ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-09-13

Derrière chaque porte

Parmi les séries qui n'ont pas instinctivement mes faveurs, il y a encore et toujours les séries britanniques. J'ignore pourquoi, mais je n'ai pas le réflexe de les regarder, quand bien même leur existence ne me rebute pas sur le papier. Une partie de ce comportement est due à l'accent. L'autre partie n'est couverte par aucune bonne raison. Remédions donc à cela avec le pilote de What Remains, lancée il y a quelques jours sur BBC, et qui donc, entre encore dans le cadre du défi de la saison 2012-2013.

WhatRemains

En théorie, What Remains a tout du crime drama le plus classique. L'épisode commence avec une formule qui ressemble comme une goutte au procédé de la franchise Law & Order : mise en contexte des derniers instants de la victime, puis découverte de son corps par des personnes hors de tout soupçon, et enfin, arrivée des enquêteurs prenant désormais le dossier en charge. La seule chose qui manque est donc le crime lui-même, et à travers lui le criminel : jusque là, comme je le disais, rien d'épatant.

C'est peut-être ce qui rend les premières minutes de ce pilote un peu longuettes, d'autant que contrairement, pour reprendre mon exemple, à Law & Order, il n'est pas question ici de s'appuyer sur un montage efficace et une exposition rapide des passages obligés, mais bien de lentement décortiquer toute cette introduction à l'intrigue, nous invitant plutôt dans une immersion ralentie dans les eaux sombres de What Remains, que dans un plongeon dans le grand bain.
Dans ses premières minutes, What Remains évoque énormément de séries scandinaves, c'est assez frappant non seulement de par la narration, mais aussi par la réalisation, s'appuyant sur des couleurs froides et/ou étouffantes, d'excellents jeux autour de l'obscurité, et un sens du détail qui fait honneur à bien des fictions ces dernières années. Même la musique est résolument empruntée à des Bron/Broen, des Forbrydelsen ou des Kommissarie Winter, un accompagnement feutré, discret, mais élégant, qui enveloppe l'atmosphère au lieu de tenter de la définir à lui seul.

On va très vite s'apercevoir que ce qui fait l'intérêt de What Remains, et accentue la parenté avec les séries scandinaves sus-citées (et plusieurs autres), c'est qu'en réalité, malgré son enquêteur qui se traîne de scène en scène en se creusant les méninges pour accéder à l'épiphanie finale, What Remains n'est pas seulement un crime drama. C'est tout simplement un excellent drama. Et ça, vous pensez, ça me fait plaisir.

Car ce sur quoi le détective Harper va porter son regard, ce ne sont ni les preuves, ni les indices, ni les détails du crime. Ces éléments, bien que présents comme l'exige la loi depuis un peu plus d'une décennie, seront rapidement balayés par le scénario (les restes de la victime sont trop décomposés pour apporter quelque renseignement que ce soit), mais aussi par notre vieux flic qui s'intéresse, avant tout, à l'humain, non au crime.
On le sent plus inquiet de savoir qui est la victime, comment elle vivait, pourquoi sa disparition n'a interpellé personne pendant plusieurs années, que par la perspective de coffrer un criminel. Là encore, le scénario très vite règle la question : il n'y aucune preuve matérielle d'un meurtre, ça pourrait très bien ne pas en être un. Mais en persistant dans son enquête sur la victime, et non vraiment sur le crime à proprement parler, Harper démontre que pour lui, il importe peu que la victime ait été tuée ou qu'elle ait succombé à un accident. Ce qu'il veut, c'est juste reconstituer ses dernières heures. Comprendre la défunte, pas fondamentalement comprendre le décès.

Mais c'est justement à travers le portrait de la victime, et par les connexions que Harper tente d'établir avec d'autres êtres humains, que What Remains se montre la plus brillante. Car la défunte, une trentenaire obèse et solitaire, n'avait pas de proche, pas d'ami : la série ne s'appelle pas Who Remains, personne n'a été laissé derrière. Et Harper de s'interroger : comme une femme de cet âge, dans cette situation, n'a-t-elle même pas des amis qui l'attendent quelque part, un téléphone pour être jointe par des tiers, un ordinateur pour rompre la solitude chez elle ?
En l'absence d'élément de réponse ouvrant l'enquête sur l'extérieur, Harper va donc se concentrer sur la demeure de la défunte, une propriété divisée en une poignée d'appartements où tout le monde se connaît, mais personne ne semble s'apprécier.
What Remains raconte donc la vie de ces habitants, chacun derrière leur porte, au mieux indifférent, au pire vaguement hostile au voisinage. Une animosité généralement mesquine, comme c'est souvent le cas entre voisins, reposant sur rien, ou si peu, si ce n'est le fait que des gens qui n'ont rien de commun et encore moins compatibles partagent un espace commun qu'il faut hélas partager.

La banalité que décrit What Remains n'est pas ennuyeuse, elle est révélatrice de ce que nous avons tous vu ou vécu à un moment : la façon dont chacun vit derrière sa porte, échangeant quelques mots sur le pallier ou dans les escaliers si vraiment c'est nécessaire, vivant sous un même toit, ne souhaitant rien tant que de ne pas être en contact avec d'autres, et surtout pas le vieil homme acariâtre ou les "lesbiennes" à l'étage. Surtout, imaginer qu'on est seul dans le bâtiment... sauf que la victime est la preuve (mais pas vivante) que cette solitude vient avec un prix.

L'individualisme que dépeint What Remains, et qui se traduit chez tous les habitants de la maison, en un sentiment terrible de solitude et/ou d'étouffement, n'est ni évidemment approuvé, ni totalement critiqué. C'est d'abord un fait donc Harper s'étonne : comment la victime pouvait-elle à ce point être seule au monde ? Il y a des théories pour l'expliquer mais ce n'est pas l'important. L'important, surtout, ce n'est pas que ce soit condamnable, ou qu'il s'agisse d'une dérive de notre société moderne.
L'important, c'est que c'est profondément triste.
S'il y a bien une émotion qui ressort de ce pilote, c'est clairement que chaque voisin, planqué derrière sa porte en espérant frayer le moins possible avec les autres, et garder sa petite vie pour lui, vit une expérience misérable, à son échelle.

Sans totalement opter pour le huis clos (plusieurs scènes suivent la vie privée de Harper, qui, c'est un peu cliché, prend sa retraite dans le pilote), What Remains se déroule essentiellement entre les murs de cette demeure. C'est là que se jouent de cafardeuses individualités. A ce titre, le bâtiment revêt rapidement une importance capitale : il ne s'agit pas simplement de donner un cadre à la tragédie banale qui se joue, mais bien d'offrir une enceinte, symbolisée par les espaces encaissés du bâtiment (et notamment la montée d'escalier, qui est incroyablement bien exploitée dans cet épisode), à la prison que chacun se construit dans son propre appartement. Oui, chaque habitant ou presque cache, derrière sa porte, un secret.
Mais ce n'est pas tant après ce secret que court What Remains, les secrets font simplement partie de la panoplie d'artifices de l'aspect crime drama, qui n'est lui-même qu'un outil narratif pour explorer cette résidence qui n'a rien d'extraordinaire ni d'étrange. La série ambitionne avant tout de raconter comment construire sa vie derrière sa porte nous fait choisir un seul côté de celle-ci, nous coupant de l'extérieur, nous privant d'air frais et, par extension, d'échanges sains avec le monde.

What Remains réussit son aspect criminel sans trop se fouler, pour le moment, sacrifiant aux passages jugés incontournables pour une fiction du genre, pour surtout prendre le temps de traîner le pas dans cette montée d'escalier si familière
Car elle l'est, familière, ô combien ! J'ai toujours vécu ma vie de célibataire dans des grandes villes ; dans les appartements que j'ai habités, il m'arrivait de ne pas savoir qui étaient mes voisins, ou, parce que je pensais le savoir, de les éviter avec soin. What Remains a épouvantablement fait mouche ! Non que j'ai particulièrement peur de disparaître un jour sans que personne ne s'en aperçoive (dites, vous vous en rendrez compte, vous, n'est-ce pas ? Promettez-moi...), mais parce que derrière ma porte, je suis, résolument, toute seule. Toute personne célibataire vivant en appartement, j'en suis sûre, connaît cette crainte, cette agonie, même ; certains trompent la peur en surdéveloppant leur vie sociale, d'autres tente de l'apprivoiser avec les moyens du bord. Il n'y a pas de réponse, et What Remains n'en propose pas. Elle nous met simplement face à l'une des plus grandes peurs de notre époque de communication et d'urbanisation : la solitude qui fait de vous un anonyme dont l'absence ne sera jamais remarquée.
On en viendrait presque à espérer pouvoir blâmer un horrible tueur psychopathe.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:23 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-09-13

Tout le bonheur du monde

Alors que commence aujourd'hui le mois de septembre, il faut nous rendre à l'évidence : c'est la rentrée !
Dans peu de passions autres que la téléphagie peut-on autant s'enthousiasmer à ce sujet... La rentrée, c'est le signe d'une foule de nouvelles séries à découvrir (et pour une partie du lot, à apprécier), le signe du retour à l'écran de séries que l'on aime, le signe aussi que la diffusion de certains projets plus éloignés approche lentement mais sûrement. Et puis c'est la période des Emmy Awards aussi, ce qui ne gâche rien.
Bref, c'est la joie, l'allégresse, la curiosité et l'excitation, vous voyez le tableau.

Enfin, non, vous ne le voyez pas tout-à-fait. De la rentrée, vous connaissez sûrement les nouveautés américaines : tout le monde en a parlé. Sûrement quelques britanniques, aussi. Mais les autres contrées, à quoi ressemble leur rentrée ?

WorldTour-FALL13EDITION

Bienvenue dans le post de la rentrée...
DE TOUTES LES RENTREES !


Je vous invite à découvrir les séries qui vont faire l'automne aux quatre coins de la planète ! Bon alors, évidemment, comme je n'allais pas lister 200 pays (hashtag #lazylady), il a fallu faire une petite sélection dans les pays ciblés, mais n'hésitez pas à me poser des questions en commentaire si vous voulez absolument connaître les nouveautés moldaves de la rentrée, je verrai ce que je peux faire. Pitié, c'est une expression ; pas les nouveautés moldaves.
Dans la foulée, je vous ai également indiqué quelques unes des séries à attendre de la part de ces pays à une échéance un peu plus lointaine, mais je n'ai en revanche pas cherché l'exhaustivité totale.

Prêts ? Alors on y va ; et je vous préviens, on va faire du kilométrage !

ESPAGNE


Pas mal de nouveautés aussi en Espagne ! Antena3, en particulier, a mis le paquet en plaçant dés l'automne quelques uns de ses plus gros projets dans ses grilles, tout en diffusant des séries étrangères comme Under the Dome. En revanche, assez peu de dates précises pour le moment, mais l'Espagne fait partie de ces pays où on se décide rarement des siècles à l'avance, mais plutôt dix jours avant de lancer une série/saison (grand max). Rien que pour me contrarier, quoi. A côté d'Antena3, les autres chaînes se concentrent cet automne sur le retour de leurs meilleurs succès, avec des séries plutôt historiques pour TVE, et plutôt des comédies pour Telecinco..

ViveCantando-300 - Vive Cantando (Antena3)
Le genre : Dramédie musicale
L'histoire : Après une longue tournée, Trini, une chanteuse, doit retourner à La Gloria, où elle a grandi. Trini renoue alors avec son ancien petit ami, aujourd'hui patron du karaoke La Bamba qui a connu de meilleurs jours. Grâce à Trini, La Bamba devient le lieu où chacun peut oublier ses soucis en musique.
> A partir du 3 Septembre
Laqueseavecina-300 - La que se avecina - Saison 7 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : La vie d'une petite communauté vivant dans un ensemble d'immeubles plutôt cossus.
> En Septembre
Isabel-300 - Isabel - Saison 2 (TVE)
Le genre : Period drama
L'histoire : Le règne de la Reine Isabel n'est pas de tout repos, la voilà désormais face à une guerre civile, et elle devra prendre une difficile décision pour sauver le royaume. Il lui faudra aussi décider de donner sa bénédiction ou non à un certain Christophe Colomb qui organise une grande expédition.
> En Septembre
AguilaRoja-300 - Águila Roja - Saison 5, partie 2 (TVE)
Le genre : Period drama/Aventures
L'histoire : L'Aigle Rouge, un justicier masqué, continue de remonter la piste du meurtre de son épouse...
> En Septembre
Dreamland-300 - Dreamland (Cuatro)
Le genre : Comédie musicale
L'histoire : Cuatro cherche son Glee. Dreamland est le nom d'une école de chant et de danse très sélective qui peut lancer une carrière... En dépit du pitch, Cuatro proclame tenir une série très originale, où la musique ne sera pas une excuse mais au centre de l'intrigue.
> Cet automne
Aida-300 - Aída - Saison 10 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : Le quotidien d'Aída, une mère de famille, dont la vie est devenue un tout petit peu plus chaotique encore, lorsqu'elle a réemménagé dans la maison où elle avait grandi.
> Cet automne
GaleriasVelvet-300 - Galerias Velvet (Antena3)
Le genre : Period drama
L'histoire : Antena3 cherche son Mad Men. Velvet est le nom d'une des maisons de couture les plus prisées d'Espagne à la toute fin des années 50, juste avant que la haute-couture espagnole ne connaisse la fin de son âge d'or.
> Cet automne
ElTiempoEntreCosturas-300 - El tiempo entre costuras (Antena3)
Le genre : Thriller/Period drama
L'histoire : Adapté du roman éponyme, le drama raconte l'histoire d'une couturière qui, sur un coup de tête, va s'installer dans le protectorat espagnol au Maroc. L'atelier où elle trouve du travail est dirigé par une femme mystérieuse qui travaille en fait pour les services secrets britanniques.
> Cet automne
Icone-PlusTard - pour Antena3 : la comédie musicale Lolita Cabaret... et la diffusion de l'onéreuse El Corazón del Océano, peut-être, un jour, non ?
- pour Telecinco : courant 2014, le thriller policier El Principe (questions sur la corruption et l'immigration en perspective).

Note : Disney España proposera également en Octobre sa 1e série originale locale, Plaza Encanto.

SUEDE


SVT a prévu une rentrée sur les chapeaux de roue, avec l'un de ses crime dramas phares pour entamer la saison (des saisons étrangères inédites viennent parsemer la grille en renfort, et plus précisément américaine avec Homeland, britanniques avec Downton Abbey en fast-track ou The Fall, et, oh surprise, catalane, puisque la chaîne va diffuser Polseres Vermelles). Je n'ai pas trouvé de trace d'une diffusion de série suédoise inédite sur les autres chaînes, TV4 étant par exemple totalement occupée à diffuser Broadchurch.

BronBroen-300 - Bron/Broen - Saison 2 (SVT1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour sur le pont reliant la Suède et le Danemark... ou plutôt, direction le dessous. Dans cette nouvelle saison, c'est un bateau dont il est difficile de déterminer si son équipage est suédois ou danois qui vient rassembler nos deux enquêteurs scandinaves préférés.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour SVT : si je vous dis que Äkta Människor revient le 1er décembre, vous me croyez ?
- pour TV4 : la chaîne ayant commandé une poignée de saisons de Solsidan d'un coup, on n'en a pas encore vu le bout.

A noter : SVT lancera également à partir du 15 octobre une série uniquement diffusée sur ses canaux d'ordinaire réservés à la VOD, (Re)volt, une série destinée au jeune public. Ce drama raconte comment une jeune fille, Eddie, dont la famille déménage dans un petit patelin en apparence sans histoire, tente de se faire de nouveaux amis. Mais elle réalise bien vite que les jeunes de ce village sont en réalité très aggressifs, et elle devient la proie d'un harcèlement grandissant ; il est temps pour elle d'entrer en guerre... Une série qui donne une nouvelle dimension à la pensée d'Angela Chase : "le lycée est un champ de bataille pour le coeur" !

