différentes façons qu'a Dieu de se manifester auprès de quelques élus ; et celle qui se pratique dans tant de roulottes de la caravane de l'étrange, où on tire les cartes, on interprète les signes, on communique par la pensée, et on parle à un Management mystérieux, entre autres petites choses totalement banales et acceptées par tous. Dans le monde de Carnivàle, la réalité a tellement perdu les pédales qu'il ne reste que le supernaturel comme repère. C'est la seule chose que personne ne remettra jamais en cause de toute la série, qui est l'héritière, de bien des façons, de X-Files. Deux mots sur cette parenté un peu plus tard.

Un excellent pilote, donc.
Les problèmes commencent seulement ensuite. Car les ingrédients posés d'entrée de jeu par Carnivàle sont loin d'être les pistes que la série s'offre ensuite d'explorer, en tous cas pas avant avoir pris de longs chemins de traverse. C'est là que le bât blesse.

Ainsi, après avoir un temps joué avec ses deux protagonistes centraux, Ben et Justin, et nous avoir fait croire que nous montions vers une confrontation, la première saison abandonne totalement cette idée en cours de route. Après s'être croisés en rêve (ce qui évidemment, dans un monde où tout est ésotérique, n'est tout de même pas anodin), les chemins de ces deux héros vont totalement se séparer ; c'est d'autant plus énervant qu'il est plus ou moins suggéré qu'ils ont un lien avec deux hommes qui se seraient croisés pendant la Première Guerre Mondiale (qui étaient peut-être les deux envoyés des ténèbres et de la lumière précédents, allez savoir), avant de totalement laisser tomber cet axe également. Tout ce à quoi cela va servir, c'est de pousser Ben Hawkins à s'interroger sur l'identité de l'un de ces deux hommes, Henry Scudder, qui apparemment n'est pas un inconnu pour le personnel du cirque. Mais le mystère, s'il semble résolu très vite pour le spectateur, met des plombes à être explicité dans la série, et plus encore, à ouvrir sur quelque chose de concret. Et alors que Ben s'interroge sur le mystérieux Scudder, traînant encore plus la patte que Jonesy, pendant ce temps, c'est l'évolution de Justin Crowe qui avance à vitesse grand V.
C'est assez perturbant puisque Ben s'était imposé dans les premiers épisodes comme le "héros" de l'histoire (de par sa découverte de la caravane, son point de vue naïf et perdu, son air de chiot fragile, etc... les outils d'ordinaires employés pour introduire un personnage central auquel les spectateurs se lient dans un pilote), c'est finalement Justin qui va bénéficier des développements les plus nombreux, les plus captivants, et à travers lui, sa soeur également. Il y a vraisemblablement quelque chose qui va de travers quand votre héros ne sert plus qu'à errer entre les tentes en ayant l'air de ne pas savoir que faire de sa personne, tandis que le personnage a priori montré comme le plus rebutant se révèle être incroyablement captivant et, finalement, plus aimable. On s'attendrait intellectuellement à ce que la plus grande ambiguïté soit entretenue sur le rôle de chacun dans l'équilibre cosmique en présence, mais affectivement, on n'a en réalité pas tellement le choix.

Pire encore, la première saison se fait forte d'ajouter de nombreuses intrigues au sein du carnaval... dont on a, n'ayons pas peur des mots, rien à battre. Ainsi, les amours de la jeune Sofie nous sont totalement indifférents, d'autant que vu les tous premiers épisodes, on aurait juré qu'elle aurait plus d'interactions avec Ben ; on va pourtant les souffrir très longtemps et, à cause d'elles, on va devoir se coletiner toutes les pièces rapportées, à savoir Jonesy, mais aussi toute la famille Dreyfuss. C'est insupportable d'inintérêt. Si encore il s'agissait d'explorer la place du sexe dans une société pourtant ultra-réprimée, ou l'éveil de Sofie à la sexualité... pourquoi pas. Mais il y a des moments où on a franchement l'impression que ça vire au soap, point barre. Et on était pourtant certains d'être venus là pour autre chose.

Quelque chose comme le subtext religieux et ésotérique, par exemple. Le point fort de Carnivàle, c'est évidemment la mobilité de sa caravane de l'étrange, arpentant le Sud des États-Unis sur commandement du mystérieux Management : que veut-il ? Pourquoi veut-il conduire Ben en particulier sur ce chemin ? Qu'attend-il du jeune homme ? Autant de questions dont on croit dur comme fer pendant un long moment qu'elles seront, au moins en partie, abordées. Or Carnivàle doit énormément à X-Files, parce que non seulement elle insiste pour montrer des phénomènes étranges (avec notamment une façon de les montrer qui rappelle vraiment beaucoup l'esthétique de la série de Chris Carter), mais parce qu'elle se fait aussi une règle de poser sans cesse plus de questions auxquelles elle n'a nulle intention de répondre, ou en tous cas pas dans un avenir immédiat ce qui est au moins aussi grave.
Et ainsi, les sous-entendus, les rêves, les paraboles, les références bibliques, les signes étranges et inquiétants vont se succéder, sans jamais conduire à faire vraiment avancer le Schmilblick.

Mon passage préféré de la première saison, qui se déroule à Babylon, est l'exemple à la fois des meilleurs et des pires penchants de la saison. Babylon est une ville crainte par tous les carnies, qui n'y établissent jamais leur campement, et encore moins leurs attractions. Mais cette fois-là, Babylon est la prochaine étape : ainsi en a décidé le Management.
Effectivement, Babylon s'avère être glaçante : la caravane s'y arrête pour découvrir qu'il n'y a absolument personne en ville, si ce n'est le tenancier du bar local. A part ça, pas un chat. Et pourtant, le lendemain de leur arrivée, le carnaval grouille de badauds étranges, un peu trop raides, un peu trop calmes. De véritables zombies, osons le dire (et je n'emploie plus ce mot à la légère !). Mais derrière cette mésaventure digne d'un film d'horreur se cache une analogie biblique qui hélas scellera le sort de l'une des danseuses exotiques de la revue du carnaval. La conclusion de cette sombre affaire nous donne une histoire très intéressante s'étalant sur plusieurs épisodes, avec une véritable tragédie que permet à la communauté de resserrer ses liens, mais aussi une vision d'horreur sincère lorsque Samson découvre ce qu'il est advenu de la défunte danseuse. Cet arc vaut vraiment la peine d'être vu, c'est très impressionnant.
Alors qu'est-ce qui cloche dans cette excellente intrigue ? Eh bien, elle n'accomplit rien par la suite. Quels enseignements ont été tirés ? Aucun. Quel apport à l'intrigue de la lutte entre le Bien et le Mal ? Pas le moindre.

En gros, on a l'impression que la série a l'intention de nous trimbaler.
Alors le voyage est agréable, c'est pas la question : excellente écriture, les personnages sont ultra-solides, ça il n'y a pas de problème. Simplement on nous balade. Et au final c'est très désagréable, parce qu'on voit bien que le potentiel est là. Mais il ne se réalise pas.

Avec des arcs plus ou moins longs (Carnivàle, en dépit de son pitch basé sur le concept itinérant, est complètement feuilletonnante, un épisode reprenant généralement quelques minutes ou heures après là où le précédent nous avait laissés), la première saison parvient à instaurer une ambiance fantastique, dans tous les sens du terme, mais elle ne s'en sert pas pour nous raconter quelque chose. On dirait qu'il n'y a pas de vue à long terme, ou, plus probable mais aussi plus condamnable : à trop long terme. Comme si toute la première saison n'était qu'une longue exposition (mais quand même déséquilibrée entre les deux héros). C'est à se taper la tête sur les murs.

