ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

01-09-13

Tout le bonheur du monde

Alors que commence aujourd'hui le mois de septembre, il faut nous rendre à l'évidence : c'est la rentrée !
Dans peu de passions autres que la téléphagie peut-on autant s'enthousiasmer à ce sujet... La rentrée, c'est le signe d'une foule de nouvelles séries à découvrir (et pour une partie du lot, à apprécier), le signe du retour à l'écran de séries que l'on aime, le signe aussi que la diffusion de certains projets plus éloignés approche lentement mais sûrement. Et puis c'est la période des Emmy Awards aussi, ce qui ne gâche rien.
Bref, c'est la joie, l'allégresse, la curiosité et l'excitation, vous voyez le tableau.

Enfin, non, vous ne le voyez pas tout-à-fait. De la rentrée, vous connaissez sûrement les nouveautés américaines : tout le monde en a parlé. Sûrement quelques britanniques, aussi. Mais les autres contrées, à quoi ressemble leur rentrée ?

WorldTour-FALL13EDITION

Bienvenue dans le post de la rentrée...
DE TOUTES LES RENTREES !


Je vous invite à découvrir les séries qui vont faire l'automne aux quatre coins de la planète ! Bon alors, évidemment, comme je n'allais pas lister 200 pays (hashtag #lazylady), il a fallu faire une petite sélection dans les pays ciblés, mais n'hésitez pas à me poser des questions en commentaire si vous voulez absolument connaître les nouveautés moldaves de la rentrée, je verrai ce que je peux faire. Pitié, c'est une expression ; pas les nouveautés moldaves.
Dans la foulée, je vous ai également indiqué quelques unes des séries à attendre de la part de ces pays à une échéance un peu plus lointaine, mais je n'ai en revanche pas cherché l'exhaustivité totale.

Prêts ? Alors on y va ; et je vous préviens, on va faire du kilométrage !

ESPAGNE


Pas mal de nouveautés aussi en Espagne ! Antena3, en particulier, a mis le paquet en plaçant dés l'automne quelques uns de ses plus gros projets dans ses grilles, tout en diffusant des séries étrangères comme Under the Dome. En revanche, assez peu de dates précises pour le moment, mais l'Espagne fait partie de ces pays où on se décide rarement des siècles à l'avance, mais plutôt dix jours avant de lancer une série/saison (grand max). Rien que pour me contrarier, quoi. A côté d'Antena3, les autres chaînes se concentrent cet automne sur le retour de leurs meilleurs succès, avec des séries plutôt historiques pour TVE, et plutôt des comédies pour Telecinco..

ViveCantando-300 - Vive Cantando (Antena3)
Le genre : Dramédie musicale
L'histoire : Après une longue tournée, Trini, une chanteuse, doit retourner à La Gloria, où elle a grandi. Trini renoue alors avec son ancien petit ami, aujourd'hui patron du karaoke La Bamba qui a connu de meilleurs jours. Grâce à Trini, La Bamba devient le lieu où chacun peut oublier ses soucis en musique.
> A partir du 3 Septembre
Laqueseavecina-300 - La que se avecina - Saison 7 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : La vie d'une petite communauté vivant dans un ensemble d'immeubles plutôt cossus.
> En Septembre
Isabel-300 - Isabel - Saison 2 (TVE)
Le genre : Period drama
L'histoire : Le règne de la Reine Isabel n'est pas de tout repos, la voilà désormais face à une guerre civile, et elle devra prendre une difficile décision pour sauver le royaume. Il lui faudra aussi décider de donner sa bénédiction ou non à un certain Christophe Colomb qui organise une grande expédition.
> En Septembre
AguilaRoja-300 - Águila Roja - Saison 5, partie 2 (TVE)
Le genre : Period drama/Aventures
L'histoire : L'Aigle Rouge, un justicier masqué, continue de remonter la piste du meurtre de son épouse...
> En Septembre
Dreamland-300 - Dreamland (Cuatro)
Le genre : Comédie musicale
L'histoire : Cuatro cherche son Glee. Dreamland est le nom d'une école de chant et de danse très sélective qui peut lancer une carrière... En dépit du pitch, Cuatro proclame tenir une série très originale, où la musique ne sera pas une excuse mais au centre de l'intrigue.
> Cet automne
Aida-300 - Aída - Saison 10 (Telecinco)
Le genre : Comédie
L'histoire : Le quotidien d'Aída, une mère de famille, dont la vie est devenue un tout petit peu plus chaotique encore, lorsqu'elle a réemménagé dans la maison où elle avait grandi.
> Cet automne
GaleriasVelvet-300 - Galerias Velvet (Antena3)
Le genre : Period drama
L'histoire : Antena3 cherche son Mad Men. Velvet est le nom d'une des maisons de couture les plus prisées d'Espagne à la toute fin des années 50, juste avant que la haute-couture espagnole ne connaisse la fin de son âge d'or.
> Cet automne
ElTiempoEntreCosturas-300 - El tiempo entre costuras (Antena3)
Le genre : Thriller/Period drama
L'histoire : Adapté du roman éponyme, le drama raconte l'histoire d'une couturière qui, sur un coup de tête, va s'installer dans le protectorat espagnol au Maroc. L'atelier où elle trouve du travail est dirigé par une femme mystérieuse qui travaille en fait pour les services secrets britanniques.
> Cet automne
Icone-PlusTard - pour Antena3 : la comédie musicale Lolita Cabaret... et la diffusion de l'onéreuse El Corazón del Océano, peut-être, un jour, non ?
- pour Telecinco : courant 2014, le thriller policier El Principe (questions sur la corruption et l'immigration en perspective).

Note : Disney España proposera également en Octobre sa 1e série originale locale, Plaza Encanto.

SUEDE


SVT a prévu une rentrée sur les chapeaux de roue, avec l'un de ses crime dramas phares pour entamer la saison (des saisons étrangères inédites viennent parsemer la grille en renfort, et plus précisément américaine avec Homeland, britanniques avec Downton Abbey en fast-track ou The Fall, et, oh surprise, catalane, puisque la chaîne va diffuser Polseres Vermelles). Je n'ai pas trouvé de trace d'une diffusion de série suédoise inédite sur les autres chaînes, TV4 étant par exemple totalement occupée à diffuser Broadchurch.

BronBroen-300 - Bron/Broen - Saison 2 (SVT1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour sur le pont reliant la Suède et le Danemark... ou plutôt, direction le dessous. Dans cette nouvelle saison, c'est un bateau dont il est difficile de déterminer si son équipage est suédois ou danois qui vient rassembler nos deux enquêteurs scandinaves préférés.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour SVT : si je vous dis que Äkta Människor revient le 1er décembre, vous me croyez ?
- pour TV4 : la chaîne ayant commandé une poignée de saisons de Solsidan d'un coup, on n'en a pas encore vu le bout.

A noter : SVT lancera également à partir du 15 octobre une série uniquement diffusée sur ses canaux d'ordinaire réservés à la VOD, (Re)volt, une série destinée au jeune public. Ce drama raconte comment une jeune fille, Eddie, dont la famille déménage dans un petit patelin en apparence sans histoire, tente de se faire de nouveaux amis. Mais elle réalise bien vite que les jeunes de ce village sont en réalité très aggressifs, et elle devient la proie d'un harcèlement grandissant ; il est temps pour elle d'entrer en guerre... Une série qui donne une nouvelle dimension à la pensée d'Angela Chase : "le lycée est un champ de bataille pour le coeur" !

NORVEGE


On commence la saison un peu mollement : il n'est pas question, contrairement à certains pays, de mettre le paquet dés le début de l'année avec trouze nouveautés. Peu de séries originales en cette rentrée, donc ; TV2 n'a par exemple pas de série à diffuser et se concentre sur ses fictions américaines (et britannique). Idem chez TV Norge, où pourtant on annonçait encore avant l'été la diffusion prochaine de la comédie Neste Sommer, qui n'apparaît toujours pas sur les grilles. La rédemption vient, comme souvent, de la chaîne publique NRK, avec une nouvelle comédie, ainsi que des rediffusions de Lilyhammer. Les autres nouveautés norvégiennes devraient arriver ultérieurement.

SideOmSide_300 - Side om Side (NRK)
Le genre : Comédie
L'histoire : Quand Maria et Jonas quittent la ville pour s'installer dans une petite banlieue paisible, ils pensent avoir trouvé le bonheur et, surtout, la tranquillité. Mais dés le jour de leur emménagement dans la maison de leurs rêves, ils réalisent que cette quiétude n'est qu'illusoire...
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 7 Septembre
Icone-PlusTard - pour NRK : les crime dramas Mammon et Øyevitne ; la saison 2 de Lilyhammer ; et plus tard à l'automne 2014 : Okkupert, la coproduction avec arte ;
- pour TV2 : la comédie Vekterne, les crime dramas Det Tredje Øye (réalisée par Trygve Allister Diesen) et Acquitted ;
- pour TV Norge : la comédie Neste Sommer par le créateur de Helt Perfekt ne devrait plus tarder.

DANEMARK


DR1 fait figure de mauvaise élève : en lançant ce mois-ci une rediffusion de Nicolaj og Julie (un drama de 2002) et en achevant la rediff de Een Stor Familie (1982, quand même), la chaîne reporte à plus tard ses inédits. Face à cela, TV2 dégaine l'artillerie lourde, avec sa deuxième saison de Rita, fort attendue. Le plus impressionnant vient cependant de TV2 Zulu, la chaîne consacrée à l'humour et aux jeunes, qui entame la saison avec pas moins de 3 nouvelles comédies (la politique de TV2 en matière de commandes a en effet changé récemment) d'un coup ; 2 d'entre elles seront lancées ce soir lors du Zulu Comedy Galla, une cérémonie qui cloture le Zulu Comedy Festival qui a démarré la semaine dernière. La soirée sera présentée par Sidse Babett Knudsen, héroïne de Borgen qu'on n'imagine pas forcément en maîtresse de cérémonie pour une soirée humoristique, mais dont la présence devrait à coup sûr attirer du monde... Enfin, Kanal 5 lance pour la première fois une série dramatique.

Rita_Season2_300 - Rita - Saison 2 (TV2)
Le genre : Dramédie
L'histoire : retour de la prof la plus anticonformiste de la télévision pour une seconde saison qui donnera tout loisir aux spectateurs danois d'admirer les dysfonctionnements de la quarantenaire.
Le plan : 8 épisodes
> A partir du 11 Septembre
Tomgang-300 - Tomgang (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : Mathias tient un kiosque qui lui laisse tout loisir de se plaindre avec ses amis Theis et Aslan de ses déboires au quotidien, et notamment de son impossibilité pathologique à conclure avec la jolie fleuriste Mie.
> A partir du 1er Septembre
SjitHappens-300 - SJIT Happens (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une série interactive dans laquelle les histoires embarrassantes des spectateurs peuvent devenir l'épisode la semaine suivante ; un premier test avait eu lieu en septembre dernier pour tester le concept. L'essentiel des anecdotes embarrassantes sera d'ordre sexuel, donc contenu explicite à prévoir.
> A partir du 1er Septembre
AggressivAmager-300 - Aggressiv Amager (TV2 Zulu)
Le genre : Comédie
L'histoire : une comédie à sketches dans laquelle deux comédiens endossent des rôles variés et souvent dérangeants. A titre d'exemple, une bande annonce les montre dans la peau d'un couple homosexuel dont l'un est attardé mental, pendant un dîner avec des voisins.
> A partir du 14 Septembre
Heartless-300 - Heartless (Kanal 5)
Le genre : Drame fantastique
L'histoire : Sofie et Sebastian font leurs études dans un pensionnat vieux de 400 ans ; mais ils cachent un lourd secret : pour vivre, ils doivent aspirer l'énergie de ceux qui les entourent. Ils sont décidés à percer le secret de leur malédiction, tout en essayant de trouver leur place dans l'écosystème du pensionnat.
Le plan : 5 épisodes
> Courant de l'automne
Icone-PlusTard - pour DR1 : en janvier prochain, Arvingerne (anciennement nommée Arven efter Veronika) ; et courant 2014, la titanesque série historique 1864, qui tiendra le record de la série danoise la plus chère jamais produite ;
- pour TV2 : le period drama Badehotellet courant 2014.

FINLANDE


Les chaînes finlandaises ne comptent certainement pas parmi les plus prisées sur le plan international, mais ce n'est pas une raison pour bouder les séries qu'elles proposent, généralement plus humbles dans leurs ambitions mais non moins intéressantes. Enfin, je parle au pluriel, mais vous allez voir que comme souvent en Scandinavie, la télévision publique a une longueur d'avance...

HavukkaAhonAjattelija-300 - Havukka-Ahon Ajattelija (YLE TV1)
Le genre : Drama
L'histoire : Tiré du roman éponyme, un classique de la littérature finlandaise écrite par Veikko Huovinen. Cette histoire d'un homme sage qui vit dans une forêt, philosophant sur divers sujets, a déjà été adaptée en 2009 au cinéma, et dans les années 70 en série.
Le plan : 3 épisodes
> A partir du 1er Septembre
SataLasissa-300 - Sata Lasissa (YLE TV1)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Ecrite par le comédien Jari Salmi, cette série un peu barrée raconte comment des frères, dont la vie personnelle et professionnelle est en déroute, décident de monter leur propre affaire.
Le plan : 4 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour YLE TV1 : fin novembre, Kansan Mies, l'histoire d'un politicien qui perd une élection et doit se résoudre à commencer une nouvelle vie (12 épisodes).
- pour MTV3 : probablement au printemps, la série fantastique sexy Nymfit, dans laquelle des nymphes vivant parmi les humains doivent avoir des relations sexuelles avec eux pour conserver leur jeunesse (bon, par contre les humains en meurent).

Naturellement, ces quatre pays préparent également leurs Julkalender respectifs, mais on en reparlera plus en détails en temps utiles !

AUSTRALIE


Changement radical de cap avec l'Australie, où, géographie oblige, on ne vit pas la rentrée de la même façon. La rentrée du printemps apporte donc son lot de nouveautés, mais d'autres ont déjà commencé pendant l'hiver... donc pendant l'été, enfin, NOTRE été (arrêtez de m'embrouiller), comme la troisième saison de Winners & Losers, Wonderland (rien à voir avec le spin-off de Once Upon a Time) qui a démarré fin août, ou Underbelly: Squizzy qui touche à sa fin précisément le 1er septembre. Ah bah, ce soir donc. Voilà, vous m'avez toute mélangée.

MissFisherMurderMysteries-300 - Miss Fisher's Murder Mysteries - Saison 2 (ABC1)
Le genre : Crime drama
L'histoire : Retour de la plus pétillante des enquêtrices pour une nouvelle salve d'enquêtes pleines de mordant. Ce bruit sourd que vous avez entendu était Toeman, qui vient de s'évanouir de bonheur.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 6 Septembre
PowerGames-300 - Power Games: The Packer-Murdoch Story (Nine)
Le genre : Period drama
L'histoire : La mini-série revient sur la rivalité entre deux empires de la presse à travers l'opposition du clan Murdoch et de la famille Packers, depuis les années 60 jusqu'en 1975. Spin-off de Howzat!.
Le plan : 2 épisodes
> A partir du 8 Septembre
SerangoonRoad-300 - Serangoon Road (ABC1)
Le genre : Period drama
L'histoire : Singapour, années 60. Un homme qui a grandi dans un camps d'internement japonais devient, à la faveur du hasard, un détective privé. Il va pénétrer l'univers des bas-fonds de la ville. La série est co-produite par HBO Asia.
Le plan : 10 épisodes
> A partir du 22 Septembre
Icone-PlusTard - pour ABC1 : Janet King, le spin-off de Crownies ; The Gods of Wheat Street, une série en 6 épisodes sur une famille aborigène ;
- pour Nine : la troisième saison de House Husbands ;
- pour Ten : la série historique ANZAC Girls courant 2014 ; la seconde saison de Puberty Blues.

