ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

10-07-07

Addy McBeal !

Elle est un peu plus rousse, elle s'est remplumée, elle n'a pas de chiottes mixtes où passer ses journées, mais à n'en pas douter, elle est de retour : Ally McBeal connaît une nouvelle incarnation !

Pour tous ceux qui attendaient (au tournant) le spin-off de Grey's Anatomy, je me veux ici rassurante : Private Practice n'aura pas grand'chose en commun avec la série qui l'a vue naître, non, elle tient tout d'Ally McBeal et c'est une drôlement bonne nouvelle ! Les blagues graveleuses, les rendez-vous au bar après chaque journée de travail, les coucheries et divorces au sein d'une même entreprise, des délires de toutes sortes et un personnage principal attachant et drôle à souhait, tout est là pour faire revivre ce classique des années 90 à la rentrée.

C'est en tous cas la conclusion que je tire de cette incursion que TF1 nous a permis de voir ce soir, et qui a certainement fait que je viens d'assister aux deux meilleurs épisodes de la saison.
C'était d'ailleurs assez flagrant de passer des dialogues mous et sans substance à Seattle, à ceux, légers et rythmés de L.A. ! Le contraste était saississant, comme si c'était déjà une série bien à part avec d'autres scénaristes, d'autres dialoguistes... Ajoutons à cela que le cast est simplement parfait (crotte au remplacement de Merrin Dungey d'ailleurs... mais bon, s'il n'y a que ça qui change à l'arrivée de Private Practice, alors c'est pas si grave) et qu'en Californie, on voit la vie en couleurs (ce qui est loin d'être le cas à Seattle où tout est délavé et bleuâtre...).

Bref je suis plus enthousiaste que je ne l'ai jamais été pour ce spin-off, je partais avec l'a priori que Private Practice allait être une odieuse vache à lait mais au contraire, le rejeton a plus de piquant que la maman. C'est donc avec deux fois plus d'impatience (mais cette fois, entièrement positive et sans arrière-pensée) que je vais guetter l'arrivée du pilote de cette série si prometteuse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Private Practice de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:44 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

06-07-07

Nine Lives

Ce week end, je n'avais pas le net, alors pardonnez le retard... Pourtant il s'est passé quelque chose ! Ce week end, j'ai découvert The Nine !!!

Même quand on cagoule en avant-première, il faut parfois faire des choix. Depuis deux ans, j'ai tellement de mal à suivre le rythme que, hélas, j'ai appris à faire des choix. En l'occurence et si je me souviens bien, je crois que c'est Heroes qui a fait une queue de poisson à The Nine, et je suis passée à côté de cette série lorsqu'elle est apparue.

Alors, voilà ce que j'en aurais dit il y a plusieurs mois : GENIAL !!! Un peu d'action (pas trop), mais surtout d'excellents personnages, des intrigues intriguantes (sic), et de très bons éléments comme par exemple le lien étrange qui se tisse entre les ex-otages... Tout ça m'a beaucoup plu.

Oui, mais voilà. Toute à la pointe que soit France 2 qui s'est montrée plutôt réactive sur ce coup-là, The Nine n'est plus une bonne série, c'est une série annulée. Alors voilà ce que j'en dis aujourd'hui : pourquoi regarder une série dont on sait qu'on ne connaîtra pas la fin ? Pourquoi se poser les questions qu'on veut que le spectateur se pose (pourquoi un tel volte-face de la part de Lizzie ? pourquoi Felicia a perdu la mémoire ? pourquoi se sent-elle si proche d'un des braqueurs ? et j'en passe...) si on sait qu'on n'aura pas les réponses ?
Aussitôt le second épisode achevé, la tension retombée, j'ai instinctivement pris de la distance avec la série. C'était pour mon bien. Oui, elle est bien, mais j'hésite à regarder la suite.

Evidemment, loin de moi l'idée de blâmer France 2 à ce sujet puisqu'il y a de fortes chances que la chaîne ait fait l'acquisition de la série avant même qu'elle soit annulée... difficile de lui reprocher de ne pas garder la série dans ses cartons (surtout qu'elle est bonne. Pas extraordinaire, ce n'était pas la série du millénaire, mais ça restait très bon) non plus. On va quand même pas demander aux chaînes de se tirer dans le pied !
Mais il reste que cette diffusion met la chaîne comme le spectateur dans l'embarras (pour des raisons différentes, of course).

Finalement, j'aurais suivi The Nine de façon extatique si j'avais cagoulé dés la première diffusion, et c'est même là toute l'ironie, c'est qu'elle aurait quand même été annulée, et j'aurais été frustrée... Bref en gros, le résultat serait le même. Mais à présent mon enthousiasme est entamé, et j'hésite. J'ai vraiment aimé ce que j'ai vu, mais je sais que je serai aussi très déçue de ne pas avoir de véritable dénouement à cette série, et frustrée quand je verrai les épisodes avancer en sachant pertinemment qu'ils ne mèneront nulle part. Pour d'autres séries qui sont amputées trop tôt d'une fin de saison, ça n'est pas toujours grave, mais ici, la structure-même de la série est forcément mise à mal.

