ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-06-13

Corail mou

Notre #pilotmarathon nous emmène cette fois en Australie ; j'avais envie de me balader. Reef Doctors, dont je vous parle depuis plus d'un an maintenant, est donc ma nouvelle proie... et je pense qu'il faut que je choisisse un peu mieux mes pilotes, en fait.

ReefDoctors-Promo

C'est l'été, enfin... officiellement disons, et vous avez envie de soleil, de plages, de palmiers, une eau turquoise et de jolis récifs de corail. Du coup, j'ai la série parfaite pour vous : Reef Doctors, une série australienne dont la diffusion a commencé au début du mois sur le network Ten. Et vraiment, tout y est : le soleil, les plages, les palmiers, l'eau turquoise et les jolis récifs de corail. Bon il y a également quelques serpents mais rien n'est parfait.

Reef Doctors se déroule, mais vous l'aviez peut-être deviné, près de la Grande barrière de corail, sur une petite île éloignée de tout où le Dr Sam Stewart dirige une petite clinique, dans laquelle elle soigne les bobos des habitants (vous savez, rien que de très classique : les piqûres mortelles, les gangrènes...), mais poursuit également des recherches sur les venins des serpents locaux, espérant en tirer un remède pour toutes sortes de maladies.
Ah oui tout de suite c'est un peu moins paradiasique. Mais pour ne pas perdre de vue son côté estival, Reef Doctors s'applique à montrer régulièrement que, ohé, regardez, elle est jolie notre série, il y a soleil, des plages, de palmiers, une eau turquoise et de jolis récifs de corail ! C'est assez vite gonflant parce qu'on a un peu l'impression d'être dans des épisodes d'Alerte à Malibu (voire Pacific Blue), avec un clip subventionné par l'Office du Tourisme du Queensland à intervalles réguliers, avec notamment l'une d'entre elles présentant l'une des héroïnes en minuscule rikiki en train de nager pour aller faire des risettes à une tortue, parce qu'on vous dit que la Grande barrière de corail, c'est chouette !

Reef Doctors ne se donne pas la peine d'avoir une histoire ; à l'instar de bien des séries de son espèce, généralement nées dans les années 90 et qui ont fait la notoriété de l'exportation australienne, genre Brigade des Mers, l'idée est d'avoir quelque chose qui bouge, qui n'est pas trop moche, et qui bouge. Qu'il y ait une histoire est totalement secondaire, donc, du moment qu'il y a des opportunités pour des scènes d'action, et d'action familiale donc d'intervention d'ordre policière ou médicale. Rien qu'à son titre on aura compris que Reef Doctors a opté pour la seconde possibilité, ce qui permet d'avoir une héroïne qui s'agite régulièrement lorsqu'elle s'inquiète pour un patient ; dans le pilote, ce patient est un plongeur qui a eu un accident de décompression, et comme l'île n'a pas de caisson de décompression, il s'agit donc de plonger avec lui et de gérer la crise sous l'eau. Vous voyez un peu le génie du truc ? Une scène d'intervention dans l'eau turquoise, c'est limite du génie à ce stade !
Au passage, notez que Reef Doctors ne se donne pas non plus la peine d'avoir des personnages : elle a des archétypes, chacun remplissant ni plus ni moins que sa fonction. Il ne s'agirait pas que la personnalité des protagonistes vienne se mettre en travers de votre voyage à la Grande barrière de corail !

On serait donc tentés de se dire que Reef Doctors est absolument parfaite pour l'été : pas de prise de tête, de jolis paysages, des trucs qui bougent à l'écran, une musique omniprésente histoire de ne pas s'endormir...
...Ah oui ya quand même juste un truc : en Australie, où Reef Doctors a commencé il y a deux semaines, c'est l'hiver en ce moment ! Il faut dire que Reef Doctors était initialement prévue pour une diffusion avant fin 2012, et qu'elle a passé en réalité, à l'issue de son tournage au printemps 2012, une année dans les cartons du network Ten. Cette erreur stratégique aura coûté énormément à la chaîne : les audiences du pilote dont je viens de vous brosser les grandes lignes a été regardé, le dimanche 9 juin, par un peu plus de 357 000 spectateurs, donc c'est un gros bide. Au point que Ten a immédiatement décidé de déplacer la série aux vendredis soirs, ce qui n'était pas du tout prévu, et a fait perdre plus encore de spectateurs à la série (le deuxième épisode a attiré 193 000 Australiens avant hier soir, joli coup).

