ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-09-12

[DL] Ta Gordin

Israël semble avoir le vent en poupe aux USA. Jusque là, peu de projets de remakes US avaient réussi à faire séduire un large public (In Treatment est resté assez confidentiel, The Ex-List et Traffic Light ont été de cuisants échecs...), mais grâce à Homeland, et son buzz retentissant, les lignes sont en train de bouger. D'abord c'est Hatufim qui en a profité, obtenant même une commercialisation en DVD puis une diffusion en Grande-Bretagne ; désormais les vannes sont ouvertes pour plein d'adaptations.

Les Américains choisissent peut-être un peu mieux les projets à adapter, aussi : sont dans les tuyaux des versions américaines pour Asfur, Timrot Ashan (ça fait un bout de temps, mais pendant un moment on n'en entendait plus trop parler) et maintenant Ta Gordin. J'en oublie probablement. Je suppose aussi que Clyde Phillips va déterrer son projet d'adaptation de HaEmet HaEroma dans la foulée, enfouie dans un tiroir de HBO. C'est Ben Silverman qui doit être content, lui qui depuis trois ans fait son marché dans les formats locaux unscripted et parfois scripted...
J'ai l'impression que, de la même façon que les Américains adaptent uniquement des polars scandinaves, ils ont découvert un filon avec Hatufim, celui du thriller, et désormais ils vont s'ingénier à épuiser le filon comme si la télévision israélienne n'avait rien d'autre à proposer. Hey, je ne me plains pas : ça va apporter un éclairage sur la fiction israélienne, peut-être faciliter l'accès à certaines séries du catalogue, et je dis tant mieux. De la même façon que la fiction scandinave est devenue juste un chouilla plus accessible maintenant que les chaînes achètent des séries... même si ce sont quand même souvent les mêmes genres qui reviennent. L'essentiel c'est d'entrouvrir la porte, après tout.

Et puis, pour fréquenter ce blog et m'avoir vue me répandre sur certaines horreurs commises par des remakes, vous le savez : une adaptation, ça se choisit avec précaution, on ne peut pas tout adapter. Et quand bien même, encore faut-il savoir comment l'adapter.
Pour le moment, les comédies ou dramédies israéliennes n'ont pas fait leurs preuves, ce qui tend à indiquer qu'Asfur ou Zanzuri ne sont pas des succès assurés, et peut-être même que ces projets ne verront jamais le jour (dans le cas de Zanzuri, c'est même à espérer parce que nom d'un chien que c'est mauvais). J'ignore où en est le développement du remake de Hahaim Ze Lo Hakol pour CBS, mais l'absence de news depuis plusieurs mois est à mon avis également de cet ordre.
Il y a aussi des séries israéliennes qui sont vraiment incroyables, avec des pitches réellement originaux, mais qui sont impossibles à adapter hors de leurs frontières. On a parlé récemment de Srugim ou de Kathmandu, et ce sont de parfaits exemples de ce problème, avec Yehefim dont il faut que je vous cause à l'occasion ; une grande part de ce qui fait leur intérêt (la question religieuse) est justement ce qui fait que ces séries sont difficilement exportables en tant que formats. En revanche, il y a des dramas qui pourraient très bien faire la transition, comme Nevelot (d'ailleurs on avait vu le générique ici, si vous voulez) ou Blue Natali (c'était en projet à un moment ou j'ai rêvé ça la nuit ?) qui sont les premières à me venir à l'esprit. Peut-être même qu'à la place de Dani Hollywood, la CW devrait essayer d'adapter HaNephilim, aussi.
Cependant, si Timrot Ashan (dont la qualité de l'original est indiscutable) et/ou Ta Gordin réussissent leur implantation aux USA, on pourra considérer que l'essai est transformé, et d'autres s'engouffreront alors peut-être dans la brèche...

