ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

08-12-12

But is it local ?

En ce moment, vous avez pu le voir, je n'ai pas trop eu le temps pour des world tours (mais ils vont revenir, n'en doutez pas), qui demandent énormément de recherches. Cependant, quand au cours de mes lectures régulières, je tombe sur une info qui m'intéresse, j'essaye de prendre le temps de revenir quand même dessus sur ce blog (c'est comme ça qu'on a parlé de la Turquie la semaine dernière, par exemple).
Aujourd'hui est un jour comme celui-là, et je vous emmène pour une petite réflexion qui nous fait passer par le Danemark.

Au Danemark, le final de Desperate Housewives était diffusé mercredi sur TV2.
Mais ce n'est pas l'info du jour.

DesperateHousewives-FinalTV2

L'info du jour, c'est que la directrice du groupe public TV2, Merete Eldrup, a annoncé ce jeudi qu'après Desperate Housewives, c'était fini : la chaîne TV2 ne diffuserait plus du tout de séries américaines en primetime.
Vous avez bien lu.

Et attendez un peu d'entendre ses raisons : "C'est un projet auquel nous réfléchissons depuis plusieurs années, parce qu'il y a de plus en plus de compétition en primetime, et que tout le monde diffuse de plus en plus de programmes danois. En parallèle, les séries américaines s'adressent de plus en plus à une niche. Un show aussi rassembleur que par exemple Friends est difficile à trouver aujourd'hui. Les séries sont de plus en plus segmentées".

Evidemment, pour nous Français, de telles déclarations sont hallucinantes, tant nos chaînes conçoivent difficilement de mener le combat des grilles sans une série américaine en primetime. Encore ce lundi, c'était The Mentalist, une série américaine donc, qui rafflait tout sur son passage au niveau des audiences (8,8 millions de spectateurs sur TF1, contre pas plus de 3 millions chacune pour France2 et M6, qui occupaient respectivement la 2e et 3e place dans les audiences de la soirée), preuve que la dominance des séries américaines en primetime dans l'Hexagone ne sera certainement pas remise en cause avant un bon bout de temps encore.

Cela fait des années que l'on sait que la plupart des pays européens font leurs meilleures audiences avec des séries locales qu'avec des séries importées (principalement américaines), et que la France fait figure d'exception dans ce panorama. On peut d'ailleurs se demander si considérer qu'une série est intrisèquement moins fédératrice parce qu'elle est américaine, se justifie, d'ailleurs (c'est sans doute à rapporter à la politique d'acquisitions, aussi).
Mais qu'une chaîne, publique de surcroît, décide de totalement abandonner les fictions importées en primetime (DR1 le fait, la BBC le fait, et c'est à peu près tout en Europe, sauf erreur), est quand même assez rare. Qui plus est, l'objectif affiché est d'être plus compétitive ! Imaginez ça ! La motivation de la chaîne n'est pas de se plier à une plus grande mission de service public qui consisterait à favoriser la création locale (tâche dont à l'heure actuelle DR1 s'accomplit mieux que TV2, d'ailleurs), ou, c'est intéressant à souligner, de relever le niveau qualitatif des programmes en supposant, comme on serait parfois tenté de le dire, qu'une production américaine est forcément un peu plus bête qu'un noble programme bien de chez nous, non. Il s'agit de faire des audiences en primetime. Avec des productions locales.

