ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-08-11

It's all fun and games, until...

Until

Après une première saison dévorée en moins d'une semaine (pourtant chargée), je commence à sérieusement caler sur Friday Night Lights. Au point que je regarde un épisode par jour, et encore, un peu à reculons. En cause ? Eh bien, essentiellement le fait que franchement, les ados, ça va quoi. Je suis pas là pour ça. C'est d'ailleurs pas grâce à eux qu'on me l'a vendue. Et sincèrement, ça m'ennuie puissamment.

Je trouve de très bonnes choses dans la série, et le post qui en traitera n'est peut-être pas encore publié, mais croyez-moi, déjà en l'état, il est plutôt long. Le couple Taylor fait certainement partie de mes axes favoris, ensemble ou séparement, c'est toujours un plaisir. Et même chez les ados il y a des personnages que j'apprécie.

Mais là franchement, et alors que la 2e saison est plus courte, je pédale dans la semoule. C'est vraiment rare qu'une série que je dévore comme ça (même s'il m'aura fallu 5 épisodes avant d'accrocher) me pèse de cette façon. C'est même du jamais vu, au point que je me demande actuellement si je n'ai pas, justement, trop insisté, et si l'enthousiasme que j'ai ressenti la semaine dernière n'était pas en fait une illusion. Peut-être que Friday Night Lights n'est définitivement pas pour moi, n'en déplaise aux heures extatiques que j'ai passées avec le Coach, Tami, mais aussi Jason Street, Lyla Garrity, Matt Saracen... mouais... en fait les personnages ados qui m'insupportent le moins sont ceux qui sont en retrait dans la plupart des épisodes que j'ai vus jusqu'ici. Tout s'explique.
De vous à moi, Landry est bien gentil, mais je le préférais en second rôle. Je sais pas avec qui l'acteur couche, mais du moment que ça marche, hein...

Les intrigues qui me plaisent sont balayées (mais on y reviendra, j'ai remarqué que les intrigues subissent souvent ce genre de sort), au profit d'autres qui dansent dangereusement sur le dos du requin (Landry, encore). Et l'arrivée de Jessalyn Gilsig, qui savait pourtant m'être agréable à l'époque de Boston Public, et qui est devenue la nana qu'on place dés qu'on veut faire chier sans s'escrimer à lui écrire quoi que ce soit, parce qu'être saoulante lui vient naturellement, n'est pas pour arranger les choses.

Je suis à mi-chemin entre la fatigue et la déception. Pour un peu, j'aurais envie d'abandonner, mais je me retiens parce que je me dis que si j'ai su survivre à la 9e saison de Roseanne, je devrais pouvoir flirter avec n'importe quel abysse télévisuel.
Quand les comparaisons avec la saison 9 de Roseanne commence, on sait que l'avenir est sombre, quand même.

Friday Night Lights n'aura-t-elle été qu'une simple passade d'une seule saison ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Friday Night Lights de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:28 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

07-09-10

Télé éducative

Aujourd'hui, un post de pure science-fiction. Non, ce n'est pas la suite de mes interrogations lasses sur les pitches de SF (qui d'ailleurs ont largement été atténuées par la découverte de District 9 sur les recommandations éclairées de Livia), mais un post qui en lui-même, relève de l'imaginaire.

Il y a eu une naissance, récemment, dans mon entourage. Fait peu courant parce que, globalement, on est en froid avec la plupart des membres de notre famille, mais surtout parce que, même en cherchant bien parmi ceux à qui on ne cause plus, on doit être 5, à tout casser, à être dans la tranche d'âge où on pourrait faire des enfants. Dont ma sœur, moyennement motivée, et ma cousine, pas tellement plus convaincue mais bon, elle vient de se marier, on en reparlera dans quelques temps ; du côté des garçons j'ai pas de nouvelles mais apparemment ce n'est pas à l'ordre du jour. Quant à moi, j'ai clairement fait savoir qu'il valait mieux porter ses espoirs sur autre chose, qu'au mieux je veux bien produire quelques textes chaque semaine, mais que c'est tout ce qu'on fera sortir de moi (et à l'approche des trente ans, mes parents commencent à réaliser que je ne déconne pas et que les chances que je change d'avis s'amenuisent). Donc, la natalité, dans ma famille, c'est pas ça qu'est ça. Obligée de me tourner vers les proches en-dehors du cercle familial.

