ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-04-13

Charmantes nymphes

MonteCarlo2013

Ce n'est pas sans me frotter les mains que je me permets de faire une pause dans cette semaine spéciale dédiée à Séries Mania. Promis, le prochain post sera à nouveau consacré à l'évènement, mais d'abord, je veux partager avec vous les nominations du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 9 au 13 juin prochain dans la Principauté.

Rappelons que, comme un grand nombre de récompenses internationales, les nominations reposent sur des candidatures spontanées de la part des productions ; ce n'est donc pas nécessairement représentatif de la production d'un pays donné que de voir certaines fictions figurer dans cette liste, mais cela permet par contre de dénicher quelques pépites qui, autrement, seraient passées sous nos radars. Une formidable occasion de faire des découvertes, donc !
N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir, et découvrir à quelle série elles correspondent.

Broadchurch Carta a Eva World WithoutEnd Die Holzbaronin Hořící Keř Hatfields& McCoys

MonteCarlo-Icon Meilleure mini-série :
- Die Holzbaronin (Allemagne)
- World Without End (Allemagne)
- Carta a Eva (Espagne)
- Altri Tempi (Italie)
- Made in Japan (Japon)
- Hořící Keř (République Tchèque) - note : projetée à Séries Mania sous le titre Burning Bush
- Broadchurch (Royaume-Uni)
- Dancing on the Edge (Royaume-Uni)
- Hatfields & McCoys (USA)

Love/Hate Borgen Breaking Bad Vermist Capadocia Hatsukoi

MonteCarlo-Icon Meilleure série dramatique :
- Vermist (Belgique)
- Bomb Girls (Canada)
- Borgen (Danemark)
- Forbrydelsen (Danemark)
- Love/Hate (Irlande)
- Hatsukoi (Japon)
- Capadocia (Mexique)
- The Blue Rose (Nouvelle-Zélande)
- Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Doctor Who (Royaume-Uni)
- Breaking Bad (USA)
- Homeland (USA)

Crimi Clowns Les Parent Lazy Company Fresh Meat 30 Rock Lowdown

MonteCarlo-Icon Meilleure comédie :
- Die Kirche bleibt im Dorf (Allemagne)
- Lowdown (Australie)
- Crimi Clowns (Belgique)
- Les Parent (Canada/Québec)
- Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Lazy Company (France)
- Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Red Dwarf X (Royaume-Uni)
- 30 Rock (USA)
- Modern Family (USA)

Dr House Les Experts: Miami The Mentalist

MonteCarlo-Icon Prix de l'audience TV internationale - Drama :
- Dr House (USA)
- Les Experts: Miami (USA)
- The Mentalist (USA)

Mr Bean The Big Bang Theory Two and a Half Men

 MonteCarlo-Icon Prix de l'audience TV internationale - Comédie :
- Mr Bean (Royaume-Uni)
- The Big Bang Theory (USA)
- Two and a Half Men (USA)

Eva Luna Amour, Gloire et Beauté Le Casa de al Lado

 MonteCarlo-Icon Prix de l'audience TV internationale - Soap :
- Amour, Gloire et Beauté (USA)
- La Casa de al Lado (USA) - note : diffusée par France Ô à partir du mois prochain
- Eva Luna (Vénézuéla/USA)

Quelques petits détails à noter.
D'abord, c'est une nouvelle année de nomination consécutive pour certaines séries : Vermist, Downton Abbey, Fresh Meat, Fais pas ci, Fais pas ça, ou Modern Family ; au rayon des audiences internationales, Les Experts: Miami et Amour, Gloire et Beauté récidivent également. Heureusement que les telenovelas, avec leur durée de vie limitée, s'assurent d'un renouvellement régulier des succès sud-américains dans le monde ! On salue aussi la présence dans ces nominations de Mr Bean, qui parvient à se placer sur le podium des séries les plus diffusées... 23 ans après avoir fait ses débuts à la télévision britannique (un résultat qui découle, me précise le service de communication, des calculs d'audience effectués par Eurodata Mediametrie). Borgen, après une année d'absence dans les nominations, fait par contre un retour. Il est plus surprenant en revanche de voir des séries apparaitre dans cette liste cette année, alors qu'elles sont loin d'être nouvelles à la télévision, comme Doctor Who, même si, sûrement, son succès international exponentiel facilite la sélection.
Ensuite, il faut bien admettre que le système du festival pour définir une mini-série est de toute évidence mis à mal par les réalités de l'industrie : "Une Mini-Série est un programme de fiction dont le scénario s’étend sur un nombre limité d’épisodes. Format: de 2 à 8 épisodes / durée comprise entre 40 à 60 minutes", précise le site. Hélas, la mini-série a aussi une dimension non-renouvelable, ce que rien ne précise dans les règles. C'est ainsi que Bomb Girls, nommée l'an dernier comme mini-série, a été renouvelée plusieurs semaines avant l'annonce des nominations pour une seconde saison ; elle est nommée cette année parmi les séries dramatiques "normales" ; la même chose vient de se reproduire avec Broadchurch qui a été renouvelée juste avant l'annonce des nominations.
Enfin, CRIMI CLOWNS !!! That is all.

Comme toujours, n'hésitez pas à user et abuser des tags (ils adorent ça), puisque de nombreuses séries de cette sélection ont déjà été évoquées dans ces colonnes !
Dans le prochain épisode de la rubrique Love Actuality, on parle de récompenses turques, alors ne vous éloignez pas trop.

Posté par ladyteruki à 18:00 - Love Actuality - Permalien [#]

16-08-12

lady's world tour - Escale n°14

-- World Tour --

Il s'agit de ne pas mollir !
Maintenant que vous vous êtes remis dans le bain (et moi avec) de l'actualité télévisuelle internationale, on va donc ne pas se décourager en si bon chemin. Amis téléphages, en route vers un nouveau tour du monde ! Si tout se passe bien et que je ne bavarde pas trop, ça devrait être un peu plus court que la dernière f-... oui enfin, vous n'êtes pas dupes, alors j'arrête d'essayer de vous raconter des bobards.

M'appuyant sur les quelques retours reçus la semaine dernière, j'ai décidé d'adopter la nouvelle mise en forme alphabétique et par pays. Mais comme toujours, cette rubrique est la vôtre, alors n'hésitez pas à me faire part de vos préférences. D'ailleurs, vous qui aimez bien l'Irlande, vous allez voir, j'ai pensé à vous dans ce nouveau world tour...

Pastewka

- ALLEMAGNE :

* Sur Das Erste, il existe une case horaire entièrement dédiée, tout au long de l'année, aux séries policières : Heiter bis tödlich ("souvent fatal"). La case, qui est apparue en octobre dernier les jeudis à 18h50, a déjà accueilli plusieurs séries, parmi lesquelles Hubert & Staller ou München 7, qu'on a déjà pu évoquer. Ainsi, certaines séries policières trouvent ici un créneau appropriété (München 7 existait depuis 2004), quand d'autres y trouvent le créneau parfait pour débuter (c'était le cas de Hubert & Staller en novembre). D'ailleurs à la rentrée, une nouvelle série démarrera dans la case le 20 septembre, Fuchs und Ganz, tournée depuis l'été 2011 et qui attendait patiemment son heure. Das Erste ne s'arrête pas en si bon chemin et a déjà mis en chantier le tournage des prochaines séries de la case, avec Zwischen den Zeilen, dans laquelle deux journalistes totalement différents font équipe. Un concept qui n'a rien de très novateur (ce n'est pas l'objectif de la case), et qui devrait apparaitre sur les écrans allemands au printemps 2013.
* Et la rentrée allemande bat décidémment son plein puisque la comédie Pastewka revient le 21 septembre sur Sat.1 ! La série, inspirée par le concept de Curb your Enthusiasm, met en scène le comédien Bastian Pastewka dans son propre rôle ; la grosse différence étant que l'improvisation est quasi-absente de la série allemande. Diffusée depuis novembre 2005, la série aborde ainsi sa 6e saison cette année, comportant comme la précédente 10 épisodes. La chaîne Sat.1 fera également débuter une nouvelle dramédie médicale dans laquelle deux chirurgiens se disputent tout en se tournant autour, Auf Herz und Nieren, le 17 septembre, que vous retrouverez évidemment dans le Pilot Watch.

