ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-07-10

Chut ! Ris dans ta tête...

De temps en temps, je glisse un œil ailleurs qu'au Japon et en Corée du Sud. Genre quand j'ai trois heures de sommeil devant moi et que je sais pas quoi en faire. Pour ceux qui sont trop jeunes pour s'en souvenir, rappelons que j'ai déjà parlé de séries comme Kasamh Se ou Arslaan, eh bien aujourd'hui je vais vous parler d'une série à laquelle j'avais jeté un bref coup d'œil il y a quelques semaines, mais si je ne vous en parle que maintenant, c'est à dessein, vous allez voir...

Gutur Gu a débuté en mars dernier sur la chaîne SAB TV, une chaîne indienne qui a un mal fou à se choisir une identité alors que, bon, en fait, soyons clairs, les Indiens l'ont déjà classifiée comme une chaîne dédiée à l'humour. Et Gutur Gu est justement une comédie, ce qui tombe plutôt bien.

GuturGu

Alors bon, je sais. Des fois, l'humour des autres pays... c'est pas facile à appréhender. Pour commencer, on ne pige pas grand'chose aux jeux de mot à moins d'être bilingue ; effectivement, je ne suis pas bilingue en hindi (faut ptet pas non plus pousser). Et puis franchement, même avec des sous-titres, on perd souvent à la traduction. Donc du coup, une comédie indienne en hindi, je comprends, vous n'êtes pas très chaud, vous vous apprêtez à ne pas lire ce post jusqu'au bout, et là je dis STOP ! In the name of telephagy.

Pour refuser de regarder Gutur Gu, il faudra trouver mieux que ça. En effet, cette comédie est intégralement muette. Eh ouais, faudra trouver autre chose pour y couper, bande de téléphages flemmards. Enfin, quand je dis muette... je ne veux pas dire qu'elle est silencieuse. D'ailleurs il me semble que Mr. Bean employait un peu les mêmes gadgets (effets sonores, musiques caricaturales) pour faire rire, et regardez le succès qu'a eu Mr. Bean en son temps ! Je trouve l'un aussi accessible que l'autre, rétrospectivement, parce qu'entre l'austérité du British, et les couleurs et décors un peu tape-à-l'œil des Hindis, finalement, on voyage autant.
Comme Mr. Bean hélas, Gutur Gu a aussi son lot de rires enregistrés, qui sont apparus au bout de 3mn30 d'épisode dans le pilote, me surprenant quelque peu alors que je commençais à apprécier cet univers étrange. Ce sont probablement les règles du genre.

Gutur Gu tourne autour d'une famille (qui dans le pilote, emménage dans sa nouvelle maison), constituée d'une bande de drôles d'oiseaux qui ont tous un truc qui ne tourne pas rond. J'avoue avoir une nette préférence pour le protagoniste principal, Balu. Dans la plupart des comédies, surtout quand on y trouve autant de personnages complètement barrés, il faut un personnage "neutre", le dindon de la farce, celui qui n'a pas grand'chose pour lui mais qui permet à l'entourage de faire les quatre cent coups.

Ici pas du tout, Balu est un maigrichon désarticulé et complètement maladroit, mais surtout capable des pires pitreries juste par ennui. J'étais complètement hilare pendant la scène où il tente désespérément d'ouvrir une bouteille de coca dans de multiples positions (j'avoue que pour rédiger ce post, je n'ai pas hésité et me suis repassé la séquence). Là comme ça, niveau action, ça n'a pas l'air glamour ni captivant, mais c'est absolument génial.
Et donc, muet.
Et donc, accessible.

Problème de mathématiques : sachant qu'un épisode de Gutur Gu est entièrement muet, et dure 25 minutes, combien de temps faudra-t-il à une chaîne occidentale pour réaliser qu'elle pourrait aussi bien acheter la série et la diffuser sur son antenne ? Vous avez une heure, et ensuite je ramasse les copies.
Sincèrement, je ne vois absolument pas ce qui pourrait faire obstacle à la diffusion de pareille série dans nos contrées.