Cette naissance a donc déclenché quelques interrogations de ma part, dont le tout naturel : "et tu vas lui faire regarder quoi, à ton gosse ?". Ce qui, nous en conviendront tous, est une question des plus évidentes lorsque l'enfant paraît. Devant l'absence de réponse de mon interlocutrice (dévoilant par là que son projet éducatif n'est pas encore bien clair), je me suis donc mise à imaginer ce que moi, je ferais voir à mon gamin, si par le plus grand des malheurs il m'en venait un.
Malheur qui, si je puis me permettre, serait probablement réciproque chez ledit bambin : "maman c'est quand qu'on mange ?"/"chut, laisse-moi finir ma saison".

Baby

En tant que téléphage, la télévision fait partie intégrante de l'arsenal que je déploierais pour éduquer un gamin. C'est tellement évident que je ne devrais même pas avoir besoin de le préciser.

Je ne dis pas qu'il serait question pour moi de me servir de la télé comme d'une nourrice, au contraire. Je ne vois pas l'intérêt de mettre un chérubin qui ne sait pas encore parler devant une télé qui blablate à longueur de temps, pour commencer. On ne regarde pas la télévision parce que ça bouge et ça fait du bruit, on la regarde parce qu'elle raconte quelque chose, de réel ou de fictif (souvent un peu des deux), et pour cela il faut que la parole soit déjà présente, ça semble logique. Certes, je ne suis pas très au fait de ce que disent les spécialistes sur la capacité de compréhension d'un bébé avant et après qu'il possède le don (ou la malédiction, ça dépend du point de vue) de parole, ça se trouve un bébé est tout-à-fait capable de piger ce qui se dit dans un programme pour jeunes enfants, je n'en sais rien, je m'en fiche. Là, tout de suite, un expert débarquerait pour me dire qu'un enfant de 6 mois peut suivre sans problème un épisode d'A la Maison Blanche, c'est le même tarif. Si le gamin ne peut pas parler, je ne vois pas pourquoi il regarderait la télé.
Évidemment, je ne le parquerais pas dans son berceau pendant que je regarde moi-même la télé, il serait éventuellement envisageable que quand je la regarde, il soit dans les parages, donc il pourrait l'entr'apercevoir, mais je ne lui ferais pas spécialement regarder.
Ce serait plutôt une façon réaliste de lui faire comprendre que dans les décennies à venir, s'il me cherche, il sait où me trouver : cherche l'écran, tu trouveras maman.

Ainsi donc, être capable de communiquer avec le gamin semble, de façon instinctive, logique. S'il ne peut pas discuter de ce qu'il voit, ça n'a pas le moindre intérêt. Ensuite, effectivement, viendraient les années les plus horripilantes, quand le gamin peut parler mais n'a rien à dire et finit par faire du bruit. Je vous avoue que ces 3, 4, ou peut-être 5 années-là sont une des grandes raisons qui m'incitent à ne pas faire d'enfant (ça, et les 15 suivantes ; en gros, je suis tout-à-fait prête à avoir un enfant s'il m'est livré majeur, par exemple). Il y a probablement des choses à faire regarder à un enfant qui est en maternelle, mais pour ma part je n'en vois aucune actuellement.

En fait, je commence à avoir une idée précise des séries que je ferais regarder à un enfant vers l'âge de 6 ou 8 ans, mettons.
Instinctivement, j'ai envie de dire que beaucoup des séries que j'ai vues dans ma propre jeunesse lui seraient recommandées. Punky Brewster, par exemple, très bien. Ricky ou la Belle Vie, très bien aussi. Des séries mignonnes, tous publics (enfin, je me suis pas fait d'intégrale mais d'après mes souvenirs et les pilotes revus récemment, je pense quand même que je ne m'avance pas trop), mais pas abrutissantes. Je ne vais pas me donner la peine de donner naissance à un gamin si c'est uniquement pour qu'il aille grossir les flots de décérébrés qu'on trouve déjà en quantités un peu partout. Non, si je dois avoir un mioche, autant ne pas le trépaner. Car ces séries ont quand même le mérite de n'être pas totalement des séries de Bisounours : une orpheline qui vit dans la rue, un petit garçon qui n'a pas de maman... bon, on ne va pas se le cacher, ce que je vais donner à manger téléphagiquement à mon gamin imaginaire, c'est pas quelque chose d'idéalisé.
Hélas, je n'arrive pas à penser à un exemple de série récente qui s'inscrive dans cette démarche. Des idées ?

