ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

10-08-11

Y a-t-il un pilote ?!

L'impensable s'est produit. Ce soir je voulais me regarder un gentil petit pilote, vous savez, normal, la routine, on est mercredi, mon pilote du mercredi, rien d'extravagant. Eh bien croyez-le ou non mais dans mon dossier si clairement nommé -- Pilotes -- (pour qu'il apparaisse en premier), il n'y avait RIEN. Si, le pilote de The Nine Lives of Chloe King et celui de Necessary Roughness, des conneries comme ça, vous voyez. Des trucs que j'ai déjà vus et qu'il faut que j'archive. Mais prêt à être regardé ? Pas l'ombre d'un pilote.

Comment cela a-t-il pu se produire ? Revoyons l'action au ralenti.

FriendswithBenefits
D'abord, j'ai bien fait tous mes devoirs ces derniers temps. Friends with Benefits, The Protector, Against the Wall... si c'était un pilote, je l'ai vu. On est d'accord que ça ne m'engage pas à aimer, hein. Sauf erreur de ma part, ya aucune série américaine qui m'ait échappé récemment, et du côté nippon, vu que je suis un tantinet plus sélective, au pire c'est en cours de cagoulage. Donc pas de pilote.
Après, il y a plein de séries que je suis de façon hebdomadaire. Par définition, aucune d'entre elles n'a commencé ces derniers jours. Donc pas de pilote.
Facteur agravant, parmi les séries que je regarde cet été, on en trouve qui ont achevé leur piteuse première saison ces derniers jours, comme Falling Skies et Single Ladies, ya pas de quoi se vanter mais en tous cas, tout est vu. Donc pas de pilote.

Mais surtout, ces derniers temps, mon potentiel de cagoulage est complètement phagocyté par Friday Night Lights. C'est pas comme pour Roseanne, mon obsession téléphagique précédente : j'avais l'intégrale en DVD, pendant ce temps-là, il pouvait s'en passer des choses sur mon chez moi informatique, ça gênait pas. Là, à raison d'une saison par semaine, l'espace est restreint.
Ce qui veut dire que contrairement à d'habitude, je n'ai pas été flaner ici et là pour dénicher des pilotes, je n'ai pas testé de vieille série pour la beauté du sport, je n'ai pas décidé de redonner sa chance à un pilote mal-aimé il y a quelques années, non. Donc pas de pilote.
Et pis bien-sûr, la rentrée, c'est dans plusieurs semaines, alors malgré ce que les news, les promos, les annonces et les petits spoilers tentent de nous faire croire, non, ya encore rien à voir. Donc pas de pilote.

Pas de pilote, bordel. Les mots me manquent pour exprimer mon désarroi.
Donc voilà, soyez chics, proposez-moi des idées de pilotes. Vous avez accès à tous les tags sur les séries que j'ai pu évoquer un jour sur ce blog, vous connaissez mes goûts (les vampires sont naturellement persona non grata, par exemple), donc je vous en prie, venez à mon secours, sans ma dose hebdomadaire de pilotes, je me sens défaillir...

Si c'est comme ça, je vais me mater un film, tiens. En priant pour que ce soit mieux que Sucker Punch.

Posté par ladyteruki à 23:27 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-08-11

Be gentle, I'm a virgin

En général, à partir du mois de mai, ma politique sur les projets a tendance à se renforcer. Cette politique est la suivante : les annonces ne passeront pas par moi. Je ne veux rien savoir. Pas un résumé, pas un trailer, rien, j'attends le pilote.
Que c'est beau, ces idées toutes arrêtées ! Que c'est noble, ces grands principes !

Et puis, intervient le principe de réalité. Par exemple quand, l'été aidant (ou plutôt empirant), je commence à "devoir" faire des news US sur SeriesLive en l'absence d'autres rédacteurs disponibles/motivés/s'élagant le poil dans la main (rayez la mention inutile). Et là je suis bien obligée de fourrer mon nez dans les projets, y compris les séries qui commencent à l'automne et dont je préférerais me garder la surprise jusqu'au moment de découvrir le pilote.

J'aime bien lancer un pilote sans savoir de quoi ça parle. Je vous l'accorde, parfois ça réserve des surprises moins bonnes que d'autres (on l'a vu avec Against the Wall), mais globalement c'est un procédé qui me correspond mieux, et depuis deux ou trois saisons que j'aborde une nouvelle saison américaine de la sorte, on peut dire que je suis satisfaite du système. C'est la raison pour laquelle je vous prépare souvent de modestes résumés des séries nippones à venir sur une saison donnée, sans faire la même chose pour les USA. Bon pis, ya suffisamment de monde qui le fait sur les USA, z'avez pas besoin de moi en plus, hein.

