ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-03-13

Teriyaki season

L'arrivée du mois d'avril s'accompagne, comme c'est la tradition, d'une nouvelle saison télévisuelle nippone. Joie et allégresse ! En conséquence, c'est l'heure du tout aussi traditionnel post récapitulatif des nouveautés de la saison, qui, comme chacun sait, se veut long mais ne saurait prétendre à une parfaite exhaustivité, l'erreur étant humaine et toute cette sorte de choses.
Le coup d'envoi a été donné dimanche avec une série du câble, Sodom no Ringo, mais les festivités ne devraient réellement commencer d'ici une huitaine de jours. On est donc carrément dans les temps.

Sans plus attendre, voyons donc ce que nous réserve la télévision nippone pendant les 3 prochains mois !

En quotidienne  
   
Amachan_300 - Amachan / あまちゃん (NHK)
L'histoire : dans la région de Touhoku (n'est-ce pas), une adolescente devient progressivement le symbole de la renaissance de son patelin alors qu'elle se dédie à la pêche aux coquillages.
L'avis : une série quotidienne écrite par le scénariste Kankurou Kudou, 'scusez du peu. Ca compense... vaguement !
> A partir du 1er avril à 8h15
   
HakuinoNamida_300 - Hakui no Namida / 白衣のなみだ (Fuji TV)
L'histoire : un daytime drama en trois volets (un par mois) dans la 1ere partie duquel une femme enceinte développe un cancer du sein, laissant à son mari la charge de la maisonnée.
L'avis : apparemment les 2e et 3e parties seront annoncées ultérieurement, je me demande si la série sera plutôt anthologique ; ça serait une innovation intéressante.
> A partir du 1er avril à 13h30
   
Lundi  
   
Kakushou_300 - Kakushou / 確証 (TBS)
L'histoire : une nouvelle série policière dans laquelle l'enquêtrice d'une division de 3e zone décide de s'emparer d'affaires destinées à une unité plus performante.
L'avis : cop overdose.
> A partir du 15 avril à 20h
   
Galileo_saison2_300 - Galileo / ガリレオ (Fuji TV) - saison 2
L'histoire : 5 ans après la saison 1, la série d'enquêtes menées par un physicien et une détective fait son retour.
L'avis : Yaaay.
> A partir du 15 avril à 21h
   

Dorama-NoPhoto

- Houkago GROOVE / 放課後グルーヴ (TBS)
L'histoire : une jeune femme qui avait lâché ses études et intégré un gang retourne dans le droit chemin et devient enseignante avec une vision pédagogique bien à elle... mais la matière dont elle est chargée est sa pire terreur.
L'avis : une tentative courageuse d'apporter des variations à un pitch vu cent fois. Pas sûre que ça suffise.
> A partir du 22 avril à 00h20
   
Mardi  
   
KamoKyotoheIku_300 - Kamo, Kyoto he Iku. / 鴨、京都へ行く。 (Fuji TV)
L'histoire : une jeune femme carriériste travaillant pour le Gouvernement à Tokyo hérite de sa défunte mère... d'une auberge traditionnelle en bien mauvais état à Kyoto.
L'avis : ces histoires de femmes qui réapprennent le plaisir de gérer une maisonnée (fut-elle un hôtel) au lieu de mener une carrière ambitieuse, ça vend vraiment du rêve.
> A partir du 9 avril à 21h
   
   

KasukanaKanojo-300

- Kasuka na Kanojo / 幽かな彼女 (Fuji TV)
L'histoire : un prof peu passionné par son métier, et capable de voir des fantômes (qu'il n'aime pas non plus) va progressivement changer au contact d'une revenante pas comme les autres.
L'avis : bah oui mais s'il avait fait partie d'un gang dans sa jeunesse, il verrait la vie autrement. Aussi.
> A partir du 9 avril à 22h
   

DainiGakushou-300

- Dai ni Gakushou / 第二楽章 (NHK)
L'histoire : deux femmes qui se destinaient à une carrière dans la musique classique se retrouvent par hasard 17 ans après avoir joué dans le même orchestre. Elles ont des vies radicalement différentes... et sont cruellement jalouse de l'autre.
L'avis : ç'aurait été intéressant si, cliché parmi les clichés, la série ne promettait pas de baloter l'époux de l'une là-dedans.
> A partir du 16 avril à 22h
   

Mercredi

 
   

IryuuSousa-300

- Iryuu Sousa / 遺留捜査 (TV Asahi) - saison 3
L'histoire : l'enquêteur lisant la vérité dans les objets inanimés est de retour, et c'est à toute la téléphagie que ça joue un mauvais tour.
L'avis : et tuer la poule aux oeufs d'or ?! Soyons sérieux. Bon, d'accord : aux oeufs d'argent, mais quand même.
> A partir du 17 avril à 21h
   

KazokuGame-300

- Kazoku Game / 家族ゲーム (Fuji TV)
L'histoire : l'arrivée d'un tuteur dans une famille dysfonctionnelle, qui leur change la vie.
L'avis : apparemment l'adaptation TV/le remake du film éponyme de... 1983. Rien, pas même les décennies, n'arrête les repompeurs des chaînes, et c'est un fait universel.
> A partir du 17 avril à 22h
   

KumonoKaidan-300

- Kumo no Kaidan / 雲の階段 (NTV)
L'histoire : sur un îlot déserté de l'archipel, il n'y a plus de médecin. Un homme va commencer à exercer la médecine illégalement pour rendre service aux derniers habitants.
L'avis : j'ai vraiment un truc avec les histoires de périphérie abandonnée. Ca date de Ruri no Shima, je pense. Dommage qu'on nous prépare aussi un triangle amoureux plus classique outre cette douloureuse question.
> A partir du 17 avril à 22h
   

MeshibanaKeijiTachibana

Meshibana Keiji Tachibana / めしばな刑事タチバナ (TV Tokyo)
L'histoire : les aventures, adaptées d'un manga éponyme, d'un flic qui est incollable sur la cuisine populaire.
L'avis : un autre de mes péchés mignons ? Les séries de bouffe. Même s'il est suprêmement pourri, rien ne se mettra entre un pilote de série de bouffe et moi. RIEN, vous entendez.
> A partir du 10 avril à 23h58
   
Jeudi  
   

Keiji110kg-300

Keiji 110 kg / 刑事110キロ (TV Asahi)
L'histoire : un petit planton sans importance, mais doté d'un 6e sens lorsqu'il s'agit de comprendre de quoi ont besoin les gens, est subitement promu chef d'une division d'enquêtes.
L'avis : c'est bien, ça nous change de euh non pardon.
> A partir du 25 avril à 20h
   

Doubles-300

- Doubles / ダブルス (TV Asahi)
L'histoire : une nouvelle unité d'élite est créée afin de gérer les crimes les plus violents du district le plus soumis à la criminalité, mais ce pourrait aussi être un simple coup médiatique. Deux hommes y sont affectés et tentent de surmonter leur différence pour résoudre des enquêtes.
L'avis : le nombre de fois où des chaînes nippones ont tenté de nous ressuciter BOSS sans ressuciter BOSS, avec quelques menues variations (ici buddy cop show), je compte même plus.
> A partir du 18 avril à 21h
   

SennyuuTanteiTokage-300

- Sennyuu Tantei Tokage / 潜入探偵トカゲ (TBS)
L'histoire : après une tragédie dans laquelle il pense avoir une responsabilité, un enquêteur de talent s'est retiré de la police, devenant détective privé en dilettante. Aidé de son assistante, il finit pourtant par aider à nouveau la police.
L'avis : Monk... sans les TOCs. Qu'est-ce qu'on s'éclate.
> A partir du 18 avril à 21h
   

LASTCINDERELLA-300

- LAST CINDERELLA / ラスト シンデレラ (Fuji TV)
L'histoire : une jeune femme qui ne cherche ni à être belle ni à trouver l'amour va quand même finir par changer d'avis.
L'avis : parce que nan mais ho. Et aussi parce qu'elle se comporte tellement comme un garçon qu'il lui pousse une barbe. I SHIT YOU NOT. Vous la sentez arriver, la review féministe outrée ? Moi aussi, donc rendez-vous est pris.
> A partir du 11 avril à 22h
   

DetarameHero-300

- Detarame Hero / でたらめヒーロー (NTV)
L'histoire : un bon à rien se retrouve, à la mort de sa soeur, responsable de son neveu qu'il ne connait pas, mais qui possède des bonbons magiques qui donnent des superpouvoirs à notre incapable. Avec l'aide d'un ami policier, il devient donc un vigilante...
L'avis : "tu regardes toujours tes séries japonaises débiles ?"/"rha, mais elles sont PAS déb-... ahem, nan tu sais quoi, oublie".
> A partir du 4 avril à 23h58
   
Vendredi  
   

TsumawaKuno-300

- Tsuma wa, Kuno / 妻は、くノ一 (NHK BS Premium)
L'histoire : dans ce dorama historique, un astronome jusque là rêveur tombe sous le charme de la compagne qui lui est attribuée. Mais peu après leur mariage, elle disparait dans d'étranges circonstances.
L'avis : un homme passionné par les étoiles, une femme ninja... les séries historiques nippones remontent dans mon estime ces derniers temps, et celle-ci participe au mouvement.
> A partir du 5 avril à 20h
   