Mais surtout, c'est ensuite que les choses se jouent. Jusque là c'est facile : le mioche vit en circuit quasi-fermé, il n'a pas de raison de sortir du cadre scolaire ou familial sans encadrement, il est culturellement contrôlable. Mais vient l'âge honni de la pré-adolescence, et là, tout bascule. Les forces qui sont en jeu sont énormes. Il faut lutter contre la société toute entière.
Le défi ? Éloigner mon rejeton des tentations des séries Disney.

En garde, héritières hélas inévitables de Hannah Montana, remakes honteux de Phénomène Raven, surenchères de niaiseries chantées à la Sonny with a Chance ! Ce n'est pas parce que tout le monde les regarde qu'il faut que le fruit de mes entrailles en fasse autant. Et si tout le monde se jette du haut d'un pont, est-ce qu-... Hm. Passons. Non, c'est un combat à la vie à la mort pour le salut de l'âme de la Bête pré-adolescente qui vit dans la chambre dans laquelle je ne peux plus entrer. Oh, c'est sûr, je vais me faire haïr pour ça, mais de toute façon je vais me faire haïr, alors autant que ce soit pour la bonne cause.
Et avec les années, le défi va augmenter. Alors qu'inexorablement, je vais devoir laisser l'Animal sortir de la maison de plus en plus souvent, pour des motifs qui me sembleront ridicules tels qu'aller faire du lèche-vitrines, se retrouver pour jouer au foot, ou même, jusqu'où ira la débauche, des pyjama parties (et encore, Dieu nous préserve des goûters d'anniversaires, mais enfin tu l'as pas déjà fêté l'année dernière ?!), je vais perdre le peu de contrôle que j'avais sur la consommation téléphagique de la Bête, c'est sûr.

C'est pour ça qu'il faut prendre les devants avant même les 10 ans. C'est ce que préconisent tous les spécialistes de la téléphagie. Statistiquement, c'est à ce moment-là ou jamais. Il me faudra alors regarder le plus possible de bonnes séries avec mon gamin, des séries récentes, évidemment, on ne veut pas l'effrayer ce petit, mais des classiques, aussi : 10 ans, La Belle et la Bête. 11 ans, Une Nounou d'Enfer. 12 ans, V. 13 ans, Oishii Gohan.14 ans, Pushing Daisies. 15 ans, Angela, 15 ans. 16 ans, A la Maison Blanche, Boston Public, Mousou Shimai, Roseanne, Better Off Ted... Je n'aurai jamais assez de temps !
Et ne pas juste lui faire regarder, non, regarder avec lui, et discuter, discuter, discuter, et expliquer, expliquer, expliquer...

Ça m'épuise juste d'en parler.
C'était déjà tellement difficile de m'éduquer moi-même téléphagiquement ! Regardez : bientôt 30 ans, et j'en suis à peine à aborder l'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Sud... Non, il y a trop de boulot. La tâche est énorme.
Rien que pour ça, papa, maman, désolée, mais je ne ferai jamais d'enfant.

Posté par ladyteruki à 22:08 - Contagion - Permalien [#]

23-04-10

Profession : résumeur

Tous les téléphages ont, au moins une fois, imaginé exercer un métier dans le milieu de la télévision. A plus forte raison lorsque le téléphage en question est ado et n'a pas encore perdu toutes ses illusions. Il y a ceux qui rêvent d'être acteurs, ceux qui veulent écrire des scénarios, ceux qui veulent décider des grilles des chaînes...
...moi, je voulais travailler à Télé Z. Entre deux scénarios.

Télé Z, à mes yeux, c'était le Valhala.
Déjà on était toujours le premier au courant quand il y allait y avoir un pilote qui allait être diffusé. Et ça c'est quand même le pied, il faut le dire.
Mais pas seulement. Il y avait, niché au fond à droite dans la salle de rédaction de Télé Z telle que je me l'imaginais, un poste en or : résumeur. Imaginez le truc : chaque semaine, il faut rédiger les résumés de l'intégralité des séries (et accessoirement, des films) présentés dans les colonnes du programme. Dans ma tête, cela ne pouvait signifier qu'une chose : il fallait tout regarder. Le Valhala, vous dis-je.