La première saison s'achève, comme on avait finit par s'en douter, par une petite remise en question de qui-qui-est-le-gentil-et-qui-qui-est-le-méchant, qui use un petit peu parce qu'on avait bien compris que rien n'était jamais tout l'un ou tout l'autre dans la série, et que notamment le petit Ben ne pouvait pas être indéfiniment irréprochable (...il n'y a que ceux qui ne font rien, qui ne font rien de mal, je suppose). Cependant l'effet est moindre parce qu'on avait quand même vaguement conscience que les rôles étaient définis, et on se laisse gentillement berner pour le plaisir de la chose, mais sans être totalement dupe quant à la place ultime de chacun.
Même si on se laisse volontiers émouvoir par les revirements du frère Justin et de sa soeur, voire même les tourments affrontés par Ben, cela se fait sans grande surprise. Qui plus est, les images ultimes de ce season finale sont avant tout là pour nous donner envie de revenir, mais sans nous donner une bonne raison, plaçant artificiellement plusieurs personnages entre la vie et la mort. C'est presque insultant en fait.

Carnivale-Justin

L'autre raison qui faisait que je chantais si facilement les louanges de Carnivàle, c'est sa saison 2, sans l'ombre d'un doute. Et là encore ça s'explique facilement (nos souvenirs d'une série obéissant souvent à la règle du "c'est le dernier qui a parlé qui a raison").

Ladite saison commence sur d'excellentes résolutions : arrêter de nous faire mariner, et donner plusieurs orientations définitives, ainsi que répondre à un grand nombre de questions, afin de céder la place à une narration moins poussive. Les enjeux sont donc clairs au bout de un à deux épisodes maximum : on sait qui représente quoi, qui veut quoi, qui est prêt à faire quoi.
En réparant clairement les erreurs commises dans la saison 1, et qui avaient pris corps plus spécifiquement dans le final, cette nouvelle salve d'épisodes lance ainsi ce que j'aurais envie d'appeler le coeur de l'intrigue de la série. Enfin ! Le jeu du chat et de la souris touche à sa fin : cette fois, on sent rapidement que Ben et Justin sont voués à se rencontrer, et que rien ne saurait nous faire dévier de ce but. Et parce que c'est très clair, il n'y a donc plus aucune raison de laisser ce pauvre Ben dans cet état d'indécision et de rejet permanent ; la saison 2 est vraiment la saison pendant laquelle Ben, même quand il est encore un peu perdu, prend de l'épaisseur. Et quand il ne l'est pas, il se révèle être un personnage surprenant, et aussi intéressant que sa contrepartie. D'accord, Justin a pris de l'avance et il restera très certainement le personnage le plus complexe aux yeux des spectateurs, mais Ben s'en sort infiniment mieux pendant cette seconde saison. Qu'il s'agisse de rencontrer des personnages qui vont le ralentir (ainsi l'épisode du masque, qui pourrait presque être un stand-alone) ou au contraire de connaître d'incroyables révélations sur son identité (notamment lorsqu'il fait la connaissance de sa "famille"), Ben montre qu'il en a dans le ventre et qu'il a finalement pris son Destin en main. Je confesse que ça m'a arraché quelques soupirs de soulagement.

La progression géographique de la caravane se fait à l'avenant. Le traitement du Management rend les choses d'autant plus claires : l'objectif, c'est clairement Justin Crowe et la communauté qu'il a établie en Californie.
Cette précipitation, si elle n'est pas immédiatement perçue concrètement par les employés du carnaval, va néanmoins semer le trouble dans les rangs. Clairement, la révolte gronde, et pas seulement parce que Lila la femme à barbe se montre incapable d'avaler la vérité qu'on lui a sortie lorsqu'elle s'est interrogée sur la disparition de Lodz. Les secousses sont ressenties jusque dans la famille Dreyfuss, où les problèmes d'argent ne font qu'exacerber les difficultés de management en général, et celles du Management en particulier. C'est du coup l'occasion pour Samson de se montrer sous un jour sans cesse plus humain, un portrait de lui qui avait été brossé rapidement dans la première saison mais qui va être poussé toujours plus loin alors qu'il veille, plus que jamais, sur les siens, inquiet de leur sort bien plus que du sien propre, devenant au passage l'un des personnages les plus appréciables de la troupe du cirque.
Dans cette ambiance troublée et désorientée, les amours de Jonesy continuent de nous occuper pendant une bonne partie de la saison, pourvoyant comme d'habitude, avec les questions financières des Dreyfuss, des intrigues soapesques à peine plus captivantes que pendant la première saison. Mais comme cette fois il se passe des choses concrètes entre Ben et Justin, on le prend moins mal.

Le personnage de Sofie prend une route infiniment plus intéressante que dans la première saison. Brisée par les évènements qui se sont déroulés à l'issue de celle-ci, elle tente de se reconstruire en mettant derrière elle tout ce qui a trait à la divination, et en travaillant de ses mains. Mais ce n'est pas assez pour distancer le passé, et elle finit par abandonner le carnaval pour se trouver une autre vie. Dans l'intervalle, son rapprochement avec Ben est probablement la chose qu'on s'attendait à voir se produire dans la première saison ; mais le temps ayant passé, difficile de dire si c'est une bonne chose, ou juste un évènement qui était voué à se produire (au moins pour contenter les spectateurs).
Qui plus est, l'évolution de Sofie va réellement apporter, enfin, une nouvelle dimension à la série, sur un plan mythologique cette fois, et c'est la première fois qu'un carnie semble capable d'interférer dans l'équilibre des forces. Il est cependant dommage de voir cet axe être l'objet de tant d'attentions à ce moment un peu tardif, quand cette simple idée était, au mieux, évoquée de façon très allusive au début de la série.

En-dehors de ces considérations terre-à-terre sur les évolutions des histoires de chacun, force est de constater que Carnivàle possède parfaitement ses outils, et qu'elle a bien plus à offrir qu'une intrigue supernaturelle à tiroirs. C'est très certainement dans cette seconde saison que ces qualités sont les plus palpables.

Comme le montre sa mythologie et notamment la mission révélée à Ben par le Management, Carnivàle a un grand sens de l'Histoire.
Sa façon de dépeindre une période sombre pour les États-Unis (beaucoup moins représentée à la télévision que bien d'autres) n'en est que la partie émergée de l'iceberg, mais déjà rien que là, avec quel brio ! La première saison y met certainement plus les formes, pour faciliter l'immersion, mais l'ensemble des 24 épisodes permet de se rendre compte, à divers degrés, de la vie qu'il était possible de mener alors. Et le constat est déprimant : pauvreté, famine, crasse ; la vie n'a plus de prix, alors tout est permis ; partout, des actes de désespoir et/ou les faibles qui s'en prennent aux encore plus faibles (les enfants, donc) ; la médecine est hors de portée car hors de prix (le cas particulier de la psychiatrie, exploré rapidement, ne peut que vous arracher des hurlements de damné), le gouvernement est aux abonnés absents, les rares politiques sont corrompus. Pas étonnant que seule la religion semble réussir à s'imposer dans pareil panorama.
Carnivàle fait partie de ces rares séries à imbriquer un moment de l'Histoire dans une continuité : la première saison fait de nombreuses allusions à la Première Guerre Mondiale ; la seconde saison se tourne ponctuellement vers l'avenir. L'impression de cause à effet est rarement aussi bien rendue.