TAKEFIVE-300

- TAKE FIVE / TAKE FIVE (TBS)
L'histoire : il y a 20 ans, Masayoshi Homura et son équipe de voleurs, surnommés les "TAKE FIVE", ont décidé de se ranger. Mais voilà que Homura, devenu professeur, reçoit une étrange incitation à voler une célèbre toile...
L'avis : hm, si ça n'est pas procédural, ça pourrait être intéressant d'assister à un Ocean's 5 en version japonaise...
> A partir du 19 avril à 22h
   

OtenkiOneesan-300

- Otenki Oneesan / お天気お姉さん (TV Asahi)
L'histoire : une météorologue surdouée (elle a eu son diplôme à 11 ans) utilise sa connaissance de la météo, du climat et même de l'astronomie pour résoudre des enquêtes.
L'avis : laissez-moi réfléchir...
> A partir du 12 avril à 23h15
   

VampireHeaven-300

- Vampire Heaven / ヴァンパイア・ヘヴン (TV Tokyo)
L'histoire : deux femmes vampires mises au rebut de leur vampirique société tombent toutes les deux sous le charme d'un humain. PAR CHANCE ! Quand elles jouent de la musique, l'envie de lui aspirer le sang disparait.
L'avis : il y a contradiction dans les termes.
> A partir du 12 avril à 00h12
   

MinnaESPerDayo-300

- Minna! ESPer Dayo! / みんな!エスパーだよ! (TV Tokyo)
L'histoire : un lycéen se réveille un jour en découvrant qu'il a des pouvoirs de télépathie. En fait, il réalise que tout son patelin a des pouvoirs surnaturels...
L'avis : adaptation d'un manga dont je me demanderais bien ce qu'il vaut, si l'heure de diffusion de la série ne me donnait déjà une idée de la réponse.
> A partir du 12 avril à 00h52
   

Samedi

 
   

Dorama-NoPhoto

- Ooka Echizen / 大岡越前 (NHK BS Premium)
L'histoire : un biopic retraçant la vie du magistrat éponyme qui a géré les affaires administratives et judiciaires d'Edo au 18e siècle. Son humanité et son sens de la justice en ont fait une légende.
L'avis : à noter qu'une série du même nom (et forcément avec le même sujet) avait été diffusée par TBS entre 1970 et... 1999 ! L'un des jugements de ce personnage historique est absolument délicieux : à un marchant qui prétendait que sentir ses plats était du vol, Ooka Echizen a réclamé le paiement de l'odeur de ses plats par le son des pièces équivalant à son prix. Perfection.
> A partir du 30 mars à 20h
   

35SainoKoukousei-300

- 35 Sai no Koukousei / 35歳の高校生 (NTV)
L'histoire : une femme de 35 ans reprend, étrangement, le chemin du lycée. Si elle tente de se fondre dans la masse, c'est évidemment impossible, d'autant qu'elle semble richissime.
L'avis : une nouvelle variante de l'adulte qui intervient dans les problèmes d'ados, puisque la chose qui fait sortir notre lycéenne ménopausée de ses gonds est la violence et le harcèlement.
> A partir du 13 avril à 21h
   

GoenHunter-300

Goen Hunter / ご縁ハンター (NHK)
L'histoire : après s'être consacrée à sa mère et à son travail, une célibataire de 40 ans mise à la porte par ladite mère (qui se remarie) remet en question sa valeur sur le marché du mariage. Mais son esprit de compétition reprend vite le dessus...
L'avis : j'vous préviens, encore un pitch comme ça, et je commence à tuer des chatons. Mais des chatons célibataires, alors ça va.
> A partir du 13 avril à 21h
   

SodomnoRingo-300

- Sodom no Ringo / ソドムの林檎 (WOWOW)
L'histoire : choquée par le suicide de son ex, une éditrice découvre qu'il avait une autre femme dans sa vie, et qu'elle est accusée de son meurtre. En remontant dans le passé de l'étrange créature, l'éditrice fait de curieuses découvertes...
L'avis : je sais pas pourquoi, j'ai une sorte d'Atami no Sousakan feeling sur ce coup. Vous vous souvenez d'Atami no Sousakan ? Au pire, je me referai une intégrale, tiens.
> Depuis le 23 mars à 22h
   

Dorama-NoPhoto

- Machigawarechatta Otoko / 間違われちゃった男 (Fuji TV)
L'histoire : lors d'un casse dans un restaurant de sushi, deux voleurs médiocres sont pris pour des sommités de la cuisine. Impossible de s'enfuir !
L'avis : maudites séries de bouffe, elles auront ma perte. Et ce sera délicieux.
> A partir du 13 avril à 23h10
   
Dimanche  
   

SoratobuKouhoushitsu-300

- Soratobu Kouhoushitsu / 空飛ぶ広報室 (TBS)
L'histoire : une journaliste insistante et douée en interviews explosives se voit confier contre son gré un reportage informatif sur les forces de défense, où elle va susciter des réactions épidermiques, notamment auprès d'un pilote.
L'avis : amis Japonais, n'avons-nous rien appris de TOKYO Airport sur l'intérêt des avions dans les séries ? Rien ?! ...Et pourtant, j'ai envie de laisser le bénéfice du doute.
> A partir du 14 avril à 21h
   

KogureShashinkan-300

- Kogure Shashinkan / 小暮写眞館 (NHK)
L'histoire : après avoir, avec sa famille, emménagé dans un vieux studio photo qui n'avait pas servi depuis 50 ans, un jeune garçon découvre la photographie de ce qui ne peut être qu'une femme-fantôme, et, intrigué, tente de comprendre ce qui se cache derrière cette étrange histoire...
L'avis : une histoire un tantinet originale qui peut fournir le pire comme le meilleur, en tous cas ma curiosité est piquée.
> A partir du 31 mars à 22h
   

MayonakanoPanyasan-300

- Mayonaka no Panya-san / 真夜中のパン屋さん (NHK BS Premium)
L'histoire : l'histoire d'un étrange boulanger débutant dont l'échoppe n'ouvre qu'à minuit...
L'avis : après un peu de flou, la série s'est enfin trouvé une date de diffusion. Reste à voir si elle partage autre chose qu'une vague parenté avec Shinya Shokudou. Vous vous souvenez de Shinya Shokudou ? Au pire, je me referai une intégrale, tiens.
> A partir du 28 avril à 22h
   

HaitatsuSaretaiWatashitachi-300

- Haitatsu Saretai Watashitachi / 配達されたい私たち (WOWOW)
L'histoire : un homme en pleine dépression décide qu'avant de se suicider, il délivrera les 7 lettres jamais distribuées qu'il a trouvées par hasard dans un bâtiment abandonné, ignorant qu'il va changer des vies au passage.
L'avis : si WOWOW ne tombe pas dans l'exagérément larmoyant, on tient ptet le bon bout. Et vu que justement, on parle de WOWOW...
> A partir du 12 mai à 22h
   

BADBOYSJ-300

- BAD BOYS J / BAD BOYS J (NTV)
L'histoire : adapté du manga BAD BOYS, la vie de 3 bikers qui sillonnent la région de Hiroshima afin de s'imposer comme le gang le plus important.
L'avis : et dans le fond il était temps. Avec tous ces bikers reconvertis en professeurs peu conventionnels, passer un peu de temps dans la (puissante) culture motorisée japonaise ne serait pas du luxe.
> A partir du 6 avril à 00h50

Outre ces nouveautés, rappelons que Yae no Sakura, sur la NHK, entame son deuxième trimestre de diffusion.

Oh. Bon. Bof... je sais pas si c'est moi, mais j'ai l'impression qu'il y a quand même beaucoup de poulet cette saison. Vous trouvez pas ? Il en va se nicher même dans les séries culinaires ! Si on peut plus manger autre chose que de la poularde, je ne m'amuse plus tant que ça... Bon, j'exagère évidemment, car il n'y a quand même pas QUE des séries policières cette saison, mais c'est un peu déprimant, comme panorama. Sans compter que quand il ne s'agit pas d'enquêtes, les personnages sont presque tous masculins, cette saison ! Je ne sais pas ce qu'il se passe tout d'un coup, mais ça fait bizarre. Bon alors, oui, il y a par exemple LAST CINDERELLA et Goen Hunter mais, hm, bon, occultons-les tout-à-fait afin de m'éviter une énième poussée d'urticaire face au sexisme des séries japonaises.
Et dans la foulée, on fera de la psychologie de comptoir à propos du Japon un autre jour. Mais sérieusement, entre les flics chargés de crimes à longueur de saison, les femmes célibataires avec une date de péremption, et les populations jeunes à problèmes, j'ai quand même envie de prescrire du Xanax à tout l'archipel, ils me font de la peine à voir comme ça.