Afin de pouvoir postuler sérieusement à cet emploi, je me suis dit que j'allais regarder comment ça se faisait. J'ai commencé à lire les résumés de Télé Z ; le truc que personne ne fait jamais, osons le dire.
Voici comment j'ai perdu quelques unes de mes illusions, au moins celles qui étaient en rapport avec Télé Z (mais si on ne perdait que ces illusions-là, la vie serait belle, finalement).

Car il est apparu comme évident que jamais au grand jamais le résumeur de Télé Z ne regardait ce qu'il résumait. Et pour une téléphage comme moi, même si à l'époque je n'en étais qu'à mes premiers symptômes, c'était quand même très, très grave.
La révélation m'est apparue avec un résumé de SPACE 2063. L'un de mes épisodes favoris (avec quelques autres) s'appelait Très chère Terre, et il était résumé (de mémoire) comme suit par Télé Z :
"Shane reçoit une lettre de sa sœur. Il est furieux."
Rien de choquant outre mesure, sauf si on a regardé la série et qu'on sait... que Shane est une femme. Bon, déjà on a un problème. Ne pas regarder l'épisode, c'est une chose, mais ne même pas savoir que Shane Vansen est une femme, là quand même, ça démontrait bien que le résumeur n'avait même jamais vu la série ; de là à en conclure qu'il ne voyait pas le reste de ce qu'il résumait non plus, il n'y avait pas loin. Plus tard, bien plus tard, j'ai fait la connaissance d'internet, et j'ai appris que c'était également une pratique courante sur les sites proposant des résumés d'épisodes ; ça me fait penser qu'il faut que je prenne le temps de faire les synopsis pour SPACE 2063, entre autres.

Alors après, évidemment, il y a le problème de la place. Le résumeur n'a que, quoi ? Au mieux, deux lignes pour résumer l'épisode ? A ce petit jeu, c'est tout simplement du tweet avant la lettre. Et je compatis, ça ne doit pas être facile.

Mais certains résumeurs ont en plus une approche vicieuse de leur profession : ils l'exercent avec toute la mauvaise foi dont ils peuvent être capables. A mi-chemin entre "d'façons je n'ai pas vu l'épisode" et "même si on me payait je ne ferais pas mon boulot correctement" (puisque j'ai acquis la conviction que le résumeur n'est autre que le stagiaire non-rémunéré qu'emploie le programme télé), les résumés des publications de ce type, de Télé Z à Télé Loisirs en passant par Télé 7 Jours, et j'en passe, sont finalement une sorte de blague que l'univers nous envoie à nous autres connaisseurs, le truc qui ne fait hurler de rire ou pleurer de pitié que le téléphage, le vrai, celui qui sait de quoi on cause. Une private joke cosmique.

Depuis que mes illusions sur Télé Z et ma profession de rêve sont tombées, et après une saine période durant laquelle il m'a fallu faire le deuil du Valhala, je lis désormais ces résumés avec amusement. Aujourd'hui je n'achète plus de magazine télé, mais les programmes en ligne ne manquent pas de savoureuses occasions d'embrasser répétitivement le bord de son bureau avec le front.

TeleZ

Par exemple, voilà une pièce à conviction lue récemment sur Programme-tv.net
"A Winslow High, le lycée huppé des quartiers chics de Boston, Lipschultz et Harper sont en proie à d'incessants dilemmes existentiels. La jeune Dana devrait-elle être forcée à porter un soutien-gorge sous peine d'être renvoyée de l'établissement ? Doit-on réellement craindre les parents de Jason Harrelsons, qui menacent d'attaquer le lycée en justice si leur fils n'obtient pas la moyenne en histoire ? Et que faire avec le jeune professeur Harry Senate, qui manipule un pistolet en classe ?..."
(Boston Public - 1x01)

Il y a d'un côté les incohérences (quartier huppé des quartiers chics, vraiment ?!) qui tendent à laisser penser que le résumeur n'a pas vu l'épisode, ou qu'au mieux, il ne l'a pas compris... et puis de l'autre, il y a le ton employé pour poser clairement les problématiques de la série. Le résumeur a vraisemblablement tout compris de l'angle de la série. Et surtout, il l'a totalement prise au sérieux. Sur l'air de "genre, ahahah, le prof qui a un flingue et qui tire en classe, et ahahah, un procès contre un lycée, mais quels déconneurs ces américains !".