Du coup, pour célébrer cette perspective réjouissante, aujourd'hui je vous propose le générique de Ta Gordin, un bon petit thriller d'espionnage où, encore une fois, se pose la question du patriotisme : entre trahir ou servir la Nation, il faudra choisir. Comme je vous le disais, les projets US jouent la carte de la sécurité après Homeland...

Je me demande comment la version américaine (apparemment baptisée M.I.C.E.) va gérer le problème de la langue russe dans les épisodes ; dans la série originale, les dialogues en russe sont fréquents, assez longs, et les spectateurs israéliens peuvent les suivre avec des sous-titres (cela étant, je n'ai encore jamais vu un épisode de série israélienne diffusé sans sous-titres, donc les spectateurs sont habitués...), mais j'imagine mal ça dans une série américaine, pourtant il semble difficile, vu le pitch, d'y couper.
Cela dépendra peut-être de la chaîne qui achètera le projet puisque pour le moment cette information m'a échappée ou est tout simplement inconnue ; une chaîne du câble pourra envisager une série réellement bilingue, un network, ça semble très difficile. Mais de toute façon, le pilote de la série est bien trop bavard pour un network.

Bon, je vois que je m'étends sur le sujet, faut m'excuser, c'est l'enthousiasme... mais on avait dit qu'on parlait du générique de Ta Gordin, hein ! Alors on y va.

TaGordin
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Très sincèrement, ce n'est pas le générique préféré de ma collection. Essentiellement parce qu'il est assez opaque sur l'esprit de la série. On peut y piocher quelques indices sur ce qui se dit dans Ta Gordin, en matière d'espionnage, mais très franchement, ça reste très difficile d'accès tant le générique couvre des choses très variées et parfois même contradictoires en apparence.

En revanche j'aime beaucoup la musique. C'est le genre de titre un peu hybride qui reste en tête, qui est un peu électronique, un peu mystique, et qui fonctionne incroyablement bien. Ca reste bien en tête (mais c'est impossible à fredonner), aussi. Je trouve ça efficace en diable. D'ailleurs ça me rappelle un peu, dans un style musical différent, ce qui est accompli à première vue par le générique de Homeland (si l'on omet le fait que le générique de Homeland a aussi pour fonction de nous faire entrer dans la tête de Carrie), assez brouillon mais entêtant quand même.

Alors, de la même façon que Ta Gordin pourrait prochainement être repris sur les écrans américains parce que, tout d'un coup, d'autres ont envie de dupliquer le modèle qui a réussi pour Homeland, on n'est pas vraiment dans la surprise avec ce générique, pas plus qu'on ne l'est, à vrai dire, avec la série elle-même. Pour autant, puisque les USA se sont décidés à piocher dans le catalogue israélien pendant quelques temps (ça durera le temps de la période de grâce de Homeland, je présume), c'est quand même bien sympa d'entendre un peu parler des originaux.

D'ailleurs je me suis souvenue cette semaine que j'avais promis à Livia de mettre le premier épisode de Mesudarim (avec sous-titres) à sa disposition... Et dés que j'ai fini Srugim, je fais un sort à mon DVD d'Avoda Aravit, aussi. Alors, vous le voyez, on n'a pas fini de parler de séries israéliennes dans le coin !

Posté par ladyteruki à 16:24 - Médicament générique - Permalien [#]

11-03-12

Grand écart

BlackMarch

Le weekend dernier, on a pu causer un peu de l'un des parents pauvres de la télévision internationale, au moins du point de vue de son accessibilité en France : la Russie. Dans le même esprit, j'avais envie de vous parler aujourd'hui d'un des pays qui attise ma curiosité en dépit du fait d'être assez difficile d'accès à l'heure actuelle. Ce pays, c'est la Turquie.
Allez hop, un peu de pédagogie au préable.