Ce doit être pour cela qu'aux Etats-Unis, ce genre de série n'est finalement jamais rediffusée, contrairement à la France (je me rappelle encore du traitement qui a été fait de The $treet, pour ne citer que celle-là). Pour ne pas entretenir la frustration.
Mais bon, peut-on décemment militer pour la réincarnation de cette série à la télévision, alors que justement on ne s'y attache pas pour les raisons énoncées plus haut, ce n'est pas très réaliste non plus...
Quel gâchis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Nine de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:41 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

28-06-07

Grey's Autopsy

Je ne reste pas longtemps. Après tout, inutile de chercher les mots pour dire ce que Speedu dépeindra à la perfection dans quelques posts, dés qu'il aura reviewé les épisodes de Grey's Anatomy de cette semaine. Ses résumés de la série sont en tous points conformes à ce que j'en dirais si j'avais son talent pour reviewer épisode par épisode. Donc, pour lire mon avis, lisez ses posts. Je ne suis pas toujours d'accord pour tout évidemment, mais pour Grey, on en est au même stade, à la virgule près. Et j'en profite pour dire que j'anticipe ces mêmes résumés avec délectation, même si je suis quasi-certaine d'en mouiller ma chaise tellement je vais être pliée de rire. Mais l'humiliation vaut le coup.
(Note : il est aussi la seule raison pour laquelle je lis encore des textes comportant les mots SMALLVILLE et LANA).

M'enfin quand même, je tenais à souligner le gâchis que c'est que d'avoir une série qui avait si bien commencé et qui aujourd'hui s'embourbe puissamment dans des intrigues soapesques et un ton de moins en moins équilibré entre comédie et dramaturgie. Il y avait de bonnes idées dans le cataclysme du ferry, notamment avec Karev, mais irrémédiablement elles se trouvent mises au second voir troisième plan pour pouvoir souligner les coucheries (qu'elles soient en suspens ou déjà à l'oeuvre). La plupart des personnages sont devenus des héros de sitcom tant ils sont inconsistants et ça me ferait rire si ce n'était pas si tragique (ou bien l'inverse).

Lorsque Christina, qui n'avait rien glandé de tout le double épisode sur la noyade de Meredith, s'est avancée pour aller la voir sur son lit de mort, et que c'est naturellement le moment que Grey a choisi pour revenir de l'au-delà (ce qui en plus était à peine prévisible puisqu'elle n'avait rien glandé en 1h30 !), j'ai su que rien n'allait plus, et que désormais, la série jouait à une variante de saute-moutons : saute-requins. C'est pathétique mais si même ce perso ne tient plus, qu'est-ce que je fais encore là ?

Bon allez, circulez ya rien à voir, ou peut-être que si après tout : je vais enfin redécouvrir qu'il existe d'autres chaînes que TF1 le mardi soir (France Télévisions et M6, c'est votre chance, cette série pique du nez, programmez quelque chose de valable en face !). Pour une fois que je ne déserte pas TF1 à cause de leur programmation mais bien d'une série sur laquelle il n'ont aucune influence créative, il faut tout de même le souligner, mais c'est quand même pas de bol. Quoique, la question reste entière : est-ce que la série me semblerait aussi risible si je n'en voyais qu'un épisode par semaine ? Bon allez on s'en fout, zou, moi, j'passe à autre chose. Je leur ai donné une demi-saison pour s'acheter une conduite, après tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais je ne saurais vous en blâmer à présent) : la fiche Grey's Anatomy de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:46 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

07-06-07

La démission du révérend Camden

D'accord, des guily pleasures où les larmes sont bradées et les rires sont bon marché, j'en ai des tas dans mes réserves, et j'en ai déjà abordés quelques uns ici, mais je n'avais pas encore osé lever le voile sur une de mes pêchés mignons : 7 à la Maison.

Pour ceux qui ne savent pas, 7 à la Maison est l'histoire de deux américains très moyens sûrs de leurs valeurs inébranlables ou presque, et qui décident d'élever un cheptel d'enfants très politiquement corrects qui assureront la survie de concepts aussi ineptes qu'archaïques. Ils commencent la série avec 5 enfants, mais comme les acteurs qui jouent les gosses, et qui grandissent, hélas, en ont vite marre de se faire bourrer le mou par leurs aînés, nos deux éleveurs conçoivent une nouvelle portée amenée à permettre aux mêmes intrigues de se reproduire avec quelques saisons d'intervalle. Le public de cette série-là ayant très peu de mémoire, ou la bonne grâce de faire semblant. Comme moi !