Or, donc, cet été, il s'avère que j'en vois passer, des projets. Evidemment ça dépend de l'actu, et du contenu de cette actu (si ce sont des posters promotionnels, je ne risque pas grand'chose si ce n'est découvrir le thème de la série, genre avec The Secret Circle, par exemple, je peux déjà vous dire que le visionnage du pilote ne va pas être triste, vu que ados + sorcières, c'est plutôt un tue l'amour qu'autre chose pour moi). Mais reste que pour CERTAINS projets, j'ai quand même quelques petites notions qui progressivement commencent à entrer dans ma caboche ; et le problème, c'est que quand on écrit une news, on en intègre infiniment vite le contenu. Je fais mon possible pour me débarrasser d'un maximum de souvenirs, éviter les videos de promo quand c'est possible et tout et tout, m'enfin, on peut pas totalement échapper à tout ça une fois qu'on commence à écrire des news dessus.

Aussi, je ne vous ferai pas plus de tour d'horizon de la saison cette année que je n'en ai fait les années précédentes. Mais je voulais quand même dire un mot sur quelques remarques que je me suis faites avec le peu d'information que je lis et les choses que je vois passer sur Twitter (vu que Twitter se fiche bien de ma politique de pré-rentrée et me bombarde d'informations). Il n'y a pas exactement de séries que j'attends : ce concept m'est, pour les raisons expliquées ci-dessus, devenu étranger : si on en sait peu sur un projet, on peut l'aborder avec le moins possible d'a priori ; c'est d'ailleurs bien le but de la chose. Mais il se dessine malgré moi un vague croquis des séries qui me semblent intéressantes, parce que profondément différentes.

AmericanHorrorStory
Ainsi, American Horror Story me semble original. Le problème c'est que je m'en serais tenue à ça, je n'aurais aucune idée préconçue et ç'aurait été parfait ; mais depuis que je sais qu'on y trouve Dylan McDermott et Connie Britton, j'ai des attentes côté cast, et depuis que je sais que Ryan Murphy est à la barre, je suis dubitative (on se souviendra que je jette mentalement des fleurs à la moindre mention de Pretty Handsome, mais conspue Glee depuis le 4 ou 5e épisode de la deuxième saison). Rien que pour ça je sens que le visionnage du pilote sera sensible, outre le fait que je ne raffole pas du concept de se faire peur à la télévision (ou au cinéma, d'ailleurs).
De la même façon, Once Upon a Time aurait été tentant si maintenant je n'en connaissais pas l'histoire qui me semble bateau et digne d'un téléfilm de SyFy réalisé par un quelconque membre de la famille Halmi. En l'état, et sauf si je parviens à m'extraire les extraits de la mémoire par je-ne-sais-quel miracle, je vais probablement regarder le pilote à reculons alors que c'est quand même vachement plus original qu'encore une série policière supplémentaire.
J'ai aussi entendu parler de 2 Broke Girls, par exemple, et j'aurais au contraire voulu me sentir moins enthousiaste alors que j'en sais peu sur la série, mais que le peu que j'en sais me plaît.
Au bout du compte, ça se produit quand même pour pas mal de séries. Et c'est bien ce qui m'ennuie.

J'aimerais trouver, en fait, la façon d'atteindre une réelle objectivité au moment de lancer un pilote qui m'est inédit. Je regarde tellement de pilotes que c'est souvent impossible : pour les séries étrangères, il faut surveiller les news pour savoir que la série sort, parce qu'on ne risque pas d'être noyés sous les infos, et donc on ne parvient pas à être "vierge" de tout présupposé en lançant le premier épisode. Sans compter que, de par mes attributions sur SeriesLive, il m'est impossible d'ignorer volontairement une série australienne ou japonaise qui s'apprête à débuter. Toute l'année, je regarde des pilotes, mais on ne cagoule jamais un pilote réellement par hasard : il y a les séries anciennes, dont on a nécessairement entendu parler, les séries méconnues mais sur lesquelles on va se renseigner pendant que ça cagoule, ne serait-ce que pour s'assurer qu'on va bien tomber sur une série et pas une émission quelconque, et ainsi de suite. Sans compter les pilotes que j'ai déjà vus, il y a quelques mois ou une décennie, que je retente avec, forcément, une idée derrière la tête.
Alors, ce laboratoire de l'objectivité, je ne peux le mener que sur les séries américaines de la rentrée prochaine, parce que je peux plus facilement gérer les flux d'informations à leur sujet (je sais où regarder, et donc où ne pas regarder). Mais ça reste encore insuffisant.

Et je continue d'entamer chaque année des séries tout en ayant un biais, et ça me dérange. Je voudrais bien leur laisser une chance de remplir leur office uniquement par elles-mêmes, à toutes ces nouveautés. Dans une ère de communication instantanée, de promo à outrance et de buzz permanent, je sais que ça relève de la gageure. Mais ce serait un défi intéressant à réussir au moins une fois. Mais comment ?

Posté par ladyteruki à 23:32 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-08-11

Vraiment !?!

Really
Vraiment, Lifetime ? Vraiment ?
Vous êtes en train de me dire que, pour une fois que je peux regarder un pilote de Lifetime (parce qu'entre nous soit dit, je cherche encore ne serait-ce qu'un extrait de la mini-série Maneater), c'est une série policière ? Vraiment ? VRAIMENT ? Alors c'est vrai, j'aurais pu m'énerver pour The Protector. Mais vu que je ne suis pas les projets de très près, et que le titre était assez transparent, on va être clairs, je ne m'attendais pas à autre chose.
Mais voilà. Against the Wall, c'est un titre ouvert, plein de promesses, capable de tout. C'est un titre derrière lequel il peut se passer n'importe quoi. Et vu que je cagoule TOUS les pilotes sans chercher à discuter sur le pitch que je ne lis même pas, vous comprenez bien que je me régalais par avance d'une nouvelle série. Dramatique. Dramédique. Comique. M'en fous, tout sauf policier. Vraiment.