NORVEGE


On commence la saison un peu mollement : il n'est pas question, contrairement à certains pays, de mettre le paquet dés le début de l'année avec trouze nouveautés. Peu de séries originales en cette rentrée, donc ; TV2 n'a par exemple pas de série à diffuser et se concentre sur ses fictions américaines (et britannique). Idem chez TV Norge, où pourtant on annonçait encore avant l'été la diffusion prochaine de la comédie Neste Sommer, qui n'apparaît toujours pas sur les grilles. La rédemption vient, comme souvent, de la chaîne publique NRK, avec une nouvelle comédie, ainsi que des rediffusions de Lilyhammer. Les autres nouveautés norvégiennes devraient arriver ultérieurement.

SideOmSide_300 - Side om Side (NRK)
Le genre : Comédie
L'histoire : Quand Maria et Jonas quittent la ville pour s'installer dans une petite banlieue paisible, ils pensent avoir trouvé le bonheur et, surtout, la tranquillité. Mais dés le jour de leur emménagement dans la maison de leurs rêves, ils réalisent que cette quiétude n'est qu'illusoire...
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 7 Septembre
Icone-PlusTard - pour NRK : les crime dramas Mammon et Øyevitne ; la saison 2 de Lilyhammer ; et plus tard à l'automne 2014 : Okkupert, la coproduction avec arte ;
- pour TV2 : la comédie Vekterne, les crime dramas Det Tredje Øye (réalisée par Trygve Allister Diesen) et Acquitted ;
- pour TV Norge : la comédie Neste Sommer par le créateur de Helt Perfekt ne devrait plus tarder.

DANEMARK


DR1 fait figure de mauvaise élève : en lançant ce mois-ci une rediffusion de Nicolaj og Julie (un drama de 2002) et en achevant la rediff de Een Stor Familie (1982, quand même), la chaîne reporte à plus tard ses inédits. Face à cela, TV2 dégaine l'artillerie lourde, avec sa deuxième saison de Rita, fort attendue. Le plus impressionnant vient cependant de TV2 Zulu, la chaîne consacrée à l'humour et aux jeunes, qui entame la saison avec pas moins de 3 nouvelles comédies (la politique de TV2 en matière de commandes a en effet changé récemment) d'un coup ; 2 d'entre elles seront lancées ce soir lors du Zulu Comedy Galla, une cérémonie qui cloture le Zulu Comedy Festival qui a démarré la semaine dernière. La soirée sera présentée par Sidse Babett Knudsen, héroïne de Borgen qu'on n'imagine pas forcément en maîtresse de cérémonie pour une soirée humoristique, mais dont la présence devrait à coup sûr attirer du monde... Enfin, Kanal 5 lance pour la première fois une série dramatique.

Rita_Season2_300 - Rita - Saison 2 (TV2)
Le genre : Dramédie
L'histoire : retour de la prof la plus anticonformiste de la télévision pour une seconde saison qui donnera tout loisir aux spectateurs danois d'admirer les dysfonctionnements de la quarantenaire.
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 11 Septembre
Tomgang-300 - Tomgang (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : Mathias tient un kiosque qui lui laisse tout loisir de se plaindre avec ses amis Theis et Aslan de ses déboires au quotidien, et notamment de son impossibilité pathologique à conclure avec la jolie fleuriste Mie.
> A partir du 1er Septembre
SjitHappens-300 - SJIT Happens (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une série interactive dans laquelle les histoires embarrassantes des spectateurs peuvent devenir l'épisode la semaine suivante ; un premier test avait eu lieu en septembre dernier pour tester le concept. L'essentiel des anecdotes embarrassantes sera d'ordre sexuel, donc contenu explicite à prévoir.
> A partir du 1er Septembre
AggressivAmager-300 - Aggressiv Amager (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une comédie à sketches dans laquelle deux comédiens endossent des rôles variés et souvent dérangeants. A titre d'exemple, une bande annonce les montre dans la peau d'un couple homosexuel dont l'un est attardé mental, pendant un dîner avec des voisins.
> A partir du 14 Septembre
Heartless-300 - Heartless (Kanal 5)
Le genre : Drame fantastique
L'histoire : Sofie et Sebastian font leurs études dans un pensionnat vieux de 400 ans ; mais ils cachent un lourd secret : pour vivre, ils doivent aspirer l'énergie de ceux qui les entourent. Ils sont décidés à percer le secret de leur malédiction, tout en essayant de trouver leur place dans l'écosystème du pensionnat.
Le plan : 5 épisodes
> Courant de l'automne
Icone-PlusTard - pour DR1 : en janvier prochain, Arvingerne (anciennement nommée Arven efter Veronika) ; et courant 2014, la titanesque série historique 1864, qui tiendra le record de la série danoise la plus chère jamais produite ;
- pour TV2 : le period drama Badehotellet courant 2014.

FINLANDE


Les chaînes finlandaises ne comptent certainement pas parmi les plus prisées sur le plan international, mais ce n'est pas une raison pour bouder les séries qu'elles proposent, généralement plus humbles dans leurs ambitions mais non moins intéressantes. Enfin, je parle au pluriel, mais vous allez voir que comme souvent en Scandinavie, la télévision publique a une longueur d'avance...

HavukkaAhonAjattelija-300 - Havukka-Ahon Ajattelija (YLE TV1)
Le genre : Drama
L'histoire : Tiré du roman éponyme, un classique de la littérature finlandaise écrite par Veikko Huovinen. Cette histoire d'un homme sage qui vit dans une forêt, philosophant sur divers sujets, a déjà été adaptée en 2009 au cinéma, et dans les années 70 en série.
Le plan : 3 épisodes
> A partir du 1er Septembre
SataLasissa-300 - Sata Lasissa (YLE TV1)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Ecrite par le comédien Jari Salmi, cette série un peu barrée raconte comment des frères, dont la vie personnelle et professionnelle est en déroute, décident de monter leur propre affaire.
Le plan : 4 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour YLE TV1 : fin novembre, Kansan Mies, l'histoire d'un politicien qui perd une élection et doit se résoudre à commencer une nouvelle vie (12 épisodes).
- pour MTV3 : probablement au printemps, la série fantastique sexy Nymfit, dans laquelle des nymphes vivant parmi les humains doivent avoir des relations sexuelles avec eux pour conserver leur jeunesse (bon, par contre les humains en meurent).

Naturellement, ces quatre pays préparent également leurs Julkalender respectifs, mais on en reparlera plus en détails en temps utiles !

AUSTRALIE


Changement radical de cap avec l'Australie, où, géographie oblige, on ne vit pas la rentrée de la même façon. La rentrée du printemps apporte donc son lot de nouveautés, mais d'autres ont déjà commencé pendant l'hiver... donc pendant l'été, enfin, NOTRE été (arrêtez de m'embrouiller), comme la troisième saison de Winners & Losers, Wonderland (rien à voir avec le spin-off de Once Upon a Time) qui a démarré fin août, ou Underbelly: Squizzy qui touche à sa fin précisément le 1er septembre. Ah bah, ce soir donc. Voilà, vous m'avez toute mélangée.

MissFisherMurderMysteries-300 - Miss Fisher's Murder Mysteries - Saison 2 (ABC1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour de la plus pétillante des enquêtrices pour une nouvelle salve d'enquêtes pleines de mordant. Ce bruit sourd que vous avez entendu était Toeman, qui vient de s'évanouir de bonheur.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 6 Septembre
PowerGames-300 - Power Games: The Packer-Murdoch Story (Nine)
Le genre : Period drama
L'histoire : La mini-série revient sur la rivalité entre deux empires de la presse à travers l'opposition du clan Murdoch et de la famille Packers, depuis les années 60 jusqu'en 1975. Spin-off de Howzat!.
Le plan : 2 épisodes
> A partir du 8 Septembre
SerangoonRoad-300 - Serangoon Road (ABC1)
Le genre : Period drama
L'histoire : Singapour, années 60. Un homme qui a grandi dans un camps d'internement japonais devient, à la faveur du hasard, un détective privé. Il va pénétrer l'univers des bas-fonds de la ville. La série est co-produite par HBO Asia.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour ABC1 : Janet King, le spin-off de Crownies ; The Gods of Wheat Street, une série en 6 épisodes sur une famille aborigène ;
- pour Nine : la troisième saison de House Husbands ;
- pour Ten : la série historique ANZAC Girls courant 2014 ; la seconde saison de Puberty Blues.

TURQUIE


La Turquie compte probablement parmi les élèves les plus motivés quand vient la rentrée : il y a des nouveautés PAR-TOUT ! Hélas, cent fois hélas, du fait de mes compétences linguistiques pour le moins défaillantes en la matière, je crains d'en avoir laissé quelques unes de côté, mais tâchons tout de même de jeter un oeil sur ce qui reste l'un des pays les plus dynamiques ces dernières années. Seul bémol, en Turquie également, donner des dates de lancement pour les séries semble causer les pires souffrances aux exécutifs des chaînes. Et annoncer le nombre d'épisodes commandés ? N'y songez même pas.

GorusGunuKadinlari-300 - Görüş Günü Kadınları (FOX)
Le genre : Prison drama
L'histoire : La vie de 4 femmes enfermées en prison, et de leurs relations avec les hommes qui partageaient leur vie avant leur condamnation.
> A partir du 2 Septembre
Intikam-300 - İntikam - Saison 2 (Kanal D)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : Non, vraiment : Revenge drama. Il s'agit bien évidemment de la seconde saison du remake turc de la série avec Emily Van Camp.
> A partir du 5 Septembre
LeylaninEvi-300 - Leyla'nın Evı (Star TV)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : La série se déroule à la fois en 2012 et avec des flashbacks en 2002, lorsque le mari de l'héroïne (auquel elle a été mariée de force à 16 ans et dont elle a deux enfants) est assassiné. Dix ans plus tard, l'épouse mais aussi le fils aîné ne sont pas remis de la tragédie...
> A partir du 6 Septembre
BenimIcinUzulme-300 - Benım İçın Üzülme - Saison 2 (Show TV)
Le genre :  Romance
L'histoire : Une chronique de la vie amoureuse de jeunes adultes vivant dans une région rurale de la Turquie. La première saison avait été diffusée sur atv.
> A partir du 10 Septembre
MuhtesemYuzyil-300 - Muhteşem Yüzyıl - Saison 4 (STAR TV)
Le genre :  Period drama
L'histoire : Quatrième et dernière saison du plus célèbre drama turc du moment. Il faudra en outre gérer le départ de l'une des actrices principales, Meryem Uzerli, qui après un burn-out est tombée enceinte, s'assurant de n'avoir pas à revenir dans la série.
> A partir du 11 Septembre
KurtlarVadisiPusu-300 - Kurtlar Vadısı Pusu - Saison 8 (atv)
Le genre : Thriller/Action
L'histoire : Un agent qui s'infiltre dans des organisations criminelles se retrouve régulièrement à devoir gommer les limites de la loi. Il lui arrive même de se lier d'amitié avec des criminels.
> A partir du 12 Septembre
Karagul-300 - Karagül - Saison 2 (FOX)
Le genre : Drama
L'histoire : Ebru et Murat vivaient à Istambul où ils vivaient de façon moderne. Mais les affaires d'Ebru forcent le couple et leurs 3 enfants à déménager, et retourner vivre dans la très traditionnelle famille paternelle dans le Sud-Est de la Turquie.
> A partir du 13 Septembre
Calikusu-300 - Çalıkuşu (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Adaptation d'un roman de Reşat Nuri Güntekin (auteur de Leyla ile Mecnun, qui s'est faite annuler brutalement cet été), la série raconte, au début du 20e siècle, le destin d'une institutrice orpheline qui va s'installer au beau milieu de l'Anatolie.
> A partir du 19 Septembre
Fatih-300 - Fatıh (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Un biopic sur Mehmet II, un sultan tellement intéressant que je lui avais consacré tout un post cet été. C'est sans conteste la série la plus attendue de la saison en Turquie, pour des raisons également énoncées dans ce post. Impossible d'y couper, il va falloir que vous le lisiez.
> En Septembre
TatarRamazan-300 - Tatar Ramazan - Saison 2 (atv)
Le genre : Revenge drama/Prison drama
L'histoire : Alors qu'il tue un élu ripoux par esprit de vengeance, Tatar se retrouve en prison, où parmi les prisonniers, il est devenu une légende pour son rôle de vigilante. Pendant ce temps, son épouse doit élever seule leur enfant.
> En Septembre
Kayip-300 - Kayıp (Kanal D)
Le genre : Thriller/Drama
L'histoire : Kemal et Leyla avaient tout pour être heureux : une affaire qui marchait bien, une belle maison et deux adorables enfants. Mais quand leur fils disparaît, et que la police s'invite dans leur intimité, c'est toute leur vie qui tombe en miettes.
> En Septembre
YalanDunya-300 - Yalan Dünya - Saison 3 (Kanal D)
Le genre : Comédie
L'histoire : l'histoire d'un quartier cossu dans lequel vivent des familles de nouveaux riches, de bobos, ou de célébrités, qui côtoient une famille conservatrice installée depuis plus longtemps.
> En Septembre
HuzurSokagi-300 - Huzur Sokağı - Saison 2 (atv)
Le genre : Romance/Drama
L'histoire : Bilal est un musulman issu d'une famille très conservatrice, qui tombe amoureux de Feyza, une fille de bonne famille qu'il a rencontrée à l'université. Mais la jeune femme vient d'une famille plus laïque. Pourront-ils être heureux malgré leur différence ? Feyza pourra-t-elle s'adapter aux exigences de la famille de Bilal ?
> En Septembre
Karadayi-300 - Karadayı - Saison 2 (atv)
Le genre : Period drama/Thriller
L'histoire : Un revenge drama se déroulant dans les années 70, dans lequel un homme doit prouver l'innocence de son père condamné à mort ; manque de chance, il tombe amoureux de la même femme que le juge.
> En Septembre
UmutsuzEvKadinlari-300 - Umutsuz Ev Kadınları - Saison 3 (FOX)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Nouvelle saison de l'adaptation turque de Desperate Housewives ; la série est dorénavant diffusée par FOX, et non plus Kanal D.
> En Octobre

CANADA Anglophone


Même en diffusant de nombreuses séries américaines du moment, les chaînes canadiennes anglophones trouvent de la place pour leurs commandes originales. Beaucoup, bien-sûr, sont des renouvellements (je compte seulement deux nouveautés en cette rentrée), mais d'un autre côté, pourquoi réparer ce qui n'est pas complètement cassé ?

PackageDeal-300 - Package Deal (Citytv)
Le genre : Comédie
L'histoire : 3 frères qui n'ont rien en commun sinon les liens du sang sont perpétuellement impliqués les uns dans la vie des autres. Mais quand l'un d'entre eux entame une relation sérieuse, le risque que se rompe cette relation fraternelle plane au-dessus de leur tête.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 30 Septembre - Pilote diffusé en Juin
Cracked-300 - Cracked - Saison 2 (CBC)
Le genre : Procedural
L'histoire : Une unité de police mélangeant policiers et psychiatres intervient dans le cas de crimes particulièrement dérangeants et/ou impliquant des criminels mentalement perturbés.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 30 Septembre
MurdochMyteries-300 - Murdoch Mysteries - Saison 7 (CBC)
Le genre : Period drama/Procedural
L'histoire : Retour de la série d'enquêtes se déroulant au 19e siècle.
Le plan : 18 épisodes
> A partir du 30 Septembre
Played-300 - Played (CTV)
Le genre : Procedural
L'histoire : Chaque semaine, les membres d'une unité spécialisée doivent infiltrer le monde criminel afin de pouvoir collecter des preuves et, à terme, procéder à des arrestations. Mais quand les plans compliquées et les interrogatoires sous tension sont finis, il faut revenir à une vie normale...
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 3 Octobre
RepublicofDoyle-300 - Republic of Doyle - Saison 5 (CBC)
Le genre : Crime dramédie
L'histoire : les Doyle père et fils travaillent ensemble comme détectives privés.
Le plan : 16 épisodes
> A partir du 6 Octobre
CallMeFitz-300 - Call Me Fitz - Saison 4 (HBO Canada)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Larry, éternelle bonne conscience de Fitz, voit sa vie personnelle se modifier, et profite de l'occasion pour se plonger dans l'album de souvenirs des Fitzpatrick, dévoilant plus encore les origines de leurs dysfonctionnements... Pendant ce temps, Fitz a un nouvel ennemi.
> A partir du 7 Octobre
Icone-PlusTard - pour CBC : en octobre, Heartland ; de nouvelles saisons pour Mr. D et Arctic Air.

