ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-05-12

lady's world tour - Escale n°10

Voilà alors on s'absente deux minutes, DEUX MINUTES, et ya des news en pagaille qui tombent d'un peu partout. Ca me met dans une position épouvantable où je vous fais des world tours espacés de moins de dix jours, c'est inconvenant.
Bon, eh bien, comme je sais qu'en plus vous avez horreur de ça, plus vite c'est fait, plus vite on est débarrassés, hein.

RainieYang

- TAIWAN : corpus rainie
Regardez attentivement la photo ci-dessus. Mignonne, hein ? Le sourire plein de bonne humeur, les yeux qui pétillent, la frange où chaque cheveu est parfaitement à sa place... typique d'une idole asiatique, on est d'accord. Vous venez de faire connaissance avec Rainie Yang (un nom de scène anglicisé à destination du public international), chanteuse, présentatrice, comédienne, et je pense qu'elle fait aussi les frites, qui depuis maintenant environ 12 ans officie dans les médias taïwannais, soit depuis l'âge de 15 ans. Admettons-le, Rainie a tout de la petite amie idéale et c'est bien pour ça qu'on l'aime tant (parait-il). Récipiendaire de nombreuses récompenses dans les tout aussi nombreux domaines où elle travaille (dont encore l'an dernier un titre de meilleure actrice pour son rôle dans le drama Hai Pai Tian Xin), c'est un peu l'enfant chérie locale. Aussi commencez-vous à imaginer la stupeur lorsque Rainie a décidé de se mettre à oilp ! Et pas n'importe où, mais dans le pilote d'une nouvelle mini-série forcément très attendue (voir aussi : meilleure actrice pour son rôle dans Hai Pai Tian Xin), intitulée Zai Yi Ci Xin Tiao et diffusée sur le très populaire site Tudou, qui investit énormément dans les séries originales ces dernières années, et avec l'appui de l'office du tourisme australien puisque la série est supposée se passer là-bas (et si possible piquer la curiosité des touristes chinois). Bien-sûr, nous avons les images, parce que, vous le savez, le world tour est avant tout une mission de service public (vous voulez avancer jusqu'à 9mn11 pour voir l'objet du délit). Vous le comprendrez au vu de ces images très crues, il n'est pas étonnant que la réaction ait été épidermique et que l'actrice soit désormais en pleine tourmente médiatique...

- AFRIQUE DU SUD : flic, un gai métier d'avenir
Et puisqu'on parle de service public et que j'ai votre attention. Mardi prochain, les Sud-Africains vont pouvoir découvrir sur la chaîne publique SABC2 une nouvelle série policière, répondant au nom de Streets of Mangaung ; comme son appellation l'indique, elle se déroule à Mangaung, une agglomération au centre du pays d'environ 750 000 âmes. L'angle choisi est semi-policier, semi-dramatique, puisqu'il s'agira autant de suivre les 5 protagonistes de ce cop drama dans leurs interventions, que de comprendre les conséquences de celles-ci sur la population. En dépit de son sujet, la série devrait être regardable par toute la famille, et d'ailleurs l'attaché de presse de SABC2 prévient : "Nous voulons souligner que le travail de policier ou policière n'est pas forcément déprimant ou ennuyeux" (après tout, on est sur une chaîne publique). Les séries policières ne sont pas une chose nouvelle en Afrique du Sud, mais cela n'a jamais atteint les proportions que l'on peut connaître aux Etats-Unis ou dans certains pays d'Europe ; toutefois les choses pourraient bien changer si le projet Law & Order Cape Town se concrétise enfin. Annoncé au cours de l'été 2011 par la ville de Cape Town alors fière comme un pape, pour une durée supposée de 12 épisodes, le projet de déclinaison locale de la fameuse franchise était censé entrer en production ce mois-ci, mais les fonds manquent pour ce projet d'envergure qui du coup reste au point mort. Il faudra essayer de vendre la série à une chaîne, aussi, si possible... Bref, on n'y est donc pas encore et, en attendant, il faudra se contenter de productions policières "feelgood" comme Streets of Mangaung.