Rares sont les idées, vous l'aurez compris, à m'avoir enthousiasmée. Après on est d'accord qu'il n'y a rien de plus imprévisible qu'un pitch de série nippone, mais enfin, là, j'ai autant de me ruer sur des pilotes japonais du printemps que de choper la dysentrie. Il faudra attendre de voir le traitement des pilotes qui nous passeront à portée de main pour, peut-être, découvrir des perles, mais là tout de suite, dorama, dysentrie, dorama, dysenterie... ouais, définitivement la dysentrie.

Que reste-t-il à dire encore ? Eh bien, ce que VOUS, vous pensez de cette nouvelle saison japonaise, ça serait pas mal. Allez-y, dites-moi tout, je vous écoute : quelles sont les nouveautés qui vous font envie plus que d'une dysenterie ?

Posté par ladyteruki à 21:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

02-04-11

Le bonheur des uns...

C'est vrai, c'est vrai : je ne consacre pas de posts à des saisons entières. Ou disons qu'aucun de mes posts ne s'intitule ou ne comporte de tag [Bilan de saison]. Tout simplement parce qu'en général, lorsque j'ai vu une saison, je ne ressens pas nécessairement le besoin d'en faire un bilan (même si ça s'est quand même déjà produit), une rétrospective, appelez cela comme vous voulez. De la même façon, on ne trouve pas sur ce blog de review épisode par épisode mais plutôt des posts, çà et là, consacrés à un épisode ou une suite d'épisodes qui m'ont marquée, fait réagir ou déclenché une forme de réflexion ou une autre. Mes visionnages s'inscrivent dans l'intégralité de ma consommation téléphagique, et pas en tant que série prise individuellement (ce qui explique également qu'il soit rare que je ne mentionne qu'une série dans un post, les tags sont assez parlants à cet égard).
Je conçois que ce soit un peu étrange, quand la plupart des autres blogs téléphagiques sont si structurés. Simplement ça me semble impossible : parce que je ne me sens pas assez rigoureuse, parce que je ne me sens pas assez régulière, parce que je n'aime pas donner de spoilers dans un post (j'essaye d'éviter mais quand on parle de toute une saison, comment faire ?), et parce que tout simplement je n'aime pas m'obliger à me concentrer sur une saison comme s'il s'agissait d'une entité à part entière.

Mais je vais essayer de vous proposer quand même, une fois de temps en temps, en tous cas plus souvent qu'avant, une vue d'ensemble résultant du visionnage d'une saison et/ou d'une série, quand l'humeur s'y prêtera ou que je le jugerai possible.

En l'occurrence, pendant cette saison hivernale, je vous ai peu voire pas parlé de dorama, rapport au fait que déjà la saison était assez peu appétissante dans l'ensemble, et aussi parce qu'elle a coïncidé avec une forte baisse de ma motivation, qui s'est traduite par plein d'autres conséquences pour mes visionnages, et donc ce blog.
Alors je me suis dit que j'allais me pousser un chouilla à vous parler quand même un peu d'Utsukushii Rinjin, un petit thriller de Fuji TV que j'ai achevé cette nuit, et au générique duquel on pouvait retrouver Yukie Nakama, plus belle que jamais et bien plus à son avantage que dans Untouchable. Série dont d'ailleurs j'ai fait un post de bilan de saison. Voyez, ça m'arrive !

UtsukushiiRinjin
La genèse de cet angoissant face à face commence un après-midi d'été, en banlieue éloignée de Tokyo, alors qu'un petit garçon échappe à la surveillance de sa mère, laquelle se lance à sa recherche, sans succès. Lorsque son mari rentre à la maison, tous les deux sont appelés au poste de police afin d'identifier le corps d'un petit garçon retrouvé noyé dans une mare. Fort heureusement, ce n'est pas le leur : Shun est vite retrouvé, perché dans un arbre dont il n'avait pu redescendre. Un an plus tard, pourtant, cet incident donne toujours des angoisses et des cauchemars à sa mère, Eriko, qui l'a d'ailleurs inscrit à un cours de natation. Dans le doute, voyez.

Nous sommes donc un autre soir d'été et la voisine d'Eriko, Kana, s'apprête à déménager pour Oosaka avec son mari. C'est la fin d'une ère pour Eriko, Kana, et leur amie Mayumi, trois trentenaires inséparables qui vont devoir s'ajuster à cette situation nouvelle. Car si Mayumi et Eriko emmènent toujours leurs enfants respectifs à la garderie et à la piscine, désormais les choses ont vraisemblablement changé. Dans l'ancienne maison de Kana, c'est vite le défilé de nouveaux occupants potentiels, avant que la très belle et très douce Saki finisse par y poser ses valises ; une nouvelle tête qui tombe à point nommé pour Eriko, qui rapidement se lie d'amitié avec elle.
Saki emménage seule, mais explique être l'épouse d'un Américain travaillant au loin. Elle n'a pas d'enfant, mais elle les adore, c'est évident, et très vite elle se rapproche de Shun, offrant prestement d'aider Eriko, elle aussi seule à la maison puisque son mari Shinji travaille à Oosaka, et ne revient que, de temps à autres, le weekend. Isolées dans leurs deux maisons voisines mais un peu éloignées du reste de la ville, les deux femmes se lient et échangent, outre des coups de main, des confidences.

Bon, à partir de là, pour les spoilers, je ne peux plus rien promettre.

C'est sur cette base que s'épaissit le mystère Saki, qui dés sa première apparition, donne tout de suite le ton. Elle est à la fois terrifiante (mais bien-sûr on ne saisit pas totalement pourquoi) et absolument délicieuse. C'est la voisine idéale. Elle est charmante, toujours serviable, et une compagne parfaite pour une maman solitaire. Mais elle file quand même grave les jetons.
Naturellement ce n'est pas si simple. L'intérêt de Saki pour Shun est trop pressant, trop tactile, trop malsain. Et très vite le spectateur (ainsi qu'un observateur proche de tout ce petit monde, mais en retrait) en vient à se demander si Saki n'est pas la mère de l'autre petit garçon, celui qui est vraiment mort noyé. Et alors qu'on pensait avoir affaire à une femme dérangée et donc dérangeante qui souhaite "simplement" faire main basse sur le petit garçon qui a survécu, il s'avère rapidement que son objectif est plus sournois encore, alors qu'elle se rapproche à la fois d'Eriko à Tokyo, et de Shinji à Oosaka.

Parlons d'abord chiffons : au niveau de la réalisation, Utsukuhii Rinjin est dans la moyenne supérieure de la plupart des séries grand public. On est loin d'être dans une recherche esthétique poussée, mais force est de constater que la réalisation y est maîtrisée, et qu'elle s'agrémente de quelques bonnes idées franchement fascinantes. Il y a une scène pendant laquelle Saki décrit à Eriko la vision irréelle de lucioles sur un lac du Myanmar, qui s'avère absolument enchanteresse de simplicité et de grâce. D'autres petites trouvailles (comme une façon sérieusement épatante d'amener un flashback) ponctuent avec une subtilité bienvenue les épisodes pour leur donner ce fameux "petit supplément d'âme" qu'on attend tous d'une production propre. En bref c'est élégant, mais pas plus, rien de bluffant, juste de quoi améliorer l'ordinaire de vos yeux.
Ajoutez à cela une excellente bande-son (à l'exception de la chanson de fin d'épisode, assez efficace dans un autre contexte mais ici un peu trop teintée hip hop, qui donne l'impression que Fuji TV a acquis les droits juste parce qu'avoir les Tohoshinki pour signer un générique de fin, c'est vendeur), avec un thème assez classique pour un thriller, mais efficace, et une petite chanson lyrique pleine de légèreté mais devenant vite intrigante de par sa récurrence, et vous obtenez un résultat bien plus que décent.