Comparée à d'autres pays, la télévision turque est relativement jeune, et ce qui lui arrive aujourd'hui est donc d'autant plus impressionnant. Songez que la première chaîne du pays est née en 1968 (c'était TRT, une chaîne publique), et que la première chaîne privée date de 1989 ! Et malgré cette genèse tardive, la fiction turque est en plein boom depuis une dizaine d'années environ, et ça ne va certainement pas en se calmant vu le succès de ces fictions à l'étranger.
La première série turque à avoir été vendue hors de son pays natal s'appelait Deli Yürek, une série mêlant de l'action, du drame et même un peu de politique, et se déroulant dans un contexte mafieux ; elle a duré 4 saisons de 1998 à 2001 et a même donné naissance à un film "spin-off". C'est grâce à son succès que la fiction turque a attiré l'attention de toujours plus de pays étrangers.

Depuis 2001, environ 80 séries turques se sont vendues dans plus de 40 pays du monde, certaines collectant, certes, plus de miles que d'autres. En 2011, ce business a rapporté 60 millions de dollars, à raison d'un prix allant jusqu'à 15 000 dollars par épisode. C'est dire si ça va BIEN.

On savait depuis quelques années que les soaps turcs fonctionnaient très bien, notamment dans les pays de langue arabe, avec la success story de Gümüş (alias Noor dans sa version arabe). Ce soap a fait un tabac de la Croatie à l'Arabie saoudite, alors que pourtant, la série y montre des choses pas franchement acceptées dans les pays de culture musulmane, comme boire du vin ou avoir des relations sexuelles avant le mariage ; l'un des personnages a même eu recours à un avortement. Malgré cela, 85 millions de personnes dans le monde ont vu ce soap !

Aujourd'hui, les séries hebdomadaires sont également très en forme. Outre le fait que ce sont ces séries qui aujourd'hui capitalisent les meilleures audiences sur leur chaîne d'origine, ce sont aussi celles qui se vendent le mieux (il y a un rapport de cause à conséquence, vous l'aurez compris).
Ce qui est une bonne nouvelle, c'est qu'elles peuvent rivaliser avec les productions occidentales en termes de qualité de production ou de budget (au niveau format c'est plus compliqué, les séries turques ont souvent des épisodes de 90mn qui font régulièrement l'objet de redécoupages en 2x45mn une fois à l'étranger ; notons qu'en France ça ne poserait pas forcément problème, cela dit). Alors forcément ça attire l'oeil ! Evidemment, qui dit plus de ventes à l'étranger implique aussi un cercle vertueux sur le territoire national, puisque ça fait sans cesse plus d'argent qu'on peut investir dans la production suivante.
Et plus il y a de pays différents culturellement pour acheter des séries turques, plus celles-ci tentent de rendre leur contenu plus accessible à des publics étrangers divers ; à l'heure actuelle, les séries turques sont définitivement ancrées dans la culture de leur pays, elles sont également regardables dans des pays de culture musulmane, mais elles sont aussi faciles d'accès pour plein de pays comme la Grèce et les Balkans (on estime par exemple qu'un spectateur sur deux en Bulgarie regarde une série turque), et ça c'est un immense point fort pour nous, spectateurs occidentaux, lorsqu'on les aborde ! Ca veut dire qu'on ne va pas se retrouver devant un trop grand fossé culturel, parce que les productions turques prennent cela en compte.