TURQUIE


La Turquie compte probablement parmi les élèves les plus motivés quand vient la rentrée : il y a des nouveautés PAR-TOUT ! Hélas, cent fois hélas, du fait de mes compétences linguistiques pour le moins défaillantes en la matière, je crains d'en avoir laissé quelques unes de côté, mais tâchons tout de même de jeter un oeil sur ce qui reste l'un des pays les plus dynamiques ces dernières années. Seul bémol, en Turquie également, donner des dates de lancement pour les séries semble causer les pires souffrances aux exécutifs des chaînes. Et annoncer le nombre d'épisodes commandés ? N'y songez même pas.

GorusGunuKadinlari-300 - Görüş Günü Kadınları (FOX)
Le genre : Prison drama
L'histoire : La vie de 4 femmes enfermées en prison, et de leurs relations avec les hommes qui partageaient leur vie avant leur condamnation.
> A partir du 2 Septembre
Intikam-300 - İntikam - Saison 2 (Kanal D)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : Non, vraiment : Revenge drama. Il s'agit bien évidemment de la seconde saison du remake turc de la série avec Emily Van Camp.
> A partir du 5 Septembre
LeylaninEvi-300 - Leyla'nın Evı (Star TV)
Le genre : Revenge drama
L'histoire : La série se déroule à la fois en 2012 et avec des flashbacks en 2002, lorsque le mari de l'héroïne (auquel elle a été mariée de force à 16 ans et dont elle a deux enfants) est assassiné. Dix ans plus tard, l'épouse mais aussi le fils aîné ne sont pas remis de la tragédie...
> A partir du 6 Septembre
BenimIcinUzulme-300 - Benım İçın Üzülme - Saison 2 (Show TV)
Le genre :  Romance
L'histoire : Une chronique de la vie amoureuse de jeunes adultes vivant dans une région rurale de la Turquie. La première saison avait été diffusée sur atv.
> A partir du 10 Septembre
MuhtesemYuzyil-300 - Muhteşem Yüzyıl - Saison 4 (STAR TV)
Le genre :  Period drama
L'histoire : Quatrième et dernière saison du plus célèbre drama turc du moment. Il faudra en outre gérer le départ de l'une des actrices principales, Meryem Uzerli, qui après un burn-out est tombée enceinte, s'assurant de n'avoir pas à revenir dans la série.
> A partir du 11 Septembre
KurtlarVadisiPusu-300 - Kurtlar Vadısı Pusu - Saison 8 (atv)
Le genre : Thriller/Action
L'histoire : Un agent qui s'infiltre dans des organisations criminelles se retrouve régulièrement à devoir gommer les limites de la loi. Il lui arrive même de se lier d'amitié avec des criminels.
> A partir du 12 Septembre
Karagul-300 - Karagül - Saison 2 (FOX)
Le genre : Drama
L'histoire : Ebru et Murat vivaient à Istambul où ils vivaient de façon moderne. Mais les affaires d'Ebru forcent le couple et leurs 3 enfants à déménager, et retourner vivre dans la très traditionnelle famille paternelle dans le Sud-Est de la Turquie.
> A partir du 13 Septembre
Calikusu-300 - Çalıkuşu (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Adaptation d'un roman de Reşat Nuri Güntekin (auteur de Leyla ile Mecnun, qui s'est faite annuler brutalement cet été), la série raconte, au début du 20e siècle, le destin d'une institutrice orpheline qui va s'installer au beau milieu de l'Anatolie.
> A partir du 19 Septembre
Fatih-300 - Fatıh (Kanal D)
Le genre : Period drama
L'histoire : Un biopic sur Mehmet II, un sultan tellement intéressant que je lui avais consacré tout un post cet été. C'est sans conteste la série la plus attendue de la saison en Turquie, pour des raisons également énoncées dans ce post. Impossible d'y couper, il va falloir que vous le lisiez.
> En Septembre
TatarRamazan-300 - Tatar Ramazan - Saison 2 (atv)
Le genre : Revenge drama/Prison drama
L'histoire : Alors qu'il tue un élu ripoux par esprit de vengeance, Tatar se retrouve en prison, où parmi les prisonniers, il est devenu une légende pour son rôle de vigilante. Pendant ce temps, son épouse doit élever seule leur enfant.
> En Septembre
Kayip-300 - Kayıp (Kanal D)
Le genre : Thriller/Drama
L'histoire : Kemal et Leyla avaient tout pour être heureux : une affaire qui marchait bien, une belle maison et deux adorables enfants. Mais quand leur fils disparaît, et que la police s'invite dans leur intimité, c'est toute leur vie qui tombe en miettes.
> En Septembre
YalanDunya-300 - Yalan Dünya - Saison 3 (Kanal D)
Le genre : Comédie
L'histoire : l'histoire d'un quartier cossu dans lequel vivent des familles de nouveaux riches, de bobos, ou de célébrités, qui côtoient une famille conservatrice installée depuis plus longtemps.
> En Septembre
HuzurSokagi-300 - Huzur Sokağı - Saison 2 (atv)
Le genre : Romance/Drama
L'histoire : Bilal est un musulman issu d'une famille très conservatrice, qui tombe amoureux de Feyza, une fille de bonne famille qu'il a rencontrée à l'université. Mais la jeune femme vient d'une famille plus laïque. Pourront-ils être heureux malgré leur différence ? Feyza pourra-t-elle s'adapter aux exigences de la famille de Bilal ?
> En Septembre
Karadayi-300 - Karadayı - Saison 2 (atv)
Le genre : Period drama/Thriller
L'histoire : Un revenge drama se déroulant dans les années 70, dans lequel un homme doit prouver l'innocence de son père condamné à mort ; manque de chance, il tombe amoureux de la même femme que le juge.
> En Septembre
UmutsuzEvKadinlari-300 - Umutsuz Ev Kadınları - Saison 3 (FOX)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Nouvelle saison de l'adaptation turque de Desperate Housewives ; la série est dorénavant diffusée par FOX, et non plus Kanal D.
> En Octobre

CANADA Anglophone


Même en diffusant de nombreuses séries américaines du moment, les chaînes canadiennes anglophones trouvent de la place pour leurs commandes originales. Beaucoup, bien-sûr, sont des renouvellements (je compte seulement deux nouveautés en cette rentrée), mais d'un autre côté, pourquoi réparer ce qui n'est pas complètement cassé ?

PackageDeal-300 - Package Deal (Citytv)
Le genre : Comédie
L'histoire : 3 frères qui n'ont rien en commun sinon les liens du sang sont perpétuellement impliqués les uns dans la vie des autres. Mais quand l'un d'entre eux entame une relation sérieuse, le risque que se rompe cette relation fraternelle plane au-dessus de leur tête.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 30 Septembre - Pilote diffusé en Juin
Cracked-300 - Cracked - Saison 2 (CBC)
Le genre : Procedural
L'histoire : Une unité de police mélangeant policiers et psychiatres intervient dans le cas de crimes particulièrement dérangeants et/ou impliquant des criminels mentalement perturbés.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 30 Septembre
MurdochMyteries-300 - Murdoch Mysteries - Saison 7 (CBC)
Le genre : Period drama/Procedural
L'histoire : Retour de la série d'enquêtes se déroulant au 19e siècle.
Le plan : 18 épisodes
> A partir du 30 Septembre
Played-300 - Played (CTV)
Le genre : Procedural
L'histoire : Chaque semaine, les membres d'une unité spécialisée doivent infiltrer le monde criminel afin de pouvoir collecter des preuves et, à terme, procéder à des arrestations. Mais quand les plans compliquées et les interrogatoires sous tension sont finis, il faut revenir à une vie normale...
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 3 Octobre
RepublicofDoyle-300 - Republic of Doyle - Saison 5 (CBC)
Le genre : Crime dramédie
L'histoire : les Doyle père et fils travaillent ensemble comme détectives privés.
Le plan : 16 épisodes
> A partir du 6 Octobre
CallMeFitz-300 - Call Me Fitz - Saison 4 (HBO Canada)
Le genre : Dramédie
L'histoire : Larry, éternelle bonne conscience de Fitz, voit sa vie personnelle se modifier, et profite de l'occasion pour se plonger dans l'album de souvenirs des Fitzpatrick, dévoilant plus encore les origines de leurs dysfonctionnements... Pendant ce temps, Fitz a un nouvel ennemi.
> A partir du 7 Octobre
Icone-PlusTard - pour CBC : en octobre, Heartland ; de nouvelles saisons pour Mr. D et Arctic Air.

CANADA Francophone


Pour tous ceux qui craignent de ne pas comprendre un mot des séries précédemment citées (et/ou de ne pas trouver de sous-titres), il reste l'option de se tourner vers les séries québécoises. De nombreuses séries sont de retour, mais les nouveautés ne sont pas en reste ; TVA et Radio-Canada ICI se disputent âprement l'attention des spectateurs, comme vous allez le voir. Une seule véritable inconnue en ce qui me concerne : je n'ai pas trouvé de date pour la suite de la diffusion de la série O', dont la seconde partie des épisodes de la saison 2 devraient être diffusés en automne. A un moment. Je suppose ?

Yamaska-300 - Yamaska - Saison 5 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Après que la saison 4 se soit achevée sur un mariage, qu'est-il advenu des habitants de Granby ?
> A partir du 9 Septembre
Unite9-300 - Unité 9 - Saison 2 (Radio-Canada ICI)
Le genre : Prison drama
L'histoire : 48 heures après la fin de la saison 1, nous revoilà plongés dans la vie des détenues de Lietteville. Prévoir de nombreux changements de casting, de la tension... et une nouvelle unité à découvrir !
Le plan : 24 épisodes
> A partir du 10 Septembre
Lavieparfaite-300 - La vie parfaite (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : Eric et Julie, un couple avec 3 enfants ont comme beaucoup un quotidien effreiné. Lorsque le père d'Eric décède, laissant de nombreuses dettes, sa mère Estelle emménage avec le couple, rendant la vie sous un même toit encore plus compliquée !
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesPecheurs-300 - Les Pêcheurs (Radio-Canada ICI)
Le genre : Comédie
L'histoire : chaque semaine, Martin Petit emmène d'autres humoristes (dans leur propre rôle) pour une partie de pêche généralement chaotique, les comédiens ayant moins de talent pour ferrer le poisson que pour se mettre dans des situations impossibles.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 11 Septembre
LesBobos-300 - Les Bobos - Saison 2 (Télé-Québec)
Le genre : Comédie
L'histoire : Les Maxou, qui ont pour ainsi dire inventé tout ce qui est "in" sur le Plateau-Mont-Royal (ils ont d'ailleurs été les premiers à dire "in"), sont de retour pour de nouvelles aventures écologiquement responsables.
> A partir du 13 Septembre
ToutelaVérité-300 - Toute la Vérité - Saison 5 (TVA)
Le genre : Legal drama
L'histoire : La série se glisse dans les bureaux de procureurs en prise avec les difficultés ou les violences du quotidien. Mais derrière la robe se cachent aussi des hommes et des femmes qui ont également leurs propres problèmes.
> A partir du 16 Septembre
Unsur2-300 - Un sur 2 - Saison 2 (TVA)
Le genre : Drama
L'histoire : Un sur 2 chronique la difficile relation entre Michel et Luce, qui se sont séparés brutalement mais qui doivent trouver un point d'équilibre pour leur fille Léa. La série accueille 3 nouveaux personnages qui ne simplifieront certainement pas les choses.
Le plan : 20 épisodes
> A partir du 17 Septembre
MemoiresVives-300 - Mémoires vives - Saison 2 (Radio-Canada)
Le genre : Drame
L'histoire : Mémoires vives est le nom d'une organisation qui cherche des personnes disparues, créée lorsque Jacques et Francine ont dû faire face à la disparition de leur fille 30 ans plus tôt. Bien qu'aujourd'hui séparés, ils continuent de venir en aide aux familles déchirées.
> A partir du 17 Septembre
LeGentleman-300 - Le Gentleman - Saison 3 (TVA)
Le genre : Thriller
L'histoire : Après deux ans d'absence, la série revient pour une nouvelle saison dans laquelle le Gentleman devra travailler sur deux affaires en apparence totalement indépendantes.
> A partir du 25 Septembre
Icone-PlusTard - pour Radio-Canada : cet hiver, Trauma saison 5 ; et Série noire, sur les déboires de 2 scénaristes dont la série policière a été un échec, et qui doivent par tous les moyens y apporter du réalisme ;
- pour TVA : 2 nouveautés, Les beaux malaises et Les jeunes loups (écrite par le scénariste de Scoop) ;
- pour Séries+ : début 2014, La Marraine, une mini-série sur Ines Barbosa-Hernandez, condamnée pour trafic de drogue dans les années 90.

Amérique du Sud


Bon, ce n'est pas un pays que je vous propose d'aborder pour finir, mais tout un continent ! En effet, place à la nouvelle série de HBO Latino, qui sera diffusée simultanément en version originale dans les pays d'Amérique latine, ainsi qu'avec sous-titres pour le marché Brésilien. Cela n'empêche nullement HBO Latino de rediffuser également l'unique saison de Preamar.

Profugos-300 - Prófugos - saison 2 (HBO Latino)
Le genre : Drama/Thriller
L'histoire : Quand le trafic de frogue tourne mal, il est temps de mettre le voiles. Pour une deuxième saison, les fugitifs de Prófugos continuent leur course à travers le pays pour échapper aussi bien à la mafia qu'à la Justice.
Le plan : 13 épisodes
> A partir du 15 Septembre

...Si vous vous inquiétez de ne pas tout retenir, et c'est normal, ne vous en faites pas : le Pilot Watch revient prochainement sous une nouvelle form- ah, pardon, j'en ai déjà trop dit. En tous cas, estimez-vous heureux, je garde les nouveautés asiatiques pour plus tard, d'autant que la prochaine saison japonaise ne commencera que début octobre. Il faudrait aussi citer les séries brésiliennes comme la 2e saison de Suburbia, mais, à un moment il faut faire des choix.

Vous voilà parés pour faire votre choix dans quelques uns parmi les très nombreuses séries de la planète à être diffusées cet automne. Vous pouvez aussi  me suggérer des ajouts si vous le souhaitez.
Il y a forcément au moins une langue dans le lot que vous compreniez ! Alors maintenant, c'est à vous de me dire : qu'est-ce qui vous intéresse cet automne ?