En filigrane, Carnivàle prend aussi le temps de parler de l'ancêtre de son propre média. Essayez de compter le nombre de fois où l'on voit un tourne-disque ou une radio dans la série, c'est édifiant.
La musique est omniprésente, mais les épisodes emploient à part égale un soundtrack original et des titres authentiquement connus à l'époque ; et quand ils ne tournent pas sous la forme de vinyle dans les tentes, les caravanes et les maisons, ce sont les personnages qui fredonnent ou chantent ces tubes. Rien que Love Me or Leave Me laisse une impression durable sur le spectateur à chacune de ses apparitions pendant une scène. Outre la récurrence de cet outil pour "faire vrai", qui serait à rapprocher des pratiques de la plupart des séries ayant des prétentions historiques, cette universalité de la musique, mêlée au caractère hollywoodien du carnaval lui-même, semble aussi être une sorte de réflexion sur la consommation mainstream de l'art qui, indirectement, permet à Carnivàle d'exister.
Pour ajouter encore à cette image, le pouvoir des médias est quant à lui fustigé plus qu'à son tour, notamment via le journaliste Tommy Dolan, mais il est certain qu'alors que le pays n'est encore couvert que très difficilement de façon nationale par la radio, tout moyen de communiquer aux masses est à étudier avec le plus vif intérêt. Sauf que dans Carnivàle, l'intérêt équivaut à la méfiance.
Difficile de ne pas associer à ces thèmes, secondaires mais omniprésents, les convictions de Daniel Knauf, qui a eu plusieurs fois l'occasion d'exprimer vivement son désamour pour certains traits de l'usine de l'entertainment hollywoodien.

D'ailleurs, le rapport que la série entretient avec la sexualité est également captivant, dans une Amérique où tout est à la fois permis, parce que plus personne ne veille aux bonnes moeurs et que la misère ouvre les portes à bien des choses, et où tout est réprouvé, parce que l'ancrage chrétien est encore dans la plupart des esprits.
L'exemple le plus simpliste serait probablement celui du "coochie show", le spectacle de striptease de la famille Dreyfuss ; les femmes de la famille, notamment, semblent tenter de définir en permanence la limite de leur intimité, tout en ayant pleinement conscience que cette limite définit aussi celles de leurs finances. Tout en tenant en haute estime leur art (elles passent énormément de temps à travailler leurs chorégraphies, inventant de savants numéros alors qu'il n'est pas vraiment besoin de faire preuve de nouveauté quand on fait plusieurs centaines de kilomètres entre deux représentations), elles sont pleinement conscientes de la nature de leur travail, de leur valeur et de ce que cela implique pour leur vie personnelle. Même rodée à toutes les situations, Rita Sue elle-même fait par exemple preuve de sensibilité à plusieurs reprises dans ce domaine.
Mais bien plus encore, aucune fornication n'est innocente dans Carnivàle ; l'innocence ayant été balayée par une bourrasque de sable bien avant le début de la série. Qu'il s'agisse de la tentation du frère Justin Crowe, dont les manifestations, pas forcément toujours concrètes pour le spectateur, n'en sont pas moins terrifiantes ; de la terrible culpabilité qui suit immédiatement la défloration de Sofie ou de Ben ; des penchants sordides de certains personnages tertiaires comme Templeton dans la saison 1 ; ou la récurrence du thème de la prostitution ; le sexe a toujours un côté pervers. Et évidemment, la symbolique de Babylon n'aura échappé à personne...

Tous ces axes et quelques autres font de Carnivàle une série très riche, allant bien au-delà de la mission initiale qu'elle s'était fixée à travers son combat glacial du Bien contre le Mal.

Carnivale-Ben

Bon alors, non, j'exagère : ce marathon Carnivàle a tout de même été constitué de plusieurs heures de très, très bonne télévision.
Il est clair que Carnivàle a de nombreuses qualités. Mais c'est la première fois, et je dis bien, l'absolue première fois, que confrontée à un marathon pour le SeriesLive Show (et en deux ans j'en ai fait quelques uns), je m'asseois devant ma télé en me répétant "allez, un épisode de plus et après je m'offre le dernier Suits", ou que je hurle littéralement d'impatience quand ce que je croyais être la fin de l'épisode s'avère être la fin de son acte 2. J'avais réellement envie parfois qu'on m'achève. Ou qu'on me permette de télécharger les épisodes dans mon cerveau, pour les comprendre clairement, sans avoir besoin à passer toutes ces heures devant mon écran. MOI ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte.

Il y a eu des moments où Carnivàle s'est avéré être une torture, parce que même quand il s'agissait de faire avancer l'intrigue principale, les intrigues secondaires étaient absolument insupportables, à l'instar de celle de Lila. Beaucoup de lignes ont été lancées avec la volonté visible de nous faire mordre pour plusieurs saisons, et vu que la série a été annulée à temps pour que l'équipe finisse correctement la saison 2, je prends la fin ouverte comme un affront personnel, et plus encore, certaines promesses (notamment relatives à Lodz) comme de véritables insultes.
Carnivàle est, à n'en pas douter, une série intelligente, complexe et exigeante. Mais elle en est un peu trop consciente et elle se pavane dans son impression du supériorité jusqu'à l'écoeurement. Je ne me rappelais pas avoir ressenti une telle impression pendant mon premier visionnage de l'intégrale de la série, et c'était assez dérangeant parce que je conservais un excellent souvenir de celle-ci, comme je l'ai dit.

Était-ce la frustration ou autre chose, j'étais aussi particulièrement sur les dents pendant ce marathon. Je crois que l'impression permanente d'être sollicitée intellectuellement pour trouver mes propres conclusions à partir des éléments jetés magnanimement une fois par épisode, additionnée à l'ambiance angoissante de la série, n'y sont pas pour rien.
Il y a peut-être tout simplement des séries pour lesquelles il est plus sage de ne pas dépasser la dose maximale recommandée sur une période de temps définie...

Ce n'est même pas vraiment que Carnivàle m'ait filé les jetons, d'ailleurs. Bon, c'est clair que j'étais pas rassurée le premier soir (pendant mon premier visionnage intégral de la série, il y a cinq ou six ans, je me souviens avoir refusé catégoriquement de regarder les épisodes de nuit ; niveau planning je me souviens que ça avait été assez problématique parce que j'avais regardé la série en hiver), mais j'ai toujours été une petite nature sitôt qu'il y a un peu d'horreur dans une série, ça n'est pas nouveau.
De ce point de vue, il m'a semblé intéressant de noter des parallèles non seulement avec plusieurs monstres de X-Files (l'épisode pendant lequel Ben est chargé de recruter un nouveau monstre est à ce titre parlant ; en outre difficile de regarder Carnivàle sans penser une seule fois à l'épisode Humburg), mais aussi à American Horror Story.... dont j'ai vu trois épisodes (avant de dormir toutes lumières allumées et refuser tout net d'aller plus loin), donc la comparaison vaut ce qu'elle vaut, mais disons que la généalogie télévisuelle m'est apparue comme assez nette pendant ce visionnage. Rien que l'arc à Babylon a de quoi filer les jetons aux plus aguerris d'entre nous. Et je ne suis pas aguerrie du tout, alors...

Ce n'est donc même pas vraiment là que le problème se logeait. Le problème, c'était tout le reste. Et je crains de l'avoir un peu occulté avec les années.
Peut-être que dans le fond, les mystery shows ne sont pas pour moi, et que je n'ai pas la patience. C'est une possibilité.