On a déjà pu parler d'Ezel, par exemple ; à l'époque de Séries du Monde, j'ai ainsi eu l'occasion de vous dire qu'elle s'était vendue un peu partout dans les pays voisins de la Turquie (je me souviens notamment d'une news portant sur un petit soucis en Grèce), et que sa diffusion hors des frontières turques avait eu l'opportunité de s'intensifier encore lors du dernier Ramadan. Depuis, la série a même été diffusée sur K+, une chaîne du groupe Canal+ au Vietnam, et des remakes ont été mis en branle dans plusieurs pays dont, apparemment, la Belgique. Des négociations seraient en cours pour une diffusion aux Etats-Unis, et même dans des pays d'Afrique noire, ce qui est assez inédit.
Mais surtout, il me faut évidemment re-mentionner Muhtesem Yüzyil. La série historique qui est un véritable carton aussi bien dans son pays d'origine qu'à l'étranger (45 pays acquéreurs à elle seule à ce jour) ; j'avais d'ailleurs pu vous dire à quel point ce succès n'était pas injustifié l'an dernier, lorsque j'ai évoqué le pilote. Muhtesem Yüzyil est actuellement le fer de lance de la fiction turque : dans son pays, l'Ottomania est vrai un phénomène (même si la série a apporté sa dose de controverses), et à l'international elle fait systématiquement un carton. Et quand les pays ne l'achètent pas, ce sont les internautes qui en font un phénomène : ainsi en Bulgarie, je lisais le mois dernier que des fansubbers proposant des sous-titres le lendemain de sa diffusion en Turquie ont réussi à créer un buzz immense autour de la série, et maintenant les chaînes bulgares s'entretuent pour en acquérir les droits. Une jolie histoire à la Äkta Människor (moins les chaînes qui s'entretuent, quoi). Un succès que Bir Zamanlar Osmanli: Kiyam, qui débute lundi, va tenter de reproduire, d'ailleurs.
On parle de séries venues d'un pays où, jusqu'à il y a 15 ans environ, c'était majoritairement la telenovela sud-américaine qui dominait les grilles en matière de fiction, quand même... Joli parcours que celui de la télévision turque, je le disais.

Cycliquement j'essaye moi-même de me pencher sur quelques séries turques. C'est à la fois facile, puisqu'avec les bons outils, on découvre très facilement des endroits où s'en mettre plein le disque dur, et compliqué car les sous-titres ne sont pas légion. Fort heureusement, si on reste sur Muhtesem Yüzyil comme exemple, le streaming peut ponctuellement se révéler intéressant, à condition d'aimer le streaming (comme vous le savez, ce n'est pas mon cas) et d'accepter d'avoir très peu de choix.

L'une des séries sur lesquelles je gardais un oeil, en ce début d'année, était Uçurum, diffusée par la chaîne privée ATV. Si Uçurum avait attiré mon attention (elle figurait dans le Pilot Watch), c'était sur deux critères : d'une part, un pitch attirant (et accessible à une pauvre Occidentale telle que moi, comme SON, lancée le mois précédent), et d'autre part, une foison de photos de promo alléchantes, comme celle-ci.
Il faut d'ailleurs préciser que de ce côté-là, les Turcs sont très très bons. Ils soignent leurs photos de promo (chose que ne font pas, par exemple, les Russes, on l'a dit la semaine dernière, mais même les Japonais, qui pourtant devraient être rôdés vu le nombre de séries qu'ils produisent chaque année...), et maîtrisent parfaitement la grammaire de la promotion qu'on peut connaître chez les séries de network américaines par exemple, avec ce qu'il faut de trailers notamment.

Ucurum

Uçurum, qui d'après une sélection de traducteurs automatiques et dictionnaires peut signifier aussi bien "précipice", "abysse", que "écart", est une série au contexte très urbain qui repose sur le principe suivant : dans une grande ville, la vie peut basculer à tout moment. C'est le cas d'Eva, une Moldave qui vient à Istambul dans l'espoir de pouvoir travailler dans la mégalopole turque. Elle est suivie par sa petite soeur, Felicia. Toutes les deux tombent alors dans un réseau de prostitution mené par un certain Yaman ; Eva échappe à ce triste sort de justesse, et trouve refuge dans un taxi. Hélas, sa soeur Felicia ne s'en sort pas aussi bien... C'est ainsi qu'Eva rencontre Adem, un homme qui vient d'accomplir son service militaire et qui commence à travailler comme chauffeur de taxi, travaillant uniquement de nuit. En venant en aide à Eva, vite traquée par le gang de Yaman, la vie d'Adem va ainsi elle aussi basculer.

L'épisode commence dans la confusion la plus totale : une jeune femme à la main ensanglantée reprend péniblement son calme auprès d'un homme agonisant dont on comprend qu'elle vient de le poignarder, et s'enfuit aussi vite que possible, réussissant à trouver refuge dans un taxi dont le conducteur va devoir prendre une décision très vite.