SosMiHombre

- ARGENTINE :

* Alors ça, c'est une chouette initiative ! Masashi Mizukami, l'ambassadeur du Japon en Argentine a apporté dans ses valises de bien beaux cadeaux pour la rentrée : de nouveaux équipements pour la chaîne publique, Canal7, afin de célébrer la longue amitié entre les deux pays. Bon, c'est pas non plus venu comme une envie de pisser à l'ambassadeur, hein : en 2010, les deux pays avaient signé un accord de coopération, dont le don n'en est que la partie la plus visible ; des documentaires et émissions éducatives doivent également être produits dans les deux langues. Pour rappel, l'Argentine a adopté en 2009 les normes japonaises pour tout ce qui concerne le numérique, et l'aide technologique du Japon lui permet de sortir aussi vite que possible de l'ère analogique. L'histoire ne précise pas ce que le Japon peut y gagner...
* Rentrée un peu anticipée pour El Trece, qui a décidé de lancer une nouvelle série dés mardi prochain. Le 21 août à 21h30 débutera donc la série Sos mi hombre (en photo ci-dessus) écrite par Leandro Calderone, une romance qui met en scène un ancien boxeur à la retraite qui, pour gagner sa vie et obtenir la garde de son fils, est devenu pompier. Il va rencontrer une médecin très aisé et engagée dans le bénévolat, qui va, vous vous en doutez, changer sa vie à bien des égards. Le tournage est tout récent (il a débuté à la fin juin !) et a commencé dans la chaleur... puisque la première scène tournée, celle de la rencontre entre les deux personnages principaux, était un incendie !

HouseHusbands

- AUSTRALIE :

* Vous pensiez qu'en ce mois d'août, avec pas moins de 3 nouvelles séries, l'Australie ne chômait pas. Vous n'aviez rien vu. Nine commence à diffuser des promos pour la série House Husbands... et ces bande-annonces portent la mention "prochainement" ! La série, initialement présentée comme une dramédie et à présent comme un drama à part entière, s'intéresse à 4 pères au foyer, dont un gay, qui découvrent les joies quotidiennes procurées par l'éducation de leurs enfants. La série comporte au générique Gary Sweet (Rescue: Special Ops), Rhys Muldoon (Lockie Leonard), Gyton Grantley (Underbelly et East West 101) et Firass Dirani (East West 101 ou plus récemment The Straits). En tout, 10 épisodes d'une heure sont prévus pour ce qui ressemble à vue de nez à la réponse australienne à Modern Family...
* Malgré les nouveautés qui nous tombent dessus, les séries déjà bien ancrées dans les grilles australiennes ne tombent pas en désamour pour autant. La preuve, Winners & Losers vient d'être renouvelée pour une troisième saison ! Nos quatre héroïnes seront toutes de retour, avec évidemment quelques ajustements pour les seconds rôles. Ce sont donc au total 4 séries dramatiques qui sont produites en in-house par le network australien (3 d'entre elles étant l'oeuvre de Bevan Lee, puisqu'il faudra bientôt compter la nouveauté A Place to Call Home), et ce n'est pas prêt de se calmer !
* Parlons audiences maintenant. Vous savez tous que Puberty Blues a démarré hier (et vous avez intérêt à y jeter un oeil !), eh bien voilà les résultats : 925 000 spectateurs pour le premier épisode, un résultat plutôt positif (sans en faire un énorme hit). La série n'a pas dominé la case horaire, puisque The Amazing Race Australia l'a emporté de peu avec 976 000 spectateurs, mais Ten est très satisfaite, d'autant que le retour sur les réseaux sociaux est excellent et que la série est seconde sur les tranches démographiques 6-39, 18-49, et 25-54 ans. Une bonne nouvelle dont Ten avait bien besoin, après avoir passé les derniers jours dans la tourmente. Ainsi, plus tôt cette semaine, c'est Underbelly: Badness qui avait dominé la grille sur Nine, avec un excellentissime démarrage : 1,78 million de spectateurs pour le pilote, laissant Ten loin derrière avec à peine 304 000 spectateurs pour sa nouvelle émission de télé-réalité Everybody dance now.
* Enfin, pour ceux qui n'auraient pas relevé quand j'en ai parlé sur Twitter, les séries australiennes Rake et Lowdown reviennent chacune pour une seconde saison le 6 septembre prochain !

RedeGlobo

- BRESIL :

* La télévision terrestre a encore quelques bonnes années devant elle avant de disparaitre du Brésil. A l'origine, le plan du Gouvernement était que le tout-numérique serait instauré en 2016. Actuellement, l'infrastructure permettant de recevoir Globo en numérique touche 50% des foyers brésiliens, un nombre qui devrait atteindre 70% pour la Coupe du Monde de Football de 2014 qui se déroulera au Brésil. Mais les deux années suivantes ne devraient pas être suffisantes pour couvrir les autres territoires, souvent situés dans des zones moins peuplées et/ou accessibles. Il reste toujours la possibilité d'être accessible via le satellite, mais Globo, leader des chaînes gratuites, ne veut envisager cette solution qu'en dernier recours. Du coup, le tout-numérique au Brésil, ça pourrait être carrément à l'horizon 2020.

BombGirls-Reelz

- CANADA anglophone :

* Les filles de Bomb Girls préparent leur grand retour ! La deuxième saison de la série est en effet entrée en production un peu plus tôt ce mois-ci, et le tournage se poursuivra jusqu'à la mi-décembre environ. On l'avait évoqué il y a plusieurs mois, mais vous avez dormi depuis, alors je me permets de souligner que cette nouvelle saison comptera 12 épisodes, contre 6 pour la première saison ; l'acteur Michael Seater (Derek) rejoint le cast pour cette occasion. Pour note, Bomb Girls sera diffusée à partir du 11 septembre par ReelzChannel aux USA.

LanceetCompte

- CANADA francophone :

* On n'en finit pas de parler de rentrée, avec cette fois les ondes québécoises. On n'a pas encore la date exacte, mais Radio-Canada devrait faire débuter Unité 9, son nouveau téléroman se déroulant dans une prison pour femmes, le mardi soir à 20h dans le courant du mois de septembre ; 25 épisodes sont commandés pour le moment. Même chose pour la comédie Adam & Eve dont on parlait la semaine dernière, et qui ne devrait donc plus tarder à débuter.
* La série Lance et compte (ci-dessus en photo), véritable institution de la télévision québécoise, fera également son retour. La série s'était interrompue après sa 7e saison, faisant place à un film sorti à la toute fin de l'année 2010. Et puis, la 8e saison avait été mise en chantier, et depuis, plus rien. La voilà donc, cette nouvelle saison, sous le nom Lance et compte : La déchirure, permettant aux spectateurs canadiens de renouer avec leur équipe de hockey sur glace préférée, qui reprend du service un an après un tragique accident de bus qui a coûté la vie à certains d'entre eux...

Separados

- CHILI :

* La semaine dernière, El Reemplazante, une série en 12 épisodes commandée par TVN, a achevé son tournage. La série met en scène Iván Álvarez de Araya dans le rôle de Carlos, un exécutif d'une grande société financière qui, crise aidant, se retrouve à la rue lorsque celle-ci fait faillite. Il décide donc de se partir se ressourcer dans la maison de son enfance, et c'est là qu'on lui apprend qu'un poste lui tend les bras : prof dans son ancien lycée un peu défavorisé. L'originalité de la série, c'est que les jeunes interprétant les lycéens ne sont pas des professionnels, et ont participé à un atelier avant de tourner la série. Par contre, on n'a pas encore de date de diffusion, mais gardons l'oeil ouvert...
* Qui se souvient qu'on a parlé de Reserva de Familia, l'adaptation chilienne de la série espagnole Gran Reserva ? C'est bien. Mais j'espère que vous ne vous êtes pas trop attachés, car la nocturna touche lentement mais sûrement à sa fin. TVN a en effet lancé ce mardi le tournage de la série qui doit en prendre le relai, Separados. C'est notre photo ci-dessus est c'est aussi une nouvelle dramédie dans laquelle nous pourrons suivre cinq divorcés qui tentent de refaire leur vie. Tous sont installés dans la maison dont Pedro (incarné par Jorge Zabaleta), le personnage principal qui vient de plaquer son boulot et sa femme insupportable, a hérité. Avec cette nouvelle production, TVN décroche aussi un record : elle est la chaîne qui, en 2012, aura acheté le plus de fictions originales.
* Pour finir, la série Profugos, produite pour HBO Latino, a eu l'honneur d'une projection aux USA à l'occasion de l'International Latino Film Festival de New York. La chose n'est pas courante et mérite d'être saluée, en particulier parce qu'elle était suivie d'un panel entre le réalisateur Alberto Ferraras et l'acteur Francisco Reyes, qui se sont livrés à une interview mutuelle devant les festivaliers. Une pause sympathique pour l'équipe qui tourne actuellement la seconde saison...