Posté par ladyteruki à 16:00 - Love Actuality - Permalien [#]

10-05-13

Soyons curieux maintenant, avant qu'il ne soit trop tard

Aujourd'hui, j'avais initialement prévu de vous faire un post sur Hatufim. Ou plutôt à sa gloire. Pour féliciter arte, qui outre les excellentes séries scandinaves qu'elle ne cesse de nous proposer, s'attache à nous rendre curieux sur plein de pays, dont Israël, un formidable pays pour les séries comme j'ai eu l'occasion de vous le dire à peu près 712 fois dans ces colonnes. Mais après avoir lu les retours sur la diffusion d'hier, j'ai décidé de mettre mon post de côté, et d'aborder une autre question que souligne la diffusion de la série.
Et puis, après tout, combien de fois avez-vous déjà lu des articles comparant Hatufim à Homeland cette semaine ? Comme si vous aviez besoin du mien en plus. Mais au pire, je l'avais fait là.

Hatufim-Portraits

Quelles que soient les qualités de Hatufim (et elles sont nombreuses), quel est foncièrement l'intérêt de diffuser une série dont le remake fait déjà tant parler ? La réponse est dans l'objectif qualitatif, pour ne pas dire téléphagique, qui est clairement celui d'arte depuis quelques années : proposer de bonnes séries, à la fois en gardant un oeil sur le monde et les tendances, à la fois en faisant son affaire de son côté sans s'embarrasser de suivre le troupeau. C'est un pari, peut-être pas quotidien, mais disons, trimestriel. Parfois ça marche, comme avec Äkta Människor.
Et parfois, ça donne Hatufim, 496 000 spectateurs hier soir.

Ouch. Oui, ça fait mal. Mais ça ne fait pas simplement mal parce que moins d'un demi-million de Français aura vu les premiers épisodes de cette excellente série. Ce ne fait pas simplement mal parce que "l'invasion" de séries israéliennes n'est pas pour demain après des résultats comme celui-là. Ca fait mal parce que, concrètement, le public des séries d'arte réagit au buzz. Or le buzz de Hatufim ne travaillait pas pour lui, d'abord parce qu'il y en avait très peu (le succès d'Äkta Människor, c'est aussi une campagne démentielle), ensuite parce que tous ceux qui en ont parler, tous, absolument tous, je prends l'absolu pari que vous ne trouverez pas d'exception à cette règle, ont comparé Hatufim à Homeland.
C'est-à-dire qu'on est parti du principe à la base qu'on allait regarder une histoire déjà très familière aux spectateurs, et que le jeu consistait à montrer les différences entre les deux versions, donc à partir du principe que la connaissance de Homeland par les spectateurs était telle que les spectateurs pouvaient en tirer des conclusions. ...On a quasiment fait passer Hatufim pour le remake !
Homeland, qui de surcroît, jusque là, n'a été diffusée en France qu'en crypté par Canal+, et dont le premier épisode a rassemblé sur la chaîne cryptée 1,3 million de spectateurs. Donc une portion de ces spectateurs allait forcément partir du principe que, bon, j'ai déjà vu une fois, ça va. Une autre portion n'a peut-être pas eu vent de la diffusion de Hatufim (c'est-à-dire que Hatufim ne fait pas les gros titres depuis plus d'un an et demi dés qu'on parle de séries, et n'a pas reçu d'Emmy Award). Et puis une portion a aussi décrété que les séries israéliennes, on veut bien être curieux, mais faut pas pousser quand même (j'en ai dans mon entourage... ou plutôt avais, les funérailles sont lundi).

La question de savoir si arte aurait finalement dû ne pas diffuser Hatufim ne se pose pas : c'est un choix éditorial en parfait accord avec l'identité que s'est forgée la chaîne, ces dernières années, dans le domaine des fictions acquises à l'étranger, c'est-à-dire le choix de la qualité et de l'intérêt intrinsèque de l'oeuvre, par opposition à ses chances évidentes de succès commercial. Personne n'a le sens de la prise de risque noble comme arte en matière de séries. Mais il lui faut déployer tout un couteau suisse de promotion pour réussir son pari ; or du point de ce point de vue, Hatufim était poignardée d'avance.

Par-delà le problème de Hatufim (la sortie en DVD fin mai devrait finalement atténuer nos peines ; vous avez de la chance, j'ai pas eu autant de bol avec Kommissarie Winter l'an dernier), la question qui se pose aussi est celle de l'avenir d'une série originale quand son remake nous est parvenu.
Des séries comme Ta Gordin, Rake ou Réttur deviendront obsolètes du jour où leur adaptation (quand elle voit le jour) aura achevé sa première minute sur les écrans américains.

Parce que telle est encore la loi, dans un monde où, ironie du sort, les séries américaines s'inspirent de toujours plus de nationalités différentes : les USA ont toujours le dessus. Au moins commercialement, ce qui est amplement suffisant. arte a beau essayer de nous ouvrir l'esprit à d'autres espaces, d'autres possibilités télévisuelles, pour le moment, USA is the new black.

Il n'est pas suffisant qu'une chaîne comme arte (mais qui d'autre ?) s'aventure sur des terrains comme Hatufim. Il faut qu'elle débroussaille le champs des possibles et déniche elle-même, sans doute en augmentant encore la prise de risques, les perles de demain dont les exécutifs américains s'arracheront les droits quelques mois plus tard. Dégainer par exemple Penoza avec Red Widow qui passe sur les écrans américains (sans même parler de sa réussite ou non outre-Atlantique), ce serait déjà avoir perdu le pari.
Il faut, pour éviter le piège tendu par le parallèle Hatufim/Homeland, qu'arte diffuse sans attendre les Oforia, les Pressa, les SON, les Arven Efter Veronika (bon enfin, non, arte peut attendre la diffusion danoise pour cette dernière, on n'est pas des bêtes). Ou bien qu'elle choisisse des séries quasiment impossibles à adapter, comme Blackstone, Intersexions, Cloudstreet ou 30° i Februari. Il faut prendre une longueur d'avance. Il n'y a pas le choix.

Soyons curieux maintenant.

Posté par ladyteruki à 23:47 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-04-13

Des vis et des boulons

Vous serez de toute évidence devant votre télévision ce soir pour regarder Äkta Människor, dont je vous chante les louanges depuis plus d'un an maintenant donc ce devrait être acquis. M'enfin, si ça va sans dire, ça va quand même mieux en le disant, hein...

J'avais eu la chance d'assister à la conférence de presse organisée par arte autour de Lars Lundström, scénariste de la série, ainsi que l'opportunité d'avoir une courte interview avec lui, mais malheureusement, mon matériel technique m'ayant trahie, le son est absolument inaudible (dans ma version de l'interview, Lars est clairement un goa'uld...) et la retranscription relève de l'impossible. Je suis au moins autant déçue que vous, je vous rassure.
Du coup, rien sur ce blog pour aujourd'hui, si ce n'est un rappel de l'urgence qu'il y a à regarder l'une des meilleures séries de 2012. Et c'était un bon cru, c'est pour vous dire.

EN REVANCHE, et puisque je me l'étais gardé en réserve depuis la fin de mon visionnage, le bilan de la première saison d'Äkta Människor sera publié ici même, à la fin de la diffusion sur arte, donc on n'a pas fini de parler de nos hubots préférés. D'un autre côté, la série a été vendue dans 50 pays, dont la Grande-Bretagne, l'Australie ou encore, fait plus rare et donc d'autant plus intéressant à noter, la Corée ; du coup, je ne me fais pas de soucis pour elle.

AktaManniskor-Diffusion

J'en profite pour annoncer un hiatus indéterminé sur ce blog, et par indéterminé je veux dire quelques semaines à un mois, dans ces eaux-là.
En mon absence, soyez chics, continuez de regarder des séries d'un peu partout et à garder l'esprit ouvert, et quand je reviens, on repapote du succès de la série SON qui pourrait bien devenir la première série turque à être adaptée pour les USA. On se souvient qu'elle était aussi devenue la première série turque diffusée en Europe occidentale, plus précisément en Suède sur SVT, on va donc se repencher sérieusement sur la question.
Et sur plein d'autres trucs. Vraiment, bougez pas, je reviens.

Posté par ladyteruki à 17:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-02-13

Zygomatiques au repos

Depuis quelques jours que je suis malade ("quelques jours ? Une éternité !", vous dira mon entourage essentiellement constitué de mauvaises langues infoutues de préparer une soupe de poulet potable), je redécouvre l'avantage de regarder des comédies. Alors que j'en avais mis un très grand nombre entre parenthèses, notamment en décembre pour faire de la place à mon marathon Scrubs, j'ai repris le visionnage de plusieurs séries, parmi lesquelles Les Bobos, The Neighbors ou encore New Girl que pourtant je ne pensais pas reprendre avant cet été. Les faits sont là : quand on est malade, c'est vachement plus sympa de regarder une comédie. Ou dix. Mais sitôt mon retard rattrapé sur ces séries, je me suis aperçue qu'un nouveau problème se posait : je commençais à être à court de formats d'une demi-heure ! C'est là que le défi avec whisperintherain intervient...

TheSpa

The Spa se déroule dans un complexe de beauté et de bien-être... oui, ou un spa, si vous appelez ça comme ça... et a priori le concept est bon. Il est tellement bon que, soyons sincères, il a déjà été en grande partie utilisé dans Vénus et Apollon, dont je me rappelle avoir vu des bribes d'épisodes (chaque bribe aperçue étant en général suivie d'un réflexe pavlovien de zapping : à l'époque, les séries françaises et moi, on n'avait pas encore signé la trève de 2012...). Et de par la variété de clients qui peuvent passer la porte, de par la raison d'être de ces entreprises, de par les interactions entre les différents membres du personnel, je peux comprendre le potentiel d'une série, et a fortiori d'une comédie, se déroulant dans ce contexte. Le problème, c'est que le résultat ne ressemble absolument pas à ce que je m'imagine. Et à vrai dire, le problème, c'est que ça ne ressemble à rien du tout.
Le premier épisode de The Spa, diffusé la semaine dernière, suit donc la directrice du... spa, oui si vous voulez, alors qu'elle passe une mauvaise journée et qu'elle doit gérer le personnel extravagant de l'établissement, de la pauvre assistante complètement stupide au professeur d'aérobic en fauteuil roulant. Evidemment rien ne se passe jamais comme il faudrait, la pauvre femme est entourée d'incompétents, et ainsi de suite.

Le soucis, c'est qu'en définitive, il ne se passe rien. Evidemment je n'attendais pas de The Spa qu'elle nous propose des intrigues de la profondeur insondable d'un drama, mais au minimum, je m'attendais à une histoire. Je sais, je suis d'une confondante naïveté. Mais au terme de son épisode inaugural, il apparait plutôt que The Spa fonctionne comme une série à sketches, où les séquences n'ont aucune sorte de continuité, se contentant de sortir une blague puis de passer à la suivante en oubliant la plupart de ce qui vient de se dire.
Mais ce qui est le plus déconcertant dans tout ça, c'est que plusieurs des gags n'ont strictement aucun rapport avec le contexte ! La scène qui m'a semblé être la plus longue portait par exemple sur le vieil homme chargé de la réparation, un type qui se balade en short ultra-moulant toute la journée et à qui la patronne fait remarquer que c'est vraiment indécent, vu le gabarit de son engin, de porter un short taillé aussi serré, et qu'il y a encore eu des plaintes. En quoi cette scène a-t-elle quoi que ce soit à voir avec le contexte du spa ? Ca pourrait se passer absolument n'importe où ! Et ça dure vraiment, vraiment longtemps, c'est insupportable. Alors non seulement ça ne fait pas rire, non seulement c'est pas très fin comme genre d'humour, mais en plus c'est interchangeable avec n'importe quelle autre série pas drôle et pas fine !

En toute honnêteté, je crois qu'il y a des formes d'humour qui me resteront étrangères ; l'humour britannique fait partie de ces choses-là (et, par ricochets, l'humour scandinave, qui lui est assez proche pour ce que j'ai pu voir). Il y a des comédies venues de Grande-Bretagne qui fonctionnent sur moi, c'est sûr, mais c'est une minorité, clairement ; et quand je me retrouve devant une comédie comme The Spa, je le ressens de façon encore plus évidente. Ca me rappelle mon embarras devant Benidorm par exemple (bon, ici d'autant plus à raison que c'est le même créateur), et comment cet humour n'est définitivement pas le mien.

Le seul intérêt de The Spa, ce sont les couleurs de ses décors : ça m'a rappelé qu'Äkta Människor sortait en DVD ce mois-ci en Australie. Eh, dans le genre associations d'idées, ya pire, quand même.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:25 - Review vers le futur - Permalien [#]

05-01-13

Un peu tard

Lorsque j'ai préparé mon post sur l'année 2012, c'est avec énormément de nostalgie que j'ai repensé aux premiers mois de l'année écoulée, alors que je passais d'un coup de coeur à l'autre. Smash, Äkta Människor, 30° i Februari, House of Lies... les semaines se succédaient et il y avait toujours plus de séries qui me rendaient folle de joie. L'écriture de ce post m'a rappelé ces coups de coeur, mais aussi le fait que j'étais loin, en fin d'année, de me trouver dans le même état d'excitation.

Je vous avoue que depuis que j'ai fini Scrubs, l'ambiance est morose de ce côté-ci de l'écran.
J'ai lancé le marathon Jack & Bobby que j'attendais de démarrer depuis près de trois ans, et je ne le regrette pas, je m'envoie un épisode de Drop Dead Gorgeous à l'occasion en me disant que de toute façon ça ira vite, mais clairement on n'est pas dans le coup de coeur. Ce sont "juste" deux bonnes séries que je suis contente de regarder, et en théorie c'est déjà génial ; on est loin d'une période de creux pendant laquelle rien ne m'intéresserait. Mais rien non plus ne m'incite à la boulimie d'épisodes. Rien ne fait battre mon coeur. Quand je suis au boulot ou en train de faire des courses, je ne me dis pas que j'ai hâte de me faire un nouvel épisode ce soir de Jack & Bobby ou Drop Dead Gorgeous, ou quoi que ce soit d'autre...
Le pire c'est que j'ai mis en pause la plupart de mes autres visionnages, quelque part pendant le visionnage de l'intégrale de Scrubs, et que je n'en ai pas vraiment repris à ce jour alors que j'ai fini Scrubs à la mi-décembre environ. J'ai des épisodes de retard sur à peu près tout, et pas envie de m'y remettre. Généralement, ce n'est pas grave : ça m'arrive souvent de faire une ou deux semaines de pause le temps de finir un truc qui me captive plus, puis de reprendre. Dans mon fonctionnement, il y a toujours une part de séries à suivre hebdomadairement mais irrégulièrement, et d'autres à regarder d'une traite, en intégrale marathonienne, et ça finit par se rééquilibrer. Sauf que là, ça vient pas.

Ce n'est pas que je n'ai rien envie de regarder non plus. J'ai toujours envie de pilotes (je crois que c'est une constante qui n'est tout simplement jamais mise en compte dans ma façon de regarder les séries !), mais je ne regarde rien qui me donne envie de m'enflammer. Bon, on est entre nous, je peux bien vous le dire : je me soupçonne secrètement, quand je lance le pilote de Lieve Liza ou de Resident, de n'essayer qu'à moitié. Je me mets en colère contre ces séries, mais est-ce que j'essaye vraiment d'en regarder qui me chavirent ? Pourquoi précisément retenter une comédie médiocre comme How I met your mother maintenant ?
Est-ce que par le plus grand des hasards, je ne persisterais pas à regarder des choses qui ne peuvent se comparer à Scrubs ?