Comment en est-on arrivé là ? Allez hop, flashback, cette fois au ralenti (ce qui offre un incroyable et efficace contraste avec le chaos de la scène d'introduction), alors que, trois mois plus tôt, ces trois protagonistes mènent leur vie sans se soucier de rien, comme en marche vers leur destin. C'est une idée qui n'a l'air de rien mais qui fonctionne très bien. Ainsi, la jeune femme s'apprête à fêter l'obtention de son diplôme de médecin, le chauffeur de taxi (pas encore pourvu de barbe) est un militaire en passe d'être décoré, et l'homme poignardé, encore en relatif état d'intégrité physique, est en réalité un mafieux dans ce qui ressemble déjà à un mauvais jour. On va donc lentement revenir sur la façon dont les évènements se sont mis en place, et c'est l'occasion de pénétrer le réseau de prostitution, que Yaman dirige avec l'aide d'une femme, et sous les ordres d'une sorte de parrain.
L'effet de compte à rebours avant ce moment crucial qui a ouvert l'épisode va être rappelé plusieurs fois au cours de l'épisode par le biais non pas d'un bête compteur, de cliffhangers ou d'autres outils auxquels on pourrait s'attendre pour nous rappeler qu'il y a un gros truc qui nous attend, mais avec l'aide d'un split screen montrant à intervalles réguliers la progression des personnages dans leurs univers respectifs, et pour le moment distincts.

Si Eva est une bien jolie créature et qu'on s'intéresse forcément un peu à son histoire (surtout quand, comme moi, on a déjà regardé Matrioshka ou Blue Natali), celle-ci n'a pas grand'chose d'original. Quant au salopard de Yaman, on n'a pas tellement envie de le plaindre dans ses tracas (car il en a).
C'est Adem qui s'avère être un personnage particulièrement touchant. Pendant son service militaire, son meilleur ami s'est pris une balle (ouais, le service militaire turc, c'est pas la JAPD, hein, on est pas là pour déconner) ; Adem s'est d'abord porté à son secours mais lorsqu'ils ont failli être repérés par l'ennemi, son ami a fait une crise de panique, et en voulant le faire taire, Adem l'a étouffé... Depuis, il est littéralement suivi par son fantôme, qui apparait même à l'arrière de son taxi. C'est de toute évidence une torture pour notre héros que de vivre avec son lourd secret, et il sera à deux doigts de se suicider pendant l'épisode. Cela nous offrira d'ailleurs une scène assez émouvante.

Certaines séquences de ce pilote, par ailleurs relativement conventionnel pendant sa première heure (souvenez-vous : épisodes de 90mn), sont extrêmement impressionnantes de par leur forme très aboutie. Ainsi, pour montrer que le temps a passé après une scène se déroulant dans le dortoir des prostituées prises au piège par le réseau de Yaman, on a une séquence particulièrement élégante. De même, quand Adem conduit des personnes très différentes dans la nuit d'Istambul, difficile de ne pas être touché par la succession de portaits et de situations qui se succèdent à l'arrière de son véhicule.

