ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

17-04-12

Actually yes, I do care

NYC-22

La différence, c'est le ressenti.

Et pourtant on pourrait imaginer que ce ne soit pas nouveau. Intellectuellement, je suppose que je le sais, mais les idées préconçues ont la vie dure.

Les séries policières comptent probablement parmi celles à propos desquelles j'ai le plus de préjugés négatifs, et je pars souvent du principe qu'elles ne peuvent plus me surprendre ni même m'émouvoir. Parce que j'ai l'impression de connaître le sujet du bout des doigts et plus encore. Parce que j'ai la sensation qu'il n'y a rien à dire sur le métier, la fonction, le quotidien, que je n'aie lu, vu, entendu cent fois. Je suis fille de flic, à plus forte raison d'un flic qui avait besoin de me mettre le nez dedans alors que je n'avais pas 10 ans, et qu'il s'agisse de fiction ou de réalité, j'ai souvent le sentiment de connaître ce métier aussi bien que si je le pratiquais. C'est erronné évidemment, mais c'est comme ça que je le vis. Et du coup tout semble être une redite.
Il y a eu des périodes de réconciliation avec le monde policier ; essentiellement pour les séries en uniformes (pas les enquêtes qui ont fait les gros succès de la télévision américaine, donc), et à doses homéopathiques. Brooklyn South, une saison, parfait. Southland, abandonnée au bout de deux saisons ; j'aime toujours la série, mais de loin. En règle général ça reste quand même un domaine avec lequel je prends vite mes distances même quand la qualité est là.
Je me rappelle encore de la première fois que j'ai découvert Rookie Blue. C'était comme relire quelque chose que j'aurais appris par coeur ; les scènes se déroulaient et en dépit du fait que c'était la première fois que je les voyais, elles ne comportaient rien d'inédit. C'était le niveau zéro de la découverte : quand on regarde un pilote pour le regarder, mais alors que l'effet de déjà vu est plus fort que tout.

C'est avec l'intuition qu'il allait se passer quelque chose de similaire que j'ai démarré NYC 22. Sur l'air de "ok, je regarde parce qu'au moins ce ne seront pas des enquêtes, mais dans une heure c'est fini et on n'en reparlera plus jamais".

Et je devrais le savoir. Je le devrais mais les préjugés me font oublier. La différence, c'est le ressenti. Entre NYC 22 et Rookie Blue, la différence c'est que même avec une structure similaire (des jeunes flics qui font leurs premiers pas), j'ai ressenti quelque chose. Parce que les personnages m'ont un peu plus interpelée, peut-être. Parce que les dialogues étaient moins cosmétiques, possible. Ou bien parce qu'il y avait quelque chose d'autre, c'est difficile à dire à ce stade. Mais j'ai ressenti un vrai enthousiasme devant NYC 22 parce que la différence entre une bonne et une mauvaise série, ce n'est pas le pitch original, c'est le traitement. C'est du traitement que dépendra toujours le ressenti et c'est du ressenti que dépend la téléphagie. Et on pourrait se dire que depuis le temps je le sais, c'est tellement évident, comment l'oublier ? Mais ça reste une redécouverte à intervalles réguliers.

Peut-être que ce qui m'a plu dans NYC 22 ce n'est pas simplement les histoires de police en uniformes. C'est que j'avais l'impression d'apprendre rapidement à connaître les hommes et femmes derrière ces uniformes. Ca fait également une énorme différence ; peut-être que les personnages de Rookie Blue ne seront jamais que cela, des personnages, issus de l'esprit d'un scénariste, paramétrés pour offrir telle possibilité narrative ou telle autre, et qu'en fait j'ai vu les protagonistes de NYC 22 comme des humains, tout simplement. Ils arrivaient à m'être proches, en l'espace de ce premier épisode ; je crois que la proximité est précisément ce que je recherche dans une série policière en uniformes, en fait.