Bref, 7 à la Maison, c'est un peu une photographie d'un monde qui vit hors du monde mais qui essaye vraiment de faire ce qu'il peut pour croire, mais croire très fort, que vraiment, ils comprennent les problèmes de ce même monde, et qu'il y a de fortes chances pour que leur solution permette à chacun d'y vivre mieux. Alors que, répétons-le, ils ne connaissent pas le monde tel qu'il est, car le leur est infiniment aspetisé, et naturellement, stéréotypé à l'extrême. Parfois on se demande même si les scénaristes (un bien grand mot vu la teneur de certains épisodes, ne parlons même pas de bon nombre de dialogues) ne sont pas en train de se moquer de nous. Il m'est arrivé plusieurs fois de me dire "la vision à long terme de 7 à la Maison, c'est de démontrer que ces valeurs-là, elles ne tiennent pas dans la réalité telle qu'elle est, et au final ils vont céder". Mais force est de constater qu'avec les années, 7 à la Maison a tenu bon et n'a pas renié ses beaux principes, s'attachant, encore et toujours, à nous dire qu'avec une bonne dose de foi et en demandant conseil au révérend Camden, tout peut toujours s'arranger au plus près du politiquement correct.

Sauf que non.

Je n'avais pas regardé la série depuis quelques saisons, mais il y a trois semaines, je suis tombée sur la diffusion de TF1 qui, si j'en crois SeriesLive, est la saison 10. Que je regarde encore de temps à autres, parce que ça faisait un bail (je ne m'apesantirai pas sur les raisons qui font qu'une personne ayant tout de même un peu d'estime pour elle-même finisse par regarder assidûment les saisons 1 à 5 de cette série, ce serait revenir sur des années de thérapie qui m'ont permis d'occulter ce lourd passage de ma vie), et que quelque chose a attiré mon attention lorsque j'y ai glissé un oeil amusé il y a donc trois semaines environ.

Dans cet épisode, Ruthie était confrontée à une dure réalité (normal, c'est la structure régulière de cette série) : l'une de ses camarades ne mangeait pas à sa faim. Je vous épargne la scène en plan-séquence où plusieurs élèves du lycée de Ruthie expliquent sur un ton presque documentaire qu'eux non plus n'ont pas à manger et les conséquences que cela a sur leur vie d'ado (c'est dans ces cas-là qu'on regrette de n'avoir pas préparé de pop corn), je passe directement à la scène finale, que dis-je, le feu d'artifice final, où Ruthie, 16 ans et toujours le rôle de la gamine qui sait rien de la vie (rappelons quand même qu'à une époque elle allait dans une classe pour enfants très doués, mais bon, infantiliser c'est toujours de bon ton dans ce genre de séries bien-pensantes), demande à son père avec ses yeux de cockers (mais comme elle a 16 ans, c'est un cocker maquillé comme une voiture volée) : mais comment se fait-il qu'il y ait tant de gens qui aient faim alors que nous vivons dans un pays si riche ? Son révérend de père de lui expliquer : eh bien, oui, mais le monde est mal fait, ce n'est pas simple. Ruthie récidive : mais comment aider tous ces gens ? Papa révérend rétorque : eh bien, c'est difficile de les aider, tu comprends, parce qu'ils ont honte et qu'ils ne veulent pas que ça se sache et donc ils ne veulent pas qu'on les aide, alors tout ce qu'on peut faire c'est prier pour eux et espérer qu'un jour les choses soient plus faciles... (j'ai évité les guillemets car évidemment je ne me suis pas encombrée le cerveau avec les vraies répliques). Bref, frappée de stupeur, j'essaye d'assimiler ce que papa Camden vient d'expliquer à Ruthie : que les gens pauvres ne veulent pas qu'on les aide (bon alors je veux bien que l'assistanat aux States et en France ne soit pas du tout vu de la même façon m'enfin, ne pas vouloir être aidé, c'est pas pareil que d'avoir honte !), et que tout ce qu'on peut faire pour eux, tenez-vous bien, c'est prier ! Rien d'autre ! Peut-être un jour mais là, non, on reste tranquillement à la maison et on attend que les choses changent ! Je ne sais pas moi, que la faim dans le monde, ça n'existe plus. Voilà, c'est tout. C'est simple en définitive !

J'étais sciée. Le révérend Camden venait de déclarer forfait. Trop d'années dans son bureau mal éclairé avaient eu raison de son éternelle bonne volonté, sa croyance qu'on (enfin, surtout lui) peut toujours faire le bien, améliorer la vie des gens... C'était quand même pour cette même dose culottée d'espoir inébranlable que je regardais cette série ! Mais là non, le révérend Camden a rendu les armes. Mais bon, la journée avait été dure (vous avez peut-être remarqué que ces derniers temps, il ne se passe pas un épisode sans que la journée n'ait été dure ? Il vieillit ce pauvre homme) alors admettons.

Hier, je me cale les fesses devant un autre épisode, dans l'espoir de recevoir ma dose de pensées exagérément positives du jour. Hélas, encore une fois, chou blanc. Au menu du jour, un mari épouvantablement volage, un lycéen bientôt père indigne, et un enfant illégitime au bord du suicide.