TV2 n'en a pas fini pour autant avec les séries américaines, et en conserve dans ses grilles. Mais ces séries, que la chaîne juge donc segmentantes, seront confinées à des cases horaires elles-mêmes segmentantes, comme l'après-midi, la seconde ou troisième partie de soirée, et ainsi de suite.
A l'heure actuelle, dans le catalogue de TV2, en-dehors de Desperate Housewives désormais achevée, on trouve par exemple Blue Bloods, Sons of Anarchy, Cold Case, et des bonnes rediffs de Friends ou Un gars du Queens.
Il n'est évidemment pas question d'arrêter la diffusion de ces séries, mais de leur trouver un créneau qui fédère uniquement leur cible ; l'ironie suprême pour l'observateur français est de voir que Cold Case était considérée, en France, comme au contraire très fédératrice et pas du tout "de niche". On prend bien la mesure du fossé culturel... Par contre il semble évident que le choix de TV2 d'acheter les droits de Sons of Anarchy est assez cohérent avec l'idée qu'une série américaine est destinée à une niche !
A titre comparatif, TV2 Zulu, plus orientée vers la comédie et/ou le public plus jeune, a des acquisitions du genre de Modern Family, 2 Broke Girls, Flight of the Conchords, Hung, Beauty and the Beast, Skins, South Park, American Dad, et j'en oublie ; TV2 Zulu sert aussi à rediffuser les séries US de TV2 "classique" (c'est ainsi le cas pour Sons of Anarchy, par exemple, dont les épisodes ont droit à deux diffusions par semaine en ce moment grâce à ce système).
D'ailleurs, si Eldrup évoque Friends, c'est que le groupe TV2 fait subir à la comédie un sort similaire à celui qu'on lui connait en France : Friends est en effet diffusée (sous son titre local de Venner) par TV2, TV2 Zulu, et leur petite soeur TV2 Charlie, à peu près toute l'année, par deux chaînes sur trois du groupe au moins, à n'importe quelle semaine donnée ; preuve qu'il y a des mécanismes qui sont universels. Mais la décision de TV2 consiste à ne pas jouer de ce genre de techniques à l'avenir, justement, pour le primetime, et de se pousser à aller plus loin que de "jouer la sécurité".

Cette décision annoncée cette semaine par la présidente du groupe ne veut pas nécessairement dire que des séries danoises inédites seront diffusées chaque jour en primetime par TV2, évidemment : il ne faut rien exagérer.
DR1, considérée comme le parent riche de la télévision publique danoise, ne peut pas se le permettre, alors on imagine mal comme TV2 le pourrait. Au Danemark comme ailleurs, la télé réalité, par exemple, parvient à quelques belles audiences (à l'instar de Strictly come dancing, dont TV2 a les droits danois sous le titre de Vild med Dans) ; sinon il reste toujours les reportages, les compétitions sportives (TV2 diffuse par exemple des matches de handball en ce moment) et les films. On ne parle pas d'une absolue révolution des grilles, soyons clairs, mais simplement de la place de la fiction américaine, au profit de la fiction nationale, dans les grilles d'une chaîne danoise... et c'est déjà pas mal !

Difficile de nier que les indubitables succès publics (et critiques, et financiers...) de DR1 comptent parmi les raisons qui ont incité le groupe TV2 à se lancer dans l'aventure du tout-danois en primetime.
Une autre raison, c'est que, plus tôt cette année, Rita (rappelez-vous) s'est avérée être un incroyablement bon investissement pour TV2. Entre les bonnes audiences, les bonnes critiques, les nominations et récompenses, la vente de droits de diffusion, et même des droits d'adaptation (la chaîne Bravo va en effet avoir sa propre version aux USA), c'est forcément incitatif. Quand une chaîne est payée de retour après avoir fait l'effort d'une série originale en primetime, forcément, ça aide. A titre de comparaison, en 2011, sa série Den Som Draeber n'avait pas remporté un aussi franc succès.
Et puis, rappelons que le "Media Agreement" de 2012-2014, voté il y a quelques semaines, comprenait un volet d'aide au financement (qui a justement déjà présidé à la création des hits de TV2 Rita et Lærkevej) s'élevant à 30 millions de couronnes danoises, ce qui veut dire que TV2 ne se lance pas non plus à l'aveugle dans son objectif de mise en valeur de la fiction originale.
Tout indique que la décision s'appuie sur énormément de facteurs positifs, et que ces facteurs ne sortent évidemment pas de nulle part.

En annonçant très officiellement sa décision (au lieu de simplement faire sa programmation sans séries US en primetime, mais sans le faire remarquer), TV2 montre bien qu'un pas est franchi, et que, en fait, du point de vue de la communication, c'est un plus auprès du public que de faire valoir sa décision, et que cela peut être un plus auprès du public. Là encore, on est à mille lieues de voir une chose de ce genre se passer sous nos latitudes dans un avenir immédiat !