Et maintenant, passons au coeur du sujet.
D'abord, si Utsukushii Rinjin fait un si bon travail, c'est parce qu'on construit un cadre sécurisant dans lequel la banlieue où vivent Eriko et ses amis est un petit coin verdoyant, presque un village, dans lequel tout le monde se connaît et où les mamans forment une communauté soudée qui se retrouve à la sortie de la garderie, à la piscine, au supermarché, au café... Bref, de vraies femmes au foyer pas du tout désespérées, qui forment une véritable communauté, fiable, solide, rassurante, chaleureuse. Les rapports cordiaux, et/ou de bon voisinage, permettent à chacune de ne pas avoir à vivre sur ses gardes : quand Eriko ne peut pas emmener son enfant à la piscine, Mayumi s'en charge, et quand Mayumi est indisponible, on peut toujours demander à... Saki. On s'invite à prendre un thé, un café, ou, s'il est un peu tard, on s'encanaille avec un verre de vin, pour tromper la solitude ou tout simplement vivre en bonne intelligence, mais en préservant en permanence les apparences, sans rien montrer de ses doutes ou ses craintes aux visages qu'on côtoie pourtant depuis des années. C'est en cela que l'arrivée de Saki s'inscrit à la fois dans une véritable mission d'infiltration, et à la fois dans une démarche totalement différente, car très vite elle pousse Eriko à se confier à elle, à lui confier son enfant, bref à brûler les étapes de la confiance.
Mais en tous cas, on sent que tout ce petit monde est parfaitement fréquentable, gentil, serviable, mon Dieu des voisins comme ça on en rêve, pas vrai ? Des gens bien.
D'ailleurs, si la série comporte essentiellement des tête-à-tête et des face-à-face, elle s'avère incroyablement efficace, et donne l'apparence de la spontanéité, dans les scènes de groupe. Dés qu'il y a quatre ou cinq personnages minimum, on a l'impression d'assister à des vraies rencontres de voisins, d'amis ou de famille, comme le dernier dîner de Kana et son mari à Tokyo avant de déménager, ou la petite fête familiale lorsque la mère de Shinji sort de l'hôpital. C'est toujours très vivant, et j'ai vraiment eu le sentiment que ça participait beaucoup à la construction de l'ambiance de la série, et à l'abaissement des défenses d'Eriko. Les échanges entre deux personnages seulement donnent vite une impression plus claustro, plus lourde, et plus rigide.
En cela, les expressions parfois figées de Rei Dan ou Yukie Nakama jouent parfaitement leur rôle, et le côté obséquieux du jeu de Nakama est parfaitement à sa place. Je l'avais déjà observé dans Untouchable, où sous des dehors extrêmement polie, elle s'attachait à extirper la vérité de ses interlocuteurs, mais cela avait souvent quelque chose de caricatural. Ici, quand les acteurs se détendent (à mesure que la série progresse en fait), ça se sent, mais on sent aussi que c'est pour appuyer sur quelque chose, servir mieux l'histoire. Ça m'est en tous cas apparu comme totalement voulu là où ça pouvait sembler forcé dans d'autres séries, ou disons, dans le cas de Nakama, du moins, puisque je connais un peu mieux ses méfaits. Comme Aya Ueto dans Nagareboshi, Yukie Nakama m'a semblé en grand progrès.

Utsukushii Rinjin met aussi à plat les rapports à l'intérieur d'un couple. Je vous dirais bien qu'on entre dans leur intimité, mais il n'en ont pas, si tant est qu'ils en aient eu une. Car bien qu'Eriko et Shinji vivent à des kilomètres l'un de l'autre, leur relation est finalement celle d'un couple normal : les années ont passé, désormais l'un se consacre à son travail, et l'autre à son foyer. Leurs contacts sont ceux, distants, de deux personnes qui sont devenues de "familiers étrangers", comme de nombreux couples avant eux. Et si Eriko sent sur ses épaules le poids des charges du quotidien peser un peu plus de par l'absence physique de son mari à la maison, en tous cas l'absence émotionnelle est-elle acquise et tenue pour normale par l'un comme par l'autre, dans une sorte de vie commune silencieuse où personne ne parle d'autre chose que des petites questions quotidiennes, et certainement pas de ce qui le travaille intérieurement. Ce statu quo, constat blasé d'une vie de couple comme tant d'autres, ne survivra pas à l'arrivée de Saki. Au milieu de tout ça, les problèmes soulevés progressivement par la présence de Saki dans leur vie vont poser une grosse question : le mutisme de leur couple est-il la cause ou la conséquence de leur éloignement ? Finalement, chacun a sa petite vie, ses habitudes, et c'est pas plus mal comme ça. Et surtout, ce que Saki provoque, on a un peu l'impression qu'une autre aurait pu le provoquer, simplement Saki y met bien plus d'habileté que la petite secrétaire qui travaille avec Shinji et le convoite, mais pas assez subtilement pour le charmer.
L'air de rien, c'était la première fois que je voyais un dorama passer autant de temps à détailler le quotidien d'une mère au foyer japonaise. On sent bien que l'existence d'Eriko ne serait pas tellement différente avec son mari à la maison ; mais aussi qu'elle est, en quelque sorte, dans des fonctions de représentation. Elle doit donner une bonne image du foyer, de son mari, de sa vie de femme, de sa vie de mère, de sa vie de belle-fille, et finalement on touche avec Utsukushii Rinjin au coeur de ce qui constitue le culte des apparences, dont on sent bien que, s'il est très fort au Japon, il n'est pas exclusif à ce pays. Des apparences dont, une fois de plus, Saki va se servir à la fois pour s'intégrer dans la vie de ses "proies", et pour sortir du lot, devenant la voisine sympa, la confidente attentive, la maman parfaite, la belle-fille idéale, la maîtresse rêvée, alors qu'elle n'est de toute évidence rien de tout cela, mais qu'elle connait parfaitement les codes.

Le problème c'est que la série s'ingénie justement un peu trop à jouer de ces codes, et là c'est sûr, ya du spoiler dans ce paragraphe.
La plupart des épisodes reposent sur le principe qu'on va voir comment Saki se fond encore mieux dans le décor pour mieux faire le mal, mais en définitive, le spectateur est mis dans la position d'attente. On a bien compris que Saki était un scorpion dangereux, mais on attend qu'elle frappe et le coup d'aiguillon ne vient pas. Ses motivations s'éclairent progressivement, mais pas tellement l'objet de sa vengeance : en veut-elle à l'intégrité physique du petit Shun ? Ou plutôt au couple d'Eriko et Shinji ? Ou simplement au petit bonheur simple d'Eriko ? Variant sa cible mais ne frappant jamais vraiment, Saki est un personnage qui dépense tout son capital "terreur" en regards par en-dessous et en manipulations sournoises, mais qui semble au bout d'un moment assez inoffensif. Alors quoi, elle va embarquer Shinji dans une relation extra-conjugale ? La belle affaire, il faudra attendre l'épisode 7 pour qu'enfin le pot aux roses soit découvert par Eriko ! Sur 10 épisodes ça fait beaucoup. Et dans ce cas pourquoi avoir passé tant de temps à cajoler le petit et le mener sur des sentiers borderline ? Il est évident que Saki voudrait être Eriko, ou plutôt avoir sa vie (devenir l'une permettant à ses yeux d'obtenir l'autre), mais on a l'impression que pour entretenir un suspense de façon artificielle, la série veut nous raconter la même histoire dans chaque épisode, au lieu de la faire évoluer de façon sensible et régulière. A cet égard, Utsukushii Rinjin aurait gagné à être raccourcie d'au moins, disons, trois épisodes, pour condenser un peu l'action ; l'ambiance d'un thriller est importante, mais le thriller ne peut non plus se résumer à son ambiance.

Après, cela n'empêche pas Utsukushii Rinjin de faire un excellent travail dans ce qu'elle dit de son personnage central qu'elle détaille avec une grande précision (Saki, et non Eriko, car comme chacun sait, dans un thriller, le plus délectable, ce n'est pas de voir le danger, mais de le lire sur le visage de la victime) et dont elle décrit bien les problèmes psychologiques. Le thème de la mort d'un enfant, du deuil par sa mère, est très bien transcrit, et l'enfilade de scènes au cours desquelles on revient dans le passé pour montrer comment Saki a vécu la mort de son petit est impeccable de désespoir. Qui ne deviendrait pas un peu fou après une pareille expérience ?
Et puis, à la toute fin de l'ultime épisode, on est bien obligé de reconnaître que le thème de la série est aussi plus dense que cette simple histoire de perte d'enfant, de vie qu'on voudrait voler, de revanche sur le deuil. C'est amusant parce que d'un côté ça semble assez soudain (le dernier épisode était gonflé à bloc de rebondissements, dont quelques uns plutôt inattendus), et de l'autre, je suis bien obligée d'admettre que j'aurais dû m'écouter quand, dans le pilote, je me suis dit "mais ça va pas la tête de dire ça ?!". Voilà, en gros, le suspense s'était construit sur quelque chose d'effectivement trivial, mais parfaitement puissant. Et absolument, profondément, définitivement... TERRIBLE. Joli coup.

En fin de compte, l'histoire d'Utsukushii Rinjin est bonne, très bonne même, elle met juste trop de temps à se dérouler. Le thème est bon, la réalisation est bonne, le cast est bon, seulement voilà, ça dure juste un peu trop longtemps pour être parfait de bout en bout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Utsukushii Rinjin de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

26-03-11

Passe le message à ton voisin

En des temps immémoriaux, vous n'êtiez pas encore internautes, peut-être même n'aviez-vous encore jamais cliqué sur une souris, il existait un truc qui s'appelait "tagger" (orthographe incertaine). Cela consistait à répondre à un questionnaire donné puis proposer aux petits copains d'en faire autant. La réaction en chaîne qui en découlait permettait à plusieurs blogueurs, bien que ne s'exprimant pas sur le même support, de tous répondre aux mêmes questions. Accessoirement, ce mème avant la lettre avait tendance à meubler le contenu des blogs d'une même sphère.
C'est ce petit goût d'antan, cette madeleine de Proust numérique, que je retrouve alors que l'ami Eclair m'a taggée, après l'avoir lui-même été. C'est donc de bonne grâce et même avec une dose de nostalgie que je me plie à l'exercice...

1 / Depuis quand regardes-tu des dramas ? Quel a été ton 1er drama ? Comment as-tu découvert les dramas ?