Il est fréquent qu'un marathon qui m'a vraiment électrisée me laisse un peu vidée, qu'il me faille un peu de temps pour me remettre en train. Ca n'a rien d'étonnant, surtout vu la rapidité à laquelle je m'enfile certaines intégrales. Dans le cas de Scrubs, faisons le calcul... 182 épisodes en un peu plus d'un mois ? Clairement, il y a un effet de manque qui est à attendre après un tel visionnage. Et ça m'est tellement arrivé que je considère que c'est la routine.
Je pensais d'ailleurs avoir dépassé cette phase de manque au bout de 2 visionnages du final de la saison 8, après avoir abondamment pleuré en chantant "Book of Love" plus que de raison (c'était un bien lamentable spectacle, d'ailleurs !). Au bout d'une semaine à dix jours, j'avais estimé que la page était tournée.

Vraisemblablement elle ne l'est pas. Et quand j'y regarde de plus près, je vois qu'il y a des détails qui ne mentent pas.
La page Scrubs n'est pas tournée, parce que les DVD de Scrubs sont encore sur ma table de chevet et je n'ai pas le coeur à les ranger dans la telephage-o-thèque, parce que le dernier DVD de la saison 8 est d'ailleurs encore dans le lecteur DVD portable de ma chambre, et parce que les extraits de Scrubs que je me suis mis sur mon smartphone n'en ont pas été effacés (alors que d'ordinaire, le roulement sur mon portable est rapide et régulier en matière d'extraits).

A la réflexion, l'état dans lequel je suis me rappelle celui qui est le mien après l'annulation d'une série que j'aime énormément. Je n'ai goût à rien d'autre, mais il me faut accepter qu'elle est annulée. Et ça me rend toute chafouine pendant un bout de temps, en général... je veux dire, je vous ai quand même bien parlé de Partners ces dernières semaines, par exemple.
Dans le fond, il est possible pourtant qu'il s'agisse du même symptôme. J'ai réalisé, un peu tard, que j'étais très éprise de Scrubs... et je vis en fait son annulation là, à retardement, mais douloureusement quand même.

ScrubsGoodOldDays

Il n'y a rien de pire que de découvrir qu'on a un coup de coeur pour une série dont on ne verra plus jamais un inédit.

Posté par ladyteruki à 23:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

31-12-12

Remix

Des bilans de saison, j'en ai posté quelques uns ces derniers temps, mais je voulais vous en proposer un autre, plus complet, en l'honneur de cette fin d'année. Voici donc ma review... de mon année 2012.

Si vous voulez la version courte, disons que le pilote de 2012 avait commencé sur les chapeaux de roue. Plein de personnages fascinants et attachants se sont vite distingués, tels que Smash, Äkta Människor, House of Lies ou encore 30° i Februari, et ont vite pris une place particulière dans mon coeur. Je ne vous cache pas qu'au printemps, l'ambiance était retombée, avec beaucoup moins de coups de coeur, et des séries qui progressivement s'éteignaient, nombre limité d'épisodes oblige. Narrativement, 2012 a connu un méchant coup de mou pendant l'été, d'abord parce qu'il n'y avait pas grand'chose à se mettre sous la dent, mais aussi à cause d'une rupture brutale d'internet ; je me suis alors retrouvée avec pas mal de rediffs sur les bras, mais c'était peut-être pas plus mal, comme on va le voir si vous vous sentez de lire la version longue ! Clairement, toute la série 2012 n'aura pas été au niveau de son premier épisode, mais malgré ce rythme très inégal, je suis quand même en mesure de dire que le bilan a été positif.
Bon alors, qu'est-ce qu'on fait, on se lance dans la revue de détail ? Allez, suivez-moi. Mais mettez des chaussures de marche.

Etant donné que la rentrée américaine 2012 aura été l'occasion de lancer un gargantuesque défi avec whisperintherain, et qu'en outre, je sais plus si j'ai pensé à le mentionner, mais il s'avère que j'adore les pilotes, il y a eu dans les parages, cette année, énormément de reviews de pilotes de séries d'absolument tous les horizons.
Evidemment, loin de moi l'idée de vouloir toutes les répertorier, mais voici celles qui, en tous cas à mes yeux, ont été les plus importantes. Pour les (re)lire, il suffit de cliquer sur l'image !

Smash-promoL'un de mes tous premiers, si ce n'est le premier coup de coeur de 2012, aura été Smash. Aucun doute possible à ce sujet, je me suis immédiatement attachée à la série, en dépit des quelques défauts qui étaient éventuellement les siens dés le départ, et qui ont manqué d'être corrigés (empirant même, parfois) pendant le reste de la saison. Le pilote de Smash aura été, sans doute possible, l'un des plus exhaltants, et l'attente entre sa disponibilité et sa diffusion aura qui plus est permis à mon excitation de monter crescendo, un fait suffisamment rare pour être noté vu ma personnalité un rien volage !

30graderiFebruaryCela en dit long sur mon année téléphagique quand l'une des séries que je considère comme les plus importantes est une série suédoise, regardée en VOSTM, et en quasi-simultané avec la diffusion originale sur SVT. Et, non, je ne parle pas d'Äkta Människor, en dépit de mon attachement pour cette série d'anticipation qui est une vraie réussite, mais de 30° i Februari, qui m'aura sincèrement émue et touchée, et dont je tente comme je peux de faire le deuil de l'absence de sous-titres anglais sur les DVD (ce qui entre nous soit dit est illusoire : je ne m'en remettrai jamais). Et comme quasiment seuls les crime dramas scandinaves ont les honneurs des sorties en DVD dans nos contrées (Äkta Människor étant l'exception qui s'apprête à confirmer la règle), mes espoirs d'un jour pouvoir me faire une intégrale digne de ce nom sont très, très minces. Ce sont les risques du métiers, je suppose. Mais même avec une compréhension imparfaite de la série (fort heureusement, il y a un peu d'anglais de temps à autres, et surtout, elle repose en grande partie sur l'observation de ses personnages), il est juste impossible pour moi de vous citer un défaut de la série, je n'en ai trouvé aucun ! Par voie détournée, ça m'a aussi rappelé combien il est important qu'un jour, même si c'est dans dix ans, je parle un Suédois immaculé qui me permette de me mettre devant ce genre de perles sans ciller (Kommissarie Winter en étant une autre). Oui, il y a d'excellentes séries partout dans le monde, et non, je ne peux pas apprendre toutes les langues de la planète, mais le rêve que je nourrissais, adolescente, d'apprendre le Suédois, n'est que ravivé par ce genre de séries. Un jour...

WoodleyWoodley, c'était un peu la petite perle sous-estimée de mon début d'année, et même si j'ai tenté de partager cette découverte avec quelques proches et que ça s'est avéré être un échec (ma frangine, rei, m'a dit qu'elle avait l'impression de regarder Mr. Bean, et dans sa bouche ça ne sonnait pas bien du tout !), je conserve un souvenir ému de cet épisode inaugural parfaitement réussi, drôle et poétique, et pourtant, profondément triste : tout ce qu'il faut pour me charmer, donc. Souvenir qui n'a d'ailleurs pas matière à en être un, puisque je me suis ruée sur les DVD après avoir vu le final, qui n'a fait que confirmer les impressions du premier épisode...

BuzzAldrin-TitleLa première review de Buzz Aldrin n'aura, en réalité, pas été celle d'un pilote mais celle des trois premiers épisodes (sur 4). Vous me pardonnerez cette tricherie, mais la série aura tant compté pour moi, se classant aisément parmi les plus marquantes de l'année, que n'en faire aucune mention aurait été criminel. D'ailleurs régulièrement, ...alors que je n'ai cagoulé puis acheté les épisodes qu'au printemps ! Ca en dit long sur l'impact de la série, laquelle a en outre frappé mon imaginaire et stimulé, une fois de plus, mes désirs de Scandinavie. Un jour, ce qui va se passer, c'est que je vais vraiment partir m'installer dans les îles Færoe, et puis c'est tout.

Unite9Dans un automne foisonnant de reviews de pilote (lesquelles sont consultables dans la catégorie Review vers le futur, dédiée à ce qui n'est pas encore diffusé sous nos lattitudes, sinon on ne s'en sort pas), quelques séries ont tiré leur épingle du jeu. La québécoise Unité 9 était de celle-là, confirmant que la télévision québécoise nous en remontre régulièrement, même si, diantre, on le savait déjà et c'était pas forcément la peine de nous mettre le nez dedans. Mais quel panache, quelle excellence dans la façon dont Unité 9 révèle ses personnages à eux-mêmes, et prend le contrepied absolu de tous les clichés sur les séries carcérales, a fortiori féminines (Capadocia, qui s'est éteinte cette année, a des vertus, mais pas celles du réalisme). En offrant un univers et des personnages ancrés dans le réel et l'authentique comme, de vous à moi, seuls les Québécois savent faire (mais après tout, à chacun ses points forts), la série s'est taillée la part du lion à la fois dans mon coeur, et dans les audiences de son pays natal. Et je dis que c'est amplement mérité !

SoumatouKabushikigaishaAprès un premier semestre assez peu dédié aux séries asiatiques (il y a bien eu Cleopatra na Onnatachi, mais la baudruche s'est très vite dégonflée, d'ailleurs je voulais initialement en faire un post de bilan pour étudier l'anatomie de cet échec, mais je n'en ai pas trouvé le courage), sans vraie grande raison pour tout vous avouer, je me suis reprise en main à l'automne, en revenant à la fois sur les pilotes de la saison qui a commencé début octobre, mais aussi sur quelques autres séries, soit achetées en DVD, soit tout simplement exhumées de mes archives des mois précédents. Soumatou Kabushikigaisha a certainement été l'un des plus impressionnants, avec sa formule intelligente, sa narration impeccable, et son excellente réalisation. Mon Dieu, rien que d'y penser, j'en ai des frissons !

OsozakinoHimawari-580

Dans un autre registre, et toujours chez nos amis nippons, Osozaki no Himawari est une chronique plus humaine, mais qui m'a touchée... écoutez, c'est bien simple, comme l'avait fait Buzz Aldrin. Il y avait donc du niveau. Sauf que seuls les Japonais sont capables de fournir en un temps record une série profondément ancrée dans l'air du temps et en même temps, délictatement subtile et humaine ; rien que pour ça, mon amour pour les séries nippones est indestructible, parce que quoi qu'il arrive, il se trouve toujours une série pour vous réduire le coeur en bouillie. Pour des raisons essentiellement techniques, je n'ai pas fini la saison, mais nul doute que quand je lui aurai fait un sort, ça va se finir en post de bilan !

2012 n'a pas été qu'inédits, loin de là, et j'ai tenté mon lot de rediffusions, de fouilles archéologiques et/ou de re-visionnages, comme chaque année. Cela fait partie de mes petits plaisirs, il faut l'admettre, que de tenter des pilotes plus anciens, les séries achevées voire oubliées, ou même de me recoller devant un pilote déjà regardé par le passé, juste pour le plaisir de vérifier si j'en pense la même chose ! Il y a aussi eu, comme toujours avec moi, des petites "phases" assez sympathiques, aussi, comme la semaine russe, le moment où je me suis intéressée aux séries d'espionnage (de Covert Affairs à Spy, en passant par Spooks et Get Smart ; hélas je n'ai jamais réussi à cagouler le pilote de I, Spy et du coup ça m'a coupée dans mon élan), je me suis bien amusée à butiner des pilotes selon des thèmes ou des destinations originaux, en tous cas pour moi puisque jusque là, j'avais vu très peu de séries d'espionnage par exemple. Et en plus de tout ça, un peu de lecture et de cinéma... voire les deux en même temps ! Franchement, on s'est pas ennuyés.
Comment tout ça a tenu en une seule année ?!

En dépit de ma réputation, qui je le reconnais est méritée, de pilotovore... eh bien, en y réfléchissant, j'ai cependant réalisé que j'avais regardé énormément de saisons complètes et d'intégrales cette année. Mais qui a vraiment besoin de dormir plus de 4 heures par jour, hein, qui ?

Carnivale-PromoRegardée dans le cadre de ce bon vieux SeriesLive Show, l'intégrale de Carnivàle n'aura pas été un marathon de tout repos. D'abord, parce que la série est très exigeante, impliquant une concentration de chaque instant alors que l'ambiance a aisément de quoi vriller les nerfs (ça n'aide pas que je sois une petite nature). Mais aussi parce que la seconde saison aura été épouvantablement longue. J'ai rarement éprouvé de telles difficultés à finir un marathon, mais il n'en reste pas moins que Carnivàle est une excellente série dont on parle trop peu... au moins la première saison. Je suis contente de l'avoir vue, tout comme je suis soulagée d'en être venue à bout ; j'espère bien ne plus jamais vivre ça.

NoWonderWhytheWonderfallsC'était l'un de mes objectifs du mois de mars : me refaire la première et unique saison de Wonderfalls ; après un visionnage du pilote couronné de succès, l'intégrale est passée comme une lettre à la poste en une semaine ! L'univers de Fuller est toujours un ravissement sans pareil pour moi, je ne m'en lasse pas... et pourtant, cette intégrale a été l'occasion de (re)découvrir des défauts de la série qui m'avaient échappé avec le temps. Il y a une raison pour laquelle Wonderfalls n'a eu qu'une saison, même si elle aurait probablement été capable de s'améliorer avec le temps (on ne le saura jamais), que la diffusion chaotique d'origine n'a probablement pas aidées. Mais Wonderfalls reste une vraie petite merveille pleine de tendresse, de bonnes idées et de bons sujets, même parfois traités de façon brouillonne, et elle constitue en outre une pierre angulaire du Fullerverse, tant elle cristallise de choses sur son créateur.

Apparences-TitleLe Québec a connu une très bonne année sur ce blog, il faut bien le dire. L'année avait commencé sur les chapeaux de roues avec Apparences, un thriller familial du meilleur goût, captivant, intelligent, formidablement bien filmé et interprété... Si on ferme les yeux et qu'on arrive à mettre de côté l'accent, on a presque l'impression d'assister à ce qu'une excellente série française pourrait être ! Ca fait rêver, non ?

Cloudstreet-MonologueDiffusée en 2011, Cloudstreet était déjà devenue une sorte de monstre sacré à mes yeux. Mais la première fois, je n'avais pas osé m'atteler à une review. C'est au moment d'un revisionnage qui m'avait laissée sur les genoux, dans le plus excellent sens du terme, que j'ai finalement remonté mes manches et tenté de lui rendre justice. Inutile de préciser que la tâche est surhumaine, et qu'en-dehors d'un visionnage, il n'existe aucun moyen de célébrer convenablement le génie et la beauté de Cloudstreet. Ecrire sur Cloudstreet est une tâche ingrate, mais il faut que quelqu'un s'en charge, parce que vous laisser passer à côté serait criminel de ma part. Et d'ailleurs rien que d'en parler, j'ai envie de me re-faire une intégrale. Ah, si je m'écoutais...