Et là je me dis... même gratuitement, je ferais un tellement meilleur résumeur que ça. 'Croyez pas ?

Posté par ladyteruki à 13:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

22-04-09

[DL] The Wedding Bells

Bon alors, je suis assez mitigée sur ce générique. On va donc commencer par la bonne nouvelle : la chanson est très enlevée, parfaitement assortie à la série, et, j'ai envie de dire : on sent tout de suite que c'est créé par David E. Kelley, aussi. La chanson, bien. Bonne note. Si je devais donner des notes aux génériques, ce que je ne fais pas, certes. Mais bonne note. Limite félicitations du jury. En plus, un vrai générique de 30 secondes, on va pas non plus commencer à râler.

TheWeddingBells
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ah, tiens, si, je vais quand même râler. Vous vous attendiez à quoi d'autre de ma part ? Car c'est là la dure vérité, j'ai aussi des doléances à adresser à ce générique : son extrême pauvreté graphique. Vous allez me traiter de gonzesse (et vous aurez raison), mais moi je trouve que tant qu'à faire une série sur le thème du mariage, autant y aller plein pot. La lettrine pour les noms des acteurs, c'était un début. Mais juste un début ! Il fallait pousser le concept plus loin : montrer ça sous la forme de faire-part, ou de photos dans un album-souvenir de mariages (avec des cotillons collés dans les coins et une jarretière en souvenir, par exemple), ou je sais pas moi, au minimum, un joli cadre autour des images. Parce que là, nous coller simplement des extraits, c'est pas très glorieux, quand même. Nan, enfin, c'est pas du boulot, c'est ni fait ni à faire... Une bonne chanson de générique, c'est bien, m'enfin ça fait pas tout...

Il est vraiment pas doué pour ces génériques, Kelley, j'ai remarqué. Il n'y a bien que The Practice qui ait du mérite. Tiens, d'ailleurs faudra que je vous le file à l'occasion, je vois que je ne l'ai pas encore fait et c'est un oubli qui se doit d'être réparé au plus vite.
Enfin bon, pour The Wedding Bells en tous cas, on peut parler d'un nouveau plantage en la matière ; un peu come Boston Public dont la musique était là aussi excellente, et visuellement, c'était très pauvre. Estimons-nous déjà heureux que dans celui de The Wedding Bells, les personnages ne se contentent pas de parler en marchant, de marcher en parlant, et ainsi de suite, comme c'est, je le répète, le cas de beaucoup de séries donc Kelley s'est rendu coupable par le passé. Comment un homme qui aime autant la musique et qui travaille pour la télévision peut-il négliger autant l'aspect de ses génériques, ça me dépasse ?!
Bon allez, fini de palabrer, je vous libère. Faites-moi juste penser à vous donner le générique de The Practice.

Et pour ceux qui manquent de culture : la fiche de The Weddings Bells de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:18 - Médicament générique - Permalien [#]

Un peu cloche

"Une nouvelle série de David E. Kelley !!! Je vais me jeter dessus !"
Ce serait une réaction plutôt logique de ma part quand on sait à quel point j'aime The Practice (c'est vrai aussi que je n'ai vu que les premières saisons mais c'était pour des raisons purement circonstancielles), ou combien je peux prendre plaisir à un bon Boston Justice ou Boston Public (mais pas Boston Common, rien à voir avec la choucroute). Eh bah pourtant, ça ne m'a pas cet effet il y a deux ans quasiment tout pile quand a surgi The Wedding Bells, preuve que vraiment, c'est pas mon genre de suivre les oeuvres de telle ou telle personne à la trace (il suffit de voir le temps que ça me prend pour vous vendre Amber Tamblyn pour le vérifier, cela dit). Je vous avais bien dit que j'étais pas du genre à être fan...

Mais comme le quizz de SeriesLive m'a mise au pied du mur, m'humiliant une fois de plus en me retirant 5 points à une question insidieuse, pour ne pas m'énerver devant mon PC devant certaines questions finalement simples si on prend la peine de s'informer, me voilà un peu contrainte et forcée de me cultiver un peu. Ce quizz me rendra folle, mais ça on l'a déjà établi dans le post précédent. Et je n'ai pas fini de vous le prouver, d'ailleurs.