Si vous décidez tout de même de donner sa chance à Reef Doctors, ne vous attachez donc pas trop... D'un autre côté, comment est-il possible de s'attacher à une série qui fait tout pour n'avoir l'air de se soucier de rien ?

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 12:47 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-11-11

[DL] Charlie's Angels (2011)

L'un des trucs que vous ne me verrez pas faire en cette rentrée (moui euh, je me comprends hein), c'est m'acharner à écrire un post sur le pilote de Charlie's Angels. Alors d'accord, la chose est entendue, j'ai un deal avec Scarlatiine qui consiste à poster sur chaque pilote de la rentrée, ok. Mais hors de question de chercher à vous en faire un roman. Soyons honnêtes : si j'avais voulu écrire quelque chose sur Charlie's Angels, je l'aurais fait quand le pilote est sorti et que je l'ai regardé puis vomi.
Mais le temps a passé, et j'ai totalement oublié ce pilote. Occulté, pourrait-on même dire. Et je n'ai aucune intention de me replonger dedans juste pour pouvoir en dire du mal ; en plus, ce serait tirer sur l'ambulance, maintenant.
Donc, générique.

CharliesAngels2011
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reconnaissons quand même que sur le casting, ils ne s'étaient pas tellement trompés après tout : Minka Kelly est toujours aussi charmante et Rachael Taylor, je trouve, est pas mal non plus. La série originale avait typiquement ce genre d'atouts, et elle est quand même entrée dans l'histoire entre autres pour la jigglevision... Finalement Charlie's Angels était, hm, diablement fidèle à la série d'origine, sauf que la nostalgie ne fonctionne pas quand on regarde un remake où aucun personnage d'origine n'est présent. Si Charlie's Angels avait duré aussi longtemps que son illustre ancêtre, la prochaine génération de téléphages aurait regardé, émue, cette série comme une marque de son temps : latexisée, bimboisée, de la même façon que le brushing ou l'absence de soustale font partie de la légende pour nous. Mais Charlie's Angels me semble faire partie des rares séries à avoir suivi les enseignements de la série à laquelle elle devait son nom, en réalité. Et peu de remakes peuvent s'en vanter. Il faut dire qu'à la base l'original ne volait pas exceptionnellement haut. Vous l'aurez compris, je n'ai jamais été fan de la série (bien qu'ayant une certaine affection pour Cheryl Ladd et Jacklyn Smith dont les téléfilms ont rythmé pas mal de mes après-midi sur M6, et c'est déjà ça que Jane Seymour n'aura pas).
C'est un peu comme si on reprochait à un remake d'Alerte à Malibu d'être dénué de tout intérêt intellectuel... dans son cas c'est presqu'un compliment sur la fidélité de l'adaptation.

Manque de chance, ni moi, ni la plupart des spectateurs américains n'a eu l'envie de se coltiner une série reposant uniquement sur la plastique de ses actrices. Bizarre, ça ne nous a pas toujours arrêtés, ni moi ni les spectateurs américains... Du coup, si quelqu'un est en train de songer à ramener Agence Acapulco pour un remake, sait-on jamais, je conseillerais d'attendre un peu, ça m'a pas l'air d'être le bon moment. On dirait presque que le public a des... comment on dit ? Exigences de qualité. Je sais, à moi aussi ça parait inexact, comme analyse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Charlie's Angels (2011) de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:09 - Médicament générique - Permalien [#]

08-12-10

Oy to the internet world

Avant de commencer la revue des pires requêtes ayant mené à ce blog depuis quelques semaines, je voudrais poser une question. Une question qui me semble d'une importance capitale, et qui, si vous y répondez, étendra ma compréhension de l'univers et me permettra de donner du sens à l'absurde. La pièce manquante du puzzle.