SARFT

- CHINE :

* J'ai un vrai problème de sources avec la Chine. Chaque fois que je tombe sur des news, ce sont de sombres histoires de censure, c'est d'un triste... Aujourd'hui ne fait hélas pas exception, avec de nouvelles directives émises par la SARFT, l'autorité de régulations de l'audiovisuel chinois. Les nouvelles séries devront ainsi répondre à des impératifs tels que : une série devra clairement identifier les gentils d'une part et les ennemis de la révolution d'autre part ; une série ne devra pas insister sur les conflits familiaux ; une série ne fera pas de plaisanterie sur l'Histoire ; une série ayant pour thème l'entreprise ou l'économie devra véhiculer des valeurs positives... Ces nouvelles "recommandations" interdisent également, dorénavant, les adaptations de jeux videos... ou les remakes de séries étrangères. Et là, bon, j'avoue que j'ai presque envie de recommander à certains pays de s'en inspirer, qu'en dites-vous ?
En tous cas il se murmure qu'avec les restrictions imposées en décembre dernier sur les thèmes des séries de primetime (auxquelles viennent donc s'ajouter ces nouvelles trouvailles), l'industrie de la fiction chinoise pourrait produire cette année seulement un tiers environ de ce qui a été produit en 2011, de nombreux projets n'ayant pas reçu de feu vert par la SARFT, notamment lorsqu'ils impliquaient des intrigues de palace (horreur !), des voyages dans le temps (c'est mal !) ou encore des séries policières (...mais comment les blâmer ?). D'après EntGroup, un cabinet média basé à Pékin, 30 000 épisodes de séries ont reçu une autorisation en 2011, contre 14 000 cette année pour le moment. Les webséries, qui ne sont pas touchées par les restrictions de la SARFT, sont soupçonnées de connaître un boom dans les prochaines années en réponse à ce phénomène.

Matador

- DANEMARK :

* Vous savez quand je suis toute contente de dénicher une nouvelle récompense télévisuelle à laquelle m'intéresser ? Eh bien, cette année, les TvPrisen danois vont être un petit peu moins sympathiques... Le groupe SBS a en effet décidé de ne soumettre aucune série et de ne tout simplement pas participer à la cérémonie, qui se déroule dans le cadre du TvFestival de Copenhague, qui s'ouvrait aujourd'hui. Il ne s'agit pas simplement de refuser les statuettes : subventionner ce festival a un coût, que le groupe a décidé de ne plus assumer, laissant à DR et TV2 tout loisir de signer des chèques si ça les amuse. Cette année, l'invité d'honneur du TvFestival est HBO : la projection de The Newsroom a en effet servi d'avant-goût, hier soir, à l'évènement, et un panel HBO: King Of Drama était organisé cet après-midi ; enfin, une rencontre avec Alan Poul est prévue demain. Aucun employé de SBS ne sera présent ni pendant les différents panels et ateliers, ni au moment de la cérémonie demain soir. Insérez ici les "ooooh" navrés.
* Sur un ton moins sérieux, vous ne pouvez pas ignorer l'existence de la série historique Matador, la mère de toutes les séries danoises qui, en 1978, était devenue un véritable phénomène. Alors voici une petite information qui vous donnera le sourire. La semaine prochaine, Matador entamera une nouvelle rediffusion sur DR1 (pour contrer The Voice sur TV2) ; la précédente rediffusion, il y a 6 ans, avait réuni en effet 1,5 millions de spectateurs en moyenne chaque semaine. Eh bien, pourtant, les DVD de Matador (en version remasterisée avec grand soin) se sont écoulés à ce jour à 3,6 millions d'exemplaires, et il a passé 112 semaines au total dans le Top20 des DVD les plus vendus du pays depuis leur sortie en 2009 ! Et les Danois continuent de réclamer des rediffs quand même ! Touchant, non ?

PolseresVermelles

- ESPAGNE :

* En cette période estivale un peu creuse, c'est une série pas comme les autres qui emporte l'adhésion du public le lundi soir. Antena3 diffuse en effet en ce moment Polseres Vermelles (sous le titre Pulseras Rojas), une série en 13 épisodes d'abord vue sur la chaîne catalane TV3 au printemps 2011 (et qui avait rassemblé un demi-million de spectateurs). La série s'intéresse à l'aile pédiatrique d'un hôpital, dans laquelle plusieurs enfants et adolescents se rencontrent et se lient d'amitié. La série est inspirée par l'expérience de son créateur, Albert Espinosa, entré à 14 ans dans un service similaire et sorti seulement 10 années plus tard, et qui souhaitait dépeindre la vie à l'hôpital non pas du point de vue (souvent pessimiste) des professionnels, mais de celui des patients. Il était à un moment question que la série soit adaptée pour les USA par Martha Kauffman mais ça fait quelques temps qu'on n'a plus entendu parler du projet Red Band Society. En tous cas, c'est la série du moment en Espagne, et pour cause : lundi sur Antena3, elle a réussi à dominer toute la case horaire. Et pourtant en face, il y avait Kill Bill sur Cuatro, par exemple. C'est aussi la première fois depuis 1994 qu'une série catalane trouve le chemin d'une diffusion nationale... Ah et, le mois dernier, une deuxième saison a été mise en chantier. Voilà voilà. Et sinon, Martha, toujours pas envie de se hâter ?

Ramayan

- INDE :

*Ah, on n'avait pas encore parlé de l'Inde ce mois-ci ! On va même parler religion, et plus précisément du Ramayana, un poème épique de plus de 24 000 vers, fondamental dans la religion hindoue. Son héros est Rama, un prince qui, afin de se conformer aux principes de sa religion, abandonne trône et fortune pour s'exiler. Cette histoire incontournable de la culture indienne a déjà fait l'objet d'une série en 1987, diffusée par la chaîne publique Doordashan, Ramayan, avant qu'Imagine TV ne sorte une nouvelle adaptation en 2008, sous le même titre. Cette fois c'est Zee TV qui a décidé de lancer une nouvelle mouture ce dimanche 12 août, toujours sous le titre Ramayan, mais avec un twist : elle a accordé à la chaîne publique Doordashan la possibilité d'un simulcast des épisodes. Doordashan peut ainsi diffuser le dimanche matin une série Zee sans jouer aucun rôle dans la conception, et c'est tout bénef ! Quant à Zee TV, sa stratégie est de toute évidence de toucher des publics très différents et d'élargir la cible des séries. C'est la première fois qu'une série est diffusée en parallèle sur une chaîne privée du satellite et la chaîne nationale publique ; une initiative d'autant plus intéressante que c'est aussi la première fois que les ingrédients sont réunis pour tester son accueil par le public via les réseaux sociaux. Joli clin d'oeil, c'est la petite-fille de Ramanand Sagar, le créateur original de la série, qui est aux commandes de cette nouvelle saga.