Mais surtout le pilote d'Uçurum accomplit quelque chose qu'il n'est pas exagéré d'appeler une PUTAIN DE PROUESSE en nous surprenant totalement à la fin de l'épisode ; par contre si vous voulez finir ce paragraphe vous allez être spoilé : on reprend la fameuse scène qui l'avait ouverte, mais en version longue, et on a cette fois des séquences supplémentaires qui ajoutent encore à la gravité de la situation. Au lieu d'avoir simplement Eva qui poignarde Yaman et se rue dans le taxi d'Adem en sortant de l'hôtel où elle était retenue, on a droit à une pénible séquence pendant laquelle Yaman tente de violer Eva, où celle-ci le poignarde dans l'oeil (chose qu'on ne savait pas), où elle cherche de l'aide dans les couloirs, tombe sur une chambre où sa soeur est sur le point d'être violée, est contrainte de l'abandonner là quand l'un des violeurs pointe une arme sur elle, sort dans la rue, et fait irruption dans le taxi d'Adem alors que celui-ci caresse de nouveau l'idée du suicide ; en parallèle, Yaman s'effondre dans le couloir de l'hôtel, le visage en sang et sous les cris d'horreur de la femme qui gère le réseau de prostitution avec lui. Et du coup, alors qu'on pensait ne revenir à cette scène que pour l'adrénaline, on se retrouve avec une dramatisation incroyablement plus forte qu'attendu. On croyait connaître la scène depuis le début de l'épisode, et pour tout vous dire y revenir semblait un peu cliché ; en fin de compte, on se retrouve avec quelque chose qui lance réellement le côté dramatique de la série. C'est un vrai bon moment de télévision qu'on n'avait pas vu venir du tout. Et d'ailleurs l'épisode va s'arrêter là, au lieu d'employer cette décharge d'adrénaline pour nous montrer comment l'équipe de Yaman va se lancer à la poursuite d'Eva, par exemple (ce à quoi on aurait pu s'attendre).

Alors, dans ce paragraphe, il n'y aura plus de spoilers. Mais il y aura de l'amertume : celle de ne pas pouvoir regarder autant de séries turques que je le voudrais, parce que je les regarde toujours en VOSTM. Je serais prête à poursuivre Uçurum, dans le cas contraire. Et c'est une preuve supplémentaire, après Muhtesem Yüzyil que je n'avais pas détestée (et pourtant, moi, les séries en costume...), que la fiction turque a de bonnes choses à nous apporter. Pour le moment, pas facile-facile d'y accéder mais, bon, on sait pas, si des fansubbers bulgares y arrivent, je vois pas pourquoi il seraient les seuls... Un jour peut-être, qui sait ?

Posté par ladyteruki à 00:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-04-11

Qu'est-ce qu'elle dit ?

C'est fou les petites habitudes qu'on a eu du mal à perdre mais dont on se rend compte qu'il faut les reprendre maintenant que Séries du Monde a ouvert ! Notez bien que je ne me plains pas, mais c'est une impression bizarre que de reprendre les choses après trois mois de grève.

En tous cas, voici comme chaque dimanche le récapitulatif de ce qui s'est passé cette semaine dans la rubrique...

Lundi JIN_MEA Démarrage en fanfarre pour JIN
Après quasiment un an et demi d'attente, la série a-t-elle su capter l'attention du public ?
Mardi PaperGiants_MEA Audiences immenses pour géants de papier
C'était l'évènement de ce mois d'avril sur la première chaîne publique australienne : une minisérie historique a captivé le public.

MrYoung_MEA Mr. Young rempile pour une deuxième saison
Renouvelée alors que seuls 7 épisodes ont été diffusés : ça c'est la grande classe !
Mercredi Aibou_MEA Aibou domine le Nikkan Sports Dorama Grand Prix
La série policière ne se contente pas des bonnes audiences, il lui faut aussi des statuettes !
  World En bref : l'actu des télés du monde
Si vous avez la bougeotte, voilà de quoi vous faire voyager un peu...
Jeudi JiYoonPark_4 Oserez-vous mentir à Ji Yoon Park ?
L'ex-chanteuse sera au générique de la comédie romantique de SBS.
Vendredi cbc Des commandes et des renouvellements à la pelle pour CBC
Que prépare la chaîne canadienne pour la saison prochaine ? Un récapitulatif de ses projets s'impose.
  NHK NHK s'intéresse au harcèlement scolaire
La chaîne publique prépare l'adaptation d'un roman particulièrement populaire auprès des jeunes.
  JIN_MEA Audiences japonaises : heureuses retrouvailles
Ce sont, à quelques exceptions près, des séries faisant leur grand retour qui ont le plus attiré de spectateurs ces deux dernières semaines...
Samedi Gullruten Gullruten 2011 : les nominations !
Les récompenses de la télévision norvégienne se tiendront le mois prochain.