Je ne dis pas que depuis sa découverte, j'ai continué à regarder Gutur Gu. C'est vrai que je suis dans une période de comédies, mais j'ai procédé à un retour miraculeux sur les sitcoms et pour l'instant je m'y tiens tant que ça dure. Cela dit, si là, demain, je peux cagouler les épisodes facilement (= pas en 4 parties chacun), ou les trouver à la télé, ou en DVD, je vous avoue que je ne cracherais pas dessus. L'appel est lancé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gutur Gu de SeriesLive. Oh my God, une série indienne sur SeriesLive, mais jusqu'où iront-ils ?! La suite au prochain épisode...

Posté par ladyteruki à 23:03 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-06-10

Traveling without moving

Eh bah je sais pas pour vous, mais la semaine téléphagique va en s'améliorant. Si on met de côté certains téléphages eux-mêmes, et encore, que sont quelques abrutis sur la Toile (qui dit : "une majorité" ?), vraiment c'est une bonne semaine.

Non seulement j'ai continué à me gaver de sitcoms américains (les 3 mêmes), mais j'ai aussi pimenté mon menu avec du Japonais (j'ai donné une seconde chance au pilote de Chase, la vache ce qu'il est mou ce pilote, j'ai lutté pour le finir), du Coréen (Nappeun Namja, enfin, on y revient très vite), et...
...wait for it...
...DU MEXICAIN !

Ces semaines-là, le monde tourne dans le bon sens. Et on est que jeudi.

AroundtheWorld

J'aimerais tellement pouvoir faire ça plus souvent ! Je suis sûre que si j'avais les bonnes ressources, je pourrais. Avec les bons sites et peut-être les bons logiciels, je suis certaines que toutes les semaines pourraient être aussi cosmopolites que celle-ci.

Ce n'est pas la première fois que je tente des horizons nouveaux. Si vous suivez ce qui se passe dans les tags, vous verrez que j'ai parlé d'Arslaan et Kasamh Se (Inde), Diplomatic Immunity (Nouvelle-Zélande), Tumble (Australie), un paquet de séries japonaises et coréennes, et quelques occasionnelles séries canadiennes, britanniques et françaises, et franchement je me trouve en progrès depuis l'époque où je ne jurais que par la fiction américaine. Mais ce n'est pas assez. Ce ne sera jamais plus assez.

Évidemment, il y a le problème de la langue. J'ai beau avoir un certain goût pour les langues, je ne peux actuellement suivre qu'une série (doublée ou sous-titrée) en Français ou en Anglais. Mon Allemand n'est plus ce qu'il a été, mon Russe est rouillé, mon Japonais est balbutiant, et je n'ai jamais pris les cours de Suédois qui m'ont toujours fait envie.
Mais j'ai bon espoir : si les séries coréennes sortent avec des sous-titres anglais en DVD, il n'est pas exclu de trouver d'autres pays pour en faire autant. Il faut juste que je cherche mieux.

C'est ça : ça ne peut être qu'une question de persistance.

Mais en toute franchise, un coup de main de la part des diffuseurs et des distributeurs ne serait pas de refus.

Posté par ladyteruki à 23:01 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

26-06-09

Psycho-couac

Les plus anciens parmi vous se rappelleront peut-être des interrogations qui avaient précédé la création de la rubrique Dorama Chick. J'ai en effet longtemps pensé que, hors la fiction américaine, point de salut. Pourtant j'ai toujours regardé des séries venant d'autres contrées (et au début, souvent sans même le savoir, puisque petite je regardais aussi bien du canadien que de l'australien sans même m'en émouvoir), mais plus la téléphagie progressait, plus j'étais devenue un brin obsédée par la fiction américaine. En regardant en arrière, je pense que c'était surtout une réaction allergique à la ficton française.
Sur ce blog et ailleurs, depuis des années, on m'encourage à dépasser ce stade et m'ouvrir à la fiction d'autres pays, et je m'y emploie, comme vous avez pu le voir avec mes posts sur Benidorm, Diplomatic Immunity ou Arslaan. J'ai pas chômé, franchement. Une fois de temps en temps, je fais la rencontre d'un Jekyll, et je me dis que ça valait le coup. Alors je poursuis mes découvertes, encouragée.