CANADA Francophone


Pour tous ceux qui craignent de ne pas comprendre un mot des séries précédemment citées (et/ou de ne pas trouver de sous-titres), il reste l'option de se tourner vers les séries québécoises. De nombreuses séries sont de retour, mais les nouveautés ne sont pas en reste ; TVA et Radio-Canada ICI se disputent âprement l'attention des spectateurs, comme vous allez le voir. Une seule véritable inconnue en ce qui me concerne : je n'ai pas trouvé de date pour la suite de la diffusion de la série O', dont la seconde partie des épisodes de la saison 2 devraient être diffusés en automne. A un moment. Je suppose ?

Yamaska-300 - Yamaska - Saison 5 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Après que la saison 4 se soit achevée sur un mariage, qu'est-il advenu des habitants de Granby ?
> A partir du 9 Septembre
Unite9-300 - Unité 9 - Saison 2 (Radio-Canada ICI)
Le genre : Prison drama
L'histoire : 48 heures après la fin de la saison 1, nous revoilà plongés dans la vie des détenues de Lietteville. Prévoir de nombreux changements de casting, de la tension... et une nouvelle unité à découvrir !
Le plan : 24 épisodes
> A partir du 10 Septembre
Lavieparfaite-300 - La vie parfaite (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : Eric et Julie, un couple avec 3 enfants ont comme beaucoup un quotidien effreiné. Lorsque le père d'Eric décède, laissant de nombreuses dettes, sa mère Estelle emménage avec le couple, rendant la vie sous un même toit encore plus compliquée !
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesPecheurs-300 - Les Pêcheurs (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : chaque semaine, Martin Petit emmène d'autres humoristes (dans leur propre rôle) pour une partie de pêche généralement chaotique, les comédiens ayant moins de talent pour ferrer le poisson que pour se mettre dans des situations impossibles.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesBobos-300 - Les Bobos - Saison 2 (Télé-Québec)
Le genre : Comédie
L'histoire : Les Maxou, qui ont pour ainsi dire inventé tout ce qui est "in" sur le Plateau-Mont-Royal (ils ont d'ailleurs été les premiers à dire "in"), sont de retour pour de nouvelles aventures écologiquement responsables.
> A partir du 13 Septembre
ToutelaVérité-300 - Toute la Vérité - Saison 5 (TVA)
Le genre : Legal drama
L'histoire : La série se glisse dans les bureaux de procureurs en prise avec les difficultés ou les violences du quotidien. Mais derrière la robe se cachent aussi des hommes et des femmes qui ont également leurs propres problèmes.
> A partir du 16 Septembre
Unsur2-300 - Un sur 2 - Saison 2 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Un sur 2 chronique la difficile relation entre Michel et Luce, qui se sont séparés brutalement mais qui doivent trouver un point d'équilibre pour leur fille Léa. La série accueille 3 nouveaux personnages qui ne simplifieront certainement pas les choses.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 17 Septembre
MemoiresVives-300 - Mémoires vives - Saison 2 (Radio-Canada)
Le genre : Drame
L'histoire : Mémoires vives est le nom d'une organisation qui cherche des personnes disparues, créée lorsque Jacques et Francine ont dû faire face à la disparition de leur fille 30 ans plus tôt. Bien qu'aujourd'hui séparés, ils continuent de venir en aide aux familles déchirées.
> A partir du 17 Septembre
LeGentleman-300 - Le Gentleman - Saison 3 (TVA)
Le genre : Thriller
L'histoire : Après deux ans d'absence, la série revient pour une nouvelle saison dans laquelle le Gentleman devra travailler sur deux affaires en apparence totalement indépendantes.
> A partir du 25 Septembre
Icone-PlusTard - pour Radio-Canada : cet hiver, Trauma saison 5 ; et Série noire, sur les déboires de 2 scénaristes dont la série policière a été un échec, et qui doivent par tous les moyens y apporter du réalisme ;
- pour TVA : 2 nouveautés, Les beaux malaises et Les jeunes loups (écrite par le scénariste de Scoop) ;
- pour Séries+ : début 2014, La Marraine, une mini-série sur Ines Barbosa-Hernandez, condamnée pour trafic de drogue dans les années 90.

Amérique du Sud


Bon, ce n'est pas un pays que je vous propose d'aborder pour finir, mais tout un continent ! En effet, place à la nouvelle série de HBO Latino, qui sera diffusée simultanément en version originale dans les pays d'Amérique latine, ainsi qu'avec sous-titres pour le marché Brésilien. Cela n'empêche nullement HBO Latino de rediffuser également l'unique saison de Preamar.

Profugos-300 - Prófugos - saison 2 (HBO Latino)
Le genre : Drama/Thriller
L'histoire : Quand le trafic de frogue tourne mal, il est temps de mettre le voiles. Pour une deuxième saison, les fugitifs de Prófugos continuent leur course à travers le pays pour échapper aussi bien à la mafia qu'à la Justice.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 15 Septembre

...Si vous vous inquiétez de ne pas tout retenir, et c'est normal, ne vous en faites pas : le Pilot Watch revient prochainement sous une nouvelle form- ah, pardon, j'en ai déjà trop dit. En tous cas, estimez-vous heureux, je garde les nouveautés asiatiques pour plus tard, d'autant que la prochaine saison japonaise ne commencera que début octobre. Il faudrait aussi citer les séries brésiliennes comme la 2e saison de Suburbia, mais, à un moment il faut faire des choix.

Vous voilà parés pour faire votre choix dans quelques uns parmi les très nombreuses séries de la planète à être diffusées cet automne. Vous pouvez aussi  me suggérer des ajouts si vous le souhaitez.
Il y a forcément au moins une langue dans le lot que vous compreniez ! Alors maintenant, c'est à vous de me dire : qu'est-ce qui vous intéresse cet automne ?

Posté par ladyteruki à 16:00 - Love Actuality - Permalien [#]

31-12-12

Remix

Des bilans de saison, j'en ai posté quelques uns ces derniers temps, mais je voulais vous en proposer un autre, plus complet, en l'honneur de cette fin d'année. Voici donc ma review... de mon année 2012.

Si vous voulez la version courte, disons que le pilote de 2012 avait commencé sur les chapeaux de roue. Plein de personnages fascinants et attachants se sont vite distingués, tels que Smash, Äkta Människor, House of Lies ou encore 30° i Februari, et ont vite pris une place particulière dans mon coeur. Je ne vous cache pas qu'au printemps, l'ambiance était retombée, avec beaucoup moins de coups de coeur, et des séries qui progressivement s'éteignaient, nombre limité d'épisodes oblige. Narrativement, 2012 a connu un méchant coup de mou pendant l'été, d'abord parce qu'il n'y avait pas grand'chose à se mettre sous la dent, mais aussi à cause d'une rupture brutale d'internet ; je me suis alors retrouvée avec pas mal de rediffs sur les bras, mais c'était peut-être pas plus mal, comme on va le voir si vous vous sentez de lire la version longue ! Clairement, toute la série 2012 n'aura pas été au niveau de son premier épisode, mais malgré ce rythme très inégal, je suis quand même en mesure de dire que le bilan a été positif.
Bon alors, qu'est-ce qu'on fait, on se lance dans la revue de détail ? Allez, suivez-moi. Mais mettez des chaussures de marche.

Etant donné que la rentrée américaine 2012 aura été l'occasion de lancer un gargantuesque défi avec whisperintherain, et qu'en outre, je sais plus si j'ai pensé à le mentionner, mais il s'avère que j'adore les pilotes, il y a eu dans les parages, cette année, énormément de reviews de pilotes de séries d'absolument tous les horizons.
Evidemment, loin de moi l'idée de vouloir toutes les répertorier, mais voici celles qui, en tous cas à mes yeux, ont été les plus importantes. Pour les (re)lire, il suffit de cliquer sur l'image !

Smash-promoL'un de mes tous premiers, si ce n'est le premier coup de coeur de 2012, aura été Smash. Aucun doute possible à ce sujet, je me suis immédiatement attachée à la série, en dépit des quelques défauts qui étaient éventuellement les siens dés le départ, et qui ont manqué d'être corrigés (empirant même, parfois) pendant le reste de la saison. Le pilote de Smash aura été, sans doute possible, l'un des plus exhaltants, et l'attente entre sa disponibilité et sa diffusion aura qui plus est permis à mon excitation de monter crescendo, un fait suffisamment rare pour être noté vu ma personnalité un rien volage !

30graderiFebruaryCela en dit long sur mon année téléphagique quand l'une des séries que je considère comme les plus importantes est une série suédoise, regardée en VOSTM, et en quasi-simultané avec la diffusion originale sur SVT. Et, non, je ne parle pas d'Äkta Människor, en dépit de mon attachement pour cette série d'anticipation qui est une vraie réussite, mais de 30° i Februari, qui m'aura sincèrement émue et touchée, et dont je tente comme je peux de faire le deuil de l'absence de sous-titres anglais sur les DVD (ce qui entre nous soit dit est illusoire : je ne m'en remettrai jamais). Et comme quasiment seuls les crime dramas scandinaves ont les honneurs des sorties en DVD dans nos contrées (Äkta Människor étant l'exception qui s'apprête à confirmer la règle), mes espoirs d'un jour pouvoir me faire une intégrale digne de ce nom sont très, très minces. Ce sont les risques du métiers, je suppose. Mais même avec une compréhension imparfaite de la série (fort heureusement, il y a un peu d'anglais de temps à autres, et surtout, elle repose en grande partie sur l'observation de ses personnages), il est juste impossible pour moi de vous citer un défaut de la série, je n'en ai trouvé aucun ! Par voie détournée, ça m'a aussi rappelé combien il est important qu'un jour, même si c'est dans dix ans, je parle un Suédois immaculé qui me permette de me mettre devant ce genre de perles sans ciller (Kommissarie Winter en étant une autre). Oui, il y a d'excellentes séries partout dans le monde, et non, je ne peux pas apprendre toutes les langues de la planète, mais le rêve que je nourrissais, adolescente, d'apprendre le Suédois, n'est que ravivé par ce genre de séries. Un jour...

WoodleyWoodley, c'était un peu la petite perle sous-estimée de mon début d'année, et même si j'ai tenté de partager cette découverte avec quelques proches et que ça s'est avéré être un échec (ma frangine, rei, m'a dit qu'elle avait l'impression de regarder Mr. Bean, et dans sa bouche ça ne sonnait pas bien du tout !), je conserve un souvenir ému de cet épisode inaugural parfaitement réussi, drôle et poétique, et pourtant, profondément triste : tout ce qu'il faut pour me charmer, donc. Souvenir qui n'a d'ailleurs pas matière à en être un, puisque je me suis ruée sur les DVD après avoir vu le final, qui n'a fait que confirmer les impressions du premier épisode...

BuzzAldrin-TitleLa première review de Buzz Aldrin n'aura, en réalité, pas été celle d'un pilote mais celle des trois premiers épisodes (sur 4). Vous me pardonnerez cette tricherie, mais la série aura tant compté pour moi, se classant aisément parmi les plus marquantes de l'année, que n'en faire aucune mention aurait été criminel. D'ailleurs régulièrement, ...alors que je n'ai cagoulé puis acheté les épisodes qu'au printemps ! Ca en dit long sur l'impact de la série, laquelle a en outre frappé mon imaginaire et stimulé, une fois de plus, mes désirs de Scandinavie. Un jour, ce qui va se passer, c'est que je vais vraiment partir m'installer dans les îles Færoe, et puis c'est tout.

Unite9Dans un automne foisonnant de reviews de pilote (lesquelles sont consultables dans la catégorie Review vers le futur, dédiée à ce qui n'est pas encore diffusé sous nos lattitudes, sinon on ne s'en sort pas), quelques séries ont tiré leur épingle du jeu. La québécoise Unité 9 était de celle-là, confirmant que la télévision québécoise nous en remontre régulièrement, même si, diantre, on le savait déjà et c'était pas forcément la peine de nous mettre le nez dedans. Mais quel panache, quelle excellence dans la façon dont Unité 9 révèle ses personnages à eux-mêmes, et prend le contrepied absolu de tous les clichés sur les séries carcérales, a fortiori féminines (Capadocia, qui s'est éteinte cette année, a des vertus, mais pas celles du réalisme). En offrant un univers et des personnages ancrés dans le réel et l'authentique comme, de vous à moi, seuls les Québécois savent faire (mais après tout, à chacun ses points forts), la série s'est taillée la part du lion à la fois dans mon coeur, et dans les audiences de son pays natal. Et je dis que c'est amplement mérité !

SoumatouKabushikigaishaAprès un premier semestre assez peu dédié aux séries asiatiques (il y a bien eu Cleopatra na Onnatachi, mais la baudruche s'est très vite dégonflée, d'ailleurs je voulais initialement en faire un post de bilan pour étudier l'anatomie de cet échec, mais je n'en ai pas trouvé le courage), sans vraie grande raison pour tout vous avouer, je me suis reprise en main à l'automne, en revenant à la fois sur les pilotes de la saison qui a commencé début octobre, mais aussi sur quelques autres séries, soit achetées en DVD, soit tout simplement exhumées de mes archives des mois précédents. Soumatou Kabushikigaisha a certainement été l'un des plus impressionnants, avec sa formule intelligente, sa narration impeccable, et son excellente réalisation. Mon Dieu, rien que d'y penser, j'en ai des frissons !

OsozakinoHimawari-580

Dans un autre registre, et toujours chez nos amis nippons, Osozaki no Himawari est une chronique plus humaine, mais qui m'a touchée... écoutez, c'est bien simple, comme l'avait fait Buzz Aldrin. Il y avait donc du niveau. Sauf que seuls les Japonais sont capables de fournir en un temps record une série profondément ancrée dans l'air du temps et en même temps, délictatement subtile et humaine ; rien que pour ça, mon amour pour les séries nippones est indestructible, parce que quoi qu'il arrive, il se trouve toujours une série pour vous réduire le coeur en bouillie. Pour des raisons essentiellement techniques, je n'ai pas fini la saison, mais nul doute que quand je lui aurai fait un sort, ça va se finir en post de bilan !

2012 n'a pas été qu'inédits, loin de là, et j'ai tenté mon lot de rediffusions, de fouilles archéologiques et/ou de re-visionnages, comme chaque année. Cela fait partie de mes petits plaisirs, il faut l'admettre, que de tenter des pilotes plus anciens, les séries achevées voire oubliées, ou même de me recoller devant un pilote déjà regardé par le passé, juste pour le plaisir de vérifier si j'en pense la même chose ! Il y a aussi eu, comme toujours avec moi, des petites "phases" assez sympathiques, aussi, comme la semaine russe, le moment où je me suis intéressée aux séries d'espionnage (de Covert Affairs à Spy, en passant par Spooks et Get Smart ; hélas je n'ai jamais réussi à cagouler le pilote de I, Spy et du coup ça m'a coupée dans mon élan), je me suis bien amusée à butiner des pilotes selon des thèmes ou des destinations originaux, en tous cas pour moi puisque jusque là, j'avais vu très peu de séries d'espionnage par exemple. Et en plus de tout ça, un peu de lecture et de cinéma... voire les deux en même temps ! Franchement, on s'est pas ennuyés.
Comment tout ça a tenu en une seule année ?!

En dépit de ma réputation, qui je le reconnais est méritée, de pilotovore... eh bien, en y réfléchissant, j'ai cependant réalisé que j'avais regardé énormément de saisons complètes et d'intégrales cette année. Mais qui a vraiment besoin de dormir plus de 4 heures par jour, hein, qui ?