Alors voilà, sur TV2, on se prépare à une nouvelle ère... et ça va être intéressant à observer !
Ah, et je vous prépare un post pour parler encore de fiction Scandinave d'ici quelques jours, alors restez dans le coin...

Posté par ladyteruki à 15:55 - Love Actuality - Permalien [#]

22-10-12

C'est grave, docteur ?

En matière de téléphagie, une qualité essentielle est la résilience : ce n'est pas parce qu'un pilote et/ou une série sont mauvais, qu'il faut se laisser abattre et perdre tout espoir. D'autres pilotes, d'autres séries attendent, et seront mieux. Peut-être. Mais si on ne dépasse pas les mauvaises expériences, comment aller vers les bonnes ? Oui, la CW m'a maltraitée ce weekend avec le pilote de Beauty and the Beast, est-ce une raison pour snober un autre pilote ce soir ? Ca se trouve, il est bon !
whisperintherain connaîtra, à son tour, ce sentiment, et dés qu'il aura parlé de la série, vous trouverez au bas de ce post un lien vers sa propre review ; alors n'hésitez pas à revenir plus tard pour comparer notre capacité à nous remettre de nos traumatismes téléphagiques, dans l'espoir toujours de trouver mieux.
On appelle aussi ça de l'inconscience.

EmilyOwensMD

L'hôpital, c'est tout comme le lycée. Vous savez ce qui est également tout comme le lycée ?
Le lycée.

Ce n'est peut-être que moi, hein, mais si vous avez besoin de répéter pendant plus d'un tiers de votre pilote (via la voix-off de l'héroïne ET un cas rencontré) combien l'hôpital, c'est comme le lycée, peut-être qu'il faut arrêter les frais, peut-être que le concept n'est pas assez fort par lui-même, et surtout, peut-être qu'il faut arrêter de chercher à le vendre sur une cible si spécifique. Les adolescents (public de base de la CW même si avec des Arrow ou des Nikita, ça a tendance à se modifier) ont assez peu de chances de se sentir concernés par l'univers hospitalier. Ca ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas l'apprécier (combien d'entre eux regardent Grey's Anatomy, après tout ?), mais ça veut certainement dire que l'identification ne jouera pas. Alors il est inutile de mener une guerre perdue d'avance.

Pourtant, courageusement, Emily Owens, M.D. va s'acharner sur sa comparaison. L'hôpital c'est comme le lycée. Il y a des profs froids, des profs sympas, des bullies et des types sur lesquels on flashe. C'est comme le lycée ! Vos rapports avec vos parents conditionnent la façon dont vous travaillez. C'est comme le lycée ! Vous êtes là pour apprendre, mais vous êtes tellement certains de tout savoir que vous ne prêtez l'oreiller qu'en cas d'absolue nécessité. C'est comme le lycée, on vous dit !

J'ai un secret à vous confier sur le lycée : je l'ai quitté il y a 12 ans. Du coup, pour les séries médicales, je peux être dans la cible ; pour les séries adolescentes, pas tellement.
Oh naturellement, pour moi non plus l'identification n'est pas un pré-requis, loin de là. Mais c'était la seule option qui restait, alors qu'Emily Owens M.D. donnait également dans un autre genre qui m'attire peu : la comédie romantique. Si ça m'intéressait, je regarderais encore Grey's Anatomy, puisque la comparaison est difficile à ne pas faire.