Mais là, je suis tombée sur un os.
Comme vous commencez à le savoir, rien n'est plus exotique à mes oreilles que l'accent british, dont je suis finalement très peu familière. Quand je m'attaque à une série britannique, c'est que j'attends d'être récompensée de mon effort. Ici, j'ai surtout envie de me rouler en boule dans un coin en marmonant qu'on ne m'y reprendra plus.

L'objet du délit ? Psychoville. 28 minutes partagées entre l'ennui, l'attente, la stupeur et le dégoût (et quelques tagliatelles à la crème, repoussées au bord de l'assiette, en ont fait les frais).

A l'origine de Psychoville, il y a pourtant un pitch original (c'est comme ça que j'ai été piégée, d'ailleurs), mêlant mystère et burlesque : plusieurs étranges personnages sans lien apparent reçoivent tous la même lettre d'un personnage morbide qui semble ne pas leur vouloir du bien. Et là je dis : "ah bah au moins, ça nous change du poulet".

Sauf que le mystère peine à s'installer en 28 minutes, qu'on n'en peut plus d'essayer d'installer les personnages, et qu'en plus, c'est particulièrement glauque. Souvent juste pathétique, mais globalement salement glauque. A un moment, j'ai même failli gerber (ceux qui ont vu sauront nécessairement de quel passage je parle).
Du coup ce n'est pas mystérieux ou burlesque, c'est juste de mauvais goût, et pis encore, mal écrit, trainant artificiellement en longueur afin de jouer sur l'ambiance, et ne finissant que par barber le spectateur.

Et bien-sûr, tout ça avec un accent british à couper au couteau (ou plutôt à la machette, retenez-moi, je vais faire un malheur), ce qui n'arrange pas mes affaires.

Après ça on s'étonnera que SeriesLive ne se soit pas fendu d'une fiche, eh bah je peux pas les en blâmer.

Posté par ladyteruki à 23:16 - Review vers le futur - Permalien [#]

20-05-09

C'est pas que je ne veux point, c'est que je ne peux point

Depuis quelques semaines, je guette une nouvelle série, arrivée sur les écrans de NTV ce printemps, et intitulée Aishiteru ~Kaiyou~ (qu'on pourrait traduire par Amour et pardon, par exemple, voire même mieux si on avait le talent qui me manque pour inventer des titres).
Pourquoi cette série-là plutôt qu'une autre ? Tout simplement pour le choix de son sujet : un petit garçon de 10 ans en a tué un autre de 7, et les familles des deux enfants vont devoir vivre avec ce drame. Vous êtes déjà en train de m'imaginer me frotter les mains ? Normal, ça veut juste dire que vous commencez à cerner mes goûts.

Le problème, c'est que cette série, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne peux pas la regarder. Pourquoi ? Eh bien pour une bête question de sous-titres, puisque je ne parle pas japonais (ou alors comme une vache espagnole, ce qui est d'autant plus contrariant que je n'ai jamais étudié l'espagnol de ma vie). C'est là que je prends la mesure de ce que ce doit être pour les téléspectateurs non-anglophones que d'attendre désespérément qu'une bonne âme fournisse les sous-titres d'une série méconnue venue des States ou autre. Je ne me rends pas compte de ma chance parfois.