Oy

Pourquoi les gens font-ils des requêtes du genre de "skyblog une nounou d'enfer" ?
D'une, le concept même d'un blog sur une série qui s'est achevée voilà plus de 10 ans m'échappe totalement. De deux, la spécificité de la demande me laisse abasourdie : ya des gens qui ne veulent lire que sur un skyblog ? Pourquoi, qu'offre donc cette plateforme de si exceptionnel ? A priori, si la série vous plait, et que vous cherchez un blog, n'importe quelle plateforme devrait convenir. Mieux encore, j'irai jusqu'à dire que ce n'est pas spécialement sur Skyblog que j'irais spontanément chercher un blog à longévité exceptionnelle. Ça doit arriver mais ça n'est certainement pas la norme.
Et pour finir, sur un plan tout-à-fait personnel, je ne conçois pas qu'on cherche un blog sur UNE série. Un site de fan, passe encore, mais un blog ? "Aujourd'hui j'ai regardé le 3x14 pour la 712e fois, c'était bien marrant !". "Je réfléchissais l'autre jour à une relation entre Fran et Maxwell. Ils ne concluront jamais, c'est impossible, on a bien vu ce que ça a donné pour Tony et Angela, jamais la production d'Une Nounou d'Enfer ne ferait la même erreur". "Vous avez remarqué que Fran a refilé ses fringues à Maggie ?" Oui, on a remarqué. On a légèrement eu le temps.

Sérieusement, je veux bien une explication.
Bon allez, passons au nerf de la guerre.

petits pois et connotation sexuelle
Ah. Bon.

série télévisée sur M6 le samedi soir 00h00 3 ou 4 ans ça se passe au lycée et l'héroine a une amie morte qui apparait

C'est HYPER spécifique, quand même. Et sinon c'est Hex et c'est plutôt la came de Naka que la mienne.

episode des anges de la ville
Non seulement je n'étais pas sûre que quelqu'un l'ait vu, mais que quelqu'un s'en souvienne, alors là ça m'en bouche un coin.

corée chirurgie esthétique
Oh bah non, ça se saurait.

kathryn morris bouche / kathryn morris magersüchtig / kathryn morris anorexique
Je comprends pas toujours pas cette obsession. Surtout avec des critères de recherche qui ne renvoient pas l'impression d'une grande admiration...

top des conneries américaine
Non seulement faut les lister, mais faut les classer en plus ?!

teen font une partie de basket nue canalblog
Si c'est du foot, c'est pas la peine, ça m'intéresse pas.
Idem si c'est sur overblog (voir aussi : début de ce post)

WOW SEX ALERTE A MALIBU
Des scènes de sexe, je n'ai aucun souvenir. Mais des camel toe, il y en avait un paquet.

la série scandale à l'amirauté
C'est vraiment de pire en pire.

combien y a t il d applaudissement dans le generique de friend
J'en compte 5, ça veut dire qu'il y a un des Friends qui n'y a pas droit, c'est triste. Je mise sur LeBlanc.

Bon, je vous laisse... juste un dernier petit mot pour vous prévenir que vous n'avez plus qu'une semaine pour voter afin de remporter un cadeau de Noël. Je dis ça, je dis rien. Si en fait, ce que je veux dire, c'est que c'est pas drôle, le post qui pour l'instant est sur le point de gagner fait partie de mes unaired et j'ai rien à enregistrer du coup. Pis je suis pas du genre flemmarde moi, quand je propose de vous offrir un cadeau, c'est pas pour ressortir mes fonds de tiroir, quoi.

Posté par ladyteruki à 23:43 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

03-04-10

Quoi de neuf docteur ? Rien.