C'était début 2006 ; à l'époque je tenais un site sur la Jmusic du nom de Teruki Paradise (Paix à son âme), sur lequel une petite communauté francophone se réunissait via les forums United Paradise. Ah, les souvenirs ! Bref comme on s'en doute, plusieurs de mes compagnons étaient coutumiers des séries japonaises (et/ou coréennes), et il n'a pas fallu bien longtemps avant qu'on m'encourage à m'y essayer. Mais c'était voué à se produire, si ça ne s'était pas fait comme ça, il y aurait eu un autre vecteur : passionnée de popculture japonaise, passionnée de séries... ces deux passions se serait forcément retrouvées tôt ou tard. Malheureusement, mon souvenir est plus flou lorsqu'il s'agit de se rappeler du titre de la toute première série que j'ai vue. C'était, au choix, 1 Rittoru no Namida, Orange Days ou... Attention Please (ah ouais tout de suite c'est moins glorieux...). Ca se trouve je m'en souvenais quand j'en ai parlé les premières fois sur ce blog, il y aura donc certainement plus de détails via les tags...

OrangeDays
2 / Si tu ne devais garder qu’un drama, lequel ce serait et pourquoi ?

Ha ha ha, ne regarder qu'un dorama, genre c'est possible ! Ca ne correspondrait probablement pas à ma consommation téléphagique : le format court et fermé de la plupart des séries asiatiques (saisons courtes, pas de renouvellement...) fait que je ne pourrais pas en garder qu'un. Ce serait de la torture. Il m'en faut au contraire plus, toujours plus.
Mais, disons... bon... allez, pour la forme, s'il devait n'y en avoir qu'un... Argh, non, c'est juste pas possible de choisir ! Il y a les raisons sentimentales (Orange Days, Lunch no Joou, Ruri no Shima), les raisons téléphagiques (MotherMousou Shimai, Atami no Sousakan), et les raisons brumeuses mais non moins valables (Kamisama, Mou Sukoshi Dake). Pour toutes ces séries et tant d'autres, l'exclusion de ma liste est impossible. Désolée, je suis incapable de ne choisir qu'un dorama. Peut-être justement parce que je regarde des dorama précisement pour la diversité...

MousouShimai
3 / Si tu devais nommer un drama à éviter absolument, lequel ce serait et pourquoi ?

Là encore la liste est longue, mais déjà j'arrive un peu plus à faire du tri. Disons que les premiers titres qui me viennent feront office de pires élèves de la classe, et tant pis pour tous les autres dorama contre lesquels il faudrait prendre le temps de vous mettre en garde. Mentionnons donc, entre autres : Majisuka Gakuen, Kaibutsu-kun, Shinira Bulriwoon Sanai... Mais je pense vous avertir assez régulièrement du danger qui vous guette avec certains navets, alors restez dans le coin pour ne pas vous faire avoir.

KaibutsuKun
4 / Quel est le drama que tu n’as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?

C'est un problème qui étrangement me touche assez peu, je crois réussir à regarder à peu près tout ce que je veux... Enfin, dans une certaine mesure. Disons que, à part s'ils ne sont pas sous-titrés naturellement, j'arrive à trouver le temps de regarder tous les pilotes des dorama qui m'intéressent. Le soucis, c'est de ne pas trouver ce temps pour suivre la série même quand le pilote m'a plu. Exemple concret : j'ai adoré le pilote de CHANGE, mais impossible de me caler les fesses une heure pour voir le deuxième épisode. Et pourtant j'en crève d'envie, mais voilà : il y a toujours plein d'autres pilotes qui passent. Au final, et c'est pire encore pour les dorama que pour les séries américaines d'ailleurs, j'ai tendance à reporter le visionnage de la suite en me disant que de toute façon il y a peu d'épisodes, donc ça ira vite. Et là, CHANGE, pour reprendre l'exemple, ça fait depuis décembre/janvier que je reporte. C'est le drame de ma vie de téléphage, mais c'est comme ça.

CHANGE
5 / Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi ?

Un jour, un jour promis je me bloquerai du temps pour tenter le pilote d'un truc comme Nobuta wo Produce, mais rien à faire, pour le moment, ça passe pas. Il faudra certainement la jouer style Orange Mécanique ce jour-là. Je ne suis pas dans la cible et c'est, vue de loin, typiquement la série qui n'a rien pour me plaire. Après effectivement, c'est vu de loin, justement, donc je m'en fais peut-être une fausse idée. Mais je ne me sens pas concernée par une série qui se passe dans un lycée. Ni au Japon ni ailleurs, en fait. C'est un contentieux de genre qui dépasse largement le problème Nobuta wo Produce, mais enfin, un jour, faudra bien combler cette lacune, quand même.

NobutawoProduce
6 / Tes acteurs et actrices préférées ?

Je fais relativement peu attention au cast d'une série. En fait, c'est plus une exception qu'une règle, quand je me réjouis de la présence de quelqu'un au générique. Pour Miki Maya, Yuuki Amami (qui n'a pas le droit de pleurer), Asami Mizukawa et la sublime Michiko Kichise, par exemple, ça a un semblant d'intérêt, et encore. Disons que je me réjouis de les voir mais... bon bah, elles sont là c'est bien, elles sont pas là c'est pas grave. Je ne regarde pas une série parce que ces actrices sont au générique, d'ailleurs (toujours pas tenté Hagane no Onna, par exemple, et pourtant la saison 2 arrive au printemps), mais j'avoue qu'une série qui les engage a tout de suite gagné quelques points de karma supplémentaire avec moi. En gros, si un jour Yuuki Amami et Miki Maya tournent dans la même série (attendez je fais une pause, j'essaye de me rappeler si ça s'est déjà produit...?!), ça ne signifiera pas que je la regarderai forcément (tout dépendra du pitch), mais si je la regarde, je trouverai plein de raisons plus ou moins valables pour ne pas la déprécier.
Etrangement, du côté des hommes, je me tamponne sévèrement le coquillard de qui qui y est et qui qui y est pas. Ca doit encore avoir un rapport avec l'identification, tout ça.

YuukiAmami
7 / Ton meilleur souvenir drama ?

Je sais pas si c'est le meilleur, mais c'est l'un des plus émus. Par contre attention, spoiler inside.
Je venais de commencer les dorama, ça faisait moins de trois mois et j'avais déjà vu deux ou trois titres, et me voilà à démarer Ruri no Shima et Lunch no Joou. C'est à cette période que ma grand'mère a été admise à l'hôpital, et comme c'était compliqué et que je ne pouvais pas aller la voir, j'essayais de tromper mon inquiétude en me goinfrant d'épisodes de ces deux séries. Et puis, le 8 mars, elle est décédée. J'étais effondrée. Quelques jours plus tard, j'ai repris les visionnages. Et, pour ces deux séries, l'épisode suivant... comportait le décès d'un personnage. Jamais je n'ai eu le coeur brisé comme ça par un épisode, de toute ma vie. Mais c'est aussi, je pense, comme ça que j'ai entamé le travail de deuil, finalement, en affrontant le sujet au lieu de l'éviter.
Ce n'est pas forcément un "bon" souvenir, mais c'est un souvenir téléphagique intime, de ceux qui, je pense, comptent le plus en termes de séries, et je pense qu'aucune série américaine que je regardais à ce moment-là n'aurait pu me toucher de cette façon. La meilleure preuve c'est que 5 ans plus tard, je me souviens de ces deux séries et de l'impact qu'ont eu ces intrigues sur moi, mais que je suis infichue de vous dire quelle série américaine je regardais à la même époque.

RurinoShima
8 / Qu’est ce que tu dirais à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d’en regarder ?

Que c'est DIFFERENT. C'est à la fois l'avantage et l'inconvénient. J'entends très souvent des téléphages, dire qu'on tourne en rond, que les chaînes US passent leur temps à recycler de vieilles idées ou des recettes qui marchent. Je conteste ce diagnostic (en général il résulte surtout d'un manque de connaissance de ce qui passe aux USA pour se focaliser uniquement sur les séries les plus populaires du moment et/ou les annonces de projets, souvent peu alléchants sur le papier), mais il est ce qu'il est. A cela je réponds : vous voulez changer d'air ? Il y a des choses différentes en Asie (et ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce post...!). C'est une formidable façon de continuer de regarder des séries sans tomber sur tout ce qu'on connait déjà via les séries américaines, britanniques, françaises...
Dans les dorama, ce qui prime, c'est le personnage et son ressenti. C'est différent des séries occidentales parce qu'on y prévilégie l'intrigue, les rebondissements, ou les effets de style... Bien-sûr, dans un sens comme dans l'autre, les généralités sont pièges, mais grosso-modo, l'Asie, c'est une télévision à ressentir. Et, alors que depuis 10 ans on nous sert des séries majoritairement tournées vers le cérébral, l'intellectuel (résolution d'enquêtes, interrogatoires, etc...) via les séries policières notamment, bref, depuis 10 ans qu'il y a une approche essentiellement "cerveau gauche" de la fiction, je trouve que ça fait du bien de se laisser aller à quelque chose qui se rapproche de l'émotion pure.
Les dorama, ce n'est pas pour tout le monde, et il y en a qui n'accrocheront pas. Il y en a beaucoup, à dire vrai. Mais c'est une façon de diversifier son menu téléphagique qui permet de se rafraîchir les idées et d'aborder les choses avec un regard, sinon neuf, au moins ressourcé.
Regarder des séries asiatiques, ça demande du temps parce qu'il faut prendre de nouveaux repères, et apprendre ce qui convient et ce qui ne convient pas à chacun. Moi j'ai mis beaucoup de temps à y venir parce que je voulais éviter les amourettes et/ou les trucs lycéens, je croyais que toutes les séries asiatiques c'était ça. Il y en a, c'est sûr (et j'ai envie de dire qu'il y a plus d'amourettes en Corée du Sud, d'ailleurs, ce qui explique ma préférence pour le Japon où les thèmes me semblent plus divers), mais il n'y a pas que ça, simplement il faut dépasser le cliché, chercher, se laisser recommander des trucs et se laisser le temps de se documenter. C'est comme pour plein de choses : si vous voulez être exigeants, il faut vous en donner le temps.