Carnivale-TarotCards

Mais peut-être aussi que la mésaventure de Carnivàle, annulée au bout de 2 saisons quand elle ambitionnait d'en compter 6, devrait nous amener à nous interroger sur les modalités de pareilles séries.

Le syndrome X-Files (que des téléphages plus jeunes croient avoir découvert avec Lost, ne sont-ils pas adorables), qui consiste à étirer indéfiniment une intrigue étrange sur le plus long terme possible (au risque à certains moments de passer pour une bande de prestidigitateurs plutôt que des scénaristes agiles), en l'étoffant même avec le temps au lieu de simplement se diriger vers une résolution des premières questions posées, touche ses limites avec le système de renouvellement à l'américaine, en tous cas si la chose est faite sans souplesse.

La règle ne devrait-elle pas être qu'on ne doit pas avoir les yeux plus gros que le ventre ?
C'est une chose d'avoir une vue à long terme ; suffisamment de séries en manquent pour qu'on ne reproche pas cette qualité à une fiction dont le showrunner sait précisément ce qu'il veut. Mais c'en est une autre de ne pas savoir se servir de la structure d'une saison, pour augmenter graduellement le niveau de profondeur de l'intrigue. Plutôt que de lancer de nombreuses pistes qui aboutissent à ce qu'on imagine être la conclusion six ans plus tard, il serait plus sain de ne jamais ouvrir une parenthèse qu'on n'est pas sûrs de pouvoir refermer, et donc, de procéder uniquement par palliers, ou par couches, plutôt que de tirer un fil d'Ariane qui ait une chance d'être coupé trop brusquement en cas d'annulation. Plus concrètement, un bon mystery show ne devrait poser aucune question qui ne trouve réponse dans un season finale ; quitte à ce que cela débouche sur d'autres interrogations dans la saison suivante. Or c'est une précaution prise par très très peu de séries répondant à ce genre.
En cela, la supériorité des mini-séries est nette (même si on se souviendra que par exemple The Lost Room n'avait pas su se servir de son format pour tout mettre à plat avant de fermer boutique), et les systèmes télévisuels non-basés sur le renouvellement, tels que l'Asie, prennent nécessairement de l'avance lorsqu'il s'agit de boucler une boucle. Mais il me semble qu'un juste milieu devrait être trouvé entre ces deux extrêmes, qui permette à la fois de tabler sur plusieurs saisons (on ne va pas changer le système américian, il faut donc savoir s'y adapter), et de ne pas forcer la main du spectateur pour s'engager sur le long terme. L'histoire a prouvé qu'un tel rapport de forces ne se conclut pas toujours au profit de la série, et Carnivàle a notamment fait les frais de sa gourmandise en décourageant ceux qui trouvaient que les choses tardaient à se développer. La lenteur et l'obscurité des objectifs a sans doute détourné au moins autant de monde que la complexité des intrigues ou l'extrême noirceur des personnages.

En tous cas on devrait certainement trouver le moyen d'éviter que de bonnes séries (ou disons, des séries prometteuses et avec d'excellents ingrédients), puissent survivre sans brader leur complexité, tout en s'adaptant au public. C'est encore ce dernier qui devrait être le roi, et non la série qui doit lui imposer sa loi. Les séries américaines ne vivent pas dans un contexte où on est certain dés le pilote que la sixième saison sera assurée, et c'est un phénomène qu'il est impératif de prendre en compte.

Carnivàle, par son aveuglement à la Lodz (une prétendue clairvoyance à long terme masquant une ignorance du danger immédiat), a définitivement pâti de son obstination, claire jusqu'au series finale qui, très ouvert, retentit aussi fort qu'une claque sur la joue d'un petit garçon australien.
Il a été évident pendant plusieurs épisodes que de nombreuses intrigues avaient vocation de remplissage ; ces mêmes axes soapesques, une fois l'annulation annoncée, auraient dû être sucrés pour mieux faire place nette en vue de la conclusion. Mais il est des showrunners obtus, et clairement on en a un dans les coulisses du chapiteau de Carnivàle.

Allez, Carnivàle reste une bonne série, répétons-le encore une fois pour la route. C'est la déception, lorsque je compare avec mon souvenir cristallisé de la série, qui s'exprime, lorsque je me plains de son final, qui parvient à donner quelques conclusions acceptables.

Mais alors que j'ai érigé le revisionnage en outil ultime me permettant de redonner à certains pilotes une chance, j'avoue être surprise de tomber, pour ce qui semble être la première fois, sur une série à laquelle ce nouveau marathon fait plus de tort que de bien. Oui, un téléphage change avec le temps : toujours plus de découvertes, et bien-sûr l'âge et la maturité de la personne elle-même, font que tout revisionnage a le potentiel de vous faire changer d'avis par rapport à l'intégrale précédente.
Mais je crois que je tenais pour acquis que ce phénomène ne peut que se faire de façon positive, pour un pilote qu'on n'a pas aimé et qu'on voit avec un oeil plus clément la fois d'après (du mois faut-il l'espérer). Dans le cas de Carnivàle, érigée par beaucoup de téléphages de bon goût comme une pépite méconnue, et alors que mes souvenirs lui étaient si favorables, je n'avais pas vu la déception venir.

Cela ne lui retire pas son mérite, ou si peu. Mais tout revisionnage a aussi une part d'affectif, et je n'aurais pas su écrire ce bilan sur Carnivàle sans mentionner ma déception...

Posté par ladyteruki à 16:22 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

22-08-10

L'œil et le bon

Oeil_1

Producteur, producteur exécutif, réalisateur, showrunner... tout ces mots ne me parlaient pas du tout, il y a 15 ans, lorsque j'ai commencé à regarder les séries, et non plus à me contenter de les voir. Alors, quelle que soit la personne qui se cache derrière la magie d'une série réalisée avec une certaine recherche esthétique, je disais qu'il y avait "un œil derrière la caméra". Depuis, je connais un peu mieux la définition de ces titres parfois ronflants, mais cette expression reste la plus évocatrice d'une réelle identité visuelle.

Les séries desquelles ont peut dire qu'il y a un œil derrière la caméra sont rares, en définitive. La plupart du temps on reste dans une mise en images sommaire, scolaire, quelque chose de classique. Certaines séries se font une spécialité d'avoir l'air absolument passe-partout. Oh, je ne dis pas que c'est le cas de toutes. Je dis que c'est le cas de beaucoup.

Une série avec de bons éclairages, une réalisation maîtrisée et une identité immédiatement reconnaissable à l'œil nu, c'est ce qu'on trouve en général dans le haut du panier. Il y en a pas mal, mais comme ça demande plus de travail, plus de moyen, plus de temps, ce n'est pas ce qu'il y a de plus courant. Comme vous le savez, je me suis remise à Mad Men, et si je reconnais bien volontiers qu'il y a une certaine recherche esthétique, celle-ci passe plus par les recherches du département stylisme que par la réalisation, qui reste très simple. Ce n'est pas un reproche. Mad Men a beaucoup d'autres qualités après tout.

Mais je compare régulièrement la recherche faite autour de la série avec celle exécutée autour d'un sketch de SNL avec January Jones. Conçu pour renvoyer à Mad Men, sur la forme, il est infiniment plus abouti dans la recherche des couleurs, du grain. Personnellement je ne pourrais probablement pas prendre Mad Men au sérieux, avec les thèmes sombres qui semblent se profiler (faut qu'on en reparle d'ailleurs), si la série employait le même chemin esthétique que ce sketch. Mais dans l'absolu, l'un est plus travaillé que l'autre, c'est évident.
Faudra que je vous le mette, un jour, ce sketch, d'ailleurs. Même pour moi qui n'apprécie pas January Jones (et ce bien avant qu'elle ne se pique de s'approprier Jason Sudeikis... ce qui évidemment n'arrange pas son cas), c'est une perle.