Cette semaine, on aura donc voyagé en Australie, au Canada, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, en Israël, au Japon, en Norvège et en Suisse. Pas mal pour une "première" semaine !

Avec l'officialisation des choses qu'est la rubrique, j'essaye d'améliorer les formulations des news, et notamment les news récurrentes comme les audiences asiatiques (puisque désormais les audiences japonaises sont calquées sur le modèle des audiences coréennes) et les "en bref" (avec l'ajout de petits drapeaux devant chaque brève, par exemple).
Si vous avez la moindre suggestion pour qu'elles vous soient plus agréables, n'hésitez pas, c'est aussi à ça que sert ce petit point hebdo, non seulement à faire de l'autopromo mais aussi à avoir vos retours, non sur les news elles-mêmes (pour ça vous pouvez commenter sur place) mais sur leur forme et toute cette sorte de choses... Je suis toutes ouïes !

Posté par ladyteruki à 21:00 - Love Actuality - Permalien [#]

20-04-11

[DL] Blue Natali

On connaissait Matrioshka, voici Blue Natali. Encore plus honteux, quelque part, parce que vu non pas du côté des victimes, mais de celui des proxénètes, du moins en grande partie puisque, comme les plus curieux d'entre vous l'auront remarqué (ou vont le lire dans un instant en cliquant sur le lien menant à la fiche), cette série israélienne se penche sur la façon dont une famille a fait fortune grâce à un réseau de prostitution.

BlueNatali
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Musicalement, c'est clair que c'est une toute autre ambiance que Matrioshka (tiens, faudrait que je le ressorte ce générique, ça fait quelques temps que je ne l'ai pas vu). Et je crois que ça restitue bien la révolte qu'on doit ressentir quand, comme le héros, on se retrouve dans une telle situation, à devoir compter sur un réseau de prostitution pour faire vivre sa famille. Visuellement, c'est finalement plus trash encore, puisque, plutôt que de voir simplement du cuissot onduler dans un bar, on voit la réalité de la prostitution sans faux-semblants, et pourtant avec une forme d'esthétisme qui est la seule raison pour laquelle on n'a pas envie de vomir. Ca, c'est du générique à la fois honnête et choc. Et pas mal foutu, ce qui ne gâche rien.

Quand le weekend dernier (alors que ce jeu devait au départ vous proposer le générique de Srugim), je suis tombée sur cette série en faisant mes recherches sur Mary Lou, je me suis fait la réflexion que vraiment, il se passait des trucs épatants en Israël. J'ai besoin de sources sur la télévision israélite, vraiment besoin, c'est vital, en tant que téléphage c'est nécessaire à ma survie. Je passe à côté de plein de choses, et ça me rend folle. Sans même parler des sous-titres. Vous vous rendez compte de l'ampleur de ce que nous ignorons ? Je crois que comme pour Mesudarim, je vais tenter le pilote de Blue Natali sans les sous-titres, tant pis. C'est trop attirant pour que je résiste bien longtemps.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Blue Natali de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:32 - Médicament générique - Permalien [#]

18-04-11

[GAME] Génériques du monde

Il n'a pas pu vous échapper qu'aujourd'hui s'est produite une chose magique : la rubrique Séries du Monde (SdM pour les intimes) a vu le jour sur SeriesLive, après 9 mois de travail. J'aurais dû prendre des cours d'accouchement sans douleur.

WorldDécouvrir la rubrique Séries du Monde

Pour que vos premiers pas dans cette rubrique, je vous propose un petit jeu de génériques afin de trouver le titre de 15 génériques venus du monde entier. Mais pas un jeu des génériques comme j'en ai déjà organisé...