Miami Medical, la série qui estime que c'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut se taire.

Il faut dire d'un autre côté que personne n'a de raison d'être tendre avec Miami Medical, alors que déjà cette saison, on a amplement eu le temps d'être déçu par Trauma et Three Rivers ; Miami Medical se situe justement à mi-chemin, ce qui ne joue évidemment pas en sa faveur. On y trouve des médecins (évidemment) de génie, des patients (évidemment) entre la vie et la mort, une structure (évidemment) haut de gamme. Les ingrédients sont éprouvés (au final c'est peut-être la patience du spectateur qui l'est un peu aussi...) et on a la sensation de les avoir vus cent fois être déclinés, ne serait-ce que ces derniers mois.

MiamiMedical_1stTitle

Devant le pilote de Miami Medical, plusieurs questions se posent, la première étant : qu'est-ce qu'on en a à foutre que ça se passe à Miami ? Franchement. On parle d'une série dont les personnages principaux sont des traumatologues passant à peu près 50 heures par jour enfermés entre les 4 murs de l'hôpital pour y sauver des vies ; concrètement, ça se passerait n'importe où ailleurs, on ne verrait pas franchement la différence dans le cœur de la série, c'est-à-dire ses "intrigues" médicales. Ça n'a pas non plus de répercussion sur les cas rencontrés, du moins pour le moment. Le premier épisode commence par exemple... par une explosion au gaz. Quoi, ya du gaz qu'à Miami ? Non. Bon, alors ? Note : dans une interview, Jeffrey Lieber mentionne une attaque d'alligator pour un épisode à venir, ce qui serait parfait si les autres cas mentionnés n'étaient pas du plus haut banal...

Alors eh bien ça permet de faire de jolis cadrages qui font un peu années 90, et que personnellement je pensais éteints depuis la disparition d'Alerte à Malibu et autres Pacific Blue des écrans. Typiquement, en guise de transition, on a tout de coup des cartes postales de Miami : sa plage, ses bars, ses néons, ses jolies filles pas trop vêtues. Après ça allez défendre Miami Medical... J'exagère à peine ! Cela dit ce ne serait pas très honnête d'oublier de mentionner que situer l'hôpital à Miami permet aussi de jouer sur les couleurs (les mêmes que Les Experts Miami, mais souvent en plus pastel), offrant, il est vrai, un travail autrement plus soigné que Three Rivers et son agression visuelle permanente. Si ici on est dans le high tech, le moderne, le design, la plupart des prises de vue s'arrangent pour être un plaisir pour l'œil. Les vues de l'hôpital montrent un endroit au lignes épurées, claires, fait de courbes et de grands espaces vitrés. Là où Urgences montrait un service claustrophobe, sans fenêtre ou presque, avec comme unique ouverture sur le monde le sas d'entrée donnant sur le parking, Miami Medical est tout en lumière et presque totalement ouvert sur l'extérieur. C'est agréable, je ne le nie pas. Mais ça ne sert pas à grand'chose...

Le seul espoir de Miami Medical, c'est d'exploiter un filon trouvé dés les premières minutes du pilote, pourtant. En faisant un peu moins dans l'esthétique et le tape-à-l'œil (qui, s'ils n'étaient pas le seul atout de ce pilote, joueraient en sa faveur, en fait), et en se branchant un peu plus sur ces problématiques, la série pourrait devenir regardable. Je ne pense pas qu'elle le fera mais elle a pour l'instant la marge de manœuvre nécessaire pour redresser la barre.
Je veux bien-sûr parler de l'angle "pétage de plombs".

Assez rapidement en effet, le big boss (campé par Andre Braugher entre deux épisodes de Men of a Certain Age) lâche la rampe après avoir sauvé un patient in extremis, et se met lui-même définitivement hors-jeu après un strip tease en plein milieu du service. Inutile de dire qu'on ne s'attend pas à ce qu'il retrouve son poste dans l'immédiat. Une scène intéressante, où le rendu est impeccable sur l'espèce de blackout total qui semble s'installer en quelques secondes dans le cerveau de l'éminent médecin, tandis que ses jeunes subordonnés, encore admiratifs de sa performance médicale, assistent impuissants à la débandade.