Carnivale-PromoRegardée dans le cadre de ce bon vieux SeriesLive Show, l'intégrale de Carnivàle n'aura pas été un marathon de tout repos. D'abord, parce que la série est très exigeante, impliquant une concentration de chaque instant alors que l'ambiance a aisément de quoi vriller les nerfs (ça n'aide pas que je sois une petite nature). Mais aussi parce que la seconde saison aura été épouvantablement longue. J'ai rarement éprouvé de telles difficultés à finir un marathon, mais il n'en reste pas moins que Carnivàle est une excellente série dont on parle trop peu... au moins la première saison. Je suis contente de l'avoir vue, tout comme je suis soulagée d'en être venue à bout ; j'espère bien ne plus jamais vivre ça.

NoWonderWhytheWonderfallsC'était l'un de mes objectifs du mois de mars : me refaire la première et unique saison de Wonderfalls ; après un visionnage du pilote couronné de succès, l'intégrale est passée comme une lettre à la poste en une semaine ! L'univers de Fuller est toujours un ravissement sans pareil pour moi, je ne m'en lasse pas... et pourtant, cette intégrale a été l'occasion de (re)découvrir des défauts de la série qui m'avaient échappé avec le temps. Il y a une raison pour laquelle Wonderfalls n'a eu qu'une saison, même si elle aurait probablement été capable de s'améliorer avec le temps (on ne le saura jamais), que la diffusion chaotique d'origine n'a probablement pas aidées. Mais Wonderfalls reste une vraie petite merveille pleine de tendresse, de bonnes idées et de bons sujets, même parfois traités de façon brouillonne, et elle constitue en outre une pierre angulaire du Fullerverse, tant elle cristallise de choses sur son créateur.

Apparences-TitleLe Québec a connu une très bonne année sur ce blog, il faut bien le dire. L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec Apparences, un thriller familial du meilleur goût, captivant, intelligent, formidablement bien filmé et interprété... Si on ferme les yeux et qu'on arrive à mettre de côté l'accent, on a presque l'impression d'assister à ce qu'une excellente série française pourrait être ! Ca fait rêver, non ?

Cloudstreet-MonologueDiffusée en 2011, Cloudstreet était déjà devenue une sorte de monstre sacré à mes yeux. Mais la première fois, je n'avais pas osé m'atteler à une review. C'est au moment d'un revisionnage qui m'avait laissée sur les genoux, dans le plus excellent sens du terme, que j'ai finalement remonté mes manches et tenté de lui rendre justice. Inutile de préciser que la tâche est surhumaine, et qu'en-dehors d'un visionnage, il n'existe aucun moyen de célébrer convenablement le génie et la beauté de Cloudstreet. Ecrire sur Cloudstreet est une tâche ingrate, mais il faut que quelqu'un s'en charge, parce que vous laisser passer à côté serait criminel de ma part. Et d'ailleurs rien que d'en parler, j'ai envie de me re-faire une intégrale. Ah, si je m'écoutais...

FamousinaSmallTownUne brutale rupture de connexion internet m'a poussée à me tourner vers mes DVD de Gilmore Girls cet été, dans un de ces marathons impromptus qui semblent avoir jalonné l'année (et qui d'ailleurs m'a poussée à achever d'acquérir tous les coffrets). La surprise de cette intégrale aura été de découvrir que, si lorsque j'avais découvert la série, j'avais adoré Lorelai, avec les années, je suis dorénavant bien plus portée vers Rory (les questionnements amoureux de sa mère ayant fini de m'insupporter vers la fin, allergie à la romance aidant). C'était intéressant de découvrir que mon point de vue avait changé sur mon "personnage préféré", alors que j'ai toujours la même tendresse pour la série, laquelle est parvenue, avec une efficacité rare, à aborder des sujets familiaux sans jamais tomber dans l'excès de chamallow (sauf lors des soirées Charlie et la Chocolaterie, évidemment). C'est ça, une série qui vieillit bien, une série qu'on continue d'aimer même si les raisons pour le faire changent...

TheStarterWife-Promo

Aurais-je regardé les DVD de The Starter Wife sans le visionnage de Smash ? Et plus encore, aurais-je seulement eu l'idée de jeter un oeil au prix des coffrets ? C'est à cela qu'on voit que Smash a décidément été importante cette année... The Starter Wife, idéale pour l'été, aura été un petit marathon sans prise de tête, valant principalement pour la présence lumineuse de Debra Messing et la mini-série, la saison qui suit étant à oublier totalement. D'ailleurs, pouf, à partir de demain, la saison 1 de The Starter Wife, on n'en parle plus jamais, jamais, jamais !

ItsDangeroustogoalone-1

C'était l'un de mes derniers marathons de l'année (avec Jack & Bobby qui se concluera l'an prochain). Scrubs, que je n'avais jusque là jamais vue en intégralité, m'aura bouleversée. Et m'aura aussi rappelé combien les intégrales sont importantes pour avoir une vision à la fois large et détaillée d'une série, car tant de choses nous échappent lors d'un visionnage hebdomadaire ou, pire, ponctuel... Si je devais parler d'un coup de coeur de la fin de l'année, Scrubs serait probablement celui-là, avec ses pitreries, certes, mais aussi et surtout son constant soucis d'innover, du moins si l'on exclut la dernière saison pour ABC, et son sens aiguisé de la narration, retournées régulièrement comme une crêpe sous les yeux ébahis de votre serviteur. Le final de la saison 8, qu'à des fins de préservation de notre santé mentale collective, nous allons estimer être le series finale, est également l'un des plus réussis et, en dépit du fait que ça fasse 15 jours que je l'ai regardé, il m'arrive encore d'avoir une larme à l'oeil en y pensant... La séparation d'avec Scrubs est vraiment difficile, et même si c'est sur le tard, on peut dire que la série compte vraiment à présent.

Piemarathon-1x01-TitleVous l'aurez peut-être remarqué, 2012 aura aussi été l'occasion d'une tentative de marathon Pushing Daisies, surnommé le Piemarathon, mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que je ne suis pas allée au bout. La raison en est simple : je n'ai jamais vu le dernier épisode de Pushing Daisies (non, jamais), et comme je n'arrivais pas à me décider pour savoir si, cette fois, j'allais le regarder et réellement "laisser partir" la série, j'ai tout simplement fini par abandonner le marathon pendant la saison 2, plutôt que de me retrouver à devoir faire un choix. Dans ma logique tordue (et en réalité totalement dictée par les sentiments, donc illogique), ça a du sens, même si je suis bien consciente que ce soit un peu dérisoire, la série n'en étant pas moins annulée pour autant. Peut-être trouverai-je un jour le courage de finir ce marathon. Ou bien, me connaissant, vais-je regarder le pilote encore plusieurs fois, finir par me lancer dans une nouvelle intégrale de la série, et m'interrompre encore avant la fin ; c'est beaucoup plus mon genre, sachant combien j'ai du mal à admettre la fin de cette série. Etrangement, probablement un peu par associations d'idées même si ce n'est pas la seule raison, c'est aussi pour cela que je n'ai pas [encore] vu Mockingbird Lane...

TheonlyeasydayisyesterdayJ'avais aussi commencé à regarder SPACE 2063, après environ 16 années d'attente pour posséder les DVD (gloire d'ailleurs à ma toute première carte bancaire, elle aura été joyeusement étrennée pendant l'année !), mais j'ai fini surtout par revoir mes épisodes préférés. Une intégrale plus sérieuse et moins émotive sera probablement dans les cartes l'an prochain... et vu que j'ai aucun soucis avec le final de la série, je sens bien arriver les reviews épisode par épisode. Et puis d'ailleurs, regarder SPACE 2063 en 2013, ça prend tout de même une signification toute autre, non ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d'autres séries, évidemment. Il est impossible de toutes les citer, ces intégrales plus ou moins plannifiées (souvent moins que plus, en réalité) qui ont jalonné l'année... D'ailleurs même les tags de Canalblog abdiquent devant le nombre ! New Girl, Revenge, la saison 2 de Downton Abbey (là encore dans la souffrance), la première saison de Srugim (vu que j'ai conscience d'être seule à regarder cela, je ne me suis pas apesantie sur les saisons suivantes), Girl vs. Boy, Outland, la première saison d'Intersexions (en attendant, avec impatience, la suivante...), Sherlock, Call the Midwife, et bien d'autres : autant de saisons et/ou de séries que je me suis enfilées d'un trait, et qui sont autant d'exemples qui me donnent envie de vous dire que 2012 a quand même été une p*tain d'année !
Je vous laisse cliquer sur "Outils de recherche avancés" pour remonter les tags qui vont bien, et en apprendre plus sur ces bilans, si le coeur vous en dit. Il y a quelques temps, Eclair m'avait fait remarquer que je n'écrivais pas beaucoup de bilans de saison ; je pense m'être améliorée depuis !

Et puis, 2012 aura aussi eu des retournements de situation totalement imprévisibles !!! Eh oui, car contre toute attente, j'aurai testé un nombre jusque là inégalé de séries françaises, dans le souci de me réconcilier avec la fameuse "fiction française" (coup de tonnerre, frissons dans l'assemblée, cri d'effroi d'une femme qui s'évanouit, tout ça). Bon, reconnaissons-le, ça n'a pas toujours été chose facile, et il m'est arrivé de me résigner.
Mais entre Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, Ainsi Soient-Ils, dans le camps des bonnes nouvelles, mais aussi Mafiosa, Clash, Workingirls, du côté des échecs en ce qui me concerne, jamais je n'ai donné leur chance à autant de séries françaises, et je dis tant mieux, car c'est quand même le dernier bastion de mes vieilles habitudes géographiquement sectaires en matière de téléphagie.
Là encore, les tags explosent, alors n'hésitez pas à aller faire votre marché dans les archives (encore une fois en cliquant "Outils de recherche avancés" puis en abusant de la fonction de recherche de votre navigateur).

LesRevenants-PosterJ'aurai même fini sur un absolu d'excellente série française, Les Revenants, dont je m'achète le DVD en janvier (bon, j'ai un peu remis l'achat de quelques jours par rapport à ce que je m'étais promis, mais surtout parce que je me suis quand même déjà bien gâtée en 2012 !!!) et qui est certainement... j'ose à peine le dire... un coup de coeur français ? Ca fait bizarre à écrire, je ne vous le cache pas. J'espère que, vu la mini-polémique qui a suivi sa diffusion, le final (que je n'ai pas encore vu) ne me découragera pas de mon enthousiasme nouveau. L'an prochain, je m'attaque, c'est dit, à Engrenages, avec peut-être une retentative d'Un Village français, j'espère que mon petit nuage ne va pas se transformer en vapeur d'eau...

Mais probablement que ce qui restera comme le temps fort de cette année 2012, c'est l'aspect communautaire ; désormais, ce blog vit une part non-négligeable de son activité... sur Twitter. Entre les réflexions à chaud qui ne méritent pas forcément un post (déjà que j'écris quotidiennement, si en plus je me mettais à écrire sur tout ce que je regarde !) et les échanges autour de sujets de débat, comme ça a été le cas avec nombre d'entre vous au fil des mois, il va sans dire que désormais, Twitter et le blog sont devenus inséparables et complémentaires.
Plus encore, l'année aura été rythmée par des évènements téléphagiques de groupe. C'est une tendance qu'on peut tous observer, mais regarder des séries tout seul n'est tout simplement plus possible de nos jours. Et tant mieux ! D'ailleurs, quand on se sent seul, on ne sait plus comment le gérer, alors que les téléphages de ma génération ont pourtant bien connu ça ; c'était avant l'adsl et les réseaux sociaux, évidemment. Aujourd'hui, non seulement on peut parler de ce qu'on regarde, mais on peut partager les visionnages. Et ça change tout.

OzmarathonAinsi, le désormais fameux Ozmarathon, né à la toute fin 2011 mais dont l'essentiel a en réalité été regardé en 2012, aura jalonné toute l'année. C'est une expérience collective de la EmCrew, avec whisperintherain, LL, Elvr et Aur0re, qui nous demande de développer des trésors d'organisation, mais s'avère toujours payant parce qu'il rend chaque épisode dix fois plus appréciable pour l'avoir lancé au même moment aux quatre coins du pays, et pouvoir en deviser en direct sur Twitter (ou en léger différé pour ceux d'entre nous qui affectionnent le plein écran par-dessus tout). Le Ozmarathon trouvera une conclusion en 2013, et ça me déchire rien que d'y penser. D'ailleurs, c'est pas pour rien que j'écris moins vite mes reviews, ça me pèse d'arriver au bout...

Smash-5678Smash, encore ! Le SmashEnsemble, comme il se surnomme, a réuni des téléphages différents et variés (l'équipe a été un peu plus mouvante que pour le Ozmarathon, parce que certains d'entre nous ont préféré suivre la diffusion en direct quand les autres ont scrupuleusement suivi le Black March). Définition-même de l'expérience sociale réussie et enrichissante, les visionnages collectifs du SmashEnsemble ont permis de décupler l'effet de certaines chansons, de deviser gaiement des intrigues (ou des personnages insupportables, oui Leo, c'est de toi qu'on parle), ou plus simplement de passer 45mn devant un épisode... puis 2h à se remémorer les meilleures scènes ! De toutes les fois où j'ai regardé des séries avec d'autres téléphages sur Twitter, le visionnage de la première saison de Smash compte parmi les plus excitants et amusants. On recommence en saison 2, hein, dites les gars ?

En 2013, un truc que je voudrais essayer de mettre en place, c'est un visionnage similaire à celui du Ozmarathon ou de Smash, mais au lieu d'être sur Twitter au moment de lancer l'épisode simultanément, les participants se rejoindraient sur Skype, par écrit et/ou oral. Nous faisons si rarement l'expérience du ressenti des autres téléphages... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, il n'y a pas de téléphages (même si j'en forme quelques uns en ce moment, et que l'un d'entre eux, à qui j'ai fait regarder Réttur et qui a découvert le pilote de Bron/Broen avec moi, me donne de solides espoirs), et du coup ça m'intéresserait de voir comment chacun vit ses visionnages, à condition bien-sûr d'être entre téléphages qui ne s'auto-censurent pas. Moi par exemple, je sais que j'applaudis quand quelque chose est vraiment, vraiment drôle, ou parfois à la fin d'un numéro musical vraiment réussi ; d'autres jurent probablement comme des charretiers ou poussent des soupirs ou Dieu sait quoi. Les téléphages s'investissent comme nuls autres dans leur visionnage, émotionnellement, et j'aimerais tourner cela en expérience commune ; l'épisode importe peu, je n'ai pas d'idée arrêtée, mais je pense que ce sera amusant et intéressant. J'espère pouvoir organiser ça avec des téléphages de bonne volonté prêts à donner d'eux-mêmes... pour la science !

Alors évidemment, 2012, c'était ça et bien plus encore. Plein de découvertes, de trouvailles, de coups de coeur, d'intégrales, d'achats, de news (d'ailleurs pas d'inquiétude, les world tours reviennent en 2013, même si je me suis un peu laissée distancer par les boulots en cette fin d'année), avec évidemment, ce que cela comporte de coup de blues, d'accès de rage ou de désespoir, parce qu'aucune année n'est parfaite... mais quand on est téléphage, elles sont toujours fascinantes !

Pour finir ce post, je voudrais vous adresser mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Vous avez été des lecteurs formidables (même si les commentaires sont toujours trop rares à mon goût, enfin j'dis ça...), passionnés, intéressants, ouverts et toujours curieux, et il s'avère que, eh bien, c'est comme ça que j'aime les téléphages de mon entourage, voilà tout. Bah ouais, j'vous aime, allez, comme ça c'est dit !
J'espère que votre année télévisuelle a été aussi riche que la mienne, et je vous invite à partager vos temps forts et vos meilleurs souvenirs en commentaires, si le coeur vous en dit... Et surtout, sur-tout, je vous souhaite une excellente année 2013, avec plein de bonnes choses sur votre écran, bien-sûr, mais aussi dans votre vie.

Bon et puis, de toute façon, on se retrouve demain pour un nouveau post quotidien, alors, hein, on ne se perd pas de vue. Ciao 2012 !
PS : ce post a été programmé à l'avance mais il n'en a pas moins été fait avec amour... ne lui en veuillez pas juste parce qu'il est conçu in vitro !