FamousinaSmallTownUne brutale rupture de connexion internet m'a poussée à me tourner vers mes DVD de Gilmore Girls cet été, dans un de ces marathons impromptus qui semblent avoir jalonné l'année (et qui d'ailleurs m'a poussée à achever d'acquérir tous les coffrets). La surprise de cette intégrale aura été de découvrir que, si lorsque j'avais découvert la série, j'avais adoré Lorelai, avec les années, je suis dorénavant bien plus portée vers Rory (les questionnements amoureux de sa mère ayant fini de m'insupporter vers la fin, allergie à la romance aidant). C'était intéressant de découvrir que mon point de vue avait changé sur mon "personnage préféré", alors que j'ai toujours la même tendresse pour la série, laquelle est parvenue, avec une efficacité rare, à aborder des sujets familiaux sans jamais tomber dans l'excès de chamallow (sauf lors des soirées Charlie et la Chocolaterie, évidemment). C'est ça, une série qui vieillit bien, une série qu'on continue d'aimer même si les raisons pour le faire changent...

TheStarterWife-Promo

Aurais-je regardé les DVD de The Starter Wife sans le visionnage de Smash ? Et plus encore, aurais-je seulement eu l'idée de jeter un oeil au prix des coffrets ? C'est à cela qu'on voit que Smash a décidément été importante cette année... The Starter Wife, idéale pour l'été, aura été un petit marathon sans prise de tête, valant principalement pour la présence lumineuse de Debra Messing et la mini-série, la saison qui suit étant à oublier totalement. D'ailleurs, pouf, à partir de demain, la saison 1 de The Starter Wife, on n'en parle plus jamais, jamais, jamais !

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C'était l'un de mes derniers marathons de l'année (avec Jack & Bobby qui se concluera l'an prochain). Scrubs, que je n'avais jusque là jamais vue en intégralité, m'aura bouleversée. Et m'aura aussi rappelé combien les intégrales sont importantes pour avoir une vision à la fois large et détaillée d'une série, car tant de choses nous échappent lors d'un visionnage hebdomadaire ou, pire, ponctuel... Si je devais parler d'un coup de coeur de la fin de l'année, Scrubs serait probablement celui-là, avec ses pitreries, certes, mais aussi et surtout son constant soucis d'innover, du moins si l'on exclut la dernière saison pour ABC, et son sens aiguisé de la narration, retournées régulièrement comme une crêpe sous les yeux ébahis de votre serviteur. Le final de la saison 8, qu'à des fins de préservation de notre santé mentale collective, nous allons estimer être le series finale, est également l'un des plus réussis et, en dépit du fait que ça fasse 15 jours que je l'ai regardé, il m'arrive encore d'avoir une larme à l'oeil en y pensant... La séparation d'avec Scrubs est vraiment difficile, et même si c'est sur le tard, on peut dire que la série compte vraiment à présent.

Piemarathon-1x01-TitleVous l'aurez peut-être remarqué, 2012 aura aussi été l'occasion d'une tentative de marathon Pushing Daisies, surnommé le Piemarathon, mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que je ne suis pas allée au bout. La raison en est simple : je n'ai jamais vu le dernier épisode de Pushing Daisies (non, jamais), et comme je n'arrivais pas à me décider pour savoir si, cette fois, j'allais le regarder et réellement "laisser partir" la série, j'ai tout simplement fini par abandonner le marathon pendant la saison 2, plutôt que de me retrouver à devoir faire un choix. Dans ma logique tordue (et en réalité totalement dictée par les sentiments, donc illogique), ça a du sens, même si je suis bien consciente que ce soit un peu dérisoire, la série n'en étant pas moins annulée pour autant. Peut-être trouverai-je un jour le courage de finir ce marathon. Ou bien, me connaissant, vais-je regarder le pilote encore plusieurs fois, finir par me lancer dans une nouvelle intégrale de la série, et m'interrompre encore avant la fin ; c'est beaucoup plus mon genre, sachant combien j'ai du mal à admettre la fin de cette série. Etrangement, probablement un peu par associations d'idées même si ce n'est pas la seule raison, c'est aussi pour cela que je n'ai pas [encore] vu Mockingbird Lane...

TheonlyeasydayisyesterdayJ'avais aussi commencé à regarder SPACE 2063, après environ 16 années d'attente pour posséder les DVD (gloire d'ailleurs à ma toute première carte bancaire, elle aura été joyeusement étrennée pendant l'année !), mais j'ai fini surtout par revoir mes épisodes préférés. Une intégrale plus sérieuse et moins émotive sera probablement dans les cartes l'an prochain... et vu que j'ai aucun soucis avec le final de la série, je sens bien arriver les reviews épisode par épisode. Et puis d'ailleurs, regarder SPACE 2063 en 2013, ça prend tout de même une signification toute autre, non ?

Il y a eu beaucoup, beaucoup d'autres séries, évidemment. Il est impossible de toutes les citer, ces intégrales plus ou moins plannifiées (souvent moins que plus, en réalité) qui ont jalonné l'année... D'ailleurs même les tags de Canalblog abdiquent devant le nombre ! New Girl, Revenge, la saison 2 de Downton Abbey (là encore dans la souffrance), la première saison de Srugim (vu que j'ai conscience d'être seule à regarder cela, je ne me suis pas apesantie sur les saisons suivantes), Girl vs. Boy, Outland, la première saison d'Intersexions (en attendant, avec impatience, la suivante...), Sherlock, Call the Midwife, et bien d'autres : autant de saisons et/ou de séries que je me suis enfilées d'un trait, et qui sont autant d'exemples qui me donnent envie de vous dire que 2012 a quand même été une p*tain d'année !
Je vous laisse cliquer sur "Outils de recherche avancés" pour remonter les tags qui vont bien, et en apprendre plus sur ces bilans, si le coeur vous en dit. Il y a quelques temps, Eclair m'avait fait remarquer que je n'écrivais pas beaucoup de bilans de saison ; je pense m'être améliorée depuis !

Et puis, 2012 aura aussi eu des retournements de situation totalement imprévisibles !!! Eh oui, car contre toute attente, j'aurai testé un nombre jusque là inégalé de séries françaises, dans le souci de me réconcilier avec la fameuse "fiction française" (coup de tonnerre, frissons dans l'assemblée, cri d'effroi d'une femme qui s'évanouit, tout ça). Bon, reconnaissons-le, ça n'a pas toujours été chose facile, et il m'est arrivé de me résigner.
Mais entre Le Visiteur du Futur, Kaboul Kitchen, Hénaut Président, Ainsi Soient-Ils, dans le camps des bonnes nouvelles, mais aussi Mafiosa, Clash, Workingirls, du côté des échecs en ce qui me concerne, jamais je n'ai donné leur chance à autant de séries françaises, et je dis tant mieux, car c'est quand même le dernier bastion de mes vieilles habitudes géographiquement sectaires en matière de téléphagie.
Là encore, les tags explosent, alors n'hésitez pas à aller faire votre marché dans les archives (encore une fois en cliquant "Outils de recherche avancés" puis en abusant de la fonction de recherche de votre navigateur).

LesRevenants-PosterJ'aurai même fini sur un absolu d'excellente série française, Les Revenants, dont je m'achète le DVD en janvier (bon, j'ai un peu remis l'achat de quelques jours par rapport à ce que je m'étais promis, mais surtout parce que je me suis quand même déjà bien gâtée en 2012 !!!) et qui est certainement... j'ose à peine le dire... un coup de coeur français ? Ca fait bizarre à écrire, je ne vous le cache pas. J'espère que, vu la mini-polémique qui a suivi sa diffusion, le final (que je n'ai pas encore vu) ne me découragera pas de mon enthousiasme nouveau. L'an prochain, je m'attaque, c'est dit, à Engrenages, avec peut-être une retentative d'Un Village français, j'espère que mon petit nuage ne va pas se transformer en vapeur d'eau...

Mais probablement que ce qui restera comme le temps fort de cette année 2012, c'est l'aspect communautaire ; désormais, ce blog vit une part non-négligeable de son activité... sur Twitter. Entre les réflexions à chaud qui ne méritent pas forcément un post (déjà que j'écris quotidiennement, si en plus je me mettais à écrire sur tout ce que je regarde !) et les échanges autour de sujets de débat, comme ça a été le cas avec nombre d'entre vous au fil des mois, il va sans dire que désormais, Twitter et le blog sont devenus inséparables et complémentaires.
Plus encore, l'année aura été rythmée par des évènements téléphagiques de groupe. C'est une tendance qu'on peut tous observer, mais regarder des séries tout seul n'est tout simplement plus possible de nos jours. Et tant mieux ! D'ailleurs, quand on se sent seul, on ne sait plus comment le gérer, alors que les téléphages de ma génération ont pourtant bien connu ça ; c'était avant l'adsl et les réseaux sociaux, évidemment. Aujourd'hui, non seulement on peut parler de ce qu'on regarde, mais on peut partager les visionnages. Et ça change tout.

OzmarathonAinsi, le désormais fameux Ozmarathon, né à la toute fin 2011 mais dont l'essentiel a en réalité été regardé en 2012, aura jalonné toute l'année. C'est une expérience collective de la EmCrew, avec whisperintherain, LL, Elvr et Aur0re, qui nous demande de développer des trésors d'organisation, mais s'avère toujours payant parce qu'il rend chaque épisode dix fois plus appréciable pour l'avoir lancé au même moment aux quatre coins du pays, et pouvoir en deviser en direct sur Twitter (ou en léger différé pour ceux d'entre nous qui affectionnent le plein écran par-dessus tout). Le Ozmarathon trouvera une conclusion en 2013, et ça me déchire rien que d'y penser. D'ailleurs, c'est pas pour rien que j'écris moins vite mes reviews, ça me pèse d'arriver au bout...

Smash-5678Smash, encore ! Le SmashEnsemble, comme il se surnomme, a réuni des téléphages différents et variés (l'équipe a été un peu plus mouvante que pour le Ozmarathon, parce que certains d'entre nous ont préféré suivre la diffusion en direct quand les autres ont scrupuleusement suivi le Black March). Définition-même de l'expérience sociale réussie et enrichissante, les visionnages collectifs du SmashEnsemble ont permis de décupler l'effet de certaines chansons, de deviser gaiement des intrigues (ou des personnages insupportables, oui Leo, c'est de toi qu'on parle), ou plus simplement de passer 45mn devant un épisode... puis 2h à se remémorer les meilleures scènes ! De toutes les fois où j'ai regardé des séries avec d'autres téléphages sur Twitter, le visionnage de la première saison de Smash compte parmi les plus excitants et amusants. On recommence en saison 2, hein, dites les gars ?

En 2013, un truc que je voudrais essayer de mettre en place, c'est un visionnage similaire à celui du Ozmarathon ou de Smash, mais au lieu d'être sur Twitter au moment de lancer l'épisode simultanément, les participants se rejoindraient sur Skype, par écrit et/ou oral. Nous faisons si rarement l'expérience du ressenti des autres téléphages... Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dans mon entourage, il n'y a pas de téléphages (même si j'en forme quelques uns en ce moment, et que l'un d'entre eux, à qui j'ai fait regarder Réttur et qui a découvert le pilote de Bron/Broen avec moi, me donne de solides espoirs), et du coup ça m'intéresserait de voir comment chacun vit ses visionnages, à condition bien-sûr d'être entre téléphages qui ne s'auto-censurent pas. Moi par exemple, je sais que j'applaudis quand quelque chose est vraiment, vraiment drôle, ou parfois à la fin d'un numéro musical vraiment réussi ; d'autres jurent probablement comme des charretiers ou poussent des soupirs ou Dieu sait quoi. Les téléphages s'investissent comme nuls autres dans leur visionnage, émotionnellement, et j'aimerais tourner cela en expérience commune ; l'épisode importe peu, je n'ai pas d'idée arrêtée, mais je pense que ce sera amusant et intéressant. J'espère pouvoir organiser ça avec des téléphages de bonne volonté prêts à donner d'eux-mêmes... pour la science !

Alors évidemment, 2012, c'était ça et bien plus encore. Plein de découvertes, de trouvailles, de coups de coeur, d'intégrales, d'achats, de news (d'ailleurs pas d'inquiétude, les world tours reviennent en 2013, même si je me suis un peu laissée distancer par les boulots en cette fin d'année), avec évidemment, ce que cela comporte de coup de blues, d'accès de rage ou de désespoir, parce qu'aucune année n'est parfaite... mais quand on est téléphage, elles sont toujours fascinantes !

Pour finir ce post, je voudrais vous adresser mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. Vous avez été des lecteurs formidables (même si les commentaires sont toujours trop rares à mon goût, enfin j'dis ça...), passionnés, intéressants, ouverts et toujours curieux, et il s'avère que, eh bien, c'est comme ça que j'aime les téléphages de mon entourage, voilà tout. Bah ouais, j'vous aime, allez, comme ça c'est dit !
J'espère que votre année télévisuelle a été aussi riche que la mienne, et je vous invite à partager vos temps forts et vos meilleurs souvenirs en commentaires, si le coeur vous en dit... Et surtout, sur-tout, je vous souhaite une excellente année 2013, avec plein de bonnes choses sur votre écran, bien-sûr, mais aussi dans votre vie.

Bon et puis, de toute façon, on se retrouve demain pour un nouveau post quotidien, alors, hein, on ne se perd pas de vue. Ciao 2012 !
PS : ce post a été programmé à l'avance mais il n'en a pas moins été fait avec amour... ne lui en veuillez pas juste parce qu'il est conçu in vitro !

Posté par ladyteruki à 22:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-09-12

lady's world tour - Escale n°16

-- World Tour --

Alors, qui est prêt pour un tour du monde en ce jeudi maussade ? Il faut avouer que ça met toujours du baume au coeur de prendre le pouls des télévisions du monde... enfin, en tous cas, ça marche sur moi. Vous me direz si ça a des effets similaires chez vous.
Et alors, en plus, aujourd'hui, je vous avoue qu'il y a plein de séries sur le point de débuter aux quatre coins de la planète qui font furieusement envie. En Argentine, en Belgique, au Chili, au Pays-bas... plein de choses alléchantes ! Mais jugez plutôt.

Babylon

- ARGENTINE :

* Sur Canal9, c'est officiellement la rentrée : deux séries hebdomadaires s'apprêtent à débuter sur la chaîne. La première, prévue pour demain, s'appelle 23 Pares et, à l'instar de Perfidia ou El Donante, elle a remporté le désormais fameux (en tous cas dans ces colonnes) Concurso Series de Ficción Federales. Basée sur un roman de Viviana Bernath, cette nocturna (le lancement se fera à 23h30) montrera le quotidien d'une famille travaillant dans un laboratoire d'analyses génétiques. Deux jours plus tard, soit le dimanche 30 septembre, ce sera Babylon qui débutera, cette fois en primetime, mais vous allez voir que le concept est bien plus original. Babylon est en effet une dramédie policière et politique en 13 épisodes, dont l'originalité tiendra entre autres dans ses scènes presque totalement en noir et blanc, à l'exception de quelques unes aux couleurs saturées lorsque les évènements se dérouleront dans la mystérieuse ville de Babylon. Inspirée par le film noir, Babylon aura pour héros un étrange flic que la malchance poursuit, et qui se retrouve notamment impliqué avec un étrange cabaret ; bien qu'une enquête occupe chaque épisode, un fil rouge se dénouera également pendant la saison, couvrant une vaste période dans la vie des personnages : de 1973 à nos jours ! Tout ça ne nous donne qu'une vague idée de ce que sera Babylon, mais ça donne méchamment envie...