Le problème d'Emily Owens M.D., c'est que la comparaison avec le lycée est la seule chose qui lui apporte vaguement de l'originalité.
Je ne sais pas pourquoi tant de séries optent pour un personnage central gauche, par exemple ; je comprends l'efficacité du procédé, il n'est d'ailleurs pas éloigné de celui qu'on évoquait avec TOKYO Airport et les séries japonaises à vocation professionnelle, mais il est tellement suremployé qu'à un moment il faut opter pour autre chose. On peut très bien trouver un personnage qui ne soit pas antipathique mais qui soit un peu sûr de lui, par exemple ; ce pilote tentera désespérément d'en mettre en place deux (également des personnages féminins, comme quoi rien n'est impossibles), mais ils sont bloqués dans la zone des personnages secondaires sur lesquels Emily peut s'appuyer pour avancer. On aimerait bien qu'elle s'assume un peu plus mais on n'est pas tombés dans la bonne série.
Peut-être que si, juste une fois, on suivait une Christina Yang ou une Cassandra Kopelson, on accepterait plus facilement de vivre perpétuellement dans le même univers, pourvu de le voir avec un regard nouveau. On pourrait explorer les fragilités du personnage, ses premières déconvenues, ses incontournables bourdes, mais on éviterait de proposer encore et toujours le même regard naïf, limite un peu gros bêta, sur l'univers médical et/ou amoureux, qui semble être devenu la norme dans tant de séries de ce type. Pas étonnant qu'à côté, j'ai moins de grief à formuler contre le personnage central de The Mob Doctor : quels que soient les défauts de la série, au moins son héroïne a des tripes et du répondant.

Enfin bon, on n'est jamais gagnants à comparer les navets entre eux, de toute façon. Clairement, Emily Owens M.D. voulait faire du Grey's Anatomy pour la CW, c'est très exactement ce qui a été fait, et c'est très exactement la raison pour laquelle la série n'avait aucune chance avec moi.

...Mais c'est pas grave ! Résilience. Demain est un autre pilote.
Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:21 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-10-12

Dans l'oeil de celui qui regarde

Il y a des jours où ce challenge avec whisperintherain commence à me courir sérieusement. Hasard ou coïncidence, c'est quand je dois m'envoyer le pilote d'un remake fait par la CW et comptant Kristin Kreuk au générique que j'attends le plus facilement les limites de ma patience. Allez comprendre. Autant vous prévenir, donc, j'étais de très mauvaise humeur quand j'ai lancé le pilote de Beauty and the Beast, et ça ne s'est pas arrangé ensuite ; ce post est donc là essentiellement pour remplir ma part du challenge, mais je n'ai éprouvé aucune sorte d'intérêt à le rédiger.
Du coup, si vous décidez de ne pas le lire, et de directement cliquer au bas de ce post pour atterrir chez l'ami whisper, bah je ne vous en veux pas du tout. Si j'avais pu, j'aurais fait pareil.
Mais voilà, j'aime bien aller au bout de mes défis.

Beauty

Mon Dieu que cette affiche est laide.
Non, je sais, ce n'est pas le propos de ce post, mais enfin, chaque fois que j'ai trouvé cette affiche quelque part, elle avait systématiquement ces traces de désaturation localement resaturée, ce qui fait comme des taches de vin sur les visages des deux héros, c'est juste ridicule. Vraiment, je ne comprends pas comment on peut être aussi mauvais avec Photoshop ; même moi qui ne suis pas un génie, j'arrive à faire mieux. Il y a des séries qui tendent le bâton pour se faire battre ; rien ne rattrape un peu le niveau dans Beauty and the Beast, c'est atroce.
Pardon pour ce bref intermède, mais vraiment, le niveau de foutage de gueule est tel que c'est difficile de ne pas râler.

Bon, alors, le pilote de Beauty and the Beast, donc. Je vous préviens ça va aller très vite, je ne l'ai pas vu en entier. Ah non hein, c'était hors de question ! Je suis peut-être masochiste, mais pas suicidaire ; à un moment il faut poser des limites, quoi. Sincèrement, c'est insupportable de devoir se cogner des horreurs pareilles. Quand je vois Beauty and the Beast, je préfère presque regarder un deuxième épisode de The New Normal, pour vous donner un ordre d'idée.