Parce que je me doute bien, allez, que vous n'avez pas vu la moitié de ces séries. Et quand je dis moitié, j'ai bien conscience de voir large. Donc comme vous avez très envie de voir ces génériques (croyez-moi, certains sont des pépites) et que j'ai conscience que Rome ne s'est pas construite en un jour, je vous propose de participer à ce jeu tout en vous instruisant.  Ou l'inverse. Absolument, comme pour Ordimini.

Alors voici comment ce jeu va se dérouler : je ne vais pas vous donner d'indice. C'est idiot : vous ne trouveriez pas ! Si je commence à vous dire que l'une de ces séries se passe dans une forêt de béton, vous allez me regarder avec des yeux ronds, et vous aurez raison. Donc, au lieu de vous parler de la série elle-même, je vais simplement vous donner deux éléments : le pays, et un mot-clé (que vous retrouverez dans la description de la fiche). Voilà, à partir de là, tout ce que vous avez à faire, c'est aller flâner et fouiner sur SeriesLive et plus particulièrement la rubrique Séries du Monde, et vous devriez, si vous êtes un tout petit peu patient, trouver les séries dont il s'agit.

Après, si vous voulez lire les fiches par lesquelles vous passez, comprenez bien que je ne vous empêche pas.
M'est avis que vous devriez trouver pas mal de choses intéressantes et/ou amusantes, et d'ailleurs, en marge de ce jeu, je vous invite à venir raconter, dans les commentaires, les trouvailles sur lesquelles vous êtes tombées (par exemple vous avez appris qu'une série israélienne est à l'origine de l'une des comédies que vous avez aimées cette année, ou vous êtes tombé sur un synopsis incroyable dont vous êtes certains au contraire qu'on ne verrait pas ça sous nos lattitudes, ou un résumé vous a rendu curieux... comme vous voulez).

1 - Une série suédoise - "écorché vif" > Kommissarie Winter [fiche SL]
2 - Une série danoise - "politique" > Borgen [fiche SL]
3 - Une série égyptienne - "audition" > Ard Khas [fiche SL]
4 - Une série sud-coréenne - "concubine" > Dong Yi [fiche SL]
5 - Une série canadienne - "comté" > Durham County [fiche SL]
6 - Une série brésilienne - "banquier" > Filhos do Carnaval [fiche SL]
7 - Une série polonaise - "appareil" > Majka [fiche SL]
8 - Une série colombienne et argentine - "troubles" > Mentes en Shock [fiche SL]
9 - Une série australienne - "rock star" > Spirited [fiche SL]
10 - Une série allemande - "centre commercial" > Danni Lowinski [fiche SL]
11 - Une série québécoise - "syndicats" > Malenfant [fiche SL]
12 - Une série néo-zélandaise - "princesse" > Go Girls [fiche SL]
13 - Une série canadienne - "espions" > InSecurity [fiche SL]
14 - Une série mexicaine - "secrets" > S.O.S.: Sexo y otros Secretos [fiche SL]
15 - Une série israélienne - "yachts" > Blue Natali [fiche SL]

Pour ceux qui n'ont jamais joué, je rappelle que les règles sont les suivantes :
- les génériques qu'il faut trouver n'ont jamais été postées sur ce blog (et donc ne sont pas disponibles dans le flacon)
- une fois que vous avez trouvé la série, je vous offre le générique correspondant...
Plusieurs (mais pas toutes) de ces séries ont déjà été mentionnées sur le blog, donc au besoin, vous pouvez aussi aller fouiller dans les tags pour vous aider.
Bonus ! Si au moins 15 personnes différentes jouent à ce jeu en commentaires, je vous offrirai un 16e générique ! Voilà, c'est cadeau, ça me fait plaisir . Vous n'avez qu'à faire passer le mot...

Donc maintenant, la chasse est ouverte, sachez que ce concours est ouvert à tous jusqu'à jeudi 21 avril à 23h59. A vous de jouer, montrez-moi que vous êtes curieux ! Mais ne vous inquiétez pas, je commencerai à poster les génériques que vous trouverez à partir de demain.

Posté par ladyteruki à 20:30 - Games On - Permalien [#]


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