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A la suite de cet incident, on a droit à une séquence décodage avec les deux nanas (qui esquissent une vague dynamique mentor/scarabée qu'il serait également bon de creuser), et elles nous apprennent que 60% des médecins travaillant en traumatologie abandonnent au cours des 5 premières années d'exercice. On sent que ces statistiques et leur manifestation via ce bon vieux docteur (qui avait largement plus que 5 années d'exercice au compteur) sont une inquiétude tangible, et le personnage de la blondinette va remettre de discrètes couches autour de ce sujet en deux autres points du pilote, ce qui est tout à l'honneur de ce dernier ; si Miami Medical se préoccupe d'approfondir vraiment cette question, on tiendra là un axe original pour une série médicale, et au potentiel dramatique puissant.

Hélas hélas, comme beaucoup de séries produites par Bruckheimer (sinon toutes), on sent que l'efficacité superficielle est plus importante que de vraies problématiques de fond du métier abordé, et qu'on est plus dans l'exercice de style qu'autre chose.
C'est un truc que je ne comprends pas avec les productions Bruckheimer : on a le pognon de bien faire, un cast très honorable (pour l'instant, Parilla est en sous-régime mais correcte, Harnois ne fait pas inutilement dans l'oie blanche, et Gooding est attachant bien que sous-employé), bref, toutes les cartes en main pour faire quelque chose de bien, mais on ne se contente jamais que d'obtenir un résultat "propre", et sans âme.

Après avoir tué le genre policier en l'abreuvant de séries passant totalement à côté de l'intérêt majeur du métier (soit la proximité) et en rendant dénué d'intérêt le traitement des enquêtes, voire en le rendant purement abstrait au bénéfice d'une production abordable par tous, Bruckheimer s'attaque cette fois aux séries médicales. N'y a-t-il donc rien de sacré à la télévision, Jerry ? C'est pas en crachant sur la tombe d'Urgences et son parti-pris politique, humain et social que tu vas t'octroyer sa succession, tu sais.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (lisez la fiche avant de ne plus rien en avoir à foutre... hop, trop tard) : la fiche Miami Medical de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:17 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-06-09

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

Posté par ladyteruki à 12:08 - Games On - Permalien [#]

15-06-09

[GAME] Je n'avouerai jamais...

...sauf à vous.
Aujourd'hui j'inaugure un nouveau type de jeu, qui survivra, ou pas, ça dépendra de vous. Le jeu est parfaitement simple, je vous rassure... mais le nombre de commentaires sous ce post le confirmera (ou pas).

Le but du jeu est donc le suivant : je vous donne une liste de plusieurs faits, bien-sûr en rapport avec la télévision (ici, des aveux un peu honteux), et vous devez trouver celui qui n'est pas vrai. Il est possible que des indices soient ou ne soient pas disséminés dans mes posts passés de ce blog, d'ailleurs. Vous pouvez chercher dans les archives pour trouver certaines réponses, vous pouvez vous creuser les méninges en essayant de vous souvenir de mes goûts personnels, ou vous pouvez tout simplement jouer au pif, à votre guise.

Et naturellement, le premier (l'heure du post faisant foi) à trouver la seule affirmation fausse de la liste gagne un bon cookie.

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemards
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres

On est lundi, je vous laisse une semaine pour faire des propositions ci-dessous, réponse lundi prochain ! N'insistez pas, vous n'aurez pas d'indice, vous y arriverez tous seuls...

Posté par ladyteruki à 19:24 - Games On - Permalien [#]

21-01-09

[DL] Pacific Blue

Comme je vois que vous avez de grosses lacunes, je fais un petit geste pour vous en vous offrant le second générique de Pacific Blue.