- ESPAGNE : Madrid, on a un problème
Est-ce qu'on a mentionné que la télévision espagnole était un peu ric-rac, en ce moment ? Ah, oui. Eh bien il n'y a pas que sur la chaîne publique qu'on compte les centimes. Antena3 a publié son rapport trimestriel et c'est vraiment pas bon. Et ne croyez pas que j'en rajoute à des fins dramatiques : les bénéfices de la chaîne ont reculé de 63,8% par rapport à la même période l'année dernière ! N'en concluez pas cependant que la chaîne pâtisse de ses mauvaises performances : certes, elle a connu des revers de fortune, mais la cause principale en serait la crise (eh oui, encore ce vilain mot). Le marché publicitaire espagnol serait, comme tant d'autres, en nette décélération, puisque depuis l'année dernière, les dépenses publicitaires ont baissé de 15%, et pire encore, la publicité rapporté 39% de moins (soit 56 millions d'euros qui ne sont pas entrés dans les caisses). Bon je suis pas très forte en maths, mais même moi j'arrive à voir que tous ces chiffres ne sont pas très sympathiques... C'est peut-être pas le moment de mentionner que les audiences de Luna, el misterio de Calenda continuent de baisser, pas vrai ?

- POLOGNE : pas d'objection
Mais que se passe-t-il donc en Pologne ? Je sais que vous vous posiez la question. Eh bien la semaine prochaine, par exemple, la série Prawo Agaty entame le tournage de sa deuxième saison. Lancée sur TVN pas plus tard que le 4 mars dernier, la série légale met en scène Agata Przybysz (merci à l'inventeur du pomme-V), une juriste qui travaille pour une compagnie d'assurances jusqu'à ce qu'elle perde son emploi. Comme elle est mère célibataire, il lui faut retrouver du travail rapidement et elle décide donc de monter son propre cabinet avec l'une de ses amies de fac, sauf qu'elle n'a jamais pratiqué le droit civil jusque là. Les 15 premiers épisodes sont encore en cours de diffusion, mais dés le mois dernier, la chaîne privée TVN s'est dépêchée de renouveler Prawo Agaty, vu que la série atteint environ 20% de parts de marché chaque dimanche soir. Difficile de le lui reprocher.

Blackstone-cast

- CANADA : three little indians
Si vous fouillez ardemment votre mémoire (ou les tags de ce post, au choix, je suis pas chiante), peut-être vous souvenez-vous de la série Blackstone, un drama se déroulant dans une réserve indienne et mettant en relief les problèmes sociaux et politiques propres à une communauté native. La première saison avait été diffusée à la fois par APTN, la chaîne destinée au public aborigène canadien, et Showcase, mais la seconde saison, diffusée au tout début de l'année 2012, n'avait pas eu la chance de captiver Showcase et, de fait, avait été regardée par un public extrêmement ciblé. Pourtant, ça n'arrête pas APTN, qui tient là un vrai succès d'estime à défaut de pouvoir toucher un public large ; la série est d'ailleurs nommée de multiples fois pour des récompenses locales tels que les Leo Awards (destinés aux fictions tournées dans l'ouest du Canada) ou les Alberta Film & Television Awards. La chaîne a donc commandé une troisième saison pour cette série pas comme les autres, qui en toute logique devrait revenir début 2013 sur les écrans canadiens. Du coup, Showcase a décidé de rediffuser la saison 1... Intéressé ? Bah cherchez pas à acheter le DVD de la première saison, il est entièrement écoulé. Du coup maintenant vous avez vraiment envie de trouver les épisodes, pas vrai ?