AtaminoSousakanForever
Voilà, j'ai assez papoté ! Je passe le relai à Nakayomi, qui va certainement nous parler lui aussi de Sailor Moon, et à Nephthys, parce que c'est cool d'avoir l'avis d'une petite nouvelle dans le domaine.

Posté par ladyteruki à 17:53 - Dorama Chick - Permalien [#]

27-10-10

Chienne perdue sans collier

Aujourd'hui, c'est jeudi, et jeudi, c'est Canada. Ah zut ça rime pas. Bon tant mieux, vu que je n'avais pas l'intention d'en faire absolument un rendez-vous rigide (n'ayant pas la rigueur de Livia, par exemple), ça m'arrange, dans le fond. Mais pour le moment ça ne va pas m'empêcher de vous parler de Lost Girl, la série dont le pitch ne m'attirait pas, le casting non plus, et que je ne me suis pas précipitée pour regarder. Bah figurez-vous qu'il y en a qui bossent, ici !

Lost Girl, c'est donc l'histoire d'une succube (oï, ça commence mal) qui peut donc aspirer l'énergie des gens par le toucher, et qui ne s'en prive pas jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il existe toute une communauté d'autres créatures dotées de pouvoirs (ouhloulou mais qu'est-ce que je fais là, moi ?), divisée en deux clans, celui du bien et celui du mal, apprenant alors qu'elle va devoir choisir (où j'ai mis mon paracétamol, déjà ?).
De fait, dans la collection "je regardes des séries dont le pitch tient sur du papier à cigarettes", ça se posait là. Et vu l'ambiance vaguement fantastique, après une semaine Merlin, ce n'était pas vraiment le plein dépaysement.

LostGirl

En fait, Lost Girl serait plutôt à rapprocher de Mutant X de par son utilisation perverse du scénario : yen a un parce qu'il le faut, mais on n'a pas prévu de s'en servir. L'idée c'est surtout de faire en sorte que le pilote pivote autour de deux axes : d'une part le fait que Bo, l'héroïne, est capable de faire ce qu'elle veut des gens qu'elle touche (et le potentiel d'intrigues et scènes pseudo-sexy qui en découle), et d'autre part, de l'action. Tout ça avec un peu de magie parce que c'est toujours plus facile de faire passer la médiocrité avec de la magie depuis que Charmed a ouvert la voie.

Forte de cette ascendance particulièrement pauvre intellectuellement, mais sur laquelle il n'y a pas le moindre doute quant à son attrait sur les spectateurs les plus influençables (ceux-là mêmes que je tente désespérément de protéger de la faillite intellectuelle dés que je le peux), Lost Girl s'aventure donc là où toutes les séries de la fin des années 90 et du début des années 2000 sont allées, et en fait des tonnes en plus, à grand renfort de phrases se voulant mordantes et drôles, et démontrant surtout qu'il y a définitivement des gens qui regardent trop Les Experts Miami.

Au milieu de tout ça, difficile d'avoir de l'intérêt pour l'univers des fae, d'autant qu'on nous plonge dedans sans vraiment chercher à nous y intéresser. Ça fait un peu "ce sont des gens qui ont des pouvoirs, ça va quoi, on va pas y passer la nuit !", alors que construire un peu la mythologie permettrait de conserver l'illusion qu'il y a un enjeu dans cette lutte du bien contre le mal. Mais l'idée n'est pas, rappelons-le, de ne surtout pas trop insister sur le côte "histoire", mais seulement sur le résultat final, c'est-à-dire un divertissement sans intérêt mais qui bouge et qui fait du bruit.

Vous voulez vous abrutir ? Très bien, à votre guise, une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal. Regardez donc Lost Girl ! Mais avec toutes les bonnes séries qu'il y a là-dehors, faites-moi au moins le plaisir de compenser avec, je sais pas moi, mettons, un épisode de Atami no Sousakan, par exemple.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost Girl de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:44 - Review vers le futur - Permalien [#]

30-08-10

Romance parachutée

Les spectateurs nippons commencent à déserter la case du lundi à 21h. Hasard ou coïncidence, je ne sais, mais en tous cas il s'avère que j'en fais autant. A bien y réfléchir, je ne l'ai même jamais beaucoup fréquentée, cette case. Tsuki no Koibito n'a pas su capter mon attention, j'avais détesté le pilote de Buzzer Beat, et je suis infoutue de me rappeler du nom de la série qui occupait le créneau l'hiver dernier, sans avoir à consulter mes fiches. Ah, voilà, Code Blue. Pas mieux, mais dans un autre registre.

Suis-je une bonne cible pour la romance nippone ? On peut raisonnablement en conclure que non.
Mais ça ne m'a jamais empêchée d'en tester quand même ! Juste histoire de voir si c'est toujours d'actualité, par exemple. Parfois les goûts peuvent changer... Certes, dans le cas de NatsuNiji, ça n'a pas bougé, mais c'était à tenter.

NatsuNiji

Au départ, il y a une histoire intéressante, celle d'un acteur raté, fils d'un autre immensément connu, et qui semble totalement désabusé. Le Japon manque cruellement de séries sur le show business (sinon, c'est possible que je sois simplement passée à côté, alors faites tourner les recommandations en commentaire), et rien que cette partie du pitch m'aurait suffit. Je sais bien que le monde des médias nippons tremble comme une feuille à l'idée d'offusquer les puissants de ce milieu (c'est-à-dire, concrètement, les jimusho, soit les agences de management d'artistes), et qu'il y a peu d'autocritique et de vitriol à en attendre, mais nonobstant, ce serait intéressant d'avoir quand même une vue des coulisses. The Quiz Show est l'exception qui semble confirmer la règle. Il était bien ce dorama, quand même... ça fait quelques temps que j'ai pas vérifié si les sous-titres des derniers épisodes étaient sortis, tiens...
Bref, au moins avoir quelques histoires de personnages qui y font leurs premiers pas, ou sur le tournage d'un show... non, vraiment, rien du tout ? Bon, encore quelque chose qu'il faudra aller chercher plutôt chez les Coréens.

J'en étais ? Oui, NatsuNiji. Donc, autant se rendre à l'évidence, la partie professionnelle n'est pas conçue pour nous couper le souffle, ce qui est d'autant plus dommage que quelques menus éléments peuvent s'avérer attirants sur le coup.

Le problème, c'est que Fuji TV voulait une comédie romantique, et qu'elle voulait que ça soit accrocheur. A charge pour les scénaristes de se débrouiller avec ça, et de proposer des trucs vendeurs.

Alors qu'est-ce qu'ils ont fait, les scénaristes ? Une scène de saut en parachute. J'imagine bien la prod en train d'argumenter : "Oui c'est cher, mais s'ils s'étaient rencontrés autrement (dans un bus, par exemple, ou en se percutant au coin d'une rue), ça n'aurait pas eu le même effet !". Bon, Fuji TV signe le chèque.
La scène n'a ni plus ni moins d'intérêt que n'importe quelle autre du même type mais dépourvue de parachute ; la dynamique des personnages est strictement la même qu'à l'ordinaire, le garçon est témoin/victime des humeurs de la fille, laquelle a une grande gueule.

Et il faut dire que dans le genre grande gueule, on peut difficilement trouver mieux que Yuuko Takeuchi, qui avait brillé par cette qualité dans Lunch no Joou, et qui surtout, présente l'immense avantage de revenir des États-Unis où elle a pu figurer dans plusieurs épisodes de Flash Forward (bien-sûr que c'est un bide, mais pouvoir se vanter d'avoir figuré dans une fiction américaine est une arme dans la compétition féroce que se livre les artistes nippons, et dans ce contexte ça suffit). Bon, l'engager coûte ce que ça coûte, mais j'imagine bien la prod en train d'argumenter : "Oui elle est chère, mais avec une autre actrice on n'aurait pas pu introduire la question de la différence d'âge ! Et puis cet été, Yuuki Amami et Miki Maya étaient déjà prises, alors...". Bon, Fuji TV signe le chèque.

Alors au bout du compte, quand on fait le calcul, on a l'impression que NatsuNiji, si elle n'est pas médiocre (vraiment, elle ne l'est pas), n'apporte rien au genre. Peut-être que sa façon de traiter l'histoire sera bonne, peut-être que les éléments qui semblent survolés trop rapidement au profit de la romance vont être mieux abordés par la suite, mais au vu du seul pilote, c'est trop décourageant. On a l'impression de voir ce qu'on a toujours vu : un petit mec pas bien assuré qui va apprendre la vie grâce à une nana forte en gueule mais avec de vraies souffrances. Tout ça c'est bien gentil mais on l'a vu mille fois.