MrsBrownsBoys-Yellow

- IRLANDE :

* S'il y a bien une comédie irlandaise que vous devez connaître, c'est Mrs. Brown's Boys, la série qui casse la barraque outre-Manche. Brendan O'Carroll, qui incarne la vieille dame, vient de signer pour une adaptation de la série en... jeu télévisé ! C'est BBC One qui pourrait accueillir ce jeu dans lequel des candidats, répartis en deux équipes, et avec l'aide de célébrités diverses (venues du monde de la télévision, du cinéma, de la musique et sur sport), devront répondre à un quiz présenté par Mrs Brown. Un pilote est actuellement tourné pour tester le concept ; il ne sera pas diffusé, mais devrait conduire à une émission dés le début de l'année 2013. Pendant ce temps, la troisième saison de Mrs. Brown's Boys est attendue pour février prochain sur rté.

IlCommissarioNardone

- ITALIE :

* Tiens, et l'Italie ? On n'a pas encore parlé de l'Italie depuis le retour des world tours. Permettez que je répare immédiatement cet oubli en vous parlant de l'une des séries de la rentrée sur Rai Uno, Il Commissario Nardone. Il s'agit, vous l'aurez peut-être deviné, d'une sére policière mettant en scène un flic s'intéressant aux ripoux de la police milanaise, dans les années 50. La saison de 6 épisodes est prête depuis presque 2 ans maintenant, sans trop de raison (d'après la chaîne, toutes les cases fictions "étaient déjà prises"...), et n'attendait plus qu'une date de diffusion ; celle-ci est enfin fixée au 6 septembre prochain. Et ça, c'est la bande-annonce.

OnenoKanatani

- JAPON :

* Toujours en préparation de l'automne, la nouvelle saison de WOWOW se profile. D'abord avec une mini-série en deux épisodes, One no Kanata ni (ci-dessus). Il y sera question d'un crash d'avion survenu le 12 août 1985, dans lequel 520 passagers et membres d'équipages trouvent la mort. Un jeune garçon dont les parents étaient à bord doit donc se reconstruire après la catastrophe ; la mini-série sera diffusée les 7 et 14 octobre. Puis viendra Hitori Shizuka, qui prendra la relève le 21 octobre, et consistera, en 6 épisodes, en une intrigue policière autour d'une jeune femme impliquée dans pas moins de 5 meurtres au long de sa vie. On la suivra donc de son adolescence à l'âge adulte, pendant tout le temps où elle a la police sur les talons. Deux idées intéressantes et qui, a priori, changent un peu des thrillers politico-juridico-socio-économiques de la chaîne câblée. Oh mais, on aura l'occasion, bien-sûr, de faire un point sur les nouveautés de la saison nippone l'heure venue, n'en doutez pas.
* C'est qui le maître incontesté du dorama ? C'est ce bon vieux Takuya Kimura, toujours fidèle au poste, qui nous revient cet automne dans une nouvelle série : PRICELESS. L'occasion pour lui d'un retour dans la case de 21h le lundi (surnommée "getsuku") où on ne l'avait plus vu depuis l'échec de Tsuki ni Koibito en 2010. Dans PRICELESS, notre golden boy passera d'une vie confortable à la pauvreté la plus totale lorsqu'il sera viré de son boulot pour une faute qu'il n'a pas commise. En se rapprochant d'enfants des rues qui lui apprennent à survivre sans argent, il réalisera qu'il y a certaines choses qui ne s'achètent pas... Bah voyons.

EstadodeGracia

- MEXIQUE :

* Ah, elle m'avait échappé la semaine dernière, celle-là. Le 1er août dernier, Once TV a lancé une nouvelle série appelée Estado de Gracia (et c'est la promo ci-dessus). Diffusée à 23h30, la série compte 13 épisodes qui mettront en scène une membre du congrès, Julieta Toscano, qui envisage de déposer un projet de loi pour légaliser les drogues, pensant qu'il sera ainsi plus simple de lutter contre ce fléau. A partir du dépôt de ce projet de loi, la vie professionnelle et personnelle de l'élue va changer, mais va aussi permettre à de nombreux personnages venus de divers milieux de se croiser et d'apporter leur point de vue sur le sujet. Collusion entre les trafiquants et les politiques, rôle des médias, tout doit y passer. Un sujet déjà intéressant à la base, mais au Mexique...
* A noter que Once TV a également dans ses manches une nouvelle série, Paramedicos, qui démarrera à la fin du mois, et qui raconte les incroyables aventures (inspirées d'histoires vraies) des ambulanciers mexicains. Voici la bande-annonce, où l'on peut repérer que la Croix Rouge a participé au financement de la série, et ça se sent. Rha, ces Mexicains alors, ils n'apprendront donc jamais ? La débâcle El Equipo ne leur aura donc rien appris ?

VanGogh

- PAYS-BAS :

* Ned1 diffusera en janvier 2013 une mini-série intitulée Een Huis Voor Vincent ("une maison pour Vincent"). Ses quatre épisodes parleront non seulement de l'ariste mais aussi de son neveu Vincent Willem van Gogh qui, 70 ans après la mort du peintre, héritera de son oeuvre et créera la collection Van Gogh dans les années 60. C'est Peter Blok, qui incarnait le nouveau psy dans la deuxième saison de In Therapie (la version néerlandaise était en effet un peu différente) qui est pressenti pour le rôle principal. Ca va être dur de faire aussi bien que Tony Curran, mais allez, défi relevé !
* De son côté, la chaîne privée SBS6 lancera le 29 août une nouvelle série intitulée Dokter Tinus, qui suit l'installation d'un médecin de la ville alors qu'il reprend un cabinet dans une petite ville de prov-... ça vous rappelle quelque chose ? C'est normal, ce n'est que l'une des nombreuses adaptations de la série britannique Doc Martin (rappelez-vous, on a eu la nôtre aussi). Sans plus attendre, la bande-annonce :

Lekarze

- POLOGNE :

* De toutes les chaînes qui préparent la rentrée de cet automne, en voilà une qui n'était pas trop motivée. TVN n'a décidé de proposer qu'une seule nouvelle série en ce mois de septembre : Lekarze. Cela faisait 13 ans qu'aucune chaîne n'avait lancé de série médicale en Pologne (mais Na dobre i na złe, lancée en 1999, est encore à l'antenne, alors ça va). TVN proposera d'autres séries, évidemment, mais ce seront donc surtout des retours, à l'instar de la série légale Prawa Agaty, le soap Na Wspólnej, ou la troisième saison du soap Julia.
* Le 6 septembre, Polsat lancera une nouvelle série également, Przyjaciółki, un titre qui peut se traduire par "amies". L'histoire sera celle de quatre amies qui se retrouvent à l'occasion d'une réunion d'anciennes élèves, et qui renouent alors. Le concept n'est pas sans rappeler celui de Winners & Losers (la loterie en moins), et voici la bande-annonce pour le confirmer :

JiznnaMars

- RUSSIE :

* En matière de remakes, notamment en Russie, on a déjà pu évoquer pas mal de choses. Mais en général, c'étaient surtout de sitcoms US qu'il s'agissait. La première chaîne du pays, Perviy Canal, s'est pourtant lancée voilà quelques années dans un projet un peu différent : adapter des dramas d'un heure. Son coup d'essai a été avec une adaptation de Prison Break, lancée à la rentrée automnale 2010. Après avoir annoncé à l'automne 2011 la mise en chantier d'une adaptation de Life On Mars, dont vous pouvez voir le logo pour la diffusion russe ci-dessus (le remake sera diffusé sous le titre Tiomnaia Storana Luny, "la face cachée de la lune", dont pour l'instant les spectateurs russes n'ont pas encore pu tester la qualité), voilà à présent que la première chaîne s'attaque à la série Day Break, dont elle vient d'annoncer qu'elle avait bien l'intention de l'adapter également. On aura l'occasion, soyez-en sûrs, de reparler de cas un peu particulier des remakes de Perviy Kanal. En attendant, on peut se poser la question : sur quoi la chaîne s'appuie-t-elle pour choisir les séries à adapter ? On ne peut pas dire que Day Break soit d'une grande longévité...