- CANADA on ne s'en lasse pas : stop ou encore
Il n'y a pas que sur APTN qu'il se passe des choses, vous vous en doutez, et on va donc parler de séries plus grand public. Si Twitter s'est relativement fait l'écho de l'annulation de Flashpoint, dont la 5e saison de 13 épisodes sera la dernière, et du renouvellement de Call Me Fitz, en route pour une quatrième cuvée, en revanche peut-être ignorez-vous que la série Todd and the Book of Pure Evil ne connaitra pas de troisième saison. C'est la cruelle vérité, d'autant plus cruelle que vous ne connaissez pas nécessairement cette comédie horrifique, rencontre improbable des monstres de la première saison de Buffy et de l'humour de Code Lisa, avec une pointe supplémentaire de gore si l'on en croit le pilote (oui j'avais les miquettes, non j'ai pas regardé la suite). Tiens puis tant qu'on en est à parler de séries canadiennes, la nouvelle saison de The Listener revient le 30 mai prochain. On se souviendra qu'au départ, la série était diffusée par CTV puis, le lendemain, par NBC qui pensait reproduire le résultat obtenu par CBS avec Flashpoint. Après avoir trimbalé The Listener dans sa grille en quête de résultats probants, la chaîne américaine n'avait pas souhaité poursuivre l'aventure au-delà de la deuxième saison, et à la surprise générale, plutôt que d'annuler la série, CTV en avait commandé une troisième. Eh bien nous y voilà. L'air de rien elle l'a échappée belle, cette série. Profitez-en.

- CANADA pis après on arrête : Golden, eh
Si vous aimez les Golden Globes, cette news va vous plaire. Jusque là, le Canada avait deux récompenses majeures : les Genies pour le cinéma, et les Geminis pour la télévision. La grande décision annoncée hier, c'est que ces deux évènements vont être fusionnés en 2013 pour devenir une cérémonie unique inspirée par les Golden Globes. Seront concernés les films aussi bien anglophones que francophones, et les émissions de télévision anglophones. Il semblerait que les Prix Gémeaux ne disparaissent donc pas puisque la date de leur remise en 2012, c'est-à-dire le 16 septembre, est maintenue. La nouvelle grande célébration de la fiction canadienne n'a pas encore de nom, mais on sait déjà qu'on a rendez-vous avec cette soirée d'un nouveau genre le 3 mars 2013 sur CBC. Marquez vos agendas.

Inkognito

- SUEDE : les projets de TV4
Allez on change de continent, et on va fouiller un peu dans les séries qui se préparent pour la chaîne TV4 ! Outre la nouvelle saison de Solsidan qui se tourne actuellement (pas de surprise, vu que la série avait été renouvelée pour 3 saisons d'un coup l'été dernier), des projets plus ou moins originaux entrent en production en ce moment. Ainsi, Maria Lang, une série en 6 épisodes de 90 minutes, sera une série d'enquêtes située dans les années 50, basée sur des romans de l'auteur Dagmar Lange (Maria Lang étant son nom de plume). Les deux saisons de Morden i Sandhamn commencent également à être tournés cette semaine, tandis que la comédie Inkognito (c'est la ptite photo ci-dessus) devrait voir le jour avec une première saison de 3 épisodes dans laquelle un procureur qui en a marre de ne pas réussir à mettre plus de criminels riches derrière les barreaux, monte une équipe qui s'assure qu'aucun crime ne reste impuni. La série est produite par Tre Vänner qui est déjà en charge des Fjällbackamorden. Cet été, c'est le tournage d'une nouvelle salve d'épisodes de Wallander qui est également prévue, avec 6 nouveaux épisodes. Pour finir, probablement inspirée par le succès de Lilyhammer, TV4 envisage un partenariat avec les studios FOX pour créer une série qui serait filmée à la fois en suédois et anglais. On n'en sait guère plus actuellement, mais cette mode scandinave commence à prendre des proportions épiques...