Procédons par ordre : le mari épouvantablement volage, c'est le mari de Lucy (ne m'obligez pas à retenir aussi lesp rénoms des pièces rapportées), ex-flic devenu père au foyer après s'être traumatisé lui-même en se servant de son arme. Le gentil pôpa va aux réunions de mamans pendant que sa belle travaille à l'eglise avec son père (elle ambitionne en effet de devenir révérend elle aussi... c'est bizarre, papa Camden n'est jamais à l'eglise, il fait en moyenne deux offices par saison, ya déjà à peine du oublot pour un alors pour deux... mais admettons). Bien-sûr Lucy culpabilise comme une folle de ne pas passer plus de temps avec son bout de chou de fille (après tout sa propre mère à elle n'a jamais rien eu d'autre dans sa vie que ses gosses... je n'ai aucun souvenir qu'on lui ait expliqué un jour ou l'autre qu'il existait une alternative et qu'on pouvait être une bonne mère ET travailler). Et comme elle a un caractère de cochon, hypra-jaloux, depuis toujours, elle préfèrerait aussi ne pas être par monts et par vaux toute la journée et garder un oeil sur son mari. Mari qui, eh, c'est un Camden par alliance, aime bien aider son prochain, et là il a eu pitié d'une mère célibataire et donc ils promènent leurs enfants ensemble, et il lui prodigue quelques conseils parce que, bah, elle, elle travaille, donc elle ne sait pas s'y prendre avec son propre gosse. Mais Lucy est bien-entendu furibarde après son mari parce qu'il voit une femme célibataire, et qu'appremment, il compte remettre ça. Furieux, le mari claque la porte (à la Camden) et s'en va demander conseil chez beau-papa révérend, comme tout le monde en cas de panne de cerveau. Et alors là, ya même pas débat : en une phrase, le révérend résoud son problème : tu vas t'excuser auprès de ta femme. Ah bon mais révérend, ai-je envie de dire, qu'en est-il du respect de la vie de chaque époux ? Ces épisodes où vous encouragiez votre propre femme à reprendre ses études et voir du monde en dépit de votre propre jalousie car vous voyiez bien que sans ça elle allait péter un câble ? Non ? Pas un mot à ce sujet ? Ah, bon.

Deuxième étape, l'adolescent qui va être papa. J'ai certainement loupé toutes les étapes pendant lesquelles il a reçu la leçon sur "pas de sexe avant le mariage" (dommage parce que ce running gag là est vraiment leur meilleur), pour en arriver directement au moment où il ne veut rien avoir à faire avec la maman ni le futur-bébé, et où, côté Camden, personne ne lui fait la leçon, en fait la seule qu'il aura viendra de son propre père qui lui dit juste de se comporter comme un homme et faire un choix, ce à quoi l'adolescent en chaleur répond à son père qu'il a été élevé par sa mère et qu'en fait de lui faire la leçon sur être père, son interlocuteur peut toujours parler. Après quoi le pater en question déclare forfait et se tire chez les Camden, panne sèche de matière grise j'imagine. Révérend Camden père et fille s'escriment, en parallèle, à avoir un entretien avec les parents de la future-maman (faut suivre), mais en quelques répliques cinglantes, ils font savoir qu'ils ne veulent rien avoir à faire avec leur fille, ni l'éventuel rejeton de cette dernière. Et que quand il naîtra, pas la peine de les déranger, ils s'en foutent. Papa et fifille Camden laissent faire. Mais enfin quoi ? Pas de réplique sur "vous allez passer à côté de votre propre petit-fils" ? Pas une phrase pour marquer l'importance fondamentale de la famille dans la vie ? Pas même une tentative, même ratée...? Rien ? Ah, bon.

Troisème étape, le summum de la démission. Le révérend Camden apprend qu'il a été conçu hors-mariage. Ce qui lui fout sa journée en l'air, et on le comprend, apprendre ça à 50 ans et de poussières, c'est rude, surtout quand on croît fermement à la chasteté jusqu'au mariage et qu'on s'est crevé ces 10 dernières années/saisons à faire appliquer ce principe à la lettre à sa progéniture (avec un succès plutôt relatif pour certains...). Mais plutôt que de mettre cette expérience au service des intrigues qui l'entourent (sans même parler de remettre en question ses convictions, faut pas rêver), tout au plus aura-t-on droit à une légère petite phrase sur la fin, à notre pauvre adolescent après tout, ya des tas de gens de par le monde qui ont des enfants sans sem arier, et ils ont l'air de ne pas s'en sortir si mal que ça, et ça donne des gens pas si mauvais. Quoi ? C'est tout ? Pas de prêche dans le sens du mariage malgré tout, pas une petite pichenette en direction du bon ordre moral, du bien-être de l'enfant, rien ? Ah, bon.