Posté par ladyteruki à 22:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

01-11-12

Paris sera toujours Paris

Le challenge que whisperintherain et moi-même nous sommes lancé inclut les pilotes de séries françaises diffusés cette saison. Je vous avoue que dans un premier temps, l'idée n'était pas pour me ravir. Mais puisque j'ai embarqué l'ami whisper dans un programme qui inclut des pilotes canadiens et australiens, il me semblait, après mûre réflexion, juste d'y inclure les pilotes français aussi. Quitte à traîner parfois la patte.
Aujourd'hui, voilà donc un post dédié à un pilote de séries française, et, comme c'est la coutume, la review de whisperintherain sera en lien au bas de ce post à titre de comparaison...

Cain

Est-ce que je me ramollis ?
Depuis quelques mois, des séries françaises, j'en regarde... ce qui veut dire que j'en regarde beaucoup plus qu'il y a un ou deux ans de ça, vu que je n'en regardais pas du tout. Logique. Je tente plus de pilotes qu'avant, d'une part, et il m'arrive de regarder de temps à autres des saisons entières, ce qui signifie que dans cette masse de pilotes, il y en a qui réussissent à me convaincre de leur potentiel et/ou de leurs qualités. Mais est-il possible que je sois tout simplement plus facile à convaincre depuis que j'ai décidé de donner leur chance aux séries françaises ? C'est toute la question.
Par exemple, mon enthousiasme autour d'Ainsi Soient-Ils m'avait un peu effrayée. C'est rare, pour ne pas dire inédit, que je me montre ravie de regarder une série française de bout en bout. Plus tôt cette année, j'avais par exemple regardé l'intégralité de la première saison de Kaboul Kitchen avec, parfois, l'impression de vouloir aller au bout par principe, et non parce que la série me captivait ; c'était "pas mal", et je décidais de m'en contenter. Avec Ainsi Soient-Ils, en dépit des défauts (et on y reviendra dans le bilan de saison), la question ne s'est pas posée à mes yeux. Est-ce que par hasard j'ai pris l'habitude d'abaisser mes standards, ou bien Ainsi Soient-Ils est vraiment une bonne série ? La question vaut la peine d'être posée.

Voilà comment le vérifier : regarder le pilote de Caïn.

Ah ça, on tient là un pilote qui permet de remettre les pendules à l'heure. Toutes mes craintes d'être désormais trop tendre avec les séries françaises se sont envolées devant ces 54 minutes. Je vous le dis comme je le pense : c'est pas encore aujourd'hui que je vais faire preuve de laxisme de principe avec des séries françaises ! Nan vraiment, tout va bien !

Caïn commence avec ce qui est certainement l'une des plus mauvaises scènes d'ouverture jamais écrites pour un pilote. Et il m'arrive de regarder quelques pilotes chaque année... L'idée directrice de cette scène est de prouver que le personnage central de la série n'a pas la langue dans sa poche, qu'il est cynique et/ou sarcastique à volonté, et qu'il ne s'embarrasse pas vraiment de ce que pensent les autres. Ah, et qu'il est flic, évidemment. Mais en voulant dire tout ça sur son personnage central, cette scène d'ouverture se montre épouvantablement caricaturale, et creuse. Les répliques pourraient faire mouche si on n'avait pas l'impression qu'on n'est là que pour ces mêmes répliques, et que la trame de l'histoire n'est qu'un prétexte.
Et puis, de toute façon, pourquoi s'intéresser à cette enquête si même le héros se contrefiche de la victime comme du crime ?

Outre sa passion pour le non-politiquement correct, pour les blagues sexistes, voire peut-être même racistes (je suis pas certaine d'avoir bien compris la blague du "nègre" qui était "voué à finir comme ça"), et les références à son accident histoire de clouer gratuitement le bec à ses interlocuteurs en faisant semblant de ne pas tomber dans le misérabilisme, le personnage de Fred Caïn n'est pas le seul problème. Il est aussi accompagné d'un personnage transparent, sa coéquipière. Je ne sais pas si c'est l'actrice (j'ai de fortes suspicions cependant), mais franchement, on dirait que Caïn la rend plus intéressante qu'elle ne l'est ; j'ai rarement vu un personnage aussi apathique. A un moment, j'ai cru que c'était une tentative de faire quelque chose similaire à Saga Norén dans Bron/Broen, mais non, pas du tout, il est vraiment pourri et fade.

Le besoin de la série de montrer un personnage aux méthodes peu orthodoxes, forcément mal vues par la hiérarchie (mais la hiérarchie l'aime bien quand même, ce filou de Caïn, allez), est un peu maladif. On a plusieurs fois dans l'épisodes des démonstrations de ces méthodes contestables, mais rien ne les justifie jamais si ce n'est le besoin compulsif du personnage de vouloir faire le clown.
Et puis, cette enquête qui traine en longueur, cette intrigue secondaire sans intérêt plaquée là alors que même les scénaristes n'ont pas envie d'y consacrer plus de 2 minutes de réflexion... c'est vraiment pénible. Il n'y a rien pour sauver les meubles.

Alors que tout le monde se rassure : certaines choses sont immuables. Et elle n'est visiblement pas encore diffusée, la série policière française qui me convaincra.
Peut-être que si Caïn, justement, n'avait pas été une série policière, elle aurait fait une très convenable comédie : les dialogues sont bons, simplement dans le contexte d'enquêtes policières traitées par-dessus la jamble, ils décrédibilisent la série au lieu de lui apporter du cachet. Dans le fond, il n'est pas déplaisant, ce personnage. C'est juste que ça ne m'intéresse pas de le voir faire semblant de bosser sur le sort d'une femme retrouvée brûlée dans sa voiture quand de toute évidence, ni les protagonistes, ni les scénaristes, ni les spectateurs, ne se passionnent pour l'affaire. Autant plaquer le commissariat et se reconvertir dans le stand-up.
Oh, pardon.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:45 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

05-09-12

L'âge de cristal

Kristallen

Hier soir se tenaient les Kristallen, les récompenses de la télévision suédoise. Ouais, un mardi, apparemment. 'Me demandez pas.

Comme chaque cérémonie de ce type, et à plus forte raison en pleine vague scandinave, c'est évidemment l'occasion pour nous de relever les noms des séries qui feront bientôt parler d'elles à l'étranger également (si ce n'est pas déjà le cas !). Mais ce peut aussi être l'occasion pour les téléphages les plus curieux de jeter un oeil aux autres séries suédoises, vous savez, celles qui, si elles ne bénéficient pas de la même exposition, n'en sont pas moins remarquables.
A noter qu'apparemment, les Kristallen ne récompensent que des objets télévisuels (séries, émissions, documentaires...) et pas les personnes, à l'exception de deux pris pour les nouveaux présentateurs (hommes et femmes séparément, donc).

Du coup, pour connaître le scénariste le plus aimé de Suède ou l'actrice la plus bluffante, il faudra le vérifier par vous-mêmes, mais vous n'aurez pas de réponse venant de Svenska tevepriset, la fondation qui réunit les différentes chaînes à l'origine de ce prix.

* Programme humoristique de l'année
Cette catégorie regroupe aussi bien les séries comiques que les programmes de divertissement.

Étaient nommés :
- Högklackat (sur SVT), une série à sketches de 8 épisodes d'une heure destinée à renverser les clichés sur les femmes.      
- Karatefylla (sur TV6), une comédie à sketches totalement absurde et loufoque dans le monde du travail.
- Kontoret (sur TV4), qui, comme les lecteurs de ce blog le savent bien, un spin-off de la série Solsidan ET une adaptation de The Office deux en un.
- Partaj (sur Kanal5) une émission humoristique à la Saturday Night Live.    
- Starke man (sur SVT), une comédie dans laquelle le maire de la ville élue "plus ennuyeuse de Suède" décide de reprendre sa bourgade en main.

C'est Partaj qui l'a emporté, alors que Kontoret partait bon favori.

Partaj

* Programme pour la jeunesse de l'année
Là encore, il n'était pas nécessaire d'être une fiction pour figurer au palmarès.

Étaient nommés :
- APTV med Zillah och Totte (sur TV4) un talk show présenté par un ventriloque et sa marionnette chimpanzé.     
- Blomma blad en miljard (sur UR), une comédie éducative où un superhéros utilise les maths. Juré.
- Gabba Gabba (sur SVT), une émission de sketches pour enfants  
- Labyrint (sur SVT), un jeu situé dans un univers fantastique
- Tjuvarnas jul (sur SVT), un Julkalender de Noël dernier

C'est l'immensément populaire série Tjuvarnas jul qui a reçu le prix hier.

TjuvarnasJul

On en vient enfin à la catégorie que vous attendez tous... Et je dois dire que je ne suis pas déçue, vous allez tout de suite comprendre !

* Série dramatique de l'année :
Outre les séries et mini-séries, les docudramas étaient également éligibles.

Étaient nommés :
30° i Februari (sur SVT), une série dramatique sur des Suédois qui s'expatrient en Thaïlande.
Bron/Broen (sur SVT), la fameuse série policière à mi-chemin avec le Danemark.
Extreme places with Björnulf (sur UR), un docudrama sur les voyages de Björnulf, un présentateur/aventurier qui s'interroge sur la géographie et la nature dans des endroits aussi civilisés que les déserts ou les volcans.
Hinsehäxan (sur SVT), un biopic diffusé sur la forme d'une mini-série sur une      
Wallander (sur TV4), les nouvelles aventures de l'un des enquêteurs les plus célèbres de la fiction scandinave.

Gloire, cent hourras, et lâcher de ballons pour la série 30° i Februari, à laquelle le prix a été décerné !

30grader

Je ne vous cache pas que j'ai une énorme envie de me refaire une intégrale de la série 30° i Februari (en plus, vu que je regarde en VOSTM, le second passage devrait me permettre de mieux comprendre certaines scènes), que je n'attendais qu'un prétexte pour me relancer là-dedans, donc attendez-vous d'ici quelques semaines à un bilan en bonne et due forme (j'ai quand même pas mal de pilotes à reviewer avant). Admettez que quand une série est considérée meilleure qu'un succès international comme Bron/Broen, ça rend curieux, non ? Même pas un peu ?
Mais mieux encore, si vous le voulez, je peux reviewer le pilote de Hinsehäxan que j'avais vu rapidement lors de sa diffusion, et on pourra en reparler, même si on l'a déjà brièvement évoqué dans ces colonnes. Un biopic dans les années 60, ça nous changera des thrillers et autres enquêtes ; une bonne façon de mettre à mal une fois de plus les clichés sur les fictions scandinaves ! Il suffit que vous me le demandiez !

Vous remarquerez aussi que parmi les oubliés de ce palmarès, Äkta Människor brille par son absence. C'est décidément difficile pour les séries de science-fiction de se faire remarquer lors de récompenses généralistes, quel que soit le pays...

Posté par ladyteruki à 19:42 - Love Actuality - Permalien [#]

27-08-12

She kills Copper

En cette rentrée, whisperintherain et moi-même avons convenu d'un petit défi à deux : nous regarderons absolument chaque pilote de cette saison, et nous rédigerons, chacun de notre côté, un post pour absolument chacun de ces pilotes. C'est l'occasion de tester la première série originale de BBC America, Copper, à l'affiche de laquelle on trouve des noms aussi peu anodins que Tom Fontana ou Barry Levinson. Tout un programme.
Comme c'est désormais la tradition, à la fin de ce post, vous trouverez le logo de ce défi, sur lequel il vous suffira de cliquer pour accéder à la critique du pilote de Copper écrite par whisper (sitôt qu'elle sera en ligne), et ainsi lire nos deux avis sur ce même épisode.

Copper

Parfois, quand je m'attaque à la rédaction d'un post, je m'imagine quelle est votre réaction en l'abordant. Peut-être que certains d'entre vous commencent la lecture en se disant : "ah, voyons ce qu'elle en a pensé"... et j'aime, en prévision de ces circonstances, attendre la fin de mon post avant de délivrer une conclusion. Je sème des éléments positifs, avance des arguments négatifs, tant et si bien qu'il faut lire les derniers paragraphes pour connaître mon opinion définitive sur un pilote. Une fois de temps en temps, écrire ma review sous forme de jeu de piste m'amuse, que voulez-vous.
Ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Non, aucun suspense, alors que mon post commence ainsi :

Je voulais vraiment aimer Copper.

Voilà, tout est dit, vous pouvez rentrer chez vous.
Levinson et Fontana, c'était l'équipe de la série Oz. Deux noms qui, mis ensemble, envoyaient de la magie téléphagique. J'avais cessé de croire à leurs talents en solo (notamment après que Fontana nous ait pondu Borgia), mais j'espérais qu'en travaillant à nouveau en duo, ils seraient capable de produire de la fiction de qualité.
Mais il n'y avait pas que ça. Le contexte historique de Copper me plaisait, et quand on sait que je n'aime pas trop les séries historiques, ni même ne suis captivée par l'Histoire, ça n'était pas anodin. Un peu de la même façon que sur le papier, Hell on Wheels m'avait séduite (là aussi ce fut d'ailleurs une sacrée déconfiture), le décor new-yorkais de Copper me faisait rêver. J'aime quand une fiction s'intéresse aux vagues d'immigration aux Etats-Unis, je me rappelle avoir dévoré la mini-série Ellis Island quand j'étais plus jeune par exemple, ça me fascine, il y a un côté typiquement rêve américain (avec tout ce que cela inclut de rêves déçus !) et de cosmopolite qui me ravit. Et puis, pour être également amatrice de séries policières en uniforme, notamment à New York (je vous dois d'ailleurs un bilan de NYC 22 mais, je viens de retrouver le net, alors ça va me demander un peu de temps pour boucler tous mes rattrapages), la perspective de voir comment la communauté irlandaise et la police métropolitaine se sont liées avait quelque chose d'excitant.

C'étaient d'ailleurs les seuls éléments que j'avais : le duo Levinson/Fontana, et le contexte historique. Comme c'est mon habitude, afin de garder la découverte pour le pilote, j'avais évité les affiches, les trailers, et même la page Wikipedia, histoire de vraiment prendre la série comme elle viendrait. Mais j'avais en tous cas envie de me mettre devant le pilote, ça c'est sûr.

Alors du coup, je dois dire que j'ai eu du mal à réprimer des grognements de mécontentement devant le pilote de Copper, déjà parce que l'écriture n'a rien de l'intelligence de Oz, mais ça à la rigueur, j'aurais dû savoir que c'était trop en demander, et surtout, oh oui, surtout : ce n'est qu'une putain de série policière à la con comme on en a déjà cent à la télé.
Et à mesure qu'on avançait, je me mettais un peu plus en colère (et je jurais un peu plus comme un charretier). Les problèmes avec la hiérarchie, la visite chez le médecin légiste : on a eu droit à la totale des clichés de la série policière moderne. D'accord, à l'issue de ce pilote, il est clair que la série s'oriente vers quelque chose d'un peu feuilletonnant, et pas versun bête procedural. Mais ça ne sauve pas les meubles pour autant. L'objet de mon ire, ce n'est pas les procedurals (ou disons, pas seulement), c'est aussi que les enquêtes policières, même menées sur plusieurs épisodes à la Forbrydelsen (ou feu The Killing) et Bron/Broen, eh bah yen ras le képi, c'est plus tolérable. Si vous n'avez rien de nouveau à raconter, alors dans ce cas-là ne racontez rien du tout.
Et tout cela avec un manque de finesse insultant. Que celui qui, à mi-parcours de l'enquête, n'a pas déjà deviné qui est le meurtrier de la petite victime de ce pilote, se déclare immédiatement : il faut absolument se cotiser pour lui acheter un cerveau. L'intrigue est visible comme le nez au milieu du visage et délayée sans raison, simplement parce que nom d'un chien, il faut que l'épisode dure 43 minutes, même si en réalité 20 minutes suffisent.
Il existe encore, même après une douzaine d'années d'invasion de poulet, des séries capables de nous surprendre, nous émouvoir ou nous captiver, tout en proposant des enquêtes et/ou des mystères. C'est le cas de Sherlock qui y parvient formidablement, avec un talent sans pareil pour jouer les prestidigitateurs et nous offrir des intrigues ayant l'air complexes ; même quand elles ne le sont pas, les éléments sont maniés de telle façon qu'on y voit que du feu, et à vrai dire, on s'auto-convainc même d'être aussi intelligents que Sherlock Holmes. Mais rien de tout ça ici, alors que Copper est dans l'indigence la plus totale, non seulement sur le fond de notre affaire que sur la façon dont elle est menée par son héros.