Peut-être qu'il y a une part de mauvaise foi de mon côté. Peut-être que, La Belle et la Bête faisant partie des toutes premières séries que j'ai regardées (et ce même si aujourd'hui mes souvenirs en sont plutôt flous, en-dehors du pilote que j'ai revu ces dernières années), j'avais un a priori négatif sur ce remake ; c'est même très problable. Mais ce qui n'arrange rien, c'est que ce même remake soit absolument pourri, que ses deux acteurs principaux se soient lancés dans un concours de transparence (on peut difficilement dire que Kristin Kreuk nous ait jamais ébahis, eh bien c'est pareil pour Jay Ryan qui n'a jamais été le point fort de Go Girls de son côté), et que l'intrigue soit molle au possible.

Tous les remakes ne sont pas coupables par définition, certains sont potables, il doit même y en avoir quelques uns de bons (aucun ne me vient à l'esprit là tout de suite, mais comme je l'ai dit, je suis de mauvaise humeur), mais il faut y mettre un tant soit peu du sien.
Beauty and the Beast n'était pas obligée de redire la même chose que son aînée, de la relation de Catherine et Vincent il y a 25 ans au monde incroyable des tunnels de New York, beaucoup d'éléments n'étaient pas obligés d'être conservés. Toute vieille conne nostalgique que je sois, je suis capable d'admettre que ce que j'ai aimé dans une série qui est remise au goût du jour, je ne le trouverai pas nécessairement dans sa nouvelle version. La nostalgie n'est de toute façon jamais vraiment comblée par un remake ; sur ma liste de Noël de cette année, il y aura l'intégrale de La Belle et la Bête, comme ça c'est réglé.
Mais cette nouvelle mouture avait l'obligation d'essayer de faire de son mieux pour apporter quelque chose qui donne envie de la regarder. Or, si ni l'intrigue, ni les protagonistes, ni le contexte n'ont d'intérêt, que reste-t-il ? Il reste une prétendue romance entre une jeune femme fade et la créature soi-disant pas très esthétique qui souhaite la protéger.

Alors parlons-en, de la romance. Vous le savez, je ne suis pas intéressée par 99% des romances en séries ou en films. Eh bien je crois que je comprends pourquoi quand je vois ce pilote : parce que, à l'instar de Beauty and the Beast, on n'a aucune idée de pourquoi les personnages s'aiment. Ils le font uniquement parce que ça s'est présenté comme ça, que les scénaristes avaient besoin d'une romance, et que vogue la galère.
Que peut bien aimer Vince chez sa dulcinée ? Bon, elle est belle, soit, admettons. Génial, ça doit lui faire plaisir à Catherine : tu fais du 34 et des mecs t'aggressent, DONC Vince tombe sous ton charme. Ca doit lui aller droit au coeur. Pire encore, Catherine n'est fascinée par Vince que pour une seule raison : il l'a sauvée ! On pourrait presque parler de reconnaissance du bas-ventre, pour un peu. Ils ne connaissent rien l'un de l'autre, mais juste parce qu'il s'est passé un truc il y a 9 ans, paf ! Allez, on va faire en sorte qu'ils soient attirés l'un par l'autre à leur corps défendant. Ce n'est pas romantique. Ce n'est même pas intéressant. C'est purement gadget. Il n'y a aucune forme d'émotion.
Mais si c'est pire ici, c'est parce que la Belle n'est même pas belle et que la Bête n'est même pas monstrueuse (comme 712 personnes avant moi l'auront sans doute dit). Où est l'enjeu ? Pourquoi la Bête ne vit-elle pas au grand jour ? Où est la dimension d'un amour impossible et/ou dépassant les limites de la société ? Pourquoi la Belle et la Bête ne prennent-elles pas un loft ensemble à Brooklyn ? Bon, je veux bien que les Américains ne connaissent pas Ribéri, mais franchement, il y a bien pire que Vince dans les rues de New York...

Alors, je n'ai jamais vu Twilight, je n'ai aucune intention de m'y mettre, mais Beauty and the Beast est exactement ce que j'imagine que Twilight doit être, à condition de l'accoupler avec un épisode des Experts.
Pardon pour cette surenchère d'images mentales d'une grande violence... mais pour vous exprimer mon dégoût, il fallait bien ça.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 21:17 - Review vers le futur - Permalien [#]