Alors, plus rare, il y a les séries dont instinctivement je dis qu'il y a un œil derrière la caméra. Celles où la recherche est poussée, aboutie, travaillée. Il y en a une poignée. Une poignée qui vont au-delà de ce qui est raisonnable d'exiger d'une série de 10 ou 20 heures. Chacune dans son style accomplit quelque chose qu'on ne croirait possible qu'au cinéma. A tort.
Des séries comme Carnivàle, Pushing Daisies, Mousou Shimai... et Capitu.

Sans avoir trouvé le moindre sous-titre, me voilà à regarder le deuxième épisode.
Je crois que je suis amoureuse.

Il faut vraiment que je vous raconte.

Posté par ladyteruki à 13:05 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


01-12-09

Ain't got no guns

Je vous jure que j'ai rien prémédité. Bon, disons que ça devait être dans un coin de ma tête, et que c'est ressorti de façon inconsciente. Bref, aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Treat Williams, et il s'avère qu'il a l'un des premiers rôles dans la comédie musicale dont il va être question aujourd'hui !

C'est quoi le nom du film ? Hair
C'est plutôt quel genre ? Musical chevelu
Qui on connaît là-dedans ? John Savage (Dark Angel, Carnivàle), Treat Williams (Everwood), Beverly d'Angelo (Rude Awakening pour moi, Entourage pour vous)... ha, ça c'est du beau générique !
Ça date de quand ? 1979
En résumé, de quoi ça parle ? De cheveux. Non, bon, d'accord, de hippies... pff, comme si c'était pas la même chose.

Hair___1 Hair___2 Hair___3 Hair___4 Hair___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Claude Bukowski vient d'être appelé pour faire son "tour" au Vietnam. Il fait escale quelques heures à New York, où se passe le recrutement, mais alors qu'il pensait suivre un chemin tout tracé jusqu'au front, il va faire la rencontre d'une bande de hippies, ainsi que de la belle et riche Sheila, et se retrouver embarqué dans des aventures que ce petit provincial n'avait pas imaginé expérimenter.
Et ça finit comment ? Pas à Manchester, England.

Pourquoi c'est bien ? Les chansons de Hair sont à l'image de leur époque : étranges, pleines de vie et d'entrain. Ce sont véritablement des chansons intemporelles (je mets au défi qui que ce soit de chanter les airs de Mozart ou Roméo et Juliette dans 20 ou 30 ans), à l'instar de "Good Morning Starshine", "Hair", et évidemment le cultissime "Let the Sunshine in". Je n'ai pas vécu cette époque (une source de consternation permanente dans ma vie, d'ailleurs) mais devant Hair, tout le monde a l'impression d'avoir été hippie ! Il suffit de voir comment les premières chansons se succèdent : "Aquarius", "Sodomy", "Donna"... oui, il y a une chanson qui s'appelle "Sodomy"... tout cela est fait avec un esprit qui me semble conforme à celui de l'époque, brouillon, joyeux... En un mot : enfumé. Car je soupçonne Milos Forman d'avoir passé de longues heures à rouler des plantes pour préparer son film, mais bref. Outre, donc, d'excellentes chansons et un univers entrainant, Hair, c'est une petite bande de gredins bien sympathiques à suivre et à aimer, et croyez-moi il ne peut en être autrement, entre l'adorable Jeannie, le charismatique Berger, ou encore Woof le petit bonhomme étrange... chacun a peut-être un peu trop fumé mais ils sont tous très attachants. A la façon de Claude, nous aussi on a envie de se laisser emporter par le tourbillon un peu bordélique de leurs vies... Hair est un film qui donne du baume au coeur, voilà la vérité.
Pourquoi c'est pas bien ? J'ai une super anecdote pour illustrer la réponse à cette question, vous allez voir. Lorsque je faisais mes études, j'étais noyée dans une classe de gonzesses qui passaient leur vie à parler de leurs histoires de cœur et de cul (et elles ne se confondaient pas toujours). Je ne plaisante pas : c'était leur seul sujet de conversation. Avec moults détails à l'appui. Flash forward : la veille des vacances de Noël. Comme il est de tradition de ne rien glander ce jour-là, notre prof d'anglais nous suggère de ramener un film de langue anglophone, à regarder en becquetant des friandises, et je ramène donc ma VHS de Hair (oui j'ai fait mes études au 20e siècle, pourquoi ?) et là, elle me dit en me fixant droit dans les yeux avec inquiétude "on regarde ça, tu es sûre ?". J'étais sûre. On a regardé. Ou plutôt on a regardé les 10 premières minutes. Au moment où Woof a entonné "Sodomy... Fellatio... Cunnilingus... Pederasty", il y a eu levée de boucliers dans les rangs, les poules ont commencé à caqueter avec indignation ; horreur et abomination, que tout cela est vulgaire. On a coupé la VHS et on a regardé Las Vegas Parano. Ce qui revenait quasiment au même, mais sans les mots "sodomy" et "fellatio" dedans. Encore que, ce serait à vérifier. Donc voilà le fin mot de l'histoire : ce film est à interdire d'urgence aux coincés du cul, aux psycho-rigides, et surtout, surtout, aux hypocrites.

Ah, les joies du cinéma ! Je me demande si les scènes d'hallucination ont été jouées avec la Méthode de l'Actors Studio ou si ce sont des rôles de totale composition. J'imagine bien les répétitions, quand même...
La réplique qui tue : Bien que Hair, a contrario des deux derniers films abordés dans ces colonnes, comporte des dialogues, j'ai choisi comme réplique qui tue un extrait de la chanson-titre, "Hair" donc, qui est la suivante : "Oh say, can you see my eyes if you can... then my hair's too short !"
La scène qui tue : Le premier numéro musical du film, c'est "Aquarius", une chanson que personnellement j'aime depuis le premier jour. C'est aussi avec ce titre que se fait l'incursion de Claude dans le monde hippie, un monde qui, au fin fond de son Oklahoma natal, lui était totalement inconnu. Mouvements éthérés et libres, musique et danse partout, malice, esprit de groupe... le ton est donné immédiatement sur l'esprit du film, pas de chichi de réalisateur ou si peu, on a l'impression que la caméra regarde dans tous les sens tout ce qui se passe sans chercher à en tirer trop de sens, juste à apprécier le moment... un peu comme si elle était déjà un peu dans les vapes, elle aussi. Si vous aimez ce premier passage musical, je pense que vous aimerez tous les autres qui, bien que chacun à sa façon, ont ce point commun d'être comme flottants. Tout en offrant, je le répète, des airs inoubliables. Et je dis pas ça parce que je suis Verseau.