Mais le pire, je crois que c'est justement la façon dont Copper nous sert son exposition en pensant dur comme fer qu'il suffit d'avoir des décors (ou l'illusion de décor) épatants, des figurants en hâillons et des pubs irlandais où on chante en agrippant sa pinte de bière, pour planter le décor. La présentation du personnage central, le capitaine Corcoran, est une compilation des plus abrutissants clichés qui soient. Pour le rendre, je suppose, un peu plus abordable, on lui a inventé une femme qui a mystérieusement disparu, par exemple ; on imagine que ça doit un peu le travailler, surtout que ça ne fait que deux mois, au lieu de ça il se tape la moins excitante de toutes les prostituées du bidonville de Five Points, qui est son attitrée. Et quand un personnage essaye d'interroger la raison de cette préférence, il se fait renvoyer dans les cordes, laissant le spectateur sans la moindre explication. Ecoutez, on vous dit qu'il est tout triste, mais prenez-le pour argent comptant et arrêtez de poser des questions, quoi !
Les scènes d'exposition de Copper sont toutes dans cet esprit. On s'y hâte de mettre les choses en place en les tenant comme évidentes. Ce sont des clichés éculés dont on n'a même pas l'impression que les scénaristes ont l'intention de les développer. Les personnages n'ont qu'une dimension (quand ils ont une dimension tout court, parce que le meilleur ami de Corcoran n'existe que parce qu'il a un oeil en verre) et ne sont là que pour jalonner l'intrigue policière vue et revue d'avance.

Alors dans mon dernier paragraphe, il n'y aura aucune sorte de surprise, pas aujourd'hui. Il n'y aura que de la colère. Je pensais que ce qui avait encouragé BBC America à se lancer dans la production de séries, c'était afin de profiter du succès grandissant des séries britanniques outre-Atlantique (un succès qu'elle avait en plus dû partager avec PBS, diffuseur aux USA de séries comme Downton Abbey), pour imposer la marque BBC sur le territoire américain. Même produite sur le sol US, une série de BBC America aurait dû répondre à ces standards, non ? Au lieu de ça, BBC America nous a fait du CBS, mais du CBS vaguement câblé parce que faire une série historique, ça donne l'impression d'être sérieux et ambitieux. Eh bien non. Pas du tout.
Et le pilote de Copper est certainement la déception la plus rageante parce qu'on ne comprend pas ce qui a pu clocher, entre BBC America qui aurait quand même pu s'appuyer sur le savoir-faire des grandes soeurs britanniques, Levinson et Fontana qui sont supposés connaître leur boulot, et le contexte historique absolument unique qui donnait une longueur d'avance à la série. Avec toutes les cartes en main, Copper a quand même trouvé le moyen d'échouer lamentablement.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 16:56 - Review vers le futur - Permalien [#]

08-07-12

Déviation obligatoire

La tentation à laquelle il est impossible de résister : la perspective de découvrir un pilote sur grand écran. Peut-être est-ce une séquelle du complexe des téléphages par rapport aux cinéphiles, mais rien à faire, regarder une série projetée à une salle entière, ça a toujours un charme supplémentaire. Alors, projetée dans le cadre tout en dorures et velours rouge d'un théâtre, vous imaginez bien que ça fait son petit effet.
C'est la raison pour laquelle, en dépit d'un agenda insupportable ces derniers temps, j'ai décidé de me fendre d'un aller-retour express à Fontainebleau histoire d'attraper au vol la projection de Bron/Broen, sachant qu'il m'était proprement impossible de faire mieux cette année. Série Series, rendez-vous est pris pour l'an prochain. Normalement, sans élections présidentielles, je devrais pouvoir m'organiser plus facilement, d'ailleurs.

Avec sous le bras un apprenti téléphage de mes connaissances, sur lequel je reviendrai d'ailleurs dans un post ultérieur car mes opérations de contagion ont repris, je me suis donc aventurée en pleine cambrousse, puisque Fontainebleau est à peu de choses près l'autre bout du monde pour moi qui n'avais encore jamais pris un TER de ma vie, et je suis donc allée voir la coproduction suédoise/danoise ce samedi.

BronBroen-Lights

Je dois dire que ce n'était d'ailleurs pas sans appréhension. Je savais que Livia avait énormément aimé Bron/Broen (qu'au nom de l'exactitude, je me refuse à appeler The Bridge vu que d'une part, ce n'est pas son titre, et qu'on est tous capables d'apprendre un titre original avec un tant soit peu de bonne volonté ; d'autre part, il y a déjà une série canadienne qui s'appelle réellement The Bridge, c'est pas la peine d'entretenir la confusion sans raison valable ; et pour finir, quand les remakes anglophones vont pleuvoir, on sera bien contents d'avoir appris à faire la distinction, comme on la fait pour Forbrydelsen et The Killing), mais étant par réflexe un peu réfractaire aux séries policières et polars de tous poils, je m'étais dit qu'il serait toujours temps d'y revenir plus tard, un jour où je serais bien disposée.
Et une projection dans un théâtre, c'est franchement la meilleure disposition qu'on puisse imaginer.

En tous cas, c'est le genre de cas qui vous fait réaliser à quel point suivre l'actualité d'une série sans la regarder pour autant vous permet tout de même d'en savoir long sur son univers, et je dois dire que j'étais finalement très à l'aise en démarrant ce pilote, où j'avais déjà quelques repères. Quand on est allergique au genre policier, c'est une situation qu'on est bien content de trouver.

Mais en commençant le pilote de Bron/Broen pourtant, des termes tels que "à l'aise" ou "content" sont assez déplacés. Impossible de ne pas immédiatement plonger dans l'ambiance diffusement dérangeante de la découverte de corps au beau milieu (l'exact milieu, en fait) du pont reliant la Suède au Danemark.
Les premières minutes s'égrènent en nous dévoilant progressivement des détails plus sordides et triviaux, tant à propos du crime qu'à propos de l'un de ses enquêteurs, Saga Norén. C'est résolument elle qui a les faveurs du scénariste (Björn Stein, jusque là plutôt réalisateur qu'auteur), puisqu'on nous familiarise très tôt avec sa personnalité, un élément très important de ce pilote mais qui lui permet de prendre le dessus sur son collègue danois Martin Rohde, lequel va se dévoiler plus progressivement et donc nous rester opaque pendant une bonne partie de ce pilote, se montrant uniquement sous le jour du "gentil flic" un peu unidimensionnel.

BronBroen-Saga

Saga Norén est en effet autiste. Je ne l'avais jamais lu en ces termes, mais c'était évident d'emblée. Pas autiste comme un grand nombre de flics qu'on a pu voir à la télévision ces dernières années, d'ailleurs, qui sont en réalité plutôt des caractériels asociaux qu'autre chose, mais une personne donnant tous les signes de l'absence totale de réponse émotionnel à des stimulus pourtant forts, comme peut l'être une intervention urgente au beau milieu de la nuit, la découverte du corps d'une femme politique en vue, le sentiment d'urgence d'une situation de vie ou de mort ou encore les détails ignobles révélés pendant ladite intervention. Il est clair et net que cette femme est inanimée à l'intérieur, qu'elle n'est qu'un cerveau, une tête qui a emmagasiné les règles selon lesquelles travailler, mais pas le fait qu'elle travaille avec des humains. Son absence de réponse la rend très froide d'une part, et pourtant, d'une certaine façon, presque attendrissante, comme si le spectateur se dépêchait de ressentir pour deux ce qui lui échappe à elle.
Par la suite, l'épisode va nous donner une vision plus large du "handicap" de Saga (très franchement, d'un point de vue professionnel, ça semble être plutôt un avantage tant elle se montre efficace et dédiée à son job), nous donnant également des occasions de considérer l'autre personnage, Martin, un homme tout ce qu'il y a de plus normal, doté d'empathie et humain, et ainsi trouver un meilleur équilibre entre ces deux personnages. Mais au départ, c'est réellement Saga qui impressionne.
C'est un choix d'autant plus intéressant que, malgré la fascination certaine de cet épisode inaugural pour la jeune femme, le pilote tranche ici avec une convention communément répandue qui veut qu'en général, on invite le spectateur à entrer dans l'univers de la série aux côtés d'un personnage attirant un minimum la sympathie, parfois même la pitié, et ici on n'a rien de tout cela.

L'univers de Bron/Broen est d'autant plus difficile à intégrer de gaîté de coeur qu'il est également très sombre. Pas simplement parce qu'on commence par la découverte d'un corps, mais bien parce qu'il s'agit là d'une monde qui suinte la désolation.

Le rendu de l'image, qui, comme le montrent les diverses captures de ce post, est baigné dans les ténèbres, participe énormément à cela. Il existe une multitude de séries différentes en Scandinavie, et au moins autant de façons de montrer ces pays nordiques, mais celle-ci se fait forte de matérialiser absolument tous les clichés en matière d'absence de lumière, de nuits qui semblent durer une éternité, et de villes figées dans le froid.

Le crime, découvert en pleine nuit, est en partie le fautif, je suppose : l'enquête commence à l'heure où le reste de la population dort, les rues sont inanimées, même le poste de police est désert. Mais d'une façon générale, tout est pesant dans l'atmosphère de Bron-Broen, dont même les scènes en intérieur, qui pourrait être baignées par la lueur des néons, semblent étouffantes, accentuant l'ambiance claustro de bien des plans.
La conversation entre Saga et Martin, lorsqu'il la visite dans son bureau au commissariat a beau être hilarante, il reste toujours un arrière-goût de malaise parce que tout est plongé dans cette lumière verdâtre qui en réalité n'éclaire pas grand'chose.

BronBroen-Chaise

Le plus surprenant dans le premier épisode de Bron/Broen, c'est probablement la façon dont la série ne s'enquiert pas beaucoup de vous laisser totalement dans le flou.
Ainsi, il sera révélé assez tard dans le pilote que Martin vient de subir une vasectomie : le problème c'est qu'il y a eu plein de scènes au préalable pendant lesquelles cette explication aurait été salvatrice, notamment quand il rentre chez lui auprès de sa femme. Mon petit camarade comme moi-même avions au départ mal interprété sa façon de se frotter l'entrejambe en poussant de gros soupirs, je suis obligée de l'admettre... Ce n'est qu'une information parmi beaucoup d'autres qui ne nous est pas dévoilée, vraisemblablement à dessein, pour nous désorienter autant que nous intriguer, mais qui participe à l'univers dense de la série.

Les intrigues secondaires sont tout-à-fait dans cet esprit.
Sur le pont, alors que la police découvrait le corps, une femme a demandé à Saga de laisser passer l'ambulance de son mari, en attente d'une greffe. Dans la plupart des séries, cette séquence serait juste là de façon anecdotique : soit afin de mettre en évidence la personnalité de Saga (et lancer une mini-intrigue sur la façon dont Saga va déposer une plainte contre Martin pour avoir laissé passer l'ambulance tout de même), soit tout simplement pour accentuer l'impression de chaos en pleine nuit sur le pont. Mais pas du tout. Quelques minutes après que l'ambulance soit passée, nous allons retrouver cette femme, à l'hôpital, faisant tout son possible pour que son mari bénéficie des meilleurs soins possibles. De tout le pilote, il ne sera pas fait allusion à une seule connexion entre cette question très médicale (choix du chirurgien, conditions du patient, etc...) et le corps retrouvé sur le pont, ce qui forcément ne manque pas de laisser le spectateur un peu désemparé, puisqu'il n'est même pas possible de formuler la moindre hypothèse sur les raisons pour lesquelles cette intrigue est présente tout au long du pilote.
C'est d'ailleurs ce qui fait tout le charme des fictions non-américaines, après des années de formatage US : l'effet de surprise ; ça m'a un peu rappelé la bonne surprise que j'avais eue devant le pilote polonais de Naznaczony qui, tout en reprenant des codes bien connus, parvenait à désarçonner le spectateur.
Plus intrigant encore, l'autre axe secondaire de l'épisode s'intéresse à une femme qui est dans une situation critique : sur le point d'être virée de son appartement avec ses deux enfants, et alors que son mari dépense leur argent en boisson et en drogues (il sera également mentionné qu'il bat son épouse comme ses deux enfants), elle fait appel à un étrange homme plein de mystère (Magnus Krepper, toujours aussi magnétique que dans Kommissarie Winter, même avec une moustache de l'impossible toute droit issue des années 70). Il m'a fallu aller sur la fiche Wikipedia pour découvrir que, contrairement à ce que je croyais, cet étrange bonhomme n'est pas du tout l'homme de main d'un réseau de prostitution (ma première hypothèse) ou l'adjoint du propriétaire de l'appartement de cette famille (ma seconde hyposthèse), mais un assistant social. Inutile de dire que la déroute est totale, puisque non seulement on ne voit pas le lien avec l'enquête principale, mais en plus, on ne comprend pas vraiment qui sont les personnages.

BronBroen-Magnus

Pendant tout l'épisode, le cerveau va donc s'efforcer de rattacher artificiellement tout cela, ces quelques éléments qui ne font pas sens (pas encore, faut-il supposer) à la découverte du corps. C'est très perturbant... sans être tout-à-fait désagréable.

Ces seuls éléments, sans même parler de l'enquête elle-même (comparativement, cette dernière serait presque moins intéressante, passé le détail sordide de la mise en scène du corps dont je ne vous révèle pas tout), suffisent à donner envie de revenir.
Bron/Broen n'a pas encore de date de diffusion sur arte, mais il faudra surveiller ça pour n'en pas louper une miette, à n'en pas douter. A choisir, je suis plus intéressée par ce pilote que par celui de Forbrydelsen, pour lequel l'enthousiasme était rapidement tombé et que je n'avais jamais poursuivi. Ici, le personnage de Saga Norén, l'ambiance incroyable de la série, sa réalisation soignée, son excellent cast et sa structure surprenante (ainsi qu'un grand talent pour les scènes d'adrénaline, comme le montre la scène finale du pilote dans la voiture, pendant laquelle j'ai dû me retenir pour hurler) réunissent tous les ingrédients pour scotcher le spectateur à son siège sans jamais lui rendre les choses faciles ; c'est à peu de choses près ce que j'attends d'un polar intéressant, par opposition à toutes les séries policières interchangeables qu'on a l'impression de voir sur les écrans.

D'après la masterclass qui a suivi à Série Series, la seconde saison de Bron/Broen serait actuellement en cours d'écriture (avec une nouvelle affaire), et le début du tournage est prévu pour octobre, tandis qu'un remake serait en projet entre la Grande-Bretagne et la France (bon, ça on le savait), ainsi qu'aux USA. A ce rythme, Bron/Broen va vite faire partie des séries scandinaves incontournables...

Posté par ladyteruki à 21:10 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

08-05-12

The London Complex

Ca faisait longtemps que je n'avais pas râlé, et étonnamment aujourd'hui, je vais me faire l'avocate de la fiction française (sort of). Faut croire que depuis que j'ai vu Hénaut Président, le changement c'est résolument maintenant, héhé.

C'est dans un article sur le final de la première saison de Homeland (diffusé avant-hier soir devant environ 4 millions de spectateurs) que je me suis trouvée confrontée à un paragraphe d'une rare violence :
"For British television, the brief relief at not being found wanting in comparison with Scandinavian shows (The Killing, Borgen, The Bridge) will be tempered by another round of cringing contrasts with America. And, while the alleged inferiority of British TV drama can be exaggerated – shows such as Sherlock, Life on Mars and Downton Abbey are envied in the US - the viewer and reviewer reception of Homeland here does raise issues that commissioners in this country need to consider."