Je les comprends, les spectateurs japonais qui trouve qu'on se moque d'eux ! Je ne suis pas loin de le penser aussi ! Si chaque saison, on reprend les mêmes éléments en changeant juste les professions des personnages et les acteurs pour les interpréter, il y a franchement de quoi bouder.

Alors, bon, je sais, je ne suis pas du tout une bonne cible pour ces comédies romantiques. Elles m'agacent quasiment par principe, et puis j'ai la sensation qu'on me bourre le mou et ça m'agace. Ça se trouve, avec le temps, la série NatsuNiji s'améliore, s'affine, s'aventure à proposer quelque chose de plus que cette histoire d'amour stéréotypée. C'est possible. C'est à espérer, même. Mais je n'ai pas la patience pour le vérifier.
Songez que cette saison, le Japon offre l'excellent Atami no Sousakan, le convainquant GOLD (les sous-titres ne vont hélas pas assez vite pour que je puisse entretenir mon enthousiasme des premiers jours), l'honorable Gakeppuchi no Eri, etc... Qu'ai-je besoin de m'encombrer avec Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku qui n'est même pas prometteur ? Surtout que rien que le titre prend de la place pour pas grand'chose...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:31 - Dorama Chick - Permalien [#]


29-08-10

[Day 29] Tout bien pesé, c'était ma série de l'été

MemeDay_29

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Atami no Sousakan de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-08-10

New ordinary family

Grâce à AmyKar, j'ai pu voir le pilote ce matin (quand tu te lèves en avance de 45mn sur ton programme parce que tu sais que ton cagoulage sera prêt, tu sais que tu es téléphage). J'avoue que j'ai du mal à comprendre les retours négatifs que je lis çà et là ; pour le moment essentiellement sur Twitter, puisque je fais toujours ma tournée des reviews après avoir écrit la mienne.

Je ne dis pas que c'est mon coup de cœur du moment (à plus forte raison avec le troisième épisode d'Atami no Sousakan sur le feu), mais ya franchement pas de quoi rougir de honte pour ABC.
Comprenez par là que la série a toutes les chances d'être annulée rapidement, si la jurisprudence  ABC est toujours en vigueur. Et elle l'est.

NewOrdinaryFamily

Il y a quelque chose de remarquable dans cette série familialo-fantastique (dont je reconnais que le mélange n'est pas courant, et donc pas nécessairement facile d'accès), c'est dans le portrait qu'elle dresse d'une famille... moderne. A sa façon. Et cela passe essentiellement par la situation de départ.

Vic Mackey
Jim Powell y apparait comme un homme un peu faible, délaissé par sa famille, courant désespérément après leur attention et leur affection. Au risque de les mettre dans une situation dangereuse en fin de compte... Et pour moi qui regarde en ce moment Mad Men, je dois dire que ça m'a frappée : a-t-on déjà vu un homme dans ce rôle-là ?

En général, Madame travaille autant ou moins que Monsieur (rappelons que les Desperate Housewives sont majoritairement des femmes aux foyers, enfin c'était le cas la dernière fois que j'ai regardé ; ça veut plus forcément dire grand'chose deux ou trois ans après, cela dit). Mais même dans une série où la femme a une vie professionnelle digne de ce nom, c'est quand même elle qui a le coeur qui saigne quand toute la petite famille n'a pas son quota de "quality time". C'est la maman qui se rappelle que les enfants vont grandir, qui est la plus vexée quand elle se fait envoyer paître par les ados, etc... La seule fois où les papas sont effectivement attentifs à ce genre de choses, c'est quand ils sont pères célibataires.

Ici, pas du tout. La chose au cœur tendre qui veut préserver l'harmonie de sa famille, c'est l'homme. L'épouse n'en fout pas, mais ça ne la préoccupe pas, elle n'en a pas fait son soucis principal. Le renversement est parfait, en cela qu'il ne s'accompagne pas d'une caricature pour autant.

Car aujourd'hui, les hommes ont autant le droit que les femmes de courir après l'affection de leurs proches, de supplier pour un peu d'attention et de chercher désespérément à exister. Et No Ordinary Family réussit systématiquement tous ces passages où les enfants ont le réflexe de parler au père et sont gênés devant la mère, où le père maîtrise mieux la vie de la maison, etc... Il n'est pas perdu dans un rôle dont il se sent étranger : il est parfaitement à sa place au contraire, au point que ce soit la mère qui se sente hors du coup. L'effet de miroir est impeccable.
Il montre combien notre société a évolué, et au lieu de chercher à renverser les rôles artificiellement, la série fait un excellent boulot dans son renouvellement des rôles habituellement imposés aux personnages.

Alors, après, sur le point de vue du fantastique, je vous l'accorde, il y a à redire. Déjà, les effets spéciaux peuvent aussi avoir meilleure gueule, c'est pour le moment un peu inégal. Je m'en fous, je ne regarde jamais une série pour ses effets spéciaux. Si le reste fonctionne, je peux faire l'impasse dessus. Ensuite parce que quand Pixar a sorti Les Indestructibles, on a quand même approché pas mal de thématiques qu'on voit ici se profiler (identité de justicier secret, gestion de la vie professionnelle et personnelle, problèmes adolescents...). Et puis enfin, parce que franchement, on voit mal ce que les superhéros vont faire d'autre que d'affronter d'autres superhéros, et ça c'est franchement lassant. Pas forcément ultra-fréquent à la télévision, mais suffisamment dans les comics et les nombreux films qui en sont tirés pour qu'on ait du mal à voir l'intérêt.

Cependant, quelque chose me plaît dans la façon dont ces pouvoirs sont abordés. C'est dans leur façon de compléter un complexe, et pas juste en étant particulièrement pratique. Le père, impuissant, devient puissant, par exemple, et la façon dont c'est montré indique bien ce que ça représente pour le personnage. J'aime énormément la façon dont les parents découvrent et testent leurs pouvoirs ; ceux des enfants ont été passés un peu rapidement, mais qui sait, ce n'est qu'un preair, et surtout s'il est diffusé avec la bénédiction d'ABC, il peut encore y avoir des améliorations.

Non, No Ordinary Family n'est pas une série parfaite. Mais, mon Dieu ! Elle est loin d'être nulle, et aborde pour le moment la thématique de la famille sous un angle intéressant, qui remplit ses promesses. Si elle ne s'intéressait qu'à cet angle, ça m'intéresserait totalement, en fait. Le reste est annexe, probablement inévitable pour une série de network, mais ça lui donne sa propre identité et un potentiel indéniable. La marge d'amélioration existe, mais on ne part pas non plus d'une nullité abyssale. Moyenne haute en ce qui me concerne.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche No Ordinary Family de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:26 - Review vers le futur - Permalien [#]

17-08-10

Pot de fer VS pot de terre

C'est ça le problème. Une saison commence. Vous regardez des pilotes. Bien-sûr vous êtes plus attiré par certaines séries que par d'autres. Rapidement, parmi les premiers pilotes visionnés, des favoris se détachent, des coups de cœur ont lieu. Il y a quelques déception, bien-sûr, mais à mesure que les semaines passent, vos préférences sont suffisamment marquées pour qu'il n'y ait plus vraiment de place pour d'autres. Votre capacité maximale d'émerveillement semble atteinte. Oh bien entendu, ce n'est que temporaire. Dans un mois ou deux, trois peut-être, il y aura d'autres pilotes, d'autres coups de cœur. Mais pour le moment, on a tout ce qu'il nous faut, merci.
Et c'est pourtant là qu'arrive un pilote. Un pilote de la saison en cours, qui n'avait rien demandé à personne, qui a juste le tort d'arriver après tout le monde.

Gakepucchi no Eri est dans ce cas-là. Je suis à peu près certaine que dans d'autres circonstances, si je n'avais pas déjà été bluffée par Atami no Sousakan et absolument ravie par GOLD, j'aurais trouvé cette série... sympathique. Peut-être même mignonne. Voire éventuellement... non, ç'aurait certainement été tout. Mais c'est déjà bien.

Au lieu de ça, j'ai regardé le pilote de Gakepucchi no Eri en me disant "ouais, bon". J'ai un peu ri et même versé une mini-larmouchette à un moment, mais c'était de façon complaisante, genre "allez, ils ont fait l'effort de ne pas torcher cette scène", ou pire : "je sens bien qu'il faut pleurer, là".
Mais que voulez-vous ? C'est difficile de passer derrière mes coups de cœur de la saison, à plus forte raison si on ne peut pas rivaliser. Tout ce qui est moins bien devient forcément médiocre.