Les flics de NYC 22 arrivent avec un background imposant. En fait c'est ce qui les caractérise : ils sont essentiellement là pour nous parler de leur passé et pas des masses de leurs attributions. Le pilote fait énormément de cas de la raison pour laquelle ils sont là, aujourd'hui, chacun.
Probablement que NYC 22 est, à sa façon, capable de tirer partie de l'essence de ce qui fait la légende de la police new-yorkaise : un immense patchwork d'hommes et de femmes aux parcours divers qui viennent trouver une existence "normée" sous l'uniforme. On ne le ressent pas avec la police de la plupart des autres villes ; ce n'est pas ce qu'on ressent quand on regarde Southland ou Boomtown, ce n'est pas ce qu'on ressent quand on regarde NYPD Blue ou Les Experts Manhattan. C'est unique aux flics en uniformes de New York, et à cette catégorie bien précise seulement. Chacun arrive avec son accent et son passé, un peu comme on arrive à New York, et l'uniforme est l'équivalent moderne d'Ellis Island. C'est comme ça que je le vois. Ca leur est unique, aux flics de New York. Et NYC 22 m'a ramené dans cet univers bien particulier qui m'avait plu avec Brooklyn South et New York 911, a ravivé cette impression que je pensais éteinte.
Mais NYC 22 n'est pas une redite de ces séries. Elle n'appartient pas à une époque révolue. Elle est incroyablement moderne dans sa façon de nous parler des parcours de ses personnages, à l'instar de Lazarus et de sa trajectoire, qui nous parle, encore une fois, de crise, ou Ahmad, qui est un personnage qui n'aurait pu exister que dans une série post-11 Septembre. Et chacun débarque avec son expérience de la vie, mais aussi une expérience professionnelle antérieure, bien souvent. Les "rookies" ne sont pas des bleus, en réalité. Ils débarquent de l'école de police mais ils ne sont pas de grands naïfs qui découvrent le monde. C'est ce traitement qui est émouvant, et ce traitement qui fait la différence entre une série policière d'une banalité affligeante, et une série policière telle que NYC 22. Qui n'invente rien. Mais qui a décidé que ce qu'elle ferait, elle le ferait bien. Pari tenu, en ce qui me concerne.

A l'issue du pilote, j'avais deux envies : envisager de reprendre Southland... et poursuivre NYC 22.
Oh mon Dieu, j'ai vraiment envie de poulet sur mon écran. Je crois que ça fait bien une douzaine d'années que ça ne m'était pas arrivé.

Posté par ladyteruki à 19:39 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-10-08

[GAME] Vous êtes en forme ? On remet ça !

Le retour du jeu des génériques ? Oui ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous, et que le weekend commence, tout ça tout ça.

Vous vous souvenez comment on joue ? Aucune des séries dont il faut deviner le titre n'a déjà vu son générique être posté ici, d'accord ? Et en prime, c'est thématique cette fois aussi, le sujet étant : des génériques dont la musique me fait planer. C'est à dire : le même effet qu'un joint, mais l'illégalité en moins. Enfin, un peu. Mais du coup, non, pour autant que je sombre dans un doux état second en l'entendant, le générique de Boomtown n'en fait pas partie, puisque je vous l'avais déjà fourni. Comme ça vous savez à peu près ce qu'on cherche !

Je suis sûre que vous pouvez trouver, et de toutes façons, comme l'autre fois, je vous donne des indices, d'ailleurs franchement ils sont faciles. C'est parce que c'est le weekend, vous comprenez ; on a tous droit à un peu de gloire rapide sans avoir à se triturer la cervelle.

1 - La série se passe à l'approche de l'an 2000 > Millennium
2 - La série a tourné au vinaigre dés la seconde saison > Invasion Planète Terre
3 - La série a été citée dans cet épisode de SeriesLive On Air > Murder One
4 - La série ne met pas en scène un personnage très sympathique > Dr House
5 - La série se déroule dans la cité des anges > Angel
6 - La série se passe à Boston > Boston Public
7 - La série montre au moins un fantôme par épisode > Cold Case
8 - La série a un docteur pour perso principal > Huff
9 - La série a plein d'italiens au générique > Les Soprano
10 - La série se passe dans une ville étrange et imaginaire > Eureka
Note : je n'ai jamais dit que j'aimais absolument toutes ces séries.