Ce genre de circonstances me fait réaliser aussi combien il est difficile et peu encouragé d'être curieux culturellement parlant. Vous voulez regarder des séries ? Ne vous contentez surtout que ce qui est diffusé et/ou distribué dans vos contrées. Tant pis pour vous si la série qui a piqué votre curiosité, ou le genre que vous préférez, n'a pas les honneurs des attentions françaises. Pire encore, sitôt qu'on sort des pays habituellement fournisseurs de fictions (USA, et dans une moindre mesure Canada, Royaume-Uni, Allemagne, et encore plus loin derrière l'Italie), circulez, ya rien à voir. Vous avez décidé de donner leur chance, ne serait-ce qu'une fois, aux séries issues de pays africains, arabes, slaves ou asiatiques, tant pis pour vous. On ne vous donnera pas la moindre aide en ce domaine. Vous mourrez idiot s'il le faut.

Il existe des moyens de trouver des dorama (pas tous hélas) sous-titrés à partir du japonais, du coréen... j'ai de gros doutes en ce qui concerne d'autres nations. Pourtant chaque pays ou presque a sa production nationale, mais rien à faire, vous ne parviendrez pas à mettre la main dessus, ou alors en n'en comprenant pas un mot (voir aussi : Arslaan). Voilà qui me met absolument hors de moi. Hors de ce qui est considéré comme rentable par les diffuseurs ou les distributeurs, point de salut. Et point de légalité non plus...

Je sais bien que la découverte de séries congolaises, danoises ou russes n'intéresse qu'une partie extrêmement marginale de la population, y compris de la population téléphagique. C'est tout aussi vrai pour le cinéma, la musique ou la littérature. Mais pour ceux qui n'ont pas les moyens commerciaux, il n'y a ni les moyens légaux ni mêmes les moyens illégaux, de faire des découvertes, d'élargir leurs horizons, de tâter un peu ce qui se passer ailleurs, prendre le pouls culturel de la planète, avec ce que cela pourrait apporter de captivant comme de pitoyable, ya pas de raison, mais au moins on se ferait une idée.

On ne peut évidemment pas reprocher aux teams de fansub de ne pas traduire TOUTES les séries nippones/coréennes/peu importe de la création. Si je prends l'exemple du Japon, cette ambition serait de toutes façons invivable puisque les séries sont conçues pour être courtes et remplacées environ à chaque trimestre par une nouveauté, les prolongations sur plusieurs saisons tenant plus de l'exception que de la règle.
Mais dans ce cas que reste-t-il ? Quelle est l'alternative de ceux qui n'ont pas une vision simpliste de la culture, qui ne veulent pas juste se contenter de ce qu'on leur jette comme de la viande à des chiens affamés, et qui sont curieux ? Rien. Il ne reste rien.
Sinon l'investissement dans de la littérature Assimil.

Posté par ladyteruki à 12:46 - Point Unpleasant - Permalien [#]

17-04-09

Dans ma valise diplomatique, j'ai rangé mes chaussettes...

La plupart du temps, je vous parle de séries américaines. Bon, c'est un fait, et je ne m'en suis jamais cachée, que c'est toujours à elles qu'ira ma préférence.
De temps à autres, je vous parle de séries japonaises. C'est selon l'humeur et j'ai une liste de séries dont j'ai toujours voulu vous parler, et ça finira par arriver, dans une période où il y en aura moins à dire côté USA.
Et puis des fois, on sait pas trop ce qui m'arrive, mais je parle d'une série d'encore ailleurs, genre, britannique, avec Jekyll ou Benidorm, ou encore plus pas bien dans ma tête, indienne avec Arslaan. Et pis ya le cas encore à part de The No. 1 Ladies' Detective Agency, aussi.
(et si vous n'avez pas encore lu tout ça, ya des liens et des tags pour y remédier, hein)

Ce que je n'ai pas encore fait, c'est vous parler d'une série néo-zélandaise. Eh bah, il y a un début à tout, vous voyez.

Car aujourd'hui, on va parler d'une série super récente, mais que quasiment personne n'a jugé bon de vous présenter (la preuve : j'ai pris sur moi de faire la fiche de SeriesLive), et qui pourtant n'a pas à rougir de ce qu'elle propose ; j'irai jusqu'à dire qu'une fois qu'on a vu certaines séries de cette saison aux Etats-Unis, on gagne même au change à faire l'effort de regarder ce qu'il se passe dans l'hémisphère Sud, en fait.