PubertyBlues-Friendship

- AUSTRALIE :

* Quand on est l'adaptation d'un bouquin qui fait une centaine de pages à tout péter, obtenir une saison de 8 épisodes semble déjà inespéré en termes de durée. Mais Puberty Blues semble avoir conquis son public à un tel point que la série pourrait bien être renouvelée pour une deuxième saison ! Celle-là alors, je l'avais pas venue venir ! Surtout que les audiences ne sont pas éblouissantes, même si la série parvient à doubler les scores de son lead-in, ça reste décent, sans plus. Bon, on se calme, on respire, ce n'est pas encore fait, mais la production semble visiblement confiante, et commence à penser aux histoires que cette nouvelle saison pourrait raconter (en même temps, jusqu'à présent, s'éloigner du matériau d'origine ne leur a jamais fait peur).
* Un autre renouvellement, celui-là bien officiel : House Husbands, qui a commencé le mois dernier. C'est la première fois qu'une nouveauté du network Nine gagne une seconde saison depuis... pfiulala, depuis Rescue: Special Ops, en 2010. C'était un peu la crise, quand même ! Mais avec un lancement suivi par 1,24 million de spectateurs, et des audiences consistantes depuis lors, House Husbands est une réussite incontestable pour la chaîne... pour ce qui est de la qualité, je vous donne rendez-vous dans ma review du pilote (...je me rends compte à l'écriture de ces news que j'ai énormément négligé les pilotes australiens dans le cadre de mon défi avec whisperintherain, ce sera vite corrigé).
* Au rayon des nouveautés, c'est la dernière série en date de la franchise Underbelly qui se prépare, puisque le tournage a commencé cette semaine en vue d'une diffusion courant 2013. Underbelly: Squizzy (après "Badness", ça fait un peu petit joueur quand même...) s'étendra de 1915 à 1927 et s'intéressera au gangster Squizzy Taylor.

PaulKempAllesKeinProblem

- AUTRICHE :

* Oh, regardez-moi ça ! Un petit nouveau dans la grande famille du world tour ! Eh bien oui, on se ballade aujourd'hui en Autriche aussi, où la chaîne publique ORF2 se prépare à accueillir dans sa programmation Paul Kemp - Alles kein Problem, une dramédie en 13 épisodes qui raconte les affaires de Paul Kemp, un médiateur chargé de résoudre les divers problèmes de ses clients : mariages en crise, familles brisées, et autres cas divers et variés l'attendent, alors que le pauvre Paul doit également gérer sa vie de famille. En effet, sa femme l'a trompé et on ignore s'il est le père du bébé que porte son épouse... Produite avec l'aide de l'allemande ARD, Paul Kemp - Alles kein Problem a été tournée en deux temps, d'abord à l'automne 2011 pour les 6 premiers épisodes, puis entre mai et juillet dernier. La série devrait apparaitre dans les grilles de la chaîne autrichienne début 2013.

CrimiClowns

- BELGIQUE :

* Sur la chaîne 2BE, une nouvelle dramédie s'apprête à débuter lundi : Crimi Clowns. Il s'agit d'une co-production avec les Pays-Bas (c'est la chaîne Veronica qui diffusera la série là-bas, plus tard pendant l'automne) écrite par Luk Wyns, qu'on connait en France pour son travail sur Matrioshki. Derrière les costumes colorés se cache donc, vous l'imaginez, un peu plus que des clowneries. Crimi Clowns suit en effet Ronny Tersago, un homme qui s'est fait connaître avec son personnage du clown Norry, mais qui un jour voit l'un de ses faux-pas publié dans les tabloids, grillant ainsi sa carrière. Pour ne pas tout perdre, il décide, avec quelques uns de ses proches, de se recycler dans les cambriolages et les braquages (en costume, donc) ; leur premier "coup" les emmène dans un magasin de hi-fi et videos, où Norry a l'idée de voler une camera afin de filmer leurs exploits criminels, mais aussi leur quotidien perturbant... Et pour répondre à votre question, oui, il y a un trailer, et avec sous-titres anglais par-dessus le marché. Pardonnez mon langage, mais putain, ça donne méchamment envie !

SessaodeTerapia

- BRESIL :

* J'ai découvert il y a quelques jours qu'une adaptation de BeTipul (encore une !) démarre cet automne. Cette fois, c'est donc au Brésil que ça se passe, sur la chaîne du câble et satellite GNT. Sessão de Terapia, puisque c'est son nom, démarre le 1er octobre, et je ne vous pitche pas la série, ce serait insultant.
* De son côté, Rede Record a décidé d'adapter Patito Feo, la telenovela pour ados venue d'Argentine qui a suscité un enthousiasme dans de nombreux pays (en France, rappelons qu'elle a été diffusée par Gulli sous le titre De tout mon coeur), décrochant un International Emmy Awards en 2008. La série a déjà été adaptée quatre fois, dont au Mexique, et c'est à partir de cette version que la scénariste Ecila Pedroso prépare le script de la version brésilienne... La série devrait prendre la relève, en 2013, de la telenovela Rebelde (elle-même un remake d'une telenovela mexicaine, Rebelde, elle-même adaptée de la telenovela argentine Rebelde Way... notice a pattern here ?) qui va s'achever au bout de deux années de diffusion.
* Et puisqu'aujourd'hui, on ne va apparemment pas trouver de preuve de l'originalité de la télévision brésilienne, SBT aussi a commandé un remake d'une telenovela argentine. Nan mais, faut le dire, c'est sympa l'ambiance entre chaînes de télévision en Amérique du Sud, on s'emprunte des formats à qui mieux-mieux, on se fait des tresses et on commande des pizzas... Mais je m'égare, pardon (c'est la douleur). Cette fois c'est une série des années 90, Chiquititas, qui est concernée, une série musicale à destination des préados ; la version brésilienne de la série remplacera ainsi Carossel en mai 2013. L'original avait tenu huit saisons, ce qui évidemment suscite l'envie...

Motive

 - CANADA anglophone :

* Après The Killing, Kristin Lehman retombe sur ses pieds et décroche le rôle principal de Motive, un procedural de CTV dont le tournage a commencé le 17 septembre dernier, en vue d'une diffusion en janvier prochain. L'enquêtrice de Motive, Angie Flynn, est capable d'entrer dans la tête des tueurs et de comprendre comment ils réfléchissent... sauf qu'il ne s'agira pas pour les spectateurs d'essayer de deviner qui a perpétré les crimes sur lesquelles elle travaillera, puisque la victime comme le criminel seront connus dés les premières minutes de l'épisode. Le retour du whodunit, c'est maintenant ! Lehman sera rejointe par Louis Ferreira, Brendan Penny et Lauren Holly dans cette nouvelle série.

Unite9

- CANADA francophone :

* Maintenant que je pense avoir chanté les louanges d'Unité 9 sur tous les tons, je pense qu'il est temps qu'on parle de la série de façon plus objective... pour célébrer ses audiences ! Les deux premier épisodes avaient en effet totalisé de beaux scores, mais le téléroman O' revenant lui faire concurrence cette semaine sur TVA, rien n'était joué. Eh bien résultat, le season premiere de O' a attiré 926 000 spectateurs... contre 1,2 million pour le troisième épisode d'Unité 9, qui reste donc leader du primetime le mardi soir. Qu'est-ce que je fais, j'en remets une couche, ou vous avez compris qu'il FAUT regarder Unité 9 ?

SolitaCamino

- CHILI :

* Accrochez-vous, les enfants, parce que la nouveauté de la chaîne Mega n'est pas là pour rigoler, au contraire. Solita Camino, qui commence le 1er octobre, est en effet une série qui parle... d'inceste. La série raconte en effet l'histoire de Manuela, une jeune fille de 14 ans qui a été abusée par son beau-père, mais dont l'histoire n'a pas fini de se compliquer. Vous pouvez découvrir les neuf premières minutes de la série dans cette preview.

IRIS

- COREE DU SUD :

* Peut-être vous souvenez-vous du succès incroyable de la série d'espionnage IRIS, diffusée à l'automne 2009 par KBS. A l'époque, la production se faisait une joie de clamer à qui voulait l'entendre (c'est-à-dire beaucoup de monde vu le succès de la série, qui a quasiment atteint les 40% de parts d'audience sur la fin de sa saison) qu'IRIS aurait un spin-off ET une seconde saison. Or, les deux phénomènes sont extrêmement rares en Corée du Sud, à plus forte raison pour une série de primetime aussi coûteuse. Le spin-off, on l'avait eu : il s'appelait Athena, et il avait été lancé fin 2011 sur la chaîne concurrente SBS, avec des audiences, eeeh, ma foi, pas mauvaises au début, mais en nette dégringolade au fur et à mesure de la diffusion. De la seconde saison d'IRIS, on avait craint de ne plus trop entendre parler, et pourtant, depuis cet été, les choses s'agitent ; on apprenait par exemple que Byung Hun Lee, héros de la première saison, ne reviendrait pas, étant trop occupé par sa carrière aux USA. Les choses sont désormais plus que concrètes encore, puisque plusieurs acteurs viennent officiellement de rejoindre la série : Da Hae Lee (qui n'a pas connu de grand succès à la télévision coréenne depuis Chuno), et Hyuk Jang (récemment vu dans Ppurigipeun Namu), incarneront les deux rôles principaux de la saison. Seung Woo Kim et Min Jong Kim reprennent quant à eux du service et, comme dans la première saison d'IRIS et dans Athena, ils incarneront des agents nord-coréens. Le tournage de IRIS 2 devrait commencer dés octobre, avec pour objectif une diffusion en février 2013.

MuhtesemYuzyil-Orage

- EGYPTE :

* Vous savez, le Ramadan, c'était il y a deux mois ? Bon, eh bien à la télévision égyptienne, on prépare déjà le prochain. L'acteur Ahmed Adam vient en effet de signer pour le rôle du scientifique Mostafa Mahmoud dans un biopic écrit par Waleed Youssef. Médecin, philosophe, journaliste et écrivain, Mahmoud a écrit plus de 100 ouvrages. Une idée de topic intéressante, du genre à donner des regrets que les séries égyptiennes ne connaissent généralement qu'une diffusion assez limitée géographiquement.
* Ce n'était qu'une question de temps avant que la série turque Muhtesem Yüzyil soit adaptée (ce qui explique la photo ci-dessus). Quand on tient un succès pareil, on ne le laisse pas s'échapper ! C'est le cas de l'Egypte, où le réalisateur Enas El Deghedi, coutumier du cinéma, a annoncé son premier projet pour la télévision, avec Mustafa Muharam au scénario. On peut se demander comment un biopic d'une figure historique turque aussi importante peut être adaptée par un autre pays, il faudra donc s'armer de patience pour avoir (peut-être) une chance de voir ce que ce projet donnera.

Isabel

- ESPAGNE :

* Canal+ Espagne se motive sur la fiction nationale. Après avoir commandé quelques projets originaux. En 2011, la chaîne avait commandé deux séries : un drama, Crematorio, et une comédie/dramédie, Qué fue de Jorge Sanz (qu'on avait évoqués sur SeriesLive, si vous m'y lisiez à l'époque). Les deux séries étaient clairement inspirées par les formats américains : Crematorio avait par exemple des épisodes de 45mn, alors que le 70mn est la norme sur les chaînes espagnoles. Mais depuis ? Depuis pas grand'chose, en-dehors de la diffusion de séries américaines telles que Boss, Girls, True Blood, The Newsroom (depuis ce mois-ci), ou encore Boardwalk Empire (la 3e saison démarre en Espagne ce samedi). Mais la chaîne n'a pas dit son dernier mot en matière de fiction espagnole, et commande cette fois une série documentaire similaire à celle de PBS, America in Primetime (diffusée par Canal+ Espagne en janvier dernier). España en serie, ce sera le nom de cette émission, sera composée de 4 rendez-vous de 50mn revenant sur l'histoire de la télévision espagnole, avec des images d'archive et des entretiens avec des réalisateurs et acteurs espagnols. Ca sera intéressant à regarder, si jamais les videos nous parviennent (et encore plus si on trouve le moyen d'avoir des sous-titres). En ce qui concerne les projets de fictions originales, Canal+ Espagne n'est d'ailleurs pas totalement en reste, car elle a bouclé au printemps le tournage de Falcón à Séville, en co-production avec ZDF en Allemagne et Sky Atlantic au Royaume-Uni.
* Bon et puis, ça y est, c'est officiel : Antena3 a annoncé hier que cette fois, la fusion avec laSexta, c'était sûr et certain ! Tellement sûr et certain que la fusion sera effective le 1er octobre... La chaîne a donc accepté les conditions qui lui ont été soumises cet été par le Gouvernement espagnol (pour un résumé des épisodes précédents, direction l'un des précédents world tours). C'est la seconde grande fusion de ce genre en Espagne, après qu'en décembre 2010, Cuatre ait fusionné avec Telecinco, du groupe Mediaset. Outre les chaînes publiques, le panorama espagnol sera donc, à partir de lundi, dominé par deux grands groupes de télévision : le groupe A3 d'une part (incluant Antena3 et maintenant laSexta) et Mediaset de l'autre. A eux deux, ces groupes représenteront 85,5% du marché...
* Puisqu'on parle de Telecinco, mauvaise nouvelle pour Familia, la comédie qu'elle préparait. Le tournage a été interrompu afin de procéder à une réorientation, la chaîne n'étant pas du tout satisfaite des épisodes tournés jusqu'à présent. Pour ne rien arranger, la comédie La que se avecina, qui doit entamer sa 6e saison lundi, a causé quelques soucis à la chaîne alors que le premier épisode a leaké sur internet. Voilà donc Telecinco en guerre contre le piratage, la chaîne ayant annoncé qu'elle avait tracé le site d'origine du fichier sur internet ("un site qui propose déjà des programmes de plusieurs chaînes"), et que les choses n'allaient pas en rester là. Reste que pour le moment, la grande inconnue c'est : comment ce site a réussi à se procurer une copie de l'épisode en avant-première... il se dit que l'épisode, mis sur les serveurs du service de VOD Mitele, aurait tout simplement été récupéré par un petit malin.
* Du côté du public, place à notre désormais habituelle constatation des dégâts. Déjà, les choses vont très, très mal pour TVE en ce qui concerne sa comédie Stamos Okupa2. Le sitcom familial a démarré le 14 septembre avec des audiences lamentables (8,8% de parts de marché),suivie d'un deuxième épisode encore plus bas (5,4% de parts de marché). Alors, cette semaine, la comédie bascule dans la case du vendredi soir à 00h45, parce que ça va bien, hein. Je ne voudrais pas m'avancer mais je crois que Stamos Okupa2 n'aura pas de saison 2. D'autant que la série est vraiment affublée de tous les maux : l'un des responsables de Canal9, Toni Beltrán, prétend que c'est lui qui a pitché la série à TVE en 2009, et que l'idée avait été alors refusée par la chaîne, avant de finalement lancer le projet Stamos Okupa2 sans lui. A vrai dire, vu les résultats, il n'y a pas de quoi se vanter, mais maintenant l'affaire va aller en justice. C'est un peu ce qui s'est passé pour Toledo. Vous vous souvenez de Toledo ? Les spectateurs espagnols non plus. Stamos Okupa2 est le premier projet de comédie produit en in-house par la chaîne publique depuis Paco y Veva, en 2004.
* La chaîne publique a dû faire une croix sur la telenovela Amar en tiempos revueltos. On se souvient que TVE rencontre d'énormes difficultés financières, et ne peut payer les droits de diffusion de nombreuses séries qu'elle a pourtant commandées. La série, dont le tournage s'était mis en stase, va finalement atterrir en janvier 2013 sur Antena3. Les ennuis de TVE sont loin d'être finis, puisque la chaîne pourrait subir l'an prochain une coup de 50 millions dans son budget.
* Allez, une bonne nouvelle quand même : sur la chaîne publique, il y a aussi des succès ! En témoigne Isabel (en photo ci-dessus), la fameuse série historique qui a failli croupir à jamais dans un tiroir de la chaîne et qui, finalement voit ses audiences rester stables... voire même augmenter : après un premier épisode à 20,1% de parts de marché (3,52 millions de spectateurs), et un deuxième à 20,2% (3,73 millions), le troisième épisode de la série, diffusé lundi, a totalisé 20,3% des parts de marché (3,88 millions). Avec ce genre de scores, la série s'impose comme le leader de la soirée. Alors, ça valait pas le coup de la diffuser, cette fiction ? A ce stade, la chaîne publique doit même se mordre les doigts d'avoir loupé le coche pour une deuxième saison.
*  Un petit mot, enfin, sur Polseres Vermelles, la série catalane qui a fait l'évènement cet été sur Antena3, s'est achevée avec 11,7% de parts de marché (2 millions de spectateurs) pour son 13e et dernier épisode. Certes les audiences de la série ont baissé au cours de l'été (la série avait démarré avec 17,8% de parts de marché, soit devant 3 millions de curieux), mais elle reste tout de même l'un des gros succès du hors-saison en Espagne, prenant à vrai dire tout le monde par surprise, y compris chez Antena3 où on pensait simplement diffuser un petit truc vite fait pendant l'été. En-dehors de ses deux derniers épisodes, la série catalane (la première diffusée à l'échelon national) avait été le leader de sa case horaire cet été. L'aventure de Polseres Vermelles ne s'arrête pas là : outre une deuxième saison en préparation, située deux ans après la première (Albert Espinosa, le créateur de la série, a évoqué son objectif d'avoir en tout 5 saisons, chacune séparée de 2 ans), la série catalane sera également diffusée aux USA par le network hispanophone V-me. Les droits auraient également été vendus à des chaînes au Mexique, en Finlande et en Corée du Sud ! Et alors, ce projet d'adaptation Red Band Society, ça avance, Martha Kauffman ?