- NORVEGE : vous reprendrez bien un peu d'humour norvégien ?
Quelqu'un a parlé de Lilyhammer ? Comme par hasard ça me fait une transition ! Anne Bjørnstad, qui a créé la série de NRK et Netflix, planche déjà sur son projet suivant. Vekterne, c'est son titre, sera produite pour TV2 ; ses 12 épisodes, tournés sous la forme d'un mockumentary, suivront une équipe de gardes de sécurité (c'est la traduction du titre) dans un centre commercial, une belle brochette de bras cassés conduite par un vétéran de la guerre en Afghanistan. Ca ne va pas être triste ! La série s'est vue remettre une aide de 4 millions de couronnes norvégiennes (sur les 18 millions de son budget total ; soit 2,3 millions d'euros) de la part du Norwegian Film Institute, et le tournage commencera l'hiver prochain.

- EUROPE : joli tableau
Si vous me lisiez à l'époque de SeriesLive, vous vous rappelez peut-être que j'ai parlé de The Artists, une coproduction entre les chaînes Canvas en Belgique, TV3 au Danemark, YLE en Finlande, NRK en Norvège, Vara aux Pays-Bas, et SVT en Suède. Pour des raisons qui devraient vous apparaitre comme évidentes, la série a été depuis rebaptisée The Spiral, mais elle conserve son cast international. On y trouvera donc Viktoria Winge (Koselig Med Peis) pour la Norvège, Tuva Novotny (183 Dagar) et Donald Högberg pour la Suède, Tommi Korpela et Elmer Bäck pour la Finlande, Thure Lindhardt (Blekingegade) et Paw Henriksen pour le Danemark, Teun Luijkx pour les Pays-Bas, et enfin, Thomas Ryckewaert, Johan Van Assche, Johan Leysen et Lien Van De Kelder pour la Belgique. L'acteur Jean-Marc Favorin a également rejoint la distribution initiale. La série porte sur une bande de voleurs qui dérobent des tableaux dans plusieurs villes d'Europe et est fondée sur un principe d'interactivité : les spectateurs seront mis au défi de retrouver les oeuvres d'art en suivant la piste de ces cambriolages. C'est Arte qui diffusera la série en France (et en Allemagne) exactement en même temps que les autres diffuseurs européens.

Svaty
Svaty, vous l'aviez pas vue venir, celle-là. (moi non plus)

Un petit mot pour revenir sur les Nymphes d'Or. Rappelez-vous, lorsque les nominations ont été annoncées début avril, il nous manquait une catégorie : celle des séries ayant la meilleure audience internationale. Prêt pour le choc de votre vie ? Dans la catégorie dramatique, ce sont Les Experts, Les Experts Miami et Les Experts Manhattan qui sont nommées. Je sais, c'est à peine croyable, qui eût cru ? Beaucoup plus intéressant, au rayon comédies, les trois séries nommées sont Desperate Housewives, The Big Bang Theory... et la comédie ukrainienne Svaty ! Pour finir, en matière de soaps et telenovelas, les séries Amour, Gloire et Beauté, La Reina del Sur et Eva Luna sont en lice.

Comment ? Quoi ? Rien sur l'Australie ? En fait c'est pas pour vous allumer, mais je vous prépare un post d'importance sur ce pays, alors croyez-moi, l'attente en vaut le coup... Bon mais alors, Australie mise à part, qu'est-ce qui vous a intéressé aujourd'hui ?
Je crois que j'ai ma petite idée mais, chut, je ne dis rien, je vous laisse me le confirmer...

Posté par ladyteruki à 22:02 - Love Actuality - Permalien [#]

06-04-12

Royales nymphes

MonteCarlo2012

Je ne vous ai jamais caché mon affection toute particulière pour les cérémonies de récompenses.
Les Emmys, bien-sûr, tiennent le haut du pavé : c'est mon Noël à moi que j'ai. Les cérémonies internationales ou locales, si je n'en suis pas les célébrations télévisées pour des raisons assez évidentes (quand elles existent), sont également un trésor, puisqu'elles sont l'occasion de découvrir des séries d'horizons divers (vous imaginez bien que les International Emmy Awards sont du coup doublement géniaux).
La plupart de ces récompenses sont décernées à partir de candidatures spontanées de la part des productions ; ainsi, une série qui aura eu peu d'exposition ou de succès peut ainsi trouver une seconde vie en festival si sont équipe a la niaque ! Connaissez-vous plus génial pour déterrer des pépites que lorsqu'elles bondissent à portée de pioche ? Voilà. Ajoutez à cela les séries qui ne sont pas encore diffusées, ou depuis très peu de temps, et ça devient vraiment la fête. Il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des idées de découverte.