Alors attention, quand même, en préambule, j'aimerais que tout le monde garde à l'esprit que ce n'est pas la série du siècle. Vous ne raterez pas votre vie téléphagique si vous passez à côté. Je vous en voudrai, évidemment, vous savez à quel point j'aime bavarder avec vous de ce que je vous fais découvrir, mais c'est tout, quoi. On n'est pas en train de dire ici que la série dont je vais vous parler (et dont je n'ai d'ailleurs pas encore donné le titre... suspense !) a révolutionné la face du monde, qu'elle a apporté quelque chose d'incroyable dans l'univers télévisuel mondial et que... non, hein.
Déjà parce que c'est une comédie. Et en soi, une comédie ne change jamais vraiment la face du monde. Et puis aussi parce que, bon, ya quelques poncifs. Inévitables, j'ai envie de dire. Quelle que soit la nationalité, finalement, il y a des choses auxquelles on revient toujours.

Ici, dans la série... allez, je vous fais pas poireauter plus longtemps, je vais la nommer : Diplomatic Immunity. Donc dans la série Diplomatic Immunity, le pitch est relativement simple : un jeune diplomate néo-zélandais tombé en disgrâce est envoyé dans une île perdue nommée Fe'ausi, une micro-île d'un micro-archipel, d'ailleurs fictive mais peu importe.
Sur le coup on pourrait se dire : attends, mais c'est comme si ce gars avait remporté le meilleur job du monde ! Il va aller sur une île paradisiaque, et être payé pour ça ! Nan mais où est le problème ?!

Le problème c'est qu'évidemment il va atterrir chez les fous. Le consulat où il est envoyé, c'est un foutoir sans nom. Comme ils sont loin de la Nouvelle-Zélande géographiquement, ils s'y permettent absolument tout. Et quand je dis "ils", je parle aussi bien des employés au bas de l'échelle que l'ambassadeur lui-même. D'ailleurs, quasiment tous font partie de la famille du roi de Fe'ausi, c'est dire si la Nouvelle-Zélande peut se carrer ses règlements et ses lois où on pense.

C'est à ce stade que oui, les personnages complètement barrés, on a un peu l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. Sans compter que les blagues ne vont pas systématiquement chercher très loin, même si ça fait quand même rire sur le coup.
Cela dit, les personnages qui peuplent le consulat sont quand même bien trouvés. Le rythme est soutenu. Les dialogues sont pertinents. Alors zut, on profite et on se marre, en changeant un peu ses horizons et en essayant d'éduquer ses oreilles à des accents inhabituels.
Des fois il ne faut pas en demander plus, d'ailleurs vu qu'il s'agit d'une comédie, je ne vois pas qu'exiger d'autre, finalement. Surtout que c'est quand même un peu plus intelligent que Krod Mandroon. Juste un peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Diplomatic Immunity de SeriesLive. Merci Eske !

Posté par ladyteruki à 20:43 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-12-08

C'est la crise, baby !

Fatalitas ! A peine vous parlais-je d'un dorama ce weekend (Bokura no Yuuki, pour ceux qui auraient loupé quelque chose au milieu du jeu des génériques) que je tombe sur une mauvaise nouvelle : la chaîne TBS supprime deux créneaux horaires habituellement dédiés aux séries daytime à l'avantage d'émissions d'actualité.

Même si je n'ai pas, en matière de télévision nippone, le niveau d'expertise suffisant pour vous faire une analyse de fond de la question, son impact, ses implications... je pense que ça montre de façon quand même assez évidente que la "crise de la fiction" n'est pas réservée à l'hécatombe d'après-grève aux Etats-Unis ou aux tentatives désespérées de la France pour faire illusion.

Je me demande si Arslaan n'a pas aussi été victime de cette crise mondiale de la fiction télévisée, tiens !
...Euh, non, ptet pas Arslaan.