Mais alors, c'est bien ça, tout concorde. Le révérend Camden a laissé tomber. Ce n'est pas la série qui s'est tirée du politiquement correct, c'est juste le révérend Camden qui se rend. Ce type était de tous les combats ! Ce gars était là pour remettre toute sa marmaille et celle des voisins dans le droit chemin ! Et là quoi ? Et là plus rien. Il n'a plus de jus le pauvre révérend Camden.
Le monde a gagné. Et c'est finalement une victoire bien amère...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche 7 à la Maison de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:25 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-02-07

Il est grand, il est beau, il est fort !

Je ne regarde pas souvent New York: Section Criminelle. Déjà parce que toutes les sections sont criminelles (traduction de titre miteuse oblige, je boycotte), ensuite parce que j'ai toujours espoir que Shirley Bellinger revienne à la vie au lieu de la donner, et enfin parce que Goren, je ne le supporte pas. Dans cette excellente franchise faite d'ensemble shows plus brillants et subtils les uns que les autres, et se bonnifiant avec les années par-dessus le marché, c'est vraiment un mouton noir.
Mais dimanche soir, on avait envie de se faire une série (BSG et TWW étant indisponibles une fois de plus), on est tombés dessus, on a regardé. C'est parfois aussi simple que ça.

Ce qu'il est grand, Goren ! D'ailleurs dans le générique à un moment il se plie en deux pour regarder un suspect dans les yeux, ça trompe pas. Il est beau aussi... Son sourire charmeur quand il tourne autour de sa proie... Et puis surtout, ah oui surtout, qu'est-ce qu'il est fort !!! C'est bien simple, tout le monde est trop lent pour lui. Goren, s'il n'avait pas un cahier des charges imposé par la chaîne qui scrupuleusement a besoin d'occuper 45 mn de façon la plus formatée possible, il résoudrait non pas une, mais au moins deux voire trois affaires par épisode. Parce qu'il est comme ça : il sait tout avant tout le monde.

Première enquête hier soir : une jeune femme très influençable et à l'esprit particulièrement malléable qui aime qu'on prenne les décisions pour elle se fait embringuer dans une histoire qui la mène droit au casse-pipe.
Premier coup de génie : le duo Goren/Eames est sur la piste de Donnie, le poseur de lino (et accessoirement poseur de bombes sur ses complices), là ils apprennent qu'il prend des cours de danse, donc Goren entre sur la piste (Goren ne paie pas ses cours de danse, ce serait insultant) et hop ! Première femme entrant dans le champs, elle a son manteau dans la main : il fait trois pas, la drague, et à peine partie, il annonce à sa collègue qu'elle est la nouvelle complice de Donnie ! J'ai peut-être loupé un truc mais à quel moment a-t-on dit qu'il avait UNE nouvelle complice ? Et comment a-t-il su que c'était elle ? Il n'a même pas parlé aux autres ! Il ne s'est pas dit que sur deux cours de danse par semaine, Donnie pouvait avoir plein d'autres possibilités pour recruter un complice ? Mais non, je suis bête : c'est Goren ! Il est dans la confidence des Dieux (= scénaristes).
Après naturellement, on finit par perquisitionner la voiture de la pauvre femme et on trouve deux produits chimiques cachés dans le coffre. Et là, j'aimerais qu'on fasse une pause sur le regard de cocker d'Eames qui attend sagement que Goren l'irradie de la lumière divine de son intelligence pour lui lire les étiquettes et dire à quoi ça sert ! Eames a fait l'académie de police, mais Goren lui, il a pris des cours avec Paster et Einstein, on ne peut rien contre lui ! Eames doit vachement s'identifier à la femme qu'ils cherchent, dans cet épisode, je vous le dis...
Pour finir, naturellement, on a droit une fois de plus au show de Goren. Je ne sais pas si c'est l'acteur ou le rôle qui influent, mais qu'est-ce que ça peut être gonfflant de le voir faire son cirque à chaque épisode... La scène de la danse avec Donnie, c'était en plus le nec plus ultra du ridicule. Mais si c'est spectaculaire, c'est pour Goren ! Dans sa tête, il sait exactement quoi dire, et comment faire en sorte d'obtenir que la complice balance le criminel ! Les rouages de l'esprit humain sont des tobogans pour lui !
Et Eames, elle fait quoi pendant tout ce temps ? Bah, elle, elle assure la phrase de chaque fin de chapitre, la petite accroche un peu piquante. C'est contractuel. Et puis sinon elle pose des questions, pour que les télespectateurs qui n'ont pas le Q.I. à quatre chiffres de Goren puissent comprendre ce qui se passe.