Personnellement, je préférais la première équipe de Pacific Blue, celle où on voyait encore Marcos A. Ferraez... hm, bref. Je crois que je viens d'être prise sur le fait : oui, je regardais Pacific Blue. Avant. J'insiste sur la formulation au passé, hein. C'était il y a 10 ans. Il y a bien looooongtemps. Vu ? Bon, ceci étant clarifié...
Revenons-y juste une fois : je ne regarde plus, on est d'accord ? Plus du tout. Rien de rien, hein. Bon, on peut poursuivre.

PacificBlue
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Nan parce que, bon, disons-le bien nettement, car cela doit être limpide à vos yeux : il n'y a pas d'intrigue, pas de jeu d'acteur, à peine un pauvre dialoguiste à temps partiel... Dans le genre guilty pleasure ça se posait là !

C'était une espèce d'ersatz d'Alerte à Malibu, mais sans avoir les tripes d'aller jusqu'au bout de concept : des scènes de surveillance sur la plage où ça alors les jeunes filles portent des bikinis rachitiques et fluo (fichues années 90 !), des tentatives de rajeunir le casting où les actrices (sauf pour Amy Hunter Cornelius) ont été recrutées au poids des nichons, quelques viriles course-poursuites en vélo, des épisodes qui lorgnent vaguement vers 21, Jump Street en mode crapuleux où les flics se font passer pour des jeunes adultes et s'infiltrent dans des milieux sulfureux (striptease, prostitution, etc)...

Mais, aujourd'hui, si je m'en sens encore un peu coupable, je n'y prends par contre plus aucun plaisir.
Juste pour que ce soit clair entre vous et moi, hein.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pacific Blue de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:49 - Médicament générique - Permalien [#]

27-09-08

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?

Je pose juste la question : mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?
Il m'arrive fréquemment de regarder des séries qui semblent remporter une quasi-unanimité, et de me dire que, sans déconner, mais qu'est-ce qu'ils leur trouvent, donc ?

Exemple : l'autre jour, je suis tombée sur CSI New York. Je suis arrivée dessus en zappant, sans préméditation, juste histoire de regarder quelque chose de potable. Et là, j'atterris sur un dialogue fulgurant, je vous le fais de mémoire :
- Apparemment, il gagne sa vie en cirant des chaussures...
- Je sais où le trouver... DANS LE QUARTIER DES CIREURS DE CHAUSSURES !
Wow. Je veux dire, nan, sérieux : wow ! Plus que ça même. Ca demande quand même un talent, d'écrire un truc comme ça, qui me dépasse ! C'est à se demander pourquoi je n'ai regardé que le pilote de ce truc.
Cet été j'avais déjà fait l'expérience d'un épisode de CSI Miami, et c'était au moins aussi bluffant. On sent la série qui est écrite avec un cahier des charges, en fait. Evidemment, il y a la traditionnelle petite phrase de pré-générique, mais comptons aussi toutes ces répliques faussement piquantes, genre suspense à trois balles avec une pointe d'humour raté... Le cahier des charges stipule donc qu'à la 12e minute, Horation Caine va lever un sourcil derrière ses lunettes, un, pas plus, et lancer une phrase éblouissante du genre de "il pourrait bien s'en mordre les doigts", mettons.
Que je sois sûre de comprendre : ça, ça fracasse l'audience ? Nan mais, je me renseigne, hein.

Mais ok, disons simplement que c'est un vieux fond de sentimentalisme pour la version Vegas, et disons simplement qu'en dépit de mon affection pour Gary Sinise remontant au collège, j'ai des a priori négatifs envers ces deux spin-off. Admettons.