DekhBhaiDekh

- INDE :

* Pas tous les jours facile de produire une campagne pour expliquer le passage au numérique au plus grand nombre ? Challenge accepted. En Inde, les chaînes ont toutes diffusé 2mn de noir complet pendant trois jours, ce mois-ci, à 19h58, 20h58 et 21h58, avant de montrer un message d'information "Go digital or go blank" (et son équivalent en hindi). Problem solved.
* En 1993 apparaissait Dekh Bhai Dekh, une série diffusée par la chaîne publique Doordashan. Rien que de très classique : un sitcom familial montrant les tribulations de la famille Diwan, une maisonnée multigénérationnelle. La chaîne publique envisage de produire un remake dans les 6 prochains mois, et est actuellement en pourparlers pour ressuciter l'une des comédies les plus populaires de son temps avec le producteur d'origine, Anand Mahendru. En 2009, une sorte de film spin-off avait connu une sortie en salles.

PRICELESS

- JAPON :

* Si au Japon, il n'est plus rare qu'une série fasse son comeback sur les petits écrans après quelques années d'absence, cette fois-ci, on a échappé à une nouvelle saison d'un succès passé. Mais de justesse. La série d'enquêtes Galileo va en effet revenir début 2013... mais au cinéma. Rappelons que Galileo est l'adaptation de romans de Keigo Higashino (le même dont les écrits ont servi de support à l'anthologie Higashino Keigo Mysteries sur Fuji TV cet été), et a donné, outre une série en 2007, un téléfilm (ou "SP") en 2008, et enfin un film sur grand écran en 2008 également. L'acteur et chanteur Masaharu Fukuyama reprend une fois de plus son personnage de Manabu Yukawa, un professeur d'université au don d'observation hors du commun, même si évidemment il est insupportable au quotidien. Rappelons encore qu'au Japon, quand une série a du succès, elle devient un film, et si le film a du succès, il redevient série. Prudence, donc...
* Juste un petit mot pour vous prévenir que je prépare comme d'habitude mon traditionnel récap de la saison nippone, et qu'on verra les détails des séries qui s'apprêtent à débuter sur les écrans japonais. D'après mes estimations et sachant que je ne suis pas dispo samedi (mon post quotidien sera d'ailleurs programmé à l'avance, j'en profite pour le glisser l'air de rien), ce récap devrait être en ligne dimanche. On y parlera entre autres de la nouvelle série de Takuya Kimura, PRICELESS (en photo ci-dessus) qui a déjà été évoquée précédemment dans ces colonnes.

LaTeniente

- MEXIQUE :

* Les chaînes hispanophones investissent le créneau de la websérie. Televisa (au Mexique) et Univision (aux USA) vont en effet lancer le 29 octobre prochain la toute première webnovela, intitulée Te Presento a Valentín. Pourtant, en dépit de son appellation rappelant la formule des telenovelas, cette nouvelle série aura un format assez classique pour le support web, avec 15 épisodes de 6 minutes chacun, mis en ligne en parallèle sur les sites d'UVideos et Televisa.
* Tournée l'été dernier, la série La Teniente (en photo ci-dessus) débarque le 1er octobre sur la chaîne TV Azteca. La série raconte l'histoire d'une femme lieutenant (si-si !) travaillant dans la Marine mexicaine, avec María Fernanda Yepez (Rosario Tijeras...) dans le rôle principal. Les 24 épisodes de la série ont été conçus pour s'appuyer sur des histoires vraies, comme c'est le cas pour Paramedicos, qui a démarré sur Once TV le mois dernier, et comme ça l'a été pour El Equipo. A la différence de ces séries, TV Azteca n'a eu recours à aucun financement de l'Etat, et notamment de la part de la Marine (je sais pas si c'était clair dans ma news...). Bon alors, faut pas pousser, l'armée mexicaine a tout de même prêté des équipements (des bateaux, des avions, ce genre de petites choses) et des lieux de tournages pour faciliter la production de la série. Diffusée sur la même chaîne dans le cadre du projet Azteca Series, La Teniente est considérée comme un spin-off officieux de la série Drenaje Profundo, diffusée en octobre 2010 au Mexique, et à l'automne de l'année dernière par France O.
* Enfin, HBO Latino commence à parler de sa série mexicaine Señor Avila, une série en 13 épisodes sur laquelle elle communiquait assez peu jusqu'à présent. Ecrite par les frères Walter et Marcelo Slavich (déjà auteurs d'Epitafios), la série raconte l'histoire d'un père de famille qui exerce la profession d'agent en assurances... ainsi que celle, en parallèle, de tueur à gages. La date du 13 janvier prochain commencerait à être évoquée pour le lancement de la série sur les écrans d'Amérique du Sud.

NewZealandTelevisionAwards

- NOUVELLE-ZELANDE :

* Les New Zealand Television Awards, au nom plutôt transparent, seront remis le 3 novembre prochain à Auckland. L'occasion de parler des nominations, qui concernent un total de 46 catégories. Evidemment, on ne va s'intéresser qu'à la fiction... Attention, en Nouvelle-Zélande, les nominations sont courtes, avec en général 3 compétiteurs maximum dans chaque catégorie (bah oui, sinon il faut nommer tout le monde !). Dans la catégorie Meilleure comédie ou série de comédies (les programmes de non-fiction, y compris les évènements unitaires, entrent en effet dans cette catégorie), on trouve la compétition humoristique 7 Days, le spectacle Wilson Dixon: The New Zealand Tour et, hourra, Hounds. Du côté du prix du Meilleur programme pour enfants/la jeunesse, ce sont Girl vs Boys (une dramédie qui s'autoproclame "romantic whodunit" dans laquelle une adolescente enquête sur la raison pour laquelle le couple le plus populaire de la ville s'est séparé), le programme Let’s Get Inventin’, etThe Erin Simpson Show (une compétition sportive entre 30 écoles du pays) qui se disputent le titre. Pour la Meilleure série dramatique, enfin, on trouve la première saison de Nothing Trivial, la saison 4 de Go Girls, et Underbelly: Land of the Long Green Cloud.

MoederikwilbijdeRevue

- PAYS-BAS :

* Rendez-vous le 8 octobre prochain sur Ned1, pour découvrir la série Moeder Ik Wil Bij de Revue, une fiction historique se déroulant pendant les années 50. A la fin de la guerre, Bob, un ancien soldat, revient dans sa famille, constituée par son père Jacob et ses quatre soeurs. Si de son côté, le pays connait un boom de la consommation, il n'en est rien pour la petite famille, qui est toujours sans le sou. Mais lorsque le cousin de Bob l'invite à assister au spectacle de musichall qu'il dirige, notre ex-militaire a soudain une épiphanie : il va rejoindre la revue ! ...Et c'est pour qui la bande-annonce ?

TaGordin

- USA qui fait faire ses devoirs par les copains :

* Dans le world tour du jours, les adaptations de séries étrangères en cours de développement aux Etats-Unis comptent : le thriller israélien Ta Gordin (on l'a dit), le drama mexicain Terminales, la série britannique Pulling, et j'en oublie probablement.
* Hulu a décidé d'acquérir les droits de la série australienne The Straits ; rappelons qu'en France, c'est Sundance Channel qui a acquis les droits de la série.

GameofThrones

- EVENEMENT :

* Si vous êtes en Irlande (ou que vous pouvez y aller) les 5 et 6 octobre prochains, le Galway Film Centre organise pour la deuxième année consécutive "Talking TV Drama", sur l'écriture de séries dramatiques (sans rire). Y sont prévus différentes rencontres, sur l'état de la fiction en Irlande mais aussi sur la fiction scandinave, et la série à l'honneur est Game of Thrones (...tournée en partie en Irlande, ceci expliquant cela).
Voici une liste (non-exhaustive) des scénaristes qui y seront présents : Hans Rosenfeldt (Bron/Broen), Richard Cottan (Wallander UK), Tom Farrelly (Raw), James Moran (Torchwood), Declan Croghan (Waking the Dead), Bryan Cogman (Game of Thrones)... Plus d'infos sur le site du Galway Film Centre.

SON

- DIVERS :

On finit sur une info qui donne à réfléchir... Le groupe suédois SVT a décidé de faire l'acquisition de sa toute première série turque, SON, l'histoire d'une femme à qui on apprend que son mari est mort dans un accident d'avion, mais qui se demande s'il n'a pas en réalité disparu, étant donné qu'on refuse de lui restituer le corps et que rien n'indique qu'il soit monté à bord de l'appareil. Ce thriller est la première fiction turque à être diffusée en Europe occidentale ; les épisodes seront diffusés en primetime à partir de janvier par SVT (soit un an après son lancement sur la chaîne turque ATV, comme en atteste le Pilot Watch puisque SON était l'une des séries turques que j'ai guettées la saison dernière).
Pour ma part, je suis impressionnée (et c'est ce qui explique que, même si je parle rarement des acquisitions d'un pays à l'autre, j'évoque celle-ci). Imaginez : en pleine Scandiwave, SVT pourrait très bien se reposer sur la proportion fiction anglophone/fiction locale de sa grille ! Mais non, elle décide d'aller chercher des séries en Turquie (effectivement en plein boom elle aussi depuis quelques années). J'admire le fait que SVT ne se repose pas sur ses lauriers et tente quelque chose de ce genre, à plus forte raison avec un thriller et en primetime (il aurait été tellement facile d'opter pour un soap, comme cela se passe souvent pour les telenovelas, alors reléguées dans une case secondaire). Il faudra vraiment surveiller les audiences de cette expérimentation... je me demande si ça va prendre dans d'autres pays européens ?
Accessoirement je suis étonnée de n'avoir jamais lu qu'une chaîne allemande faisait ce genre de tentative ; vu la taille de la communauté turque en Allemagne, ç'aurait pourtant du sens. Personnellement je n'avais pas trop été bluffée SON (moins qu'avec Uçurum, à laquelle j'avais dédié une review de pilote), mais bon, ça ne diminue en rien le mérite de cette acquisition. Il est cependant bon de noter qu'à l'origine, la série est constituée de 25 épisodes de 90 minutes, mais que SVT2 (puisque c'est cette chaîne du groupe qui en a fait l'acquisition) optera pour un format de 50 épisodes d'une demi-heure, en quotidienne. 50 épisodes sur les bras, c'est un sacré défi ! (mais si je sais encore compter, ça implique de sacrées coupes, non ?)
Des nouvelles de ce genre, on pourrait bien en entendre d'autres dans les prochains jours, à mesure que le MIPCOM se rapprochera. Le grand rendez-vous de la fiction internationale se tiendra en effet entre le 8 et le 11 octobre à Cannes.

Ah, si, encore une chose, pour ceux qui ne l'ont pas lu quand j'ai RT l'info sur Twitter : Äkta Människor va sortir en DVD au Royaume-Uni ! Merci qui ? Merci Nordic Noir !

Voilà, promis cette fois, c'est fini !
Alors, la traditionnelle question : quelles sont les infos qui ont le plus piqué votre intérêt/curiosité aujourd'hui ? Ah je vous avais prévenus, il y a de bonnes choses...

Posté par ladyteruki à 22:24 - Love Actuality - Permalien [#]

05-09-12

L'âge de cristal

Kristallen

Hier soir se tenaient les Kristallen, les récompenses de la télévision suédoise. Ouais, un mardi, apparemment. 'Me demandez pas.

Comme chaque cérémonie de ce type, et à plus forte raison en pleine vague scandinave, c'est évidemment l'occasion pour nous de relever les noms des séries qui feront bientôt parler d'elles à l'étranger également (si ce n'est pas déjà le cas !). Mais ce peut aussi être l'occasion pour les téléphages les plus curieux de jeter un oeil aux autres séries suédoises, vous savez, celles qui, si elles ne bénéficient pas de la même exposition, n'en sont pas moins remarquables.
A noter qu'apparemment, les Kristallen ne récompensent que des objets télévisuels (séries, émissions, documentaires...) et pas les personnes, à l'exception de deux pris pour les nouveaux présentateurs (hommes et femmes séparément, donc).

Du coup, pour connaître le scénariste le plus aimé de Suède ou l'actrice la plus bluffante, il faudra le vérifier par vous-mêmes, mais vous n'aurez pas de réponse venant de Svenska tevepriset, la fondation qui réunit les différentes chaînes à l'origine de ce prix.

* Programme humoristique de l'année
Cette catégorie regroupe aussi bien les séries comiques que les programmes de divertissement.