Voici quelques unes des catégories concernant les séries qui ont été dévoilées cette semaine en vue du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain à... Monte-Carlo. Bien-sûr. L'occasion notamment de faire nos emplettes parmi les mini-séries dont je vous avoue que je n'ai jamais entendu parler, pour la plupart. Mes yeux arrondis et gourmands ont découvert cette liste, c'est donc maintenant votre tour, mais, à la différence du site du festival, cette fois, je vous fournis les titres originaux. Ca aide, pour les recherches, si vous voyez ce que je veux dire...

BombGirls Tornarem GlebokaWoda LesHommesdelOmbre Tonbi TiberioMitri-Ilcampioneelamiss

PuceMonteCarlo2012 Meilleure mini-série :
- Bomb Girls (Canada)
- Les Hommes de l'Ombre (France)
- Toussaint Louverture (France)
- Henry 4 (Allemagne)
- Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Tonbi (Japon)
Głęboka woda (Pologne)
- Krepost (Forteresse de Brest) (Russie)
- El Precio de la Libertad (Espagne)
- Tornarem (Espagne)
- Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleur acteur :
- Bruno Wolkowitch dans Les Hommes de l'Ombre (France)
- Jimmy Jean-Louis dans Toussaint Louverture (France)
- Julien Boisselier dans Henry 4 (Allemagne)
- Luca Argentero dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Shinichi Tsutsumi dans Tonbi (Japon)
- Marcin Dorocinski dans Głęboka woda (Pologne)
- Dominic West dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleure actrice :
- Meg Tilly dans Bomb Girls (Canada)
- Armelle Deutsch dans Henry 4 (Allemagne)
- Martina Stella dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Kyouko Koizumi dans Tonbi (Japon)
- Katarzyna Maciag dans Głęboka woda (Pologne)
- Bea Segura dans Tornarem (Espagne)
- Emily Watson dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

TheSlap BronBroen GranHotel NankyokuTairiku OstrovNienoujnirLioudei Rita

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries dramatiques :
- Michael McMahon - Helen Bowden - Tony Ayres pour The Slap (Australie)
- Philippe De Schepper pour Vermist (Belgique)
- Luis F. Peraza - Roberto Rios - Pablo Larrain pour Prófugos (Brésil)
- Sevda Shishmanova - Dimitar Mitovski - Ivan Doykov pour Pod Prikritie (Bulgarie)
- Josée Vallée - Renée-Claude Brazeau - Richard Speer pour La Galère (Canada)
- Anne Marie La Traverse - Bill Mustos pour Flashpoint (Canada)
- Christina Jennings - Scott Garvie - Noel Hedges pour Murdoch Mysteries (Canada)
- Lukas Reiter - John Grisham - John Morayniss pour The Firm (Canada)
- Christian Torpe - Karoline Leth - Jesper Morthorst pour Rita (Danemark)
- Roope Lehtinen - Tarja Ahava - Mikko Pöllä pour Helsingin Herra (Finlande)
- Claude Chelli pour Braquo (France)
- Jörg Winger pour SOKO Leipzig (Allemagne)
- Gerda Müller - Philipp Steffens pour Der letzte Bulle (Allemagne)
- Gábor Kálomista pour Hacktion (Hongrie)
- Guido De Angelis - Nicola De Angelis - Ciaran Donnelly pour Titanic: Blood & Steel (Italie)
- Akihiko Ishimaru - Hidenori Iyoda - Yasuhiro Yamada pour Nankyoku Tairiku (Japon)
- Rachel Lang - Gavin Strawhan - Chris Bailey pour Nothing Trivial (Nouvelle-Zélande)
- Patrícia Sequeira - Cristina Soares pour Velhos Amigos (Portugal)
- Vitaliy Bordachev - Vlad Riashyn pour Jizn i Priklyucheniya Mishki Yaponchika (Russie)
- Nelia Molato-Sutrisno - CheeK - Christopher James pour The Kitchen Musical (Singapour)
- Jung-Min Kim - Hyun-Suk Park - Nah-Jung Lee pour Goongjuui Namja (Corée du Sud)
- Ramón Campos - Teresa Fernández-Valdés Calderón pour Gran Hotel (Espagne)
- Anders Lundström - Bo Ehrhardt pour Bron-Broen (Suède)
- Dollezhal'l Artem - Minzyanov Yuriy - Riashyn Vlad pour Ostrov Nienoujnir Lioudei (Ukraine)
- Gareth Neame pour Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Jo Wright pour Midsomer Murders (Royaume-Uni)
- Sally Woodward Gentle pour Whitchapel (Royaume-Uni)
- Terence Winter - Martin Scorsese - Tim Van Patten Stephen Levinson, Mark Wahlberg pour Boardwalk Empire (USA)
- David Benioff - D.B. Weiss - Frank Doelger - Carolyn Strauss pour Game of Thrones (USA)
- Robert King - Michelle King - David Zucker - Brooke Kennedy pour The Good Wife (USA)