Allez, vous avez jusqu'à vendredi prochain, mais vu que vous êtes doués, je ne me fais pas de soucis, dimanche soir ce sera tout vu. A vous de ne pas faire mentir la confiance que je place en votre culture téléphagique...

Tiens au fait, on est vendredi, c'est jour de sommaire sur SeriesLive On Air ! Nan mais, moi j'dis ça, hein...

Posté par ladyteruki à 17:21 - Games On - Permalien [#]

28-07-07

[DL] Drive

Le pilote n'était pas mal, mais je n'aurais pas forcément signé pour la suite... si mon homme n'avait pas, lui, trouvé ça assez sympa. Alors autant que je m'habitue au générique, je risque de le voir encore plusieurs fois...

Drive_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Lorsque je vois ce générique, je pense à Boomtown, c'est grave docteur ? Enfin, visuellement, en tous cas, parce que musicalement c'est insultant pour Boomtown...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Drive de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:00 - Médicament générique - Permalien [#]

13-02-07

En quelques mots

Comme tout bon blogger qui se respecte, je fais occasionnellement un tour dans mes statistiques (= euphémisme). Les mots clés sont évidemment l'aspect le plus drôle de la question. Petit tour d'horizon, pour meubler, et aussi parce que j'avais terriblement besoin de partager mes fous rires...

- Les vilains cagouleurs :
Au menu des petits malins qui tentent de pallier à l'absence de DVD ou de budget pour le DVD, on trouve des adeptes de divers moyens de téléchargement, dont voici les cibles les plus prisées par mes visiteurs : Sex & the City, La Belle et la Bête (qui êut cru), Hannah Montana, New York Unité Spéciale...

- Les génériquophiles :
La rubrique Médicament générique est plutôt populaire, le croiriez-vous ? Mais le plus étonnant c'est la quinzaine d'amoureux du générique d'Angela's Eyes (pourtant, ya plus follichon...). On trouve aussi des fans de Boomtown (c'est bien ça, bon petit, envoie-moi ton adresse, je t'envoie le coffret DVD*), South of Nowhere, Urgences (mais comment mon blog apparait-il dans les réponses pour cette série que je ne pense pas avoir déjà évoquée !?).

- Les stalkers en herbe :
Alors eux, ils ont une obsession, c'est un acteur, en particulier, et ils n'en démordront pas. Avec une seule requête, bizarrement, ce n'est pas Nick' Lea qui arrive en tête du classment mais bien la recherche "informations personnelles sur Adrian Pasdar". Si j'en avais je garderais ça jalousement pour moi, désolée ! D'ailleurs si quelqu'un veut le numéro de téléphone perso de Jay Mohr, je l'ai mais je ne le dirai pas non plus. Et toc. Sinon apparemment il y a au moins un fan de Christopher Titus, et quelqu'un qui veut voir Christopher Meloni, si possible peu vêtu (eh bah prends un ticket !). J'ai aussi un imposant "I HATE BRENT SPINNER" qui me fait un peu peur... Je ne m'inquiète pas trop par contre pour "raven symone de cette année 2007", normalement ya pas de raison qu'elle ne passe pas l'année.

- Les documentalistes :
Ils se renseignent, c'est mignon ! Du coup on a plein de gens qui s'inquiètent du sort de SeriesLive (rha, mais ils ont prévenu vendredi soir que c'était juste un changement de serveur... ah hem, ah bon, ça s'est vu que je les aime bien ?) et qui tombent chez moi (c'était pas prévu pour à la base mais bon, on va pas se plaindre). Je salue aussi la recherche sur "tbs collection printemps ete 2007". Collection ça fait plus joli que saison, ça c'est bien vrai.

- Les inquiets :
Alors eux, rien à voir avec la choucroute. Tomber sur ce blog a dû leur faire un choc vu la nature de leurs interrogations profondes : "copier hollywood boulevard" (ah ouais, pas facile), "invasion extraterrestre" (zinquiétez pas, si ça arrive on est parés, c'est Karen Sisco qui gère), ou mon préféré : "reconnaître un psychopathe envers les femmes" (ouhloulou !). C'est vrai ça peut toujours servir.