Ce n'est hélas pas toujours facile de suivre. La preuve dans le second épisode (celui-là je suis certaine que c'est une rediff, je m'en souvenais très bien... mais je n'ose pas dire pourquoi à cause de I HATE BRENT SPINNER...). Là, mon homme était complètement largué. Déjà l'enchaînement dans le pré-générique était digne d'un marathon. A la suite de quoi notre héros se fait fort de résoudre toute l'enquête tout seul. Parce qu'il ne peut pas compter sur ses collègues, techniquement, ce serait comme si un cheval de course espérait qu'un petit poney rose à crinière fuschia l'aide à gagner sur l'hippodrome de Longchamps. Donc à partir d'une simple date de naissance, il arrive à conclure non seulement que la victime s'est rendue à la fête d'anniversaire de la psy, mais en plus il trouve le resto du premier coup ! Et là on est obligé d'être soufflé par tant de brio ! Ensuite sa façon de démasquer les actes manqués de la fille des suspects, en interprétant ses mots (pas étonnant qu'il obtienne toujours des aveux s'il interprète tout !) pour les tourner en dénonciation ou en tous cas, pour en faire un témoignage menant à des indices, est simplement bluffante. Mais bon, c'est Goren, à force, on admire en silence.

Vous voulez que je vous dise ? Une part de moi est vraiment ravie qu'il ait fallu ramener Big dans la franchise. Ca ne se dit pas, mais les problèmes de santé de Vincent d'Onofrio nous auront vraiment rendu service. Parce que, que cela vienne de l'acteur ou de l'écriture, au moins, on était certains que ça ne pouvait pas se reproduire dans la même série. C'est vrai, un flic qui résoud une affaire, seul, sans l'aide de personne, en interprétant les témoignages, en comprenant les preuves tout seul, en ne faisant presque jamais appel aux services médico-légaux, et en étant capable de toujours tout savoir sur tout... eh bah merde, c'est l'ennui mortel.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche New York Section Criminelle de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:58 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

22-01-07

Je mentirais si je disais que j'ai aimé

L'envie me manquait un peu de chercher à voir le pilote d'Angela's Eyes, mais je m'y suis finalement mise lorsque j'ai réalisé que j'avais déjà laissé passer une semaine depuis sa diffusion.

Comment dire les choses ? Disons qu'Angela's Eyes est un drama lisse dans le scenario comme dans la réalisation, avec une héroïne basée sur une idée intéressante, mais interprétée par une actrice ayant autant de charisme que l'ongle de mon gros orteil. Les personnages qui gravitent autour d'elle ne sont pas très captivants (ce sont de parfaits faire-valoir, en même temps, ce ne sont que des hommes... c'est le propre d'une série Lifetime) à l'exception de son père qui parvient à se rendre complexe en l'espace d'une seule scène et demie.

Je reconnais certaines qualités (aucune n'est contenue, hélas, dans 5 premières minutes de l'épisode, exigeant de moi une certaine persévérance) à la série, comme la capacité à nous surprendre une fois ou deux, ou le fait qu'Angela soit capable de distinguer le mensonge de la réalité sans faire d'elle une nana qui sait absolument tout avant tous ses petits copains (ce qui serait le comble du chiant). Elles n'ont cependant pas la force d'impact qu'il faudrait pour donner envie de voir toute la série.

Le concept selon lequel Angela est capable de distinguer le vrai du faux parce qu'elle a été "abusée" par ses parents étant petite serait intéressant, si on n'avait pas l'impression qu'il s'agit là d'une trame créée uniquement pour donner un arc mythologique à la série de façon totalement artificielle. Du coup la fin de l'épisode (en plus de paraître ridicule au niveau du timing... ouais parce que comme par hasard, le type qui a pris la boîte y a pensé en même temps qu'Angela !!! c'est gentil d'avoir attendu la fin de sa journée de travail pour ça...) est carrément plaquée pour donner une impression de cliffhanger... on se fait un peu balader, quoi.

Eh, au moins, ce n'est pas un don bêtement surnaturel ! Pour connaître la vérité, ou plutôt, reconnaître le mensonge, Angela utilise principalement des petites astuces comportementalistes qui sont, finalement, à la portée de chacun, sauf que chez elle ça relève surtout de la paranoïa (en témoigne cette réaction disproportionnée qu'elle a de filer son propre petit ami...). Voilà qui inspire plutôt de la pitié que de l'empathie...

Bon, dans tous les cas, on ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé, pas vrai ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Angela's Eyes de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:29 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

20-01-07

Os, misère...

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est la série que M6 a décidé de nous infliger maintenant que NCIS est voué aux rediffusions pour quelques temps. Ce qui signifie en un mot comme en cent que la chaîne espère récupérer les audiences tout en bradant sur la qualité et l'originalité de son programme. Mais on commence à savoir que dans les grilles de M6, ce genre d'alternance mauvaise série/épouvantable série sur certaines cases maudites est devenu un leitmotiv.