GrandPrixF1

- SUEDE :

* A peine née, déjà pleine de projets ! La nouvelle société de production NICE Drama (qui n'a pour le moment rien sorti et n'a que quelques mois d'existence) a déjà plusieurs films et séries en préparation. Evidemment, ce sont les séries qui nous intéressent. D'abord, il s'agit d'adapter la trilogie de thrillers de Kristina Ohlsson, en 6 épisodes de 45 minutes, pouvant également être montrés sous la forme de 3 films de 90 minutes (le premier volet est par exemple susceptible de sortir en salles en Suède). Le tournage commencerait l'année prochaine, donc on n'y est pas encore. D'autre part, un drama familial en 10 épisodes est également à l'étude, Waldemars, qui suit les retrouvailles d'un frère et une soeur qui réapprennent à se connaître après le décès de leur mère, qui les ramène dans l'archipel Åland. Mais le projet le plus ambitieux est probablement Grand Prix, une série tournée en anglais prenant pour contexte le monde des circuits automobiles dans les années 70 ; la série serait co-produite en effet par BBC Worldwide, pour une addition de 2 millions de livres par épisode. Pour mémoire, c'est aussi chez NICE Drama qu'on prépare une adaptation du roman français Le dernier lapon, ainsi que le polar en 6 épisodes Midnight Sun/Jour polaire, dont Ulf Ryberg pourrait bien devenir le scénariste...

MasamiNagasawa

- TAIWAN :

* La semaine dernière, on a parlé d'un nouveau dorama pour Masami Nagasawa (ci-dessus), la série japonaise Koukou Nyuushi. Eh bien la jeune femme ne chôme pas puisqu'elle va s'envoler vers Taiwan où, pendant 4 mois, elle tournera intégralement en mandarin dans une adaptation du manga Chocolat. La série devrait être diffusée à Taiwan dans le courant de l'été 2013, avant d'être reprise dans une dizaine de pays d'Asie, dont le Japon, la Corée du Sud et même la Chine ! Ce sont en tout 13 épisodes de 90 minutes qui sont au programme. Un challenge d'autant plus important qu'il y a encore quelques mois, Nagasawa ne parlait pas un traitre mot de mandarin...

MuhtesemYuzyil-Orage

- TURQUIE :

* Si vous vous demandez ce qu'il advient de la série à succès Muhtesem Yüzyil, ne vous en faites pas : tout va bien ! Même si pendant un temps, son avenir a été incertain (sa créatrice, Meral Okay, est décédée au printemps), la préparation de la troisième saison bat aujourd'hui son plein alors que la diffusion devrait reprendre à l'automne. Un "nouveau" personnage, en particulier, le prince Mustafa, devrait faire son apparition et rendre les choses encore plus compliquées dans le harem de notre bon roi. Je mets "nouveau" entre parenthèses car le personnage est en réalité présent depuis le pilote, simplement jusque là, il n'était qu'un enfant. Interprété par un jeune acteur qui intègre la distribution, le rôle devrait prendre une nouvelle envergure alors que les années passent.
* Enfin, juste un petit mot pour signaler que TNT, cousine turque de la chaîne du même nom aux USA, devient dorénavant TV2, le groupe américaine ayant décidé de s'en retirer totalement. Pour se souvenir de ce changement, voilà une petite video sur le nouvel habillage :

MundoFox

- USA comme toi :

* Ca y est ! Une nouvelle chaîne hispanique est née aux Etats-Unis, elle s'appelle MundoFOX et elle pèse déjà plusieurs millions de dollars ! La chaîne, dont le slogan est "Americano como tu" ("américain comme toi", vive l'ambivalence !) a été mise en place grâce à l'entraide entre FOX et la chaîne colombienne RCN. Cela explique donc que plusieurs séries de la chaîne sud-américaine se retrouvent dans les grilles de MundoFOX dés le lancement de celle-ci, dont la narconovela El Capo, ou la série pour ados Kdabra. De nombreuses séries du catalogue FOX, diffusée évidemment en espagnol, sont également au programme, telles que Touch, Bones ou Futurama.

Selfridges

- MONDE :

* Le projet d'ITV, Mr. Selfridge, s'intéressant au fondateur des grands magasins britanniques Selfridges, nés en 1909, vient de gagner des partenaires. La série de 10 épisodes d'une heure s'offre dorénavant la participation financière de Seven en Australie, SVT en Suède et yes en Israël ; PBS devrait également diffuser la série dans le cadre de son créneau Masterpiece.
* Et puis évidemment, vous n'avez pas pu échapper à la nouvelle : Netflix va s'installer en Scandinavie. Il s'avère d'ailleurs que l'initiative est plutôt bien reçue par la concurrence, puisque le service de VOD Voddler, également basé dans la région, a fait savoir qu'il espérait que cette alternative supplémentaire aide les consommateurs à se détourner du téléchargement illégal : "pour nous, la vraie concurrence, c'est le piratage", a-t-on déclaré chez Voddler. Bon ! Mais en France, on n'a toujours pas Netflix, alors...

Allez, une fois n'est pas coutume, je vais finir sur la fiction française ! Eh oui, la série Bref va en effet être diffusée au Québec sur la chaîne addik TV. Les 10 premiers épisodes (sur 82 au total) ont été mis à disposition des internautes sur le service de VOD Vidéotron mardi, à la suite de quoi de nouveaux épisodes seront ajoutés à raison d'un par jour du lundi au jeudi, jusqu'en décembre. addik TV prendra le relai à partir du 27 août, diffusant un épisode par semaine, du lundi au vendredi, à 20h puis à nouveau à 22h. Bref, cocorico.

Et si vous avez aimé voyager aujourd'hui, restez dans le coin, je vous prépare une semaine spéciale dés lundi, en l'honneur du retour d'internet dans mon domicile ! Eh oui c'est tout frais, ça date de ce soir.
D'ailleurs, les posts quotidiens vont reprendre, alors attachez votre ceinture, je ne vous attendrai pas.

Posté par ladyteruki à 22:54 - Love Actuality - Permalien [#]

06-04-12

Royales nymphes

MonteCarlo2012

Je ne vous ai jamais caché mon affection toute particulière pour les cérémonies de récompenses.
Les Emmys, bien-sûr, tiennent le haut du pavé : c'est mon Noël à moi que j'ai. Les cérémonies internationales ou locales, si je n'en suis pas les célébrations télévisées pour des raisons assez évidentes (quand elles existent), sont également un trésor, puisqu'elles sont l'occasion de découvrir des séries d'horizons divers (vous imaginez bien que les International Emmy Awards sont du coup doublement géniaux).
La plupart de ces récompenses sont décernées à partir de candidatures spontanées de la part des productions ; ainsi, une série qui aura eu peu d'exposition ou de succès peut ainsi trouver une seconde vie en festival si sont équipe a la niaque ! Connaissez-vous plus génial pour déterrer des pépites que lorsqu'elles bondissent à portée de pioche ? Voilà. Ajoutez à cela les séries qui ne sont pas encore diffusées, ou depuis très peu de temps, et ça devient vraiment la fête. Il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des idées de découverte.

Voici quelques unes des catégories concernant les séries qui ont été dévoilées cette semaine en vue du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain à... Monte-Carlo. Bien-sûr. L'occasion notamment de faire nos emplettes parmi les mini-séries dont je vous avoue que je n'ai jamais entendu parler, pour la plupart. Mes yeux arrondis et gourmands ont découvert cette liste, c'est donc maintenant votre tour, mais, à la différence du site du festival, cette fois, je vous fournis les titres originaux. Ca aide, pour les recherches, si vous voyez ce que je veux dire...