Laid FaispasciFaispasca CallMeFitz Coacherna FreshMeat MulherdeFases

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries comiques :
- Andy Walker - Marieke Hardy - Kirsty Fisher - Liz Watts pour Laid (Australie)
- Johan Tuyaerts - Jan Keersmaekers - Els Chapelle pour Red Sonja (Belgique)
- Luís F. Peraza - Roberto Ríos - María Ángela de Jesús pour Mulher de Fases (Brésil)
- Sheri Elwood - Teza Lawrence - Michael Souther pour Call Me Fitz (Canada)
- Mary Darling - Clark Donnelly pour Little Mosque on the Prairie (Canada)
- Marleen Beaulieu - Joceline Genest - André Provencher pour Les Parent (Canada)
- Christian Rank pour Lykke (Danemark)
- Guillaume Renouil pour Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Joëy Faré pour Kaboul Kitchen (France)
- Justin Healy - Stephen McCrum - Martin Delany pour Mrs Brown's Boys (Irlande)
- Carlo Principini pour Tutti Pazzi per Amore (Italie)
- Ana Costa pour Os compadres (Portugal)
- Anna Croneman pour Coacherna (Suède)
- Judy Counihan - Phil Clarke - Andrew Newman pour Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Tina Fey - Lorne Michaels - Robert Carlock pour 30 Rock (USA)
- Christopher Lloyd - Steve Levitan pour Modern Family (USA)
- Chuck Lorre - Bill Prady - Steven Molaro pour The Big Bang Theory (USA)

A noter que les prix de l'audience télévisuelle sont annoncés plus tardivement, en général en partenariat avec Eurodata sur la base des audiences de quelques pays (5 pays participaient à la mesure l'an dernier il me semble, ça fait peu). Ca représente ce que ça représente, mais ça a le mérite d'exister ; on y reviendra plus tard. C'est en général une catégorie où les séries américaines deviennent étrangement sur-représentées, on se demande pourquoi ! Sauf pour le prix remis aux soaps, ça va de soi.