Posté par ladyteruki à 17:28 - Point Unpleasant - Permalien [#]

30-11-08

Sa Majesté des Hae

En toute discrétion, mais non sans une certaine indignation, des voix s'élèvent çà et là par mail pour s'indigner contre le manque de vitalité de cette rubrique, Dorama Chick, que j'ai décidé de dédier aux fictions nippones. D'un côté, c'est mérité, puisque ça fait des mois que je n'y ai pas touché. Mais d'un autre côté, pour ma défense, dans l'intervalle, je vous ai quand même parlé de séries d'origine française (Flander's Company), britannique (Benidorm), et même indienne (Arslaan), preuve que je ne reste pas non plus obstinément américano-centrée : je fais des efforts.
Mais j'admets bien volontiers que Dorama Chick a été un peu délaissée, aussi vais-je mettre un terme à cette période de disette avec un nouveau post !

Aujourd'hui, on va donc parler d'une série nippone qui n'est ni une comédie romantique, ni une comédie tout court, et ce n'est même pas un dorama axé sur une profession non plus (vous savez, ces dorama comme Aya Ueto en a le secret : hôtesse de l'air dans Attention Please, avocate dans Hokaben... elle nous aura probablement tout fait ; sauf actrice, diront les langues de vipères). Oui, de telles séries existent au Japon aussi, et je me fait forte de vous en présenter une aujourd'hui : Bokura no Yuuki.
Ah oui ya quand même juste un petit détail, un léger inconvénient, une défaut mineur, une clause en petits caractères, c'est que la série a plus de 10 ans, quand même.

Que se passe-t-il lorsque des enfants se retrouvent seuls sur une île déserte ? William Golding a déjà répondu à ça. Nous allons plutôt nous préoccuper de savoir ce qui se passe lorsque des enfants se retrouvent seuls dans une ville japonaise déserte, ok ?

C'est en effet le postulat de départ de Bokura no Yuuki, dont j'ai découvert le pilote il y a quelques semaines. Je vous avoue que c'est justement ça qui m'a attirée vers cette série : changer un peu des comédies et autres teen shows habituels, et s'essayer au dramatique, voire au thriller.

Et en l'occurence, Bokura no Yuuki est plutôt bon à ce petit jeu de guerre des nerfs, où tout commence quand un jeune lycéen nommé Takeru apprend qu'un important séisme a eu lieu à plusieurs kilomètres de chez lui, où réside un être cher. Il entreprend donc d'emprunter son vélo pour aller voir lui-même si l'être cher en question va bien, même si, rappelons-le, il y a eu un important séisme (il est un peu buté, Takeru, dans son genre).
Chemin faisant, il rencontre Yamoto (qui roule aussi à vélo... les Japonais ne partagent pas notre sens aiguisé du jeu de mot à la Patrick Sébastien), un étudiant lui aussi, qui a décidé d'aller aussi sur les lieux du séisme pour prêter main forte bénévolement aux secours. Le gentil petit.

Le pilote se divise en fait en deux parties.
L'une, un peu taquine et cocasse, avec un côté road movie, est de compagnie correcte : on y sourit une fois ou deux, et on laisse les deux personnages principaux s'installer dans leur fonction, c'est le rôle de cette première phase qui nous introduit à Bokura no Yuuki sans faire avancer l'histoire d'un milimètre. Car tandis que nous passons beaucoup de temps en compagnie de Takeru et Yamoto, justement, le mystère reste entier : on n'apprend pas grand'chose sur ce satané séisme, un séisme d'autant plus étrange que personne n'a le droit d'approcher son épicentre, et que l'armée a même été mobilisée pour s'assurer que les civils n'approchent pas. Bon, tous ceux qui ont vu X-Files auront compris que c'est louche...!
L'autre, plus sombre, dénuée de comédie ou presque, avec un côté post-apocalyptique, commence lorsque nos deux lascars entrent dans les murs de la ville sinistrée, pour s'apercevoir... Je vous le dis ? Eh bien, que tous les adultes ont disparu de la ville. Et que seuls les enfants sont encore sur place, maintenus en quarantaine par l'armée.