BombGirls Tornarem GlebokaWoda LesHommesdelOmbre Tonbi TiberioMitri-Ilcampioneelamiss

PuceMonteCarlo2012 Meilleure mini-série :
- Bomb Girls (Canada)
- Les Hommes de l'Ombre (France)
- Toussaint Louverture (France)
- Henry 4 (Allemagne)
- Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Tonbi (Japon)
Głęboka woda (Pologne)
- Krepost (Forteresse de Brest) (Russie)
- El Precio de la Libertad (Espagne)
- Tornarem (Espagne)
- Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleur acteur :
- Bruno Wolkowitch dans Les Hommes de l'Ombre (France)
- Jimmy Jean-Louis dans Toussaint Louverture (France)
- Julien Boisselier dans Henry 4 (Allemagne)
- Luca Argentero dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Shinichi Tsutsumi dans Tonbi (Japon)
- Marcin Dorocinski dans Głęboka woda (Pologne)
- Dominic West dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleure actrice :
- Meg Tilly dans Bomb Girls (Canada)
- Armelle Deutsch dans Henry 4 (Allemagne)
- Martina Stella dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Kyouko Koizumi dans Tonbi (Japon)
- Katarzyna Maciag dans Głęboka woda (Pologne)
- Bea Segura dans Tornarem (Espagne)
- Emily Watson dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

TheSlap BronBroen GranHotel NankyokuTairiku OstrovNienoujnirLioudei Rita

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries dramatiques :
- Michael McMahon - Helen Bowden - Tony Ayres pour The Slap (Australie)
- Philippe De Schepper pour Vermist (Belgique)
- Luis F. Peraza - Roberto Rios - Pablo Larrain pour Prófugos (Brésil)
- Sevda Shishmanova - Dimitar Mitovski - Ivan Doykov pour Pod Prikritie (Bulgarie)
- Josée Vallée - Renée-Claude Brazeau - Richard Speer pour La Galère (Canada)
- Anne Marie La Traverse - Bill Mustos pour Flashpoint (Canada)
- Christina Jennings - Scott Garvie - Noel Hedges pour Murdoch Mysteries (Canada)
- Lukas Reiter - John Grisham - John Morayniss pour The Firm (Canada)
- Christian Torpe - Karoline Leth - Jesper Morthorst pour Rita (Danemark)
- Roope Lehtinen - Tarja Ahava - Mikko Pöllä pour Helsingin Herra (Finlande)
- Claude Chelli pour Braquo (France)
- Jörg Winger pour SOKO Leipzig (Allemagne)
- Gerda Müller - Philipp Steffens pour Der letzte Bulle (Allemagne)
- Gábor Kálomista pour Hacktion (Hongrie)
- Guido De Angelis - Nicola De Angelis - Ciaran Donnelly pour Titanic: Blood & Steel (Italie)
- Akihiko Ishimaru - Hidenori Iyoda - Yasuhiro Yamada pour Nankyoku Tairiku (Japon)
- Rachel Lang - Gavin Strawhan - Chris Bailey pour Nothing Trivial (Nouvelle-Zélande)
- Patrícia Sequeira - Cristina Soares pour Velhos Amigos (Portugal)
- Vitaliy Bordachev - Vlad Riashyn pour Jizn i Priklyucheniya Mishki Yaponchika (Russie)
- Nelia Molato-Sutrisno - CheeK - Christopher James pour The Kitchen Musical (Singapour)
- Jung-Min Kim - Hyun-Suk Park - Nah-Jung Lee pour Goongjuui Namja (Corée du Sud)
- Ramón Campos - Teresa Fernández-Valdés Calderón pour Gran Hotel (Espagne)
- Anders Lundström - Bo Ehrhardt pour Bron-Broen (Suède)
- Dollezhal'l Artem - Minzyanov Yuriy - Riashyn Vlad pour Ostrov Nienoujnir Lioudei (Ukraine)
- Gareth Neame pour Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Jo Wright pour Midsomer Murders (Royaume-Uni)
- Sally Woodward Gentle pour Whitchapel (Royaume-Uni)
- Terence Winter - Martin Scorsese - Tim Van Patten Stephen Levinson, Mark Wahlberg pour Boardwalk Empire (USA)
- David Benioff - D.B. Weiss - Frank Doelger - Carolyn Strauss pour Game of Thrones (USA)
- Robert King - Michelle King - David Zucker - Brooke Kennedy pour The Good Wife (USA)

Laid FaispasciFaispasca CallMeFitz Coacherna FreshMeat MulherdeFases

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries comiques :
- Andy Walker - Marieke Hardy - Kirsty Fisher - Liz Watts pour Laid (Australie)
- Johan Tuyaerts - Jan Keersmaekers - Els Chapelle pour Red Sonja (Belgique)
- Luís F. Peraza - Roberto Ríos - María Ángela de Jesús pour Mulher de Fases (Brésil)
- Sheri Elwood - Teza Lawrence - Michael Souther pour Call Me Fitz (Canada)
- Mary Darling - Clark Donnelly pour Little Mosque on the Prairie (Canada)
- Marleen Beaulieu - Joceline Genest - André Provencher pour Les Parent (Canada)
- Christian Rank pour Lykke (Danemark)
- Guillaume Renouil pour Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Joëy Faré pour Kaboul Kitchen (France)
- Justin Healy - Stephen McCrum - Martin Delany pour Mrs Brown's Boys (Irlande)
- Carlo Principini pour Tutti Pazzi per Amore (Italie)
- Ana Costa pour Os compadres (Portugal)
- Anna Croneman pour Coacherna (Suède)
- Judy Counihan - Phil Clarke - Andrew Newman pour Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Tina Fey - Lorne Michaels - Robert Carlock pour 30 Rock (USA)
- Christopher Lloyd - Steve Levitan pour Modern Family (USA)
- Chuck Lorre - Bill Prady - Steven Molaro pour The Big Bang Theory (USA)

A noter que les prix de l'audience télévisuelle sont annoncés plus tardivement, en général en partenariat avec Eurodata sur la base des audiences de quelques pays (5 pays participaient à la mesure l'an dernier il me semble, ça fait peu). Ca représente ce que ça représente, mais ça a le mérite d'exister ; on y reviendra plus tard. C'est en général une catégorie où les séries américaines deviennent étrangement sur-représentées, on se demande pourquoi ! Sauf pour le prix remis aux soaps, ça va de soi.

En-dehors de ça, je remarque quelques petites choses.
D'une part, le Festival de Monte-Carlo a une drôle de façon de considérer les productions internationales. Apparemment, il n'était possible de soumettre qu'un seul pays ; c'est par exemple parlant pour Bron-Broen ou la mini-série Titanic: Blood and Steel. Ca surprend, un peu, la première fois... A l'heure où la co-production internationale est en plein boom (c'est le résultat de l'équation entre les financements serrés et la mondialisation), la compétition ne semble retenir qu'un pays, ce qui est légèrement contradictoire avec l'esprit de récompenses internationales.
Et puis, il faut quand même admettre que les mini-séries, notamment, tournent un peu en boucle. C'est l'inconvénient, et il en fallait bien un, des récompenses attribuées à des candidats qui s'inscrivent eux-mêmes : si on reçoit un nombre limité de candidatures [valables] au trophée, on revient un peu toujours aux mêmes. Bon et puis, retrouver Bomb Girls dans cette catégorie, heu, bon. La production de la série ne pouvait probablement pas ignorer le renouvellement, et les dates limites de candidature étaient au 15 mars, donc ça parait un peu gonflé.
Le système des candidatures spontanées donne ainsi une vision assez étrange de la planète, où on trouve soudain plein de séries "de l'Est" (Russie, Pologne, Hongrie, Bulgarie) mais quasiment pas d'Australie, par exemple, ou d'Amérique du Sud, et puis alors là, c'est pas la peine d'aborder le continent africain, par exemple, c'est déprimant.
Mais on sent que les Frenchies en veulent et que, dans un festival qui se déroule dans leur langue, ils ont toutes leurs chances pour séduire le public, avec de nombreuses séries bien de chez nous en compétition, et dans une palette de fictions très diverse. On a ptet nos chances, tiens.

En tous cas, vous trouverez de nombreuses séries qui ont déjà été évoquées dans ces colonnes, à l'occasion de news et/ou de reviews. Je vous encourage donc à user et abuser des tags (ils aiment ça !) pour en apprendre plus sur les séries qui vous disent vaguement quelque chose mais dont vous ne parvenez pas à déterminer exactement quoi. Ne faites pas semblant. J'ai vu votre tête.

Posté par ladyteruki à 13:38 - Love Actuality - Permalien [#]

27-01-12

Akai ito

Touch

En dépit de mes bonnes résolutions, il m'est parfois difficile d'aborder une série sans la moindre idée préconçue. Pour moi, l'inconvénient essentiel de Touch, c'était Kiefer Sutherland que je trouve monolithique au possible ; or l'argument majeur de Touch, c'était quand même de ramener Sutherland sur les petits écrans, là où personnellement je ne regrettais pas spécialement son absence.
Si bien que, c'est idiot, mais c'est tout juste si j'avais percuté que le pilote serait diffusé aux USA le soir de mon anniversaire.
C'était en réalité un bien joli cadeau et je m'apprête à vous parler de son déballage aujourd'hui. Tant pis, je dirai du mal d'Alcatraz une autre fois.