Alors me voilà hier en train de m'envoyer le pilote de The Wedding Bells, sans effet "waouh c'est un nouveau Kelley", et sans non plus l'extrême inverse genre "si j'ai pas regardé à l'époque c'est que je devais avoir une bonne raison" ; juste en attendant de voir ce que ça peut bien donner.

En plus, à la base, The Wedding Bells est un peu plus originale que la moyenne, ce qui fait du bien. C'est aussi bien une idée nouvelle en général que dans le cas de Kelley en particulier, donc que des raisons de s'en réjouir ! Ce n'est pas une série policière de plus dans les grilles, et ce n'est pas une série judiciaire de plus pour le créateur. A la limite on ne s'étonnera pas que ça n'ait pas marché, en fait.

Pour ceux qui comme moi ont apparemment loupé un épisode (ou plutôt 5), voilà un petit cours de rattrapage : les soeurs Bells ont repris l'entreprise familiale gérant le Wedding Palace (d'où le titre de la série, mais où vont-ils chercher des jeux de mots si subtils ?), où sont organisés, je vous le donne en mille, des mariages, c'est bien votre cas n'est pas tout-à-fait désespéré en anglais. Sauf qu'évidemment les mariages ont tendance à poser problème, et il en va de même pour les tempéraments des trois sœurs ainsi que des trois mâles de l'entreprise, à savoir le photographe (qui, si ce n'est encore fait et ça m'étonnerait de lui, donnera envie à Nakayomi de découvrir la série), le chanteur du groupe qui anime les soirées de mariage, et le mari de l'une des trois sœurs (qui fait à peu près tout ce que les autres ne veulent pas faire). Rien à voir avec le pouvoir des trois : rien ne sauvera jamais un mariage de la débâcle, ni les sœurs de la discorde, puisqu'elles se cherchent en permanence des poux dans la tête (mais n'est-ce pas là la définition d'une frangine ? Spéciale dédicace à la mienne !).

On partait donc d'un petit pitch sans prétention mais quand même bien rafraîchissant dans le contexte ambiant.
Le cast est en plus relativement appréciable. Bon, personnellement je n'ai pas autant de louanges à chanter sur Michael Landes que d'autres personnes de ma connaissance, et Teri Polo ne m'est pas spécialement sympathique, mais l'ensemble fonctionne bien, c'est léger, drôle, et les guests (en tous cas pour le pilote) sont plutôt bien choisis (même si j'ai été infoutue de trouver Renée Taylor qu'IMDb m'avait pourtant promise, ya eu arnaque ; mais au moins les sœurs Tom formaient un super tandem, Brandon Quinn vieillit de façon presque potable, et surtout j'ai bien été contente de retrouver Delta Burke, plus hautaine que jamais).
Bref c'est très vivant et enlevé, le rythme est impeccable, les sœurs sont pétillantes, les situations rocambolesques mais les gags (si on peut parler de gags, vu que ce n'est quand même pas un sitcom) fonctionnent bien, et à un moment c'était presque pertinent ces regards sur le mariage, même si ce n'était pas absolument révolutionnaire. C'est pas ce que Kelley a pu faire de plus profond, mais en tous cas c'est pas un ratage complet.

J'ai même envie de dire que certains personnages tirent très finement leur épingle du jeu, sortent légèrement des poncifs du genre sans non plus révolutionner la face du monde (j'adore la façon dont systématiquement le photographe parvient à dénouer toutes les tensions dans la clientèle, c'est juste magique). Et puis pour une fois qu'on parle de mariage sans se contenter de sortir bêtement les violons, en prenant ça à l'humour (ça m'a rappelé un épisode de Gilmore Girls à un moment !), ça faisait franchement du bien, plutôt que les tartines de "c'est le plus beau jour de ma vie gnagnagna" (je pense à peine à Charlotte York et son Trey), non, sérieux, en fait plus j'y pense plus je me suis amusée. Zut alors !

Du coup, me voilà à me dire : tiens, et si je regardais la suite ? Quatre épisodes, ça ne peut pas me tuer... sauf si mettre la main dessus me prend trois plombes, c'est vrai. Comme de toutes façons ce n'est pas le genre de série pour laquelle on va se couper les veines parce qu'elle reste inachevée (je dis ça mais je me suis pas coupée les veines pour le Piemaker, non plus... j'ai juste fait une orgie de tartes pendant 6 mois, rien de grave en somme), ça ne me fera pas de peine une fois les 5 épisodes achevés, et j'aurai passé un bon moment quand même. Donc ça vaut quand même bien le coup, non ?