J'ai beau adorer Orange Days, chialer comme un bébé devant 1 Rittoru no Namida ou me régaler devant Lunch no Joou (trois dorama dont il faudrait que je vous parle, quand même, un jour, zut à la fin), je dois dire que je suis ravie d'avoir trouvé un dorama qui ne se gène pas ou si peu pour être sombre et angoissant, et s'engager dans une voie un peu différente de l'ordinaire. J'irai même jusqu'à dire que, même si c'est loin d'être la série du siècle, je la recommanderais volontiers aux non-initiés en matière de fiction nippone, car elle est plus proche des fictions occidentales que la plupart des autres citées précédemment.

Evidemment, Bokura no Yuuki est un peu inégale, et l'interprétation des deux personnages principaux (tous les deux étant interprétés par ceux qui sont en fait d'ordinaire des chanteurs à minettes, les KinKi Kids, et dont le talent d'acteur est à prendre en gardant cette donnée à l'esprit) est un peu rigide et parfois convenue, mais les efforts déployés pour instaurer une ambiance angoissante restent très louables.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bokura no Yuuki de Drama Wiki.

Posté par ladyteruki à 00:06 - Dorama Chick - Permalien [#]

14-10-08

Around the world

Si je devais faire une review de la série dont je vais vous parler, je ne saurais pas trop comment classer le post. En général, quand je vous parle d'une série dont la diffusion a commencé il y a quelques semaines dans son pays d'origine, soit c'est Review vers le futur (pour les séries américaines, qui finiront sans doute par être rachetées par les chaînes françaises), soit c'est Dorama Chick (vu qu'il ne faut pas trop compter sur la diffusion française d'une série nippone). Mais aujourd'hui, vraiment, je ne sais pas. Pourtant je vais bel et bien vous parler d'une série étrangère qui a commencé cet été... mais comme elle est indienne, vraiment, ça ne me simplifie pas la vie. Mais dans SeriesLive On Air, ce soir, on va parler de séries d'un peu partout, alors je me suis dit que j'allais vous en glisser un mot.

Comment j'en suis arrivée là ? Asseyez-vous, je vais vous raconter une histoire.
Il y a bien longtemps (deux ans, autant dire une éternité), j'ai changé de fournisseur d'accès à internet, incluant un abonnement à tout un tas de chaînes dont je n'aurais pas l'usage. Et pour me souhaiter la bienvenue, mon FAI m'a offert la totale, une offre béton avec quelque chose comme 3 mois d'accès intégral à toutes les chaînes, ce qui fait que pendant plusieurs semaines, j'ai eu à portée de main des chaînes dont je ne soupçonnais pas l'existence auparavant. Zee TV était de celle-là : la chaîne indienne diffusait des soaps jusqu'à des heures indues, et en sous-titré anglais par-dessus le marché ! Un vrai régal. Comme attendu, l'accès à Zee TV n'a pas été éternel, et j'ai dû laisser tomber. On ne va pas non plus s'amuser à cagouler des soaps, tous indiens fussent-ils !

Mais de temps à autres, je vais voir où ça en est, ce qui se fait, ce qu'il y a de neuf...
Tenez, par exemple dans Kasamh Se, en ce moment, c'est une vraie boucherie, hyper violent pour ce qui n'était qu'un soap quand je l'ai découvert, avec maintenant une ambiance de possession démoniaque qui fout vraiment les chocottes. Kasamh Se a toujours été sombre (la majorité des scènes se déroulant de nuit, ça instaurait tout de suite une certaine ambiance), avec des intrigues assez classiques (jalousies familiales et/ou amoureuses) mais révélant une vraie méchanceté entre les personnages, avec souvent des mégères perfides envers la traditionnelle jolie petite nana aux grands yeux, qui sert alors d'oie blanche et de bouc-émissaire à leur frustration (yen a en général une par soap indien). Mais ça restait propre. Là, ya des litres de ketchup qui coulent de partout, c'est carrément plus pareil. Mais ça m'éclate de voir qu'un soap peut s'autoriser autant de choses, en même temps. Les soaps indiens semblent avoir une telle liberté, par rapport à ceux qu'on connait...