Étaient nommés :
- Högklackat (sur SVT), une série à sketches de 8 épisodes d'une heure destinée à renverser les clichés sur les femmes.      
- Karatefylla (sur TV6), une comédie à sketches totalement absurde et loufoque dans le monde du travail.
- Kontoret (sur TV4), qui, comme les lecteurs de ce blog le savent bien, un spin-off de la série Solsidan ET une adaptation de The Office deux en un.
- Partaj (sur Kanal5) une émission humoristique à la Saturday Night Live.    
- Starke man (sur SVT), une comédie dans laquelle le maire de la ville élue "plus ennuyeuse de Suède" décide de reprendre sa bourgade en main.

C'est Partaj qui l'a emporté, alors que Kontoret partait bon favori.

Partaj

* Programme pour la jeunesse de l'année
Là encore, il n'était pas nécessaire d'être une fiction pour figurer au palmarès.

Étaient nommés :
- APTV med Zillah och Totte (sur TV4) un talk show présenté par un ventriloque et sa marionnette chimpanzé.     
- Blomma blad en miljard (sur UR), une comédie éducative où un superhéros utilise les maths. Juré.
- Gabba Gabba (sur SVT), une émission de sketches pour enfants  
- Labyrint (sur SVT), un jeu situé dans un univers fantastique
- Tjuvarnas jul (sur SVT), un Julkalender de Noël dernier

C'est l'immensément populaire série Tjuvarnas jul qui a reçu le prix hier.

TjuvarnasJul

On en vient enfin à la catégorie que vous attendez tous... Et je dois dire que je ne suis pas déçue, vous allez tout de suite comprendre !

* Série dramatique de l'année :
Outre les séries et mini-séries, les docudramas étaient également éligibles.

Étaient nommés :
30° i Februari (sur SVT), une série dramatique sur des Suédois qui s'expatrient en Thaïlande.
Bron/Broen (sur SVT), la fameuse série policière à mi-chemin avec le Danemark.
Extreme places with Björnulf (sur UR), un docudrama sur les voyages de Björnulf, un présentateur/aventurier qui s'interroge sur la géographie et la nature dans des endroits aussi civilisés que les déserts ou les volcans.
Hinsehäxan (sur SVT), un biopic diffusé sur la forme d'une mini-série sur une      
Wallander (sur TV4), les nouvelles aventures de l'un des enquêteurs les plus célèbres de la fiction scandinave.

Gloire, cent hourras, et lâcher de ballons pour la série 30° i Februari, à laquelle le prix a été décerné !

30grader

Je ne vous cache pas que j'ai une énorme envie de me refaire une intégrale de la série 30° i Februari (en plus, vu que je regarde en VOSTM, le second passage devrait me permettre de mieux comprendre certaines scènes), que je n'attendais qu'un prétexte pour me relancer là-dedans, donc attendez-vous d'ici quelques semaines à un bilan en bonne et due forme (j'ai quand même pas mal de pilotes à reviewer avant). Admettez que quand une série est considérée meilleure qu'un succès international comme Bron/Broen, ça rend curieux, non ? Même pas un peu ?
Mais mieux encore, si vous le voulez, je peux reviewer le pilote de Hinsehäxan que j'avais vu rapidement lors de sa diffusion, et on pourra en reparler, même si on l'a déjà brièvement évoqué dans ces colonnes. Un biopic dans les années 60, ça nous changera des thrillers et autres enquêtes ; une bonne façon de mettre à mal une fois de plus les clichés sur les fictions scandinaves ! Il suffit que vous me le demandiez !

Vous remarquerez aussi que parmi les oubliés de ce palmarès, Äkta Människor brille par son absence. C'est décidément difficile pour les séries de science-fiction de se faire remarquer lors de récompenses généralistes, quel que soit le pays...

Posté par ladyteruki à 19:42 - Love Actuality - Permalien [#]

12-04-12

Plaisirs d'hiver

ErikWinter_DefinitiondeCool

Quatre jeudis s'approchant de la perfection téléphagique viennent de passer. Kommissarie Winter vient d'achever sa diffusion sur arte, et, je l'ai dit et je le répète, cette chaîne mérite à elle seule le montant de ma redevance en ce moment. Qu'il s'agisse de Borgen, ou d'East West 101 (mais on va forcément en reparler), de The Slap ou encore d'Äkta Människor, acquises par la chaîne en ce début d'année, arte est LA chaîne de la découverte téléphagique par excellence. Ce serait moi qui déciderais de ses achats que je ne choisirais pas autrement. Mon Dieu qu'on se régale. Nan mais je dis pas souvent du bien de la télévision française, alors il fallait que ma déclaration d'amour à cette chaîne soit claire nette et précise. Cette déclaration n'a rien de nouveau mais souffrez que je me répète, d'autant que la chaîne bosse vraiment dur pour nous surprendre tout en saissisant l'air du temps.

Avec Kommissarie Winter, qui clairement n'avait pas bénéficié du même plan de communication que Borgen (et qui, à l'approche des élections, n'avait pas vraiment d'argument d'actualité pour attirer du monde), arte n'a pas forcément emporté l'adhésion massive du public, mais pour le téléphage exigeant, ce que nous espérons être dans les parages, il y avait de quoi être comblé. C'était de la qualité, indéniablement.
Eh oui, une nouvelle fois, je m'apprête à jeter des fleurs à Kommissarie Winter, l'une des rares séries policières pour lesquelles j'en redemande (fait quasiment unique, en réalité), mais la série le mérite. En huit épisodes racontant seulement quatre enquêtes, on a eu l'occasion de méchamment prendre notre pied. Je m'apprête à vous expliquer pourquoi parce que je sens bien que vous n'étiez pas religieusement positionné devant votre écran le jeudi soir. Et je vous en veux presque pas pour ça.

Parce que Kommissarie Winter n'est pas facile d'accès. Quand, le mois dernier, la série s'est ouverte sur un enchaînement de séquences quasiment dénuées du moindre dialogue pendant plus de 5 minutes consécutives (c'est long en télévision), forcément, on sentait qu'on n'était pas dans Les Experts Göteborg. L'efficacité était hors de question depuis le départ : les silences, les plans contemplatifs appuyés, tout ça n'est pas vraiment la manifestation d'une série grand public. Mais même si cela peut paraitre un peu surprenant quand on est habitués à ce qui est devenu le cahier des charges de la plupart des séries policières populaires de ces dernières années, il est bon d'insister. De se laisser porter. D'accepter de monter avec Winter dans sa bagnole et de le suivre le long de ce pont qui est le début d'une grande aventure...

Tout l'art de la série, au travers de 4 enquêtes, sera de se montrer d'un esthétisme parfait sans jamais sacrifier son contenu. La série joue sur la lumière plus que la couleur, souligne des sens improbables comme le toucher, reste d'une immense modération en matière de musique (le thème principal de la série sert également d'insert song, et en dehors de celui-ci, toute utilisation perceptible de la musique a forcément du sens)... bref, on expérimente la série au plus près, au lieu de simplement lui donner l'apparence d'un produit bien pensé. L'idée motrice qui est à l'origine de ce délicat résultat, c'est la volonté de toujours tout voir avec les yeux d'Erik Winter (énorme travail sur les yeux de Magnus Krepper pour nous faire adopter son regard), et de nous inviter à ressentir également les choses avec lui : la musique qui va l'obséder, la pluie qui va le tremper, le relief d'un papier-peint qui va l'intriguer...
Cela donne un résultat à la fois d'une grande poésie, parfois même morbide au besoin, ainsi que quelque chose de très intime aussi bien dans le partage des émotions du héros que dans l'expérience qu'on fait de la série, mais aussi un outil formidable pour suivre l'enquête. D'ailleurs, quand des collègues de Winter prennent le relai d'une partie d'une affaire donnée (Fredrik dans le premier cycle, Lars dans l'avant-dernier), le principe sera réutilisé afin de personnifier au maximum le travail exécuté par les policiers (ou leur vie privée, le cas échéant).

La vie privée de Winter tient d'ailleurs un grand rôle dans la série. En à peine 4 enquête, ça a même de quoi surprendre. On entre dans son intimité avec l'impression que son monde (son épouse, leurs deux filles) devrait être un refuge, mais est aussi très vulnérable au "dehors". Il y a un véritable contraste, souligné par le fait qu'aucune scène en famille n'est totalement abandonnée à l'innocence ; je vous l'avais assez bien retranscrit lorsque je vous avais parlé du pilote. Et ça s'exprime ensuite de façon variée, mais avec toujours l'impression qu'il y a la famille d'une part, et la menace de l'autre.
En fait, en l'espace de 8 épisodes, Kommissarie Winter va même s'amuser à jouer de ce principe. On prend vite l'habitude de voir Winter lui-même lier sa vie personnelle et/ou son passé à son enquête (quitte à être proprement imbuvable chez lui ou mettre méchamment en danger sa santé mentale, comme lorsqu'il fait des efforts désespérés pour se rappeler d'une enquête sur laquelle il a travaillé lorsqu'il débutait sa carrière). Si bien qu'à un moment, excédé, le spectateur regarde la troisième enquête en se disant "nom d'un chien, mais c'est encore lié à Winter ?!" et pas du tout. Comment ces gens, en 4 enquêtes, ont réussi à créer des fausses pistes de ce genre, en exploitant les traits de son personnage pour nous conduire à tirer des conclusions hâtives, relève du génie.

ErikWinter_Nuit
Mais ce qui est encore plus impressionnant, c'est la subtilité que Kommissarie Winter déploie lorsqu'il s'agit du sujet-même de ses enquêtes. Ainsi, la première affaire soulèvera des questions relatives à l'immigration, la place de la femme, l'extrêmisme, la vie dans les quartiers défavorisés, etc... mais la série se contente juste d'attirer notre attention sur un sujet. Elle ne le traite pas. Elle n'en disserte pas. Pour se faire un avis, aucun personnage ne va commencer à porter de jugement sur ci ou sur ça ; Winter se contente de poursuivre son obsédante quête de l'explication (pas vraiment la vérité, d'ailleurs, juste l'explication qui lui permet de comprendre pourquoi le crime a eu lieu), ouvrant des portes pour le spectateur qui peut décider soit d'y jeter un oeil et d'y découvrir des tas de choses intéressantes, ou d'en faire l'abstraction pour se contenter de l'enquête. Pas de leçon de morale.
Quand un personnage a été violé, on ne parle pas de viol, on montre le crime (avec une retenue la plus digne possible sans sacrifier l'émotion). On ne cherche pas ensuite à appuyer en disant que le viol c'est mal. On espère que les spectateurs, s'ils n'en étaient pas arrivés à la conclusion eux-mêmes, ont au moins su lire dans les yeux de Winter tout le mal qu'il pensait de cette sordide affaire.
C'est certainement ce qu'il y a de plus reposant dans Kommissarie Winter : cette façon de nous donner l'impression de faire l'expérience des enquêtes sans jamais en expliciter les tenants et les aboutissants. Et c'est sans doute aussi ce qui explique que Kommissarie Winter ne deviendra jamais un succès d'audiences international. La série ne peut s'apprécier entre deux portes, et n'offre sans doute pas le même niveau de moralisation de la plupart des séries policières. Il faut savoir lire les silences. Tous les publics n'ont pas envie de cela, et ça se conçoit.

Quelques uns des décors de la série Quelques uns des décors de la série Quelques uns des décors de la série Quelques uns des décors de la série Quelques uns des décors de la série

Mais pour les spectateurs qui feront l'effort de se plonger sans peur dans les silences, et les plans montrant un Winter dubitatif tentant de mettre de l'ordre dans ses pensées, la récompense est sans égale. Kommissarie Winter est un véritable bijou, plein d'émotions, plein de pistes de réflexion, plein de simples merveilles dont on se régale entre deux scènes sans concession, parfois violentes, parfois stressantes, parfois très graphiques, parfois choquantes par leur pouvoir de suggestion.
Car la capacité de Kommissarie Winter à vous donner l'impression d'être Erik Winter est à double tranchant...

Posté par ladyteruki à 23:54 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-04-12

White April

Le Black March, ça ne vous aura pas échappé, est maintenant fini. Et tout le défi est de se remettre dans le bain. Déjà qu'il n'est pas forcément facile-facile de suivre un programme téléphagique dense et d'y inclure les nouveautés et/ou pilotes (surtout quand comme moi, on est bien volage en la matière), mais ajoutez à cela un mois de séries à rattraper et ça confine à la folie douce.
Mais agréable, alors on va pas se plaindre.

So far, so good. J'ai pu voir trois pilotes (GCB, Magic City et Bent dont je vous ferai le post si je me déteste), ce qui m'est déjà fort agréable. Il a également été plus rapide de récupérer mon retard sur des séries de format court, et je suis donc à jour avec Happily Divorced, Woodley (dont je suis désormais certaine de faire l'acquisition du DVD à un moment tant cette série est géniale) et House of Lies que je me suis dépêchée de rattraper pour être fin prête au moment du season finale, comme vous le savez. Sont également bien avancés mais pas encore totalement au point Suburgatory et Portlandia.
Rendons grâces au weekend prolongé qui s'annonce, puisque Äkta Människor et The Good Wife seront aussi au programme. On verra pour la suite. Faut quand même avouer qu'il y a du monde dans mon planning, à plus forte raison parce que j'ai bien l'intention d'achever mon Piemarathon (mais je n'ai pas envie de le faire en étant bousculée).

WoodleyCircusWoodley, le petit bijou

Au niveau des évènements de groupe, c'est-à-dire notre Ozmarathon et les séances du Smash Ensemble, on joue pour le moment avec les disponibilités donc ça me fait gagner du temps, si je puis dire. Ce sont des moments conviviaux que j'ai hâte de retrouver, pourtant.

En plus de tout cela, mes intentions téléphagiques sont de reprendre un peu l'exploration des séries britanniques : j'ai un pilote de Sherlock qui n'attend que ça, et j'ai également mis de côté Call the Midwife. On verra bien ce que ça donne mais ça me fera du changement, ça fait depuis la fin de l'année dernière que je n'ai pas eu de coup de coeur pour une série britannique, et ça fait long.
J'ai aussi fait mon marché et déniché une intégrale de saison 1 d'une série française à 3€ à la FNUC, je n'ai jamais vu la série ni d'Eve ni d'Adam (elle n'a à ce jour jamais été mentionnée sur ce blog), et j'ai hâte de pouvoir la déshabiller de son film plastique et tester ce qu'elle vaut. Saurez-vous deviner de quoi il s'agit ?
Si on ajoute la préparation du SeriesLive Show, qui est toujours l'occasion de se rajouter des visionnages en plus (je vous mitonne d'ailleurs un bilan de série pour vendredi, vous m'en direz des nouvelles)... je ne chôme pas, et j'adore ça !

En somme, le mois d'avril est vraiment un moment de joie, de bonheur, de retrouvailles et de petits poussins. Vous saisissez l'idée générale, quoi.
L'une des conséquences indirectes et, ma foi, insoupçonnées du Black March, c'est que je me lance à corps perdu dans plein de séries de toutes parts, pour rattraper ce que j'ai manqué, et que je m'éclate. Je ne doute pas qu'il y aura des conséquences moins positives (certaines séries vont finir abandonnées au bord de la route faute de temps, c'est prévisible) mais pour l'instant, c'est que du bonheur.

Posté par ladyteruki à 23:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]