Hair___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
J'affirme et maintiens que Hair est un bon film, et un bon film musical en plus. Excellentes chansons, ambiance impeccable... et puis de toutes façons, on n'aura pas mieux.
Bilan : Bah non on n'aura pas mieux, parce que quand on regarde ce film, qui a très gentillement 30 ans déjà, il apparait que si on voulait le refaire maintenant, oui, on pourrait probablement avoir plus de moyens, oui, on pourrait probablement faire une mise en scène plus poussée, oui, on pourrait... mais non, parce qu'on perdrait définitivement l'esprit du film, on ne pourrait pas en faire quelque chose d'aussi en prise avec l'univers hippie. Déjà là, avec autour d'une décennie de retard, on était pile dans les limites imposées par le temps et les époques. Au 21e siècle, il serait impossible de faire Hair sans en travestir l'esprit. Alors du coup, il y a quelques faiblesses, il y a des temps morts (personnellement je n'ai jamais vu l'intérêt de la scène de baignade), et certaines séquences musicales sont là pour l'amour de la musique mais n'ont pas leur place dans la narration. Ok, je l'avoue, c'est clair. Mais que celui qui regarde le final avec les yeux secs ose me dire que le film est raté. C'est simplement impossible.
Hair est un grand film, qui encore une fois parle de grands thèmes. Pendant 1h30, il permet d'entretenir l'illusion d'avoir connu cette période... sans bad trip.

Posté par ladyteruki à 22:23 - Comme au cinéma - Permalien [#]

03-10-09

arte fact

Pour moi, la chaîne de l'année 2009 a clairement été arte. Les plus alertes d'entre vous se souviennent déjà de ma surprise devant Jekyll, plus tôt cette année. Avec aujourd'hui la diffusion de The Tudors, la même expérience de rendez-vous attendu toute une semaine à l'avance se reproduit pour mon plus grand délice. Non que The Tudors soit une merveille parmi les merveilles, car comme je l'ai dit dans les posts précédents sur cette série, elle est loin d'être parfaite. Suivez les tags pour plus de détails.

Mais à vrai dire, ce qui fait les défauts de The Tudors donne à mes yeux une grande valeur à cette programmation par la chaîne européenne. Tout comme Jekyll, cette série donne l'impression à la fois d'un soucis de qualité de d'élégance dans le choix de la programmation, sans être forcément trop pompeux. Tout comme la violence parfois exagérée de certaines scènes de Jekyll (je pense notamment au final plein d'overkill), les scènes de sexe de The Tudors ont le mérite (ainsi que les romances et autres complaisances scénaristiques) de rendre la série accessible, et de lui éviter de ne cibler qu'une cible d'élite mais bien d'atteindre une popularité dépassant largement le cadre des amateurs d'Histoire. Comme le soulignait tao dans un tweet, ça se traduit par des audiences pas dégueulasses, ce qui est forcément incitatif pour la chaîne.

Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à une petite liste de productions qu'il serait intéressant de voir sur la chaîne, s'il lui venait la bonne idée de poursuivre sa politique série. Il y a un créneau à prendre, malmené par la concurrence hertzienne, et à mon avis les séries suivantes s'inscrivent dans le même type de programmation, et ne semblent pas intéresser les autres chaînes françaises. Il y a quelque chose à jouer, je pense.

- Carnivàle :

C'est la première qui me vient à l'esprit, et je trouve qu'elle tombe sous le sens. Un mélange d'Histoire et de mystère, un univers cryptique... Et puis, deux saisons, ça reste aussi assez raisonnable pour une chaîne qui craindrait de s'engager sur le long terme.

- Cop Rock :
Là encore, investissement en temps très raisonnable pour cette série d'une malheureuse saison... mais si fondamentalement différente de ce que l'on a pu trouver sur le hertzien jusque là ? Sans compter qu'on ne peut décemment compter que sur une chaîne anticonformiste comme arte pour programmer une série approchant de la vingtaine.

- The No. 1 Ladies Detective Agency :
Alors là, ce serait juste superbe. Comment en remontrer à la concurrence sur la diversité télévisuelle sans lui faire ombrage ? En choisissant une fiction radicalement différente, par ses origines et son ton. Tout en n'oubliant pas que le genre policier continue de faire des audiences convaincantes, ce qui ne peut nuire.

- Huff :
Quand on est le toujours un peu décalé arte, on ne peut que se prendre de passion pour la psychanalyse. Et pendant que la diffusion d'In Treatment via le réseau Orange, et sa sortie en DVD, fait l'actu, une rediffusion d'une série sur la même thématique peut aussi être une bonne idée commercialement parlant.

Evidemment, ces vœux pieux ne sont pas si faciles à réaliser. arte fait face à une difficulté double : chaque série doit pouvoir être diffusée à la fois en Allemagne et en France. Mais un développement de la politique série, qui jusque là semble probante, en s'engageant dans une identité propre, se ferait à mon avis très bien avec ce genre de titres.

Et vous, quelle séries verriez-vous sur arte ?

Posté par ladyteruki à 22:33 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

12-10-08

[DL] Huff

Ah oui, tout de suite c'est moins connu ! Mais Huff possède un excellent générique... un peu schizo. Il y a un aspect un peu arabisant, que j'adore, un autre plus rythmé, des ruptures au violon qui évoquent un peu Carnivàle je trouve... et puis un côté définitivement mystérieux avec les murmures. Sans compter que graphiquement, le générique tient vraiment bien la route !

Huff
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ca fait longtemps que j'ai pas jeté un oeil à Huff, d'ailleurs... je me rappelle juste d'un truc, c'est la scène d'ouverture. Je vais ptet me replonger dans le pilote, un de ces jours !

Allez, courage ! Encore un titre, un seul, et vous aurez réussi à finir le jeu des génériques en moins de 48h ! Ceux qui me connaissent très bien savent que pourtant, j'adoooore cette série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Huff de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:30 - Médicament générique - Permalien [#]

27-09-08

[DL] Ghost Whisperer

Je me souviens avec effroi du jour où j'ai regardé le pilote de Ghost Whisperer. Je me suis dit : "ce Tru Calling du pauvre ? (à moins que ce ne soit l'inverse) ...ça ne marchera JA-MAIS". Alors imaginez ma surprise quand j'ai vu que non seulement ça marchait, mais ça marchait même bien. Se référer aussi au post de tout-à-l'heure.
Le samedi, parfois, je tombais dessus, et à chaque fois je me disais avec insistance : "t'as du voir un épisode plus faible, regardes-en un autre, tu changeras d'avis". Je n'ai jamais changé d'avis. Mais j'ai ma persévérance pour moi.

GhostWhisperer
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais bon, puisque de générique il est question ici, dans le cadre de notre jeu sur les génériques, alors voici l'ouverture de Ghost Whisperer, qui me semble très réussie. C'est largement plus énigmatique et stylé que la série en elle-même, on y voit assez peu JLH, et en prime, ya un côté vaguement Carnivàlesque. Je suis donc satisfaite, et aime le générique de façon inversement proportionnelle à la série.
Il y aurait Jay Mohr dedans, ce serait impeccable. Mais j'ai ptet pas la bonne saison ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ghost Whisperer de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:49 - Médicament générique - Permalien [#]

29-03-07

Au stabilo bleu

Lors de l'époque bénie où j'étais une téléphage organisée, j'étais abonnée à Télé Z, qu'on ne présente plus tant le magazine a parrainé d'émissions télé et notamment de séries. Mon abonnement s'est achevé il y a deux ans environ, je pensais que l'usage d'internet le remplacerait avantageusement (bien que ce ne soient pas les 15 euros par an que ça me coûtait, qui m'étranglaient).
A l'époque, Télé Z était en noir et blanc (dans une pub récente j'ai en effet appris qu'il était enfin passé à la couleur), sur du papier journal ou presque, avec des résumés succints (et souvents épouvantablement faux) et une grille particulièrement compacte. C'était donc le support idéal pour que, chaque samedi, dans le train de banlieue me ramenant chez mes parents, je puisse établir mon programme de téléphage de la semaine suivante, surligneur fluo à la main. Ainsi chaque semaine, je surlignais pour la suivante ce que j'allais voir, et ce que j'allais enregistrer, parmi les chaînes qui m'étaient accessibles (et par accessible je compte également les chaînes que mes proches recevaient, et pour lesquelles je négociais parfois les enregistrements). C'était une sorte de rendez-vous avec ma téléphagie qui me permettait à la fois de la canaliser et de m'y ébattre avec délectation.