Et donc chemin faisant, je suis tombée sur Arslaan, qui a commencé sa diffusion sur la chaîne indienne de Sony le 13 juillet dernier, et qui est une série fantastique. Fantastique dans le sens : SF/Fantastique, hein, pas de méprise. Vous allez comprendre l'ampleur des dégâts très vite d'ailleurs...

Arslaan est un jeune héros assez typique des univers de fantasy (son look rappelle d'ailleurs pas mal la saga des Final Fantasy, comme les choses sont bien faites ), avec une zolie épée et un caractère aventureux mais honnête. Evidemment il va se faire des amis sur la route de son long périple courageux, chacun ayant la capacité de se battre à sa manière, bref le tout fait un peu jeu video sur le papier, je ne vous le cache pas.
Le seul truc, c'est que pour tout le reste, des effets spéciaux au jeu des acteurs, la paternité serait plutôt à aller chercher du côté de... Power Rangers ! Bon, peut-être pas quand même, puisque les monstres ne sont pas en latex, mais hormi ce détail on frise le même ridicule.

D'ailleurs finalement, Sony a bien compris l'ampleur du désastre, et le 19 octobre, ce sera déjà la fin d'Arslaan, une série qui avait pourtant bénéficié d'un gros budget et d'une promotion conséquente : site officiel, goodies divers, offre de téléchargement légal de la musique du générique, trailers (je suis la seule à avoir l'impression d'entendre une bande-annonce en langage Sim ?), et même un mini-jeu pas franchement révolutionnaire... mais qui dépasse largement ce que j'ai eu l'occasion de constater en termes de promotion pour les séries indiennes. L'annulation a été annoncée avec une certaine gène puisque la chaîne n'a même pas commenté sa décision (c'est pourtant si simple de mettre ça sur le dos des audiences, en tous cas aux States ça passe très bien !).

Dans ce cas, pourquoi je vous parle d'Arslaan, mes amis ? Pour le plaisir de recenser une catastrophe télévisuelle supplémentaire sur cette planète ? Non, c'est juste parce que, voilà, il se passe des trucs ailleurs, aussi, et ça fait du bien d'y jeter un oeil, oui tout-à-fait, même à moi, la lady sectaire et fière de l'être.

Certes ya un côté éminemment kitsch dans les séries indiennes que j'ai pu voir jusqu'à présent (et j'en ai regardé une poignée honorable je pense), mais il est totalement assumé, on n'est pas du tout dans le même registre que les séries américaines, on ne cherche pas à les copier, et ça fait plaisir à voir, d'une certaine façon. Parce que, oui, c'est peut-être ça qui charme dans les séries non anglo-saxones : même si elles ne plairont pas à tout le monde, elles ont leur propre cachet. Qu'elles soient japonaises, coréennes ou indiennes, c'est la même chose : elles ont une personnalité propre, et ça les rend profondément attachantes, même si d'un autre côté elles ne brillent pas forcément par des qualités auxquelles nous sommes accoutumés via les séries américaines. C'est ce qui me semble faire profondément défaut chez la fiction française : elle n'a pas encore su se trouver. Ca commence pourtant à faire un sacré bout de temps qu'elle se cherche !

Alors, vous savez quoi ? Bah Arslaan, d'une certaine façon, ce n'est pas pire que... je sais pas, au hasard... Flics, par exemple. Ya ptet plus d'un rapport avec le podcast de ce soir, finalement...

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

Posté par ladyteruki à 20:32 - Entre potes (cast) - Permalien [#]


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