Je ne suis pas experte en "fiction française", loooin de là, et je n'ai à vrai dire jamais caché mon aversion (et mes tentatives souvent infructueuses pour en sortir) envers nombre des séries nées sur notre sol. Mais je n'ignore pas que les débats font rage depuis de nombreuses années pour essayer de tirer celle-ci vers le haut. On prend les British en exemple (c'est souvent eux), et on se répète que la BBC fait ci, la BBC fait ça, et pourquoi France Télévisions n'en fait pas autant ? Il suffit de voir les nombreuses réactions suscitées par cette interview (qui figure parmi les plus retweetées de ma revue de presse téléphagique de ces derniers mois, difficile de ne pas y voir un signe) pour comprendre que nous aussi, nous nous comparons énormément à nos voisins pour mieux nous déprécier, parfois à l'excès.

Je ne suis pas experte en "fiction britannique" non plus, même si j'y travaille bien plus que pour les séries issues de mon propre sol. Mais force est de reconnaître qu'il y a énormément de bonnes fictions qui nous viennent d'outre-Manche, et que cet exemple pour sortir la "fiction française" de sa "crise" est bien plus réaliste que celui, longtemps employé et encore bien trop désigné comme modèle, de l'industrie télévisuelle américaine, totalement démesuré et hors de propos.
Mais dans le paragraphe ci-dessus, je me suis pris comme un coup dans les dents. Les Britanniques complexent quand même énormément sur l'état de leur fiction par rapport aux séries américaines (et, récemment, scandinaves) ! Rien que la petite liste proposée de séries ne pouvant être taxées d'inférieure ne semble justifier la qualité des fictions citées que par leur validation par les Américains ! On ne s'en sort pas.

Donc ils complexent sur leur fiction ; pendant ce temps, nous on complexe sur la nôtre... Et on n'en finit pas se dévaloriser les uns par rapport aux autres, quel chaîne de négativité, c'est incroyable.

LesPetitesBetesneMangentpaslesGrosses

Le comble de l'ironie, c'est quand même que l'auteur de cet article est parti d'un constat sur Homeland... une série qui est l'adaptation d'une fiction israélienne, Hatufim. Comme quoi les séries américaines ne sont visiblement pas le Saint-Graal... Je veux dire, à quel moment on arrête de se comparer aux petits copains et d'essayer de leur ressembler ? C'est visiblement un cercle vicieux.

OK alors, bon, vous savez quoi ? Et si on arrêtait de tous se flageller !
La télévision de la planète est riche en possibilités, certes, et avoir accès à sa diversité est un plaisir pour quiconque apprécie la bonne fiction. Je suis la première à le dire. Mais ça n'avance pas beaucoup le Schmilblick de passer son temps à prendre le meilleur de la télévision du voisin (bizarrement, jamais le pire) et de se dire qu'on est incapable de faire aussi bien.
C'est la leçon que, moi petite Frenchie, je tire du paragraphe cité ci-dessus : si les Anglais ont un complexe d'infériorité, alors toutes ces histoires de comparaisons n'ont aucun sens.

Pardon de réagir en tant que spectatrice française qui a beaucoup de mal avec la télévision française, mais cette ambiance constante de haine de soi n'aide vraiment pas à aborder la "fiction française" avec le sourire. Si on commençait par sortir du misérabilisme, pour commencer ?

On peut en finir avec les conversations de vestiaire et ranger le double-décimètre ? Apprécions ce que nous avons à sa juste valeur, au lieu de constamment rabaisser nos productions au prétexte qu'elles ne sont pas aussi bonnes que celles du voisin (quel qu'il soit). A force de débattre de la qualité de notre fiction, j'ai l'impression qu'on a fini par créer une sorte d'écoeurement de principe. C'est déjà pas facile de lutter contre les a priori qui se construisent à force d'expériences malheureuses, si en plus on baigne dans une morosité permanente parce que le voisin fait mieux, on ne va jamais y arriver.

Je dis souvent que ma prochaine grande aventure téléphagique sera celle de la fiction française. Faudrait juste qu'elle se libère de ce débat permanent sur son état, pour devenir un plaisir à nouveau.
Pardon pour le coup de gueule, mais je trouve qu'on n'est pas aidés.

Posté par ladyteruki à 17:16 - Point Unpleasant - Permalien [#]

25-04-12

lady's world tour - Escale n°9

Quatorze jours sans world tour. Autant dire une éternité !
J'espère que vous avez envie de voyager ce soir, parce qu'on va pas mal bouger, et inspecter... attendez je vérifie... oui c'est ça, absolument chaque continent du globe. Si vous ne trouvez rien que vous intéresse au cours de ce périple, c'est bien simple, je rends mon tablier !

JessicaMarais

- AUSTRALIE : Jessica Marais change de sexe
La belle Australienne Jessica Marais, connue dans son pays natal pour son rôle dans Packed to the Rafters, mais par le public américain pour sa présence sensuelle dans Magic City, incarnera le personnage principal d'une mini-série s'intéressant à Carlotta, la personnalité transgenre la plus célèbre d'Australie. Probablement afin de ne pas contrarier le planning de Marais (puisque Magic City a déjà été renouvelée pour une seconde saison), le tournage de cette mini-série australienne ne devrait pas commencer avant la toute fin de l'année, en vue d'une diffusion courant 2013.

- AUSTRALIE : soeurs ennemies
Et tant qu'on en est à parler de casting, la rumeur court que Rachel Griffiths, oui-oui, celle de Six Feet Under et Brothers & Sisters, aurait été approchée pour interpréter le rôle principal de la série faisant suite à Paper Giants. Oui, rappelez-vous : suite au succès de Paper Giants sur ABC1, la mini-série Howzat! (dont je vous ai pas mal parlé) avait été immédiatement mise en branle par Nine afin de surfer sur ce succès, mais ABC1 avait elle aussi bien l'intention de produire une suite pour Paper Giants ! C'est donc de ce projet-là qu'il s'agit, il n'a d'ailleurs pas encore de nom, et cette fois, il s'agirait de suivre la guerre entre deux publications féminines des années 90, Woman's Day dirigée par Nene King, et New Idea dirigée par Dulcie Boling. C'est le rôle de King qui aurait été offert à Griffiths, laquelle a déjà manifesté plusieurs fois son désir de revenir travailler dans son pays natal. On se souviendra qu'elle était apparue dans la première saison de Rake et elle sera également au générique d'un téléfilm-biopic sur Julian Assange aux côté d'Anthony LaPaglia ; c'est également à l'occasion des Logies de 2011 qu'elle avait annoncé à demi-mots et en avant-première l'annulation de Brothers & Sisters.

- LITHUANIE : premier-né
Vous ne connaissez pas forcément la comédie Mother & Son (si ça peut vous rassurer, j'ai vu le pilote, ça n'a rien d'excitant), pourtant ce sitcom de 40 minutes fait partie des plus célèbres fictions du petit écran australien. Ses six saisons, diffusées sur une période de 10 ans (entre 1984 et 1994), ont récolté plusieurs Logie Awards, et sont restées dans les mémoires des spectateurs, qui ont ainsi pu profiter du tandem entre un homme dans la quarantaine et sa mère souffrant d'Alzheimer. Cela semble donc être un bon choix lorsqu'un pays veut s'aventurer plus en avnat dans le domaine de la fiction, et c'est bien comme cela que semble l'entendre TV3 qui vient d'en acquérir les droits pour en lancer le remake. C'est la toute première fois que la Lithuanie fait ainsi l'acquisition d'un format étranger pour l'adapter, ce qui ne rend le geste que plus symbolique. 16 épisodes ont été commandés pour la version lithuanienne qui sera diffusée en septembre prochain. Mother & Son a déjà été adaptée pour de nombreux pays dont les States, le Chili, la Suède, le Danemark, la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni.

Luna

- ESPAGNE : audiences lunatiques
Quelques petites nouvelles de ce qui est supposé être le nouveau hit d'Antena3, la série fantastique Luna, el misterio de Calenda, qui raconte l'arrivée d'une adolescente dans un patelin perdu avec ses parents, et qui découvre qu'en réalité il se pourrait bien que les parages hébergent des loup-garous. On avait déjà eu l'occasion de dire combien la série avait été un énorme projet pour la chaîne, qui misait beaucoup dessus notamment en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors, qu'en est-il des audiences, trois semaines après le lancement de cette super-production ? Le pilote, diffusé le 10 avril, avait réussi à capter l'attention de 3,51 millions de spectateurs (soit 19,2% de parts de marché), un chiffre très honnête. La semaine suivante, 280 000 spectateurs avaient déserté, mais on restait tout de même dans des scores très corrects avec un peu plus de 3,2 millions de spectateurs (16,8% de parts de marché). Les résultats de la diffusion de l'épisode d'hier confirment que les audiences ont du mal à se stabiliser : à peine 3 millions de spectateurs pour seulement 15,8% de part de marché. Ca commence donc à sentir le roussi pour cette série fantastique qui ne parvient pas à se stabiliser, et a perdu un spectateur sur sept, en seulement trois semaines...

- ALLEMAGNE : le câble se réveille
Vous avez peut-être entendu parler un peu plus tôt ce mois-ci de Sky Deutschland, qui a décidé d'aligner les biftons pour faire main basse sur les droits de diffusion de la Bundesliga (le championnat national de foot allemand). Il semblerait que le groupe allemand soit actuellement dans une période de dépenses (ou d'investissement, selon le point de vue) puisqu'en prenant pour modèle les chaînes à péage comme HBO ou Showtime, ou encore TNT Serie qui en septembre proposera sa première fiction originale (Add a Friend, sur les relations humaines dans les réseaux sociaux), Sky Deutschland commence à envisager de se lancer elle aussi dans les séries. Pour l'instant Sky D n'en est qu'à rencontrer des producteurs pour jauger les projets qui lui sont proposés ; si les choses suivent leur cours, la première fiction de la chaîne pourrait apparaitre début 2014.

- ALLEMAGNE : commande massive de poulet chez Sat.1
Pensant visiblement qu'on était en pénurie, Sat.1 vient de lancer le tournage de deux nouvelles séries policières de plus. La première, Familie Undercover, s'intéresse comme vous l'aurez deviné à la famille d'un commissaire de police qui, relocalisée dans le cadre de la protection des témoins, doit s'adapter à sa nouvelle vie. L'autre série, répondant au nom de München Bayerstraße, est plus classique puisqu'elle suivra les enquêtes d'un tandem improbable entre un commissaire rôdé à la vie de la rue et un comte devenu enquêteur. Ce sont respectivement 7 et 6 épisodes qui sont prévus pour ces nouvelles fictions qui viennent s'ajouter à deux autres séries en développement : la dramédie Es kommt noch dicker, qui se déroule dans un hôtel thermal de luxe et dont la commande vient d'être portée de 7 à 13 épisodes, et une série médicale, Die Docs.

DanniLowinski

- UKRAINE : Danni fait des heures supp'
STB, le 5e network du pays, vient d'acquérir les droits pour un remake de la dramédie allemande Danni Lowinski. Rebaptisée Masha v Zakone, la série a également été achetée par la chaîne féminie Domashniy, l'équivalent russe de Téva au sein du groupe STS. Outre le sujet, celui d'une ex-coiffeuse qui reprend ses études pour devenir avocate et défendre Monsieur et Madame tout le monde, il est certain que ce qui a encouragé les chaînes ukrainienne et russe à se lancer dans cette aventure est le succès de la version belge de la série (elle aussi baptisée Danni Lowinski), lancée le 1er mars dernier sur VTM. La CW, qui avait en projet une adaptation pour les Etats-Unis l'an dernier, est-elle passée à côté de quelque chose en ne retenant pas le pilote ?

- EGYPTE : politique mais pas trop
L'une des séries en préparation pour le Ramadan commence à étoffer son casting. Um Assabereen, un biopic sur l'activiste Zainab al Ghazali, dont l'organisation féminine était liée aux Frères musulmans. C'est l'actrice Rania Mahmoud Yassin qui incarnera le rôle central de cette série, et elle a prévenu qu'il ne s'agit pas de délivrer un message pro-Frères musulmans via cette fiction : "flirter avec les Frères ou tout autre parti politique ayant du succès actuellement serait une idée stupide puisque personne ne peut prévoir quel parti conservera le pouvoir ou pas". Ca n'a l'air de rien, mais ne pas chercher à plaire à un parti (et du coup, potentiellement de lui déplaire) aurait été hors de question avant la révolution. Alors que les élections présidentielles égyptiennes auront lieu en juin et que le Ramadan commence vers le 20 juillet, on comprend d'autant mieux le désir de ne pas s'impliquer politiquement vis-à-vis d'un parti...

- INDE : danse avec les fous
La semaine dernière, Zee TV a lancé un nouveau soap, Phir Subah Hogi, en remplacement de la romance Ram Milaayi Jodi. Conformément à la tendance actuelle qui consiste à essayer d'ancrer les séries dans un contexte régional spécifique, cette nouvelle fiction nous emmène dans une région d'Inde où traditionnellement, les femmes de la tribu Bedia sont destinées à la prostitution afin de subvenir aux besoins de leur famille. Charmante petite coutume que voilà. Mais l'héroïne, Sugani, ne rêve que d'une chose : se marier. C'est pour elle le symbole de la liberté (comme quoi) et elle va donc faire son possible pour échapper à son destin de "danseuse" avant que ne vienne le moment fatidique de l'initiation. Fort heureusement, elle peut compter sur l'aide de sa mère. Bon, outre le pitch de la série, qui n'a rien de familier avec les soaps de la plupart des pays occidentaux il faut bien le reconnaître (une fois de plus, grâces en soient rendues aux Dieux du soap indien), le plus produit de Phir Subah Hogi, c'est que cela pourrait bien être la première série en Inde à prendre en compte internet dans son effort de promotion, notamment en démarchant des journalistes, blogueurs, et même activistes pour les droits de la femme présents sur internet afin de se faire l'écho de la série comme du phénomène social qui y est dépeint.

SuperCity

- NOUVELLE-ZELANDE / USA : comédie low cost
En 6 épisodes, la comédie Super City a apparemment réussi à se faire remarquer. Construite sur un principe qui me rappelle un peu Angry Boys, c'est-à-dire avec un acteur transformiste qui incarne une grande variété de personnages, la série repose donc sur les épaules de la comédienne Madeleine Sami qui incarne ici 5 personnalités différentes vivant dans une mégalopole. Ladite comédienne vient d'obtenir la possibilité d'exporter son talent aux USA puisqu'une adaptation de Super City pourrait voir le jour pour ABC, nous dit Deadline. Bon bah je vois ce que c'est, il ne me reste plus qu'à aller chercher le pilote de Super City pour voir de quoi il retourne.

- DANEMARK : Saint Somewhere Else
Les projets recevant des subventions ne sont pas toujours ceux qu'on croit. TV3 a donné le feu vert au développement d'un nouveau soap, nommé Sankt P. Ecrite par John Stefan Olsen, scénariste qui avait signé 2900 Happiness (le premier soap danois intégralement tourné en HD, et un grand succès pour TV3), la série connaitrait comme son aînée une première commande initiale de 48 épisodes. Le fonds public pour l'audiovisuel vient de lui fournir 350 000 couronnes danoises (un peu plus de 47 000 euros) pour lui donner un coup de pouce. Sankt P, plutôt que s'intéresser à de riches familles comme le faisait 2900 Happiness, se déroulerait dans un hôpital et ambitionnerait d'être hybride entre un soap opera classique et une série dramatique. Pourtant, comme l'emploi du conditionnel vous l'indique, Sankt P n'est pas encore certaine de voir le jour : la décision finale ne devrait être prise qu'à l'automne en vue d'une diffusion au printemps 2013. Pour faire monter les enchères, Olsen assure avoir une star au générique de la série, mais refuse de dévoiler son nom... Oh et tant qu'on en est à parler de fiction danoise, sachez que le tournage de Dicte a débuté cette semaine, soit un peu plus tôt que prévu, avec l'actrice Iben Hjejle dans le rôle principal.