Je repensais récemment à cette habitude, qui me manque souvent  encore (ce n'est décidément pas la même chose avec un programme télé sur internet, je n'en ai pas trouvé à ce jour qui me satisfasse pleinement d'ailleurs), lorsque je me suis attaquée à l'article de SeriesLive sur les projets de la prochaine saison. Article que, la première fois, je m'étais jurée de ne pas lire avant quelques semaines, histoire d'attendre qu'il soit plus complet puisque l'équipe a promis de le mettre à jour, mais... les nouvelles continuent de tomber et c'est dur d'attendre la réactualisation. La preuve, maintenant il faut aussi lire celui-là, c'est un bourbier sans fin, mon impatience me perdra (la lecture de ces deux articles est impérative, si possible en parallèe, pour comprendre les gribouillis qui suivent).

Bref j'ai commencé à regretter ce temps lointain où, sur du papier journal, le stabilo bleu faisait baver l'encre noire et grasse de mon Télé Z pour me permettre de marquer les séries que je comptais bien regarder, et anticiper avec plaisir les heures passées ainsi à découvrir de multiples univers.
Aujourd'hui je n'ai plus de stabilo bleu qui traine dans mon sac, je n'ai plus d'abonnement à Télé Z, et je ne passe plus autant d'heures devant des séries (notez bien que je regrette chacun de ces petits plaisirs). Mais j'ai un blog, alors...

Les séries doublement stabilotées : je regarderai le pilote quoi qu'il m'en coûte !
- Babylon Fields (CBS) : c'est noir, c'est malsain, c'est dérangeant et ça donne bien envie !
- Don King : Only in America (HBO) : je comprends pas bien le titre, mais j'ai bien compris qu'entre de bonnes mains (et ça semble être le cas), cette série pourrait nous dire plein de choses sur... eh bien, pas seulement sur le 12e siècle, évidemment.
- Eli Stone (ABC) : un avocat qui se prend pour un prophète, c'est presqu'aussi intéressant (mais plus riche en possibilités côté humour noir) qu'un médecin qui se prend pour Dieu.
- Ft. Pit (NBC) : le plus intéressant c'est pas tellement le quartier pourri et ce qu'il apportera en intrigues, mais surtout le fait que les flics y travaillant n'auront strictement rien à perdre.
- Greek (ABC Family) : le digne héritier d'Undeclared ?
- Life (NBC) : mon coeur bat déjà rien qu'à lire cette idée. Hm, ça va certainement être bien sombre, comme j'aime !
- Preacher (HBO) : non j'ai pas dit Carnivàle, qui a dit Carnivàle, non rien à voir. Ca pourrait même être mieux.
- Sam I Sam (ABC) : idée tirée d'un mauvais téléfilm de Lifetime, mais je sais pas, j'ai un bon sentiment quand même. Et puis... Applegate is back !
- Skip Tracer (CBS) : idée bien plus prometteuse en drames personnels que FBI Portés Disparus dont on sent quand même bien l'influence.
- Supreme Courtship (FOX) : miam. Enfin, pas trop personnelle, la vie des greffiers, si possible.
- Suspect (ABC) : joli casting, un concept qui à la base ambitionne de renverser les habitudes... pourquoi ne pas changer un peu ?
- The Call (ABC) : sans l'idée du temps réel, je ne sais pas si ce projet aurait piqué ma curiosité. Mais, là...
- The United States of Sara (Showtime) : c'est du Spielberg, donc on peut attendre le pire comme le meilleur, mais la bonne nouvelle, c'est que l'idée me plaît vraiment.

Les séries que, peut-être, je découvrirai 3 à 6 mois après tout le monde : si j'ai le temps et que les épisodes sont portés à flot de torrent jusqu'à moi.
- Area 52 (NBC) : oui, oui et re-oui... sauf Matthew Lillard.
- Army Wives (Lifetime) : là où The Unit n'a pas osé aller franchement ?
- Burn Notice (USA Network) : je ne suis pas un numéro, je suis un remake libre !
- Cherries in the Snow (The CW) : joli titre, mais idée repiquée à un célèbre film/livre déjà cité dans ce post. Le trouverez-vous ?
- Chuck (NBC) : ça peut être sympa, mais en aucune façon prioritaire.
- Fugly (CBS) : la base de départ n'est pas nécessairement follichonne, jusqu'à ce qu'on imagine le coupable responsable de My name is Earl derrière tout ça.
- Journeyman (NBC) : qui vivra verra, mais un peu de fantastique, de temps en temps. Il en faut quelques uns quand même.
- Judy's Got a Gun (ABC) : le synopsis ne donne pas envie, mais c'est ce que j'ai dit de plusieurs autres séries aussi, et il faudra bien que celle-ci se démarque d'une façon ou d'une autre, alors qui sait ?
- K-ville (FOX) : évidemment qu'on va tous y jeter un oeil, ne serait-ce que pour faire honneur à cette épatante capacité que les Américains ont à parler de leur Histoire avant qu'elle ne soit un chapitre de leurs livres de collégiens.
- Le Diable s'habille en Prada (FOX) : ainsi donc, c'est la FOX qui a les droits du remake d'Ugly Betty ? Un an plus tôt et on arrivait à penser que c'était l'inverse, quel mauvais calcul ! Et pourvu qu'Anne Hathaway se refasse une virginité télévisuelle avec cette série, ça fait trop longtemps.
- Mr. & Mrs. Smith (ABC) : j'aurais juré qu'une série s'appelait déjà comme ça dans les années 90... et j'aurais juré que le film était un blockbuster sans âme vendu grâce à l'histoire entre les deux acteurs. J'me trompe peut-être.
- Nurses (FOX) : les internes sont de nouveau à la mode, profitons-en ! Et les tenues d'infirmières c'est tellement plus sexy !
- Side Order of Life (Lifetime) : ça va grouiller de nanas qui se pleureront dans les bras les unes des autres, mais ça peut être intéressant.
- Steps (The CW) : ça peut même être drôle !
- The Negociator (USA Network) : à moins d'une dramédie incisive et ultra-originale, je crains de ne pas accrocher beaucoup...
- The Oldest Rookie (USA Network) : tout dépend de ce que ça donne au final. Si le côté policier est bien troussé et parvient à rafraîchir le genre, pourquoi pas. Mais ai-je réellement envie d'un nouveau flic à la télé par les temps qui courent ? Pas sûre.
- To Love and Die in L.A. (USA Network) : espérons que Shiri se soit acheté du charisme pendant les soldes, sinon je vais m'emmerder grave.
- Viva Laughlin (CBS) : moui, bon, ouais, faut voir...
- Women's Murder Club (ABC) : certainement tiré du téléfilm (ou mini-série ?) tiré du livre... en tous cas ça me dit quelque chose.