Et puis c'est le printemps, si je regarde pas des trucs légers et pas prise de tête maintenant, quand le ferai-je ? (surtout que l'été est traditionnellement consacré pour moi aux rediffs et remises à niveau avant la rentrée) C'est à se demander pourquoi ça n'a pas marché. Cette série avait pourtant beaucoup d'atouts dans sa manche, puisqu'elle est elle-même sortie au printemps !

Je me sens un peu bête d'être passée à côté de ce sympathique divertissement il y a deux ans. Je sais pas trop ce qui s'est passé mais c'était... cloche de ma part de ne pas lui prêter plus d'attention. Comme si un peu de bonne humeur et de fantaisie dans ce monde, ça pouvait se refuser par les temps qui courent...

Et pour ceux qui manquent de culture : la fiche de The Weddings Bells de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:12 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-10-08

[DL] Boston Public

Le générique de Boston Public a raté sa vocation. Il aurait dû servir pour une série parlant, je ne sais pas, moi, des sixties par exemple, ou de Woodstock... non, mieux : une série qui parlerait des hippies qui partaient en pèlerinage à Katmandou ! Hélas cent fois hélas, une série de ce type n'existe pas [encore], mais heureusement, inutile de l'attendre pour profiter de cette musique absolument hors normes.

BostonPublic
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors là pour le coup, je vous ai dit que le jeu des génériques portait sur des musiques qui remplacent avantageusement la consommation de substances douteuses, mais là je pense que ça va totalement de paire. Et non Monsieur l'agent, j'ai jamais rien fumé moi. Pas besoin, j'ai le générique de Boston Public ! Et ce, même s'il souffre visuellement d'un défaut récurrent dans les séries où David E. Kelley fait partie du staff : les gens qui causent. Qui marchent. Qui causent en marchant. Et là je dois dire que ça tue une grande partie du fun. Alors fermez les yeux, et imaginez qu'on ne parle pas d'un lycée sinistre des Etats-Unis, vous vous rendrez service.

Et pour ceux qui cherchent la paix mon frère : la fiche Boston Public de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:41 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Vous êtes en forme ? On remet ça !

Le retour du jeu des génériques ? Oui ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous, et que le weekend commence, tout ça tout ça.

Vous vous souvenez comment on joue ? Aucune des séries dont il faut deviner le titre n'a déjà vu son générique être posté ici, d'accord ? Et en prime, c'est thématique cette fois aussi, le sujet étant : des génériques dont la musique me fait planer. C'est à dire : le même effet qu'un joint, mais l'illégalité en moins. Enfin, un peu. Mais du coup, non, pour autant que je sombre dans un doux état second en l'entendant, le générique de Boomtown n'en fait pas partie, puisque je vous l'avais déjà fourni. Comme ça vous savez à peu près ce qu'on cherche !

Je suis sûre que vous pouvez trouver, et de toutes façons, comme l'autre fois, je vous donne des indices, d'ailleurs franchement ils sont faciles. C'est parce que c'est le weekend, vous comprenez ; on a tous droit à un peu de gloire rapide sans avoir à se triturer la cervelle.

1 - La série se passe à l'approche de l'an 2000 > Millennium
2 - La série a tourné au vinaigre dés la seconde saison > Invasion Planète Terre
3 - La série a été citée dans cet épisode de SeriesLive On Air > Murder One
4 - La série ne met pas en scène un personnage très sympathique > Dr House
5 - La série se déroule dans la cité des anges > Angel
6 - La série se passe à Boston > Boston Public
7 - La série montre au moins un fantôme par épisode > Cold Case
8 - La série a un docteur pour perso principal > Huff
9 - La série a plein d'italiens au générique > Les Soprano
10 - La série se passe dans une ville étrange et imaginaire > Eureka
Note : je n'ai jamais dit que j'aimais absolument toutes ces séries.

Allez, vous avez jusqu'à vendredi prochain, mais vu que vous êtes doués, je ne me fais pas de soucis, dimanche soir ce sera tout vu. A vous de ne pas faire mentir la confiance que je place en votre culture téléphagique...

Tiens au fait, on est vendredi, c'est jour de sommaire sur SeriesLive On Air ! Nan mais, moi j'dis ça, hein...

Posté par ladyteruki à 17:21 - Games On - Permalien [#]


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