Fait aggravant, sur le papier, Touch aurait pu faire partie de cette famille de séries désagréables. Vous savez ? Celles dotées d'un mystère insupportablement étirable à volonté, et de plein de petites trappes en cours de route pour nous donner l'impression qu'on n'a encore rien compris, ce que je déteste et qui aurait tendance à me donner envie de haïr les séries feuilletonnantes, ce qui est un comble quand je déteste déjà pas mal de procedurals.
Loin de moi l'idée de nier qu'il y a un côté assez cosmétique dans certains choix de l'intrigue de ce pilote ; l'utilisation, une fois de plus, et surtout une fois de plus cette saison, du 11 septembre, par exemple, est un brin irritante ; pour moi qui suis intéressée par la popculture japonaise sous diverses formes depuis un quinzaine d'années, et qui me suis donc attachée au pays dans une certaine mesure, je regrette par exemple un certain nombre de clichés sur le Japon, tout comme je regretterais probablement ceux sur l'Irak si je connaissais mieux ce pays (il y en a d'ailleurs un qui m'a un peu fait tiquer) ; et surtout je n'ai pas pu m'empêcher de noter que le pilote de Touch partage avec celui de Heroes la volonté de connecter des gens sur des territoires divers et variés, afin de nous faire adhérer au principe d'interconnexion. On pourrait presque parler de "patte" Kring si son CV avant Heroes comportait la moindre trace de ce type d'éléments.

Mais, pour rester sur l'analogie, le pilote de Touch réussit là où celui de Heroes avait échoué, en essayant de ne pas forcément construire une intrigue un peu artificielle sur le long terme reposant sur du suspense et des questions laissées en suspens. En fait, Touch est moins une série de ce genre qu'une série dramatique reposant sur des éléments fantastiques, en tous cas à mes yeux. Si je devais faire une comparaison, ce serait moins avec les mythologies plus ou moins abouties, à la Heroes, qu'avec le sens des connexions de Six Degrees.

Le pilote de Touch propose, c'est certain, plusieurs retournements de situation destinés à impressionner le spectateur qui n'avait probablement vu arriver qu'une partie des éléments, ou qui ne les tenait pas forcément dans le bon ordre.
Mais le principe de suspense est en réalité vite vicié quand on a vu l'introdudction, reconnu certains visages (parmi lesquels celui de ce bon Titus Welliver que c'est toujours un plaisir de retrouver, série après série, 15 ans après Brooklyn South), et compris le sens général du fameux red thread of fate, une symbolique utilisée dans de nombreuses séries asiatiques, notamment au Japon où un dorama lui doit même son nom, et qui est le plus souvent associée aux sentiments amoureux, trouvant ici une relecture différente mais cohérente. L'épisode ne se fonde pas tant sur ce suspense que sur ce qu'il peut apporter sur ses personnages, à court et à moyen terme.

Du coup, c'est vraiment la tonalité dramatique qui est le mieux mise à son avantage... Kiefer Sutherland arrive même à exprimer une émotion, ce qui est une quasi-révolution !
Les intrigues s'interconnectant ont plus à voir avec l'émotion qu'avec un énorme mystère, un potentiel cataclysme ou une quelconque prophétie auto-réalisatrice amenée à couvrir toute une saison (ou plus). Il n'est pas question ici de dire que Jake a un pouvoir incroyable qui, s'il est détecté et compris, peut sauver la Terre, la Nation, ou qui que ce soit d'autre ; il n'est même pas garanti que ce don le sauve de sa propre condition. Il s'agit plutôt de mettre en lumière quelque chose qui me semble plus subtil : les conséquences que peuvent avoir des personnes sur la vie d'inconnus complets, et Jake en est à la fois le récepteur universel et le déclencheur, un témoin et un embrayage. Je trouve le concept magnifique et porteur de quelque chose de nouveau, et de riche.

Pour moi, à ce stade, le potentiel de la formule de Touch est de nous montrer, moins que les connexions entre les personnages vus dans le pilote, des instantanés de la vie de diverses personnes qui vont être liées pendant 45mn entre elles, d'une façon en apparence minime, et légèrement à Martin et Jake qui vont intervenir de façon quasi-impercerptible afin de participer au grand rouage de la vie (avec l'aide du professeur et de l'assistante sociale). Et puis sans doute, une fois de temps en temps, réimpliquer un personnage qui a compté dans leur vie, comme le pompier, pour faire avancer leur histoire familiale et explorer leurs souffrances respectives.
C'est comme ça que je le sens pour le moment, et le second épisode peut très bien me détromper. Mais comme je suis friande de ce type d'instantanés, du concept du red thread of fate, surtout tel qu'envisagé ici, que la charge émotionnelle me ravit, et que j'ai passé un moment très intense devant ce pilote, pour le moment, comptez-moi parmi les afficionados de la série.

Après Smash, The L.A. Complex, Bomb Girls, Äkta Människor, Apparences, et quelques autres évoqués dans les posts récents, le mois de janvier 2012 est un bonheur sans cesse renouvelé, bourré à craquer d'excellentes surprises et de pilotes renversants. Je pensais sincèrement que Smash serait mon plus gros coup de coeur de la mid-season mais force est de constater qu'on a encore plein de bonnes choses qui continuent d'arriver. Mon petit coeur de téléphage n'est pas configuré pour tenir le choc, donc promis, on parle très vite d'Alcatraz pour équilibrer tout ça !

Posté par ladyteruki à 13:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

15-01-12

Halte aux complexes

Canada, you're on fire !
Après Bomb Girls, et dans une moindre mesure Apparences et Arctic Air, la mid-season s'annonce très convaincante pour les Canadiens. Et si The CW vient d'acquérir les droits de la série The L.A. Complex, c'est parce que la chaîne américaine aimerait être capable de proposer des séries maison de cette trempe et qu'il n'y avait tout simplement pas de question à se poser.

Complex

The L.A. Complex a réussi à capturer tout ce que j'aime dans le mythe hollywoodien, sans aboutir à un résultat qui manque de sympathie ou de "réalisme", et surtout pas de chaleur humaine. Les héros de la série sont, certes, tous frappés du sceau du tout-le-monde-il-est gentil (le côté tout-le-monde-il-est-beau était sous-entendu par le sujet de départ), mais il ne s'agit pas de raconter des parcours qui vont nécessairement bien se dérouler, ou conduire à la gloire, ou rendre heureux. C'est comme ça que j'aime mes histoires sur le monde du show business.

Il y a quelques semaines, je vous parlais de ma déception en réalisant qu'il m'était impossible de trouver une série qui parle de la vie des danseurs comme le fait A Chorus Line. Il y a une danseuse dans The L.A. Complex, d'ailleurs. Mais sans se limiter à la danse, je retrouve dans la série retranscrit plutôt bien l'ambiance que je cherchais dans ce style de fictions ; la somme de travail, d'espoirs, de désillusions, d'échecs que cela représente que de chercher à percer dans cet univers, trop souvent dépeint, dans les séries adolescentes notamment, comme un milieu où comme par hasard on va venir vous chercher parce qu'on a découvert ce que vous valez (parfois alors que vous-même ne le saviez pas !).
Sans pour autant être une série déprimante, sombre et glauque, The L.A. Complex tire admirablement partie des éléments négatifs de la vie de ces jeunes (et moins jeunes). Il en résulte à la fois l'illusion du réalisme et l'impression d'une certaine fraîcheur, puisque l'idée n'est pas non plus de s'écarter trop d'un esprit de camaraderie (typique des séries destinées à cette tranche d'âge) entre les différents personnages.