- SUEDE : a licence to kill
Pour une fois, on va parler de Suède sans parler directement de fiction. En effet, la forme actuelle de la redevance pourrait bien disparaitre : en septembre prochain, une proposition de loi sera déposée pour que la taxe sur les diffusions télé et radio soit directement intégrée à l'impôt sous la forme d'une taxe complémentaire, demandée à absolument tous les contribuables. A l'heure actuelle, la redevance suédoise n'est demandée qu'aux foyers possédant une télévision ; ce prélèvement systématique permettrait donc de prendre en compte les nouveaux médias, qui permettent de regarder ou écouter des programmes via internet ou les portables, des outils actuellement non-imposés. Cette réforme fiscale pourrait prendre effet dés 2014 ; en l'occurrence, les choses sont en bonne voie puisque le projet a bonne presse auprès de la majorité.

Preamar

- AMERIQUE DU SUD : vague de fond chez HBO
Il y a du nouveau chez HBO Latino, et pas qu'un peu. De toutes les petites soeurs de la chaîne américaine éponyme, elle est celle qui a toujours montré le plus de dynamisme en matière de fiction originale, et elle ne se repose pas sur ses lauriers ! Outre la saison 3 de la série mexicaine Capadocia, la chaîne a aussi décidé de renouveler la série chilienne Prófugos, une sorte de road movie dans lequel un groupe de quatre jeunes chiliens devenait passeur de drogue, pour une seconde saison qui devrait être prête pour une diffusion en 2013. Vous croyez que c'est tout ? Absolument pas. Une autre série devrait faire dans les prochains mois ses débuts sur la chaîne : la comédie brésilienne FDP, qui s'intéresse au monde du football mais vu à travers les yeux d'un arbitre peu apprécié de son milieu. Plus mystérieux, un projet de série est actuellement en développement, à mi-chemin entre le drame et le thriller, par l'équipe d'Epitafios, mais pour le moment les détails sont tenus secrets. Cela fait beaucoup pour HBO Latino qui doit déjà lancer le mois prochain sa nouvelle série dramatique, Preamar. Ce drame chronique en 13 épisodes comment un promoteur immobilier en faillite, à qui il ne reste plus qu'une propriété sur la côte d'Ipanema, va tenter de faire repartir son business tout en cachant sa situation financière à sa famille.

- CANADA : gala Artis, demandez la dernière édition
Dimanche soir, c'était l'heure du gala Artis, une sympathique récompense québécoise qui met en avant plutôt les personnalités du monde de la télévision que les émissions et séries à proprement parler. Tout l'intérêt de ce prix, comme pour les Logies dont on a parlé plus tôt ce mois-ci, est de faire voter le public et donc d'avoir un véritable vote de popularité, donc une idée précise de ce qui plait à nos cousins les spectateurs québécois. Ainsi, du côté des acteurs, puisqu'on ne va pas s'embarrasser avec les présentateurs de talk shows et autres chroniqueurs sportifs, Daniel Brière et Anne Dorval l'ont emporté dans la catégorie des comédies pour leur rôle dans Les Parent, tandis que ce sont deux acteurs de Toute la vérité, Denis Bouchard et Hélène Florent, qui ont gagné une récompense dans la catégorie des téléséries.

- CANADA : dix-neuf deux fois deux
La chose n'est pas courante : une série québécoise de Radio-Canada qui pourrait connaître une adaptation sur son pendant anglophone CBC. Ce sera peut-être le cas de 19-2, une série policière de et avec Claude Legault (mais 'zavez vu, j'ai fait un effort pour pas remettre une photo pour la troisième fois de l'histoire des world tours...) dont d'ailleurs la deuxième saison devrait être produite cet été, ce qui est un peu un miracle puisqu'initialement, on se souviendra que Radio-Canada l'avait annulée. Un pilote sera donc produite pour 19-2 (prononcer nineteen-two, donc) afin de voir si une version anglophone est envisageable pour la chaîne publique. Le producteur de 19-2, Jocelyn Deschênes, est également en train d'attendre les upfronts pour voir si l'adaptation de la série Le Monde de Charlotte va atterrir à la rentrée sur NBC. Ca en fait, des adaptations anglophones tout d'un coup !

- CANADA : serrage de ceinture
Et tant qu'on en est à aborder le cas de CBC, je vous propose un petit récapitulatif du sort des séries de la chaîne, puisque celle-ci, suite aux coupes budgétaires énormes dont elle a fait l'objet (115 millions de dollars canadiens sur les trois prochaines années, et 650 emplois à supprimer pour amortir le choc), a bien été obligée de réduire la voilure. Les comédies InSecurity et Michael: Tuesdays and Thursdays ont ainsi été officiellement annulées, la chaîne préférant donner la priorité aux programmes d'une heure plutôt que d'une demi-heure. Reviendront par contre pour une nouvelle saison les séries Mr. D et Arctic Air, lancées en ce début d'année 2012 (rien d'étonnant vu les audiences d'Arctic Air, d'ailleurs), Heartland, et Republic of Doyle. Côté nouveautés, puisqu'il en faut bien, CBC a toujours dans ses prévisions la série Titanic: Blood & Steel en 12 épisodes (oui, c'en est encore une autre), et a racheté Murdoch Mysteries il y a quelques mois, sauvant la série de l'annulation sur Citytv.

Une dernière bonne nouvelle pour finir le post avec le sourire, quand même : la diffusion de Bron-Broen sur BBC4, le weekend dernier, marque un nouveau record pour la fiction scandinave outre-Manche : tout cumulé, c'est 1,097 million de spectateurs qui a découvert le premier épisode de la série. Pour vous faire une idée, le lancement de la diffusion de Borgen, dans des conditions de diffusion similaire, n'avait attiré que 629 000 spectateurs en janvier.

Oh et j'ai reçu un communiqué indiquant que la nouvelle version de DramaPassion serait en ligne le 5 juin, ça vaut ptet le coup de garder un oeil dessus, tiens...?

Bon alors, j'avais deviné ? Il y a un truc qui a retenu votre attention ? Dites-moi tout.

Posté par ladyteruki à 22:19 - Love Actuality - Permalien [#]

06-04-12

Royales nymphes

MonteCarlo2012

Je ne vous ai jamais caché mon affection toute particulière pour les cérémonies de récompenses.
Les Emmys, bien-sûr, tiennent le haut du pavé : c'est mon Noël à moi que j'ai. Les cérémonies internationales ou locales, si je n'en suis pas les célébrations télévisées pour des raisons assez évidentes (quand elles existent), sont également un trésor, puisqu'elles sont l'occasion de découvrir des séries d'horizons divers (vous imaginez bien que les International Emmy Awards sont du coup doublement géniaux).
La plupart de ces récompenses sont décernées à partir de candidatures spontanées de la part des productions ; ainsi, une série qui aura eu peu d'exposition ou de succès peut ainsi trouver une seconde vie en festival si sont équipe a la niaque ! Connaissez-vous plus génial pour déterrer des pépites que lorsqu'elles bondissent à portée de pioche ? Voilà. Ajoutez à cela les séries qui ne sont pas encore diffusées, ou depuis très peu de temps, et ça devient vraiment la fête. Il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des idées de découverte.

Voici quelques unes des catégories concernant les séries qui ont été dévoilées cette semaine en vue du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain à... Monte-Carlo. Bien-sûr. L'occasion notamment de faire nos emplettes parmi les mini-séries dont je vous avoue que je n'ai jamais entendu parler, pour la plupart. Mes yeux arrondis et gourmands ont découvert cette liste, c'est donc maintenant votre tour, mais, à la différence du site du festival, cette fois, je vous fournis les titres originaux. Ca aide, pour les recherches, si vous voyez ce que je veux dire...

BombGirls Tornarem GlebokaWoda LesHommesdelOmbre Tonbi TiberioMitri-Ilcampioneelamiss

PuceMonteCarlo2012 Meilleure mini-série :
- Bomb Girls (Canada)
- Les Hommes de l'Ombre (France)
- Toussaint Louverture (France)
- Henry 4 (Allemagne)
- Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Tonbi (Japon)
Głęboka woda (Pologne)
- Krepost (Forteresse de Brest) (Russie)
- El Precio de la Libertad (Espagne)
- Tornarem (Espagne)
- Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleur acteur :
- Bruno Wolkowitch dans Les Hommes de l'Ombre (France)
- Jimmy Jean-Louis dans Toussaint Louverture (France)
- Julien Boisselier dans Henry 4 (Allemagne)
- Luca Argentero dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Shinichi Tsutsumi dans Tonbi (Japon)
- Marcin Dorocinski dans Głęboka woda (Pologne)
- Dominic West dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleure actrice :
- Meg Tilly dans Bomb Girls (Canada)
- Armelle Deutsch dans Henry 4 (Allemagne)
- Martina Stella dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Kyouko Koizumi dans Tonbi (Japon)
- Katarzyna Maciag dans Głęboka woda (Pologne)
- Bea Segura dans Tornarem (Espagne)
- Emily Watson dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

TheSlap BronBroen GranHotel NankyokuTairiku OstrovNienoujnirLioudei Rita

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries dramatiques :
- Michael McMahon - Helen Bowden - Tony Ayres pour The Slap (Australie)
- Philippe De Schepper pour Vermist (Belgique)
- Luis F. Peraza - Roberto Rios - Pablo Larrain pour Prófugos (Brésil)
- Sevda Shishmanova - Dimitar Mitovski - Ivan Doykov pour Pod Prikritie (Bulgarie)
- Josée Vallée - Renée-Claude Brazeau - Richard Speer pour La Galère (Canada)
- Anne Marie La Traverse - Bill Mustos pour Flashpoint (Canada)
- Christina Jennings - Scott Garvie - Noel Hedges pour Murdoch Mysteries (Canada)
- Lukas Reiter - John Grisham - John Morayniss pour The Firm (Canada)
- Christian Torpe - Karoline Leth - Jesper Morthorst pour Rita (Danemark)
- Roope Lehtinen - Tarja Ahava - Mikko Pöllä pour Helsingin Herra (Finlande)
- Claude Chelli pour Braquo (France)
- Jörg Winger pour SOKO Leipzig (Allemagne)
- Gerda Müller - Philipp Steffens pour Der letzte Bulle (Allemagne)
- Gábor Kálomista pour Hacktion (Hongrie)
- Guido De Angelis - Nicola De Angelis - Ciaran Donnelly pour Titanic: Blood & Steel (Italie)
- Akihiko Ishimaru - Hidenori Iyoda - Yasuhiro Yamada pour Nankyoku Tairiku (Japon)
- Rachel Lang - Gavin Strawhan - Chris Bailey pour Nothing Trivial (Nouvelle-Zélande)
- Patrícia Sequeira - Cristina Soares pour Velhos Amigos (Portugal)
- Vitaliy Bordachev - Vlad Riashyn pour Jizn i Priklyucheniya Mishki Yaponchika (Russie)
- Nelia Molato-Sutrisno - CheeK - Christopher James pour The Kitchen Musical (Singapour)
- Jung-Min Kim - Hyun-Suk Park - Nah-Jung Lee pour Goongjuui Namja (Corée du Sud)
- Ramón Campos - Teresa Fernández-Valdés Calderón pour Gran Hotel (Espagne)
- Anders Lundström - Bo Ehrhardt pour Bron-Broen (Suède)
- Dollezhal'l Artem - Minzyanov Yuriy - Riashyn Vlad pour Ostrov Nienoujnir Lioudei (Ukraine)
- Gareth Neame pour Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Jo Wright pour Midsomer Murders (Royaume-Uni)
- Sally Woodward Gentle pour Whitchapel (Royaume-Uni)
- Terence Winter - Martin Scorsese - Tim Van Patten Stephen Levinson, Mark Wahlberg pour Boardwalk Empire (USA)
- David Benioff - D.B. Weiss - Frank Doelger - Carolyn Strauss pour Game of Thrones (USA)
- Robert King - Michelle King - David Zucker - Brooke Kennedy pour The Good Wife (USA)

Laid FaispasciFaispasca CallMeFitz Coacherna FreshMeat MulherdeFases

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries comiques :
- Andy Walker - Marieke Hardy - Kirsty Fisher - Liz Watts pour Laid (Australie)
- Johan Tuyaerts - Jan Keersmaekers - Els Chapelle pour Red Sonja (Belgique)
- Luís F. Peraza - Roberto Ríos - María Ángela de Jesús pour Mulher de Fases (Brésil)
- Sheri Elwood - Teza Lawrence - Michael Souther pour Call Me Fitz (Canada)
- Mary Darling - Clark Donnelly pour Little Mosque on the Prairie (Canada)
- Marleen Beaulieu - Joceline Genest - André Provencher pour Les Parent (Canada)
- Christian Rank pour Lykke (Danemark)
- Guillaume Renouil pour Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Joëy Faré pour Kaboul Kitchen (France)
- Justin Healy - Stephen McCrum - Martin Delany pour Mrs Brown's Boys (Irlande)
- Carlo Principini pour Tutti Pazzi per Amore (Italie)
- Ana Costa pour Os compadres (Portugal)
- Anna Croneman pour Coacherna (Suède)
- Judy Counihan - Phil Clarke - Andrew Newman pour Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Tina Fey - Lorne Michaels - Robert Carlock pour 30 Rock (USA)
- Christopher Lloyd - Steve Levitan pour Modern Family (USA)
- Chuck Lorre - Bill Prady - Steven Molaro pour The Big Bang Theory (USA)

A noter que les prix de l'audience télévisuelle sont annoncés plus tardivement, en général en partenariat avec Eurodata sur la base des audiences de quelques pays (5 pays participaient à la mesure l'an dernier il me semble, ça fait peu). Ca représente ce que ça représente, mais ça a le mérite d'exister ; on y reviendra plus tard. C'est en général une catégorie où les séries américaines deviennent étrangement sur-représentées, on se demande pourquoi ! Sauf pour le prix remis aux soaps, ça va de soi.

En-dehors de ça, je remarque quelques petites choses.
D'une part, le Festival de Monte-Carlo a une drôle de façon de considérer les productions internationales. Apparemment, il n'était possible de soumettre qu'un seul pays ; c'est par exemple parlant pour Bron-Broen ou la mini-série Titanic: Blood and Steel. Ca surprend, un peu, la première fois... A l'heure où la co-production internationale est en plein boom (c'est le résultat de l'équation entre les financements serrés et la mondialisation), la compétition ne semble retenir qu'un pays, ce qui est légèrement contradictoire avec l'esprit de récompenses internationales.
Et puis, il faut quand même admettre que les mini-séries, notamment, tournent un peu en boucle. C'est l'inconvénient, et il en fallait bien un, des récompenses attribuées à des candidats qui s'inscrivent eux-mêmes : si on reçoit un nombre limité de candidatures [valables] au trophée, on revient un peu toujours aux mêmes. Bon et puis, retrouver Bomb Girls dans cette catégorie, heu, bon. La production de la série ne pouvait probablement pas ignorer le renouvellement, et les dates limites de candidature étaient au 15 mars, donc ça parait un peu gonflé.
Le système des candidatures spontanées donne ainsi une vision assez étrange de la planète, où on trouve soudain plein de séries "de l'Est" (Russie, Pologne, Hongrie, Bulgarie) mais quasiment pas d'Australie, par exemple, ou d'Amérique du Sud, et puis alors là, c'est pas la peine d'aborder le continent africain, par exemple, c'est déprimant.
Mais on sent que les Frenchies en veulent et que, dans un festival qui se déroule dans leur langue, ils ont toutes leurs chances pour séduire le public, avec de nombreuses séries bien de chez nous en compétition, et dans une palette de fictions très diverse. On a ptet nos chances, tiens.

En tous cas, vous trouverez de nombreuses séries qui ont déjà été évoquées dans ces colonnes, à l'occasion de news et/ou de reviews. Je vous encourage donc à user et abuser des tags (ils aiment ça !) pour en apprendre plus sur les séries qui vous disent vaguement quelque chose mais dont vous ne parvenez pas à déterminer exactement quoi. Ne faites pas semblant. J'ai vu votre tête.

Posté par ladyteruki à 13:38 - Love Actuality - Permalien [#]