Gakepucchi

Je devrais peut-être redonner une chance à Gakepucchi no Eri plus tard, dans une période creuse par exemple. Parce qu'il y a de bons ingrédients, en dépit de quelques autres qui sont assez classiques ("je réaliserai mon rêve !"). Cette fois, la grande différence avec les séries sur le héros qui veut devenir quelque chose à tout crin, c'est que les obstacles ne semblent pas artificiels : si Eriko a tellement de mal à devenir dessinatrice, ce n'est pas parce que des filles se moquent d'elle, parce que son prof est un connard ou parce qu'elle n'est pas sûre d'avoir ce qu'il faut. C'est parce qu'elle n'a pas d'argent. Et les autres désagréments sont une conséquence de ce manque d'argent, ce qui le rend soudain bien plus réalistes que lorsqu'une série s'échine à dégoter des personnages fondamentalement méchants qui n'ont que ça à faire de s'en prendre au héros pendant une douzaine d'épisodes. Ici, il n'y a pas de gentil et pas de méchant, il y a seulement ceux qui ont un peu d'argent et ceux qui n'en ont pas du tout.

Et j'apprécie de voir (au vu du trailer du 2e épisode, ça va même devenir de plus en plus intéressant) une Eriko désespérée au point d'accepter à peu près n'importe quel boulot pourvu de pouvoir payer son matériel pour les cours. Malgré son ton de comédie et ses personnages un peu caricaturaux, la série s'aventure sur ce terrain comme elle l'avait promis, et ça fait plaisir.

Mais voilà, malgré ces petites choses qui me plaisent, Gakepucchi no Eri a débarqué au mauvais moment, et la seule chance qu'elle ait de se voir consacrer un peu d'attention de ma part, c'est quand mon esprit n'est pas épaté par la bizarrerie d'Atami no Sousakan, par exemple. Je répète ce titre parce que si vous n'avez pas encore vu la série, ça peut vous servir d'aide-mémoire.
Retente ta chance dans quelques semaines, petite. T'as pas les moyens de rivaliser.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gakepucchi no Eri de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 07:07 - Dorama Chick - Permalien [#]

14-08-10

Tout le monde a droit à un JOKER

Ça semble se confirmer : autant aux États-Unis, un bon générique est souvent un indice sur la qualité d'une série (avec seulement quelques exceptions pour confirmer la règle), autant au Japon, c'est plutôt l'inverse. Vous vous souvenez comme j'étais ravie par le générique de JOKER ? Bon bah voilà, tout est dit.

ToutlemondeadroitaunJOKER

Non ? Booooon. D'accord, je vais développer. Bande de sadiques.

Alors, d'abord, récapitulons : JOKER, c'est l'histoire d'un flic qui en apparence est toujours gentil avec tout le monde, limite bonne poire, et qui, quand une injustice est commise et que la police ne peut plus rien, sort lui-même dézinguer les méchants.
Toute ressemblance avec une autre série serait purement fortuite.

JOKER, c'est donc l'histoire d'un gars qui a une tête de rigolo, qui fait des moues pas possibles, et qui a l'air de toujours tout laisser glisser, mais qui en réalité, a commencé très jeune à tuer et ne s'est plus jamais arrêté.
Toute ressemblance avec une autre série serait purement fortuite.

JOKER, c'est une série sur un mec qui a un bateau et qui emmène les criminels dessus quand il n'en a pas tout-à-fait fini avec eux.
Toute ressemblance avec une autre série serait purement fortuite.

Cette fois n'insistez pas, je n'en dirai pas plus. Je vais regarder le 2e épisode d'Atami no Sousakan, et si jamais il me vient l'envie de voir à l'écran un tueur qui exécute des criminels qui n'ont pas été puni par le système judiciaire, Dexter me suffit, merci.

Parce que JOKER, c'est la série qui a le culot de commencer par un panneau expliquant que "ce dorama est purement fictif. Toute ressemblance avec de véritables personnes, lieux ou évènements est purement fortuite. Mais vous pouvez décider de prendre ceci comme une histoire entièrement inventée, ou vous en servir pour prendre la mesure des ténèbres de notre monde moderne". Finalement, et contrairement à mon impression devant la série, les mecs derrière JOKER ont vraiment de l'humour.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JOKER de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:23 - Dorama Chick - Permalien [#]

12-08-10

Wrapped in water

AtaminoSousakan

Eh. Bah. Merde. Alors.
La saison estivale nippone révèle bien plus de surprises qu'attendu, et après mon coup de cœur pour GOLD (confirmé hier soir avec, enfin, quelques minutes consacrées au deuxième épisode), me voici complètement désarmée à l'issue du pilote d'Atami no Sousakan. C'est que, à première vue, je n'en donnais pas cher, de ce dorama, où il était question d'une enquête sur la disparition non élucidée d'un groupe d'adolescentes. J'avais comparé à Pretty Little Liars. Je ne pouvais pas être plus loin de la vérité.

Si comparaison il doit y avoir, ce sera avec Twin Peaks, no less.

Et en fait, oui, c'est même obligé de faire la comparaison. Et je suis ravie de voir qu'il y en a qui connaissent leurs classiques ! Vingt ans après (eh oui, déjà, ça me fait un choc à moi aussi), le pouvoir de fascination de cette série semble continuer à faire son effet, au point d'inspirer de façon évidente une série japonaise.

Comment ne pas penser à Twin Peaks quand Atami no Sousakan nous propose une enquête dans un bled paumé, avec une équipe de police locale complètement décalée, des habitants recelant plein de secrets, et une affaire mystérieuse ? Et surtout, comment ne pas penser à Twin Peaks quand Atami no Sousakan parie sur le même type de mise en scène, des silences embarrassants, des répliques tirées par les cheveux, et... sincèrement, je serais Angelo Badalamenti, j'envisagerais de demander une petite contrepartie financière pour tous les morceaux qui accompagnent ces mêmes scènes. L'hommage est juste énorme.

Mais loin de moi l'idée de dire que notre Atami no Sousakan n'est qu'un copycat. Au contraire, la bourgade présentée n'est pas du tout une contrée froide et enveloppée dans les arbres, c'est une ville côtière, au creux d'une baie, environnée de plaines, bref, un espace dégagé et, j'ajoute, coloré. En-dehors d'une petite ondée, la mer est aussi bleue que le ciel, à moins que ce ne soit l'inverse. Et que dire des joyeux palmiers décorés de néons qui jalonnent ses quais ? Le registre est également différent à cause d'un des lieux de l'action : un pensionnat pour jeunes gens aisés, où les jeunes filles faisaient leurs études. Solennel et altier, cet établissement (appelé L'école de forêt éternelle, en français dans le texte) est un endroit intimidant, et qui a ses propres bizarreries : les filles y sont en surnombre et les deux élèves masculins sont réduits au rang de minorité silencieuse. Avec son administration religieuse et sa prof principale ambiguë, l'endroit est certainement encore plus bizarre que dans les rêves les plus fous de David Lynch.

Et puis, il y a les enquêteurs. Les. Ils sont deux à débarquer, et n'ont pas qu'une très lointaine parenté avec Dale Cooper, que ne s'exprime que par des cheveux impeccablement gominés et par le ravissement de l'inspecteur Hoshizaki devant les petits pains du diner local (il ne boit pas de café...). Parfait tandem pour cette ville complètement allumée, nos deux enquêteurs sont donc tous les deux un peu barges, entre l'hystérique excédée en permanence par tout, et le petite bonhomme au constant sourire goguenard...

Dans tout ça, que nous réserve l'intrigue ? Une bien étrange disparition, en vérité, à laquelle nous allons intégralement assister. C'est un tour de passe-passe assez incroyable que d'assister à toute une scène et de n'en tirer aucune clé pour comprendre l'intrigue ! Il y a un côté un peu prestidigitateur dans ce passage, c'est clair. La suite n'est pas tellement plus claire, mais a l'avantage de rester les deux pieds bien ancrés dans le réel. Personne n'a possédé qui que ce soit, ou alors vraiment si on en vient là, on aura fait le grand écart. Fantaisie et réalisme tentent de cohabiter comme ils peuvent dans ce patelin perdu dans la campagne japonaise, et ce n'est pas facile quand on est un coin de terre habité par les personnages les plus barges de la planète.

Le pilote d'Atami no Sousakan, parce qu'il est japonais, ne tourne pas autour du pot. Un développement important aura déjà lieu avant la fin du pilote (dans une longue scène contemplative... au sens propre du terme !) et le trailer indique que ce n'est pas fini. Comme on sait qu'on est sur du court terme, on ne lambine pas en chemin à faire du mystère, on avance dans l'intrigue, lentement, mais d'un pas décidé. Cela se fait pourtant sans jamais oublier de dépeindre le milieu où l'on se trouve (une ville où même les oiseaux se comportent bizarrement !), et sans jamais oublier de distiller de multiples excentricités.

Petite claque dans la figure de tous ceux qui croyaient avoir fait le tour des séries portant sur une enquête policière (moi la première ; j'ai la joue qui chauffe), Atami no Sousakan, c'est juste la curiosité à regarder cette saison.
D'un autre côté il me reste quelques pilotes à voir, sans compter ceux qui vont s'avérer plus ardus à disséquer, à l'instar de Tofu Shimai. Mais quand même, là, c'est du lourd. Pour faire plus étonnant, il faudra se lever tôt.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Atami no Sousakan de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:58 - Dorama Chick - Permalien [#]


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