Les séries stabilotées par sentimentalisme : c'est pas tout-à-fait que ça m'intéresse, mais comment résister ?
- A Song of Ice and Fire (HBO) : parce que c'est du HBO, je suis sûre qu'il y aura bien plus à voir que ce qu'on nous dit pour le moment. Et les nouvelles façons de découper les saisons faisant profusion depuis quelques années, voilà une nouvelle variation intéressante.
- American Girl (USA Network) : une série qui se passe à P-P-P-Penis-Poughkeepsie mérite nécessairement qu'on la regarde, en hommage à John Cage.
- Comédie avec Dawn Trachtenberg (ABC) : Eric Christian Olsen ??? Je suis des vôtres !
- Ghosts (The CW) : rien que le principe de dire que c'est Grey's Anatomy avec de la flicaille, ça montre déjà bien où se trouve l'objectif : l'audience ! Et comme chaque fois qu'on tente de copier les recettes d'un succès en les transposant bêtement dans un autre univers, ça va bien me faire chier.
- Grey's Anatomy, le spin-off (Addison's Anatomy ?! - ABC) : mais bien-sûr que je regarderai, comme tout le monde (si j'arrive à finir la saison 3 de l'autre évidemment), mais bon, en fait, on sait tous que je lâcherai prise bien vite.
- Lipstick Jungle (NBC) : oh, oui, un autre remake de Sex & the Desperate !
- Me & Lee ? (FOX) : c'est un peu normal de se laisser aller à la curiosité qu'est cette série, même si je doute d'accrocher sur le long terme car la mise en abîme n'a que peu de chances de durer efficacement. Mais qui sait ? Ca peut être encore plus génial que ça n'en a l'air !
- Projet avec David Duchovny (Showtime) : rien que David devrait suffire, mais la crise de la quarantaine me semble bien partie pour lui en plus.
- Protect & Serve (CBS) : sur le principe je m'en fous, mais la smple perspective de pouvoir reluquer Dean Cain en uniforme sous le soleil torride de L.A...
- Spying in High Heels (USA Network) : une Maddie férue de mode et d'élégance, et qui devient détective ? Ca me dit quelque chose... Si Cybill Shepherd n'est pas au générique, c'est à n'y rien comprendre.
- The Kill Pit (Spike TV) : pov' Donnie Wahlberg qui est toujours si gentil, et qui se retrouve tellement souvent dans des galères ! Il mérite bien qu'on regarde sa nouvelle série.
- The Return of Jezebel James (FOX) : Lauren est nécessairement de bonne augure. Et en plus, les créateurs de Gilmore Girls ne sont pas vraiment des gars dont on craint le pire.

Les séries anti-stabilotées : c'est tellement pas envisageable que ça mérite une surlignage en noir.
- 22 Birthdays (CBS) : 1 anniversaire par épisode, ce qui d'après mon expérience, mènera à 1 engueulade par épisode, 1 scène de cuisine (ou préparation de cocktails) par épisode, et 1 coucherie à l'étage dans en moyenne 1 épisode par mois.
- Canterbury's Law (FOX) : non seulement c'est pas nouveau mais c'est même pas la seule mère célibataire en projet pour cette saison. Voir aussi plus bas : Mary Sunshine et la grosse bouse avec Alyssa Milano.
- Capital City (The CW) : persiste et signe. Sur une chaîne qui à la base, n'est pas propice à la politique, cf. Jack & Bobby.
- Family Values (USA Network) : vous avez envie d'un mélange entre FBI Family et 3e planète après le soleil ? On dirait que vous avez trouvé votre bonheur, à mi-chemin entre le postulat de l'un et de l'autre. Il faudrait me payer pour regarder ça. Ou que les audiences tiennent du pur délire.
- Flash Gordon (Sci Fi) : j'aimais pas les collants moulants quand on m'obligeait à les porter, et j'arrive pas à les apprécier dans mes séries télé. C'est une sorte de patche anti-superhéros débile, quoi.
- Football Wives (ABC) : je crois que j'apprécie déjà bien trop de séries ABC. Et puis, par principe, un remake de série anglaise sur les pétasses oisives qui suivent des sportifs au crâne vide... nan, merci mais non merci.
- Gossip Girl (The CW) : The CW a visiblement besoin de son nouveau soap richissime de l'année.
- I'm in Hell (CBS) : même en n'arrêtant pas la lecture au nom de Jason Biggs, je sais que ça me plaira pas.
- Law Dogs (CBS) : ça alors, comme c'est inédit ! Par les mêmes somnifères que Numb3rs en plus !
- Leverage (TNT) : on dirait la même série que toutes celles de 2001-2002, mais... en 2007. Faut arrêter avec le terrorrisme maintenant, ça va bien.
- Literary Superstar (ABC) : même pas en rêve, et certainement pas pour Jenna Elfman.
- Mary Sunshine (USA Network) : the Earth says hello, je dis goodbye. Voir Canterbury's Law et la bouse avec Alyssa Milano.
- Playing Chicken (FOX) : ça part d'une bonne idée (les séries politiques sont trop rares et c'est vraiment le moment), ça finit en eau de boudin. Mais peut-être que la série aura mieux à offrir que des engueulades privées ?
- Projet avec Alyssa Milano (ABC) : pour Alyssa, non, pour Mary, désolée mais non, et pour le concept, toujours pas. Voir Canterbury's Law et Mary Sunshine.
- Projet avec Rutger Hauer (The CW) : encore une formidable série sur l'expatriation ? Ou, vu la chaîne, plus vraisemblablement une série qui n'aura rien à dire ?
- Projet de sitcom par les créateurs de Will & Grace (Will & Grace II - CBS) : on reprend les mêmes, on mélange les statuts sociaux et on recommence ?
- Projet de J.J. Abrams (HBO) : j'arrive pas à y croire, je sais pas, ça m'inspire simplement pas.
- Projet de Martin Scorsese (HBO) : on dirait que le titre et le producteur sont sensés à eux seuls nous convaincre qu'Atlantic City (je rappelle : l'ersatz de Vegas) est digne d'intérêt. J'attends qu'on me le prouve.
- Projet de Steven Bochco (FX) : j'attends de voir parce que pour le moment, le concept de départ ne prend pas trop de risques.
- Projet sans nom avec Famke Janssen (NBC) : projet sans idée avec Famke Janssen ?
- State of Mind (Liftime) : pourquoi Lifetime se sent obligé de mettre de côté et/ou diaboliser systématiquement les mecs dans ses séries ? Le féminisme à l'américaine ?
- Swingtown (CBS) : si ça se résume vraiment à ça (soit : le casting), je trouverai le moyen de m'en passer.
- The Best Awful (HBO) : je suis moyennement enthousiasmée par le casting, pour le reste j'attends d'en savoir plus.
- The Bionic Woman (NBC) : rien qu'à cause du spoiler que ça implique pour Katee Sackhoff, je suis contre, formellement contre, rageusement contre. Et même sans ça, le fait que Lee Majors ait sa propre série est bien plus attirant et original que... ça.
- The Cure (FOX) : eh oui, pourquoi pas, mais... Tomb Rider ?!
- The Mastersons of Manhattan (NBC) : hein ?! Je sais qu'on fait des sitcomas avec pas grand'chose mais n'est-ce pas justement pour ça qu'on les oublie aussi vite ?
- Thirteen Songs (The CW) : ce n'était qu'une question de temps avant que cette chaîne ne se tourne vers un concept aussi simpliste permettant la revente de produits dérivés aux ados.

Je n'ai bien-sûr pas encore d'idée plus précise sur les séries au résumé le plus sommaire, mais déjà, je sens que mon programme sera chargé, même si seulement la moitié de tout ça nous parvient à l'écran à la rentrée !
On prend les paris sur ce qui va vraiment marcher ? Combien on parie sur le fait que celles qui survivront seront en majorité dans ma dernière catégorie ?

Posté par ladyteruki à 17:17 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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