Alors prenons un autre cas. NCIS. Vous avez vu un épisode, vous les avez tous vus. Là aussi vous pouvez être sûr que dans chaque épisode, DiNozzo va faire une blague à caractère sexuel, que le seul sourire que va décrocher Gibbs sera cynique, que le petit rondouillard va se faire mépriser en dépit de son efficacité, que Zyva va tenter d'à la fois castrer et allumer DiNozzo en une seule phrase, que le vieux papy va parler aux morts, et que la petite fée gothique dans son antre va avoir un verre de liquide fluo dans la main. Sublimissime. Evolution du personnage ? Connaît pas. Le popcorn à son apogée.
Et donc ça, ça dame le pion à la Star'Ac ? Je sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

Vous dites ? Ce n'est pas mon genre de séries ? Vrai. Alors prenons le genre de série qui serait d'ordinnaire le mien : le drame. Ah ! Là on ne peut décemment pas m'accuser de partir du pied gauche, pas vrai ?
Alors qui m'explique le hype autour de Damages ? C'est complètement creux ! Superficiel, bourré d'effets de style, et au final pour quoi ? Pour construire un pseudo-suspense complètement prévisible, en espérant nous faire frissonner un peu sans s'en donner les moyens scénaristiques. Ah ils sont jolis les effets de filtres, les plans serrés, je dis pas le contraire. Mais on regarde quoi, au juste ? Un clip ? Nan, mais quand même, quoi. Et j'arrive pas à trouver une seule personne pour en dire du mal. Je ne comprends juste pas.

Eh, oh, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je ne dis pas, par exemple, que c'est populaire et donc mauvais. Il y a un public pour tout. Comme je dis toujours, s'il y en a eu un pour près de 10 ans d'Alerte à Malibu, tout est possible. M'enfin de là à motiver autant les foules, ça m'épate. Faire des cartons d'audience avec ça...? Je ne comprends pas.
Ce que je ne dis pas non plus, c'est qu'on ne devrait regarder que des séries d'un certain genre, par exemple d'une exigeance hors du commun, hyper écrites, ou à l'univers à part. Elles ne sont pas faites pour tout le monde pour commencer. Une partie du public, par exemple, ne veut pas se prendre la tête, et c'est son droit le plus strict. Moi-même ces dernières semaines, je n'ai pas spécialement opté pour ce genre de séries, avec mes Reba dont vous ai rebattu les oreilles, pas vrai ?

Non, en fait ce qui me pose question, c'est que tout le monde regarde ces séries-là.
Parce que des séries de ce type, dans le fond, yen a des tonnes. Chaque saison, yen a des nouvelles. Certaines saisons plus que d'autres, d'ailleurs. Elles valent ce qu'elles valent, c'est comme ça.
Mais d'une série si moyenne à une autre série si moyenne, il y en a sur laquelle le public, américain comme français, fond comme un nuage d'éperviers, et puis il y en a, qui n'ont pas plus de mérite, et pas vraiment moins non plus, qui crèvent sur place.

On est fin septembre. Les premiers renouvellements ont déjà été annoncés. Les premières annulations suivront pas loin derrière le très pénible Do Not Disturb. On va, c'est fatal, voir disparaitre des séries qui ne sont ni meilleures ni pires que Les Experts Kuala Lumpur, NCIS ou Damages. Yaura peut-être, à la rigueur, moins d'argent investi dedans. Parfois même pas. La différence sera infime. Mais elles, elles crèveront, pendant que d'autres du même tonneau survivront.
Et ça me pose question, parce que je me dis : y a-t-il une sorte de phénomène grégaire qui pousse les gens à regarder les mêmes séries, même si à côté il y a strictement la même chose, et à sauver du naufrage des séries qui en soi n'ont rien d'extraordinaire, en leur offrant des audiences respectables voir exemplaires ?
A quel moment, du côté de la promo, du bouche à oreille, ou quoi que ce soit d'autre, y a-t-il quelque chose qui intervient et fait la différence ?
Je n'en suis même pas à me dire que certaines séries mériteraient plus ces chiffres, même pas. Je dis juste qu'entre deux productions similaires à bien des égards, certaines acquièrent une longévité et d'autres pas.
Et ça, vraiment, je comprends pas.

Posté par ladyteruki à 12:41 - Série de valeurs - Permalien [#]


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