Peut-être que, dans le fond, le rêve hollywoodien, ce ne sont pas les séries américaines qui peuvent en parler le mieux. Souvenez-vous de The Assistants (ou glissez un oeil dans les tags et prenez un air intelligent) : c'était un peu le même topo. Dans ces deux séries canadiennes, même si la forme varie beaucoup, l'idée reste la même de montrer un envers du décor à la fois sympathique, enjoué et coloré, et de tout de même rappeler ce que c'est que de s'escrimer à survivre dans ce milieu quand on vient de débarquer, plein d'espoirs prêts à se faire écraser.
C'est sans doute un peu sadique de ma part, mais c'est exactement ce que je cherche dans une fiction qui s'apprête à me parler d'un milieu supposément glamour comme peut l'être l'industrie du divertissement.

Oui, peut-être que ce sont ceux qui cherchent à percer à L.A. qui parlent le mieux de ce qu'on peut ressentir quand on est un outsider qui essaye d'entrer dans la boucle hollywoodienne. Après tout, la série est canadienne, et elle ne s'appelle pas The L.A. Complex pour rien.

Et pour ceux qui... eh non.

Posté par ladyteruki à 17:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

11-01-12

[DL] Arctic Air

Je m'aperçois qu'il y a quand même assez peu de génériques canadiens dans le coin, il faut dire que je regarde, on l'a établi, assez peu de séries canadiennes, et qu'en plus elles n'en ont pas toujours. D'ailleurs j'aimerais pouvoir vous en promettre un pour Bomb Girls mais quand une saison n'a que peu d'épisodes et que le pilote n'a pas de générique, il y a en général peu de chances que ça se produise ensuite ; on verra bien, je garde un oeil dessus de toute façon, mais dans le cas du générique je suis pessimiste. Du coup, forcément, je vous le propose quand j'en trouve un, d'où celui-ci !

ArcticAir
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique d'Arctic Air est un gros cliché. Difficile de faire plus cliché, en fait. Mais d'un autre côté le pilote lui-même n'était pas d'une grande finesse. En même temps, à quoi bon ? L'idée est simplement d'offrir un vague petit frisson d'aventure avec des personnages relativement sympathiques. Rien qui passera à la postérité.
Dans ce générique non plus, donc, rien d'extravagant ni de mémorable, mais de jolies images, une musique à la fois anodine et vite obsédante de par sa répétitivité... et un cast pas forcément épatant (je ne supporte pas Adam Beach, à dire vrai), mais pas non plus repoussant. A apprécier en connaissance de cause, donc.

Bon et, demain, je reviens avec un post pas programmé à l'avance, ce sera plus sympa, vous verrez.

Et pour ceux qui pensaient que je me tournais les pouces en ce moment, vous avez raison : ya pas de fiche.

Posté par ladyteruki à 20:30 - Médicament générique - Permalien [#]

06-01-12

Band of Sisters

Quand il s'agit de s'évader hors des USA, mais de rester dans le cadre de la fiction anglophone, nombreux sont les téléphages qui optent en premier lieu pour la Grande-Bretagne. Bien qu'y était venue tard (principalement pour cause d'allergie à l'accent), je ne saurais le leur reprocher car on y trouve d'excellentes séries. Pour ma part je vous ai souvent entretenus de séries australiennes. Je suis notamment bien consciente de vous devoir deux posts de The Slap, et j'ai même eu envie de me refaire une "intégrale" de Cloudstreet. A l'occasion, on a pu évoquer des séries néo-zélandaises également (hélas, j'ai toutes les peines du monde à cagouler le deuxième épisode de The Cult).
Un pays qui, par contre, semble condamné à être sous-représenté ici (et malheureusement quasiment partout ailleurs) est le Canada. Il faut dire que beaucoup de séries canadiennes destinées au grand public semblent recycler des recettes toutes faites, de Lost Girl à Combat Hospital, en passant par les policières King ou Endgame, très peu des séries récentes que j'ai testées ces derniers mois m'ont convaincue. Des séries plutôt de niche, comme Todd and the Book of Pure Evil, ou évidemment The Yard, un peu plus, par exemple. Mais globalement, je suis statistiquement peu charmée par les séries canadiennes.

Alors quand je découvre Bomb Girls, je suis doublement ravie. D'abord parce que c'est une bonne série, et ça fait toujours plaisir de découvrir une bonne série. Et ensuite parce que c'est une bonne série canadienne, et ça fait encore plus plaisir de découvrir une bonne série canadienne.

BombGirls

Bomb Girls s'intéresse donc à ces femmes qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, ont pris le chemin des usines, notamment d'armement, tandis que les hommes partaient, vous l'avez deviné, sur le front. Des femmes qui n'avaient jamais connu que la vie au foyer commençaient alors à travailler, à gagner leur propre argent, à porter des pantalons, à gérer leur vie amoureuse comme bon leur semblait... Eh oui, Bomb Girls est une vraie série sur la libération de la femme, rien à voir avec les mijaurées américaines du début de saison qui ont fait mine d'aborder le sujet pour ensuite s'en écarter.

D'ailleurs, la réplique-phare du pilote de PanAm pourrait tout aussi bien s'appliquer aux personnages féminins de Bomb Girls :

"They don't know that they're a new breed of women".

A la différence que même les hommes autour d'elles n'en ont pas conscience. En fait, les hommes dans Bomb Girls font bien sentir à nos héroïnes que tout cela ne durera que ce que vivent les bombes, et qu'ensuite, ce sera un retour à la normale, qu'elles reprendront leur place.
Rétrospectivement, ça pourrait faire sourire, puisque ce que ces femmes vont changer, plus jamais on ne pourra le leur retirer, mais quand on vient de se coltiner Work It, croyez-moi, ça arrache plutôt une moue de dédain, voir un geste de recul devant la violence verbale décomplexée de certains personnages. Et pourquoi, après tout, ces personnages masculins se cacheraient-ils d'avoir une opinion arrêtée de la place de la femme dans la société ? Ils n'ont rien connu d'autre.

La panoplie de personnages de Bomb Girls reste relativement classique : on a l'oie blanche, Kate, qui échappe aux maltraitances de son père, un prêcheur tyrannique, et a besoin de ce travail à l'usine pour maintenir son indépendannce ; il y a à l'inverse Gladys, fille d'un fabricant d'armes riche qui l'a fiancé à un jeune Américain tout aussi riche, et qui intègre l'usine à l'un des rares posts administratifs ; il y a Betty, la forte tête indépendante et bosseuse qui forme les nouvelles arrivantes ; et enfin, il y a Lorna, la matriarche qui veille sur les ouvrières tout en gagnant la croûte de sa maisonnée et en attendant le retour de ses deux fils au pays. Collègues, amies, soeurs, ou peut-être autre chose encore, ces femmes travaillent à la fois pour leur pays, pour ceux qui sont au loin, et pour elles-mêmes.

Les profils n'ont rien de follement original, et les intrigues sont relativement attendues vu le contexte, mais les protagonistes sont variées juste ce qu'il faut pour que l'expérience de chacune offre un regard différent sur les étapes importantes franchies par ces femmes. D'autant que, pour atténuer le stéréotype, les actrices les campent avec beaucoup de conviction qui les rendent instantanément sympathiques.
Il me parait difficile de nier qu'il n'y a rien d'extraordinairement novateur dans Bomb Girls. Mais peu de séries ont su, jusqu'à présent, ce pencher sur l'arrière, cette facette de la Seconde Guerre Mondiale qui a pourtant eu tout autant d'impact que ce qui se passait au front. Bomb Girls offre de très jolis portraits, des intrigues bien menées, une bonne dose d'émotion et une photographie de l'époque qui nous transporte immédiatement.

La réalisation, bien que parfois légèrement trop propre, parachève l'excellent travail. Bomb Girls est une série qui a l'ambition de faire du bon boulot, en s'en donnant les moyens, mais sans en faire trop. Son bon goût la sauve du pathos ou de la simple reconstitution pour lui permettre de systématiquement parvenir à son objectif : raconter avec beaucoup de justesse et un peu d'émotion comment des femmes ont pris leurs vies en main. Juste avant d'aller arracher les cojones de ces Messieurs, donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bomb Girls de SeriesLive. Pour le moment un peu sommaire, je vous l'accorde.

Posté par ladyteruki à 11:14 - Review vers le futur - Permalien [#]