Alors on pourra arguer que l'enquête n'est pas vraiment le noeud de notre problème. Elle n'est pas si omniprésente dans le pilote que j'aie envie d'aller m'immoler par le feu devant les bureaux de Bruckheimer pour avoir susciter cette fichue mode de la série policière. Vraiment. Against the Wall est avant tout une histoire d'immaturité, d'une femme qui ne se prend pas en charge, qui n'a aucune indépendance, et qui, par un choix qui n'en est même pas un, va bien être obligée de couper le cordon avec popa-moman. Je veux bien.

Mais merde, yavait pas moyen de raconter cette histoire avec autre chose que de la flicaille ? Vraiment ? Et alors que les familles de flics, Blue Bloods a réussi avec succès à les mener à l'écran toute la saison passée ? Vraiment ?

Vraiment, Lifetime !?! Incroyable.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Against the Wall de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:40 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-08-11

Food for the soul

Aujourd'hui, j'avais pas envie de vous faire un post long, ni de vous parler d'un pilote (j'avoue que ça m'a un peu agacée que pendant toute la journée, le pilote d'Against the Wall n'ait toujours pas fini de cagouler), mais plutôt de partager quelques anecdotes amusantes. Du coup, je fonde beaucoup d'espoir dans les commentaires ce soir, parce que j'espère que ce post plus décontracté appellera de votre part des anecdotes sympathiques (vu que les posts précédents ont paru vous rebuter).

Il m'est peut-être arrivé de mentionner une curieuse manie qui est la mienne : je fais des obsession alimentaires. Pendant des semaines, parfois même jusqu'à plusieurs mois, je peux manger la même chose tous les jours sans me lasser, et à vrai dire, sans avoir envie de quoi que ce soit d'autre, au point que je doive me forcer à avaler autre chose, du bout des lèvres. C'est assez cool quand ça me le fait pour de la laitue iceberg, par exemple. Ca l'est moins quand je suis incapable de manger autre chose que du flan à la pistache. Mais tout finit par passer. Ce ne sont que des cycles.
Quel rapport avec les séries ? Attendez.

Restaurant
Quand j'ai regardé l'intégrale d'Oishii Gohan pour la première fois, je me suis mise à manger beaucoup, beaucoup de riz. Et de poisson. C'est cliché mais c'est vrai. Pis ça me donnait encore plus envie de riz et de poisson, cette série, alors le temps de l'intégrale, j'ai pas laissé ma part au chien...
Mais ça n'a pas commencé pendant ces quelques semaines d'août. C'est simplement un exemple, car j'ai remarqué qu'en fait, mes obsession alimentaires avaient tendance à s'aligner sur mes obsessions téléphagiques.

Et c'est ainsi que certains aliments sont à jamais liés à certaines séries, pour moi. Les coquillettes qui refroidissent, par exemple, ce soit les soirées passées avec ma mère et ma soeur à regarder la télé avant que mon père ne rentre. Inutile de préciser que je ne mange plus de coquillettes aujourd'hui, même sous la menace. C'est devenu bien trop indissociable. Coquilletttes = Notre Belle Famille. De la sensation de nouille froide et flasque à l'impression de se faire bourrer le mou par une comédie débile, il n'y a plus très loin (et sachez que le mot nouille me fait le même effet que le mot "moist" à la mère de George dans Dead Like Me, c'est vous dire).

Là où ça devient marrant, c'est quand je recommence une série que je regardais ou que j'avais tenté plusieurs mois ou années plus tôt. Par exemple, au moment de Roseanne, j'étais dans une période pâtes (sauf coquillettes). Ensuite, j'ai bifurqué vers une période blanc de poulet et lait de soja (deux aliments en même temps, c'est la fête, ça ne m'arrive pas souvent). Et alors que j'étais en pleine période blanc de poulet, vlan ! Je re-visionne Friday Night Lights, et me voilà alimentairement transportée des années en arrière.
Mon obsession alimentaire la toute première fois que j'ai tenté Friday Night Lights, c'était le taboulé.
Eh bien croyez-le si vous le voulez, mais c'est précisément mon obsession alimentaire depuis une semaine. Je ne m'en suis rendue compte qu'en regardant mes notes de l'époque (puisque je tiens une trace des mes phases alimentaires).

C'est fou quand même, non ?

Ah et au fait, dans un prochain post Dorama Chick, on parlera de Koukousei Restaurant, qui m'avait échappé la saison dernière et dont j'ai récupéré le pilote. Bah oui, comme je vous l'ai dit, je me force à manger d'autres choses. C'est important, l'équilibre alimentaire.

Posté par ladyteruki à 22:26 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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