En-dehors de ça, je remarque quelques petites choses.
D'une part, le Festival de Monte-Carlo a une drôle de façon de considérer les productions internationales. Apparemment, il n'était possible de soumettre qu'un seul pays ; c'est par exemple parlant pour Bron-Broen ou la mini-série Titanic: Blood and Steel. Ca surprend, un peu, la première fois... A l'heure où la co-production internationale est en plein boom (c'est le résultat de l'équation entre les financements serrés et la mondialisation), la compétition ne semble retenir qu'un pays, ce qui est légèrement contradictoire avec l'esprit de récompenses internationales.
Et puis, il faut quand même admettre que les mini-séries, notamment, tournent un peu en boucle. C'est l'inconvénient, et il en fallait bien un, des récompenses attribuées à des candidats qui s'inscrivent eux-mêmes : si on reçoit un nombre limité de candidatures [valables] au trophée, on revient un peu toujours aux mêmes. Bon et puis, retrouver Bomb Girls dans cette catégorie, heu, bon. La production de la série ne pouvait probablement pas ignorer le renouvellement, et les dates limites de candidature étaient au 15 mars, donc ça parait un peu gonflé.
Le système des candidatures spontanées donne ainsi une vision assez étrange de la planète, où on trouve soudain plein de séries "de l'Est" (Russie, Pologne, Hongrie, Bulgarie) mais quasiment pas d'Australie, par exemple, ou d'Amérique du Sud, et puis alors là, c'est pas la peine d'aborder le continent africain, par exemple, c'est déprimant.
Mais on sent que les Frenchies en veulent et que, dans un festival qui se déroule dans leur langue, ils ont toutes leurs chances pour séduire le public, avec de nombreuses séries bien de chez nous en compétition, et dans une palette de fictions très diverse. On a ptet nos chances, tiens.

En tous cas, vous trouverez de nombreuses séries qui ont déjà été évoquées dans ces colonnes, à l'occasion de news et/ou de reviews. Je vous encourage donc à user et abuser des tags (ils aiment ça !) pour en apprendre plus sur les séries qui vous disent vaguement quelque chose mais dont vous ne parvenez pas à déterminer exactement quoi. Ne faites pas semblant. J'ai vu votre tête.

Posté par ladyteruki à 13:38 - Love Actuality - Permalien [#]

01-11-11

Avec assurance(s)

Ca faisait des mois que je voulais tenter Crash & Burn, mais vous savez ce que c'est. Pourtant, quand j'ai regardé Last Money, j'ai décidé que je n'avais que trop attendu, et je me suis lancée.
C'est d'ailleurs une chose curieuse, parce qu'on pourrait penser que les assurances, c'est pas franchement sexy du point de vue des scénaristes, et finalement on se retrouve avec deux séries, chacune d'un côté du Pacifique, qui s'y intéressent à quelques années d'écart (Crash & Burn a démarré en 2008). Mais sous un angle très différent.

CrashandBurn
Jimmy Burn, le héros de Crash & Burn, ne paye pourtant pas de mine. C'est un homme parmi tant d'autres dans un métier petit, dont les pratiques sont petites. Un type ordinaire dans un job médiocre, pourrait-on dire.
Donc bien-sûr il a un secret, mais le pilote ne part pas du principe qu'il va bâtir son suspense là-dessus, ce qui fait un bien fou. Cela se découvre par petites touches très légères qui permettent de ne pas empiéter sur le vrai propos de Crash & Burn : dans les assurances, si on veut réussir, il faut être un peu pourri quelque part. L'épisode va nous servir d'introduction à ce monde peu reluisant avec une affaire qui commence bien mal.

Car à l'instar de beaucoup de séries policières procédurales, Crash & Burn commence par nous présenter le déroulement de l'accident qui va requérir les services de Jimmy : la voiture d'un petit vieux se fait emboutir une autre. Sauf qu'au volant de l'autre voiture, il n'y avait personne : son occupant était trop occupé à s'envoyer en l'air avec sa copine, actionnant ainsi malencontreusement le frein à main. On attend donc de savoir comment Jimmy va mener l'enquête pour conclure que le tort vient de ce conducteur et non du petit vieux (le conducteur prétend que son frein a lâché), puisque sur le moment les deux assureurs, à savoir Jimmy et celui de l'autre conducteur, partent du principe qu'il vont chacun indemniser leur client. Sauf qu'au lieu de se battre pour faire tout payer à l'assureur d'en face, Jimmy ne va pas du tout remonter la piste de ce mensonge. Et là encore, ça fait un bien fou.
Je vous avais prévenus, les assurances, ce n'est pas sexy et ça ne l'a jamais été ! Mais au moins le sujet est original, et change du point de vue légal ou policier qui nous ont nourri ces dernières années dés qu'il se passe quelque chose.