Dans Bones (ne l'appelez pas Bones !!!), nous suivons une équipe tournant autour d'un beau gosse un peu sur le retour et d'une experte en quelque chose, cette fois ce sont les os (c'est gai).
A distinguer de l'occupant précédent de la case, où on avait droit à un vieux beau sur le retour, d'un trublion au Q.I. négatif, d'une éternelle bleusaille, du quota de nana dont une experte en tout, sauf en médecine légale où là on avait un autre expert bien moche. Vous comprenez donc combien nous avons perdu au change.
Mais il s'agit aussi de dissocier Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) de l'autre série tournant autour d'un gars qui n'a jamais été beau gosse et de son frère, expert en chiffres et calculs abracadabrants.
Ne pas confondre, je vous prie, avec cette autre série avec un vieux beau sur le retour, entouré d'experts en un peu tout.
Et ne pas mélanger avec cette série avec ce vieux roux sur le retour, entouré d'experts en un peu tout aussi.
Et pour faire bonne mesure, faites bien la différence avec cette encore autre série, avec un encore autre vieux, entouré d'encore autres experts.
Et ceci sans faire d'amalgame avec cette série avec un vieux vraiment pas gâté par la nature, entouré de légistes et notamment d'une qui fait jamais que le contraire de ce qu'on lui dit de faire.
Ceci sans même mentionner cette toujours autre série, avec un vrai beau gosse sur ses dernières années, entouré d'experts en un peu tout mais surtout en trucs bien flippants comme les épidémies ou la Star Ac.

Si vous voyez une constante, vous me prévenez.

Laissez-moi deviner l'autre constante : les audiences. Malgré le fait que ces dernières années (et tout ça c'est la faute de Grissom, c'est lui qu'a commencé !) on nous gave comme des oies du Périgord de séries avec des gens super intelligents qui prouvent des tas de trucs en un temps record avec des techniques scientifiques de pointe et des tas de mots compliqués, les gens continuent de regarder. C'est épatant quand même. A croire que si sur les chaînes hertiziennes, on décidait subitement de varier le menu et diffuser d'autres types de séries en prime, le monde s'écroulerait. Ou les audiences.

Parce qu'aussi difficile que ce soit à croire pour nous français, il n'y a pas que les séries policières/d'enquêtes dans la vie. Et tragiquement nous semblons être entrés dans une phase où ce n'est pas tant l'humain qui prime, mais une façon froide et cérébrale d'envisager les crimes. Les dénaturant totalement, car ce que ces séries oublient toutes, c'est que le meurtre est le propre de l'humain, et que sans comprendre la psychologie, les preuves, elles n'avancent personne à comprendre ces crimes.

Ironiquement, pour nous rappeler à cette réalité, il nous faudrait regarder Battlestar Galactica (oui, une série de SF !), mais... bien que nous ayions un vieux (deux, même), des petits jeunes, des quotas éthniques et des quotas féminins, et ce que le monde peut espérer de mieux de technologie de la part des Cylons... ces imbéciles n'ont pas l'idée d'utiliser leur technologie pour prouver que la tache de sang, là, elle vient bien d'une lime à ongles achetée en 1993 et qui a servi à poignarder sauvagement la victime. Désespérant, quand même, comme une série peut passer à côté de l'essentiel, finalement.

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est une série navrante qui enfonce une porte grande ouverte, et que j'ai hâte de voir être claquée par la prochaine vague. Dans l'attente, jouons à un petit jeu : de quel genre d'expert n'avons-nous pas encore hérité dans ce type de séries ? Creusez-vous un peu...
Et si on inventait une série sur un nécrophage qui saurait dater la mort des gens rien qu'en mangeant leur foie, et qu'on libèrerait de prison pour travailler aux côtés du FBI ?! Oh ouais, super, j'écris une lettre de suite aux networks !

Ne l'appelez pas Bones. Ne l'appelez pas du tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:21 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

16-01-07

Je respire !

Boomtown est une chouette série. On le savait déjà mais merci à France 3 de nous le rappeler, voire de l'apprendre à ceux qui ont loupé le coche lors de la diffusion sur France 2. Ce n'est que trop souvent que cette chaîne publique a rechigné à nous diffuser des titres récents (post-2000), et apparemment la saison présente tend à se rapprocher d'une moyenne honnorable (pour éviter l'humiliation vu la vague de séries sur les autres chaînes, sans nul doute, mais tout est bon à prendre).

Du coup ce serait un crime de ne pas faire tout honneur à ce seigneur. Du moins à la première saison, on verra bien si on se sent courageux ensuite. Ou désespéré, ça dépend du point de vue... En ce qui me concerne, si le choix de séries le mardi se limite à un combat CSI/Boomtown, mon vote va de tout coeur et sans réfléchir à France 3 quand même.

