ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

21-11-11

On air

Tiens, voilà une comédie dont on aurait pu parler dans le SeriesLive Show de vendredi si j'avais seulement su que cette série existait !
Enfin, websérie devenue série, plus précisément (mais parle-t-on vraiment des autres ?), puisque Goodnight Burbank a ainsi démarré sa carrière, avant d'être rachetée par HDNet qui apparemment est une chaîne du câble, je découvre comme vous hein.
Et qu'est-ce que ça vaut ? Bah...

GoodnightBurbank

C'est assez chiant, en fait.
Le sujet est pourtant sympathique : il s'agit de s'intéresser à une petite émission d'information en soirée à destination de la zone de Burbank qui se tourne... dans un garage (bah ouais, le studio a brûlé). Ou comment trouver une super bonne excuse pour tourner dans les mêmes conditions que les personnages, c'est-à-dire avec pour simple décor une toile verte pour les scènes en intérieur, et un parking pour les extérieurs.

Les personnages en question sont plutôt sympas : il y a les deux présentateurs, elle, une républicaine dure tendance xénophobe ("Ann Coulter avait raison"/"Sur quoi ?"/"Tout.") mais un peu stupide, lui, un journaliste plus libéral qui espère surtout bouger de cette petite station pourrie et qui ne supporte pas sa collègue ; il y a le producteur, qui comme tous les producteurs ment comme un arracheur de dents et qui a les siennes qui rayent le parquet ; mais il y a aussi le chef de plateau baba cool, la maquilleuse, une musulmane qui porte le voile mais qu'il faut ptet voir à pas prendre pour une demeurée, la journaliste atteinte du syndrome d'Asperger qui ne peut pas regarder les gens qu'elle interviewe dans les yeux, la technicienne complètement maladroite et illuminée...

Alors qu'est-ce qui cloche ? Les dialogues. Le rythme. Le déroulement de l'épisode dans sa totalité. Tout ce qui compte quand même un peu dans une comédie.

Si certains passages sont décents, le reste est surtout très embarrassant parce que les gags ne sont pas nouveaux, et que les dialogues manquent de mordant. Avec des personnages aussi hauts en couleur, on était en droit d'espérer quelque chose de plus barré. Peut-être que le problème vient de l'héritage de l'improvisation, qu'on peut sentir dans certaines interprétations et qui signifie probablement que le script laisse une grande liberté aux interprètes ; or, l'impro, en tous cas de mon point de vue, fonctionne très mal dans une série. Pour une émission de divertissement, sans aucun doute : les sketches sont souvent courts, il y a un public, on garde les mêmes recettes que pour un spectacle de théâtre, bref ça fonctionne. Mais là, ça tombe à plat. Ce sont un peu les mêmes problèmes que ceux que je me souviens avoir cru déceler dans Big Lake, en fait.
D'autant que Goodnight Burbank est tournée en single camera.
Donc problème de rythme, donc problème de dialogues, tout ça tout ça, ce sont des conséquences assez logiques.

Reste que l'idée n'est pas mauvaise, que les personnages sont sympathiques, et que j'aimerais voir ce que donne Goodnight Burbank dans quelques mois, en lui donnant le temps de mûrir. D'ailleurs il parait que la série a ensuite été retravaillée, ça pourrait valoir le coup d'y jeter un oeil pour voir si les défauts d'origine ont été gommés.
Je crois que j'avais vraiment envie de rire devant Goodnight Burbank, probablement parce que les coulisses d'une émission de télévision, fut-elle toute pourrie, c'est le genre de sujets qui m'attire. Alors je lui redonnerai probablement une autre chance si je tombe sur les "nouveaux" épisodes.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche... que j'ai pas encore faite.

Posté par ladyteruki à 23:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

25-08-10

Flaque d'eau

Étonnés que j'aie regardé le pilote d'une série co-créée par Will Ferrell (ex-SNL) et interprétée notamment par un rouquin ainsi que Horatio Sanz (ex-SNL) et Chris Parnell (ex-SNL) ? Non, vraiment ? Mais vous vous attendiez à quoi, au juste ?

BigLake

Comment ne pas remarquer la parenté, d'ailleurs ? On a tout bonnement l'impression d'assister à des petits sketches. Tout y est, on s'y croirait. Quelque chose dans le cadrage et dans le montage rappelle également cette origine.

Hélas. Car l'intérêt de SNL (et ce qui fait pardonner les éventuels accrocs), c'est le live. Si Big Lake était en live, ce serait tout-à-fait pardonnable. Mais il y a là un double handicap : d'une part, ce n'est pas en public, et d'autre part c'est enregistré. Et comme chaque fois que des acteurs rodés à l'impro s'essayent à une série scriptée et/ou enregistrée, on perd énormément en énergie et en intérêt. Big Lake pourrait très bien être un sitcom original en live, mais sans ce choix, le reste semble dénué de sens. L'impro, ça ne marche qu'en live, point barre. C'est pas la peine d'essayer, ça ne marche pas.

Oh, Sanz et Parnell s'en tirent relativement bien, mais ça reste tout relatif.

Et surtout ils sont odieusement sous-employés, au profit d'un benêt de service, Chris Gethard, dont on n'arrive pas à être certains qu'il s'agit là d'un rôle de composition. Le problème de rythme semble donc décuplé par l'extrême manque de panache de son personnage principal et son interprète à peine plus vif. Qui a engagé ce mec ? Sérieusement ? Sans lui la série serait drôle, mais là on a l'impression que tout le monde l'attend ("tu vas la dire ta réplique, ducon ?") et que personne ne sait quoi en faire. Fallait-il vraiment, d'ailleurs, ce personnage débile ? Horatio Sanz aurait aussi bien pu driver la série en endossant à la fois le rôle de l'olibrius étrange et de fils penaud revenant à la maison. Surtout que Horatio est tellement lead material maintenant qu'il est baisable. Si-si. Les autres personnages de la famille, d'ailleurs, sont tellement hauts en couleur que c'en est encore plus douloureux.

Pas sûr que Big Lake ait le temps de se reprendre avant son inévitable annulation (le contraire serait surprenant), mais pourtant j'aurais envie de lui laisser le bénéfice du doute.
Mais pas au point de regarder la suite, essentiellement à cause de la question du rythme.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Big Lake de... tiens, je sais ce que je fais ce soir, moi.

Posté par ladyteruki à 15:17 - Review vers le futur - Permalien [#]
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