Tout en continuant d'essayer de s'arranger pour que sa compagnie d'assurances paye le moins possible pour l'accident, Jimmy va devoir faire face aux autres réalités de son métier : il n'a pas qu'une seule affaire sur le feu. Et on découvre le lieu de travail peu chalereux qui est le sien, et qui rappelle celui qui est dépeint dans de nombreuses séries pour les vendeurs de voiture : chacun pour soi et Dieu pour tous, pourvu de faire du chiffre, ou, dans le cas des assurances, pour essayer d'éviter d'en faire. L'atmosphère de bureau est d'autant plus tendue que très tôt, le boss annonce la couleur : il va devoir virer du monde. Et Jimmy, qui n'est là que depuis un an dans la boîte et dont les résultats ne sont pas mirobolants, est donc parmi les premiers visés.

Le pilote de Crash & Burn va donc pas mal exploiter cet axe, l'affaire initiale prenant alors une importance secondaire. C'est que, Jimmy a besoin de son job : il veut se marier avec sa copine, ou, comme on le comprend assez vite, se marier avec la famille de sa copine. Le grand secret de Jimmy Burn est quelque part par là, dans son envie d'avoir une famille normale, une vie normale, des revenus normaux ; on sent que ça a quelque chose à voir avec le fait qu'il ait grandi en foyer d'accueil et n'ait pas vraiment de famille. Ce ne sera pas vraiment explicité, mais la piste apparaita de façon plus claire en toute fin d'épisode, et là encore, ça fait un bien fou de voir cet axe, a priori feuilletonnant, ne pas nous être balancé à des fins de dramatisation brute, genre "ohlala en fait Jimmy n'est pas celui qu'on croit". Et c'est ce qui permet de voir que Jimmy n'est ni tout-à-fait fier, ni tout-à-fait honteux du métier qu'il fait, et d'ailleurs, de l'avis de tous y compris du sien, il le fait bien. Il y a une raison à ça et elle n'est pas présentée comme un mystère à décortiquer, mais simplement comme une piste de réflexion. C'était bien amené.

Ainsi donc, Crash & Burn et Last Money parlent de la même chose, mais différemment. Il s'agit toujours de polices d'assurances, de rencontrer les clients assurés par la compagnie pour essayer de verser la "bonne" somme, mais c'est la définition de ce qui est bon qui varie. Dans Last Money, on veut que l'argent aille à la personne à qui il revient légalement et si possible moralement, c'est la question de la qualité. Dans Crash & Burn, on veut que la somme soit la plus petite possible, c'est la question de la quantité. Forcément, le second est plus adapté au cynisme occidental que l'autre.
Pour ceux qui ont vu Call Me Fitz, Crash & Burn rappellera (même si en réalité ce devrait être dans l'autre sens, chronologiquement parlant) un certain nombre de thématiques sur la déchéance morale et la rédemption. Mais Crash & Burn n'est pas drôle du tout, quand Call Me Fitz est une dramédie un peu loufoque.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Crash & Burn de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:00 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

08-10-10

[DL] Call Me Fitz

Je ne peux peut-être pas cagouler en ce moment, mais vous, vous le pouvez toujours, alors profitez-en ! Et puis, il a la grande classe, ce générique, que voulez-vous que je vous dise ? Si je ne l'avais pas déjà, je ferais moi-même entorse à mon régime anti-cagoules pour venir le chaparder, alors...

CallMeFitz
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

La musique, les images... De mon point de vue, le générique de Call Me Fitz ne ressemble à aucun autre ; par contre il me fait penser à la chambre rouge dans Twin Peaks, mais ça fait longtemps que je n'ai pas vu Twin Peaks, et je suis presque sûre que personne n'y mangeait de cerises sur un lit couvert de velours.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Call Me Fitz de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:22 - Médicament générique - Permalien [#]