Ce soir, ma préférence allait au premier épisode de la soirée : Sous pression, formidablement construit (le suivant, Chimère, bien que brillant sur le fond, était par trop brouillon sur la forme) et reposant sur les épaules de Joel (le toujours très juste et sobre Donnie Wahlberg). Comme attendu, le spectateur passe 45 minutes à se demander : mais pourquoi Joel peut-il en vouloir autant à ce type ?! Se sent-il coupable d'avoir lui aussi envie que la dépressive qui fait partie de sa vie (sa femme, pour ceux qui n'auraient pas suivi dés le pilote les allusions appuyées à la tentative de suicide) aie besoin de lui ? Auquel cas il s'identifierait à Colson qui représenterait son fantasme de ne pas la laisser partir... C'était quand même un peu tordu de ma part.

Le flashback final nous rappelle en fait que sa femme a eu des périodes de bonheur et qu'aujourd'hui elle est au plus bas, de la même façon qu'elle a déjà été très mal quand elle était petite et qu'elle avait une première fois trouvé la guérison et le bonheur en épousant Joel. Celui-ci, en réalité, ne pardonne pas à Colson de n'avoir pas été là pour la victime, et d'avoir empêché cette dernière de prendre le temps d'aller mieux. Et quelque part dans la tristesse profonde du personnage, il y a quand même une sincère note d'espoir : la rémission de sa femme est possible !

...Mais peut-être que ce sera sans lui.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ils se forcent sûrement) : la fiche Boomtown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:27 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

14-01-07

Threshold : haut les mains, ceci est une invasion extraterrestre !

Hier soir, M6 diffusait le pilote de Threshold, ainsi que le second épisode.
Rions un peu.

Je partais, en la voyant pour la première fois il y a plusieurs mois, du principe que Brannon Braga était sensé connaître son affaire, hélas il nous prouve que c'est pas parce qu'on a fait du Star Trek qu'on est capable d'écrire de la SF. Triste constat ! Ou alors, il s'est mal entouré... Je me souviens avoir alors regardé le pilote, ou plutôt... les dix premières minutes ! Car si l'idée d'avoir un protocole-type pour dans les cas de grosses paniques internationales est plutôt maligne et originale (elle mériterait une série à elle seule reposant sur ce concept... mais comme il y aurait une catastrophe à chaque épisode, ce serait sûrement une dramédie), l'exploitation de l'idée est pauvre. Ouais, c'est ça : simplement pauvre.

Threshold est le type même de série que, si je n'avais pas eu à la maison un homme aimant la SF et corollaires, je ne me serais pas infligée plus de 10mn (et que je ne m'étais pas infligée plus longtemps la première fois, comme je l'ai dit). Passons sur les explications scientifiques tellement brumeuses que même moi je trouve pas que ça tient la route... il reste aussi les situations invraisemblables (oui parce que si je découvrais que des ondes peuvent affecter le cerveau humain, j'attendrais un peu avant de les diffuser sur un rayon de 5km, non ?), les personnages aussi consistants que de la barbe à papa (avec un love interest pas du tout, mais alors, pas du tout courru d'avance), et des effets spéciaux bricolés sur le PC faillissant d'un infographiste bigleux (je pense notamment au bâtiment de Threshold que même moi je pourrais faire si je me bloquais 15mn sur Photoshop). Sans compter un être assez bizarre et grand méchant de service pour le moment (on n'a pas mieux en attendant les vrais E.T.), qui survit sans broncher à 6 balles dans le thorax, mais est affaibli par une seule balle dans la jambe...

Mais heureusement, il reste le formidable jeu de scène de Carla Gugino qui n'a pas changé d'un iota depuis l'époque de Karen Sisco. C'est bon de voir que certaines choses ne changent pas...

Quelques petits moments m'ont aussi semblé assez lourds avec la double référence au klingon (ça va, on a vu que c'était Brent Spiner, grandissez les gars ! ...enfin, ceux qui peuvent...) et les passages débiles où comme par hasard, Caffrey et Cavanaugh sont en tête-à-tête, y compris au téléphone... notamment (et encore) le moment où la balise émet les fameuses ondes et où, allez savoir pourquoi, les trois geeks (Lone Gunmen ?) sont dans la camionette de surveillance, avec le matos pour gérer la surveillance du périmètre ainsi que la portée des ondes, et les deux amoureux sont dans un poste de surveillance dont la situation géographique dans l'usine n'oa ni queue ni tête et surtout, aucune utilité. Mais comme on s'en doute ce n'était qu'un prétexte, qui permet un petit dialogue sympathique et ridicule comme on les aime (ou pas), notamment avec Cavanaugh qui, n'ayant rien à faire de ses dix doigts, propose de se mettre à la recherche du père de Molly là, maintenant, tout de suite, pour lui faire plaisir (c'est vrai ça, après tout ce mec il a juste l'opération Threshold à soutenir et le monde à sauver !). Ne me demandez pas non plus ce que le Pr. Fenway va faire de son paquet de carottes... j'aime mieux ne pas y penser.

Bref, Threshold est un grand moment de navitude (ouais, moi aussi j'peux inventer des mots en -itude !) qui n'est pas prêt de rendre à la Trilogie ses lettres de noblesse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Threshold de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:04 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]