- Mes petits préférés :
Ils ont gagné toute mon amitié virtuelle. Le petit génie qui a tapé "définition de téléphage" a gagné l'intégrale de Rude Awakening en DVD VF* ainsi que, naturellement, celui qui est arrivé avec "rude awakening jimmy publics". Ne me remerciez pas. Enfin, coup de chapeau à "super hiro", voilà quelqu'un qui parle la même langue que moi.

Mais que vous soyiez arrivé ici par hasard ou pas, grâce à une recherche bizarre, ou parce que vous cherchez le blog de quelqu'un qui sait lever le coude (pour tenir la télécommande, s'entend), sachez une chose : vous êtes quand même les bienvenus.
Et ça, c'était ma dédicace spéciale à "démagogie explication". Merci à tous et bonne soirée !


*Envoi assuré dés le 29 de ce mois-ci.

Posté par ladyteruki à 00:15 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

16-01-07

Je respire !

Boomtown est une chouette série. On le savait déjà mais merci à France 3 de nous le rappeler, voire de l'apprendre à ceux qui ont loupé le coche lors de la diffusion sur France 2. Ce n'est que trop souvent que cette chaîne publique a rechigné à nous diffuser des titres récents (post-2000), et apparemment la saison présente tend à se rapprocher d'une moyenne honnorable (pour éviter l'humiliation vu la vague de séries sur les autres chaînes, sans nul doute, mais tout est bon à prendre).

Du coup ce serait un crime de ne pas faire tout honneur à ce seigneur. Du moins à la première saison, on verra bien si on se sent courageux ensuite. Ou désespéré, ça dépend du point de vue... En ce qui me concerne, si le choix de séries le mardi se limite à un combat CSI/Boomtown, mon vote va de tout coeur et sans réfléchir à France 3 quand même.

Ce soir, ma préférence allait au premier épisode de la soirée : Sous pression, formidablement construit (le suivant, Chimère, bien que brillant sur le fond, était par trop brouillon sur la forme) et reposant sur les épaules de Joel (le toujours très juste et sobre Donnie Wahlberg). Comme attendu, le spectateur passe 45 minutes à se demander : mais pourquoi Joel peut-il en vouloir autant à ce type ?! Se sent-il coupable d'avoir lui aussi envie que la dépressive qui fait partie de sa vie (sa femme, pour ceux qui n'auraient pas suivi dés le pilote les allusions appuyées à la tentative de suicide) aie besoin de lui ? Auquel cas il s'identifierait à Colson qui représenterait son fantasme de ne pas la laisser partir... C'était quand même un peu tordu de ma part.

Le flashback final nous rappelle en fait que sa femme a eu des périodes de bonheur et qu'aujourd'hui elle est au plus bas, de la même façon qu'elle a déjà été très mal quand elle était petite et qu'elle avait une première fois trouvé la guérison et le bonheur en épousant Joel. Celui-ci, en réalité, ne pardonne pas à Colson de n'avoir pas été là pour la victime, et d'avoir empêché cette dernière de prendre le temps d'aller mieux. Et quelque part dans la tristesse profonde du personnage, il y a quand même une sincère note d'espoir : la rémission de sa femme est possible !

...Mais peut-être que ce sera sans lui.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ils se forcent sûrement) : la fiche Boomtown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:27 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

[DL] Boomtown

Ga. Oui, tout-à-fait : juste ga. Ya rien d'autre à en dire : réalisation impeccable (gaaaa), musique envoûtante (gaaaaaa !) et casting ahurissant (Neal McDonough gaaaaaaaaaaaaaaa !). Je pourrais tenter d'avoir un propos constructif et argumenté...
Mais : ga.

Boomtown_generique
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mon éternelle reconnaissance à France 3 qui a la bonne idée de rediffuser ce que France 2 n'a pas super bien traité.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Boomtown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:07 - Médicament générique - Permalien [#]